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A Chaud du Samedi 11 Mai 2013 : Avertissement, Atlantico

A Chaud du Samedi 11 Mai 2013 : Avertissement, Atlantico

Atlantico , site ami publie une de nos analyse sur la situation Australienne: 

http://www.atlantico.fr/decryptage/australie-baisse-taux-directeur-au-plus-bas-historique-pourquoi-elle-pourrait-bien-etre-premier-pays-anglosaxon-connaitre-scenar-720811.html

Nous tenons à préciser qu’Atlantico publie les textes sans retouche, mais se conserve le droit de les titrer à sa convenance. Cette pratique est courante dans la presse. Dans le passé on précisait les titres et intertitres sont ceux de la rédaction et non ceux de l’auteur. Dans beaucoup de journaux les titres et intertitres sont faits par le secrétariat de rédaction. 

Le titre concerné qui fait comparaison avec la Grèce ne tient pas compte du fait que l’Australie peut imprimer sa propre monnaie . Elle ne peut faire faillite au sens d’un pays lié par l’euro. En revanche elle peut avoir à ravaler les dettes extérieures de son système. Tout comme la Grande Bretagne.

11/05/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Atlantico, Australie, Changes et Devises, Droit, propriété, propriété intellectuelle | | Poster un commentaire

Douce France: “Mur des cons” ou “Cons du mur” : cette vanité qui consiste à considérer que la Justice pourrait se satisfaire d’un simulacre d’impartialité

 Douce France: “Mur des cons” ou “Cons du mur” : cette vanité qui consiste à considérer que la Justice pourrait se satisfaire d’un simulacre d’impartialité

Philippe Bilger n’est pas amusé par le "mur des cons" du Syndicat de la magistrature. Il s’inquiète des risques que cela représente pour la démocratie et l’égalité face à la Justice. 

C’est celui qui dit qui y est … 

Le "mur des cons" du Syndicat de la magistrature remet en cause l’impartialité de la justice.

Ce matin, LCI me questionne sur le Mur des cons installé dans les locaux du Syndicat de la magistrature (SM), avec photographies d’un certain nombre de personnalités et légendes à l’appui. Décidé immédiatement à écrire un billet sur cette rafraîchissante initiative, j’apprends ensuite, grâce à une amie avocate, que j’y figure. Ce qui évidemment n’est pas de nature à me faire changer d’avis. 

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25/04/2013 Publié par | Atlantico, Douce France, Droit, propriété, propriété intellectuelle, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | | 3 Commentaires

"Lors de la dernière crise, nous avions la Chine comme moteur de la consommation, maintenant nous n’avons plus personne" par Wolf Richter

"Lors de la dernière crise, nous avions la Chine comme moteur de la consommation, maintenant nous n’avons plus personne" par Wolf Richter

Le directeur de l’entreprise Siemens a récemment annoncé son pessimisme quant à l’année 2014 et prévoit 7 000 suppressions d’emplois. Problème : aujourd’hui, le monde est orphelin des locomotives économiques qui autrefois tiraient l’économie mondiale vers le haut en temps de crise.

Il n’y avait aucun nuage à l’horizon. Les indices Dow Jones et S&P 500 affichaient des niveaux records, le DAX allemand se rapprochait sûrement des 8 000 points et le Nikkei japonais était en plein essor. C’est alors qu’un éminent représentant de l’économie réelle a gâché ce ravissant tableau.

"Le monde manque d’une locomotive économique" a déclaré Peter Löscher, PDG de Siemens, un des bijoux de la couronne allemande, qui se décrit elle-même comme "géant mondial de l’électronique et du génie électrique" avec 370 000 employés répartis dans plus de 190 pays, et 78,3 milliards d’euros (101 milliards de dollars) de revenus. Une jauge de l’économie mondiale. L’entreprise a donc rencontré quelques problèmes.

"Je suis arrivé chez Siemens alors que l’entreprise traversait sa plus grande crise" a expliqué Löscher dans une interview au Handelsblatt. En 2007, il devenait le premier directeur à être embauché depuis l’extérieur en 165 ans d’histoire de l’entreprise. Siemens était alors au cœur du plus grand scandale de corruption jamais connu en Allemagne. Ses bureaux avaient été perquisitionnés en 2006. En 2007, Siemens a été condamné à une amende par la Commission européenne lui reprochant de faire partie d’une entente de plusieurs fournisseurs internationaux pratiquant le truquage d’offres et la fixation des prix. Deux anciens dirigeants ont été condamnés par un tribunal allemand suite à des accusations de corruption. D’autres condamnations ont suivi. À la fin de l’année 2008, le coût des amendes approchait 3 milliards d’euros.

Löscher a menée l’entreprise hors de cette mauvaise passe et a investi dans des technologies vertes politiquement correctes pour redorer son blason. Cela a payé, et il a été perçu comme une sorte de héros. Mais Siemens est maintenant sous pression. La société a manqué son objectif de bénéfices pour l’exercice 2012 de plus d’un milliards d’euros. Les revenus ont augmenté d’environ 7%, mais les dépenses ont bondi, et les profits nets ont chuté de 26% pour atteindre 4,5 milliards d’euros. Et c’était le bon temps.

Löscher souhaite économiser 6 milliards d’euros. L’entreprise pourrait supprimer 7 000 emplois en Allemagne. "Programme Siemens 2014", l’a-t-on ingénieusement baptisé. Son principal concurrent General Electric a aussi annoncé un programme de diète. "En ces temps économiques difficiles, il faut agir sur la productivité", a justifié Löscher.

Des temps économiquement difficiles ? Pas du point de vue des bourses aux Etats-Unis, en Allemagne et au Japon qui planent à leur manière omnisciente. Et cette locomotive américaine ? Ne roule-t-elle pas à pleine allure, si l’on s’en tient à l’état des indices Dow Jones et S&P 500 ? Non. "Au mieux, elle titube", affirme Löscher.

"Au mieux" ! Il en sait quelque chose. Siemens USA emploie 60 000 personnes réparties dans tous les États. Mais cette locomotive américaine dont le monde est devenu si dépendant est cassée. Alors il est passé à l’autre locomotive.

"Pendant la dernière crise, nous avions la Chine", a rappelé Löscher avec nostalgie, "et la plupart des autres pays émergents avaient aussi des taux de croissance élevés". Mais les espoirs se sont éteints. "A court terme, on ne doit pas s’attendre à un stimulus de la part de la Chine" a-t-il noté. Il n’y aura donc personne pour tirer le monde vers le haut lors de la prochaine crise.

