Il est temps, nous semble-t-il, de tenter de réconcilier tout cela et de monter la cohérence profonde du scénario sous-jacent, cohérence malgré les apparentes contradictions.
Il nous faut d’abord faire la liaison avec ce que l’on voit, non seulement la hausse des marchés, mais également avec ce que l’on entend, à savoir les argumentaires des haussiers, des bulls.
Pour cette raison, nous vous livrons le scénario dominant.
Avertissement!!! du Mercredi 15 Mai 2013: Déflagration? Quand un "Abé sardonique" cache un grand "Prêtre supersonique"! par Bruno Bertez
Ce qui se passe aux Etats Unis est central, certes, mais la crise se joue également ailleurs.
"Toner Man’s making his flight Deflation is starting to bite His sole super power A Keynesian shower To the Banks under cover of night"
The Limerick King
Ce sont les Etats Unis qui donnent le la, mais chacun joue sa partition, les uns sont en avance sur le chef d’orchestre, c’est le cas du Japon ; d’autres sont en retard, c’est le cas de l’Europe. Et puis il y a ceux qui sont perdus, qui rament , pédalent entre les deux comme la Chine et ses voisins .
Nous soutenons que depuis le début de la crise, depuis 2008, le Japon est le modèle, le canevas, le scénario que nous allons suivre .
Pourquoi ? Parce que, sous un mode d’apparaitre différent, la crise est organiquement sinon la même, du moins isomorphe. Nous sommes dans une crise de surendettement, d’excès de passif, qui mute en crise financière, puis économique, puis qui remute en debt déflation, et enfin mute en crise de la monnaie et des finances publiques.
Si vous regardez bien, avec des habillages différents, les étapes sont les mêmes, les discours sont les mêmes, les débats sont les mêmes, en Japonais alors, en Anglais maintenant.
Et Nous soutenons que ce que font les japonais en ce moment, est suicidaire. Et Nous soutenons que les Etats Unis , face à l’échec du monétaire de Bernanke , passeront à la vitesse supérieure avec son successeur. Le policy mix deviendra le même, stimulation monétaire accrue, maintient voire augmentation du stimulus fiscal et en même temps promesse de réformes structurelles lesquelles ne verront jamais le jour.
Mais là n’est pas notre propos.
Nous souhaitons attirer l’attention que nous vivons une étape de complexification de la crise et que pour comprendre il ne suffit plus de suivre ce qui se fait aux Etats Unis. Tout s’entrelace, la crise américaine, le ralentissement phénoménal de la croissance en Chine, la déflation des commodities, le glut pétrolier, la reflation désespérée de Abe, la guerre monétaire dont sont victimes des pays cmme la Corée et l’Australie etc . Et nous ajoutons, le gâchis européen qui va évoluer après les élections allemandes.
Ce qui signifie que, ce que certains font ici, peut se trouver temporairement contré là.
La résultante des forces en action est incertaine, puisque les flux de capitaux restent libres.
Le mess, le bo….el japonais favorisent les européens au plan financier, ils bénéficient d’entrées de capitaux, au détriment de l’économie réelle par le biais du change par exemple.
Le ralentissement chinois favorise les Etats Unis par la déflation des matières premières, laquelle agit comme une ristourne de pouvoir d’achat dans le système américain etc Mais le dollar monte ce qui ne fait pas leurs affaires.
Tout se mélange, le plus et le moins, le monétaire et le bancaire, le bancaire et le financier, le financier et les changes, les changes et l’économie réelle, etc . On est en train de mettre en place un feed back loop, une transitivité incroyable, complexe, imprévisible.
Ce qui se passe sur le bonds japonais est grave, avec des JGB en limit down et un marché fragilisé, suspendu dans les airs, avec une expérience désespérée qui conduit en terre inconnue.
Le Japon est l’un des pays les plus mal géré au monde avec une absence totale d’opposition compte tenu de la structure du pouvoir politique, du poids de l’administration et une tradition d’obéissance bornée. Aucun renouvellement des élites. On joue avec le feu alors que celui-ci peut se répandre par le canal financier au monde entier.
Et les idiots d’Américains applaudissent ! Ils oublient l’interconnexion et le fait que le YEN est monnaie de carry. Un pépin sur le YEN ou les JGB peut provoquer une fuite devant le risque incontrôlable au niveau mondial.
Quelle sera l’issue finale, quelles forces prendront le dessus, voilà pour nous la question majeure.
Le directeur de la banque du Japon, Haruhiko Kuroda, a annoncé l’arrivée d’une nouvelle dimension du quantitative easing en promettant de doubler les achats d’obligations de son gouvernement et d’étendre la base monétaire de son pays. La banque du Japon avait préalablement adopté une cible d’inflation de 2% sur deux ans. Le quantitative easing sera donc l’activité première de la banque sur le court terme, une stratégie qui ressemble de près à la réponse de la Réserve Fédérale à l’effondrement de Lehman Brothers Holdings Inc.
La décision de la banque du Japon marque un retour, au moins partiel, aux efforts peu orthodoxes du ministre des Finances Japonais du début des années 1930, Korekiyo Takahashi, qui selon Ben Bernanke avait ‘brillamment sorti le Japon de la Grande Dépression grâce à ses politiques de relance’.
Takahashi reçoit depuis peu à nouveau l’attention des économistes, historiens et responsables politiques. Au Japon, le nombre de publications à son sujet suggèrent un grand attrait du public pour ses politiques. La biographie From Foot Soldier to Finance Minister: Takahashi Korekiyo, Japan’s Keynes, écrite par Richard Smethurst, a connu un grand succès après avoir été publiée au Japon en 2010.
