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Gourmandise irrationnelle Par Michel Juvet

Gourmandise irrationnelle Par Michel Juvet

La baisse universelle des taux recherchée par les banques centrales provoque aujourd’hui des effets de gourmandise évidents dans l’esprit des investisseurs

Pendant longtemps, on s’est interrogé sur les bienfaits et méfaits des politiques monétaires non conventionnelles menées, depuis la crise de 2008, par les banques centrales. 

Si la banque centrale américaine a réussi à rétablir le fonctionnement des banques et du système de crédit américain, la Banque centrale européenne a pu, elle, à défaut d’influencer l’économie réelle, relancer le financement des Etats européens en éliminant les menaces systémiques.

Mais la baisse universelle des taux recherchée par les banques centrales provoque aujourd’hui des effets de gourmandise évidents dans l’esprit des investisseurs. Affamés par des rendements traditionnels devenus grêles, ils se sont alors précipités sur les obligations de débiteurs à plus hauts rendements, de moins bonne qualité, faisant ainsi fondre les surplus de rendements traditionnels observés sur ces débiteurs les plus risqués.

Confrontés aux manques d’alternatives disponibles sur les marchés pour nourrir leurs besoins de rendements, les investisseurs ont alors redécouvert avec délectation depuis plusieurs mois les rendements alléchants des dividendes des actions, supérieurs aux rendements obligataires. Aux Etats-Unis, les flux d’entrées nettes de capitaux depuis le début de l’année dans les fonds en actions atteignent ainsi des montants record, proches de ceux observés en 2007…

Plus inquiétant, le niveau des achats de titres réalisés à crédit (margin accounts) est également proche de celui atteint en 2007. Il paraît clair qu’une grosse partie de la hausse des marchés s’est donc réalisée dans un but spéculatif. L’inflation que tout le monde redoutait ne s’est pas concrétisée dans l’économie réelle, mais bien dans les marchés financiers…

Plus gourmandes également, et dans la lignée des années Green­span, les entreprises, sans grandes perspectives économiques, empruntent massivement à taux très bas, non pas pour investir dans des machines ou pour racheter d’autres entreprises, mais pour, comme en 1998-1999 ou 2007… racheter leurs propres actions! Dans un environnement à faible croissance, quoi de plus rationnel pour améliorer ses rendements sur fonds propres? Et quoi de mieux pour pousser les actions vers le haut?

Plus pervers encore, certaines banques centrales, aux bilans gonflés de titres sans rendement, plutôt que de commencer un régime amincissant pour leurs réserves, s’intéressent désormais également aux actions…

Face à la mondialisation qui abaissait les revenus des citoyens, Alan Greenspan avait volontairement créé un effet de richesse en stimulant exagérément les prix des actifs mobiliers et immobiliers… Mais quelle est donc la différence avec la politique actuelle, qui tente de lutter contre la paupérisation due à la crise? 

Vite, que la croissance revienne pour justifier tout ça! 

Source  Bordier et Cie/ Le Temps Mai13

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/027326c0-bb31-11e2-9845-54c5094ca3e6/Gourmandise_irrationnelle

20/05/2013 Publié par | Bordier, Commentaire de Marché, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Le Temps, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme | | Poster un commentaire

L’arme des banques par Michel Juvet

L’arme des banques par Michel Juvet

 Les achats illimités de devises ou de titres (hypothécaires ou obligataires) par les différents instituts ne peut susciter que la crainte.

Face à la crise, les banques centrales ont sorti leur arme atomique elles annoncent qu’elles combattront avec des moyens illimités. Est-ce vraiment le moyen de mettre un point final aux dysfonctionnements économiques et à la crise ou, pour paraphraser Buzz l’éclair, sommes-nous condamnés à aller vers «l’illimité et au-delà»?

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28/09/2012 Publié par | Agefi Suisse, Bordier, Commentaire de Marché, l'hérésie keynésienne, Mon Banquier est Central | | Poster un commentaire

Politique Friction du Vendredi 20 Avril 2012 : Petite tentative de synthèse a vocation économique , la France attend des miracles…. par Bruno Bertez

Politique Friction du Vendredi 20 Avril 2012 : Petite tentative de synthèse a vocation économique , la France attend des miracles…. par Bruno Bertez

Les Francais et singulierement les socialistes sont persuadés que les Allemands ont un dette vis vis d’eux, l’Allemagne paiera, ce n’est pas fini…

 

Francois Hollande vient de répéter son appel à un soutien monétaire à sa poltique de croissance.

