Chine: la statistique qui jette un nouveau froid
Chine: la statistique qui jette un nouveau froid
EN LIEN: Inquiétudes et incertitudes autour de la dette chinoise
En Chine, la dégradation économique devient de plus en plus palpable. Ce matin, la publication de l’indicateur préliminaire de l’activité manufacturière, établi par HSBC, a jeté un froid. Celui-ci s’est situé à 49,6 points en mai, sa plus mauvaise performance en sept mois, mais surtout un chiffre à nouveau situé sous la barre des 50, qui symbolise une stagnation économique. Autrement dit, il y a toutes les chances que le chiffre définitif, publié dans une semaine, traduise une contraction de l’activité manufacturière.
L’économiste de la banque HSBC Qu Hongbin a estimé, ce matin que «le ralentissement de l’activité manufacturière en mai traduit une demande interne moindre et la persistance de conditions externes difficiles». Concrètement, cette statistique rend de plus en plus crédible le scénario d’un ralentissement plus net de l’économie au deuxième trimestre, alors que nombre d’économistes espéraient, jusqu’à présent, un rebond après un premier trimestre décevant (à 7,7% de croissance).


Elle complique un peu plus l’équation pour le pouvoir chinois, qui ne dispose que de peu de marge de manœuvre pour stimuler l’activité, au moment où l’endettement de l’économie devient problématique et où ses rentrées fiscales augmentent moins vite du fait de la baisse de la croissance des résultats des entreprises. L’idée d’un nouveau plan de relance semble donc exclue. Li Keqiang, le Premier ministre, a récemment déclaré qu’il fallait donc, d’abord, «compter sur les mécanismes de marché» pour sortir l’économie chinoise de l’ornière.
Sous pression, Pékin tente de mettre de l’ordre dans son marché obligataire

