On a lu, vu et entendu du Lundi 25 Février 2013: Banques- entendez vous la dette rugir au fond du bois?
On a lu, vu et entendu du Lundi 25 Février 2013: Banques- entendez vous la dette rugir au fond du bois?

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Hopium, la nouvelle drogue des financiers
Saipem, une compagnie pétrolière italienne, a annoncé fin janvier une estimation de ses bénéfices 2013 50% en dessous des précédentes. Cela, juste quelques heures après que Meryll Lynch ait vendu pour un particulier pour plus de 10 millions d’actions entrainant une perte colossale pour les acheteurs. C’est à cause des attentes qui se sont révélées exagérées, qui ont fait gonfler les actions Saipem et on attisé le syndrome d’hopium. L’hopium, cette nouvelle drogue du financier se basant sur des espoirs ne date pas d’hier, mais cet exemple démontre à quel point les conséquences peuvent être importantes. Meryll Lynch va mener une enquête pour savoir si les vendeurs des titres qu’elle avait placés auprès d’investisseurs étaient au courant des nouvelles imminentes que Saipem s’apprêtait à faire au sujet de leurs estimations 2013. La trop grande liberté sur les marchés et la dépendance majeur à la spéculation ne cesse d’attiser l’effet d’hopium, des attentes de bénéfices exagérées, ne correspondant pas à la réalité. Le sentiment de sevrage peut lui être associé à la chute brutale de la valeur de l’action et la détresse dans laquelle se retrouvent les acheteurs.
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La BCE a dévoilé son exposition aux dettes souveraines périphériques et issues de son programme SMP. A fin décembre 2012, la BCE détient €218 Mds de dettes souveraines valorisées à leur prix d’acquisition soit €209 Mds. Ces titres ont une durée de vie moyenne de 4,3 années et sont répartis ainsi : €103 Mds sur l’Italie, €44 Mds sur l’Espagne, €34 Mds sur la Grèce, €23 Mds sur le Portugal et €14 Mds sur l’Irlande.
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Zone euro: les banques remboursent moins que prévu
Au total 356 banques ne vont rembourser mercredi que 61,1 milliards d’euros empruntés durant la seconde opération de prêt exceptionnel sur 3 ans de la BCE il y a un an, sur un montant initial alloué de 529 milliards d’euros.
La BCE quant à elle ne divulgue pas l’identité des banques participantes ni leurs emprunts et remboursements respectifs.
Mais à en croire les bilans de janvier des banques centrales nationales, les banques françaises ont remboursé 51 milliards d’euros à la BCE pour le premier LTRO, les banques espagnoles 44 milliards et les banques allemandes 20,6 milliards. En revanche les banques italiennes semblent n’avoir pas encore remboursé le moindre centime, selon Barclays.
Depuis le 30 janvier, les banques peuvent continuer de rembourser chaque semaine le premier LTRO, ce qu’elles font au compte-gouttes: environ 12 milliards d’euros supplémentaires ont été remboursés depuis, et 1,74 milliard d’euros de plus sont programmés pour mercredi.
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Le trading à haute fréquence autorisé en France
Les députés ont retiré leur amendement qui visaient à renforcer le contrôle sur cette finance ultra-rapide
La loi bancaire votée mardi par l’Assemblée nationale française comporte un volet consacré au trading à haute fréquence (HFT). Jugeant que ces transactions plus rapides qu’un clin d’œil fragilisent les marchés financiers, plusieurs députés avaient rédigé un amendement pour les limiter. Car le projet de loi n’interdisait que les transactions taxables, moins de 20% du HFT selon les élus. Au final, l’amendement a toutefois été retiré. Le ministre de l’Economie Pierre Moscovici aurait promis aux députés de «continuer à travailler sur ce sujet», en l’échange de ce retrait. Le HFT représente en Europe, selon les estimations, jusqu’à 40% des transactions boursières.
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Le FBI se penche sur le rachat de Heinz
La police fédérale américaine (FBI) examine à son tour des transactions boursières suspectes ayant précédé le rachat des ketchups Heinz par le milliardaire américain Warren Buffett et un fonds d’investissement propriétaire de Burger King.
«Nous avons connaissance d’anomalies de courtage à la veille de l’annonce» de l’acquisition, qui a été dévoilée jeudi, a indiqué mardi à l’AFP une porte-parole du FBI, Kelly Langmesser. «Nous consultons la SEC», la commission américaine des opérations boursières, «pour voir si un crime a été commis», a-t-elle ajouté.
La SEC avait déjà annoncé vendredi en 15 qu’elle avait obtenu le gel des actifs d’un compte de courtage basé en Suisse, qu’elle soupçonnait d’avoir été utilisé dans le cadre de délits d’initiés autour du rachat pour 28 milliards de dollars de Heinz par Berkshire Hathaway, holding du milliardaire Warren Buffett, et 3G Capital, fonds brésilien actionnaire majoritaire de la chaîne de restauration rapide Burger King.
