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Petit panorama général par Pierre Leconte

Petit panorama général par Pierre Leconte

Qu’il s’agisse du Dollar US Index qui forme un double top (pouvant signaler la fin de sa hausse), de l’or et de l’argent-métal ou de l’indice HUI des sociétés minières qui se trouvent exactement sur leurs lignes majeures de support (pouvant signaler la fin de leurs baisses) ou des indices boursiers comme le SMI suisse (souvent emblématique des marchés d’actions) qui forme une tête-épaule généralement négative et du S+P500 américain qui vient d’atteindre sa dernière résistance (pouvant signaler le début de leurs retournements baissiers), la plupart des marchés financiers sont à des niveaux de prix critiques indiquant qu’il est sage de se mettre quelques jours en situation d’attente (avec des positions les plus légères possibles) avant qu’ils donnent des signaux déterminants soit de fin de tendances, soit de début de nouvelles impulsions. Mai 2013 restera à coup sûr dans l’histoire financière comme un mois dont on se souviendra longtemps parce que “ça passe ou ça casse” ! Pour ce qui concerne les informations fondamentales, dont les liens ci-dessous donnent un aperçu, rien n’a changé: les bulles entretenues sur les actions et les obligations par les banques centrales restent évidentes et leurs manipulations à la baisse des monnaies et des métaux précieux le restent aussi.

http://www.zerohedge.com/news/2013-05-16/bill-gross-we-see-bubbles-everywhere

http://www.zerohedge.com/news/2013-05-13/race-door

http://www.moneynews.com/InvestingAnalysis/Faber-stock-market-economy/2013/05/15/id/504583

http://www.zerohedge.com/news/2013-05-16/morgan-stanley-most-buying-has-come-shorts-covered-rather-longs-bought

http://www.bloomberg.com/news/2013-05-15/euro-area-recession-deepens-as-contraction-exceeds-estima.html

http://www.marketwatch.com/story/us-stock-futures-slip-ahead-of-empire-state-data-2013-05-15

http://forex.tradingsat.com/actualites/statistiques-economiques/etats-unis-contraction-inattendue-de-l-activite-manufacturiere-avec-un-philly-fed-a-52-447338.html

http://www.businessinsider.com/us-facing-an-113-unemployment-rate-2013-5

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20130510trib000763944/nucleaire-a-l-arret-et-yen-faible-le-cocktail-explosif-du-japon.html

http://www.atlantico.fr/decryptage/quels-risques-chine-fait-elle-vraiment-courir-economie-mondiale-jean-joseph-boillot-725543.html

http://bullmarketthinking.com/soros-reports-over-239mm-in-gold-positions-buys-25mm-in-call-options-on-juniors/

http://www.bloomberg.com/news/2013-05-16/paulson-sold-gold-miners-bought-family-dollar-in-quarter.html

http://www.bloomberg.com/video/falling-gold-prices-affect-on-miners-lj3EkYP1Q5G3DTh5jbfZoQ.html

http://www.marketoracle.co.uk/Article40443.html

http://www.marketoracle.co.uk/Article40459.html

Comme indiqué précédemment, le non franchissement du double top sur le Dollar US Index, du fait par exemple de l’implosion de l’administration Obama compromise dans plusieurs scandales majeurs -financiers mais aussi d’autres portant violation de la Constitution US- et qui échoue complétement à gérer démocratiquement les USA, ou bien d’un autre évènement significatif de portée générale (de géopolitique internationale par exemple), entrainant une rechute de cette monnaie, aurait des répercussions significatives sur l’ensemble des marchés (en particulier les métaux précieux qui alors pourraient entamer une correction significative -probablement temporaire mais néanmoins bienvenue pour ceux qui sont coincés avec du métal acheté trop cher dont ils profiteront alors pour s’en défaire- puisque c’est la hausse du dollar US qui est l’élément moteur de leur chute, indépendamment des manipulations de ces métaux par les banques centrales occidentales -via l’instauration d’un double marché du métal-papier et du métal-physique, le volume du papier atteignant plusieurs centaines de fois celui du physique- et des ventes à terme systématiques des bullion banks qu’elles financent pour casser leurs prix -ce qui n’est hélas pas prêt de cesser tant que les cours desdits métaux n’auront pas atteints leurs coûts de production et que les sociétés minières ayant fait faillite auront cessé d’en produire, ce qui alors entrainera la chute de leur offre en dessous de leur demande donc la remontée mécanique violente de leurs prix-).