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16/04/2013 Publié par | Allemagne, Atlantico, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Mondialisation | | Un commentaire

Entretien Bruno Bertez/Atlantico sur ces sujets incontournables que l’affaire Cahuzac a pourtant réussi à jeter dans l’ombre

Entretien Bruno Bertez/Atlantico sur ces  sujets incontournables que l’affaire Cahuzac a pourtant réussi à jeter dans l’ombre

1) Le revirement spectaculaire de politique monétaire du Japon entre dans sa phase 2 

Atlantico: Et si la vraie info de la semaine sur Pierre Moscovici était sa rencontre avec le secrétaire d’État américain au Trésor, Jacob Lew ? Les deux hommes ont notamment évoqué la stratégie de la banque centrale du Japon qui consiste en une création monétaire colossale.

Bruno Bertez : La stratégie de la banque centrale du Japon doit être interprétée comme une stratégie conjointe des Etats-Unis et du Japon. Pour des raisons géopolitiques, les États-Unis s’inquiètent de l’affaiblissement japonais alors que les tensions régionales s’avivent et que les nationalismes s’exacerbent. Le renforcement de l’allié japonais passe par un affaiblissement du yen et une création monétaire colossale. C’est ce qui est tenté présentement. Cela va se faire sur le dos de l’Europe, de la Chine, de la Corée du sud, etc. Les risques de  déstabilisation internationale sont très importants.

2) Le creusement du déficit du budget de l’État français

 Le déficit du budget de l’État français continue de se creuser à 27,1 milliards d’euros à fin février. Par comparaison, il s’établissait à 24,2 milliards sur les deux premiers mois de 2012.

Bruno Bertez : Le creusement du déficit de l’État était prévisible même s’il n’a pas été prévu. La politique engagée produit à la fois du chômage et du déficit. Les gouvernants croient aux effets positifs du keynésianisme. Lorsqu’ils augmentent les dépenses et les dettes. Mais ils n’ont pas une intelligence suffisante pour penser que lorsqu’on fait une réduction de la stimulation keynésienne, l’activité ralentit, les recettes faiblissent et les ratios de déficits augmentent. Ce qui est étonnant, c’est que cela puisse étonner qui que ce soit.

 La réalité est qu’il faut faire semblant de l’ignorer afin de poursuivre, comme si de rien n’était, des politiques de Gribouille. Par ailleurs, le choix qui a été fait dans un premier temps d’augmenter les recettes sans toucher aux dépenses est un choix tout à fait inadapté à la situation présente. La baisse des dépenses, si elle avait été pratiquée, aurait eu un effet plus direct sur la réduction du déficit. En même temps, en réduisant les frais généraux de la Nation, elle aurait été porteuse d’avenir par le biais de l’amélioration de la compétitivité. 

Il ne faut cependant pas faire une montagne de l’accroissement du déficit car cela ne se traduit pas par un renchérissement du coût des emprunts français. Les emprunts français restent corrélés aux emprunts des pays du nord, la corrélation n’a pas basculé vers les pays du sud.

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14/04/2013 Publié par | Allemagne, Atlantico, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Douce France, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Idées Courtes, Idées Fausses, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie | | 2 Commentaires

Armes de création (monétaire) massive : les torrents d’injections de liquidités des banques centrales profitent-elles avant tout aux riches ? La réponse de Bruno Bertez, Entretien Atlantico

Armes de création (monétaire) massive : les torrents d’injections de liquidités des banques centrales profitent-elles avant tout aux riches ? La réponse de Bruno Bertez, Entretien Atlantico

A en croire Marc Faber, analyste financier, l’argent injecté dans l’économie resterait essentiellement dans le secteur des services financiers et profiterait avant tout aux plus aisés.

« Le problème, c’est que 92% de la richesse financière est détenue par 5% de la population », poursuit-il. La majorité des gens ne possède pas un gros portefeuille d’actions, et ils ne bénéficient pas de la hausse des marchés boursiers. Ils sont frappés par la hausse du coût de la vie et nous savons tous que les revenus réels médians des ménages n’ont fait que baisser sur les dernières années ». Marc Faber

Atlantico : Dans une interview accordée à Bloomberg, Marc Faber, analyste et investisseur, estimait que les liquidités injectées par les politiques monétaires expansionnistes "ne circul[aient] pas uniformément dans le système économique. Elles restent essentiellement dans le secteur des services financiers et ce sont en particulier les plus aisés et non les ouvriers qui ont accès à ces fonds". La création monétaire et les injections de liquidités profitent-elles avant tout aux riches ? 

Bruno Bertez : Malgré tout le respect que nous devons à Marc Faber, il enfonce un peu les portes ouvertes. Depuis la menace de faillite de LTCM en 1998, la doctrine des autorités monétaires se résume à ceci : toute crise peut être résolue par l’effondrement des taux d’intérêt et la création de liquidités. C’est ce que l’on a fait pour LTCM et cela a provoqué la crise de surévaluation du Nasdaq. Quand la crise des télécommunications a éclaté, le remède a été employé une nouvelle fois. On a effondré les taux d’intérêt et noyé les économies sous les liquidités. Cela a provoqué l’emballement immobilier, la bulle hypothécaire et cela a débouché sur l’insolvabilité connue sous le nom de crise des subprimes. Quand la crise des subprimes est arrivée en 2008, comme on pouvait s’y attendre, c’est toujours le même traitement qui a été appliqué, taux d’intérêt zéro, création de liquidités sous toutes les formes possibles et imaginables. 

Comme vous le devinez, cet argent bon marché provoque de nouvelles distorsions et gonfle de nouvelles bulles : bulle des fonds d’Etat, bulle des emprunts de toutes sortes, y compris des emprunts à risque, bulle de tous les actifs financiers et, plus récemment aux Etats-Unis, regonflement d’une bulle des prix du logement. 

La doctrine des autorités monétaires est bien établie : on ne s’oppose pas aux excès, on tente de nettoyer après les dégâts, lorsqu’ils se produisent. L’argent qui est créé par les Banques centrales, distribué quasi gratuitement, trouve d’abord le chemin des banques, puis celui du shadow banking system, puis celui de la grande communauté spéculative mondiale, les hedge funds, puis il se déverse sur les marchés. On comprend aisément que les bénéficiaires de cette manne sont, par définition et par construction, les personnes qui sont les plus proches à la fois du pouvoir politique et de la finance. Grâce à cet argent quasi gratuit, toute une classe de personnes peut acheter des actifs, spéculer, faire monter le prix des véhicules d’investissement. Par définition, ce sont les très riches, voire les ultra-riches, qui peuvent bénéficier de cette mécanique. Il faut être riche, solvable, près du pouvoir financier et du pouvoir politique, pour avoir la possibilité d’emprunter des montants importants. 

