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France et Grande-Bretagne- Egan-Jones dégrade la note des 2 pays pour la cinquième fois en quatre ans.

France et Grande-Bretagne. Egan-Jones dégrade la note des 2 pays pour la cinquième fois en quatre ans.

. La petite agence Egan-Jones, célèbre pour avoir été la première à oser baisser la note des Etats-Unis en juillet 2011 mais presque autant pour avoir anticipé la chute d’Enron et de WorldCom bien avant ses consœurs, vient de détériorer le 27 fevrier 2013 le classement de la France. De BBB+, la république française vient de passer à BBB, une note qui indique que des conditions économiques défavorables sont susceptibles de conduire à un affaiblissement des capacités du débiteur à respecter ses engagements financiers. L’agence estime la probabilité de défaut sur 5 ans à 2%. Sur les émissions à court terme, la note passe de A-1 à A-2, une baisse qui reflète néanmoins une capacité satisfaisante à remplir ses obligations. C’est la cinquième fois que l’agence dégrade le rating de la France depuis 2009.

C’est bien le long terme qui préoccupe Egan-Jones qui juge que la «tendance est désastreuse et que le pire est encore à venir». L’agence observe qu’au cours des trois derniers exercices, la dette publique de la France a augmenté de 30,2%, passant de 1,32 milliards d’euros à 1,72 milliards alors que sur la même période, le PIB ne progressait que de 3,3% de 1,93 milliards d’euros en 2008 à 1,95 milliards en 2011. En conséquence, le rapport de dette au PIB est passé de 61,8% en 2008 à 86,0% en 2011 et se trouve actuellement proche de 95%. Sur la période étudiée (2008-2011), les revenus de l’état ont cru de 5,1% alors que ses dépenses augmentaient de 10,5%. La difficulté que rencontrent les politiques d’équilibrage est que la France cherche à accroitre encore ses recettes alors que son taux d’imposition est déjà l’un des plus élevés d’Europe. Autre indicateur en affaiblissement, le rapport entre réserves de change et dette décroit de 1,3% en 2009 à 1,2% en 2011.

Egan-Jones estime que, la croissance de l’UE ralentissant et le chômage français s’accroissant (il devrait passer à 10,7%), les pressions budgétaires augmenteront en conséquence. A 10,3% en 2012 – en nette accroissement par rapport aux 9,8% de 2011 -, le taux de chômage français est comparable à celui de l’Italie (10,6%) et très supérieur à celui de ses pairs (Allemagne – 6,9%, Belgique – 7,5%). D’après les comptes publiés par l’agence, les bénéfices sociaux qui s’élevaient à 480 milliards d’euros en 2009 ont grimpé à un montant (estimatif) de 575 milliards en 2012. L’agence s’attend à ce que la France soit contrainte à des ajustements majeurs au cours des deux prochaines années dans le but de stimuler la croissance et d’endiguer le chômage. Les tensions continues dans les pays du sud de l’Union jouent un rôle de catalyseurs négatifs et, les politiques de François Hollande sont, d’après l’agence,  peu susceptibles de stimuler la croissance.

French unemployment rate by age Euro zone unemployment

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17/04/2013 Publié par | Agefi Suisse, Agences de Notation, Banque Mondiale, Cycle Economique et Financier, Douce France, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Egan Jones, Emploi, formation, qualification, salaire, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Trappe à Dettes | | 3 Commentaires

La Banque mondiale publie la 10e édition du rapport «Doing business»

La Banque mondiale publie la 10e édition du rapport «Doing business»

La Suisse, paradis pour investir et créer une entreprise? Pas tant que cela. Dans le classement mondial effectué chaque année par la Banque mondiale dans son rapport «Doing business», en 2013, la Suisse occupe le 28e rang, en recul d’une place par rapport à l’année dernière. Le pays pèche notamment par le nombre de jours nécessaires pour lancer une entreprise: 18 contre une moyenne de 12 pour les pays de l’OCDE. Autre point faible révélé mardi: en Suisse, pour créer sa société, un entrepreneur doit compléter six procédures distinctes, soit une de plus que dans les pays de l’OCDE.

Singapour, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis, le Danemark et la Norvège occupent les cinq premières places. A l’autre bout du classement: la République démocratique de Congo, l’Erythrée, la Congo, le Tchad et la République centrafricaine. Au sein de la zone euro, les pays les plus mal classés sont la Grèce (78e), l’Italie (73e), le Luxembourg (56e) et l’Espagne (44e).

 

 Publié depuis dix ans, le rapport tient compte de dix domaines pour calculer son indice de facilité à faire des affaires. Ils incluent, entre autres, le nombre de jours nécessaires pour lancer une entreprise, la fermer, dénoncer un contrat, la protection accordée aux investisseurs ou encore l’accès au crédit. Les 185 pays classés s’en servent pour améliorer leur climat des affaires.

Maurice en évidence

Le rapport 2013 met en évidence plusieurs améliorations qui ont eu durant les dix dernières années. Au niveau global, le temps moyen pour créer une entreprise a chuté de 50 à 30 jours et dans les pays en développement. Au cours des huit dernières années, le temps moyen pour effectuer un transfert de propriété est passé de 90 à 55 jours. Le rapport affirme aussi que 201 réformes réglementaires ont été effectuées en 2011, facilitant l’installation des entreprises dans 108 pays. Les régions d’Europe de l’Est et d’Asie centrale ont enregistré le plus grand nombre de réformes.

Durant l’année écoulée, la Pologne a entrepris le plus grand nombre de mesures pour faciliter l’installation des entreprises sur son sol. Mais la Banque mondiale affirme aussi que 17 des 50 économies qui ont le plus amélioré le climat des affaires depuis 2005 se trouvent en Afrique subsahariennes. En 2012, un pays africain se classe parmi les 20 premiers: l’île Maurice (19e).

source Le Temps oct12

24/10/2012 Publié par | Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Banque Mondiale, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Indicateur des Marchés, Libéralisme | 2 Commentaires

   

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