Objet : Barack Obama’s Presidency Is Imploding – Business Insider

http://www.businessinsider.com/barack-obamas-presidency-is-imploding-2013-5

 SOURCE ET REMERCIEMENTS FORUM MONETAIRE DE GENEVE

http://www.forum-monetaire.com/?p=8312

18/05/2013 Publié par | Commentaire de Marché, Etats-Unis, Gold et Métaux Précieux, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central | | Poster un commentaire

Bilan hebdo Marchés/BFM : Philippe Béchade Jean Borjeix, et JeanLouis Cussac – 17 Mai 2013

Bilan hebdo Marchés/BFM : Philippe Béchade et JeanLouis Cussac – 17 Mai 2013

Jean Borjeix/BFM : Japon, "il y a presque accélération de la déflation" – 16 Mai 2013

18/05/2013 Publié par | Asie hors émergents, BFM, Commentaire de Marché, Japon, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme | | Poster un commentaire

Politique Friction du Jeudi 16 Mai 2013: Hollande- Prestation calamiteuse par Bruno Bertez

Politique Friction du Jeudi 16 Mai 2013: Hollande- Prestation calamiteuse par Bruno Bertez

Calamiteux, nous ne trouvons pas d’autre mot pour qualifier la prestation de Hollande cet après-midi. Nous étions très bien disposés, soucieux de trouver du positif dans la conférence de presse du Président. Hélas, rien, absolument rien n’est allé dans la bonne direction.

 

    Si on ajoute une forme déplorable, une timidité à certains moments gênante même pour le spectateur, on reste sur l’impression d’une occasion gâchée. L’image du Président n’a pas été améliorée, elle a été ternie. 

Au premier rang, les ministres eux même  avaient l’air abasourdis ou découragés, Fabius s’est même permis à plusieurs reprises de lever les yeux aux ciel, quasi méprisant , pour marquer les distances qu’il prenait avec la séance. 

Le contenu était creux, une fois de plus le Président n’avait rien à dire. Pas de clarification du changement de cap, on joue sur les mots, sur la dialectique de patronage et de réunion préélectorale de postiers de province. 

Embarras total à plusieurs reprises de Hollande qui ne s’en sort dans ses moments-là que par la politisation narquoise et la référence à ses prédécesseurs. On reset dans la campagne électorale, il n’a pas encore franchi le pas de sa fonction. 

Il faut dire que les questions imbéciles du type de celle de Guillaume Durand qui demande au président s’il se représentera en 2017  ne facilitent pas l’élévation. 

Une litanie sur l’investissement sans contenu aucun, donc non analysable . Un tissus de banalités sur les jeunes et le mouvement.  La répétion de promesses- nuancées- sur la maitrise de l’emploi, nous n’avons rien pu sortir de cette réunion. Des dérobades sur Merkel , sur la compétitivité , rien de plus . 

Remaniement démenti. 

Mitterrand était vide, mais il était habile et cultivé, fin même quelquefois.

S’agissant de sa cote de popularité sujet grave qui touche à sa légitimité pour agir, Hollande n’a trouvé qu’une pirouette, il a plaisanté : elle est à son zénith ! Les Français, malgré tout ce que nous en pensons méritent mieux. 

L’argumentation sur les retraites est réduite à sa plus simple expression. Personne ne l’a pris au mot et n’a demandé si dans le cadre de la réduction des inégalités on allait enfin s’attaquer au statut privilégié des régimes de retraites des fonctionnaires. Non on va s’occuper des inégalités de retraites entre hommes et femmes! Des crèches , du droit des femmes à travailler etc … 

La politique familiale en  France, il reconnait que c’est une réussite … mais c’est pour en tirer la conclusion qu’il faut la raboter. 

L’an  II  du quinquennat commence mal.

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Le grand oral de François Hollande n’a pas séduit les Français

 (Boursier.com) — Le "grand oral" de François Hollande, devant 400 journalistes à l’Elysée jeudi, n’a pas enthousiasmé les Français. Alors que sa cote de popularité flirte avec les 25%, une étude BVA pour iTélé montre que 63% de ceux qui ont regardé ou entendu parler de la conférence de presse n’ont pas trouvé François Hollande convaincant. 