Comment redonner confiance dans la machine financière chinoise au moment où celle-ci montre d’inquiétants signaux? En mettant de l’ordre sur le marché obligataire, répondent les autorités chinoises. La NDRC, principale instance de planification et de pilotage économique chinoise, a annoncé sur son site internet qu’elle allait «contrôler de façon appropriée la taille et le rythme» des émissions obligataires ne répondant pas à certains critères de qualité.
Il s’agit, par ce moyen, de limiter la capacité d’emprunt des «véhicules de financements» les moins solides. Ceux-ci avaient été mis en place par les gouvernements locaux pour contourner l’interdiction qui leur était faite d’emprunter mais concentrent aujourd’hui les inquiétudes du fait qu’ils ont probablement impulsé nombre de projets non solvables. Ceux dont le ratio actifs/passifs est supérieur à 65% et dont la notation est située sous AA + feront l’objet d’un suivi particulier.
De la même manière, les entreprises dont le taux d’endettement dépasse 75% et dont la notation financière est également située en dessous de AA + risquent de se voir refuser l’accès au marché, même si la NDRC, fidèle à ses formulations sobres, ne le dit pas aussi clairement. En revanche, Pékin assure qu’il donnera la priorité aux projets structurants d’infrastructures dans le secteur des énergies nouvelles et de l’environnement ainsi que dans les logements sociaux.
Source Les Echos Mai 2013
Inquiétudes et incertitudes autour de la dette chinoise
Inquiétudes et incertitudes autour de la dette chinoise
Le courtier CLSA a ouvert,le 13 Mai à Pékin, son 18e forum sur la Chine. L’occasion pour les analystes du groupe de présenter leurs points de vue sur la deuxième économie mondiale. Et ce matin, c’est Francis Cheung, qui dirige la stratégie pour la Chine, qui a donné le ton en présentant une étude faisant état d’un risque en forte croissance concernant la dette chinoise. Il a ainsi dressé le tableau d’une économie «droguée» à la dette, comme en témoigne la hausse du crédit de 58% constatée lors du premier trimestre de cette année. Dans la foulée du plan de relance massif décidé fin 2008, le cumul de dette a plus que doublé au cours des quatre dernières années. En faisant la somme des crédits contractés par des institutions publiques (notamment les gouvernements locaux) et privées, Francis Cheung estime qu’elle pèse aujourd’hui 205% du produit intérieur brut (PIB)et devrait atteindre 245% en 2015 . La plupart des estimations tournent autour de ce chiffre.
Ce niveau est-il élevé? . Il se situe au-dessous des Etats-Unis et de la France, à 250% du PIB, du Royaume-Uni, à 300%, et a fortiori du Japon, qui flirte dangereusement avec la barre des 400%. Mais il est supérieur à l’Allemagne, et très au-dessus d’autres grands pays émergents comme le Brésil, la Russie ou l’Inde. Le risque est donc, note Francis Cheung, d’être coincé dans «la trappe des pays à revenus moyens», car la Chine affiche un endettement digne d’un pays développé à un stade de sa trajectoire économique qui nécessite pourtant d’investir massivement dans un système de retraites et de santé notamment.
Mais plus encore que les niveaux d’endettement, c’est l’efficacité de cette dette qui pose question. En quatre ans, les nouveaux crédits ont été presque trois fois supérieurs à la croissance du PIB. Lorsqu’on fait la somme, chaque année, de tous les nouveaux prêts, y compris informels, on constate que, tendanciellement, la part de l’endettement dans le PIB a crû de plus de 50% en dix ans. Sa moyenne se situait à 19,9% du PIB entre 2002 et 2008. Depuis quatre ans, ce chiffre est passé à 33,1%. Or la croissance chinoise ralentit. Plus de dette et moins de croissance: la trajectoire est donc insoutenable à long terme.
Au final, l’économie chinoise semble nécessiter une quantité croissante d’investissements pour produire une valeur ajoutée constante, et ce au moment où le taux d’utilisation des capacités de l’outil industriel a fortement diminué et suit une courbe globalement descendante depuis une vingtaine d’années. C’est du côté des entreprises que pourraient donc apparaître les problèmes. Plus le temps passe, moins l’investissement dans l’appareil productif est rentable. Attention aux crédits impossibles à rembourser qui viendraient ternir le bilan des banques…
Les autorités peuvent choisir de poursuivre la frénésie de crédit, mais le pouvoir productif de ces dettes s’amenuise de plus en plus. Le produit généré par chaque yuan prêté a été divisé par 2 en 4 ans.
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Bloomberg au centre d’une affaire d’espionnage
Bloomberg au centre d’une affaire d’espionnage
Scandale d’espionnage à Wall Street ? Des journalistes de la célèbre agence d’information financière Bloomberg se seraient servis des terminaux Bloomberg pour espionner entre autres les faits et gestes de certains employés de JPMorgan et de Goldman Sachs.
Goldman Sachs a tiré la première, vendredi 10 mai. Et depuis peu , l’affaire prend une autre tournure : JPMorgan serait également concernée selon le New York Times et selon CNBC, la Fed et le Trésor américain seraient en train de demander des comptes à Bloomberg.
Les terminaux Bloomberg sont une institution à Wall Street. Ils ont fait la fortune du maire de New York, Michael Bloomberg. On les trouve dans toutes les salles de marché du monde. Attention, ne pas mélanger Bloomberg et Bloomberg. La société, fondée par l’actuel maire de New York, Michael Bloomberg, qui n’en assure plus la gestion au jour le jour en raison de ses activités politiques, combine une agence de presse et la fourniture d’informations financières sur des terminaux ad hoc, des machines louées 20 000 dollars par an.
Ils donnent accès à une quantité d’informations, pas seulement sur les marchés mais aussi sur leurs utilisateurs. On peut notamment voir qui se connecte à quel moment. Des données accessibles à la fois aux clients de Bloomberg et aux journalistes de l’agence Bloomberg. C’est cet aspect qui pose aujourd’hui problème.Et c’est parce que des journalistes ont pu consulter des informations a priori destinées aux traders, investisseurs et autres banquiers que l’entreprise a dû présenter des excuses officielles à ses clients, et réétanchéifier le mur qui sépare son activité de presse de son activité d’information financière.
L’affaire est d’importance, car «Bloomberg a le monopole sur ces terminaux d’industrie financière, écrit le blog très informé Zerohedge, en raison des manquements massifs de leurs concurrents comme Reuters et son système Eikon […] Ce qui signifie que les journaleux de Bloomberg ont pu profiter d’un avantage injuste pour espionner leurs proies – les propres clients de Bloomberg.»
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La bulle chinoise semble être prête à éclater
La bulle chinoise semble être prête à éclater
L’augmentation du crédit et la diminution de la croissance économique annonce un désastre
EN LIENS: La corde pour nous pendre! Nouvelles de Chine par Richard Dupaul

