Les Clefs pour Comprendre du Vendredi 15 Mars 2013: Le Génie est sorti de la bouteille par Bruno Bertez
Les Clefs pour Comprendre du Vendredi 15 Mars 2013: Le Génie est sorti de la bouteille par Bruno Bertez
Nous avons soutenu dès le premier jour que le deleveraging américain était un mythe.
Selon nous, jamais les Américains ne se désendetteraient volontairement. Ce fut notre thèse dès 2008. Nous avons interprété la crise comme une crise des passifs, une crise d’excès de dettes de tout le système et nous avons tout de suite souligné que le choix des autorités US était la fuite en avant. Nous avons expliqué que ce choix était sans retour, on avait choisi de bruler les vaisseaux. Conseiller d’Obama à l’époque, Summers avait en effet obtenu gain de cause et persuadé le gouvernement que même si on avait trop bu, il fallait soigner le mal par le mal et boire plus encore. Faire plus de tout ce qui avait amené la crise, tel était le résumé de son conseil.
Jamais il n’a été question d’assainissement, de résorption des excès et des erreurs.
Fait significatif, la notion de surendettement n’a jamais été évoquée dans un communiqué de la Fed ou un discours de Bernanke. Tout ce qui a été fait n’avait qu’un but, maintenir une augmentation de la masse de crédit de deux trillions au moins par an dans le système.



Les corrélations qui tiennent lieu de réflexion et de pensée économique au sein de l’élite américaine sont formelles, il faut, bon an mal an, deux trillions de crédit nouveau pour soutenir la demande, et donc les revenus de l’économie US. Peu importe d’où viennent ces deux trillions, il faut les créer coûte que coûte.
Il est évident que le problème du logement, lequel touchait les ménages et l’ATM qui est branché dessus, a empêché les ménages de s’endetter comme par le passé. Cela a donné l’illusion aux déflationnistes, aux défenseurs de la thèse de la déflation, que les ménages allaient se désendetter. Nous n’y avons jamais cru, absolument jamais. Pourquoi?
Parce que nous connaissons très bien la société américaine et les Américains ne savent dans leur masse rien faire d’autre que consommer. Sans consommation, leur vie n’ a plus de sens.
C’est psychologique, sociologique, ontologique. Je crois que c’est Arthur Burns qui a dit: « Ne désespérez jamais du consommateur américain ». Nous avons toujours retenu cette formule, il faut toujours et on peut toujours compter sur lui, il consommera.


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Mister Market and Doctor Conjoncture du Samedi 2 Mars 2013 : Avertissement de Stanley Druckenmiller par Bruno Bertez
Mister Market and Doctor Conjoncture du Samedi 2 Mars 2013 : Avertissement de Stanley Druckenmiller par Bruno Bertez
Nous ne sommes pas fans de Soros en tant que financier, mais nous apprécions son engagement en faveur des sociétés ouvertes telle que définies par Karl Popper. En revanche nous admirons le gérant vedette de Soros du temps du Quantum Fund parce qu’il a décroché en 2010 disant qu’il n’y avait plus de marchés et que tout était trafiqué. Stanley Druckenmiller vient de passer sur Bloomberg US, il est en campagne, il fait le tour des TV.
Pourquoi?
-Parce que c’est un homme honnête, un citoyen.
-Parce qu’il pense qu’une tempête se prépare comme en 2008.
-Parce qu’il pense que les citoyens lambdas vont être lessivés.
-Parce qu’il croit que les vraies catastrophes vont arriver avec Medicare, Medicaid et la Sécurité Sociale.
L’orage? C’est la même analyse que nous, les cours de tous les assets sont en lévitation parce que les taux sont à zéro c’est à dire que tous les achats d’assets sont subventionnés. Les taux zéro c’est ce qu’il appelle la musique et elle fait danser les gens. Ils achètent n’importe quoi parce que rien ne rapporte positivement. Quand la musique va cesser, les gros proches des pouvoirs le sauront et ils se précipiteront vers les chaises, le public et ses institutions de prévoyance resteront debout, comme nous le disons, avec le mistigri. Ruinés.


