le blog a lupus…un regard hagard sur l'écocomics et ses finances….

textes, grogs et patates chaudes…

Politique Friction du Mardi 18 Juin 2013 : Retour sur « L’effondrement de la France » et le coq sur le tas de fumier Par Bruno Bertez

Politique Friction du Mardi 18 Juin 2013 : Retour sur « L’effondrement de la France » et le coq sur le tas de fumier Par Bruno Bertez

La France baigne dans l’ignorance économique et en est fière. Elle est le phare du monde, elle incarne l’Universel, c’est Monsieur « je sais tout » et Monsieur « je peux tout » réunis.

Peu importe qu’elle s’affaisse depuis le début des années 1900, peu importe que sa régression accélère depuis l’Union en Europe, peu importe qu’elle soit devenue vassale des Allemands, elle a toujours raison.

Image du Blog pauvrefrance.centerblog.net

   Au passage, faisons remarquer que la régression depuis l’Europe est terrible puisque l’Europe était une promesse de mieux être, une promesse de sécurité et de dignité, on allait faire la nique aux Américains. Laquelle promesse dolosive se retourne en austérité, retour en arrière, mal-vivre, insécurité. Quel mensonge, quel échec soit dit en passant, alors que les Français s’apprêtent à boire la coupe jusqu’au bout de l’amertume en abandonnant un partie de leur retraite! Déjà ils ont renoncé à assurer un futur à leurs enfants!

Nous ne sommes pas de ceux qui se réjouissent du mépris de l’étranger. Nous sommes humiliés lorsque nous recevons des leçons des Américains, des Allemands, et surtout de l’ennemi héréditaire, l’Anglais.

Image du Blog pauvrefrance.centerblog.net
PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT: Lire la suite »

18/06/2013 Publié par | Allemagne, Behaviorisme et Finance Comportementale, Douce France, Etats-Unis, Idées Courtes, Idées Fausses, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Répression Financière, Retraite, Démographie et Vieillissement, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Royaume Uni | | 2 Commentaires

Energie: La rentabilité potentielle incertaine du schiste

Energie: La rentabilité potentielle incertaine du schiste

Une étude gouvernementale américaine a évalué les réserves. Le pétrole de schiste représente 10% des ressources globales de pétrole. Le gaz français est revu à la baisse.

shale oil

Les énormes réserves de pétrole et gaz de schiste représentent 10% de la totalité du pétrole techniquement exploitable dans le monde et 32% du gaz et se concentrent dans une poignée de pays mais leur rentabilité potentielle est incertaine, selon une étude de l’EIA. Plus de la moitié des ressources identifiées de pétrole de schiste hors Etats-Unis se trouvent concentrées dans quatre pays: Russie, Chine, Argentine, et Libye. Les Etats-Unis se placent en deuxième place de ce classement derrière la Russie, selon cette étude de l’Agence américaine d’informations sur l’Energie, qui dépend du ministère de l’Energie (DoE). De même, plus de la moitié des réserves de gaz de schiste hors Etats-Unis, qui détiennent les quatrièmes réserves mondiales estimées, sont concentrées dans cinq pays: la Chine, l’Argentine, l’Algérie, le Canada et le Mexique.

PLUS/MOINS DE SHISTE EN SUIVANT: Lire la suite »

15/06/2013 Publié par | Allemagne, Art de la guerre monétaire et économique, Douce France, Innovation Technologique, scientifique ou financière, Matières Premières | 2 Commentaires

Les experts/Nicolas Doze/BFM avec Olivier Delamarche – 14 juin 2013

 Les experts/Nicolas Doze/BFM avec Olivier Delamarche – 14 juin 2013  

 La chute des marchés japonais, L’échec de la privatisation du GDF grec, la cour de Karlsruhe qui examine la validité du programme OMT, Les marchés se rendent compte qu’il va falloir apprendre a vivre sans la FED et Les banques centrales sont-elles en train de sauver l’économie mondiale ou préparent-elles la prochaine crise des subprimes ont été les thèmes abordés dans les Experts par Nicolas Doze et ses invités : Olivier Delamarche, associé-gérant chez Platinium Gestion, Jean-Pierre Petit, président de Cahiers Verts de l’économie et Jean-Michel Steg, Sénior advisor de Greenhill & Co, sur BFM Business

 

14/06/2013 Publié par | Allemagne, Asie hors émergents, BFM, Commentaire de Marché, Grèce, Japon, Mon Banquier est Central, Monétarisme | , , | 3 Commentaires

Mister Market and Doctor Conjoncture du Jeudi 13 Juin 2013: Voyage au bout de la ruine Par Bruno Bertez

Mister Market and Doctor Conjoncture du Jeudi 13 Juin 2013: Voyage au bout de la ruine Par Bruno Bertez 

Nous vous invitons à relire  tous nos  textes antérieurs qui se rapportent au thème de l’instabilité financière. Nous y sommes. 

Ce qui est en cause en ce moment, c’est la grande vague de deleveraging qui touche les émergents. 