Le 23 avril, HSBC Holding, une banque et organisation multinationale de services financiers, a publié pour le secteur manufacturier le Purchasing Managers Index (PMI), qui était au niveau de 50,5 au mois d’avril en Chine, ainsi que l’indice de la production manufacturière qui était à 51,1. Chaque indice était inférieur à ceux des mois précédents.
Ce jour là, l’indice boursier des actions A, publié par la bourse de Shanghai et évalué en yuans, a chuté de 2,57%. Cette baisse est considérée comme étant au-dessous de la zone de confort psychologique estimé à 2.200 points.
On n’a pas besoin d’être un expert du marché pour savoir que l’indice PMI n’était pas la seule raison de la chute de l’indice boursier.
Une semaine avant la publication des indices, le Bureau des statistiques du régime chinois a annoncé que le taux de croissance économique lors du premier trimestre 2013 était de 7,7%. Ce chiffre est beaucoup plus bas que les estimations des analystes.
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La croissance dans le secteur des services a fortement ralenti, en avril, en Chine pour retomber à l’un de ses plus bas niveaux des deux dernières années. Le 6 Mai, la banque HSBC a indiqué que son indice des directeurs d’achat (PMI) dans ce secteur clé avait été mesuré à 51,1 le mois dernier, loin de sa performance de 54,3 établie en mars. S’il reste au-dessus de 50, ce qui marque la limite entre une contraction et une expansion, cet indice PMI confirme que l’accélération de la croissance chinoise est plus difficile que prévu et que l’économie du pays reste fragilisée par l’enlisement de l’activité en Europe et la lenteur de la reprise aux Etats-Unis.
«Ce refroidissement de l’activité dans le secteur des services en avril est probablement une répercussion du ralentissement de la croissance manufacturière, du durcissement des contrôles sur le marché immobilier et de l’extension de la crise de la grippe aviaire», a commenté dans la matinée Qu Hongbin, l’économiste en chef d’HSBC pour la Chine.
Vendredi en 15, le gouvernement chinois avait déjà diffusé plusieurs indicateurs montrant que la croissance de l’activité économique dans le pays avait perdu de son dynamisme. L’indice des directeurs d’achat du secteur non manufacturier avait notamment été annoncé à 54,5 en avril, en baisse de 1,1% en glissement mensuel, par le Bureau d’état des statistiques.
Le 10 mai le Bureau national des statistiques a annoncé que les prix à la production, qui constituent généralement un bon indicateur des prix futurs à la consommation, avaient baissé de 2,6% sur un an en avril.Cette diminution, plus substantielle que prévu par la plupart des économistes, est perçue comme le signe que la reprise économique en cours n’est pas très vigoureuse. Elle résulte manifestement d’une offre industrielle supérieure à la demande du marché. Dans ce contexte, certains économistes avancent l’hypothèse d’un geste de la banque centrale, et notamment d’une baisse des taux d’intérêts, qui permettrait théoriquement de dynamiser l’économie. Mais ce scénario est très loin de faire l’unanimité, du fait que l’économie chinoise reste marquée par des déséquilibres et que Pékin se doit, en particulier, de rester extrêmement vigilant afin de prévenir un emballement du crédit bancaire…et celui de l’inflation car l’inflation sest accélèrée en avril
Ainsi la hausse des prix à la consommation, principale jauge de l’inflation en Chine, s’est accélérée à 2,4% sur un an en avril, après avoir atteint 2,1% en mars, a rapporté jeudi le Bureau national des statistiques (BNS). Cet indice est suivi de près par Pékin qui redoute que la hausse des prix alimentaires, qui frappe davantage les ménages les plus défavorisés, ou l’envolée des prix immobiliers, ne déclenchent des troubles sociaux dans ce pays de plus de 1,3 milliard d’habitants. Ce résultat dépasse la prévision d’un panel d’économistes interrogés par l’agence financière Dow Jones, qui avait tablé sur une hausse des prix à la consommation de 2,2% en avril. «La hausse des prix à la consommation s’explique principalement par celle relativement importante des prix des légumes», a expliqué Yu Qiumei, analyste au Bureau national des statistiques.
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La corde pour nous pendre! Nouvelles de Chine par Richard Dupaul
La corde pour nous pendre! Nouvelles de Chine par Richard Dupaul
La Chine place ses pions en Europe
Avec un pactole de 3400 milliards US en réserves monétaires, la Chine a commencé à diversifier ses investissements étrangers, délaissant ses placements prudents dans les obligations d’État. Les Chinois préfèrent de plus en plus les actifs tangibles dont la valeur est déprimée. Leur magasin préféré: l’Europe.