Francois Hollande a un besoin capital de croissance pour financer ses dépenses nouvelles.

  • Nous vous rappelons ces dépenses :

-Création de 60 000 postes d’enseignants

-Création de 150 000 emplois suventionnés pour les jeunes

-Avancement de l’age de la retraite

-Dépenses en faveur de l’agriculture

-Soutien à des entreprises en difficulté

-Sans compter toutes les mesures ponctuelles, non chiffrées et sans compter les éventuelles concessions à Melenchon, à l’aile gauche du PS et aux syndicats lors de la constitution du rapport de forces dit social .

  • En contrepartie, il envisage une taxation accrue sur les riches et les banques.

Comme en 1981, seul un pari sur la croissance permet de présenter des comptes pas trop effrayants.

Une croissance autonome est peu probable compte tenu de la pente sur laquelle se trouve la conjoncture francaise, compte tenu de l’environnement européen et global, compte tenu de la dégradation de la compétitivité de l’appareil productif francais. Enfin il faut tenir compte de l’attentisme lié à l’incertitude fiscale et réglementaire .

Tout cela, mis bout-à-bout explique sinon justifie les demandes de modifications non seulement de la politique de la BCE dans le sens du soutien de l’activité, mais aussi les demandes de modification de la Charte mème de la BCE, à savoir lui faire financer directement les états, ou plutot leurs gouvernements.

  • La position de Hollande est un quadruple pari :

-Des soutiens monétaires et keynésiens peuvent ètre efficaces au stade ou la France en est.

-La BCE et la situation fiscale permettent de tels soutiens.

-L’Allemagne va se rallier aux demandes françaises ainsi que tout le bloc des Pays dits du Nord.

-L’environnement international et les marchés vont autoriser, avaliser cette réorientation à 180 degrés de la politique européenne.

Sarkozy a commis beaucoup d’erreurs dont la première, sous cet aspect, car il y en d’autres, la première en s’arrimant a l’Allemagne et en collant à Merkel pour former le couple Merkozy. Il s’est rendu compte de cette erreur et vient d’en faire une autre en changeant son fusil d’épaule et en demandant, lui aussi une réorientation de la politique de la BCE et de l’attitude allemande. Erreur funeste qui l’a fait accréditer lui-même les thèses de son adversaire.

Nous sommes dans une situation nouvelle et , on peut et doit déplorer que cette situation nouvelle d’abord n’ait pas été annoncée comme telle, ensuite qu’elle ne soit pas au coeur du débat économique. Cette occultation va compliquer la tache de tous les responsables au lendemain des éléctions et au lieu de tracer le cadre de ce qui est possible et de ce qui ne l’est pas, elle va autoriserr toutes les revendications, toutes les dérives, tous les abus.

Au coeur du tournant de Sarkozy , tout comme au coeur de la postion de Hollande il y a un non -dit que nous meme avons explicité recemment: la France n’est pas l’Allemagne , elle ne peut pretendre la suivre, s’y arrimer.

Il faut reconnaitre que la France a une position intermediaire entre le Nord et le Sud et que sa spécialisation internationale, son absence de consensus social , bref son mal Francais que d’aucuns appellent sa spécificité, lui interdisent definitivement les performances allemandes.

Ceci se manifeste au niveau de la position internationale, la France recule, l’Allemagne progresse et augmente ses parts de marché, y compris en Chine. Les déficits francais se creusent faute de compétitivité, faute d’investissement et en raison d’un réglage conjoncturel déficient qui privilégie la consommation, gourmande en importations au détriment de l’investissement producteur d’emplois et d’exportations.

La situation de la France est générationnelle, historique, fruit d’un long affaissement, accéléré par la relative performance de l’Allemagne depuis la reunification et le plan de correction des finances publiques de ces dernières années.

En clair les deux pays divergents. Voilà la réalité dont Sarkozy vient seulement de s’apercevoir, voila la réalité que fondamentalement Hollande nie. Nous disons nie car les demandes ou paris de Hollande pour un changement de cap de la BCE et de l’Allemagne ne sont pas du meme ordre que celles de Sarkozy : ayant fait des promesses intenables, des paris trop audacieux Hollande est en postion de faiblesse, de quémandeur face à l’Allemagne et ce qu’il espère c’est un miracle .

