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Les Clefs pour Comprendre du Jeudi 23 Mai 2013: Déclaration de Bernanke ou Quand les "green shoots" voient…rouge par Bruno Bertez

Les Clefs pour Comprendre du Jeudi 23 Mai 2013: Déclaration de Bernanke ou Quand  les "green  shoots" voient…rouge par Bruno Bertez

"Early tightening could end growth": "Un resserrement prématuré pourrait casser la croissance".

   Avez-vous remarqué que Bernanke enfile les perles des évidences, en effet il suffit de qualifier le resserrement de prématuré pour qu’il cesse d’être souhaitable. S’il est prématuré, c’est trop tôt. Ceci, c’est pour sourire!

Le point important c’est que si un resserrement à partir d’une politique ultra laxiste de taux zéro, de la création de 2 trillions de crédit fédéral met en danger la reprise, alors:  Où sont les green shoots de la croissance autoentretenue? Où et.. quand?

S’agissant des excès et des risques spéculatifs, la doctrine de Bernanke est maintenant bien arrêtée:  On n’utilise pas la politique monétaire, on ne resserre pas, on utilise les contrôles et l’arsenal règlementaire … dont il dit lui-même, par ailleurs, qu’il est insuffisant!

Nous vous proposons une idée:

Bernanke n’est pas sot, il sait qu’il fabrique des excès spéculatifs, et que ces excès se révéleront quand il faudra revenir à une politique moins accommodante. Pour lutter contre les effets de l’éclatement d’une bulle, on fabrique une nouvelle bulle, ailleurs. Quelle bulle reste disponible pour cet objet alors que l’on est déjà en train d’utiliser la marge qui était disponible pour regonfler une bulle immobilière?

House prices are exploding in much of the US, particularly California where prices have risen over 20% over the past year (Zillow).

zillowyoy

dowvsfed

Il y a une idée qui a été lancée il y a peu de temps, elle mérite réflexion approfondie, un économiste américain a lancé l’idée qu’il n’y avait pas de bulle en cours sur les assets, que la seule bulle en cours de gonflement était celle du cash. A méditer.

Si les responsables prennent conscience du fait que le cash fait bulle, c’est à dire qu’il y en a trop et qui ne va pas là où ils veulent, alors la réflexion la plus importante est celle-ci: que peuvent-ils imaginer, à la lueur de l’histoire qui permettrait de résorber la bulle de cash excédentaire? Comme en Argentine, souscription forcée aux titres du géant pétrolier national? Comme en Europe, prélèvement et prédation d’une partie des comptes bancaires? Conversions obligatoires? Contrôle des changes qui dévalue le cash détenu à l’étranger ? Voilà de quoi faire fonctionner ses méninges!

BRUNO BERTEZ Le Jeudi 23 Mai 2013

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EN BANDE SON:

23/05/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Une info importante qui peut en cacher une autre | | Un commentaire

Mister Market and Doctor Conjoncture du Mercredi 22 Mai 2013 : Une "englande" est plus dangereuse qu’une bulle par Bruno Bertez

Mister Market and Doctor Conjoncture du  Mercredi 22 Mai 2013 : Une "englande" est plus dangereuse qu’une bulle par Bruno Bertez

   Derrière une englande, il y a une volonté d’un homme ou d’un groupe d’hommes. Nous sommes dans le volontarisme, l’intentionnel, donc ce qui fait que normalement sur les marchés, on peut en étant vigilant opérer, tout cela fait défaut.

Il n’y a pas de répartition statistique. Les signaux font défaut. Les analyses techniques ou historiques ne servent à rien si ce n’est à tromper plus de gens.

Cela est particulièrement vrai de l’analyse chartiste : On déclenche les stops, on fait franchir les seuils techniques, on casse les formations et les figures à la main, à coup de pieds dans le c.l.

Cela a été fait à petite échelle dans les années 1929, il est évident que cela est fait en grand, au niveau global sous la conduite de Bernanke.

Le vrai problème c’est le relais; Il faut soit trouver des gogos relais, soit accepter le destruction, c’est à dire la ruine partielle de la masse des épargnants/classes moyennes. Dans les années 30  la solution a été trouvée par les destructions de la guerre.

La distinction entre "bulle " et « englande «  est donc  fondamentale dans la période présente; Nous y reviendrons.

Dans la bulle c’est la psychologie des foules, son exubérance qui est en action; Dans l’englande , c’est le cynisme des maitres du monde.

On peut étudier la foule, les signaux de son humeur, de ses excès, mais on ne peut savoir ce qui se passe dans les réunions confidentielles des maitres du monde.

Pourquoi ont il accepté par exemple le risque énorme de la dévaluation/guerre monétaire japonaise?

Les classes moyennes et épargnants lambda n’ont qu’un atout: leur résistance, leur passivité face au chant des sirènes de la Lorelei de la hausse des marchés. Ils ne viennent pas, les complices des maitres du monde sont entre eux, les requins dévorent les autres requins blessés, ceux qui sont"short".

BRUNO BERTEZ Le Mercredi 22 Mai 2013

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EN BANDE SON:

22/05/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Analyse Technique, Art de la guerre monétaire et économique, Asie hors émergents, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Hedge Funds, Private Equity..., Indicateur des Marchés, Japon, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Une info importante qui peut en cacher une autre | , , , | 4 Commentaires

Philippe Béchade/BFM : "il n’y aura aucune reprise au Japon" – 22 Mai 2013

Philippe Béchade/BFM : "il n’y aura aucune reprise au Japon" – 22 Mai 2013

L’Arroseur arrosé! Malgré la chute du yen, le déficit commercial japonais se creuse

Les dernières statistiques commerciales japonaises ont jeté un froid, ce matin, sur l’enthousiasme des analystes qui affirment depuis janvier que le nouveau gouvernement conservateur japonais aurait enfin réussi à réveiller l’économie de l’archipel après des années de stagnation. Pour nourrir leur optimisme, ils pointent la chute spectaculaire du yen orchestrée par le gouvernement de Shinzo Abe et prédisent une forte progression des exportations de produits «made in japan».