La mécanique normale de transmission des politiques monétaires reste bloquée. Les banques ont pour objectif de réduire leur exposition, de limiter la taille de leurs bilans afin d’économiser leurs fonds propres ou afin de se mettre en conformité avec les ratios de Bâle. La mécanique traditionnelle de transmission permettait la croissance des prêts aux particuliers, c’est cette mécanique qui reste grippée. Les seules transmissions possibles des politiques monétaires sont le financement bon marché des dépenses publiques, la spéculation sur les marchés d’actifs avec son fameux corollaire, l’effet de richesse. 

Toute la politique est conçue pour bénéficier au secteur financier. Afin que ceci soit acceptable socialement, on prétend que l’effet de richesse qui en résulte est favorable à la croissance et permet par conséquent de limiter le chômage. C’est un mensonge. Un dollar d’effet de richesse ne se traduit que par 0,02 dollar de demande. Chiffres fournis par les services de recherches économiques de la Fed elle-même. 

On aurait pu imaginer en 2008 une politique monétaire différente avec des canaux de transmission différents afin de réduire le surendettement des acheteurs de logements et ainsi désendetter le consommateur américain. Cela n’a pas été fait.

Atlantico: Quels sont les effets de cette mauvaise circulation de la politique monétaire ? Favorise-t-elle la création de bulle sur les produits financiers au lieu de se traduire par une inflation dans l’économie réelle ? Cela signifie-t-il que les injections massives de liquidités menées depuis 2010 n’ont pas d’effets sur l’économie réelle ? 

Bruno Bertez: Les effets de cette politique monétaire dissymétrique sont multiples, mais nous ne ferons que les évoquer. 

D’abord, fabrication en séries de bulles d’actifs. On va de surévaluation en surévaluation, ce qui débouche sur des crises périodiques et de nouvelles phases de créations monétaires et taux zéro. C’est un cercle sans fin. Pour sortir des crises, on inflate le prix de telle ou telle catégorie d’actifs. Il vient un moment où la surévaluation devient évidente, tout le monde se rue vers la sortie. Le système se bloque. On injecte des liquidités et tout repart pour un nouveau tour de manège. La finance déconnectée de l’économie est comme un cercle qui serait devenu vicieux. Plus on le caresse, plus il devient vicieux. 

Ensuite, le système est devenu fragile et instable. Il faut imaginer les capitaux un peu comme les passagers d’un paquebot. La communauté spéculative mondiale est moutonnière, elle recherche les mêmes actifs au même moment. Elle se place sur le même côté du bateau et le fait chavirer. Fragilité et instabilité sont les deux conséquences évidentes de ces injections massives de liquidités. 

Enfin, les injections massives de liquidités à taux quasi nul faussent l’ensemble des mécanismes économiques de ce que l’on appelle l’allocation du capital. Allouer le capital, c’est le diriger là où il doit aller, là où il est le plus utile et le plus rentable dans une optique de long terme, le tout dans la stabilité. Il est évident qu’à partir du moment où c’est la communauté spéculative mondiale qui joue aux dés, l’allocation du capital ne peut être que délirante : recherche de profits à court terme, faciles. Le long terme est systématiquement négligé. Tous les calculs économiques sont faussés. 

Il faut dire un mot des conséquences sociales, bien que l’on en parle très peu. Les politiques monétaires expansionnistes, l’argent facile en quelque sorte, profite aux ultra-riches. C’est la raison fondamentale de l’accroissement des inégalités constatée au cours des vingt dernières années. Le patrimoine des ultra-riches fait boule de neige. Pour rentabiliser les actifs financiers, il faut pressurer le facteur travail, augmenter la productivité, peser sur les salaires. L’écart ne cesse de s’aggraver. 

Atlantico: Comment remédier à ce déséquilibre pour que la politique monétaire profite à l’économie réelle, les entreprises, l’emploi et la croissance et non au seul secteur financier ? 

Il n’y a aucun moyen de remédier à ces déséquilibres. Quand le vin est tiré, il faut le boire. On a choisi d’aller dans la voie de la création monétaire, des injections de liquidités et de l’argent gratuit, le système est "accro". Si on rompait la chaîne du bonheur, la pyramide financière globale s’effondrerait dans un premier temps sous l’effet d’une crise de liquidités, dans un second temps, sous l’effet complémentaire d’une crise de solvabilité. Liquidités et solvabilité sont en fait deux phénomènes inséparables. 

Théoriquement, on peut imaginer que d’autres utilisations des politiques monétaires sont possibles. C’est le point de vue défendu par l’Allemand Axel Weber, ancien patron de la Bundesbank. Il soutient que l’on a intérêt à nettoyer, à détruire, tout ce qui est pourri dans le système plutôt que de continuer à le pourrir en profondeur. Il soutient que ce que l’on fait maintenant est au détriment des générations futures. Il a encore défendu cette thèse la semaine dernière à la London School of Economics devant son opposant américain Lawrence Summers. Pour notre part, nous ne croyons plus à cette possibilité du retour en arrière. La communauté mondiale a brûlé ses vaisseaux. 

http://www.atlantico.fr/decryptage/armes-creation-monetaire-massive-torrents-injections-liquidites-banques-centrales-profitent-elles-avant-tout-aux-riches-bruno-be-687388.html#81UodS68c7UYUO27.99

04/04/2013 Publié par | Atlantico, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Emploi, formation, qualification, salaire, Hedge Funds, Private Equity..., l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme | | 3 Commentaires

Bulle immobilière acte II : les Américains n’ont-ils rien compris à la crise de 2008 ? par Wolf Richter

Bulle immobilière acte II : les Américains n’ont-ils rien compris à la crise de 2008 ? par Wolf Richter

Les investisseurs américains rachètent en masse les maisons vidées de leurs occupants expulsés pour les mettre sur le marché de la location. Les valeurs immobilières grimpent ainsi en flèche tandis que les loyers diminuent…

On prend les mêmes…

Cet article a préalablement été publié sur le blog de Testosterone Pit.

Nous le voyons bien depuis plusieurs années : les saisies-ventes – il y en a eu plus de 5 millions depuis le pic de la bulle immobilière – sont devenues les terrains de chasse privilégiés des investisseurs qui poursuivent ainsi deux buts : s’accrocher à ces maisons jusqu’à ce que les injections massives d’argent de la Fed fasse grimper leur valeur ; et amortir les frais liés à la possession de ces maisons en les louant. Troisième objectif : collecter les frais de gestion. Des milliers de petits investisseurs ont accumulé de l’argent grâce à ce petit jeu. Tout comme les gros investisseurs.