Source Zero hedge

C’est cynique, mais vous êtes prévenus, voir nos nième avertissements .
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Business as Usual: Les banques prêtes à tout pour continuer de spéculer en cachette
Business as Usual: Les banques prêtes à tout pour continuer de spéculer en cachette
Les banques prêtes à tout pour continuer de spéculer en cachette Bloomberg révèle que Goldman Sachs tarde à se plier aux règles imposées à Wall Street. En Europe, le «prop trading» – la spéculation pour compte propre – prend de nouvelles formes, moins visibles. Les deux géants bancaires ont officiellement déclaré avoir mis un terme à ces pratiques il y a plus d’un an

«Nous avons arrêté ces activités.» Non, les «traders» internes n’ont plus le loisir de «risquer [l’argent de la banque] sur ce qu’ils veulent», martelait l’été dernier Lloyd Blankfein, le patron de Goldman Sachs, devant les 400 invités de l’Economic Club de Washington. Promesse qui «aura tout lieu de surprendre les employés d’un département secret, appelée Multi-Strategy Investing ou MSI», écrit mardi l’agence Bloomberg, dans une enquête démontant la façon dont la plus influente des banques d’affaires s’emploie à contourner le tour de vis imposé il y a deux ans à Wall Street. En particulier la règle Volcker visant à limiter le «prop trading» – la spéculation à court terme à l’aide de l’argent des banques – et qui doit entrer en vigueur cette année.
Au terme d’entretiens avec d’ex-collaborateurs, l’agence d’information conclut que cette filiale MSI – en réalité un fonds spéculatif géré en interne – n’a pas de clients et s’occupe de placer 1 milliard de dollars appartenant à la banque. Et dépend du «groupe des situations spéciales», division qui «utilisait l’argent de la banque pour tirer profit d’entreprises en situation de détresse et de taille moyenne». Et qui représentait «un centre de profit majeur, parfois le plus important» du groupe financier. Contacté par Bloomberg, un porte-parole de Goldman Sachs rétorque que l’entité MSI «n’est impliquée que dans des investissements de long terme». Et que si le décret d’application final de la règle Volcker «requiert d’autres changements, nous les introduirons».
La philosophie des multinationales de la finance a-t-elle changé? Les habitudes des années de l’argent fou semblent y prendre d’autres formes, moins visibles. «Dans les faits, ce «prop trading» [spéculation pour la banque, ndlr] perdure sous le couvert d’appellations comme «tenue de marché», «animation de marché» ou «facilitation clients», prévient Christophe Nijdam, spécialiste chez AlphaValue, bureau d’analyse indépendant basé à Paris. Autant de pratiques autorisées par la règle Volcker aux Etats-Unis. Ou par le timide projet de réforme bancaire prévu en France.
En Suisse, UBS a indiqué il y a plus d’un an abandonner le négoce pour compte propre. Le patron de Crédit Suisse évoquait lui aussi la fermeture du «prop trading». Comme celui de Goldman Sachs.
Christophe Nijdam compare ces activités persistantes de «tenue de marché» aux «stocks» accumulés par les magasins pour bien servir leur clientèle: selon qu’il s’agit de Carrefour ou de H&M, ces inventaires tournent entre 15 et 20% du bilan du groupe. Alors que, pour les grandes banques françaises cotées, «le niveau de ces stocks – le bilan de leurs activités de marché – atteint en moyenne 38% du total de bilan en 2011». Une telle accumulation «cache en fait une faible rotation de ces stocks, c’est-à-dire la présence durable de paris directionnels, spéculatifs, destinés uniquement à miser sur la hausse d’une partie de la valeur de ces inventaires», décrypte le spécialiste bancaire d’AlphaValue. Basé à Francfort, un autre analyste du bureau de recherche calcule que, en 2011, ce même bilan des activités de marché représentait encore 47% du total du bilan d’UBS. Et 26% de celui de Credit Suisse.
Par Pierre-Alexandre Sallier/Le Temps 9 Janv13
Le monde du « shadow banking »: Le règne de l’opacité en 2 Graphiques
Le monde du « shadow banking »: Le règne de l’opacité en 2 Graphiques
Le Conseil de stabilité financière (FSB) a dressé une "carte du monde du secteur des banques de l’ombre", …. Cinquante différents types d’entreprises ont été identifiés, allant de marché monétaire et autres fonds communs de placement en passant par les sulfureux hors bilans es banques jusqu’au gigantisme affolant de la nébuleuse des dérivés de crédit, Le FSB a maintenant l’intention de se concentrer sur les quelque 10 types les plus courants. Les régulateurs soupçonnent que ces sociétés ont des actifs s’élevant à au moins 20 trillions de dollars sur un total de 67 trillions de dollars ( a rapporter au 62 trillions connus en 2007 juste avant l’alerte Lehman Brothers). Les États-Unis représentent 35 pour cent de tout cela, l’ensemble du shadow banking étant évalué à près de la moitié de la taille du secteur bancaire traditionnel mondial.