Elle se manifeste par des  liquidations désordonnées des devises émergentes  sur les marchés de changes, des ventes pressantes sur les marchés obligataires correspondants et des pertes importantes sur les marchés d’actions. 

   Pendant des années, les capitaux ont été attirés par la croissance plus forte de ces pays, par un couple risque/rentabilité favorable; maintenant, le mouvement s’inverse. Les capitaux fuient les émergents, il faut soutenir les devises pour empêcher leur dégringolade, le risque parait majeur. 

Il y a un lien entre le leveraging et la liquidité. Ce lien est à double sens. Quand la liquidité est perçue comme élevée, on prend des risques, on s’endette pour gagner plus et cela augmente la liquidité: c’est la transitivité. Quand on sent que la liquidité disparait ou menace de disparaitre, on fait l’inverse, on réduit les dettes, on vend les positions, les acheteurs se dérobent, la liquidité disparait encore plus. C’est la transitivité en sens inverse. Là-dessus arrivent les appels de marge. 

On attribue, dans la presse, le sell-off, les liquidations sur la périphérie mondiale au risque de réduction progressive des quantitative easing américains. Cela joue certes, mais le nœud de causalités est plus complexe. 

-             il y a la perspective de récession globale,  l’embellie américaine ne parvient pas à dissimuler la réalité du ralentissement global. 

-             il y a les bouffées de déflation sur les matières premières, l’énergie, l’immobilier localisé. 

-             il y a les difficultés chinoises, croissance au point mort, système bancaire en  piteux état. 

-             il y a les erreurs de gestion terribles de pays comme l’Inde ou le Brésil ou encore l’Australie. 

-             il y a les craquements sociaux dans des pays comme la Turquie ou l’Afrique du Sud. 

-             il y a le suicide, le crime de l’Abenomics, qui a tout enflammé avant de se dégonfler en baudruche. 

-             il y a les rédemptions colossales de mutuals funds spécialisés dans les placements chez les émergents. 

-             il y a la tension générale sur les taux longs souverains ou autres. 

On est en train de faire les simulations sur ce qui se passerait si le taux sur les Treasuries US  à 10 ans se normalisait à 4%. Il y a même des simulations en cours sur une normalisation à 6%. Nous disons, inutile de se fatiguer à payer des gens  à faire  des simulations, en cas de normalisation des taux, les grands banques, c’est simple, à peine mathématique, perdent 40% de leurs fonds propres;  à 6%, elles sont liquidées. 

On en est au stade où, commençant à entrevoir les risques produits, créés par la politique non-conventionnelle, on se dit: il vaudrait peut-être mieux  arrêter avant, avant le terme fixé, avant la reprise économique. 

Que se passerait-il si, poussant encore les feux monétaires, le chômage se réduisant, l’immobilier spéculatif continuant de s’enflammer, les actions elles, flambants,  l’exubérance gagnant,  l’Etat se révélait  incapable de réduire ses dépenses? 

Réponse : soit une forte hausse des taux, soit une explosion inflationniste: BRRR! 

La réalité est que nous vivons une émergence de doute, nous respirons en ce moment une bouffée de réel et cela fait mal aux poumons, l’air pur est insupportable, les marchés sont accrocs à la pollution dirigiste, à la névrose klepto. 

Mais au fond, tout se résume à ceci. Sous l’influence des politiques monétaires idiotes,   aventureuses et irresponsables, une myriade de bulles spéculatives se sont développées partout dans le monde et ceci rend le monde financier d’abord, bancaire ensuite et économique enfin, fragile, instable et vulnérable. Le moindre changement dans les anticipations provoque en boule de neige des bouleversements  dans ce que l’on appelle « le sentiment » et, comme rien n’est soutenu par les fondamentales, c’est tout de suite la débandade. Voilà le risque des marchés suspendus dans les airs du momentum, des marchés dits, de tendance. 

Attendez-vous à ce que les manipulations et interventions se multiplient pour permettre le maintien artificiel de l’édifice. Ils, le grand « ILS » ont encore beaucoup de munitions. Ils peuvent encore tricher beaucoup plus, mentir plus, contrôler plus: ils peuvent s’opposer au processus d’établissement des vrais  prix sur les marchés, sur tous les marchés, puisqu’ils contrôlent tout avec une puissance de feu infinie et l’éternité devant eux et l’assurance de l’impunité. 

Mais, plus ils interviennent et plus il faut de munitions, plus il faut distordre le système, plus il y a de fuites, de leaks. La neige s’accumule devant le chasse-neige, il faut repousser devant soi de plus en plus de conséquences inattendues et non voulues. Tout se disloque, les soutiens sociaux se dérobent, les bases se fissurent. Tout se passe comme si le système tenait sur une pointe de plus en plus étroite avec une masse de plus en plus lourde à tenter d’équilibrer. 

Nous pensons que le système peut tenir encore, il peut repousser ses propres limites, en vous en faisant supporter le coût, bien sûr. 

Pourquoi? Parce  qu’il n’y a pas de voyou, pas d’institution ou d’Etat rogue qui dise « stop ». Il n’y a pas de Général de Gaulle pour dire, on arrête de jouer, maintenant on paie cash, par ici la monnaie, par ici, l’or. 