L’Europe va mal. L’économie rétrécit, le chômage grimpe sans cesse, et les jeunes quittent le navire. Décourageant? Non, une occasion en or pour la Chine qui continue de faire son marché sur le Vieux Continent, avec appétit.
D’après le fonds A Capital, une firme de Pékin qui fait un relevé trimestriel («dragon index») des investissements outre-frontière, c’est même la zone euro qui attire la plus grande part des capitaux chinois.
La firme se base sur les fusions-acquisitions menées par des groupes chinois à l’étranger. En 2012, l’Europe a recueilli 33% des fonds investis, soit 12,6 milliards US. Un record. C’est nettement plus qu’en 2011 (10,4 milliards US) et très loin devant l’Amérique du Nord, avec environ 5,5 milliards US. Un résultat surprenant, vu la reprise économique en cours aux États-Unis, qui devrait en principe attirer les investisseurs.
De toute évidence, les investisseurs chinois sont attirés par les actifs européens vendus à des prix attrayants en cette période de crise. Un petit retour sur 2012 montre que les Chinois ont d’ailleurs fait de belles prises.
Ils ont mis la main notamment sur des géants industriels allemands en difficulté, dont Kion Group (machinerie) et Putzmeister (cimenterie), et le producteur britannique de céréales Weetabix.
China Investment Corp., le plus important fonds d’investissement étatique en Asie, a aussi pris une participation minoritaire dans des infrastructures britanniques stratégiques, incluant l’aéroport Heathrow et la Thames Water Utility. C’est une percée au coeur du royaume de Sa Majesté. Sans oublier que des fonds chinois ont fait des achats importants au Portugal et en Grèce, deux pays à vendre à la découpe ces temps-ci.
Le fait que l’Europe attire plus de capitaux chinois que les États-Unis, malgré la prise de contrôle très médiatisée l’an passé de Wanda sur la chaîne de cinémas AMC Theatres, témoigne de l’accueil souvent glacial des Américains.
Washington est particulièrement vigilant quant aux investissements étrangers sur son territoire, et cela a pour effet de décourager les avances des acquéreurs. Dans ce domaine, le cadre réglementaire est plus souple en Europe qu’aux États-Unis où, par exemple, «le Sénat peut bloquer, de manière arbitraire, des investissements», explique dans une note financière André Loesekrug-Pietri, fondateur d’A Capital.
Les Chinois apprécient également le savoir-faire européen dans l’énergie, l’eau, les transports, l’automobile et l’aéronautique, tous des secteurs appelés à développer en Chine.
Les entreprises chinoises ont «besoin de savoir-faire, et c’est en Europe que se trouvent les meilleures technologies», affirme le responsable.
D’autres noms? Volvo (Suède), le port de Pirée (Grèce), McCormick (France)… autant d’entreprises ou d’actifs de valeur qui ont aussi été cueillis comme des fruits mûrs par les Chinois depuis 2009 pour leur valeur stratégique à long terme.
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Mister Market and Doctor Conjoncture du Vendredi 3 Mai 2013: La déflation est bien là mais elle est inégale par Bruno Bertez
Mister Market and Doctor Conjoncture du Vendredi 3 Mai 2013: La déflation est bien là mais elle est inégale par Bruno Bertez

Ne vous laissez pas influencer par les chiffres de l’emploi américain, la déflation est là et le ralentissement économique également. Tous les indicateurs précurseurs américains sont médiocres et surtout les plus importantes comme les ventes finales.

L’emploi n’est pas un indicateur fiable, c’est indicateur retard, lagging. Il exprime ce qui s’est passé il y a trois à six mois, il ne préfigure rien.
Ce n’est pour rien que les maitres du monde balancent 85 plus 75 billions de QE chaque mois, c’est à dire 160 milliards de dollars, c’est parce qu’ils savent…
L’Australie est plus que le canari dans la mine. Ce n’est pas seulement l’activité qui chute et l’économie qui s’effondre, c’est le risk financier qui revient. Car il faut savoir que l’Australie est un pays anglo-saxon, il pratique à grande échelle le deficit spending, il est mal géré, il a une bulle immobilière , il a une bulle des salaires , une bulle de la misallocation des ressources.