La divergence France/Allemagne se manifeste de nombreuses façons, mais il y en a deux qui sont évidentes et conflictuelles.

1-La premiére est le niveau des taux et des liquidités.

2-La seconde est le niveau de l’euro que l’Allemagne trouve trop bas

L’Allemagne souffre de taux trop bas et de liquidités trop abondantes qui favorisent un dérapage inflationniste en cours et surtout une bulle immobilière. L’Autriche est dans la mème position d’ailleurs.

Sachant que la priorité absolue de tout le pays est la stabilité monétaire, les dirigeants allemands font campagne, dejà pour un resserrement de la politique de la BCE et non pas pour un desserrement.

Comme par ailleurs Hollande ne semble pas vouloir vouloir faire sien le pacte fiscal et que les déficits seront plutot orientés à la hausse qu’à la baisse on ne voit pas de possibilité de changement dans la position de l’Allemagne ou dans celle de la BCE; La position Allemande est claire, elle veut bien faire quelques concessions mais à condition et seulement à condition, que l’on aille dans la bonne direction sur les déficits et surtout sur l’intégration.

Enfin il ne faut pas oublier la divergence sociale, idéologique entre les deux pays. Ceci se traduit en France par un clivage très difficile à gérer : plus du tiers des français sont proches de candidats dont le programme explicite est le refus de l’euro et la sortie du carcan monétaire.

Le problème, il faut le souligner est que le candidat Hollande , est celui qui va beneficier du report des voix de tous ces gens hostiles à l’euro au second tour! Son soutien sera encore plus marqué sous cet aspect que celui de Sarkozy et celui de la France entière. La proportion d’anti euros dans ses soutiens va ètre considérable.

  • Hollande va donc hériter :

-D’une situation structurelle de déclin et de perte de poids face à l’Allemagne

-D’un réglage conjoncturel défaillant, trop orienté vers la consommation

-D’un soutien ambigue à l’euro et au carcan qu’il représente

-De marchés turbulents enclins à jouer les effets de contagion alors que l’Espagne se fissure

-Il va rajouter la frilosité provoquée par les menaces fiscales et réglementaires ;

-Peut ètre un regain de troubles sociaux avec relents de haine et de lutte des classes comme on peut en juger par le succès de Mélenchon, un raidissement de la droite et peut ètre du patronat.

Dans ces conditions, nous dirons que plus que jamais, pour la France un miracle, des miracles sont nécessaires.

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20/04/2012 Publié par | A Chaud!!!!!, A PROPOS, Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Bordier, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Douce France, Europe, Formation a la gestion de portefeuille, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Le Temps, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Politique Friction, Reuters, Trappe à Dettes | , , | 11 Commentaires

Les banques françaises ont perdu la moitié de leur valeur depuis le début de l’été

Les banques françaises ont perdu la moitié de leur valeur depuis le début de l’été

CDS : Records sur la France et ses banques

Les prix des CDS (Credit Default Swap), contrats de couverture contre le défaut de paiement, battaient des records lundi sur la France et ses principales banques, reflétant les inquiétudes des investisseurs quant à leur exposition à la crise de la dette en zone euro.

French CDS

Vers 11h00 (09h00 GMT), les «credit default swaps» (CDS) sur la France étaient à 191 points de base, ce qui signifie qu’il faut débourser 191.000 dollars par an pour assurer 10 millions de dollars de dette d’Etat française à 5 ans.

 Les CDS sur les principales banques françaises franchissaient également de nouveaux plus hauts historiques. Ils s’établissaient à 275 points de base sur BNP Paribas, 294 sur Crédit Agricole et 390 sur Société Générale. Ces trois établissements sont sous la menace d’une dégradation par l’agence de notation Moody’s Investors Service qui doit achever mi-septembre un examen de leurs notes.

Les banques européennes devront trouver des fonds propres supplémentaires si les gouvernements choisissent de leur imposer des décotes sur la valeur de leurs portefeuilles de titres de dette souveraine, estiment les analystes de Goldman Sachs. 