La fin de l’histoire
Mon ami Pater Tenebrarum, qui publie sur le blog Acting Man, m’a fait part de son opinion par mail :
‘Pour une raison que j’ignore, personne ne semble vouloir parler de la manière dont se sont achevées les politiques de Korekiyo Takahashi. Voici la fin de l’histoire… Le Japon finit par entrer en guerre, ce qui mit fin à l’hyperinflation et empêcha une destruction complète de l’économie Japonaise. Faire l’apologie des politiques de Takahashi revient un peu à faire l’apologie des politiques d’Hitler. C’est complètement absurde’.
Et pourtant, nous voilà encore en proie à l’absurdité Keynésienne.
Par Mish – Global Economic Analysis Publié le 17 avril 2013
Le 10 Mai, le gouvernement japonais a tenté, au fil de ses interventions, de dissimuler sa satisfaction mais, en coulisse, l’équipe de Shinzo Abe, le premier ministre, savoure l’accélération, ces dernières heures, de la chute de la monnaie japonaise. Dans la nuit, le dollar est repassé pour la première fois en quatre ans au-dessus de la barre symbolique des 100 yens. A Tokyo, un billet vert achetait ce matin plus de 101 yens. Particulièrement emballés, les investisseurs de la place de Tokyo, qui notent que la baisse du yen fait mathématiquement gonfler les résultats comptables des entreprises nippones, ont fait bondir dans la matinée le Nikkei de près de 3%. L’indice a gagné 65% depuis la fin de novembre et l’enclenchement de la baisse de la devise nippone face aux grandes devises de la planète.
Depuis début janvier, le yen a ainsi perdu plus de 16% de sa valeur face à la monnaie américaine. C’est indéniablement une victoire pour le gouvernement conservateur japonais, qui estime que la force du yen – un dollar ne valait plus que 75 yens en octobre 2011 – avait largement participé à l’enlisement de l’économie dans la stagnation. Sans jamais admettre qu’il cherchait précisément à faire chuter la valeur de sa devise pour avantager notamment ses exportateurs, l’exécutif a bouleversé depuis le début de l’année la politique économique de l’Archipel afin, officiellement, de sortir le pays de la déflation.
Pour réorienter les prix à la hausse, et redonner de la confiance aux entreprises, Tokyo a impulsé une campagne de dépenses publiques et contraint la banque centrale (BoJ) à nourrir un vaste programme d’assouplissement quantitatif. Présidée par un allié de Shinzo Abe, la BoJ a promis de doubler, au cours des deux prochaines années, le volume de monnaie en circulation dans le pays. En théorie, ce mouvement doit redonner confiance aux entreprises et faire monter les prix, mais il participe aussi à la baisse du yen.
Présentant cette semaine leurs résultats, plusieurs grandes entreprises nippones ont reconnu que la baisse du yen avait un impact très positif sur leurs revenus. Toyota a ainsi indiqué que, sur les douze derniers mois, le recul de la devise avait dopé son profit opérationnel de 150 milliards de yens (1,2 milliard d’euros). D’autres groupes sont toutefois très handicapés par cette dépréciation qui renchérit le coût de leurs importations. Les grands électriciens qui achètent leur gaz naturel, leur pétrole et leur charbon à l’étranger ont notamment mis en garde contre une forte hausse des factures de courant, qui risque de peser rapidement sur le pouvoir d’achat des ménages, auquel le gouvernement espérait justement redonner confiance avec ses initiatives économiques osées.
Le Nikkei au-dessus des 14 000 points pour la première fois depuis juin 2008
Depuis la mi-novembre, le yen a perdu plus de 21% de sa valeur face au billet vert. Les fonds qui anticipent, avec cette dépréciation, une poussée comptable des résultats des exportateurs de l’Archipel – leurs gains effectués en dollars ou en euros à l’étranger apparaissent supérieurs lorsqu’ils sont rapatriés et convertis en yens – ont acheté en masse les titres des grands industriels nippons. Particulièrement porté par ce mouvement, le titre de Toyota… Toyota qui renoue avec les 10 milliards de profits
Après des années difficiles, Toyota, le plus grand constructeur automobile mondial, a retrouvé, sur le dernier exercice fiscal, un niveau de profitabilité comparable à ceux qu’il connaissait avant la crise financière mondiale. Selon le quotidien japonais Nikkei, le groupe a ainsi annoncer cette semaine qu’il a enregistré un profit opérationnel de 1300 milliards de yens (10 milliards d’euros) sur la période allant d’avril 2012 à mars 2013, ce qui représente un bond de 270% par rapport à l’exercice précédent.
Il n’avait plus dépassé la barre symbolique des 1000 milliards de yens de profits depuis 2007. Sur l’année fiscale, sa performance aurait été portée par des ventes en hausse de 16% à 9,69 millions de véhicules et par une chute spectaculaire de la valeur du yen qui gonfle mathématiquement les montants de ses résultats réalisés à l’étranger.
Chaque dépréciation d’un yen face au dollar fait progresser de manière comptable les profits annuels de Toyota de 35 milliards de yens. Les analystes estiment qu’une poursuite de la baisse du yen et une bonne croissance des ventes du groupe, notamment sur le marché clé de l’Asie du Sud-Est, pourraient lui permettre de générer sur l’exercice fiscal en cours plus de 2000 milliards de yens de profits opérationnels.
Autre conséquence la chute du yen pousse Nissan à suspendre ses délocalisations
La récente chute du yen face aux grandes devises internationales aurait convaincu Nissan de renoncer, pour un temps au moins, à délocaliser la production de plusieurs de ses véhicules aux Etats-Unis. La dépréciation de la devise nippone, aurait en effet permis de faire rebondir la profitabilité de ses chaînes d’assemblage situées dans l’Archipel et aurait redoré la compétitivité prix des véhicules exportés dans le monde depuis les usines locales.