"C’est nettement moins que lors de sa conférence de presse télévisée de novembre dernier où il avait réussi à convaincre près d’une personne sur deux, mais c’est mieux que lors de son intervention télévisée de mars dernier sur France 2 : la désormais célèbre ‘boîte à outils’ avait particulièrement peu convaincu (31%) les Français", rappelle BVA. 

Chômage, vote des étrangers… 

François Hollande a répété son intention d’inverser la courbe du chômage d’ici la fin de l’année. Mais la pilule ne passe pas chez les Français : 80% d’entre eux n’y croient pas. Point positif pour le président,"s’il gagnait son pari, même un peu plus tard que prévu, il pourrait s’enorgueillir d’avoir remporté une bataille que tous annonçaient perdue d’avance", analyse l’institut de sondage. 

Parmi les mesures annoncées, le vote des étrangers non communautaires aux élections locales est rejeté par six Français sur dix, selon le sondage. Ils sont 66% à ne pas faire confiance au gouvernement "pour mener une réforme des retraites juste". "Quant au fait d’équilibrer durablement le financement des retraites, une proportion encore plus importante de Français n’y croit pas : 70% ne font pas confiance à François Hollande sur ce point", indique cette étude.

BRUNO BERTEZ Le Mardi 15 Mai 2013

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16/05/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Allemagne, Commentaire de Marché, Douce France, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Politique Friction, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Une info importante qui peut en cacher une autre | 6 Commentaires

Avertissement!!! du Mercredi 15 Mai 2013: Déflagration? Quand un "Abé sardonique" cache un grand "Prêtre supersonique"! par Bruno Bertez

Avertissement!!! du Mercredi 15 Mai 2013: Déflagration? Quand un "Abé sardonique" cache un grand "Prêtre supersonique"! par Bruno Bertez

Ce qui se passe aux Etats Unis est central, certes, mais la crise se joue également ailleurs.

 

"Toner Man’s making his flight Deflation is starting to bite His sole super power A Keynesian shower To the Banks under cover of night"

The Limerick King

    Ce sont les Etats Unis qui donnent le la, mais chacun joue sa partition, les uns sont en avance sur le chef d’orchestre, c’est le cas du Japon ; d’autres sont en retard, c’est le cas de l’Europe. Et puis il y a ceux qui sont perdus, qui rament , pédalent entre les deux comme la Chine et ses voisins . 

Nous soutenons que depuis le début de la crise, depuis 2008, le Japon est le modèle, le canevas, le scénario que nous allons suivre . 

 Pourquoi ? Parce que, sous un mode d’apparaitre différent, la crise est organiquement sinon la même, du moins isomorphe. Nous sommes  dans une crise de surendettement, d’excès de passif, qui mute en crise financière, puis économique, puis qui remute en debt déflation, et enfin mute en crise de la monnaie et des finances publiques. 

Si vous regardez bien, avec des habillages différents, les étapes sont les mêmes, les discours sont les mêmes, les débats sont les mêmes, en Japonais alors, en Anglais maintenant. 

Et Nous soutenons que ce que font les japonais en ce moment, est suicidaire. Et Nous soutenons que les Etats Unis , face à l’échec du monétaire de Bernanke , passeront  à la vitesse supérieure avec son successeur. Le policy mix deviendra le même, stimulation monétaire accrue, maintient voire augmentation du stimulus fiscal et en même temps promesse de réformes structurelles lesquelles ne verront jamais le jour. 

Mais là n’est pas notre propos. 

Nous souhaitons attirer l’attention que nous vivons une étape de complexification de la crise et que pour comprendre il ne suffit plus de suivre ce qui se fait aux Etats Unis. Tout s’entrelace, la crise américaine, le ralentissement phénoménal de la croissance en Chine, la déflation des commodities, le glut pétrolier, la reflation désespérée de  Abe, la guerre monétaire dont sont victimes des pays cmme la Corée et l’Australie etc . Et nous ajoutons, le gâchis européen qui va évoluer après les élections allemandes. 

Ce qui signifie que,  ce que certains font ici, peut se trouver temporairement contré là. 

La résultante des forces en action est incertaine, puisque les flux de capitaux restent libres. 

Le mess, le bo….el japonais favorisent  les européens au plan financier, ils bénéficient d’entrées de capitaux, au détriment de l’économie réelle par le biais du change par exemple. 