Les Allemands qui auraient pu être l’ancrage du système mondial, avec leur « traditional banking » et leur refus des délices keynésiens, les Allemands ont préféré le jeu de profiteur égoïste à la mission de statue du commandeur: Honte à eux. Les Chinois eux, ont leur m…e à ramasser sous leur tapis. 

Personne n’a intérêt à mettre une limite; donc la limite,  quand elle arrivera, ce sera la limite physique, la limite du réel. Il n’y a pas de « system vigilante », ils sont neutralisés. Les boucles d’autorégulations sont détruites. On ira jusqu’au bout, pas de la nuit, mais de la ruine.

BRUNO BERTEZ Le Jeudi 13 Juin 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON:

13/06/2013 Publié par | Alerte Rouge, Allemagne, Art de la guerre monétaire et économique, Asie hors émergents, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Etats-Unis, Europe, Formation a la gestion de portefeuille, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Hedge Funds, Private Equity..., Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Japon, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Pays Emergents, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | | 7 Commentaires

L’Edito du Mardi 11 Juin 2013: Marchés mondiaux, les premiers coups de tonnerre! Crise, acte II. Par Bruno Bertez

L’Edito du Mardi 11 Juin 2013: Marchés mondiaux, les premiers coups de tonnerre! Crise, acte II. Par Bruno Bertez

Nous nous sommes élevés ces derniers temps contre l’irresponsabilité de ceux  qui envoyaient les investisseurs à l’abattoir. Nous vous renvoyons à quelques papiers récents du type : « Tout va très bien Madame la Marquise », à l’économie Schrödinger, ou  encore à ce texte dans lequel nous attirions l’attention sur les poches de déflation mondiale qui allaient s’élargissant. 

C’est au moment où les risques graves se précisent que la communauté financière, gouvernementale et, bien sûr, médiatique se mettent, avec un bel ensemble, à entonner le chant de la victoire. Nous serions à la veille de la grande sortie de crise -n’est-ce pas monsieur Hollande-, à la veille de la reprise auto-entretenue aux Etats Unis et, bien sûr, il n’y aurait pas assez de billets de loterie pour tout le monde. 

Nous ne ferons pas un long développement pour étayer notre diagnostic, car ce serait nier la valeur de tous nos travaux antérieurs que de répéter nos analyses. Depuis le début de la crise ouverte, manifeste, nous développons la même analyse, nous décrivons le même déroulement et ce serait faire injure au lecteur que de croire qu’il n’est pas prêt à affronter les événements qui s’annoncent.

 

   Le remède monétaire prescrit depuis 2008 n’en est pas un, c’est une drogue qui n’agit que sur les symptômes; en profondeur, le mal gagne, tandis que l’accoutumance progresse. Les économies sont « addictes » à la cocaïne financière, ils en ont besoin pour se maintenir dans l’euphorie. Alors que les rendements décroissent, que les surdoses de l’overshooting japonais déstabilisent les marchés, voilà que les investisseurs, spéculateurs, commencent à se précipiter vers la sortie. 

Comme toujours, l’euphorie et le krach coexistent au même moment, c’est l’euphorie qui fait la « une » des médias et on ignore les coups de tonnerre annonciateurs de noirs présages. Ce n’est pas seulement une question de perception et de propagande, il est de la nature profonde des bulles financières et des excès  d’être particulièrement spectaculaires dans les phases finales et ainsi de masquer les craquements qui se produisent ailleurs, dans une zone lointaine, périphérique. Par ailleurs, les craquements interviennent toujours, absolument toujours, là où on ne les attend pas, là où la fragilité est grande mais non perçue. 

Les crises commencent toujours à la périphérie, souvenez-vous de ce qui s’est passé avec Dubaï, puis et surtout la Grèce. La communauté spéculative n’a pas apprécié le sens profond, annonciateur, précurseur de ces évènements, marginaux, limités au premier abord. Et puis, ce fut la boule de neige, boule de neige des défaillances souveraines, boule de neige des milliards et trillions. A cette époque, bien peu ont soupçonné que l’on était dans la première phase de la grande crise du crédit souverain, de cette crise qui allait révéler des passifs abyssaux, bloquer le financement et refinancement de tout le système européen, mettre en péril la survie de l’euro et finalement précipiter l’ensemble européen dans une austérité criminelle. 

Et pourtant, tout a commencé de manière, pourrait-on dire, anecdotique. C’est la nature profonde des crises que d’apparaitre au début, sous un mode insignifiant, puis, à la faveur des traitements, toujours idiots, de prendre leur élan pour renverser toutes les digues et inonder ce qui paraissait jusqu’alors à l’abri. Les crises présentent la particularité d’être non linéaires, de se développer en tout ou rien, en rupture. Les gouvernements et les Banques Centrales, prisonniers d’une culture positive, classique, sont incapables de les reconnaitre, de les apprécier et donc de les traiter, pour autant d’ailleurs qu’elles puissent être traitées, ce dont nous doutons. Une crise, ce ne sont pas des courbes qui s’extrapolent, non, ce sont des courbes qui sautent, qui se brisent. Explicité d’une autre façon, une crise, c’est le surgissement brutal de quelque chose qui, jusqu’alors, avait échappé à la conscience. 