Selon Bloomberg, Blackstone Group LP, la plus grande entreprise de capital d’investissement (Private Equity), a tiré 3,5 milliards de dollars du marché immobilier en engloutissant plus de 20 000 maisons vacantes ou saisies. Blackstone Group LP, toujours lui, vient de se voir octroyé par Deutsche Bank une nouvel ligne de  crédit à hauteur de 2,1 milliards pour continuer de faire la même chose. Colony Capital LLC vient de son côté de lever 2,2 milliards de dollars pour travailler dans le même sens que Blackstone Group LP.

L’année dernière, les investisseurs institutionnels représentaient 19% de toutes les ventes à Las Vegas, 21% à Charlotte, 23% à Phoenix, et 30% à Miami. Cela a un impact. Selon le dernier rapport de Case-Shiller – une moyenne mobile pour les mois d’octobre, novembre et décembre – les valeurs immobilières ont grimpé de 9,9% à Atlanta, un bond encore plus important que pendant le pic de la crise de la bulle immobilière. Les chiffres ont bondi de 12,9% à Las Vegas et de 23% à Phoenix. Là, ça commence à chauffer. En février, les prix demandés ont grimpé de 14% à Atlanta, de 18% à Las Vegas et de 25% à Phoenix par rapport à l’année précédente. D’un autre point de vue : en janvier, le prix médian d’un pavillon familial à Phoenix a grimpé en flèche de 35%.

"Nous avons constaté que les prix évoluaient plus vite que ce à quoi les gens s’attendaient", a expliqué à Bloomberg Devin Peterson, un associé de Blackstone Immobilier. Malgré cela, ils "trouvent tout de même des occasions d’acheter". Ils ne seront peut-être pas capables de les louer très rapidement, mais ils préfèrent ne pas "manquer les quelques points d’appréciation du prix des maisons." La course a l’achat a commencé. Et la prochaine bulle immobilière est en train de gonfler.

Et c’est très bien. L’argent – que la Fed distribue à ses copains au rythme effréné de 85 millions de dollars par mois – a comme par magie trouvé des endroits pour en faire monter la valeur mobilière. Les transactions ont lieu, les papiers sont signés et les maisons changent de mains à mesure que les banques mettent le grappin dessus. Et les frais et les commissions changent de mains aussi. Cela fait grimper le PIB, et c’est ce que tout le monde veut.

Parvenir à louer ces maisons est une autre paire de manches. Le marché de l’immobilier est à somme nulle : lorsque vous emménagez dans un nouvel endroit, vous quittez dans le même temps votre ancien logement. Ainsi, ce dernier devient disponible. Et quelqu’un d’autre vient y habiter. Mieux : ces maisons saisies ont été retirées de la liste d’inventaire de la vente. Et elles ont été transférées sur la liste "à louer", où elles ne dérangent personne. A l’exception des propriétaires. Colony Capital, par exemple, a un taux d’occupation de 53% de ses 7 000 maisons.

D’un coup, le marché des pavillons familiaux en location s’est transformé en une "affaire de coude à coude". La pression sur les loyers est énorme. Année après année, les loyers n’ont augmenté que de 0,5% à Atlanta et ont diminué de 1,7% à Las Vegas. A Phoenix, le loyer médian par pied carré (environ 0,09 m²) a augmenté de 3% par rapport à l’année précédente en février 2011 et de 1,5% en février 2012. Mais en février 2013, il a baisé de 3%.

Une tendance confirmée à d’autres endroits. Sur la côte ouest de Phoenix, où les investisseurs ont concentré leurs achats, les loyers ont chuté de 100 dollars en moyenne l’année dernière (c’est-à-dire de 10% !) selon James Breitenstein, PDG de Landsmith qui s’est débarrassé de toutes ses propriétés à Phoenix.

Le moment ne pouvait pas être moins bien choisi. Le taux d’occupation des maisons est déjà bas – 53% pour Colony Capital. Mais les investisseurs achètent de plus en plus de propriétés et inondent le marché de la location avec. Pile au moment où le flux de personnes qui se sont faits expulser de chez eux s’amenuise. Avecla hausse des coûts et des revenus en baisse, la partie locative du modèle d’affaires s’effondre.

Alors que l’argentde la Fed essaie de trouverun endroit où aller, les prix risquent d’augmenter. La seule raison qui reste pour acheter serait un espoir singulier : une hausse des prix économiquementnon viable. La définition même d’un bulle économique. A un certain moment, à force de ne pas pouvoir se faire de l’argent sur les locations, les investisseurs vont tenter de se renflouer. Ensuite, le processus d’une bulle immobilière inspirée par la Fed recommencera.

En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/bulle-immobiliere-acte-ii-americains-ont-rien-compris-crise-2008-wolf-richter-677656.html#5FcpaVAA8RVzk5Fy.99

25/03/2013 Publié par | Atlantico, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Hedge Funds, Private Equity..., Immobilier, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vices du Capitalisme, Mon Banquier est Central, Monétarisme | | Un commentaire

Douce France/ L’euro fort est-il la seule cause de tous nos problèmes ? Entretien Atlantico- Bruno Bertez

Douce France/ L’euro fort est-il la seule cause de tous nos problèmes ? Entretien Atlantico- Bruno Bertez

Atlantico : François Hollande a déclaré mardi devant le Parlement européen que "une zone monétaire doit avoir une politique de change, sinon elle se voit imposer une parité qui ne correspond pas à l’état réel de son économie" et que la monnaie unique "ne peut fluctuer selon les humeurs du marché". Le gouvernement français s’est à plusieurs reprises alarmé du niveau de l’euro et des conséquences d’un euro trop fort sur l’économie française. L’euro est-il vraiment notre plus gros handicap aujourd’hui ?

Bruno Bertez : La France, au fil des ans, a perdu beaucoup de compétitivité. Elle tente timidement, d’enrayer la dégringolade de cette compétitivité  L’action se concentre sur la baisse des charges d’un côté et une politique de relative austérité de l’autre. Pour parler clairement, il s’agit d’une action que l’on peut qualifier de modérément déflationniste. Le fait que cette action, pour des raisons politiques soit insuffisante doit être souligné, mais ce n’est pas notre propos. Notre propos est que pour être cohérente, éviter la récession et une montée du chômage en France, cette action doit être complétée par une dévaluation, une baisse du change. Dans les temps anciens, face à ce problème, on annonçait une dévaluation et on la complétait par des mesures dites d’accompagnement, qui sont précisément des mesures d’austérité. L’ensemble était cohérent : d’un cote on pèse sur la demande interne, de l’autre on bénéficie d’un surcroît de demande externe grâce à la devise moins chère  Avec la monnaie commune arrimée à une sorte de Deutsche Mark en filigrane, il est évident que non seulement il n’est pas possible de dévaluer, mais en plus, le change est trop élevé. 