Le ralentissement chinois favorise les Etats Unis par la déflation des matières premières, laquelle agit comme une ristourne de pouvoir d’achat dans le système américain etc  Mais le dollar monte ce qui ne fait pas leurs affaires. 

Tout se mélange, le plus et le moins, le monétaire et le bancaire, le bancaire  et le financier, le financier et les  changes, les changes et l’économie réelle, etc . On est en train de mettre en place un feed back loop, une transitivité incroyable, complexe, imprévisible. 

Ce qui se passe sur le bonds japonais est grave, avec des JGB en limit down et un marché fragilisé, suspendu dans les airs, avec une expérience désespérée qui conduit en terre inconnue.

 

Le Japon est l’un des pays les plus mal géré au monde avec une absence totale d’opposition compte tenu de la structure du pouvoir politique, du poids de l’administration et une tradition d’obéissance bornée. Aucun renouvellement des élites. On joue avec le feu alors que celui-ci peut se répandre par le canal financier au monde entier. 

Et les idiots d’Américains applaudissent ! Ils oublient l’interconnexion et le fait que le YEN  est monnaie de carry. Un pépin sur le YEN ou les JGB peut provoquer une fuite devant le risque incontrôlable au niveau mondial. 

Quelle sera l’issue finale, quelles forces prendront le dessus, voilà pour nous la question majeure.

BRUNO BERTEZ Le Mercredi 15 Mai 2013

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15/05/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Indicateur des Marchés, Japon, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Une info importante qui peut en cacher une autre | , | 2 Commentaires

Les Clefs pour comprendre du Mardi 14 Mai 2013 : Alerte rouge. Bernanke a parlé. Il a planté le panonceau DANGER. par Bruno Bertez

Les Clefs pour comprendre du Mardi 14 Mai 2013 : Alerte rouge. Bernanke a parlé. Il a planté le panonceau DANGER. par Bruno Bertez 

Les historiens ne trouveront pas de mots assez durs pour qualifier le comportement et les choix des banquiers centraux.Malheureusement ces mots ne leur viendront que plus tard , bien plus tard quand le mal aura été fait .

Vendredi dernier, Bernanke a parlé, mais avant de vous dire ce qu’il a dit , il faut dresser le tableau logique , organique,  schématique, de la situation. Le cadre dans lequel les paroles sont prononcées.

La presse , qui devrait etre en quelque sorte l’histoire au quotidien,  portera une lourde responsabilité. La presse ou plus exactement les journalistes, puisque la presse cela n’existe pas, c’est une entité, une abstraction. Derrière les institutions il n’y a que des hommes.

Les oppositions politiques également, qui n’aurons pas su dénoncer, démystifier l’action des banquiers centraux comme l’une des actions les aventureuses, mégalomaniques, les plus cyniques jamais menées par des responsables de la conduite des affaires.

Les compétiteurs stratégiques des pays concernés , comme l’Allemagne, la Chine , la Russie sont des laches, eux  qui ont compris depuis longtemps la dangerosité des politiques monétaires non conventionnelles pratiquées par les anglo -saxons et maintenant le Japon.

Il aura manqué un De Gaulle , un Rueff pour dénoncer ces manipulations monétaires crimininelles qui dressent les citoyens des différents  pays et les peuples les uns contre les autres.

 

   La Reserve Fedérale américaine , la Bank of Japan , la Bank of Japan et quelques autres inondent le monde global de liquidités gratuites. Certains, comme Draghi vont mème, pour attiser le feu, jusqu’à dire qu’ils envisagent d’aller plus loin dans l’ignominie en instaurant les taux négatifs. On inonde la planète  de liquidités gratuites, distribuées au système financier pour qu’il fasse monter le prix des actifs, pour qu’il supprime le prix du risque, pour qu’il entretienne ce que l’on appelle l’appétit pour le risque lequel n’est que le gout de la spéculation. On gère la crise financière par le jeu.  

Cette politique injecte dans le circuit global près de 200 milliards de dollars par mois par le biais d’achats de titres qui portent un rendement. Cette politique est un retrait de rendement du système mondial et en mème temps une injection de monnaie à rendement nul. Si vous achetez quelque chose qui rapporte et que vous payez avec quelque chose qui ne rapporte rien , vous retirez du rendement du système, c’est l’évidence mème. Donc vous augmentez le pool des liquidités en quete de rendement au moment mème ou vous en retirez. Ce faisant , vous attisez la concurrence pour le peu de rendement qui reste. Tout se passe comme si vous augmentiez la soif tout en asséchant le puits, en confiquant l’eau.