Bref il a tout pour être déstabilisé et déstabiliser les autres par le canal bancaire et celui des marchés. L’économiste Steve Keen avait une fois de plus raison et on dira une fois de plus que personne n’avait vu venir la crise n’est-ce pas ?


Voici quelques chiffres du dernier PMI, celui d’avril pour l’Australie:

- -PMI manufacturier 36,7 contre 44,4, sous les 50 c’est la récession
- -En moyenne mobile 3 mois on est à 42,2 contre 43,4
- -7 secteurs industriels sur 8 sont en recul
- -les capacités utilisées sont 68,6 contre 71
- -Les exports se contractent pour le 9e mois consécutifs
- -L’emploi est en chute libre à 39,3 une dégringolade de 9,4 points

Le super cycle des commodities c’est fini!
Le super cycle du miracle chinois, c’est fini!

BRUNO BERTEZ Le Vendredi 3 Mai 2013
llustrations et mise en page by THE WOLF
EN BANDE SON:
Mister Market and Doctor Conjoncture du Mercredi 1er Mai 2013: Le retour des forces déflationnistes est incontestable par Bruno Bertez
Mister Market and Doctor Conjoncture du Mercredi 1er Mai 2013: Le retour des forces déflationnistes est incontestable par Bruno Bertez
Le taux du 10 ans US est revenu dans les plus bas de l’année.
Finie l’idiotie de la Grande Rotation : Les matières premières sont dans les plus bas, les capitaux commencent à fuir les émergents, les bourses des émergents ne se sont pas solidarisées du rally Américain, l’Australie est en difficulté, les grands producteurs de matières premières commencent à deleverager , le marché chinois des actions est le canari dans la mine!
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L’Australie taille dans son budget
Le retour à l’équilibre est compromis par le niveau du dollar australien et la baisse des exportations.
Le budget australien pour 2012/2013 sera amputé de 7,5 milliards de dollars australiens (5,9 mds d’euros), affecté par la fermeté du dollar et le repli des exportations lié au recul de la demande chinoise en matières premières, a annoncé le ministre des Finances. Wayne Swan présentera le budget en mai avant des élections législatives en septembre, données perdues pour le parti travailliste au pouvoir malgré une croissance toujours élevée (+3,1% au 4e trimestre 2012 sur un an) et un chômage relativement bas, à 5,6% en mars, au plus haut toutefois depuis trois ans.
Le gouvernement prévoyait de ramener le budget à l’équilibre au cours de l’exercice courant mais y a renoncé en décembre. Le dollar fort et le ralentissement du taux de croissance de la Chine pèsent sur les industries exportatrices en particulier le secteur minier.
«Cela a porté un coup violent aux recettes fiscales de 7,5 milliards de dollars depuis la révision (des prévisions de budget) à la fin du premier semestre», a déclaré Wayne Swan à la télévision publique ABC. Et «bien entendu l’impact ne sera pas circonscrit à cette année budgétaire mais concernera également les prévisions pour le futur», a-t-il averti.
L’Australie bénéficie depuis plusieurs années de la forte demande des pays émergents en matières premières