La perspective de cette transaction, qui n’avait pas du tout filtré à l’avance, avait fait bondir l’action du groupe de 20% jeudi. La SEC fait valoir dans une plainte, déposée devant un tribunal new-yorkais, que «des courtiers inconnus ont fait des paris risqués sur une hausse de l’action Heinz» le jour précédant l’annonce.
La SEC juge ces opérations suspectes car le compte qu’elle a fait geler n’avait pas opéré de transaction concernant Heinz dans les six derniers mois, et que l’activité sur les options d’achat Heinz avait de manière générale été «minime» dans les jours précédant l’annonce, selon son communiqué
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L’Hôtel de la monnaie américaine, la US Mint, a rapporté un volume record mensuel de vente de pièces d’argent American Eagle en janvier. Un peu moins de 7,5 millions d’onces de pièces d’argent (produites uniquement pour l’investissement) ont été vendues le mois dernier. Les ventes des pièces d’or American Eagle était à leur plus haut niveau depuis juillet 2010, à 150 000 onces.
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Le Monetary Policy Committee de la Bank of England avait déjà émis de sérieux doutes quant à l’efficacité et à la nécessité de poursuivre sa politique de Quantitative Easing (achat de Gilts). Le MPC avait en janvier voté à l’unanimité moins une voix la « non augmentation » de son programme (£375 Mds). Or, en février, 3 membres sur 9, dont le gouverneur Mervyn King lui même, ont voté en faveur d’une augmentation de ce plan de £25 Mds à £400 Mds. La BoE s’autorisera désormais un horizon plus lointain concernant le retour de l’inflation à son niveau cible de 2% et ce, dans le but de ménager l’économie. Elle réinvestira totalement les £6,6 Mds de Gilt mars 2013 détenus en portefeuille.
Cela signifie que pour le Royaume Uni l’espoir d’un retour de la croissance à court terme est faible. La livre sterling, qui a déjà reculé de 7% face au dollar depuis le début de l’année, risque de connaître un nouveau glissement. «La bonne volonté du marché vis-à-vis du plan d’austérité pourrait disparaître encore davantage (après la perte du AAA)», estiment les analystes de HSBC. L’arrivée d’un nouveau gouverneur à la Banque d’Angleterre, réputé très agressif dans son utilisation de la planche à billets, peut également accentuer le mouvement.
Le problème est que les coupes budgétaires sont loin d’être finies. L’austérité se répartit entre 15% de hausses d’impôts et 85% de coupes budgétaires. La première partie est presque entièrement réalisée, mais la seconde – la plus difficile – n’est guère entamée. Selon l’IFS, seul le tiers des réductions des allocations sociales et un cinquième des baisses des dépenses courantes dans les services publics ont été effectués.
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Le gouvernement irlandais a annoncé la liquidation de l’ex Anglo Irish Bank, renommée Irish Bank Resolution Corp (IBRC). Cette dissolution va permettre à l’Etat irlandais de substituer le financement exceptionnel octroyé par la banque centrale irlandaise à IBRC pour €25 Mds par l’émission de nouveaux titres d’Etats d’une maturité de 25 à 40 ans. La banque centrale nationale va ainsi détenir près de 13% de la dette nationale en échange d’un engagement à céder ces titres sur les marchés progressivement durant les 20 prochaines années. La BCE a pris note de cette décision mais ne s’est pas encore prononcée sur la légalité de l’opération, notamment le respect de l’Article 123 qui interdit le financement des Etats par les banques centrales de la zone Euro.
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L’Edito du Dimanche 24 Février 2013 : L’état de la France par Bruno Bertez
L’Edito du Dimanche 24 Février 2013 : L’état de la France par Bruno Bertez
On nous dit, mais ce sont certainement des mauvaises langues, puisque britanniques, que Sarkozy se vante d’être débarrassé de ses responsabilités de chef de l’Etat. Nous ne pouvons le croire au souvenir de l’énergie qu’il a mise à défendre sa place. Quoique, si on y regarde de plus près et que l’on s’attarde sur les erreurs commises, on peut être tenté d’avancer l’hypothèse analytique qu’il avait un profond désir d’échec. Comme Giscard en 1981 qui n’avait supporté que les Français ne l’aiment pas assez, après tout ce qu’il avait fait pour eux.
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Si ce que l’on rapporte est vrai, nous pensons que Sarkozy a tort. Et qu’il ne réussira pas plus dans la finance que dans la politique.
Il a tort.
D’abord parce que quand on s’est investi dans une telle mission l’échec ne donne aucune raison de parader ou de se réjouir.
Ensuite parce que si la France est tombée dans les mains des socialistes et de Hollande, c’est parce lui, Sarkozy n’a pas tenu ses promesses, n’a relevé aucun des défis qui lui étaient présentés et qu’au contraire, il s’est trompé de bout en bout.