Selon le quotidien financier Nikkei, le constructeur va donc continuer de fabriquer dans la préfecture de Fukuoka ses modèles Rogue et Murano, qui avaient pâti, jusqu’à la fin de l’année dernière, du yen fort. Originellement, le groupe pensait déplacer la production de 200’000 unités vers deux de ses sites américains. Sa production locale serait alors tombée de 1,19 million d’unités par an à 950’000 unités.
Le Nikkei estime que le groupe pourrait à terme toujours enclencher un transfert de la fabrication de ces modèles, mais il maintiendrait de l’activité localement en introduisant de nouvelles voitures pour le marché japonais. Depuis le début de l’année, plusieurs autres constructeurs, tels que Mazda ou Toyota, ont indiqué qu’ils pourraient doper leurs productions locales pour profiter du recul du yen.
L’Edito du Dimanche 28 Avril 2013: Que faire face aux maîtres du monde ? Par Bruno Bertez
Ne vous y trompez pas, nous ne sommes pas partisans des thèses conspirationnistes. Les maîtres du monde ne se cachent pas, ils œuvrent au grand jour. Simplement, ils profitent du fait que la chose monétaire est compliquée et que les peuples ne comprennent pas.
Pour comprendre ce qui se passe sur les marchés et dans le monde réel en ce moment, il faut revenir aux fondamentaux et les simplifier à l’extrême. C’est la complexité de la situation, caractérisée par l’entrelacs des causes et des effets, l’enchevêtrement des actions et réactions, qui empêchent de voir clair.
La situation se schématise de la façon suivante: excès de passif du système global sur son actif présent et même son actif futur anticipé.
Le passif est constitué de tous les papiers émis, monnaie, dettes, actions, retraites promises, répartitions sociales octroyées, couvertures santé, etc. etc.
L’actif est constitué de tous les assets existants et de la somme actualisée des cash-flows futurs, ou présenté autrement, l’actif est plus ou moins indexé sur la croissance future.
Le système s’est arrêté en 2008 par la prise de conscience que le monde était insolvable.
Willem Buiter, l’économiste en chef de la Citibank, a déterminé que pour recapitaliser toutes les banques de la zone euro, il faudrait réunir un fonds de 3.000 milliards d’euros – une somme colossale qui représente 30% du PIB de l’ensemble de la zone euro. Steen Jakobsen, l’économiste en chef de la Saxo Bank. estime quant à lui que le fonds devrait atteindre 2.000 milliards d’euros, ce que l’on pourrait atteindre avec une taxation des actifs de 10% à 15%. Déjà en 2011, le Boston Consulting Group avait indiqué qu’une taxe de 30% sur l’ensemble des actifs serait le seul moyen de sortir de la crise de l’euro.
Pire, toute l’ingénierie financière qui a été construite sur ces anticipations s’est grippée. Chacun a voulu retirer ses billes. Le système financier s’est bloqué sous le poids conjoint de l’insolvabilité, de la crise de liquidité et de la fuite devant le risque.
Tout cela est intervenu alors que la communauté spéculative mondiale était très chargée, le système était très leveragé.
Pour stabiliser tout cela, les marchés, les banques, le shadow banking system, on a injecté des trillions et des trillions dans le système, on a donné l’assurance des Etats au secteur privé, on a maquillé les bilans. On l’a fait en disant que c’était pour les économies réelles, pour lutter contre le chômage, etc.
Cela n’a jamais été vrai.
L’argent créé ne s’est pas comporté comme on pouvait l’espérer. Il n’est pas allé dans les économies réelles, il n’y a pas eu ce que l’on appelle « transmission de la politique monétaire ». Il a servi très partiellement à stabiliser les positions spéculatives globales, il a servi à des opérations spéculatives temporaires, des coups de fusil, mais surtout il a servi à renforcer la sécurité des banques et du système financier. Ce que l’on appelle rétablir la confiance. En effet, instruit par le grippage de 2008, les banques se sont dits, plus jamais cela: Plus jamais nous ne nous mettrons en position de ne plus pouvoir nous refinancer, nous allons constituer des réserves. Comme l’ont fait les pays asiatiques victimes de la crise de 1998. Ces réserves, elles sont là, accumulées dans les livres des Banques Centrales, oisives, même si elles rapportent un peu. L’essentiel de la quantité de monnaie fabriquée par les Banques Centrales est oisif. Neutralisé. Il n’a, si l’on veut, même pas le statut de vraie monnaie, tout au plus a-t-il le statut de monnaie potentielle.
La communauté spéculative mondiale n’a pas liquidé les positions qu’elle aurait dû liquider en 2008, on l’a incité à rouler ses positions. Elle a, pour ce faire, bénéficié d’un carry avantageux, l’argent pour financer les positions, n’a rien coûté, et ce carry avait beaucoup d’origines, puisque beaucoup de pays pratiquent les taux zéro et cherchent à faire baisser leurs devises. Il était assuré et pour ce faire d’ailleurs, les autorités n’ont cessé de promettre que les taux zéro étaient là pour longtemps.
Philippe Bechade(Agora) BFM: Marchés-Le Big Bang japonnais/ Le diktat des robots 24 Avril 2013
Un tweet provoque un krach éclair à Wall Street
«Deux explosions à la Maison-Blanche, Obama blessé.» Ce simple message, publié mardi sur le compte Twitter d’AP, a créé un vent de panique sur la bourse de New York. Le compte avait été piraté, mais à Wall Street, le message, «retweeté» des centaines de fois en l’espace de quelques secondes, a fait brutalement plonger le cours des bourses. Entre 13h08 et 13h10, le Dow Jones a perdu 145 points, soit l’équivalent de 136 milliards de dollars. Le S&P 500 perdait quant à lui 0,9% (130 milliards). Le piratage a été revendiqué sur Twitter par la Syrian Electronic Army («Armée électronique syrienne», SEA), qui a déjà piraté plusieurs comptes de médias internationaux, dont un de l’Agence France-Presse en février dernier. Wall Street a clôturé la journée en hausse malgré tout. Le Dow Jones a gagné 1,05% et le S&P 500 1,04%.