Dans une note a leur clientèle, ils estiment aussi que les banques dont la valorisation boursière est raisonnable seront en mesure de lever de l’argent frais, mais ajoutent qu’en Grèce, Italie, Irlande, Espagne et Portugal, les établissements bancaires pourraient rencontrer des difficultés. 

"Dans ces cas-là, le capital devra être fourni par les institutions souveraines (donnant lieu à des nationalisations partielles ou totales) ou internationales", écrivent les analystes de Goldman Sachs.  L’intermédiaire a abaissé ses objectifs de cours sur plusieurs banques européennes, dont l’italienne UniCredit  , l’espagnole Banco Santander et la grecque Agricultural Bank of Greece. 

"Selon notre scénario central dans l’hypothèse d’un choc souverain, 38 banques auraient besoin de 30 à 92 milliards d’euros de capitaux (pour satisfaire) à un niveau plancher d’un core Tier One de 5% à 7%", estiment les analystes de Goldman. 

Les banques françaises ont perdu la moitié de leur valeur depuis le début de l’été Le ministre de l’Industrie exclut toute recapitalisation. Moody’s pourrait dégrader la note des trois grands établissements

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13/09/2011 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, B.R.I. (Banque des Règlements Internationaux), Banque Pratique, Bordier, Douce France, Europe, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Reuters, Trappe à Dettes | | Poster un commentaire

Marchés : «La peur et l’avidité, cocktail explosif»

Marchés : «La peur et l’avidité, cocktail explosif»

Pour les stratèges, les hedge funds ne sont pas responsables de la volatilité élevée

A l’exception de 2008, la volatilité des bourses mondiales n’a jamais été aussi élevée. Depuis début août, l’indice VIX qui reflète les mouvements des marchés a pris l’ascenseur. En une semaine, il a pratiquement doublé à 42 points. En d’autres termes, les va-et-vient boursiers entre le vert et le rouge ont été multiples durant une même journée. A quoi est due cette volatilité très élevée?

source Wall Street Journal

«Elle s’explique en partie par les modèles quantitatifs. Etant construits pour analyser les mouvements des marchés, ils automatisent des opérations de ventes lorsque des seuils sont atteints. Comme les investisseurs ont souvent les mêmes modèles, cela engendre des échanges de titres en grande quantité, parfois de manière quasi simultanée», explique Jan Poser, économiste en chef chez Sarasin.

Selon le stratège, parmi ces investisseurs figurent aussi des hedge funds. «Ils peuvent accentuer la volatilité, mais il ne faut pas généraliser. Les fonds alternatifs ont peu de poids dans les mouvements boursiers actuels», estime Jan Poser.

La rationalité inexistante

Pour sa part, Michel Juvet, économiste auprès de la banque Bordier & Cie, explique que des acteurs financiers à Wall Street disposent de logiciels qui exécutent automatiquement des transactions. Ils accentuent ainsi les mouvements des marchés. Par ailleurs, «des fonds mutuels doivent vendre leurs titres pour rembourser les clients qui veulent du cash, ce qui fait augmenter les volumes à la vente et la volatilité», estime le stratège.

De son côté, Martin Neff, économiste en chef chez Credit Suisse, privilégie la psychologie pour expliquer la volatilité élevée. «La peur, la panique et l’avidité constituent un cocktail explosif. Celui-ci explique la forte hausse de la volatilité sur les marchés. Elle provient davantage des investisseurs non professionnels. Ils ont des difficultés à réagir à des informations qui ne vont pas dans le sens de la croissance. Au départ, la peur les tétanise. Ils attendent trop longtemps avant de céder leurs titres et réaliser leurs pertes. La rationalité reste donc une expression étrangère aux marchés financiers», juge le stratège. Martin Neff s’attend toutefois à une baisse de la volatilité durant les prochaines semaines.

Par Daniel Eskenazi zurich/Le temps aout11

12/08/2011 Publié par | Analyse Technique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Bordier, Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, Innovation Technologique, scientifique ou financière, Le Graphique du Jour, Le Temps, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Shadow Banking, Wall Street Journal in french | , | Poster un commentaire

Selon Bordier risque imminent de stagflation identifié

Selon Bordier risque imminent de stagflation identifié

 La banque genevoise estime que tous les éléments sont réunis pour une croissance nulle avec un fort taux d’inflation Les Etats-Unis sont très exposés.