Enfin, si la France est maintenant dans une situation proche de celles de ses voisins pestiférés du sud c’est parce qu’il a fait le mauvais choix, celui de la solidarité couplée avec l’austérité.
Il fallait choisir la politique monétaire allemande, pas celle de Merkel , et refuser la politique économique de Merkel. Il a fait exactement le contraire.

Le résultat est là.
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Surveiller les marchés avec Twitter
Surveiller les marchés avec Twitter
Twitter est devenu un outil d’information indispensable pour tout ceux qui désirent suivre l’actualité au plus près. Elle s’y diffuse à la vitesse de l’éclair battant les agences de presse de quelques encablures aussi bien en rapidité qu’en contenu.
Bien sûr on trouve de tout sur ce site de microblogging. Mais pour peu que l’on sélectionne minutieusement les personnes que l’on suit, il se transforme en flux informatif inépuisable, fiable et… gratuit.
Pour les investisseurs que vous êtes, Twitter est un instrument incontournable pour ne rien rater de ce qui se passe sur les marchés. Je vous ai donc rassemblé dans ce post une série de comptes Twitter qui traitent de l’actualité économique et financière en Belgique et plus particulièrement de la Bourse de Bruxelles et de ses sociétés cotées. Cette sélection ne se veut aucunement exhaustive. N’hésitez pas à ajouter, dans les commentaires, les noms des personnes ou institutions qui méritent d’être suivies.
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Destruction non créatrice : l’industrie du tabac vient de se trouver de nouveaux "addicts", histoire de se refaire une santé
Destruction non créatrice : l’industrie du tabac vient de se trouver de nouveaux "addicts", histoire de se refaire une santé
C’est "Choum peter " qui va ètre content….Face au nombre croissant d’États américain qui légalisent le « pot », les investisseurs commencent à s’intéresser à ce produit.
À Washington (DC) et au Colorado, les électeurs ont même poussé l’initiative jusqu’à permettre l’utilisation du pot à des fins "récréatives."
Ces changements donnent un coup de pouce à l’industrie de la marijuana médicale. Si elle reste encore une petite industrie, elle connaît toutefois une croissance rapide, selon le magazine Smart Money.
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Jean-Marc Daniel/BFM 04 Décembre 2012 – Le marché automobile
Jean-Marc Daniel/BFM 04 Décembre 2012 – Le marché automobile
Source: FT
Approximations confondantes/ 67.000 milliards de dollars en shadow banking? Peu crédible
Approximations confondantes/67.000 milliards de dollars en shadow banking? Peu crédible
Le rapport* du Conseil de stabilité financière à Bâle (FSB) sur le shadow banking a été repris par plusieurs médias sur le ton de l’anxieuse indignation. Il prête toutefois à confusion tant sur le plan des chiffres que sur celui des concepts.



Il est d’abord regrettable que l’appellation «Finance de l’Ombre», traduction française de Shadow Banking, largement utilisée par la presse francophone, ait un parfum si sulfureux. Il ne s’agit en rien de comptes mafieux mais tout simplement de l’ensemble des institutions financières non soumises à la règlementation bancaire ou des assurances. Des activités somme toute légitimes et soumises à des régulations spécifiques. Après tout, le Shadow Chancellor of the Exchequer se traduit par Ministre des Finances de l’opposition, pas par Ministre des Finances de l’ombre.