Toutes proportions gardées, la France se trouve dans la position de Pierre Laval en 1935 quand il a imposé une baisse des prix et salaires et a refusé de dévaluer malgré les conseils de Jacques Rueff. 

Au niveau où il se trouve aujourd’hui, quelles conséquences réelles l’euro peut-il avoir sur l’économie française ? Quels secteurs en profitent, quels sont ceux qui en sont pénalisés ?

Bruno Bertez : Il faut préciser que ma réponse ci-dessus est une réponse de pure logique. Si on pèse sur la demande interne et que l’on veut éviter la montée du chômage en France, il faut élargir les débouchés externes et dans le court terme, cela n’est possible que par la dévaluation. Il est évident que toute politique ne se juge qu’en regard des objectifs qu’elle se fixe et des choix et sacrifices qu’elle accepte en contrepartie. On ne peut restructurer une économie, la rendre compétitive sans douleur, or le gouvernement, fidèle en cela à son idéologie voudrait accomplir ce miracle d’une reconquête de l’efficacité sans effort et sans douleur, c’est ce qui explique son rêve, sa demande, son trépignement d’enfant gâté auprès des Allemands : aidez nous, favorisez une baisse du change  européen. 

La dévaluation telle que nous la comprenons et telle que les allemands la comprennent vise à faire l’économie de l’effort et de la douleur . Les socialistes marchent sur la tête, ils croient que la solution aux problèmes de compétitivité, c’est la baisse du change, tout comme ils croient que la solution au problème de la croissance, c’est l’augmentation de dettes ! La réalité économique est que les avantages procurés par les baisses du change sont temporaires, éphémères et qu’en revanche les dégâts faits par une politique laxiste, inflationniste, dévaluationniste durent très longtemps. Aucun secteur ne bénéficie sur le long terme d’une baisse du change, on ne voit pas en quoi une destruction du pouvoir d’achat de la monnaie pourrait etre positive a qui que ce soit qui marcherait sur les pieds et non sur la tête. Appauvrir les Français n’est une solution à aucun problème, sauf ceux des gens de gauche, cela augmente leur clientèle.  

Avons-nous tant souffert de l’épisode précédent d’euro fort ? En quoi ce nouvel épisode est-il différent ?

Bruno Bertez : La France n’a jamais souffert de quoi que ce soit en raison d’un euro fort. Au contraire nous avons bénéficié de l’euro fort … pour faire les imbéciles. Au lieu de saisir la chance historique d’une monnaie incontestée, de taux bas, de l’afflux de capitaux, nous avons consommé, gaspillé, accumulé dettes et déficits improductifs. Quelle gabegie ! Nous avons bénéficié d’un cadeau tombé du ciel, le Mark Allemand et nous l’avons gâché par le laissez aller, la veulerie, la facilité, la surestimation nationale. 

Si, à la faveur des taux bas et de l’afflux des capitaux rendus possibles par un euro fort, nous avions investi, afin de produire des biens internationalement négociables, nous aurions les moyens de rembourser nos dettes, de mettre au travail nos enfants et les moyens de parler haut en Europe au lieu de mendier: Please, donnez-nous un euro faible. La France, en tant que pays du milieu entre les pestiférés du sud et les biens portants du nord continue dans la voie de la facilité en quémandant un affaiblissement du change. La France veut jouir, pas produire. La jouissance crée peu d’emplois. 

Dans quelle mesure l’euro fort peut-il servir de prétexte pour remettre à plus tard les réformes structurelles pourtant indispensables ?

Bruno Bertez : L’euro fort, si tant est qu’un euro à 1,35 contre dollar soit un euro fort, l’euro fort est comme tout dans la vie, ce peut être la meilleure et la pire des choses. Tout dépend de ce que l’on en fait, des objectifs que l’on poursuit, des priorités que l’on se donne. Ce qui compte dans une politique économique, c’est sa cohérence. Lorsque l’on mène des politiques brouillonnes, de type Gribouille alors aucune politique ne donne de résultats, on n’a que les inconvénients sans jamais aucun bénéfice.

 La première chose à faire est définir l’horizon de son action, on ne gère pas de la même façon selon que l’on vise les sondages, les échéances des élections municipales ou la réélection dans 4 ans! Le temps est déterminant. A la faveur d’un euro fort, vous bénéficiez de taux très bas, vous pouvez rouler votre dette, consolider sa maturité, bref, vous pouvez desserrer la contrainte financière, le fameux mur de l’argent. Le tout c’est de savoir ce que vous faites des marges de manoeuvres ainsi crées. Vous pouvez les distribuer pour qu’elles soient consommées. Vous pouvez réduire les prélèvements qui pèsent sur l’effort productif, vous pouvez reprendre en mains tout ce qui dysfonctionne, et Dieu sait s’il y de quoi faire . 

L’euro fort, pour des gouvernants qui ont le sens national et le sens de l’histoire, devrait être une raison d’accélérer les restructurations du système français sous tous ses aspects, tous. C’est une opportunité, un créneau pour l’action. Pleurnicher pour un euro plus faible est une idiotie au plan international dans le climat actuel marqué par la persistance de la crise financière en Europe. Compte-tenu de la situation pourrie dans laquelle se trouvent les Italiens et l’Espagne, on devrait se lever chaque matin et remercier le ciel d’être arrimé aux allemands et prier pour qu’ils ne nous laissent pas tomber. 

Propos recueillis par Olivier Harmant/Atlantico 8 Février 2013 

http://www.atlantico.fr/decryptage/euro-fort-est-seule-cause-tous-nos-problemes-jean-paul-betbeze-marc-touati-bruno-bertez-alexandre-baradez-632306.html?page=0,0

EN BANDE SON:

11/02/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Allemagne, Atlantico, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Douce France, Emploi, formation, qualification, salaire, Espagne, Europe, Idées Courtes, Idées Fausses, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Italie, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Répression Financière, Une info importante qui peut en cacher une autre | | 5 Commentaires

L’immobilier : la prochaine claque qui attend l’économie française par Wolf Richter

L’immobilier : la prochaine claque qui attend l’économie française par Wolf Richter

Selon une étude réalisée par "The Economist", le marché immobilier français est le numéro un mondial pour la surévaluation des prix par rapport au revenu des ménages, et le quatrième plus surévalué par rapport aux loyers. Surévaluation de l’immobilier dans une économie chancelante : bon appétit.