Le mouvement a probablement été déclenché par les traders à haute fréquence (HF traders). Leurs programmes transforment les phrases en 0 et en 1, afin d’établir des ordres de vente ou d’achat. Chaque mot d’une phrase se voit attribuer un chiffre. La somme fournit un résultat, positif ou négatif, et déclenche une transaction. Une chute de Wall Street de 1% en 1 minute, c’est un impact monstrueusement puissant. Davantage que lors du flash crash du 6 mai 2010. Wall Street avait alors perdu plus de 700 milliards en une quinzaine de minutes.
C’est aller bien plus vite qu’il y a trois ans ? les HF traders se sont retirés du marché, amplifiant sa chute. Cela montre que les coupes circuits décidés ces dernières années ne servent à rien.
Rebaptisé «#Hash-Crash» par le site spécialisé Zero Hedge, en référence aux tags utilisés sur Twitter, l’événement de mardi montre que les algorithmes augmentent la volatilité en période de crise
Les récentes mesures confiscatoires envers les comptes bancaires chypriotes sont déjà derrière nous, ainsi va l’actualité. Et pourtant: impensable il y a encore peu de temps, les simples épargnants sont désormais perçus comme des candidats potentiels à l’impôt forcé. S’agit-il là d’une tendance nouvelle ou d’un simple accident de parcours?
Le point de départ de la crise chypriote est connu: plusieurs banques de l’île étaient devenues insolvables suite à de mauvais prêts à leurs cousines grecques. Mais, en soi, il n’y avait là rien de très nouveau car des faillites bancaires peuvent se produire partout, à commencer par la Suisse.
Souvenez-vous, l’image avait alors fait le tour du monde: des épargnants suisses faisant la queue devant leur banque. C’était en octobre 1991, la Caisse d’épargne de Thoune (CET) avait alors fermé ses portes et fait faillite. Au terme d’une longue liquidation, les déposants avaient récupéré 60% de leurs avoirs. Mais, contrairement à ce qui vient de se passer à Nicosie, les autres banques bernoises n’avaient évidemment pas été priées de passer à la caisse en vue de soutenir leur voisine d’infortune.
Pour revenir à Chypre, on ne gardera guère en mémoire la faillite d’une banque, mais bien la façon dont toutes les autorités concernées ont réagi à la crise. En bref, et en bafouant le principe de propriété privée, elles ont d’abord imposé une confiscation partielle des dépôts bancaires importants puis décidé la réintroduction du contrôle des changes entre un Etat membre de l’Union monétaire et les autres. En passant, on notera que cette seconde mesure va à l’encontre des règles d’une monnaie unique.
Face à de tels procédés, la réaction de la population européenne a été bien faible. «Chypre est si loin et de telles surprises ne sont pas pour nous!» fut sa seule réponse. L’ennui, c’est que le patron d’UniCredit, l’une des grandes banques italiennes, vient de s’engouffrer dans la brèche en affirmant qu’il était «acceptable de confisquer les comptes d’épargne pour sauver les banques pour autant qu’il s’agisse d’une solution européenne commune». Les fourmis du nord de l’Europe apprécieront.
Venant d’un dirigeant bancaire considéré comme crédible, une telle affirmation, qui a valeur de ballon d’essai, annonce-t-elle de nouvelles confiscations? Dans le doute, il y a fort à parier que les plus gros déposants de la zone euro auront déjà commencé à se réfugier vers des actifs tangibles ou à transférer leurs fonds vers l’Asie. Conséquence mécanique de ces milliards envolés, les banques européennes seront à la peine. La récente dégringolade de l’or ne serait alors que les prémices d’une crise qui ne demandera qu’à se propager à l’ensemble des marchés financiers.
Par François Gilliéron Consultant indépendant/Le Temps 22/4/2013
Les chutes actuelles des cours des métaux précieux et des actions ne constituent probablement pas des opportunités durables d’achat… Le risque de krach global se précise ! par Pierre Leconte
Nous pensons que les niveaux de 1.300 et de 21,50 dollars US l’once sur l’or et l’argent-métal mentionnés dans notre dernier commentaire qui pour le moment n’ont pas été enfoncés constituent des supports à partir desquels ils pourraient modérément rebondir (du fait de short-coverings) mais, leur tendance haussière étant durablement cassée compte tenu des pertes énormes que la plupart de leurs détenteurs ont dû subir ce qui ne les incitera pas de sitôt à en acheter (mais qui n’est pas notre cas puisque nous avions dans la mesure du possible allégé, arbitré ou renversé nos positions longues avant la chute), sans compter que les mécanismes de manipulation de ces métaux à la baisse sont toujours en place (le double marché entre métaux papiers et métaux physiques en particulier), tout rebond ne devrait être que temporaire et limité. Pour les conduire ensuite (au pire) progressivement vers 1.000-1.100 et 16-18 respectivement, là où se situe leur grand support à long terme. C’est-à-dire en dessous de leurs coûts globaux de production, d’exploitation et de commercialisation. Entretemps, la plupart des sociétés minières (dont il ne faut surtout pas acheter ou conserver les actions -répétons le-) devenues non rentables feront faillite (CE POINT EST LE SEUL ÉLÉMENT POSITIF DU PLONGEON ACTUEL, avec la conséquence ultérieure que l’on peut imaginer tenant à l’effondrement progressif de l’offre des métaux, ce qui précisément fera plus tard repartir leurs prix à la hausse quand leur demande naturellement reviendra). L’effondrement des métaux s’est fait en deux jours, leur consolidation puis leur reprise prendront des semaines voire des mois… Pour le moment ces “marchés” sont durablement cassés parce que leurs intervenants sont traumatisés ! La question qui demeure est de savoir que faire des métaux physiques pour ceux qui en ont encore, nous y réfléchissons et la traiterons prochainement.