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ARCELOR-MITTAL. La résistible ascension du style Montebourg/ Les dessous d’une empoignade
ARCELOR-MITTAL. La résistible ascension du style Montebourg/ Les dessous d’une empoignade
Le populisme du ministre Arnaud Montebourg peine à masquer les insuffisances face au redressement productif
Le ministre français du redressement productif, Arnaud Montebourg, est souvent décrit comme la personnalité imprévisible du gouvernement. Ses sorties médiatiques, son goût pour la mise en scène et l’intérêt qu’il porte à sa propre personne lui octroient un relief évident.
Pourtant, l’homme n’est pas si imprévisible. Ses interventions seraient même étonnement simples à comprendre. Arnaud Montebourg, ambitieux quinquagénaire, travaille à ce qu’il pense être son destin : l’accession à l’Elysée dans les quinze prochaines années. Pour cela, il se doit de défendre une grande cause. Après avoir longtemps vilipendé les pays à la fiscalité compétitive, il s’est trouvé un nouveau cheval de bataille: la démondialisation. Lors des primaires socialistes de 2011, son discours très conservateur avait fait vibrer la fibre protectionniste de 17% de militants socialistes. Suffisant pour le convaincre qu’il tenait le bon thème.
C’est dans cette optique qu’il convient d’appréhender son étrange croisade contre le groupe ArcelorMittal. A Florange, triste petite ville à la frontière luxembourgeoise, située dans la vallée de la Fensch, réputée pour sa tradition minière et sidérurgique, l’ancien avocat veut se donner l’image d’un fier-à-bras en lutte contre un puissant représentant des forces globales occultes. On croirait presque à une mauvaise adaptation de Docteur Justice, cette bande-dessinée naïve des années 1970 narrant dans Pif Gadget les aventures d’un intrépide médecin humaniste et judoka.
Comme dans la BD, les ennemis de Montebourg sont caricaturaux et l’approximation du récit de ses exploits n’ont pour but que de renforcer son aura de héros autoproclamé. Au mépris de toute vraisemblance. Lakshmi Mittal est ainsi dépeint en France comme un financier indien sans scrupules. Un personnage n’ayant ni parole, ni morale, menaçant le bon fonctionnement d’un modèle social exemplaire et bien réglementé. La réalité est évidemment tout autre.
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Politique Friction du Mercredi 28 Novembre 2012 : Le délire constructiviste de l’UFC par Bruno Bertez
Politique Friction du Mercredi 28 Novembre 2012 : Le délire constructiviste de l’UFC par Bruno Bertez
Le constructivisme pollue tout, toute notre société et surtout toute notre vie. Comme si cela ne suffisait pas d’avoir un gouvernement socialiste, dirigiste, constructiviste, voilà que les pseudo-associations de consommateurs s’en mêlent. Il est vrai que l’UFC-Que choisir est vraiment bien peu une association de consommateurs. C’est une institution top-down qui pratique la parole du maître, qui sait tout sur tous les sujets, avec un biais que l’on peut sans exagérer considéré comme crypto-communiste. L’UFC-Que choisir fait tout, sauf faire remonter les expériences des consommateurs. Elle impose les siennes, plus ou moins valables, et surtout elle impose son idéologie. Une idéologie pas très favorable au business, vous vous en doutez.



Ainsi, nos constructivistes de la consommation se mêlent maintenant d’intervenir dans ce que l’on appelle le bien commun. Ils se mêlent d’analyser les pics de consommation d’électricité et, à partir de leurs analyses, de faire des propositions, des recommandations, qui touchent tous les secteurs de l’économie : l’énergie, l’équipement, la conception des habitations, et même le budget et le financement des ménages.
L’UFC-Que choisir, vous lirez le texte ci-dessous, a l’incroyable prétention de savoir ce qui est bon, meilleur, pour le bien commun et l’intérêt général.


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Les Clefs pour Comprendre du Mardi 27 Novembre 2012 : Sidérurgie, de Wendel à Mittal, rien appris rien compris Par Bruno Bertez
Les Clefs pour Comprendre du Mardi 27 Novembre 2012 : Sidérurgie, de Wendel à Mittal, rien appris rien compris Par Bruno Bertez
En France, l’histoire passe son temps à se répéter.


Il est temps de relire l’histoire de la sidérurgie française qui n’est, comme le dit Michel Freyssenet dans l’ouvrage du même nom, que l’histoire d’une faillite (1). Inutile de dire que nous ne partageons pas l’analyse de l’auteur, mais l’ouvrage est irremplaçable au plan historique. N’oubliez jamais, en particulier, que les historiens regardent le passé à la lueur du présent, donc une fois que l’incertitude a disparu. C’est pour cela qu’ils paraissent si intelligents et qu’ils peuvent se permettre de critiquer.
Ecrire sur la sidérurgie nous ramène plusieurs dizaines d’années en arrière, quand, jeune analyste financier en France, nous écrivions sur la crise de la sidérurgie. Une crise sinistre, à laquelle nous étions d’autant plus sensibles qu’elle touchait notre région de naissance, le Nord de la France. C’était l’époque de la destruction de Denain, Anzin, etc., hauts lieux de l’industrialisation française, hauts lieux de notre fierté. Il doit nous en être resté quelque chose puisqu’il y a toujours en nous quelque chose de productiviste.
C’est certainement de cette époque que date notre mépris pour la politique et sa classe d’incompétents constructivistes.