Les économistes pariaient d’ailleurs sur un bond de 5% des importations au mois d’avril. Cette progression n’aura été finalement que de 3,8% en valeur. Les entreprises du pays ont exporté, le mois dernier, pour 5780 milliards de yens de marchandises. Leurs envois de téléphones portables et de machines ont particulièrement reculé quand les exportations de voitures étaient, elles, plus solides. Dans le même temps, le pays a importé pour 6660 milliards de yens de produits ou de ressources énergétiques, ce qui représente une poussée de 9,4%, par rapport au mois d’avril 2012.

Si les commandes de gaz, de pétrole ou de charbon n’ont pas forcément explosé en volumes, elles ont coûté beaucoup plus cher aux acheteurs nippons qui doivent travailler avec un yen ayant vu sa valeur plonger face au dollar. Ce matin, un dollar pouvait acheter 103 yens. Il y a un an, en avril 2012, un billet vert ne valait que 82,3 yens. Au total, le déficit commercial japonais a augmenté de 70% à 879,9 milliards de yens, le mois dernier, et les experts s’attendent à d’autres mois difficiles pour la balance commerciale japonaise qui est désormais dans le rouge depuis dix mois. Ils soulignent que le recul de la monnaie japonaise ne pourra prouver son efficacité économique que si la demande extérieure pour des produits «made in japan» est solide sur les grands marchés occidentaux et asiatiques. Or, la reprise reste timide aux Etats-Unis et n’est toujours pas d’actualité en Europe.

Source Les Echos 22/5/13

22/05/2013 Publié par | Asie hors émergents, Behaviorisme et Finance Comportementale, BFM, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, Japon, Le Graphique du Jour, Les Echos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Normes Comptables et Règles Prudentielles | | Poster un commentaire

Acheter au plus haut, c’est financer le krach par Myret Zaki

Acheter au plus haut, c’est financer le krach par Myret Zaki

 Entrer dans le marché quand il a atteint son record historique, et que les perspectives de croissance sont des plus faibles, c’est hautement spéculatif. Certains professionnels de la finance, résolument «bullish» (haussiers), vous jureront que la hausse n’en est qu’à ses débuts. Et un Prix Nobel comme Paul Krugman arrive à regarder en face le S&P 500 au tracé vertical surréaliste – si ce n’est madoffien -, et à nous assurer qu’il n’existe aucune bulle boursière, que c’est là une vue de l’esprit. Et pendant ce temps, des investisseurs sophistiqués n’attendent que vos ordres d’achat pour se débarrasser maintenant de leurs titres. A vos dépens.

En achetant, les crédules sauvent les initiés 

Il se pourrait qu’on revive l’année 2006, lorsque des investisseurs crédules, et même des banques, ont décidé au pire moment qu’il était temps de commencer à acheter des actifs subprimes. Cela a permis aux vendeurs initiés de Wall Street, qui savent sortir à temps d’un marché spéculatif, comme Goldman Sachs, de se délester de leurs actifs en passe de s’effondrer.

 Puis vint juillet 2007: fin de partie, les acheteurs de dernière minute ont encaissé toutes les pertes. Il faut bien que quelqu’un finance le krach. Comment cela se passera-t-il cette fois, avec des marchés d’actions et d’obligations à leur sommet, dans lesquels on conseille vivement à des investisseurs de sauter à pieds joints, en leur faisant croire à une poursuite de la chevauchée fantastique?

Voyons sur quoi reposent les arguments «bullish». On compare la période actuelle à l’année 1982, qui fut suivie de deux décennies de hausse, et on nous dit qu’il serait dommage de rater ces fabuleux profits. Comparaison hasardeuse, car à cette époque les banques centrales n’intervenaient pas dans la Bourse.

La hausse ne devait pas tout, comme aujourd’hui, à l’argent emprunté à 0% qui va s’investir sur les marchés. Les Bourses reflétaient des perspectives de croissance réelles, alors qu’aujourd’hui l’investisseur ne fait que chevaucher la bulle monétaire de la Fed, entièrement déconnectée de l’économie réelle et donc 100% spéculative. Les investisseurs sophistiqués, eux, sauront sauter du wagon quand la Fed aura épuisé ses cartouches. Mais les autres?

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En 1981, la dette des Etats-Unis était de 900 milliards de dollars, contre 17 000 milliards aujourd’hui. Le bilan de la Fed atteignait 200 milliards, ou 6% du PIB, contre plus de 3000 milliards aujourd’hui, ou 22% du PIB, conséquence de la prise en charge sans précédent des marchés.

Les taux d’intérêt américains évoluaient entre 12 et 20% pour combattre une inflation à deux chiffres; depuis, le Consumer Price Index (CPI) (modifié à deux reprises) est devenu une statistique inopérante, qui ne mesure plus la différence de pouvoir d’achat, au fil du temps, entre deux denrées identiques, ni la flambée des actifs immobiliers (l’erreur fatale commise par la Fed en 2003-2007), ni les bulles financières, ni l’inflation des matières premières. Et les taux d’intérêt américains, qui sont à 0,00-0,25% depuis 2009 et peut-être jusqu’en 2017, créent l’excès de liquidités qui fausse les valorisations.

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Comme à chaque bulle, on s’invente de nouveaux concepts pour croire à un rallye infini.

En 2000, la «Nouvelle économie» justifiait le miracle du Nasdaq; en 2006, c’était le «nouveau paradigme» de la titrisation du crédit; et depuis le rallie artificiel de 2009, on a la très en vogue «New Normal», qui signifie que des choses anormales sont devenues normales. Comme par exemple une «reprise économique» sans emploi et sans croissance.

Il fallait le faire.

Enfin, l’argument préféré des «bulls»: «Les actions sont toujours profitables à long terme.» La généralité est correcte, mais au plan des individus, cela ne veut rien dire. Les points d’entrée et de sortie restent déterminants. La psychologie de masse mène trop souvent à acheter au plus haut et à vendre au plus bas. Et surtout, qu’est-ce que le «long terme»? Auparavant, c’était 20-30 ans; aujourd’hui, c’est souvent 3-5 ans.

Source Bilan.ch Publié le 14 Mai 2013

http://www.bilan.ch/myret-zaki/redaction-bilan/acheter-au-plus-haut-cest-financer-le-krach

21/05/2013 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Bilan, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, New Normal | | Un commentaire

L’Edito du Dimanche 19 Mai 2013: Notre scénario, survol et articulation avec ce que l’on voit Par Bruno Bertez

L’Edito du Dimanche 19 Mai 2013: Notre scénario, survol et articulation avec ce que l’on voit Par Bruno Bertez

   Vous savez, car vous faites partie de nos fidèles lecteurs, que nous affirmons que les marchés d’actions sont chers. Que les analystes qui prétendent le contraire sont des incapables. Que la Fed, qui vient de réitérer une étude scandaleuse qui aboutit à conseiller l’achat du S&P 500 est un ramassis d’escrocs.

Vous savez aussi, si vous ne l’avez pas oublié, que nous sommes acheteurs d’actions depuis février 2009 et que nous le restons.

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Le 9 Mars 2009 les Marchés atteignaient leur point bas, le 11 Mars 2009 ce blog ouvrait ses portes résolument bullish sur les actions !!!

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Si vous nous lisez attentivement, vous avez également remarqué que nous avons, de moins en moins, donné des opinions de trading, à la hausse ou à la baisse. Vous savez que nous considérons qu’il faut être naïf pour se séparer de ses obligations et fonds d’Etat maintenant et  pour croire à l’imbécilité de la Grande Rotation tout en affirmant que les porteurs de titres à revenu fixe seront en grande partie ruinés.

Vous savez, car nous le répétons, que le marché financier est le Grand Piège, le lieu de destruction de l’excédent de capital qui asphyxie le Système. Nous soutenons que les mouvements boursiers, la volatilité, sont  à votre détriment et qu’ils n’ont  qu’une fonction, faire passer votre argent de votre poche dans celles des banques et des gouvernements. Les marchés, affirmons-nous, sont un pré sur lequel on vous tond, vous les sheoples, dans le cadre  de la Grande Répression Financière en cours.

Il est temps, nous semble-t-il, de tenter de réconcilier tout cela et de monter la cohérence profonde du scénario sous-jacent, cohérence malgré les apparentes contradictions.

Il nous faut d’abord faire la liaison avec ce que l’on voit, non seulement la hausse des marchés, mais également avec ce que l’on entend, à savoir les argumentaires des haussiers, des bulls.

Pour cette raison, nous vous livrons le scénario dominant.

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19/05/2013 Publié par | Argentine, Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Etats-Unis, Formation a la gestion de portefeuille, Gold et Métaux Précieux, Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Japon, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | , | 23 Commentaires

Les Clefs pour comprendre du Mardi 14 Mai 2013 : Alerte rouge. Bernanke a parlé. Il a planté le panonceau DANGER. par Bruno Bertez

Les Clefs pour comprendre du Mardi 14 Mai 2013 : Alerte rouge. Bernanke a parlé. Il a planté le panonceau DANGER. par Bruno Bertez 

Les historiens ne trouveront pas de mots assez durs pour qualifier le comportement et les choix des banquiers centraux.Malheureusement ces mots ne leur viendront que plus tard , bien plus tard quand le mal aura été fait .

Vendredi dernier, Bernanke a parlé, mais avant de vous dire ce qu’il a dit , il faut dresser le tableau logique , organique,  schématique, de la situation. Le cadre dans lequel les paroles sont prononcées.

La presse , qui devrait etre en quelque sorte l’histoire au quotidien,  portera une lourde responsabilité. La presse ou plus exactement les journalistes, puisque la presse cela n’existe pas, c’est une entité, une abstraction. Derrière les institutions il n’y a que des hommes.

Les oppositions politiques également, qui n’aurons pas su dénoncer, démystifier l’action des banquiers centraux comme l’une des actions les aventureuses, mégalomaniques, les plus cyniques jamais menées par des responsables de la conduite des affaires.

Les compétiteurs stratégiques des pays concernés , comme l’Allemagne, la Chine , la Russie sont des laches, eux  qui ont compris depuis longtemps la dangerosité des politiques monétaires non conventionnelles pratiquées par les anglo -saxons et maintenant le Japon.

Il aura manqué un De Gaulle , un Rueff pour dénoncer ces manipulations monétaires crimininelles qui dressent les citoyens des différents  pays et les peuples les uns contre les autres.

 

   La Reserve Fedérale américaine , la Bank of Japan , la Bank of Japan et quelques autres inondent le monde global de liquidités gratuites. Certains, comme Draghi vont mème, pour attiser le feu, jusqu’à dire qu’ils envisagent d’aller plus loin dans l’ignominie en instaurant les taux négatifs. On inonde la planète  de liquidités gratuites, distribuées au système financier pour qu’il fasse monter le prix des actifs, pour qu’il supprime le prix du risque, pour qu’il entretienne ce que l’on appelle l’appétit pour le risque lequel n’est que le gout de la spéculation. On gère la crise financière par le jeu.  

Cette politique injecte dans le circuit global près de 200 milliards de dollars par mois par le biais d’achats de titres qui portent un rendement. Cette politique est un retrait de rendement du système mondial et en mème temps une injection de monnaie à rendement nul. Si vous achetez quelque chose qui rapporte et que vous payez avec quelque chose qui ne rapporte rien , vous retirez du rendement du système, c’est l’évidence mème. Donc vous augmentez le pool des liquidités en quete de rendement au moment mème ou vous en retirez. Ce faisant , vous attisez la concurrence pour le peu de rendement qui reste. Tout se passe comme si vous augmentiez la soif tout en asséchant le puits, en confiquant l’eau.

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Ron Paul : Je crois qu’il va y avoir une crise économique et politique. L’économie, dans le monde, et pas seulement aux Etats-Unis, est bien plus faible que ce que l’on nous en dit. Je pense que le taux de chômage aux Etats-Unis dépasse les 20%. Je pense même qu’il y a vraiment de l’inflation avec le dollar. Bien sûr, l’inflation peut être définie comme l’augmentation de l’offre de monnaie et de crédits, et tout le monde sait qu’ils impriment 85 milliards de dollars par mois, cela peut être vu comme de l’inflation.  (…) Je m’attends à ce qu’il y ait bien plus de chaos, et ce ne sera pas limité à l’Europe, ce sera un phénomène mondial auxquels les Etats-Unis n’échapperont pas. Il y a tant de distorsions flagrantes dans le monde, parce que nous avons désobéi aux lois économiques, et on ne peut pas faire ça, quoi que Ben Bernanke vous dise» 

Jim Rogers  « Le président actuel de la banque centrale [américaine] est un homme qui ne comprend pas l’économie, il ne comprend pas les finances, il ne comprend pas les devises, tout ce qu’il comprend, c’est l’impression d’argent. Toute sa carrière intellectuelle a été consacrée à l’étude de l’impression d’argent, et vous savez, on lui a confié les planches à billets. Et il a dit : « Je vais faire tourner les planches à billets aussi rapidement que je le peux ».

Ron Paul: «J’ai demandé à Ben Bernanke si l’or était de l’argent et il a répondu « non ».

Jim Rogers: «Je pensais qu’il mentait ou qu’il stupide, mais il était sous serment, donc je présume qu’il ne mentait pas ».

Jim Rogers: « Ils ne vont pas confisquer nos comptes bancaires, ils prendront nos comptes de retraite et nos « 401k » [système d’épargne retraite par capitalisation], ils diront « vous avez tous eu tellement de mal à gagner de l’argent pour le mettre sur vos 401k, donc ce que nous allons faire,  nous allons vous épargner, et nous allons vous donner des obligations d’Etat à 30 ans garanties, et vous aurez 3% d’intérêt, et en échange, vous nous donnez les actifs qui se trouvent sur vos comptes de retraite. 

Ron Paul: «Je n’en doute pas une minute [qu’ils confisqueront les comptes de retraite]. Ils feront ce qu’ils pensent nécessaire, ils utiliseront la force, ils utiliseront l’intimidation, ils utiliseront les armes parce que vous ne pouvez pas empêcher l’Etat, le soi-disant Etat de droit, de contrôler l’argent ».

http://www.sovereignman.com/ron-paul-jim-rogers-on-the-government-theyll-use-force-and-theyll-use-intimidation/

 

Que se passe- il? 

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14/05/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Alerte Rouge, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Hedge Funds, Private Equity..., Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Répression Financière, Une info importante qui peut en cacher une autre | , , , , | 5 Commentaires

Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez(Réédition)

Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez (Réédition)

La Banque Centrale d’Australie, la RBA,  vient de baisser son taux directeur à 2,75% contre 3% auparavant.La baisse était attendue par les économistes, mais elle est venue plus tôt que prévu. On l’attendait pour Juin. C’est un signe que la dernière baisse intervenue en Décembre n’a pas produit les résultats escomptés. Nous sommes en-dessous des taux qui avaient prévalu en 2009, lors de la crise. Le niveau bas de cette époque, 3%, avait été qualifié par les autorités de taux de crise, « emergency low ». On est en-dessous du taux de crise.

Les raisons invoquées par la RBA sont, comme à l’accoutumée: la croissance plus faible que prévu, le chômage qui monte, le secteur manufacturier qui plonge, des exportations qui s’essoufflent. Il s’agit de stimuler l’économie, l’emploi, le logement, mais il est aussi ajouté explicitement l’objectif de  faire chuter la devise. Le dollar australien est trop cher, il vaut 1,01 dollar US, il valait 60 cents du même dollar en 2009. C’est le résultat de la spéculation dite « risk-on ».

Pourquoi s’intéresser à l’Australie? C’est loin, a priori , nous ne sommes pas concernés. Et puis, des baisses de taux directeurs, ce n’est pas rare. Sur les 168 décisions prises par les 90 Banques Centrales cette année, plus de 20% ont été des décisions de baisse. Un chiffre qui va croissant. Rien que la semaine dernière, il y a eu quatre baisses dans le monde, dont celle de la BCE. Justement,  il y a beaucoup de baisses de taux et une de plus, comme celle de la RBA, a valeur phare, cela veut dire quelque chose: le monde rentre dans une phase délicate, une nouvelle phase de ralentissement. Une fois de plus, malgré le printemps, les jeunes pousses de Bernanke, les « green shoots » ne sont pas au rendez-vous, les racines ont, une fois de plus, pourri.

La RBA a pris sa décision de façon anticipée parce que la situation se dégrade plus vite et plus profondément que prévu. Les espoirs de reprise au second semestre sont une fois de plus reportés.

La croissance globale recule, faiblit. Les organismes internationaux donnaient une prévision de 5,5% pour les émergents en 2013. Compte tenu du début d’année et des indicateurs PMI disponibles, on sera plus près des 4%. Pour les développés, ils donnaient 1,4%, mais il va falloir réviser plus près des 1%. Au total, compte tenu du poids respectif des émergents et des développés, on s’achemine vers une croissance globale qui ne sera pas supérieure à 2%. Et pour un pays exposé comme l’Australie, cela change tout.

L’Australie est un canari dans la mine en raison de son exposition aux matières premières. Elle subit à plein la baisse des quantités vendues et la baisse des prix alors que les investissements marquent un pic. Les derniers indicateurs chinois font peur, on est à la limite de la récession, avec un PMI à 50,6 seulement. Et puis, les  firmes chinoises ont encore des stocks énormes de matières premières.

Voici quelques chiffres du dernier PMI, celui d’avril pour l’Australie:

  • -PMI manufacturier 36,7  contre 44,4, sous les 50 c’est la récession
  • -En moyenne mobile 3 mois on est à 42,2 contre 43,4
  • -7 secteurs industriels sur 8 sont en recul
  • -les capacités utilisées sont 68,6 contre 71
  • -Les exports se contractent pour le 9e mois consécutifs
  • -L’emploi est en chute libre à 39,3 une dégringolade de 9,4 points

L’Australie a valeur importante dans le tableau de l’économie mondiale à plus d’un titre. Elle a bénéficié du grand cycle des matières premières, du grand bond chinois; elle a bénéficié d’afflux de capitaux considérables attirés par le risk-on, sa monnaie est un refuge anti-inflation, adossée aux commodities. Voilà pour les bons côtés car, à l’inverse, l’économie australienne est bullaire, les salaires ont dérapé, les prix des logements sont sortis de l’épure, le secteur manufacturier hors mines n’est plus compétitif, l’épargne intérieure est très faible, le pays dépend des entrées de capitaux étrangers. Les particuliers sont très endettés, la dette extérieure nationale a été multipliée par 5 entre 2008 et 2012.

Lombard Street Research

L’Australie est l’exemple de l’économie mal ajustée, vulnérable à la déflation et à un retour du risk-off. Elle est fragilisée par les excès antérieurs de la spéculation mondiale. Le secteur financier est hypertrophié, très exposé à l’international pour son refinancement.

banks

On dit que Soros a vendu pour 1 milliard de dollars australiens à découvert. Vrai ou faux, cela fait réfléchir. Le pays est l’exemple type de ce qui s’est passé et a dysfonctionné ces dernières années. Il suffirait que la fameuse transitivité se mette en branle et la situation pourrait devenir rapidement très sérieuse.  La situation fondamentale est vulnérable et déséquilibrée. Contrairement aux apparences, le chômage est très élevé. Le chiffre officiel est de 5,6%, mais le réel est de 11%, le sous-emploi est de 18%, 40% de la main d’œuvre est à temps partiel ou sous employée.

De « safe haven », le pays pourrait rapidement se transformer en enfer.

BRUNO BERTEZ Le Mardi 14 Mai 2013

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14/05/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Australie, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Emploi, formation, qualification, salaire, Idées Courtes, Idées Fausses, Immobilier, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Reuters, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | | Poster un commentaire

Abénomics made in Japan: Inspiré par la folie économique Par Mish

Abénomics made in Japan: Inspiré par la folie économique Par Mish

N’espérez pas d’un gouvernement et de sa banque centrale qu’ils tirent des leçons de l’Histoire. Notamment au Japon. Notamment aujourd’hui.

Takahashi

Lisez l’extrait suivant tiré de l’article Bank of Japan Finds Inspiration in a 1930s Iconoclast.

Le directeur de la banque du Japon, Haruhiko Kuroda, a annoncé l’arrivée d’une nouvelle dimension du quantitative easing en promettant de doubler les achats d’obligations de son gouvernement et d’étendre la base monétaire de son pays. La banque du Japon avait préalablement adopté une cible d’inflation de 2% sur deux ans. Le quantitative easing sera donc l’activité première de la banque sur le court terme, une stratégie qui ressemble de près à la réponse de la Réserve Fédérale à l’effondrement de Lehman Brothers Holdings Inc.

La décision de la banque du Japon marque un retour, au moins partiel, aux efforts peu orthodoxes du ministre des Finances Japonais du début des années 1930, Korekiyo Takahashi, qui selon Ben Bernanke avait ‘brillamment sorti le Japon de la Grande Dépression grâce à ses politiques de relance’.

Takahashi reçoit depuis peu à nouveau l’attention des économistes, historiens et responsables politiques. Au Japon, le nombre de publications à son sujet suggèrent un grand attrait du public pour ses politiques. La biographie From Foot Soldier to Finance Minister: Takahashi Korekiyo, Japan’s Keynes, écrite par Richard Smethurst, a connu un grand succès après avoir été publiée au Japon en 2010.

La fin de l’histoire

Mon ami Pater Tenebrarum, qui publie sur le blog Acting Man, m’a fait part de son opinion par mail :

‘Pour une raison que j’ignore, personne ne semble vouloir parler de la manière dont se sont achevées les politiques de Korekiyo Takahashi. Voici la fin de l’histoire… Le Japon finit par entrer en guerre, ce qui mit fin à l’hyperinflation et empêcha une destruction complète de l’économie Japonaise. Faire l’apologie des politiques de Takahashi revient un peu à faire l’apologie des politiques d’Hitler. C’est complètement absurde’.

Et pourtant, nous voilà encore en proie à l’absurdité Keynésienne.

Par MishGlobal Economic Analysis Publié le 17 avril 2013

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-inspire-par-la-folie-economique.aspx?article=4329692436G10020&redirect=false&contributor=Mish.

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Le dollar passe la barre symbolique des 100 yens

Le 10 Mai, le gouvernement japonais a tenté, au fil de ses interventions, de dissimuler sa satisfaction mais, en coulisse, l’équipe de Shinzo Abe, le premier ministre, savoure l’accélération, ces dernières heures, de la chute de la monnaie japonaise. Dans la nuit, le dollar est repassé pour la première fois en quatre ans au-dessus de la barre symbolique des 100 yens. A Tokyo, un billet vert achetait ce matin plus de 101 yens. Particulièrement emballés, les investisseurs de la place de Tokyo, qui notent que la baisse du yen fait mathématiquement gonfler les résultats comptables des entreprises nippones, ont fait bondir dans la matinée le Nikkei de près de 3%. L’indice a gagné 65% depuis la fin de novembre et l’enclenchement de la baisse de la devise nippone face aux grandes devises de la planète.

Depuis début janvier, le yen a ainsi perdu plus de 16% de sa valeur face à la monnaie américaine. C’est indéniablement une victoire pour le gouvernement conservateur japonais, qui estime que la force du yen – un dollar ne valait plus que 75 yens en octobre 2011 – avait largement participé à l’enlisement de l’économie dans la stagnation. Sans jamais admettre qu’il cherchait précisément à faire chuter la valeur de sa devise pour avantager notamment ses exportateurs, l’exécutif a bouleversé depuis le début de l’année la politique économique de l’Archipel afin, officiellement, de sortir le pays de la déflation.

Pour réorienter les prix à la hausse, et redonner de la confiance aux entreprises, Tokyo a impulsé une campagne de dépenses publiques et contraint la banque centrale (BoJ) à nourrir un vaste programme d’assouplissement quantitatif. Présidée par un allié de Shinzo Abe, la BoJ a promis de doubler, au cours des deux prochaines années, le volume de monnaie en circulation dans le pays. En théorie, ce mouvement doit redonner confiance aux entreprises et faire monter les prix, mais il participe aussi à la baisse du yen.

Présentant cette semaine leurs résultats, plusieurs grandes entreprises nippones ont reconnu que la baisse du yen avait un impact très positif sur leurs revenus. Toyota a ainsi indiqué que, sur les douze derniers mois, le recul de la devise avait dopé son profit opérationnel de 150 milliards de yens (1,2 milliard d’euros). D’autres groupes sont toutefois très handicapés par cette dépréciation qui renchérit le coût de leurs importations. Les grands électriciens qui achètent leur gaz naturel, leur pétrole et leur charbon à l’étranger ont notamment mis en garde contre une forte hausse des factures de courant, qui risque de peser rapidement sur le pouvoir d’achat des ménages, auquel le gouvernement espérait justement redonner confiance avec ses initiatives économiques osées.

Le Nikkei au-dessus des 14 000 points pour la première fois depuis juin 2008

Depuis la mi-novembre, le yen a perdu plus de 21% de sa valeur face au billet vert. Les fonds qui anticipent, avec cette dépréciation, une poussée comptable des résultats des exportateurs de l’Archipel – leurs gains effectués en dollars ou en euros à l’étranger apparaissent supérieurs lorsqu’ils sont rapatriés et convertis en yens – ont acheté en masse les titres des grands industriels nippons. Particulièrement porté par ce mouvement, le titre de Toyota… Toyota qui renoue avec les 10 milliards de profits 

Après des années difficiles, Toyota, le plus grand constructeur automobile mondial, a retrouvé, sur le dernier exercice fiscal, un niveau de profitabilité comparable à ceux qu’il connaissait avant la crise financière mondiale. Selon le quotidien japonais Nikkei, le groupe a ainsi annoncer cette semaine qu’il a enregistré un profit opérationnel de 1300 milliards de yens (10 milliards d’euros) sur la période allant d’avril 2012 à mars 2013, ce qui représente un bond de 270% par rapport à l’exercice précédent.

Il n’avait plus dépassé la barre symbolique des 1000 milliards de yens de profits depuis 2007. Sur l’année fiscale, sa performance aurait été portée par des ventes en hausse de 16% à 9,69 millions de véhicules et par une chute spectaculaire de la valeur du yen qui gonfle mathématiquement les montants de ses résultats réalisés à l’étranger.

Chaque dépréciation d’un yen face au dollar fait progresser de manière comptable les profits annuels de Toyota de 35 milliards de yens. Les analystes estiment qu’une poursuite de la baisse du yen et une bonne croissance des ventes du groupe, notamment sur le marché clé de l’Asie du Sud-Est, pourraient lui permettre de générer sur l’exercice fiscal en cours plus de 2000 milliards de yens de profits opérationnels.

Autre conséquence la chute du yen pousse Nissan à suspendre ses délocalisations

La récente chute du yen face aux grandes devises internationales aurait convaincu Nissan de renoncer, pour un temps au moins, à délocaliser la production de plusieurs de ses véhicules aux Etats-Unis. La dépréciation de la devise nippone,  aurait en effet permis de faire rebondir la profitabilité de ses chaînes d’assemblage situées dans l’Archipel et aurait redoré la compétitivité prix des véhicules exportés dans le monde depuis les usines locales.

Selon le quotidien financier Nikkei, le constructeur va donc continuer de fabriquer dans la préfecture de Fukuoka ses modèles Rogue et Murano, qui avaient pâti, jusqu’à la fin de l’année dernière, du yen fort. Originellement, le groupe pensait déplacer la production de 200’000 unités vers deux de ses sites américains. Sa production locale serait alors tombée de 1,19 million d’unités par an à 950’000 unités.

Le Nikkei estime que le groupe pourrait à terme toujours enclencher un transfert de la fabrication de ces modèles, mais il maintiendrait de l’activité localement en introduisant de nouvelles voitures pour le marché japonais. Depuis le début de l’année, plusieurs autres constructeurs, tels que Mazda ou Toyota, ont indiqué qu’ils pourraient doper leurs productions locales pour profiter du recul du yen.

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EN LIENS: http://www.zerohedge.com/news/2013-05-10/japanese-government-bonds-halted-limit-down-yields-spike-10-week-high-worst-day-5-ye

http://www.zerohedge.com/news/2013-05-09/south-korea-joins-global-currency-war-cuts-rates-response-abenomics

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/fa340554-a525-11e2-afc2-7ebb45946cc8/Faites_le_2222_et_demandez_Korekiyo_Takahashi#.UWtKQytajQY

EN BANDE SON: 

11/05/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Art de la guerre monétaire et économique, Asie hors émergents, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Indicateur des Marchés, Japon, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Une info importante qui peut en cacher une autre | | Un commentaire

Cela se passe près de chez vous: A propos de spéculation et de tonte des moutons.

Cela se passe près de chez vous: A propos de spéculation et de tonte des moutons.

 

Vous avez constaté que la Société Générale fait un bond de plus de 7% hier, après un beau parcours avant hier.

En 2012 les rémunérations des traders des trois principales banques françaises ont eux aussi progressé de 7 %. les 7276 opérateurs de marché travaillant dans le monde pour les trois principales banques françaises se sont ainsi répartis 2,16Mds€ de salaires et de bonus

Les résultats et les économies annoncés font merveille. Attendez-vous à ce que d’ici peu, on tente de lever des fonds propres comme l’a tenté il y a quelques jours la Deutsche Bank 

Nous rappelons simplement la phrase de Draghi , la semaine dernière:

  » il y a des limites à la politique monétaire, tout ne peut être résolu par elle … la BCE ne peut nettoyer les bilans des banques à leur place ».

 Y aurait-il des choses toxiques à nettoyer ? Des choses cachées ? 

Les banques européennes ont besoin de 2 à 3 trillions, globalement, mais individuellement aucune n’a besoin d’argent.

08/05/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Brèves de Trottoirs, Cela se passe près de chez vous, Commentaire de Marché, Emploi, formation, qualification, salaire, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Une info importante qui peut en cacher une autre | | 6 Commentaires

L’Edito du Dimanche 5 Mai 2013: Au bout du chemin, la servitude, merci Monsieur Rehn Par Bruno Bertez

L’Edito du Dimanche 5 Mai 2013: Au bout du chemin, la servitude, merci Monsieur Rehn Par Bruno Bertez 

Les socialistes et étatistes ont utilisé l’image des meutes de loups, des wolfpacks pour caractériser le comportement de la communauté spéculative mondiale lors des premières escarmouches de la crise européenne. Ce sont les wolfpacks qui ont gagné; elles ont obtenu:

1°) que l’on plonge les peuples dans l’austérité pour que leurs créances soient honorées

2°) que, pendant la période intermédiaire, la BCE de Draghi leur garantisse le plein de leurs créances par la promesse de rachat illimité de leurs créances pourries.

 

    ​Les usuriers ont gagné une bataille, sur le dos des institutions des peuples, les gouvernements et les Banques Centrales. Bien sûr, cela ne suffit pas. Les institutions, malgré leur opacité, n’existent pas, elles sont des tenants lieux, des intermédiaires, entre les usuriers et les peuples. Il reste maintenant donc, aux intermédiaires, sortes de fermiers-généraux collecteurs, de faire le sale travail, à savoir collecter, tondre les serfs pour rembourser les banquiers. 

La wolfpack a mué, changé de nature. La nouvelle wolfpack, ce sont les banquiers centraux et les gouvernements au service de sa Majesté, la Banque. La wolfpack tourne autour de sa proie, l’argent, les dépôts bancaires, les économies, la sécurité, la retraite des citoyens comme  une meute assoiffée de sang. Elle encercle, hurle, terrorise le peuple afin de le saisir à la gorge, sans défense, même sans combat. Impatiente de saisir sa proie et de la rapporter docile à ses maitres, comme de bons chiens bien dressés. Au passage, la wolfpack mute, elle se transforme en hyène, déchiquète les cadavres de l’économie productive.

 

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05/05/2013 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Douce France, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vices du Capitalisme, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | | 9 Commentaires

Salauds de riches?

Salauds de riches?

AVANT PROPOS DE BRUNO BERTEZ :

   Je pense que le texte du professeur Windisch est important. Nous ne pouvons faire l’économie d’une réflexion sur la richesse des uns et la pauvreté des autres. Windisch trace de nombreuses pistes, nous tenterons de les explorer. La question de la richesse et des inégalités est à un carrefour, mieux à un croisement de multiples voies de recherche, la sociale ou plutôt sociologique, l’économique, la politique.

Par ailleurs elle est au centre de nombreuses mystifications, inversions et renversements. Pour ne donner qu’un exemple:  le creusement des inégalités, conséquence de la financiarisation et de la dérive kleptocratique est conséquence de cette perversion du capitalisme et non pas cause. Ce qui est premier c’est le glissement vers le crédit facile lequel  a produit la hernie financière.

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Ne pas être riche et néanmoins ne pas se sentir obligé de détester systématiquement les  riches! 

Il fut un temps où les riches faisaient l’objet de beaucoup d’admiration et de prévenance. Tempi passati ? Peut-être pas complètement même si le climat a totalement changé, en France notamment… 

On peut se demander si avec  le durcissement idéologique de certains responsables politiques du parti socialiste suisse on ne va pas dans le même sens que la France : initiatives contre des salaires perçus comme scandaleux, diminution de l’écart entre les salaires les plus éloignés, taxation et impôts supplémentaires des revenus les plus élevés, de l’héritage, etc. 

Tout se passe comme si un climat anti-riches allait bon train, climat alimenté de manière souvent fort démagogique et intéressée électoralement par la gauche et ses extrêmes, soit une forme de populisme de gauche dont les chances sont meilleures en temps de difficultés  économiques et de crise. 

Ce climat prend ces derniers temps une attitude malsaine et extrême en France. Les effets contraires à ceux attendus se font déjà sentir ; ils pourraient devenir massifs. 

Est-ce vraiment la solution que de pourchasser les riches partout où ils sont, même à l’étranger, et dans le monde entier ? N’est-ce pas aussi une façon commode de se défausser sur d’autres quand on est incapable de résoudre les problèmes essentiels et graves d’un pays, et surtout des couches les plus défavorisées, notamment celui du chômage, des jeunes en particulier ?  Passons sur la formule connue : trop d’impôts tue l’impôt.

 

Le cumul de ces chasses : aux sorcières, aux riches, à une transparence obsessionnelle, à une surveillance généralisée, au point où tout le monde se sent traqué, va rendre la vie en société de plus en plus en difficile et générer des détestations et des haines multiples et réciproques. 

Il ne s’agit en aucun cas de justifier la fraude, la soustraction fiscale ou le fait de ne pas déclarer des revenus ou de la fortune, mais de souligner à quel point l’ouverture de cette chasse peut entraîner un climat social et politique de plus en plus malsain et surtout contre-producutif pour l’ensemble d’une société. 

D’où une question : que faire pour retrouver un climat moins malsain, et est-ce possible ? On oublie le fait que malgré le sentiment d’étouffer sous les impôts ou d’être carrément rançonnées, nombre de personnes fortunées sont d’accord de payer des impôts importants, même lorsqu’elles trouvent ces impôts excessifs mal utilisés ou de manière abusive. 

Y a-t-il moyen de prélever des impôts tout en n’entraînant pas révolte, fuite au loin et tentatives de cacher une partie des revenus et fortunes ?

 PLUS DE RICHES EN SUIVANT: Lire la suite »

04/05/2013 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Douce France, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Emploi, formation, qualification, salaire, Idées Courtes, Idées Fausses, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Répression Financière | | 3 Commentaires

Mister Market and Doctor Conjoncture du Vendredi 3 Mai 2013: La déflation est bien là mais elle est inégale par Bruno Bertez

Mister Market  and Doctor Conjoncture du Vendredi 3 Mai 2013: La déflation est bien là mais elle est inégale par Bruno Bertez 

EN LIEN: Mister Market and Doctor Conjoncture du Mercredi 1er Mai 2013:  Le retour des forces déflationnistes est incontestable par Bruno Bertez

    Ne vous laissez pas influencer par les chiffres de l’emploi américain, la déflation est là et le ralentissement économique également. Tous les indicateurs précurseurs américains sont médiocres et surtout les plus importantes comme les ventes finales. 

 L’emploi n’est pas un indicateur fiable, c’est indicateur retard, lagging. Il exprime ce qui s’est passé il y a trois à six mois, il ne préfigure rien. 

Ce n’est pour rien que les maitres du monde balancent 85 plus 75 billions de QE chaque mois, c’est à dire 160 milliards de dollars, c’est parce qu’ils savent…

 

L’Australie est plus que le canari dans la mine. Ce n’est pas seulement l’activité qui chute et l’économie qui s’effondre, c’est le risk financier qui revient. Car il faut savoir que l’Australie est un pays anglo-saxon, il pratique à grande échelle le deficit spending, il est mal géré, il a une bulle immobilière , il a une bulle des salaires , une bulle de la misallocation des ressources.

  Bref il a tout pour être déstabilisé et déstabiliser les autres par le canal bancaire et celui des marchés. L’économiste Steve Keen avait une fois de plus raison et on dira une fois de plus que personne n’avait vu venir la crise n’est-ce pas ?

 

Voici quelques chiffres du dernier PMI, celui d’avril pour l’Australie:

  • -PMI manufacturier 36,7  contre 44,4, sous les 50 c’est la récession
  • -En moyenne mobile 3 mois on est à 42,2 contre 43,4
  • -7 secteurs industriels sur 8 sont en recul
  • -les capacités utilisées sont 68,6 contre 71
  • -Les exports se contractent pour le 9e mois consécutifs
  • -L’emploi est en chute libre à 39,3 une dégringolade de 9,4 points

 

Le super cycle des commodities c’est fini!

Le super cycle du miracle chinois, c’est fini!

BRUNO BERTEZ Le Vendredi 3 Mai 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON:

03/05/2013 Publié par | Australie, Behaviorisme et Finance Comportementale, Bloomberg, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Immobilier, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Le Graphique du Jour, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Reuters, Trappe à Dettes | , | 6 Commentaires

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