La plupart des analystes excessifs (pour ne pas dire quasi dingos) comme ceux qui par exemple écrivent sur le site “King World News” (dangereux et irresponsables parce qu’entretenant de fausses attentes de gains mirobolants ensuite nécessairement déçues auprès des investisseurs) expliquant depuis des mois que les prix des métaux et des actions des sociétés minières vont exploser à la hausse sont totalement coupés des réalités et tous ceux qui les ont écoutés n’ont fait que subir des pertes. Il faut arrêter de suivre les fantaisies de ces idéologues. Parce que leurs arguments ne sont pas convaincants. Le seul élément de nature à faire rapidement remonter les prix des métaux serait une chute éventuelle du dollar US contre la plupart des monnaies de papier, l’euro et le yen surtout. Mais elle n’est pour le moment, sauf accident, pas d’actualité puisque la zone euro s’enfonce irrémédiablement dans la crise permanente ( l’Allemagne devenue non coopérative ayant décidé de jouer sa propre carte contre ses partenaires lesquels restent tétanisés au lieu d’en profiter pour sortir de l’euro) et que le Japon détruit sa monnaie.
A noter, enfin, ce qui illustre un nouveau développement de la “guerre des monnaies”, que la Federal Reserve US a de facto confisqué l’or que certaines banques centrales occidentales ont déposé chez elle -sans avoir eu besoin de se saisir de celui détenu par le public- puisqu’elle a admis récemment ne pas pouvoir rendre le sien à la Bundesbank allemande avant sept ans sans que cette dernière d’ailleurs ne proteste, histoire de leur montrer qui est le “patron” du système monétaire actuel, et qu’en faisant sciemment chuter le prix de l’or elle place en situation financière difficile plusieurs BRIC et pays émergents qui accumulent depuis des années de l’or en vendant leurs dollars US, histoire de leur montrer qu’ils doivent stopper cette diversification. La manipulation de l’or à la baisse a des raisons géopolitiques évidentes impliquant qu’elle pourrait durer puisqu’elle sert les intérêts de la puissance mondiale encore dominante que sont les USA et de ses banques qui y ont trouvé un nouveau moyen de faire des profits.
On a vu, lu et entendu du Samedi 20 Avril 2013: Comme chacun le sait, il y a 2 sortes de dettes: la mauvaise, celle que l’on rembourse, et la bonne, celle que l’on ne remboursera jamais!
A voir, lire et entendre
Plein de bonnes choses dans ces infos apparemment anecdotiques et amusantes. La réalité dépasse la fiction. Si vous désirez comprendre le pourquoi de certaines choses paradoxales, plongez-vous dans ces petites nouvelles…
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Nostra Culpa" est un petit opéra de 16 minutes sur une grande crise financière!
A la source de cette dramaturgie : une vive querelle sur Twitter entre: Paul Krugman, économiste néo keynésien américain nobélisé, et Toomas Hendrik Ilves, Président estonien en titre.
Le président s’etait déchaîné en 2012 en salves rageuses contre l’économiste keynésien de Princeton, qui avait osé contester le succès économique de l’Estonie et de sa politique de restriction budgétaire. Un effet bœuf: des milliers de commentaires sur Internet, des articles dans la presse internationale, du Wall Street Journal au Los Angeles Times, sans compter, pour le président, un doublement du faible nombre de ses «followers»sur Tweeter: 13 546 aujourd’hui (pour un pays de 1,2 million d’habitants). Comble de la réussite, sa colère twittée vient de donner lieu à un mini-opéra de seize minutes dans le cadre du festival de musique estonienne de Tallinn. C’était dimanche 7 avril. Les voix de Paul Krugman et de Toomas Hendrik Ilves s’étripaient sur les bienfaits de l’austérité budgétaire, à coups de cris courroucés.
Le mot de la "faim" à notre ami estonien:
"Krugman a son agenda politique en faveur de la dépense publique aux Etats-Unis. Il veut prendre l’Estonie pour preuve alors que ça n’a rien à voir. Nous n’avions pas d’autre choix que l’austérité car nous ne pouvions pas emprunter à un taux viable. Sait-il seulement d’où nous venons, ce que nous avons traversé? Non, il ne sait pas. Il est Prix Nobel et il s’en fout. Ça donne cette position idéologique stupide sur la politique d’un gouvernement démocratiquement élu.»
Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff priés de revoir leur copie, mais quand le sage désigne la lune l’idiot regarde le doigt….illustration!
Selon les travaux récents de trois universitaires américains, celle ci serait truffée d’erreurs… cette étude "influente" signée en 2010 par les renommés économistes de Harvard Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, l’ancien chef économiste du Fonds monétaire international entre 2001 et 2003, intitulée «La croissance à l’époque de la dette», concluait qu’une dette élevée dans les pays riches s’accompagnait nécessairement d’une récession, que les pays endettés à plus de 90% de leur PIB souffriraient d’une contraction annuelle de leurs économies de 0,1%.
L’ennui est qu’en fait, aujourd’hui, l’autre équipe d’économistes, une équipe de joyeux drilles "rooseveltiens" tous adeptes du "qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse et emmenée par Michael Ash, professeur d’économie à l’Université Amherst du Massachusetts, «a mis en avant le fait que des pays qui enregistrent un tel ratio de dette croissaient de 2,2%, soit seulement 1% de moins que les pays moins endettés». Belle controverse, que relaie notamment The Economist.