 

Les fondations économiques de la France se fissurent. Le taux de chômage atteint 10,5% et ne cesse de grimper. Le secteur privé s’endort lentement dans un coma profond. Les ventes de voitures ont dégringolé de 13,9% en 2012 par rapport à 2011, qui était pourtant déjà une mauvaise année. Cette baisse des ventes concerne particulièrement les constructeurs français : PSA Peugeot Citroën a baissé de 16,6% et Renault de 19,8%. Et tout le monde de pointer du doigt un coupable.

 France new car registrations 

ET PENDANT CE TEMPS LA

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26/01/2013 Publié par | Atlantico, Douce France, Emploi, formation, qualification, salaire, Immobilier, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Reuters, The Economist | | 10 Commentaires

Entretien Atlantico/ Bruno Bertez: Pourquoi le carnage sur le yen est une bien plus grande menace pour l’économie mondiale que le fiscal cliff américain

Entretien Atlantico/ Bruno Bertez:  Pourquoi le carnage sur le yen est une bien plus grande menace pour l’économie mondiale que le fiscal cliff américain

Déficit commercial, baisse de la production industrielle, remise en cause de l’indépendance de la banque centrale du pays… un effondrement de la monnaie japonaise est-elle à craindre pour l’économie mondiale ? Inquiétude justifiée ?

 

Atlantico : Shinzo Abe, Premier ministre du Japon, pourrait remettre en cause l’indépendance de la Banque du Japon afin d’abaisser le yen pour favoriser les exportations et lutter contre le risque de déflation. En effet, traditionnellement excédentaire, le pays a enregistré son cinquième mois consécutif de déficit commercial. Dans le même temps, la production industrielle a chuté de 1,7% en novembre, un niveau au delà des prévisions. La situation économique du Japon et de sa monnaie est-elle plus préoccupante pour l’économie mondiale que ne l’est le fiscal cliff américain ?

Bruno Bertez: Shinzo Abe a été élu sur un programme de changement de politique économique qui consiste essentiellement à mettre la Banque du Japon sous pression. Il a menacé et menace encore du revenir sur l’indépendance de la Banque centrale et de globaliser les politiques fiscales et monétaires  Il souhaite que les achats de bonds gouvernementaux et autres actifs soient illimités, que la politique de surabondance monétaire soit poussée à son maximum. Il prétend imposer à la Bank of Japan une révision en hausse de son objectif d’inflation à 2% et évoque la possibilité de prendre des mesures pour décourager l’épargne liquide et ainsi la faire se déverser sur le marché des fonds d’Etat. Sur ce marché, les JGB (Japanese Government Bond, les obligations du gouvernement japonnais, ndlr) courts de 1 à 3 ans ne coûtent que 0,1% au gouvernement. Il semble s’orienter comme les Etats-Unis de Bernanke vers une politique quasi autoritaire d’entonnoir afin de forcer ceux qui recherchent du rendement à se diriger vers le marché des actions.

 

 Dans ces conditions, les marchés, comme on pouvait s’y attendre, anticipent. Ils font baisser le yen et monter les actions. Certains qui se souviennent du rally Koizumi vont jusqu’à espérer un Nikkei a 13 000 voire 14 000 et un yen à 90 contre dollar. La Bourse monte sous la conduite des valeurs des sociétés exportatrices.

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30/12/2012 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Asie hors émergents, Atlantico, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Déflation, Financial Times, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Japon, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Reuters, Wall Street Journal in french | | 6 Commentaires

Le coût d’un "traumatisme collectif" : la Grèce au bord de la guerre civile par Wolf Richter

Le coût d’un "traumatisme collectif" : la Grèce au bord de la guerre civile par Wolf Richter

Alors que le taux de chômage ne cesse de grimper en Grèce, la précarité touche de plus en plus de monde, entraînant la colère des jeunes notamment. Mais cette grogne pourrait bientôt gagner le reste de la population, et la société grecque exploser dans la violence.

Greek unemployment rate by age  

"Je me demande ce que peut encore endurer cette société avant qu’elle n’explose", a déclaré Georg Pieper, un psychothérapeute allemand spécialisé dans les troubles de stress post-traumatique qui font suite à des catastrophes, de gros accidents, des actes de violences, la libération d’otage et beaucoup d’autres choses. Mais cette fois, il parlait de la Grèce.

Il a passé plusieurs jours à Athènes à donner des conférences à des psychologues, des psychiatres ou encore des docteurs sur la thérapie des traumatismes – pro bono bien évidemment, n’oublions pas que le pays est en crise. Il était par ailleurs accompagné de Melanie Mühl, journaliste pour le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine. Dans son rapport, elle dénonce la façon dont les “nouveaux consommateurs” en Allemagne ont été nourris par la crise en Grèce.

Il ne s’agissait « pas plus qu’une lointaine menace, quelque part à l’horizon » définie par des termes à peine compréhensibles, tels que renflouement des banques, trous de milliards d’euros, mauvaise gestion, Troïka, ou encore rachat de la dette… "Au lieu de comprendre le contexte mondial, on voit le visage grave d’Angela Merkel qui sort de limousines noires à Berlin, Bruxelles ou ailleurs, en route vers un nouveau sommet au cours duquel de nouvelles décisions concernant le sauvetage de la Grèce et donc de l’Europe doivent être prises".

Mais ce qui se passe vraiment en Grèce n’est jamais évoqué par les médias. Georg Pieper parle de ce phénomène comme d’"un formidable exploit de répression".

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25/12/2012 Publié par | Allemagne, Art de la guerre monétaire et économique, Atlantico, Déflation, Douce France, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | | Poster un commentaire

Entretien Atlantico – Bruno Bertez/Guillaume Bernard/Laurent Pinsolle : De Mélenchon à Berlusconi et de Marine Le Pen à Beppe Grillo : les populismes européens seront-ils les fossoyeurs ou les sauveurs de la démocratie ?

Entretien Atlantico - Bruno Bertez/Guillaume Bernard/Laurent Pinsolle : De Mélenchon à Berlusconi et de Marine Le Pen à Beppe Grillo : les populismes européens seront-ils les fossoyeurs ou les sauveurs de la démocratie ?

A PROPOS  PAR BRUNO BERTEZ

Atlantico n’a évidemment pas tout rapporté. Notre conversation au téléphone comportait beaucoup d’éléments et surtout, elle était plus véhémente.

  • Notre position est la suivante:

   Ce qui se passe est un pur scandale, moral, politique et social.