Donc nous avons dit que dans le grand ciel bleu de l’euphorie boursière ambiante, il y avait eu de grands coups de tonnerre annonciateurs de noirs orages. 

Faites-nous la grâce de ne pas nous  taquiner sur le facteur temps, sur le calendrier. Nous ne faisons pas une prévision, nous n’annonçons pas la catastrophe pour demain, nous disons, il y a des coups de tonnerre et il faut savoir les entendre et même les écouter, ils se rapprochent. Nous ne faisons que lire le présent. Les enchainements fatals, s’ils sont reconnus, peuvent être retardés, différés. Cela ne changera rien à l’issue et au déroulement des processus en cours, mais on peut encore les retarder. Vous savez que nous radotons et répétons sans cesse aux Cassandre professionnels: le seul pouvoir des (ir)responsables  autoproclamés de la conduite des affaires est de retarder l’inéluctable. 

Venons-en au fait.

 PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT: Lire la suite »

11/06/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Allemagne, Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Douce France, Etats-Unis, Europe, Idées Courtes, Idées Fausses, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, l'hérésie keynésienne, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Une info importante qui peut en cacher une autre | | 6 Commentaires

Cela va très mal finir ! Et la “fin de la partie” est pour bientôt ! par Pierre Leconte

 Cela va très mal finir ! Et la “fin de la partie” est pour bientôt ! par Pierre Leconte

Nous pensons que les banques centrales sont en train de perdre le contrôle des Systèmes bancaire et monétaire dans la mesure où leurs politiques ultra laxistes ont abouti (comme tout économiste “autrichien” pouvait d’ailleurs le prévoir) au contraire de ce qu’elles voulaient obtenir puisque les taux d’intérêt à long terme ont commencé une forte hausse de nature à provoquer l’effondrement des prix des obligations et que les actions très surévaluées ont commencé leur retournement à la baisse dont tout indique qu’il va se transformer en krach (mini ou maxi impossible à savoir), sans que les économies se soient durablement redressées ni que le chômage ait suffisamment baissé. Cette fois-ci, la chute des obligations ne permettra pas aux actions de monter plus haut, les deux actifs chutant ensemble comme cela a commencé au Japon. Ce qui entrainera de nouvelles faillites de banques et autres institutions financières dont l’exposition aux deux actifs précités est à un niveau record. Sans parler des épargnants qui se feront à nouveau rincer… La seule action que les banques centrales ont réussi c’est de créer des bulles dont l’éclatement est inévitable, étant donné que leur création monétaire artificielle massive n’est pas entrée dans l’économie réelle mais s’est investie dans les actifs financiers dont la hausse ne favorise que les mécanismes de spéculation sans liens avec la réalité de l’offre et de la demande effectives au seul bénéfice de quelques “oligarques” de la finance (grands spéculateurs et/ou dirigeants des banques supposées “too big to fail”).

PLUS DE LECONTE EN SUIVANT: Lire la suite »

06/06/2013 Publié par | Allemagne, Commentaire de Marché, Déflation, Formation a la gestion de portefeuille, Gold et Métaux Précieux, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme | | 7 Commentaires

Politique Friction du Mercredi 5 Juin 2013: Adidas, une affaire d’Etat, héritage de Mitterrand Par Bruno Bertez

Politique Friction du Mercredi 5 Juin 2013: Adidas, une affaire d’Etat, héritage de Mitterrand Par Bruno Bertez

L’affaire Tapie est bel et bien une affaire d’Etat. ELLE COMENCE sous le règne Bérégovoy/Mitterrand. Pour la comprendre, il faut suivre le fil conducteur de l’argent et de celui qui joue le rôle du méchant, Bernard Tapie. Si on lui sauve la mise, peut-être qu’il se taira. Si ce n’est pas le cas, peut-être aura-t-il le courage de changer de camp et de dénoncer les pouvoirs qui se sont succédé. Dans sa vie, Tapie a souvent changé de camp, ce ne serait qu’une fois de plus.

    Nous avons hésité avant d’écrire cet article, mais le tissu d’imbécilités, qui a été tissé lundi soir 3 juin sur France 2, était tellement grossier qu’il nous a révolté. Pour connaître notre position face aux affaires et à la moralité publique, nous vous renvoyons à notre article du 28 mai intitulé « Quelques réflexions d’actualité sur le terrorisme financier et fiscal». Nous sommes pour une opération mani pulite, mains propres.

Manifestement, les participants au débat animé par Yves Calvi ne connaissaient pas grand-chose au dossier dont ils devaient discuter, si l’on excepte bien entendu le journaliste Laurent Mauduit de Médiapart.

Bercoff devait en connaître un peu plus, compte tenu de sa proximité avec Bernard Tapie, mais il paraissait évident qu’il ne voulait pas en dire trop.