Mis en cause, Reinhart et Rogoff n’ont donc pas tardé à assurer dans le Wall Street Journal que les résultats de cette nouvelle étude étaient du «même ordre» que leurs propres conclusions s’agissant des données pays par pays, en minimisant le problème.
Alors, d’où vient cette grossière erreur? De ceci, notamment,: «L’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada et le Danemark ont été accidentellement exclus de la somme de leurs feuilles de calcul Excel»! Ce qui fait beaucoup et donne enfin de quoi se gausser de la manie des tableaux informatiques! Le Spiegel ne s’en prive pas. Pour Mathieu Mucherie, sur le site d’information Atlantico, « Ça ne change rien. Les économistes ont très peu d’influence et ça ne date pas d’hier. Leurs travaux sont rarement utilisés, et encore seulement pour justifier ou embellir des choix préétablis par les décideurs (politiques, banquiers) qui croient que la macroéconomie relève de la culture générale (et en particulier de "leur" culture générale).
L’idiot ne comprend pas le vrai sens des choses, il n’en voit que la surface…..
Il n’y a sans doute pas lieu de négliger l’importance de" This Time is Different" (l’excellent ouvrage de Reinhart et Rogoff dont est tiré le fameux seuil des 90%) sur la seule base de cette erreur. La détermination d’un seuil d’endettement à partir duquel la dette est un obstacle à la croissance n’est pas la principale contribution de cet ouvrage. C’est probablement sa partie la plus fragile et la moins intéressante. Le grand apport de Reinhart et Rogoff est leur analyse historique profonde des crises bancaires.
Celle-ci a permis de mettre en évidence le rôle déterminant des bulles de crédit, en particulier immobilières dans le déclenchement des crises. Surtout, et c’est ce qui a donné son titre à l’ouvrage, ils montrent très efficacement comment la constitution de ces bulles repose fondamentalement sur des anticipations biaisées, sur la croyance renouvelée que cette fois, c’est différent, et qu’une innovation donnée (Internet et la titrisation étant les deux derniers avatars) modifie en profondeur le fonctionnement de l’économie en augmentant très rapidement les perspectives de croissance.
Il faut également retenir de leur travail toute la partie sur la répression financière. Tout autant que les ratios dette/PIB, cette boîte à outils et son utilisation vont probablement conditionner le fonctionnement des économies européenne, américaine et japonaise pour les dix ans à venir. Il semble que ce versant de l’ouvrage n’ait pas encore reçu toute l’attention qu’il mérite….
Les données économiques de la France sont inquiétantes, et son gouvernement est empêtré dans une grave crise politique qui risque de saper sa crédibilité alors que le pays a désespérément besoin de réformes. Comment expliquer alors le récent effondrement des taux d’intérêts sur les obligations à 10 ans (OAT) ?
(Graphique des taux sur OAT françaises à 10 ans. Source: Bloomberg)
Selon plusieurs medias, pas de doute : la Banque Centrale Européenne (BCE) a donné carte blanche à la France pour imprimer de la monnaie de façon presque illimitée.
Pour le journal allemand Deutsche Wirtschafts Nachrichten (DWN), cela frise le complot, puisque la BCE agirait pour empêcher une grande banque française de faire faillite. Le journal cite les noms de BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Agricole. Le DWN estime que Draghi est conscient que cette opération n’est pas tout à fait conforme avec le mandat de la BCE, mais qu’il souhaite éviter que l’Allemagne ne s’en mêle: «En France, une nouvelle bulle financière, gigantesque, se développe discrètement. L’Allemagne impuissante ne peut qu’y assister. Le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, peut tenir des discours ici et là, mais rien de plus. Cette action montre que les pays du sud de l’UE ont déjà largement pris le contrôle de la construction européenne dans les couloirs de la BCE ».
Dilemme entre stagflation et dépression déflationniste par Andreas Höfert
L’empirisme n’est d’aucune aide pour déterminer quelle sera l’issue de la crise financière qui a éclaté en 2007.
Le débat sur l’issue ultime de la crise financière de 2007-2008 n’est pas encore tranché. L’empirie, même cinq ans après la crise, ne nous est d’aucune aide. Certains pays, notamment à la périphérie de l’Europe, affichent un PIB nettement inférieur à ce qu’il était en 2007, un taux de chômage supérieur à 20% et une dévaluation interne qui alimente la déflation. D’autres pays, à l’instar du Royaume-Uni stagnent et ont des taux d’inflation dépassant significativement les objectifs fixés autrefois par leurs Banques centrales.
Cette situation contrastée selon les pays peut s’expliquer par les interactions complexes entre la politique fiscale et la politique monétaire. Ces interactions sont à leur tour influencées par la domination que l’une exerce sur l’autre. Une telle idée peut sembler étrange dans un monde où les Banques centrales sont supposées indépendantes. Néanmoins, les économistes américains Thomas Sargent et Neil Wallace ont démontré, dans un article célèbre publié il y a déjà plus de 30 ans, que les politiques fiscale et monétaire sont indissociables l’une de l’autre.
Pour analyser la sortie ultime de la crise, il est donc crucial de savoir laquelle des deux politiques domine l’autre ou, politiquement plus correct, laquelle est celle qui fait le premier mouvement. Si l’accent est mis sur la politique fiscale, un gouvernement peut «ordonner» à la Banque centrale de monétiser une partie de son déficit. En revanche, si l’accent est mis sur la politique monétaire, une Banque centrale peut «contraindre» le gouvernement à pratiquer l’austérité. Toutefois, l’emprise d’une politique sur l’autre n’est jamais absolue. Un gouvernement qui abuse de la monétisation risque d’alimenter une inflation incontrôlée. A l’opposé, une Banque centrale qui impose une austérité excessive peut entraîner une économie en dépression et, du coup – paradoxalement – faire s’envoler le ratio dette/PIB tout en amenant, au bout du compte, le pays à faire défaut.