Taux de Chomage US en Novembre 2012 : 14.4% et non pas 7.7% comme annoncé
Taux de Chomage US en Novembre 12 : 14.4% et non pas 7.7% comme annoncé

Source Quartz Dec12

Pour rappel les loisirs et hôtellerie, les soins de santé et l’assistance sociale, les emplois temporaires et de vente au détail – tous les secteurs à bas salaires – ont été responsables de plus de la moitié (51%) de la croissance de l’emploi du secteur privé de l’année dernière.

Total Recall : Big Apple robotise aux États-Unis
Total Recall : Big Apple robotise aux États-Unis
En 2013, certains ordinateurs de la marque de la pomme seront de nouveau fabriqués aux États-Unis et non plus en Chine ou ailleurs en Asie.


Pour la première fois en une décennie, Apple va investir 100 millions de dollars US pour construire des ordinateurs Mac aux États-Unis, relate The Wall Street Journal.
Il faut dire que la firme a connu des pressions pour réimplanter des emplois sur le sol américain et réduire sa dépendance envers les sous-traitants étrangers. Apple, qui jusqu’à la fin des années 1990 fabriquait et assemblait de nombreux produits aux États-Unis, a délocalisé la fabrication en Asie pour profiter des coûts inférieurs de la main-d’œuvre dans cette région, rappelle Bloomberg.
Ce nouvel investissement dans le pays qui a vu naître la marque est une petite somme comparée aux milliards de dollars qu’Apple dépense chaque année dans la fabrication de ses produits dans le monde entier, principalement en Asie.
Pour le moment, la firme n’a pas fourni de détails sur ce transfert. Tim Cook n’a pas précisé où aurait lieu la fabrication, ni combien d’unités seraient produites aux États-Unis. Le PDG a seulement dévoilé que la compagnie travaillera avec des partenaires et que les opérations ne seront plus simplement un assemblage final. « Je ne pense pas que nous ayons la responsabilité de créer un certain type d’emplois, a dit Tim Cook. Mais je pense que nous avons la responsabilité de créer des emplois. »
Reste à savoir lesquels ?
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Un géant des dérivés de matières premières reprend NYSE Euronext
Un géant des dérivés de matières premières reprend NYSE Euronext
Un géant des dérivés de matières premières reprend NYSE Euronext La bourse de Wall Street est rachetée pour 8,2 milliards par une jeune bourse en ligne d’Atlanta en très forte croissance
IntercontinentalExchange (ICE) a été fondée il y a seulement douze ans à Atlanta, mais elle est déjà la deuxième bourse de contrats à terme (Futures), derrière le CME à Chicago. Cette jeune bourse en ligne acquiert pour 8,2 milliards de dollars NYSE Euronext, la plus grande bourse d’actions, créée en 1792, le symbole du capitalisme financier à Wall Street, qui avait fusionné en 2007 avec l’européenne Euronext.
Annoncée par l’agence Bloomberg, l’information a été confirmée par un communiqué des deux entreprises. L’action NYSE Euronext a bondi de 24% à l’annonce du rachat.

Au-delà des symboles, la logique économique de l’offre d’ICE souligne le rôle croissant des produits dérivés dans le monde des bourses. Jeffrey Sprecher, patron d’ICE, a sans doute été séduit par la filiale Liffe de NYSE Euronext. C’est la deuxième plus grande bourse de dérivés en Europe, derrière Eurex. Les contrats à terme sur taux d’intérêt représentent 70% des affaires de Liffe, les dérivés sur actions 30%. Selon le Financial Times, ce sont les dérivés sur taux d’intérêt que vise ICE.
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A Chaud!!! du Samedi 8 décembre 2012 : Emploi US, on flirte toujours avec la récession! par Bruno Bertez
A Chaud!!! du Samedi 8 décembre 2012 : Emploi US, on flirte toujours avec la récession! par Bruno Bertez
Les médias mettent en avant le chiffre de 146 00 créations d’emploi en Novembre et le recul du taux de chômage officiel à 7.7%. Cette façon de présenter les choses est trompeuse.
Dans le secteur privé, 147 000 emplois ont été générés en novembre. L’emploi dans la construction a par contre reculé de 20. 000.


Le chiffre de 146 000 est le chiffre qui résulte de l’enquête auprès des établissements.
L’enquête auprès des ménages fait ressortir 122 000 pertes d’emplois.
Les chiffres de l’emploi US sont toujours non significatifs, mais ils le sont encore plus maintenant depuis Obamacare. Les entreprises pour échapper aux cotisations obligatoires transforment des emplois à plein temps en emplois à temps partiels. Le seul chiffre significatif est donc celui des heures travaillées et ce chiffre stagne depuis plusieurs mois.