Guaino était en service commandé, son objectif était de faire passer un message et un seul : Il ne faut pas confondre une décision politique, d’un côté, et les éventuelles magouilles auxquelles elle a pu donner suite, de l’autre. Sarkozy est responsable de la décision politique, pour le reste, tout comme Lagarde, il s’en lave les mains.

L’envoyée politique de service du PS, dont nous oublions le nom, elle aussi était en service commandé. Il s’agissait de transformer cette affaire en une affaire d’Etat, de mouiller au maximum Sarkozy et son entourage et, bien entendu, d’escamoter totalement les origines historiques de l’affaire, c’est-à-dire la responsabilité initiale du gouvernement socialiste qui avait aidé Bernard Tapie dans son ascension.

Nicolas Beytout jouait le rôle de l’interlocuteur raisonnable. Son effort de mettre un peu de méthode, de clarté et de bon sens n’a pas été couronné de succès, car il connaissait insuffisamment le dossier et surtout l’histoire.

Nous glisserons sur Corinne Lepage qui, visiblement, nourrissait un certain ressentiment qu’elle avait besoin d’extérioriser. Son engagement émotionnel et son incapacité à écouter, aussi bien les autres participants qu’Yves Calvi, ont beaucoup nui à l’éventuelle clarté de ses propos.

Quels étaient les enjeux ? Est-ce que les enjeux étaient de faire progresser la conscience politique des Français et de leur montrer que, sous les apparences du jeu politiquement correct,  il y avait tout un monde obscur, complexe, dans lequel l’argent jouait un rôle essentiel. Un rôle essentiel quelles que soient les couleurs politiques. Si c’était le cas, on peut dire qu’Yves Calvi a échoué. Il n’a pas réussi à prendre de la hauteur par rapport au sujet, ou par rapport aux positions des participants. Il n’a même pas réussi à s’élever au statut d’arbitre. 

Si l’objectif avait été de faire progresser la conscience politique des Français, il est évident qu’il eut fallu prendre l’affaire Adidas dans son déroulement historique et montrer que le fil conducteur depuis l’origine est le même, à savoir la collusion entre le banditisme international organisé, les affaires, les banques et la sphère politique, quelle que soit sa couleur. Au cœur de ce lien, il y a l’argent ; soit l’argent des canailles qui s’enrichissent personnellement, soit l’argent pour ceux qui en ont besoin pour leurs objectifs politiques.

Seule l’histoire permet de comprendre une affaire aussi embrouillée. Seule l’histoire permet de comprendre la logique, car il y en a eu une, du déroulement de cette affaire, depuis son origine, c’est-à-dire depuis 1989, date de l’achat par Tapie.

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT: Lire la suite »

05/06/2013 Publié par | Allemagne, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Douce France, Droit, propriété, propriété intellectuelle, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Politique Friction | | 6 Commentaires

Les principaux détenteurs d’actifs dans le monde ? Les Japonais, les Chinois et les Allemands

Les principaux détenteurs d’actifs dans le monde ? Les Japonais, les Chinois et les Allemands

Parts dans des entreprises, titres, immobilier… Fin 2012, les Japonais détenaient 2.253 milliards d’euros d’actifs étrangers. Les Chinois, 1.143 milliards d’euros.

Les Japonais sont restés de loin les principaux détenteurs d’actifs étrangers dans le monde en 2012 devant les Chinois et les Allemands, d’après des données publiées mardi par le ministère nippon des Finances . A la fin de l’année dernière, les Japonais (institutions publiques, entreprises privées et individus confondus) possédaient au total 296.300 milliards de yens d’actifs nets à l’étranger (2.253 milliards d’euros au taux de change de mardi).

Ces actifs nets correspondent aux biens possédés par les Japonais à l’étranger (parts de sociétés industrielles ou immobilières, obligations, titres financiers divers, etc.) moins les actifs possédés par des étrangers au Japon. Le Japon a occupé la première place de ce classement pour la 22e année consécutive en 2012.

D’après les statistiques diffusées par le ministère , la Chine continentale disposait de la deuxième place, avec 150.300 milliards de yens (1.143 milliards d’euros) et l’Allemagne de la troisième avec 121.900 milliards de yens (927 milliards d’euros). Venaient ensuite la Suisse – 84.700 milliards de yens (644 milliards d’euros) – et Hong Kong – 63.400 milliards (482 milliards d’euros).

« Le Japon mange son pain blanc »

La position du Japon pourrait néanmoins être menacée à terme par l’important déficit commercial qu’il subit depuis l’arrêt de la quasi totalité de ses réacteurs nucléaires après l’accident de Fukushima en mars 2011. L’arrêt de cette production d’électricité, par mesure de précaution avant des examens de sûreté des sites, force les compagnies japonaises à importer beaucoup plus d’hydrocarbures pour faire tourner plus vite leurs centrales thermiques. Cette facture énergétique plus lourde pèse sur la balance des transactions courantes, dont le surplus s’est réduit comme jamais en 2012.