La Chine est au bord de l’implosion financière sous le poids de son shadow banking system. Les provinces chinoises n’arrivent plus à refinancer leurs paiements d’intérêt, le roll over des dettes des provinces est bloqué, les CDS du secteur financier se retendent etc etc…
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La prolifération d’un système bancaire parallèle opaque et vaguement réglementé (voire pas réglementé du tout) en Chine a soulevé des craintes quant à une possible instabilité financière. Mais quels sont au juste l’étendue et le degré de risque du système bancaire parallèle chinois?
Selon la Commission Chinoise de Contrôle Bancaire (CBRC), le système bancaire parallèle (toutes les opérations au crédit non réglementées par les mêmes normes que les prêts bancaires classiques) a augmenté de 800 milliards de yens (130 milliards de dollars) en 2008 à 7,6 trillions de yens en 2012 (environ 14,6% du PIB). On a estimé que l’activité totale hors bilan en Chine – composée de crédits à des promoteurs immobiliers (30-40%), des administrations locales (20-30%), des petites moyennes entreprises (PME), des particuliers et à des emprunteurs de crédit relais – est estimée à 17 trillions de yens en 2012, soit approximativement un tiers du PIB.
Le terme de «système bancaire parallèle» a pris de l’importance pendant la crise des subprimes aux Etats-Unis pour justifier les capitaux non-bancaires sur le marché financier, tel que les fonds monétaires, les valeurs adossées à des créances mobilières et les produits dérivés spéculatifs, habituellement financés par des banques d’affaires et par de grands investisseurs institutionnels. En 2007, le volume des transactions du système bancaire parallèle aux États-Unis a dépassé celui des actifs bancaires classiques.
Le Conseil de stabilité financière a estimé que le total des actifs du système bancaire parallèle mondial en 2011 s’élevait à 67 trillions de dollars, dont 23 milliards de dollars pour les Etats-Unis, 22 trillions de dollars pour la zone euro et 9 milliards de dollars pour le Royaume-Uni.
Le montant du système bancaire parallèle chinois s’élève seulement à environ 2,2 trillions de dollars.
Le système bancaire parallèle en Chine est dominé par le prêt aux emprunteurs à haut-risque, tels que les administrations locales, les promoteurs immobiliers et les PME. Il est finalement financé par des dépôts de réseaux bancaires, des produits de gestion de patrimoine et par le capital à risque privé. Ainsi le vrai problème de la Chine n’est pas le volume du système bancaire parallèle, mais sa qualité et la capacité du système bancaire à absorber des pertes potentielles. Les forces du marché et les conflits politiques ont déclenché l’émergence du système bancaire parallèle en Chine. Avec la Banque populaire de Chine (PBOC) qui maintient ses taux d’intérêt artificiellement bas, les petits épargnants ont commencé à profiter des taux de rendement plus élevés offerts par les administrations locales, les promoteurs immobiliers et les PME, qui ont eu besoin de financement pour maintenir les investissements et pour s’adapter au nouvel environnement du marché.
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Ce qui trompe c’est le fait que cette fois la déflation revient par la périphérie mondiale. Un peu à l’image de ce qui s’est fait en Europe. Lorsque les tendances déflationnistes reviennent et que l’on commence à fuir le risque. En fait c’est le marginal, le périphérique qui fournit les premiers symptômes.

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On a lu, vu et entendu du Jeudi 18 Avril 2013: les tiques, les tics-tacs et les trocs de la Finance
On a lu, vu et entendu du Jeudi 18 Avril 2013: les tiques, les tics-tacs et les trocs de la Finance
Les réserves de change de la Chine, les plus importantes au monde, ont atteint fin mars le montant record de 3.440 milliards de dollars, contre 3.331 milliards de dollars enregistrés fin décembre, a rapporté la banque centrale chinoise.

La banque centrale chinoise accumule des réserves de change parce que les exportateurs sont pour la plupart tenus de déposer leurs revenus en devises auprès de cet organisme. En échange, l’institut d’émission injecte des yuans dans l’économie tandis qu’il place une partie de ses devises en bons du Trésor américains et en dette souveraine d’autres Etats.
La Chine utilise aussi une partie de ces réserves pour investir dans des entreprises à l’étranger à travers son principal fonds souverain, le CIC. La Chine refuse de dévoiler la répartition entre les différentes devises des réserves de change qu’elle détient.

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Nick Leeson, le trader "voyou" devenu conseiller