Les politiques de répression financière et fiscale conduites par les “pouvoirs publics” décident des prix de la plupart des actifs de plus en plus manipulés par Pierre Leconte
Avec la décision du Japon d’accroitre massivement son Quantitative Easing, sans que pour le moment aucune des autres principales banques centrales engagées dans la création permanente de fausse monnaie et/ou les dévaluations compétitives des monnaies qu’elles émettent ne diminue ses propres pratiques de manipulation dans ces matières, le monde est submergé de liquidités artificielles que les “pouvoirs publics” (banques centrales et Etats) en Occident dirigent vers les actifs qui servent le mieux leurs objectifs de répression financière et fiscale (actions et obligations) tout en les retirant de ceux qui ont un potentiel déstabilisateur pour la généralisation de leurs pratiques monopolistiques (métaux précieux et autres actifs réels). Et cela, tout en augmentant massivement la pression fiscale sur les particuliers et les entreprises dont les patrimoines s’étiolent.
Ce qui à terme ne peut qu’accroitre l’euthanasie de l’épargne d’autant que les taux d’intérêt à court terme restent négatifs par rapport à l’inflation sous-jacente, ce qui signifie que la valeur réelle de la monnaie s’écroule et donc provoque l’évaporation du pouvoir d’achat des consommateurs en même temps que les investisseurs sont conduits à cesser de financer les économies réelles en l’absence de débouchés productifs. Dans de telles conditions, il n’y a que les Etats qui parviennent à assurer la couverture de leurs dettes publiques au moindre coût du fait des achats d’obligations pratiqués par les banques centrales et les grandes banques “too big to fail” qui accumulent des profits nominaux du fait de leurs pratiques de spéculation financière sur certains marchés d’actions manipulés à outrance pour assurer leur surévaluation. Le risque de crise monétaire et bancaire systémique est ainsi reporté dans le temps mais le revers de la médaille c’est que l’affaiblissement de la croissance économique se poursuit irrémédiablement. Avec son cortège de chômage de masse et de paupérisation des peuples, ce qui accroît le risque d’explosion sociale et politique dans de nombreux pays. Sans oublier: 1/ la perte de liberté pour les agents économiques que constituent les politiques de répression financière et fiscale qui mènent au BIG BROTHER de nature dictatoriale via la planification centrale monétaire et 2/ la corruption des dirigeants gouvernementaux et des grandes banques “too big to fail” qui peuvent en toute opacité tirer secrètement avantage de leurs relations mutuelles.
Comme nous le pressentions depuis quelques temps, les prix des métaux précieux ont été cassés par l’instauration sciemment préméditée par les “pouvoirs publics” occidentaux d’un DOUBLE marché des métaux PAPIERS dont le volume est quasi illimité (manipulés par les banques centrales occidentales et les bullion banks qui agissent pour le compte desdites banques centrales en les vendant à terme) et des métaux PHYSIQUES en quantité nécessairement limitée (qui continuent d’être achetés par certains investisseurs et les banques centrales des pays émergents) mais ne peuvent pas résister à la pression baissière des métaux papiers balayant tout sur son passage.Il ne faut donc pas lutter contre une mécanique implacable qui ne s’épuisera probablement que quand les prix des métaux seront tombés plus bas que leurs coûts de production.
"Homo Homini Lupus" : Parce que Hobbes est un killer et Rousseau un doux rèveur….
Nouveau blog , nouvelle année, nouveau cycle ,nouvelle action…croix de bois, croix de fer, si nous mentons, nous allons en enfer…le regard est hagard mais l’écriture aussi…courte et acérée et souvent trop alambiquée, pressée par le temps, empressée d’embrasser l’actualité économique et financière…orthographe approximative….pensée sms pour une mise en lumière, un simple coup de projecteur sur un théâtre d’ombres financières témoins de nos passions et de nos désirs les plus obscurs…magnéto Serge et bienvenue donc à bord du radeau médusé: Capitaine "Devil"Virtual Lupus est à la barre du 1er site garanti 100% porno financier…parce qu’ici si on ne vous cache rien, on ne vous dit parfois, pas grand chose non plus….enfin en apparence….seulement en apparence…
le blog a lupus…un regard hagard sur l’écocomics et ses finances….
« Depuis que le Président Nixon a rompu le lien final entre le dollar et l’or, aucune monnaie majeure pour la première fois dans l’histoire n’a de connexion avec une commodity ». Milton Friedman, 1991.
« Il n’y a pas de moyen plus subtil et plus sûr de détruire les bases de la société que de débaucher la monnaie ». John Maynard Keynes,1920.
« Le papier monnaie sans ancrage s’est régulièrement avéré une malédiction pour le pays qui l’a employé ». Irving Fisher, 1921.
« Il y a de bonnes raisons de croire que la nature de la monnaie n’est pas vraiment comprise ». John Law, 1720.
« Nous pensons que si vous sapez les bases de la monnaie, vous sapez aussi les bases de l’économie. La difficulté est de définir quelle est la part de la structure de liquidités qui correspond à de la vraie monnaie » ; « la monnaie, je ne sais plus très bien ce que c’est ». Alan Greenspan, 2000.
« La liquidité, l’abondance monétaire, c’est quand on croit que l’on va vendre plus cher que l’on a acheté ». D. Kohn, 2003.
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Le titre de ce blogue, “La vitre cassée”, n’a pas été choisi au hasard. Il fait référence au Sophisme de la vitre cassée exposé par Frédéric Bastiat dans son célèbre essai publié en 1850: Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas.