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Ron Paul : Je crois qu’il va y avoir une crise économique et politique. L’économie, dans le monde, et pas seulement aux Etats-Unis, est bien plus faible que ce que l’on nous en dit. Je pense que le taux de chômage aux Etats-Unis dépasse les 20%. Je pense même qu’il y a vraiment de l’inflation avec le dollar. Bien sûr, l’inflation peut être définie comme l’augmentation de l’offre de monnaie et de crédits, et tout le monde sait qu’ils impriment 85 milliards de dollars par mois, cela peut être vu comme de l’inflation.  (…) Je m’attends à ce qu’il y ait bien plus de chaos, et ce ne sera pas limité à l’Europe, ce sera un phénomène mondial auxquels les Etats-Unis n’échapperont pas. Il y a tant de distorsions flagrantes dans le monde, parce que nous avons désobéi aux lois économiques, et on ne peut pas faire ça, quoi que Ben Bernanke vous dise» 

Jim Rogers  « Le président actuel de la banque centrale [américaine] est un homme qui ne comprend pas l’économie, il ne comprend pas les finances, il ne comprend pas les devises, tout ce qu’il comprend, c’est l’impression d’argent. Toute sa carrière intellectuelle a été consacrée à l’étude de l’impression d’argent, et vous savez, on lui a confié les planches à billets. Et il a dit : « Je vais faire tourner les planches à billets aussi rapidement que je le peux ».

Ron Paul: «J’ai demandé à Ben Bernanke si l’or était de l’argent et il a répondu « non ».

Jim Rogers: «Je pensais qu’il mentait ou qu’il stupide, mais il était sous serment, donc je présume qu’il ne mentait pas ».

Jim Rogers: « Ils ne vont pas confisquer nos comptes bancaires, ils prendront nos comptes de retraite et nos « 401k » [système d’épargne retraite par capitalisation], ils diront « vous avez tous eu tellement de mal à gagner de l’argent pour le mettre sur vos 401k, donc ce que nous allons faire,  nous allons vous épargner, et nous allons vous donner des obligations d’Etat à 30 ans garanties, et vous aurez 3% d’intérêt, et en échange, vous nous donnez les actifs qui se trouvent sur vos comptes de retraite. 

Ron Paul: «Je n’en doute pas une minute [qu’ils confisqueront les comptes de retraite]. Ils feront ce qu’ils pensent nécessaire, ils utiliseront la force, ils utiliseront l’intimidation, ils utiliseront les armes parce que vous ne pouvez pas empêcher l’Etat, le soi-disant Etat de droit, de contrôler l’argent ».

http://www.sovereignman.com/ron-paul-jim-rogers-on-the-government-theyll-use-force-and-theyll-use-intimidation/

 

Que se passe- il? 

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14/05/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Hedge Funds, Private Equity..., Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Répression Financière, Une info importante qui peut en cacher une autre | , , , , | 5 Commentaires

Olivier Delamarche/BFM : "il va falloir malheureusement qu’on paye l’addition" – 14 Mai 2013

Olivier Delamarche/BFM : "il va falloir malheureusement qu’on paye l’addition" – 14 Mai 2013 
 

 

14/05/2013 Publié par | BFM, Commentaire de Marché | | Un commentaire

Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez(Réédition)

Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez (Réédition)

La Banque Centrale d’Australie, la RBA,  vient de baisser son taux directeur à 2,75% contre 3% auparavant.La baisse était attendue par les économistes, mais elle est venue plus tôt que prévu. On l’attendait pour Juin. C’est un signe que la dernière baisse intervenue en Décembre n’a pas produit les résultats escomptés. Nous sommes en-dessous des taux qui avaient prévalu en 2009, lors de la crise. Le niveau bas de cette époque, 3%, avait été qualifié par les autorités de taux de crise, « emergency low ». On est en-dessous du taux de crise.