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Les systèmes financiers peuvent-ils être trop grands?
Les systèmes financiers peuvent-ils être trop grands?
Le secteur financier est-il garant de la croissance économique? Vieille question débattue tout au long du XXe siècle, et qui prend une importance particulière depuis la crise des subprimes et l’accentuation de la mondialisation financière. Pour le professeur Ugo Panizza, la réponse est claire
EN COMPLEMENT : http://www.voxeu.org/article/has-finance-gone-too-far

En juillet 2011, le Financial Times a publié une tribune libre d’Alan Greenspan (l’ancien président de la Réserve fédérale américaine), dans laquelle il critiquait les réformes réglementaires visant à accroître les exigences de fonds propres du secteur financier. Cette politique conduirait, selon lui, à l’accumulation «de ressources immobilisées qui ne seraient pas affectées à la production de biens et de services», mais au contraire utilisées pour «parer à une crise qui ne se produit que tous les 50 ou 100 ans», avec pour effet «un excédent de fonds propres au détriment de notre niveau de vie».
Greenspan suppose implicitement que des secteurs financiers importants sont toujours bénéfiques pour la croissance économique. Qu’en est-il réellement?
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Les Clefs pour comprendre du Mardi 26 Février 2013: Bruno Bertez voit des kleptos partout même dans les lasagnes
Les Clefs pour comprendre du Mardi 26 Février 2013: Bruno Bertez voit des kleptos partout même dans les lasagnes
Le Bertez, il ne joue pas du piano debout, il voit des kleptos partout!
Les lasagnes, le cheval et l’ordre social, économie au quotidien.
L’affaire de la viande de cheval dans les lasagnes émeut toute l’Europe. Dans un premier temps, nous n’avons guère été intéressés par cette histoire car, d’une part, nous sommes d’un pays où l’on mange quotidiennement de la viande de cheval et, d’autre part, nous avons flairé tout de suite la récupération médiocre dont ce soi-disant scandale allait faire l’objet.
Nous nous bornerons donc à quelques remarques :
- D’abord la France et toute l’Europe ont chaussé les patins de la Grande Bretagne et se sont scandalisés de la présence de viande de cheval dans des plats qui n’étaient pas censés en comporter, alors que ces mêmes pays consomment régulièrement du cheval ; il faut noter que cette viande à tort ou à raison a la réputation d’être plus saine que le bœuf.
- Ensuite, les constructivistes étatistes et dirigistes en tous genres n’ont pas manqué de saisir l’occasion d’augmenter leur pouvoir, et leurs ressources donc, en prônant de nouveaux contrôles, de nouvelles réglementations, de nouveaux étiquetages. Tout cela étant évidemment créateur d’emplois pour leur classe sociale, celle des fonctionnaires étatistes; et à l’inverse au détriment des salariés normaux du privé exposés à la concurrence, puisque les produits fabriqués par le privé vont se trouver surchargés par de nouveaux coûts. Cela permettra une fois de plus de peser sur l’emploi et les salaires. De détruire les structures de production locales, régionales et nationales, dans lesquels s’incarne un ordre social… et des votes traditionnels. Ainsi en Suisse on encourage maintenant l’implantation des discounteurs comme Lidl et Aldi.
- Enfin, et celle-ci cette fois est de portée générale, nous vous invitons à y réfléchir. A y réfléchir à la lueur de nos multiples développements sur ce que nous avons appelé le système des équivalences. Nous avons expliqué que le pouvoir du Système est en dernier ressort le pouvoir d’imposer des équivalences sur des choses qui ne le sont pas. Exemple : un homosexuel = un hétérosexuel, un marginal équivaut à un bon citoyen, une viande hallal vaut une viande d’animal abattu de façon traditionnelle.
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26/02/2013 Publié par The Wolf | Analyse d'un secteur économique particulier, Art de la guerre monétaire et économique, Cela se passe près de chez vous, Commentaire de Marché, Douce France, Europe, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vices du Capitalisme, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Royaume Uni, Statistiques et Modèles Mathématiques | Bruno Bertez | 5 Commentaires