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RT @PhrasePolitique: « La seule chose que le socialisme ait jamais faite pour les pauvres est de leur donner beaucoup de compagnie. » L.W R… 2 hours ago
@CahiPaccio @b11alpina77 les mutuelles ne s'y trompent pas qui font exploser les cotisations après 45 ans....et plus après 50 si affinités! 10 hours ago
@CahiPaccio @b11alpina77 moi pas vu le nbre de cancers, diabet, maladie cardio, maladie pro, avc, et tout le toutim après 45 ans... 10 hours ago
"Le sexe, la drogue et le rock and roll sont au jeune fou ce que les textes, le grog et les patates chaudes sont au vieux Sage"
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"Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort… Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche"
"Ce qui ne peut perdurer finira forcément par cesser"
"Celui qui a péché par la Dette doit périr dans la Dèche"
« L’Ultraliberalisme et le Néokeynésianisme sont les deux faces d’une même pièce : Une sorte d’immense farce tragico-comique »
BRUNO BERTEZ
"Le Pouvoir et les richesses, à l'échelle de l'histoire passent toujours de ceux qui y ont titre à ceux qui y ont droit et le droit c'est le droit du plus fort"
« La valeur de l'or n'est pas liée a la tradition c'est plus fondamental que cela
L'or fait partie des archétypes qui constituent l'esprit humain au sens de Carl Jung et des alchimistes L'or est un symbole et c'est pour cela qu il est éternel
L'éternité du métal ne réside pas dans sa matière mais dans son caractère symbolique ancré dans l'âme humaine il est éternel et universel dans l'esprit humain
Mais pour comprendre cela il faudrait que Bernanke ait une culture !
L'or , le soleil, l'arbre , l'eau etc sont non pas des réalités concrètes mais des réalites symboliques qui peuplent et constituent le fond de la psyché partout et de tous les temps ! »
« Bernanke et Geithner veulent ce qu’ils appellent « un dollar fort ». Mais dans leur pensée et dans leur conception, un dollar fort ce n’est pas comme on le croit un dollar cher. C’est un dollar qui impose sa loi, c’est un dollar que l’on force à accepter, un dollar que l’on continue de stocker. Bref, un dollar qui, négativement, faute d’alternative et à la faveur de la puissance militaire, continue de bénéficier de son rôle de monnaie impériale, de safe-haven. Ils veulent un dollar à la fois faible en prix mais en même temps roi ».
”Les gens, y compris les économistes ont du mal à considérer et à comprendre que les états souverains sont des agents économiques comme les autres; soumis aux mêmes lois de la valeur , de la rareté et de la comptabilité; simplement ils sont plus gros que les autres et se sont octroyé le droit de tricher”
“Dans les temps anciens, les Banquiers prêtaient aux Rois, aux Souverains. Incapables de se modérer, les Souverains se su rendettaient et se mettaient en situation de défaut de paiement. C’est alors que les Banquiers faisaient pression sur le Roi, lui dictait sa politique fiscale. Placés sous tutelle, les Souverains pressuraient le peuple pour honorer les créances des Banquiers. Les Banques Centrales ont été créées pour aider les Banquiers à faire le plein de leur créances en ajoutant à l’impôt visible , l’inflation tax invisible. Quand la Banque Centrale octroie de l’argent à un Banquier, elle dilue l’argent qui se trouve dans les mains des citoyens. L’histoire de la Great Experiment de John Law, n’est rien d’autres que celle là, poussée à sa plus extrême limite, c’est le modèle de la Great experiment de Greenspan, puis Bernanke; la bulle de la Compagnie du Mississipi est l’ancêtre de toutes les bulles car elle a été soufflée volontairement, cyniquement ».
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L’Edito du Dimanche 19 Mai 2013: Notre scénario, survol et articulation avec ce que l’on voit Par Bruno Bertez
L’Edito du Dimanche 19 Mai 2013: Notre scénario, survol et articulation avec ce que l’on voit Par Bruno Bertez
Vous savez aussi, si vous ne l’avez pas oublié, que nous sommes acheteurs d’actions depuis février 2009 et que nous le restons.
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Si vous nous lisez attentivement, vous avez également remarqué que nous avons, de moins en moins, donné des opinions de trading, à la hausse ou à la baisse. Vous savez que nous considérons qu’il faut être naïf pour se séparer de ses obligations et fonds d’Etat maintenant et pour croire à l’imbécilité de la Grande Rotation tout en affirmant que les porteurs de titres à revenu fixe seront en grande partie ruinés.
Vous savez, car nous le répétons, que le marché financier est le Grand Piège, le lieu de destruction de l’excédent de capital qui asphyxie le Système. Nous soutenons que les mouvements boursiers, la volatilité, sont à votre détriment et qu’ils n’ont qu’une fonction, faire passer votre argent de votre poche dans celles des banques et des gouvernements. Les marchés, affirmons-nous, sont un pré sur lequel on vous tond, vous les sheoples, dans le cadre de la Grande Répression Financière en cours.
Il est temps, nous semble-t-il, de tenter de réconcilier tout cela et de monter la cohérence profonde du scénario sous-jacent, cohérence malgré les apparentes contradictions.
Il nous faut d’abord faire la liaison avec ce que l’on voit, non seulement la hausse des marchés, mais également avec ce que l’on entend, à savoir les argumentaires des haussiers, des bulls.
Pour cette raison, nous vous livrons le scénario dominant.
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19/05/2013 Publié par The Wolf | Argentine, Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Etats-Unis, Formation a la gestion de portefeuille, Gold et Métaux Précieux, Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Japon, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | Bruno Bertez, David Stockman | 4 Commentaires