Dans sa lettre thématique de juillet, la banque privée Bordier & Cie met en avant les craintes actuelles d’une stagflation imminente. Cette situation conjoncturelle, mesurée par le Misery Index (addition du taux d’inflation et du taux de chômage) allie une croissance économique faible voire négative avec une forte inflation qui peut engendrer un coût économique très élevé.

La première stagflation observée remonte à 1973 et dura seize ans. Lors du choc pétrolier, les banques centrales menèrent une politique de forte expansion monétaire dans le but de restaurer la croissance, il en résultat une forte inflation au lieu d’un redémarrage de la croissance. Outre un surplus de création monétaire, on dénombre deux autres causes de stagflation: la hausse du prix du pétrole qui a pour conséquence une baisse de rentabilité de nombreuses entreprises qui se mettent à réduire leurs effectifs et la hausse du chômage qui réduit le pouvoir d’achat global et gène la croissance économique.

 

Selon Bordier & Cie, cette situation est présente actuellement dans l’économie mondiale.

 Tout d’abord le Misery Index à 12.7% des Etats-Unis donne une vision trop optimiste de la situation. Le taux de chômage serait artificiellement bas du fait que des millions d’Américains ont renoncé à trouver un emploi. L’IPC bénéficierait lui de la forte pondération du logement dans son calcul.

chart

Concernant le marché du pétrole, il va devoir faire face aux besoins en électricité des pays émergeants et aux risques politiques grandissants dans les pays du Golfe.

 Un autre danger réside dans la politique monétaire laxiste menée depuis plus de deux ans par la Réserve fédérale américaine. Ceci a provoqué une fuite des investisseurs vers des marchés émergeants qui offraient des taux d’intérêt plus élevés. En conséquence, ces mouvements de capitaux ont entraîné une hausse de L’IPC de 5% dans des pays tels que la Chine, le Brésil ou L’Indonésie.

 La création monétaire de la Réserve fédérale n’a pas permis d’augmenter l’offre de crédit aux ménages et aux entreprises mais a surtout été utilisée pour accroître les réserves excédentaires des banques commerciales.

Si une stagflation se produisait, la Réserve fédérale se verrait donc totalement impuissante avec un taux de base déjà à zéro et des liquidités injectées dans le système bancaire à un niveau peu raisonnable, conclut la note.

source agefi aout11

 

05/08/2011 Publié par | Agefi Suisse, Bordier, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Mon Banquier est Central | Poster un commentaire

Indicateur de Marché : Consensus Isag Avril 2011

Indicateur de Marché : Consensus Isag Avril 2011

Les stratèges genevois se préparent à la fin de l’argent gratuit

Les experts de l’ISAG sont confiants à long terme. Mais l’allocation devra s’adapter au changement de ton des banques centrales

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17/04/2011 Publié par | Bordier, Commentaire de Marché, Indicateur des Marchés, ISAG, Le Temps, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mon Banquier est Central | Poster un commentaire

Le pari de Jean-Claude Trichet par Michel Juvet

Le pari de Jean-Claude Trichet par Michel Juvet

la BCE pas la seule a augmenter ses taux courts

(cliquez sur le graph pour l’aggrandir)

 

les politiques fiscales sont ostensiblement restrictives, argumentent les «endettés du Sud»? Pourquoi resserrer les liquidités lorsque les pressions inflationnistes ne se manifestent que dans les prix des matières premières, soutient le camp de la croissance.

N’est-ce pas appuyer un peu tôt et fort sur la pédale du frein?

Non, car une banque centrale n’a pas pour vocation de renforcer la jouissance des bons moments. Elle doit anticiper les problèmes, et œuvrer dans l’intérêt moyen de toute sa communauté, comme l’a répété plusieurs fois Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, lors de sa conférence de presse. Elle doit défendre l’intérêt non inflationniste de la zone euro dans son ensemble. Parfait.

Mais les actes et les mots des banques centrales ne sont malheureusement jamais innocents. Souvent celles-ci tentent d’influer sur l’organisation de la société. La décision de Jean-Claude Trichet peut donc aussi être interprétée comme le geste furtif qui poussera les autorités politiques européennes à s’engager définitivement dans la constitution d’un fonds monétaire européen à même de traiter les financements des Etats surendettés. Une banque centrale qui resserre le crédit en montant ses taux ne peut en effet en même temps créer d’autres liquidités pour assurer le financement d’un Etat européen. La BCE veut donc à juste titre séparer les responsabilités: elle s’occupe de la surveillance des prix, et le Fonds européen de stabilité doit prendre en charge le risque systémique souverain.