« Le maintien du Japon comme grande nation créancière dépendra de sa compétitivité économique et de son mode de consommation énergétique », a expliqué Tsuyoshi Nakazawa, analyste en investissement chez la banque Mitsubishi UFJ Morgan Stanley Securities. « Le Japon mange son pain blanc », a-t-il ajouté, cité par Dow Jones Newswires.

Cette position créditrice vis-à-vis du reste du monde constitue l’une des raisons pour lesquelles la dette de l’Etat japonais reste plutôt bien considérée par les agences de notations financières, alors que cet endettement public est de loin le plus élevé parmi ceux des pays développés (245% du produit intérieur brut du Japon en 2013 d’après le FMI). Cette dette publique est de surcroît possédée à plus de 90% par des investisseurs japonais.

Source AFP/ Les Echos 28/5/13

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202789798329-les-principaux-detenteurs-d-actifs-dans-le-monde-les-japonais-les-chinois-et-les-allemands-569937.php

EN COMPLEMENT: Pékin cherche à diversifier la gestion de ses réserves de change

D’après le Wall Street Journal, la Chine est en train d’accélérer sa stratégie de diversification en matière de réserves de change. A la tête de 3400 milliards d’actifs, Pékin disposerait, en particulier, de 1250 milliards de dollars de bons du Trésor américains. C’est vis-à-vis de cette classe d’actifs que la Chine cherche à prendre ses distances. Car la possible fin de la politique d’assouplissement quantitatif risque de déprécier ces obligations d’Etat.

Dans ce but, l’administration chinoise des changes, baptisée SAFE (State administration of foreign exchange) aurait ouvert, à New York, un nouveau bureau d’une douzaine de personnes, dont la mission serait de sélectionner des investissements sur le sol américain dans le «Private Equity», l’immobilier et d’autres classes d’actifs. Cette entité ne disposerait pas d’un budget particulier, mais se verrait allouer par la SAFE des liquidités au cas par cas. La même agence a d’ailleurs opté pour une stratégie équivalente au Royaume-Uni, où elle aurait investi plus de 1,6 milliard de dollars dans au moins quatre investissements, notamment dans les infrastructures et l’immobilier.

Habituée à confier ses réserves à des gestionnaires d’actifs, la SAFE semble donc de plus en plus tentée de les investir elle-même. Une stratégie qui rappelle ce que fait le fonds souverain chinois CIC, qui diversifie également ses investissements et prend des parts notamment dans des projets industriels, comme il l’a fait avec GDF-Suez.

29/05/2013 Publié par | Agences de Notation, Allemagne, Asie hors émergents, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Chinamerica, Fonds Souverains, Indicateur des Marchés, Japon, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Echos, Retraite, Démographie et Vieillissement, Trappe à Dettes | Poster un commentaire

Merkel Uber Alles? L’Allemagne devient un paradis fiscal!!!

Merkel Uber Alles?  L’Allemagne devient un paradis fiscal!!!

Le pays figure aussi dans le Top 10 de l’indice d’opacité financière.

La réalité du terrain doit-elle représenter l’ultime élément déterminant les niveaux de réciprocité? La question se pose évidemment dans le cadre du différend de politique fiscale entre la Suisse, les pays de l’UE et les Etats-Unis. Ceux qui comptent parmi les accusateurs les plus virulents appliquent-ils vraiment les mesures demandées à la Suisse dans le cadre des comptes bancaires ouverts ou détenus par des clients étrangers sur leur territoire? Une émission de la première chaîne allemande  de télévision a rappelé la semaine dernière que le pays figurait à la neuvième place de l’indice d’opacité financière. Ce qui n’est pas beaucoup mieux que la Suisse, les données concernant la France n’étant probablement pas accessibles jusqu’à la prochaine édition. L’Allemagne se trouve particulièrement critiquée pour son laxisme en termes de blanchiment d’argent. Certains commentateurs estiment qu’elle a dépassé la Suisse en tant que place d’accueil pour des fonds issus des dictateurs et de la corruption. D’après une expérience sur le terrain, les banques allemandes semblent très peu s’intéresser à la nature des fonds que leur proposent des clients suisses fictifs.

Allemagne. L’échange d’informations ne semble s’appliquer que dans le cadre de l’UE.

Les attaques sur le secret bancaire suisse se font si insistantes qu’elles pourraient faire oublier que des pratiques similaires existent même au sein des pays auteurs des critiques les plus virulentes. Notamment de l’Allemagne. Celle-ci figure pourtant elle aussi à une place plutôt préoccupante dans l’indice d’opacité financière du réseau pour la justice fiscale. La Suisse s’y trouve certes en tête, suivie par les îles Caïman et le Luxembourg. Mais l’Allemagne figure à la neuvième place (la France n’ayant pas été notée). Sur les 15 critères appliqués, ceux jugés conformes à la transparence ne forment pas une part majoritaire (43%).