-La ploutocratie kleptocrate s’est enrichie pendant 30 ans en raison d’une politique économique et financière caractérisée par l’argent facile, bon marché. Elle a pu le faire avec la complicité des classes politiques, sans règles, sans contrôles en utilisant l’endettement, l’effet de levier.

-Elle a plongé le monde dans la faillite bancaire et financière, elle a été sauvée par les gouvernements avec l’argent des contribuables présents et avec l’argent des banques centrales qui ont dilué la monnaie présente et future. Elle n’a donc pas assumé sa faillite.

-Elle a bénéficié du choix qui a été fait, à savoir mettre les taux d’intérêt à zéro, inonder les bourses de liquidités afin de faire gonfler le prix des assets. Les assets, c’est eux qui les détiennent. Ils ont donc enregistré de nouvelles plus values au lieu d’être ruinés par la faillite.

-Ces ploutocrates par construction hors d’atteinte fiscale grâce à la complexité des montages qu’ils peuvent s’offrir, eux seuls étant capable d’en supporter le cout.

-Les politiciens complices qui sont venus au secours de ces classes sociales ont donc fragilisé la situation financière des Etats. Les déficits sont devenus excessifs et par l’intermédiaire des marchés, les banques des ploutocrates  font pression pour que l’on impose l’austérité aux peuples afin de rembourser les usuriers,  c’est à dire eux.

- Ils exigent, sous menace de faire sauter le système, que l’on continue à leur fournir l’argent gratuit, que l’on surtaxe le peuple , que l’on mette les gens au chômage et dans la précarité et que l’on détruise les systèmes de retraites et de protection sociale. Pour parvenir à leurs fins ils insistent pour que tout soit contrôlé, que rien n’échappe à leurs fourches confiscatrices.

-ils gâchent la vie de toute une génération, la prive d’espoir, de promotion, de progression sociale pendant qu’ils continuent de jouir des plaisirs de la vie entre eux, dans les iles et sur les bateaux. Ils montent les gens les uns contre les autres, désignent des boucs émissaires,pour eux .rester à l’abri, à l’écart.

-Ils manigancent dans les coulisses les pertes de souveraineté, les pertes d’identité, le laminage des Etas Nations, pour faire avancer leur agenda d’une monnaie mondiale, laquelle serait émise sous leur seul contrôle et à leur seul profit.

Et qui, au niveau politique s’en indigne?  Seuls les primaires, les populistes le font.

ET qui le système stigmatise -t- il ? Les populistes!

Monti part, Berlusconi revient. Le président du Conseil italien et ancien commissaire européen a annoncé samedi sa démission du gouvernement tandis que Silvio Berlusconi annonçait sa candidature aux législatives de 2013. En pleine crise économique, l’Italie se prépare à des élections anticipées qui pourraient profiter aux populismes.

Atlantico : Le chef du gouvernement italien Mario Monti a annoncé qu’il démissionnerait de son poste après Noël, tandis que l’ancien président du Conseil Silvio Berlusconi a annoncé qu’il serait candidat aux prochaines élections législatives en 2013. Les marchés financiers ont réagi négativement à cette annonce et la situation politique du pays paraît très instable. A tel point que le blogueur Beppe Grillo, considéré comme le "Coluche italien", est crédité d’environ 20% des intentions de vote dans certains sondages. Confrontées à une crise qui bouleverse leurs repères économiques et politiques, les démocraties européennes sont-elles en train de perdre pied et de faire ainsi le jeu des populismes ? 

Laurent Pinsolle : Il est parfaitement normal que les électeurs remettent en question les partis qui les ont menés dans une impasse économique. Cela est démocratiquement très sain, même si cela peut occasionner l’émergence de personnalités jugées farfelues ou radicales. Les grands partis qui ne parviennent pas à sortir le continent européen de la crise dans laquelle il s’enfonce n’ont pas un droit éternel à gouverner. Bien au contraire, je crois que l’émergence de ces nouveaux mouvements, dans les pays les plus durement frappés par la crise (Islande, Grèce, Italie), est un signe de vitalité de nos démocraties.

Le terme de "populisme" est un faux ami dans le débat public, comme l’a bien montré Vincent Coussedière dans son livre L’éloge du populisme. S’il ne désigne que la démagogie et les démagogues, alors il est impropre. En effet, dans ce cas là, mieux vaut qualifier du terme originel – démagogues – les personnalités que l’on désigne du terme populistes. En outre, on peut contester l’application seule de ce terme aux nouveaux mouvements contestataires. Les partis au pouvoir en Europe devraient balayer devant leur porte. C’est le cas de tous les dirigeants européens quand ils ont conçu le second plan grec début 2012, sur des hypothèses totalement irréalistes, imposant un nouveau plan moins d’un an après. Que penser également de Nicolas Sarkozy, qui se pose en grand moralisateur du capitalisme puis ne fait pas grand chose ou au gouvernement actuel qui promet d’agir pour l’usine PSA d’Aulnay avant de laisser tomber tout en laissant son administration acheter des Ford et des Volkswagen ?

Mais il y a une autre interprétation du terme "populisme" qui pose un grave problème démocratique. Une partie des élites utilise ce terme en sous-entendant que la nature profonde du peuple est de répondre à un discours démagogique. Ce faisant, il est difficile de ne pas y voir une remise en cause du principe même de démocratie, qui s’illustre alors dans la volonté de rendre indépendant de l’influence démocratique une part grandissante des pouvoirs politiques (indépendance des banques centrales, Commission Européenne). Assez logiquement, les partis qualifiés de "populistes" sont généralement hostiles à ces transferts de souveraineté. Mais dans ce cas, il s’agit d’une réaction logique des peuples qui ne veulent pas être dépossédés de leur capacité à se gouverner par des technocrates irresponsables.

Bruno Bertez : Les peuples sont les grands absents de l’Europe dans tous les domaines. Il n’y a aucune démocratie dans le fonctionnement des institutions européennes. Par conséquent, il ne faut pas s’étonner si les peuples se réintroduisent dans le jeu politique par le biais du populisme.

Monti est le prototype de pantin de l’establishment. Berlusconi est un modèle dans le genre populiste.Ce n’est pas un hasard s’il triomphe en Italie. Il y a quelque chose de "hot", de chaud, chez les Italiens. Et puis, Berlusconi a des télés, cela lui permet de travailler son image et surtout cela contrecarre, cela fait obstacle à la prégnance des images cool de l’establishment. Mais, l’establishment, tout en jouant perpétuellement la comédie, n’aime pas les personnages de films hauts en couleurs comme Berlusconi. L’establishment est cool, il n’est pas "hot". Il vit dans un monde aseptisé  (en apparence). Il vit dans un monde d’alternances où l’on va du pareil au même, il vit dans le monde froid du mensonge. Il vit dans l’opacité. Berlusconi n’est pas le seul populiste qui réussit en Italie, il y a aussi le nouveau rassemblement spontex de Bepe Grillo. Rassemblement spontex qui monte, qui monte….

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13/12/2012 Publié par | A Chaud!!!!!, A PROPOS, Atlantico, Behaviorisme et Finance Comportementale, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Une info importante qui peut en cacher une autre | | 3 Commentaires

Cette crise s’inscrit-elle dans un "changement de monde" ? Entretien Atlantico avec Bruno Bertez, Guy Sorman et Jean-Paul Betbèze

Cette crise s’inscrit-elle dans un "changement de monde" ? Entretien Atlantico avec Bruno Bertez, Guy Sorman et Jean-Paul Betbèze

Atlantico : Lors de son intervention devant la presse le 13 novembre, François Hollande a déclaré "nous vivons bien plus qu’une crise, un changement de monde." En quoi la crise que traverse les économies occidentales depuis 2008 est différente des précédentes et dépasse le simple cadre des cycles économiques ?  Cette crise s’inscrit-elle dans un "changement de monde" ?

Guy Sorman : Le monde n’arrête pas de changer. Le changement a commencé dans les années 1980 avec le début de ce que l’on appelle aujourd’hui la "mondialisation" qui n’est rien d’autre qu’une économie de marché généralisée à la planète entière. La France ne s’en est pas aperçue à temps et a "raté" son tournant en continuant d’agir comme si le monde était statique. 

Dans ce contexte, la crise qui a débuté en 2008 est quelque peu anecdotique puisque l’économie capitaliste est, par définition, parcourue par  des accidents. Elle s’est d’ailleurs à peu près résorbée partout sauf en Europe. Il s’agit même d’une crise moyenne par rapport aux autres crises que le capitalisme a déjà connu, et d’une crise banale dans la manière dont elle a émergé : une innovation – la création de dérivés financiers – a mal tourné et le risque fut mal géré. La réaction à la crise de 2008, caractérisée par une politique de relance par la dépense publique, a conduit à des déficits importants. A l’heure actuelle, nous ne sommes plus dans la crise de 2008, nous subissons simplement les conséquences de sa mauvaise gestion. 

Jean-Paul Betbèze : Cette crise dépasse largement une simple mauvaise conjoncture due aux cycles économiques. La preuve : on voit bien qu’elle ne peut pas se résoudre par les outils traditionnels de sortie de crise que sont la politique monétaire et budgétaire puisqu’ils ont déjà été utilisés au maximum, les taux d’intérêt sont au plus bas, les déficits budgétaires au plus haut ! Restent les "mesures non-conventionnelles", où les banques centrales financent les Etats, aux Etats-Unis, au Japon, au Royaume-Uni, et financent les banques en zone euro. Partout, les mesures classiques et non classiques sont au maximum et la reprise n’est pas là : preuve qu’il se passe quelque chose de différent, et de plus grave. 

Il ne s’agit pas en effet d’une crise financière ou monétaire, mais d’une crise de surendettement provenant d’une adaptation trop tardive des pays riches à la nouvelle donne mondiale. Nous traversons une crise de production qui a été masquée jusque-là par de la dette. Nous étions en sous-activité et en sous réactivité par rapport à un monde qui s’ouvre et qui change : il devient davantage asiatique et orienté par et sur les outils de communication. C’est ainsi que se manifeste ce changement de monde : révolution commerciale, révolution informationnelle. 

Plus profondément, pour en sortir, la question consiste à déterminer les moyens à mettre en œuvre pour s’adapter à l’arrivée des pays émergents, aux nouvelles technologies et aux nouveaux modes de consommation. Notre organisation sociale est calquée sur un modèle ancien et de parvient pas à s’adapter à ce nouveau cadre mondial. Cette mutation est une nécessité. L’enjeu est donc largement culturel. 

 Bruno Bertez : Les premiers symptômes de la crise sont apparus en 2007, au mois d’août. En fait, la crise s’est nouée en 2006 lorsque les prix de l’immobilier américain ont atteint leur paroxysme. 

  Calculez, cela fait donc au minimum 6 ans que le monde est en crise. Personne n’oserait dire qu’une crise qui dure depuis 6 ans est une simple crise conjoncturelle. D’autant plus que nous sommes, non pas à la veille d’une sortie de crise et d’un abandon des politiques non-conventionnelles, mais au contraire au tout début de leur élargissement et de leur prolongation. 

Les mesures non-conventionnelles sont pratiquées par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Europe, le Japon. Elles durent, leur montant enfle, le terme est sans cesse repoussé pour devenir maintenant indéfini. La masse engagée dans ces mesures non-conventionnelles pulvérise non seulement tout ce que l’on a connu dans le passé, mais aussi tous les repères habituels que constituent par exemple les bilans des Banques Centrales, les produits intérieurs bruts, les budgets des Etats. Tout est à compter par multiples des chiffres auxquels on avait pu être habitués. A la fois la durée et les montants engagés attestent que nous sommes dans une situation exceptionnelle. 

Nous qualifions la crise de générationnelle pour bien marquer que sa durée s’inscrit à l’échelle d’une génération. Une analyse objective de la crise permet de faire ressortir qu’il s’agit d’un combat. D’un côté, il y a des forces qui sont à l’œuvre, qui cherchent à tout prix à prolonger et reproduire le statu quo ancien; de l’autre, il y a des forces qui tentent de faire émerger non pas un monde nouveau, mais un monde différent de celui que l’on a connu au cours des 30 dernières années. Ce que l’on appelle improprement les remèdes à la crise constitue en réalité un ensemble de mesures destinées à prolonger le statu quo et à éviter que les changements nécessaires ne se produisent. 

Les 30 dernières années se caractérisent par la conjonction de 6 éléments importants : 

■des progrès technologiques considérables

■une globalisation de l’activité économique

■des déséquilibres gigantesques entre les blocs de pays consommateurs et les blocs de pays producteurs

■une financiarisation extrême, des taux d’intérêt bas, un recours considérable à l’endettement

■l’accroissement considérable des inégalités au sein des groupes sociaux

■l’instabilité et la fragilité du système avec des crises récurrentes, rapprochées, et de plus en plus coûteuses. 

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18/11/2012 Publié par | Allemagne, Atlantico, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Douce France, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Europe, Hedge Funds, Private Equity..., Immobilier, Inde, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Innovation Technologique, scientifique ou financière, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, OCDE, Pays Emergents, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | , | 9 Commentaires

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