(cliquez sur le graph pour l’aggrandir)

Mais en réalité, Jean-Claude Trichet, fait un pari pascalien: qu’il monte ou non de 0,25% les taux, cela ne changera pas vraiment l’environnement économique; en revanche si l’Europe le suit dans son message subliminal, lui et la BCE seront les grands gagnants du nouveau modèle européen. Jean-Claude Trichet a des raisons d’y croire… Mais il sera vite confronté à la réalité du monde des vivants: comment la zone euro traitera la demande d’aide du Portugal. Va-t-on octroyer une aide à un pays sans gouvernement? Comment obtiendra-t-on des conditionnalités institutionnelles à cette aide? Sera-ce la porte ouverte aux aides de toutes sortes? Comment l’Allemagne réagira-t-elle? «Jean-Claude Pascal» ne passera certainement pas des vacances au Portugal, et avec un peu de malchance, il devra bien reprendre dans son bilan quelques obligations portugaises. Remarquez son pari pourrait être vite oublié car bientôt les torches de l’actualité seront braquées sur Ben Bernanke, qui, lui aussi, devra alors élaborer son propre pari sur la fin de sa politique. Finalement, seule la Banque du Japon est dans une situation confortable: elle, elle n’a qu’à imprimer des yens et sans pari!

Michel Juvet Bordier et Cie avril11

11/04/2011 Publié par | Bordier, Europe, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Le Temps, Mon Banquier est Central | | Poster un commentaire

Business as Usual version Mao : Difficile de se fier aux chiffres chinois

Business as Usual version Mao :  Difficile de se fier aux chiffres chinois

Chassez le naturel et il revient au galop…..

 

Réalisée par la Banque suisse  Bordier & Cie. Une étude relève de nombreuses incohérences dans les statistiques fournies par la Chine.

Le manque de fiabilité des statistiques chinoises préoccupe les acteurs financiers depuis de nombreuses années. Malgré une volonté déclarée des autorités de mieux faire, il reste difficile de se fier aux chiffres publiés. Leur utilisation nécessite d’effectuer une série de recoupements préalables pour essayer de converger vers des ordres de grandeur plus proches de la réalité.

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08/04/2011 Publié par | Agefi Suisse, Bordier, Chinamerica, Indicateur des Marchés, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vices du Capitalisme, Statistiques et Modèles Mathématiques | Poster un commentaire

La thèmatique des fluides : la liquidité dans tous ses états

La thèmatique des fluides : la liquidité dans tous ses états

La surabondance de liquidités par Roy Damary

Les grandes entreprises (déjà très bien dotées) lèvent toujours des fonds par le truchement d’émissions obligataires. Mais pour en faire quoi?

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28/09/2010 Publié par | Bordier, Commentaire de Marché, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Mon Banquier est Central, Monétarisme | , , | Poster un commentaire

Michel Juvet : Je recommande l’Afrique aux investisseurs patients, c’est le nouveau marché émergent»

Michel Juvet :  Je recommande l’Afrique aux investisseurs patients, c’est le nouveau marché émergent»     

Michel Juvet. (veroniquebotteron.com) 

   Michel Juvet, membre de la direction de la banque Bordier à Genève, s’exprime sur l’économie africaine et note que les besoins de matières premières de pays comme la Chine, l’Inde et le Brésil ont changé la donne pour le continent  

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24/07/2010 Publié par | Bordier, Chinamerica, Le Temps, Pays Emergents | | 3 Commentaires

Moins d’impôts, mais pas moins d’Etat par Michel Juvet

Moins d’impôts, mais pas moins d’Etat par Michel Juvet 

Michel Juvet

  L’économiste de Bordier et Cie veut lever la confusion qui règne sur le débat entre les défenseurs de l’austérité budgétaire et ceux qui redoutent qu’elle ne fasse replonger l’économie en récession…Le Moins d’impot pourrait servir de variable d’ajustement…

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05/07/2010 Publié par | Bordier, Etats-Unis, Idées Courtes, Idées Fausses, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Temps, Reaganomics | , | Un commentaire

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