PLUS DE PREDATION ET DHYPOCRISIE FISCALES EN SUIVANT: Lire la suite »

22/05/2013 Publié par | Agefi Suisse, Allemagne, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Répression Financière, Suisse | Un commentaire

Politique Friction du Samedi 18 Mai 2013 : Derrière les sondages par Bruno Bertez

Politique Friction du Samedi 18 Mai 2013 : Derrière les sondages par Bruno Bertez

Nous sommes de ceux qui considèrent que le enquêtes d’opinion sont intéressantes … à condition de ne pas leur demander plus qu’elles ne peuvent dire; Les questions sont fermées, encadrées, le sondé est sommé de répondre même si dans beaucoup de cas, il considère que la question est mal posée ou « irrelevante ». En fait les sondeurs posent les questions qui sont dans l’air du temps, les questions qui collent à la mise en forme de l’actualité par les politiques, les médias etc…

Mais dans des systèmes non démocratiques comme les nôtres, les sondages balisent les limites à ne pas dépasser. Ne croyez pas que les politiques méprisent les sondages, non cela est faux, ils en sont sinon esclaves du moins dépendants voire pour certains accrocs.

Ici les sondages disent deux choses :

  • 1 Hollande n’est pas crédible
  • 2 Hollande n’est pas convaincant

Les deux sont liés, si vous n’êtes pas crédible, on ne vous croit pas et vous ne pouvez convaincre. Il peut y avoir des nuances , mais en fait les deux, indiquent que vous gouvernez par défaut , faute de mieux; le mandat est pour 5 ans , il faut faire avec.

EN LIEN:Politique Friction du Jeudi 16 Mai 2013: Hollande- Prestation calamiteuse par Bruno Bertez

First, France experienced a double dip in real GDP. This is France’s second recession in four years with a 0.2 percent contraction.

francegdpdip

And France is helping to drag down the Euro-area into its sixth quarterly decline.

Europe GDP_0

   La fin de l’An I ne correspond à rien, il n’y a pas de rupture entre la première et la seconde année, les hommes restent les mêmes , les idées ou plutôt les idéologies ne changent pas. Hollande a accompli des changements tactiques, s’est rapproché du MEDEF, s’est écarté de la première gauche, mais il s’efforce de louvoyer dans ses propos pour ne pas avoir à le reconnaitre; Ce faisant, il devient de moins en moins lisible, son message est embrouillé.

Quand on a besoin de mobiliser et que l’on prétend à l’offensive c’est une contradiction majeure. Elle prouve l’embarras du Président et surtout l’incompétence de ses communicants comme l’on dit.

Pour passer à l’offensive et déclarer ouvert l’An II, il est évident qu’il faut réunir les combattants, unifier. Hollande est resté clivant ce qui annule le bénéfice de ses concessions récentes.

Aux Etats Unis, Obama ne fait jamais une intervention sans proclamer : "We , as a Nation" et pour faire bonne mesure il se réfère à Dieu ; Peu importe que chacun ait le sien, ce choix est habile et crée une communauté. Dans son archaïsme, cela Hollande ne l’a pas compris; il a peur de dire ce genre de choses qu’au fond de lui il repousse, voire hait.

Les socialistes mentent sur tout comme l’a rappelé Cahuzac, mais il y a des domaines où ils ne savent pas mentir ou faire semblant. Ils n’acceptent ni l’idée de Nation, sauf pour les impôts, ni l’idée de Dieu. Finalement c’est normal, car sinon ils se rendraient compte qu’ils vivent dans le péché et le blasphème!

Plus sérieusement, Hollande a échoué, mais nous pensons qu’il s’en fiche; Son message, car il y en avait un était destiné à … Merkel. Il a voulu lui faire savoir qu’il acceptait d’aller à Canossa, de s’agenouiller devant non pas Dieu , mais l’Allemagne et qui on lui donnait un petit os à ronger du coté de la croissance , il accepterait de remettre entre les mains européennes , c’est à dire allemandes, un peu de la souveraineté française. Le fameux gouvernement européen.

BRUNO BERTEZ Le Samedi 18 Mai 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN LIEN:Politique Friction du Jeudi 16 Mai 2013: Hollande- Prestation calamiteuse par Bruno Bertez

EN BANDE SON:

18/05/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Allemagne, Douce France, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Politique Friction, Une info importante qui peut en cacher une autre | | 2 Commentaires

Etude PEW Research : Les Français s’écartent du nord et se rapprochent du sud ; les divergences avec l’Allemagne s’accroissent fortement Par Bruno Bertez

Etude PEW Research : Les Français s’écartent du nord et se rapprochent du sud ; les divergences avec l’Allemagne s’accroissent fortement Par Bruno Bertez

PEW Research a publié une étude importante sur l’attitude des Européens à l’égard de l’Europe. 

Cette étude, de 78 pages, s’intitule  “The new sick man of Europe, the European Union”.  Autant dire que l’étude n’est guère très optimiste sur l’évolution de l’Europe. En particulier, elle note le soutien de moins en moins important des populations à l’idée européenne. Les tendances dissociatives provoquées, non seulement par la crise, mais encore plus par les remèdes à cette crise, prennent de plus en plus d’ampleur.

EN LIEN: http://www.zerohedge.com/news/2013-05-13/just-say-non-new-sick-man-europe-support-eu-plunges-france-and-most-european-countri

Nous vous donnons ci-dessous l’essentiel de ce qui concerne la France.