En 1995, Nick Leeson avait fait perdre 1,5 milliard de dollars à la banque britannique Barings. Il revient aujourd’hui dans l’industrie en tant que conseiller.
Il semble qu’il y ait une vie après la « case prison. » Nick Leeson vient de retrouver un emploi dans l’industrie financière. Celui qui est connu pour avoir fait « sauter » la banque Barings fait son retour.
Nick Leeson a rejoint, à Belfast, le bureau irlandais de la firme néerlandaise GDP Partnership. Cette dernière est spécialisée dans la médiation entre les banques et les particuliers surendettés. La compagnie n’a pas hésité à mettre en avant le rôle de Nick Leeson dans la chute de la banque britannique, dans son bulletin publié sur son site internet. Au sein de GDP Partnership, le nouveau métier de Nick Leeson sera donc d’aider les emprunteurs irlandais en difficulté à renégocier leurs dettes hypothécaires avec leurs banques, annonce The Wall Street Journal.
« Nick Leeson a dit qu’il avait rejoint avec M. Devine et M. Gibbons dans leur entreprise à Dublin parce qu’il avait été impressionné par leur capacité dans leurs solutions de courtage, impliquant souvent un allégement de la dette pour leurs clients dans le Nord », rapporte le site internet irlandais, independent.ie. «Nick Leeson contribuera à fournir des services de médiation à toute personne luttant pour trouver une solution avec sa banque dans le pays», a indiqué GDP dans une newsletter mise en ligne dimanche par Nick Leeson sur son compte Twitter. «J’ai rencontré un certain nombre de situations difficiles par le passé et je les ai vues évoluer récemment pour le meilleur. Il est parfois difficile de voir la solution mais soyez assurés qu’il y en a toujours une», a déclaré Nick Leeson.
Selon The Wall Street Journal, il s’agit de la dernière tentative de Nick Leeson pour relancer sa carrière sur le dos de sa notoriété.
« Nick Leeson -dont son site web personnel le décrit comme « le trader voyou dont la prise de risque incontrôlée a causé le plus grand scandale financier du XXe siècle- a écrit un mémoire qui est devenu un film et presque un conte populaire avec une mise en garde pour le secteur bancaire.Dernièrement, il a même présenté une conférence. »
« L’ancien trader sait de quoi il parle, lui qui avait écopé de six ans et demi de prison il y a 18 ans, pour avoir ruiné la Barings en prenant des positions non autorisées sur l’indice Nikkei, lorsqu’il était jeune trader au sein de la filiale singapourienne de cette vénérable banque créée en 1763 », indique La Tribune.
Pendant des mois, le jeune trader a dissimulé ses pertes à ses supérieurs, en les portant sur un compte fictif, avec pour numéro 88888. Le tremblement de terre de Kobé, en janvier 1995, avait mis fin à ses dissimulations. Loin de se rendre à la police, Nick Leeson s’était rapidement enfui. Rattrapé par la police en Allemagne, il avait été extradé à Singapour avant d’y être jugé et emprisonné et condamné à une peine de prison de six ans et demi à Singapour pour avoir fait perdre 1,5 milliard de dollars à la banque. A la suite de cette affaire, Barings avait été rachetée pour une livre symbolique par le néerlandais ING.
Nick Leeson a finalement été libéré au bout de quatre ans et demi, a survécu à un cancer, et refait sa vie, à la fois sentimentale et professionnelle. Il a notamment dirigé de 2006 à 2011 un petit club de foot irlandais, Galway United. Il a également été l’auteur d’un best-seller, «Le Courtier voyou», qui a été adapté au cinéma avec, dans le rôle titre, l’acteur britannique Ewan McGregor.
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Le marché disparaît progressivement, rongé par les intérêts personnels des politiciens et banquiers centraux. Altruistes, les représentants du contribuable?

Décédé à 93 ans, James Buchanan, Prix Nobel d’économie en 1986, a éclairé d’une lumière nouvelle, froide et réaliste, les relations entre gouvernants et gouvernés. Pour lui, les décideurs politiques ne sont ni plus ni moins altruistes que les autres. Dans un contexte d’étatisation rampante, son propos est fort actuel.
Même aux Etats-Unis, le processus d’étatisation est en marche: «Les Etats-Unis ont supprimé le plus grand marché capitaliste», selon un titre de la NZZ. L’économiste indépendant Klaus Wellershoff expliquait, lors d’une table ronde, que les Américains avaient remplacé le capitalisme par un système planifié par les banques centrales. Le plus grand marché, c’est bien sûr le marché des taux d’intérêt. Car «100% des obligations émises par le Trésor américain avec une durée supérieure à 5 ans ont été achetées par la banque centrale américaine. Ce qui veut dire qu’à la place d’avoir un vendeur, le Trésor, et des millions d’acheteurs (les épargnants du monde entier), nous avons un acheteur et un vendeur, tous les deux parties prenantes de l’administration américaine», écrit Charles Gave, également choqué par la nouvelle.
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Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez(Réédition)
Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez (Réédition)
La Banque Centrale d’Australie, la RBA, vient de baisser son taux directeur à 2,75% contre 3% auparavant.La baisse était attendue par les économistes, mais elle est venue plus tôt que prévu. On l’attendait pour Juin. C’est un signe que la dernière baisse intervenue en Décembre n’a pas produit les résultats escomptés. Nous sommes en-dessous des taux qui avaient prévalu en 2009, lors de la crise. Le niveau bas de cette époque, 3%, avait été qualifié par les autorités de taux de crise, « emergency low ». On est en-dessous du taux de crise.
Les raisons invoquées par la RBA sont, comme à l’accoutumée: la croissance plus faible que prévu, le chômage qui monte, le secteur manufacturier qui plonge, des exportations qui s’essoufflent. Il s’agit de stimuler l’économie, l’emploi, le logement, mais il est aussi ajouté explicitement l’objectif de faire chuter la devise. Le dollar australien est trop cher, il vaut 1,01 dollar US, il valait 60 cents du même dollar en 2009. C’est le résultat de la spéculation dite « risk-on ».
Pourquoi s’intéresser à l’Australie? C’est loin, a priori , nous ne sommes pas concernés. Et puis, des baisses de taux directeurs, ce n’est pas rare. Sur les 168 décisions prises par les 90 Banques Centrales cette année, plus de 20% ont été des décisions de baisse. Un chiffre qui va croissant. Rien que la semaine dernière, il y a eu quatre baisses dans le monde, dont celle de la BCE. Justement, il y a beaucoup de baisses de taux et une de plus, comme celle de la RBA, a valeur phare, cela veut dire quelque chose: le monde rentre dans une phase délicate, une nouvelle phase de ralentissement. Une fois de plus, malgré le printemps, les jeunes pousses de Bernanke, les « green shoots » ne sont pas au rendez-vous, les racines ont, une fois de plus, pourri.
La RBA a pris sa décision de façon anticipée parce que la situation se dégrade plus vite et plus profondément que prévu. Les espoirs de reprise au second semestre sont une fois de plus reportés.
La croissance globale recule, faiblit. Les organismes internationaux donnaient une prévision de 5,5% pour les émergents en 2013. Compte tenu du début d’année et des indicateurs PMI disponibles, on sera plus près des 4%. Pour les développés, ils donnaient 1,4%, mais il va falloir réviser plus près des 1%. Au total, compte tenu du poids respectif des émergents et des développés, on s’achemine vers une croissance globale qui ne sera pas supérieure à 2%. Et pour un pays exposé comme l’Australie, cela change tout.
L’Australie est un canari dans la mine en raison de son exposition aux matières premières. Elle subit à plein la baisse des quantités vendues et la baisse des prix alors que les investissements marquent un pic. Les derniers indicateurs chinois font peur, on est à la limite de la récession, avec un PMI à 50,6 seulement. Et puis, les firmes chinoises ont encore des stocks énormes de matières premières.
Voici quelques chiffres du dernier PMI, celui d’avril pour l’Australie:
L’Australie a valeur importante dans le tableau de l’économie mondiale à plus d’un titre. Elle a bénéficié du grand cycle des matières premières, du grand bond chinois; elle a bénéficié d’afflux de capitaux considérables attirés par le risk-on, sa monnaie est un refuge anti-inflation, adossée aux commodities. Voilà pour les bons côtés car, à l’inverse, l’économie australienne est bullaire, les salaires ont dérapé, les prix des logements sont sortis de l’épure, le secteur manufacturier hors mines n’est plus compétitif, l’épargne intérieure est très faible, le pays dépend des entrées de capitaux étrangers. Les particuliers sont très endettés, la dette extérieure nationale a été multipliée par 5 entre 2008 et 2012.
L’Australie est l’exemple de l’économie mal ajustée, vulnérable à la déflation et à un retour du risk-off. Elle est fragilisée par les excès antérieurs de la spéculation mondiale. Le secteur financier est hypertrophié, très exposé à l’international pour son refinancement.
On dit que Soros a vendu pour 1 milliard de dollars australiens à découvert. Vrai ou faux, cela fait réfléchir. Le pays est l’exemple type de ce qui s’est passé et a dysfonctionné ces dernières années. Il suffirait que la fameuse transitivité se mette en branle et la situation pourrait devenir rapidement très sérieuse. La situation fondamentale est vulnérable et déséquilibrée. Contrairement aux apparences, le chômage est très élevé. Le chiffre officiel est de 5,6%, mais le réel est de 11%, le sous-emploi est de 18%, 40% de la main d’œuvre est à temps partiel ou sous employée.
De « safe haven », le pays pourrait rapidement se transformer en enfer.
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14/05/2013 Publié par The Wolf | A Chaud!!!!!, Australie, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Emploi, formation, qualification, salaire, Idées Courtes, Idées Fausses, Immobilier, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Reuters, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | Bruno Bertez | Poster un commentaire