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Ressources : Main basse des Chinois sur…. l’eau japonaise
Ressources : Main basse des Chinois sur…. l’eau japonaise
Les investisseurs étrangers, dont beaucoup sont chinois, tentent à tout prix de mettre la main sur des terrains forestiers au Japon. Ce n’est toutefois pas le bois qui les intéresse, mais l’eau qu’on y trouve.

Selon un article publié récemment dans les pages de Bloomberg Businessweek, dans certains territoires forestiers éloignés du Japon, le mètre carré d’espace se vend pour près de 60 cents. Un prix aussi bas n’est pas surprenant puisque le marché immobilier japonais est au "calme plat" depuis près de vingt ans. De plus, les lois nipponnes sont assez permissives quant à la vente à des étrangers de territoires forestiers auxquels des droits d’exploitation de l’eau sont rattachés.
Pour des pays comme la Chine et l’Inde qui vont bientôt faire face à des pénuries d’eau, c’est un faible prix à payer, rappelle Bloomberg Businessweek. Le Japon se classe d’ailleurs dans le top 10 des pays qui ont le plus de ressources en eau dans le monde.
Selon un analyste d’HSBC, près de la moitié de l’économie chinoise est basée dans des régions qui n’ont pas assez de ressources d’eau. De plus, le fait d’acheter de grands territoires permettrait aux Chinois d’ouvrir de nouvelles terres à l’agriculture afin d’exporter davantage de biens alimentaires vers leur pays.
Présentement, l’embouteilleur Seven Yellow, basé à Osaka, pompe près de 500 000 litres d’eau par mois et 80 % de sa production est exportée en Chine. D’ailleurs, l’actionnaire principal de cette entreprise est un Chinois, un détail que « certains connaissent alors que d’autres ignorent », soutient le directeur général de l’entreprise, Katsuhisa Yoshida.
Sur l’île d’Hokkaido, on a répertorié un total de 57 transactions incluant des achats terriens en 2012. De ce total 21 achats ont été faits par des Chinois, neuf par des investisseurs d’Hong Kong qui ont utilisé des compagnies enregistrées aux îles Vierges et huit par des Singapouriens, selon les recherches menées par Bloomberg Businessweek.
« Les volumes que vous trouverez et à quelle profondeur vous devrez creuser pour trouver de l’eau dépendront de l’endroit où vous vous trouvez, explique Go Okazaki, fondateur de Standard & Initiative Properties à Tokyo. Mais si vous creusez, vous trouverez de l’eau, et ce, peu importe où vous êtes au Japon. »
Source F&I/ Bloomberg Businessweek Nov12














































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Mister Market and Doctor Conjoncture du Vendredi 3 Mai 2013: La déflation est bien là mais elle est inégale par Bruno Bertez
Mister Market and Doctor Conjoncture du Vendredi 3 Mai 2013: La déflation est bien là mais elle est inégale par Bruno Bertez
EN LIEN: Mister Market and Doctor Conjoncture du Mercredi 1er Mai 2013: Le retour des forces déflationnistes est incontestable par Bruno Bertez
L’emploi n’est pas un indicateur fiable, c’est indicateur retard, lagging. Il exprime ce qui s’est passé il y a trois à six mois, il ne préfigure rien.
Ce n’est pour rien que les maitres du monde balancent 85 plus 75 billions de QE chaque mois, c’est à dire 160 milliards de dollars, c’est parce qu’ils savent…
L’Australie est plus que le canari dans la mine. Ce n’est pas seulement l’activité qui chute et l’économie qui s’effondre, c’est le risk financier qui revient. Car il faut savoir que l’Australie est un pays anglo-saxon, il pratique à grande échelle le deficit spending, il est mal géré, il a une bulle immobilière , il a une bulle des salaires , une bulle de la misallocation des ressources.
Bref il a tout pour être déstabilisé et déstabiliser les autres par le canal bancaire et celui des marchés. L’économiste Steve Keen avait une fois de plus raison et on dira une fois de plus que personne n’avait vu venir la crise n’est-ce pas ?
Voici quelques chiffres du dernier PMI, celui d’avril pour l’Australie:
Le super cycle des commodities c’est fini!
Le super cycle du miracle chinois, c’est fini!
BRUNO BERTEZ Le Vendredi 3 Mai 2013
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03/05/2013 Publié par The Wolf | Australie, Behaviorisme et Finance Comportementale, Bloomberg, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Immobilier, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Le Graphique du Jour, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Reuters, Trappe à Dettes | Bruno Bertez, Steve Keen | 6 Commentaires