La partie française s’intitule : « France in free fall », la France en chute libre.

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT: Lire la suite »

16/05/2013 Publié par | Allemagne, Changes et Devises, Cycle Economique et Financier, Déflation, Douce France, Europe, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | | Un commentaire

Politique Friction du Jeudi 16 Mai 2013: Hollande- Prestation calamiteuse par Bruno Bertez

Politique Friction du Jeudi 16 Mai 2013: Hollande- Prestation calamiteuse par Bruno Bertez

Calamiteux, nous ne trouvons pas d’autre mot pour qualifier la prestation de Hollande cet après-midi. Nous étions très bien disposés, soucieux de trouver du positif dans la conférence de presse du Président. Hélas, rien, absolument rien n’est allé dans la bonne direction.

 

    Si on ajoute une forme déplorable, une timidité à certains moments gênante même pour le spectateur, on reste sur l’impression d’une occasion gâchée. L’image du Président n’a pas été améliorée, elle a été ternie. 

Au premier rang, les ministres eux même  avaient l’air abasourdis ou découragés, Fabius s’est même permis à plusieurs reprises de lever les yeux aux ciel, quasi méprisant , pour marquer les distances qu’il prenait avec la séance. 

Le contenu était creux, une fois de plus le Président n’avait rien à dire. Pas de clarification du changement de cap, on joue sur les mots, sur la dialectique de patronage et de réunion préélectorale de postiers de province. 

Embarras total à plusieurs reprises de Hollande qui ne s’en sort dans ses moments-là que par la politisation narquoise et la référence à ses prédécesseurs. On reset dans la campagne électorale, il n’a pas encore franchi le pas de sa fonction. 

Il faut dire que les questions imbéciles du type de celle de Guillaume Durand qui demande au président s’il se représentera en 2017  ne facilitent pas l’élévation. 

Une litanie sur l’investissement sans contenu aucun, donc non analysable . Un tissus de banalités sur les jeunes et le mouvement.  La répétion de promesses- nuancées- sur la maitrise de l’emploi, nous n’avons rien pu sortir de cette réunion. Des dérobades sur Merkel , sur la compétitivité , rien de plus . 

Remaniement démenti. 

Mitterrand était vide, mais il était habile et cultivé, fin même quelquefois.

S’agissant de sa cote de popularité sujet grave qui touche à sa légitimité pour agir, Hollande n’a trouvé qu’une pirouette, il a plaisanté : elle est à son zénith ! Les Français, malgré tout ce que nous en pensons méritent mieux. 

L’argumentation sur les retraites est réduite à sa plus simple expression. Personne ne l’a pris au mot et n’a demandé si dans le cadre de la réduction des inégalités on allait enfin s’attaquer au statut privilégié des régimes de retraites des fonctionnaires. Non on va s’occuper des inégalités de retraites entre hommes et femmes! Des crèches , du droit des femmes à travailler etc … 

La politique familiale en  France, il reconnait que c’est une réussite … mais c’est pour en tirer la conclusion qu’il faut la raboter. 

L’an  II  du quinquennat commence mal.

/////////////////////////////////////////////////////////////

Le grand oral de François Hollande n’a pas séduit les Français

 (Boursier.com) — Le "grand oral" de François Hollande, devant 400 journalistes à l’Elysée jeudi, n’a pas enthousiasmé les Français. Alors que sa cote de popularité flirte avec les 25%, une étude BVA pour iTélé montre que 63% de ceux qui ont regardé ou entendu parler de la conférence de presse n’ont pas trouvé François Hollande convaincant. 

"C’est nettement moins que lors de sa conférence de presse télévisée de novembre dernier où il avait réussi à convaincre près d’une personne sur deux, mais c’est mieux que lors de son intervention télévisée de mars dernier sur France 2 : la désormais célèbre ‘boîte à outils’ avait particulièrement peu convaincu (31%) les Français", rappelle BVA. 

Chômage, vote des étrangers… 

François Hollande a répété son intention d’inverser la courbe du chômage d’ici la fin de l’année. Mais la pilule ne passe pas chez les Français : 80% d’entre eux n’y croient pas. Point positif pour le président,"s’il gagnait son pari, même un peu plus tard que prévu, il pourrait s’enorgueillir d’avoir remporté une bataille que tous annonçaient perdue d’avance", analyse l’institut de sondage. 

Parmi les mesures annoncées, le vote des étrangers non communautaires aux élections locales est rejeté par six Français sur dix, selon le sondage. Ils sont 66% à ne pas faire confiance au gouvernement "pour mener une réforme des retraites juste". "Quant au fait d’équilibrer durablement le financement des retraites, une proportion encore plus importante de Français n’y croit pas : 70% ne font pas confiance à François Hollande sur ce point", indique cette étude.

BRUNO BERTEZ Le Mardi 15 Mai 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON:

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT: Lire la suite »

16/05/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Allemagne, Commentaire de Marché, Douce France, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Politique Friction, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Une info importante qui peut en cacher une autre | 7 Commentaires

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 2 272 followers

%d bloggers like this: