A Chaud du Samedi 11 Mai 2013 : Avertissement, Atlantico
A Chaud du Samedi 11 Mai 2013 : Avertissement, Atlantico
Atlantico , site ami publie une de nos analyse sur la situation Australienne:
Nous tenons à préciser qu’Atlantico publie les textes sans retouche, mais se conserve le droit de les titrer à sa convenance. Cette pratique est courante dans la presse. Dans le passé on précisait les titres et intertitres sont ceux de la rédaction et non ceux de l’auteur. Dans beaucoup de journaux les titres et intertitres sont faits par le secrétariat de rédaction.
Le titre concerné qui fait comparaison avec la Grèce ne tient pas compte du fait que l’Australie peut imprimer sa propre monnaie . Elle ne peut faire faillite au sens d’un pays lié par l’euro. En revanche elle peut avoir à ravaler les dettes extérieures de son système. Tout comme la Grande Bretagne.
Mister Market and Doctor Conjoncture du Vendredi 3 Mai 2013: La déflation est bien là mais elle est inégale par Bruno Bertez
Mister Market and Doctor Conjoncture du Vendredi 3 Mai 2013: La déflation est bien là mais elle est inégale par Bruno Bertez

Ne vous laissez pas influencer par les chiffres de l’emploi américain, la déflation est là et le ralentissement économique également. Tous les indicateurs précurseurs américains sont médiocres et surtout les plus importantes comme les ventes finales.

L’emploi n’est pas un indicateur fiable, c’est indicateur retard, lagging. Il exprime ce qui s’est passé il y a trois à six mois, il ne préfigure rien.
Ce n’est pour rien que les maitres du monde balancent 85 plus 75 billions de QE chaque mois, c’est à dire 160 milliards de dollars, c’est parce qu’ils savent…
L’Australie est plus que le canari dans la mine. Ce n’est pas seulement l’activité qui chute et l’économie qui s’effondre, c’est le risk financier qui revient. Car il faut savoir que l’Australie est un pays anglo-saxon, il pratique à grande échelle le deficit spending, il est mal géré, il a une bulle immobilière , il a une bulle des salaires , une bulle de la misallocation des ressources.


Bref il a tout pour être déstabilisé et déstabiliser les autres par le canal bancaire et celui des marchés. L’économiste Steve Keen avait une fois de plus raison et on dira une fois de plus que personne n’avait vu venir la crise n’est-ce pas ?


Voici quelques chiffres du dernier PMI, celui d’avril pour l’Australie:

- -PMI manufacturier 36,7 contre 44,4, sous les 50 c’est la récession
- -En moyenne mobile 3 mois on est à 42,2 contre 43,4
- -7 secteurs industriels sur 8 sont en recul
- -les capacités utilisées sont 68,6 contre 71
- -Les exports se contractent pour le 9e mois consécutifs
- -L’emploi est en chute libre à 39,3 une dégringolade de 9,4 points

Le super cycle des commodities c’est fini!
Le super cycle du miracle chinois, c’est fini!

BRUNO BERTEZ Le Vendredi 3 Mai 2013
llustrations et mise en page by THE WOLF
EN BANDE SON:
Australie : Standard & Poor’s devra indemniser les victimes de ses notations «trompeuses»/La responsabilité des agences de notation à un tournant
Australie : Standard & Poor’s devra indemniser les victimes de ses notations «trompeuses»/La responsabilité des agences de notation à un tournant
L’agence de notation américaine devra rembourser des collectivités locales en Australie qui avaient investi dans des titres toxiques bien notés. «La notation est un art, pas une science», s’est défendu S&P

La justice australienne a condamné lundi Standard & Poor’s à dédommager des collectivités locales. Elles avaient perdu des millions de dollars en investissant dans des produits toxiques très bien notés par l’agence américaine, souligne l’AFP.
Le Tribunal fédéral australien a jugé «trompeuse» la note «AAA» attribuée aux titres CPDO («constant proportion debt obligation») émis par la banque néerlandaise ABN AMRO et vendus fin 2006 à 13 municipalités par une société de services financiers, LGFS. La juge a condamné S&P, ABN AMRO et LGFS à payer solidairement les dommages et intérêts réclamés par les plaignants. L’agence de notation a d’ores et déjà dit qu’elle ferait recours contre cette décision. Ces titres à fort rendement, largement promus par les grandes agences de notation qui leur attribuaient systématiquement la plus haute note, se sont révélés ruineux avec la crise financière de 2008. Quelques mois après leur acquisition par ces communes de Nouvelle-Galles du Sud, les titres dits «Rembrandt» faisaient défaut, entraînant une perte nette de 16 millions de dollars australiens (15,6 millions de francs), soit plus de 90% du capital investi.
Une première
«C’est la première fois qu’une agence de notation a été reconnue responsable de ses opinions de telle manière», notait le professeur australien de finance Harald Scheule à l’agence Bloomberg. Le document de 1459 pages est un «coup majeur» porté aux agences de notation, a relevé de son côté Amanda Banton, associée au bureau d’avocats Piper Alderman. Cette décision améliorera la transparence dans les processus de notation, selon elle.
PLUS DAGENCE DE NOTATION EN SUIVANT : Lire la suite »
Retraite et Démographie : L’augmentation de la longévité devient un problème financier
Retraite et Démographie : L’augmentation de la longévité devient un problème financier
L’OCDE recommande une prévoyance privée obligatoire pour combler les lacunes des revenus sous forme de pensions.
L’augmentation de l’espérance de vie implique une nouvelle attitude face au travail et à l’épargne pour les vieux jours. Dans sa dernière étude sur la question, l’OCDE recommande une prévoyance privée obligatoire pour combler les lacunes que les revenus sous forme de pensions risquent fort de faire apparaître.

La crise qui persiste sur les marchés financiers et le difficile assainissement des comptes publics compliquent aussi la sécurisation financière des générations plus anciennes. L’OCDE estime pour sa part qu’en raison de l’allongement constant de l’espérance de vie, il faut que les autorités et les assurés repensent leurs plans s’ils veulent être capables de garantir des revenus adéquats aux futures générations de retraités.
Après analyse, les experts du Château de la Muette à Paris estiment que les conditions pour réussir cette nouvelle équation ne sont de loin pas réunies dans tous les pays. Ils sont persuadés au demeurant que les pays développés ne pourront pas faire l’économie d’un relèvement de l’âge de la retraite. Au lieu de le baisser comme le fait actuellement le gouvernement français, il faudrait à plus long terme le fixer à au moins 67 ans. Car croire que pour éviter le chômage des jeunes des travailleurs plus âgés devraient être remplacés par des plus jeunes conduit tout droit à une impasse.
Comme la population active n’augmente que lentement et même diminue, on pourrait s’attendre à d’importantes impulsions de l’allongement de la durée de travail. Idéalement, les réformes des retraites devraient s’articuler avec l’accroissement de l’espérance de vie. En effet, si l’on extrapole les tendances démographiques jusqu’en 2050, les personnes âgées de 65 ans bénéficieront alors encore d’une espérance de vie restante d’au moins vingt ans.
Pour l’OCDE, il est clair que les bénéficiaires d’une pension de base accordée par un régime «obligatoire» devront augmenter celle-ci, soit grâce à une élévation du taux de cotisation auprès de l’institution de retraite «obligatoire» de base d’une caisse de retraite, soit grâce au bénéfice d’un contrat de retraite complémentaire auprès d’une compagnie d’assurance. L’OCDE se prononce clairement en faveur d’un système obligatoire tel que le deuxième pilier suisse. Là où le complément n’existe pas encore, les politiques se voient confrontés à une sérieuse difficulté: empêcher que les populations ne considèrent pas que les décisions allant dans ce sens se traduisent par des impôts supplémentaires.
On a calculé qu’en moyenne, dans les 34 pays membres de l’OCDE, ceux qui accèdent au marché du travail peuvent s’attendre à des pensions nettes d’environ la moitié de leurs revenus en tant qu’actifs. Dans de nombreux pays, cette proportion est loin d’être atteinte. Pour bien faire, il faudrait d’ailleurs viser 60%. Les pays qui seraient en mesure de garantir ce niveau d’obligation auraient tous fait un grand pas vers une prévoyance-vieillesse complémentaire privée.
L’OCDE en a profité pour préciser aussi son point de vue en ce qui concerne la lutte contre la pauvreté des personnes âgées. Celle-ci se situe aujourd’hui, il est vrai, à un niveau inférieur à ce qu’il était pendant les années septante et quatre-vingt. C’est du reste la raison pour laquelle on parle tant actuellement de l’âge d’or des retraités. Mais, en l’absence de mesures appropriées, on risque de voir s’aggraver à nouveau la pauvreté des personnes âgées. Pour combattre cette tendance, l’OCDE recommande le recours à des incitations fiscales comme le Royaume-Uni, l’Irlande et l’Australie en ont pris l’initiative. Souvent de telles incitations bénéficieraient toutefois davantage à ceux dont les revenus sont plus confortables. Vues sous l’angle de la lutte contre la pauvreté, les mesures encourageant une épargne privée plus importante devraient par conséquent se concentrer sur des personnes aux revenus plus modestes.
Henri schwamm /Université de Genève/ agefi juil12









































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Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez(Réédition)
Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez (Réédition)
La Banque Centrale d’Australie, la RBA, vient de baisser son taux directeur à 2,75% contre 3% auparavant.La baisse était attendue par les économistes, mais elle est venue plus tôt que prévu. On l’attendait pour Juin. C’est un signe que la dernière baisse intervenue en Décembre n’a pas produit les résultats escomptés. Nous sommes en-dessous des taux qui avaient prévalu en 2009, lors de la crise. Le niveau bas de cette époque, 3%, avait été qualifié par les autorités de taux de crise, « emergency low ». On est en-dessous du taux de crise.
Les raisons invoquées par la RBA sont, comme à l’accoutumée: la croissance plus faible que prévu, le chômage qui monte, le secteur manufacturier qui plonge, des exportations qui s’essoufflent. Il s’agit de stimuler l’économie, l’emploi, le logement, mais il est aussi ajouté explicitement l’objectif de faire chuter la devise. Le dollar australien est trop cher, il vaut 1,01 dollar US, il valait 60 cents du même dollar en 2009. C’est le résultat de la spéculation dite « risk-on ».
Pourquoi s’intéresser à l’Australie? C’est loin, a priori , nous ne sommes pas concernés. Et puis, des baisses de taux directeurs, ce n’est pas rare. Sur les 168 décisions prises par les 90 Banques Centrales cette année, plus de 20% ont été des décisions de baisse. Un chiffre qui va croissant. Rien que la semaine dernière, il y a eu quatre baisses dans le monde, dont celle de la BCE. Justement, il y a beaucoup de baisses de taux et une de plus, comme celle de la RBA, a valeur phare, cela veut dire quelque chose: le monde rentre dans une phase délicate, une nouvelle phase de ralentissement. Une fois de plus, malgré le printemps, les jeunes pousses de Bernanke, les « green shoots » ne sont pas au rendez-vous, les racines ont, une fois de plus, pourri.
La RBA a pris sa décision de façon anticipée parce que la situation se dégrade plus vite et plus profondément que prévu. Les espoirs de reprise au second semestre sont une fois de plus reportés.
La croissance globale recule, faiblit. Les organismes internationaux donnaient une prévision de 5,5% pour les émergents en 2013. Compte tenu du début d’année et des indicateurs PMI disponibles, on sera plus près des 4%. Pour les développés, ils donnaient 1,4%, mais il va falloir réviser plus près des 1%. Au total, compte tenu du poids respectif des émergents et des développés, on s’achemine vers une croissance globale qui ne sera pas supérieure à 2%. Et pour un pays exposé comme l’Australie, cela change tout.
L’Australie est un canari dans la mine en raison de son exposition aux matières premières. Elle subit à plein la baisse des quantités vendues et la baisse des prix alors que les investissements marquent un pic. Les derniers indicateurs chinois font peur, on est à la limite de la récession, avec un PMI à 50,6 seulement. Et puis, les firmes chinoises ont encore des stocks énormes de matières premières.
Voici quelques chiffres du dernier PMI, celui d’avril pour l’Australie:
L’Australie a valeur importante dans le tableau de l’économie mondiale à plus d’un titre. Elle a bénéficié du grand cycle des matières premières, du grand bond chinois; elle a bénéficié d’afflux de capitaux considérables attirés par le risk-on, sa monnaie est un refuge anti-inflation, adossée aux commodities. Voilà pour les bons côtés car, à l’inverse, l’économie australienne est bullaire, les salaires ont dérapé, les prix des logements sont sortis de l’épure, le secteur manufacturier hors mines n’est plus compétitif, l’épargne intérieure est très faible, le pays dépend des entrées de capitaux étrangers. Les particuliers sont très endettés, la dette extérieure nationale a été multipliée par 5 entre 2008 et 2012.
L’Australie est l’exemple de l’économie mal ajustée, vulnérable à la déflation et à un retour du risk-off. Elle est fragilisée par les excès antérieurs de la spéculation mondiale. Le secteur financier est hypertrophié, très exposé à l’international pour son refinancement.
On dit que Soros a vendu pour 1 milliard de dollars australiens à découvert. Vrai ou faux, cela fait réfléchir. Le pays est l’exemple type de ce qui s’est passé et a dysfonctionné ces dernières années. Il suffirait que la fameuse transitivité se mette en branle et la situation pourrait devenir rapidement très sérieuse. La situation fondamentale est vulnérable et déséquilibrée. Contrairement aux apparences, le chômage est très élevé. Le chiffre officiel est de 5,6%, mais le réel est de 11%, le sous-emploi est de 18%, 40% de la main d’œuvre est à temps partiel ou sous employée.
De « safe haven », le pays pourrait rapidement se transformer en enfer.
llustrations et mise en page by THE WOLF
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14/05/2013 Publié par The Wolf | A Chaud!!!!!, Australie, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Emploi, formation, qualification, salaire, Idées Courtes, Idées Fausses, Immobilier, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Reuters, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | Bruno Bertez | Poster un commentaire