Les raisons invoquées par la RBA sont, comme à l’accoutumée: la croissance plus faible que prévu, le chômage qui monte, le secteur manufacturier qui plonge, des exportations qui s’essoufflent. Il s’agit de stimuler l’économie, l’emploi, le logement, mais il est aussi ajouté explicitement l’objectif de  faire chuter la devise. Le dollar australien est trop cher, il vaut 1,01 dollar US, il valait 60 cents du même dollar en 2009. C’est le résultat de la spéculation dite « risk-on ».

Pourquoi s’intéresser à l’Australie? C’est loin, a priori , nous ne sommes pas concernés. Et puis, des baisses de taux directeurs, ce n’est pas rare. Sur les 168 décisions prises par les 90 Banques Centrales cette année, plus de 20% ont été des décisions de baisse. Un chiffre qui va croissant. Rien que la semaine dernière, il y a eu quatre baisses dans le monde, dont celle de la BCE. Justement,  il y a beaucoup de baisses de taux et une de plus, comme celle de la RBA, a valeur phare, cela veut dire quelque chose: le monde rentre dans une phase délicate, une nouvelle phase de ralentissement. Une fois de plus, malgré le printemps, les jeunes pousses de Bernanke, les « green shoots » ne sont pas au rendez-vous, les racines ont, une fois de plus, pourri.

La RBA a pris sa décision de façon anticipée parce que la situation se dégrade plus vite et plus profondément que prévu. Les espoirs de reprise au second semestre sont une fois de plus reportés.

La croissance globale recule, faiblit. Les organismes internationaux donnaient une prévision de 5,5% pour les émergents en 2013. Compte tenu du début d’année et des indicateurs PMI disponibles, on sera plus près des 4%. Pour les développés, ils donnaient 1,4%, mais il va falloir réviser plus près des 1%. Au total, compte tenu du poids respectif des émergents et des développés, on s’achemine vers une croissance globale qui ne sera pas supérieure à 2%. Et pour un pays exposé comme l’Australie, cela change tout.

L’Australie est un canari dans la mine en raison de son exposition aux matières premières. Elle subit à plein la baisse des quantités vendues et la baisse des prix alors que les investissements marquent un pic. Les derniers indicateurs chinois font peur, on est à la limite de la récession, avec un PMI à 50,6 seulement. Et puis, les  firmes chinoises ont encore des stocks énormes de matières premières.

Voici quelques chiffres du dernier PMI, celui d’avril pour l’Australie:

  • -PMI manufacturier 36,7  contre 44,4, sous les 50 c’est la récession
  • -En moyenne mobile 3 mois on est à 42,2 contre 43,4
  • -7 secteurs industriels sur 8 sont en recul
  • -les capacités utilisées sont 68,6 contre 71
  • -Les exports se contractent pour le 9e mois consécutifs
  • -L’emploi est en chute libre à 39,3 une dégringolade de 9,4 points

L’Australie a valeur importante dans le tableau de l’économie mondiale à plus d’un titre. Elle a bénéficié du grand cycle des matières premières, du grand bond chinois; elle a bénéficié d’afflux de capitaux considérables attirés par le risk-on, sa monnaie est un refuge anti-inflation, adossée aux commodities. Voilà pour les bons côtés car, à l’inverse, l’économie australienne est bullaire, les salaires ont dérapé, les prix des logements sont sortis de l’épure, le secteur manufacturier hors mines n’est plus compétitif, l’épargne intérieure est très faible, le pays dépend des entrées de capitaux étrangers. Les particuliers sont très endettés, la dette extérieure nationale a été multipliée par 5 entre 2008 et 2012.

Lombard Street Research

L’Australie est l’exemple de l’économie mal ajustée, vulnérable à la déflation et à un retour du risk-off. Elle est fragilisée par les excès antérieurs de la spéculation mondiale. Le secteur financier est hypertrophié, très exposé à l’international pour son refinancement.

banks

On dit que Soros a vendu pour 1 milliard de dollars australiens à découvert. Vrai ou faux, cela fait réfléchir. Le pays est l’exemple type de ce qui s’est passé et a dysfonctionné ces dernières années. Il suffirait que la fameuse transitivité se mette en branle et la situation pourrait devenir rapidement très sérieuse.  La situation fondamentale est vulnérable et déséquilibrée. Contrairement aux apparences, le chômage est très élevé. Le chiffre officiel est de 5,6%, mais le réel est de 11%, le sous-emploi est de 18%, 40% de la main d’œuvre est à temps partiel ou sous employée.

De « safe haven », le pays pourrait rapidement se transformer en enfer.

BRUNO BERTEZ Le Mardi 14 Mai 2013

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14/05/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Australie, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Emploi, formation, qualification, salaire, Idées Courtes, Idées Fausses, Immobilier, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Reuters, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | | Poster un commentaire

L’Edito du Dimanche 12 Mai 2013 : Quand Robin des Bois trahit le peuple par Bruno Bertez

 L’Edito du Dimanche 12 Mai 2013 : Quand Robin des Bois trahit le peuple par Bruno Bertez

Qu’il s’agisse de Bernanke ou de Draghi , ils prétendent lutter contre le chômage; qu’il s’agisse de Obama ou de Hollande, ils prétendent lutter contre les inégalités. Le mythe de la lutte contre le chômage, tout comme son jumeau, la lutte contre les inégalités, est utile, il permet de tromper les peuples et de faire précisément le contraire. Ce que les Pouvoirs disent n’est destiné qu’à masquer la réalité. Et c’est pour cela qu’ils sont élus.

Au fond, nous sommes persuadés que les gens le savent et qu’ils l’acceptent . Ils ont compris que chômage et l’aggravation des inégalités étaient des maux nécessaires… pour maintenir l’ordre/désordre établis. Au fond, les peuples ont peur, ils ont une peur panique du changement, de l’aventure, de prendre leur destin en mains et mettre toutes ces cliques dehors. Comme ils sont lâches, mais humains, ils trichent, ils se jouent la comédie. Ils votent pour des gens qui sont comme eux, dont ils savent qu’ils sont contre le changement, des gens qui sont les mieux à même d’entretenir leurs rêves, tout en ne touchant à rien d’essentiel. Les gens veulent qu’on leur fredonne l’air du changement.

 
    Les banquiers l’ont compris, qui, dans les médias à la botte, subrepticement, quotidiennement,  entretiennent la peur. La peur de l’Armageddon financier. Tous ces gens sont clivés, schizophrènes, capables -pas toujours sans rougir pour certains, suivez mon regard– ces gens  sont capables de dire une chose et de faire le contraire. En fait, ce ne sont pas des menteurs, car nous sommes persuadés qu’ils croient ce qu’ils disent, ils croient à leur promesse. Mais c’est à un certain niveau.  Et le secret de leurs capacités, c’est d’être capables de vivre en même temps plusieurs niveaux de réalité. Ceux qui ne sont pas convaincus eux-mêmes, qui ne sont pas aliénés dans leurs propres illusions, sont des cyniques et ceux-là ne sont pas convaincants, ils ne sont pas populaires.
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12/05/2013 Publié par | Commentaire de Marché, Emploi, formation, qualification, salaire, Idées Courtes, Idées Fausses, Innovation Technologique, scientifique ou financière, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Répression Financière | | 22 Commentaires

Abénomics made in Japan: Inspiré par la folie économique Par Mish

Abénomics made in Japan: Inspiré par la folie économique Par Mish

N’espérez pas d’un gouvernement et de sa banque centrale qu’ils tirent des leçons de l’Histoire. Notamment au Japon. Notamment aujourd’hui.

Takahashi

Lisez l’extrait suivant tiré de l’article Bank of Japan Finds Inspiration in a 1930s Iconoclast.

Le directeur de la banque du Japon, Haruhiko Kuroda, a annoncé l’arrivée d’une nouvelle dimension du quantitative easing en promettant de doubler les achats d’obligations de son gouvernement et d’étendre la base monétaire de son pays. La banque du Japon avait préalablement adopté une cible d’inflation de 2% sur deux ans. Le quantitative easing sera donc l’activité première de la banque sur le court terme, une stratégie qui ressemble de près à la réponse de la Réserve Fédérale à l’effondrement de Lehman Brothers Holdings Inc.

La décision de la banque du Japon marque un retour, au moins partiel, aux efforts peu orthodoxes du ministre des Finances Japonais du début des années 1930, Korekiyo Takahashi, qui selon Ben Bernanke avait ‘brillamment sorti le Japon de la Grande Dépression grâce à ses politiques de relance’.

Takahashi reçoit depuis peu à nouveau l’attention des économistes, historiens et responsables politiques. Au Japon, le nombre de publications à son sujet suggèrent un grand attrait du public pour ses politiques. La biographie From Foot Soldier to Finance Minister: Takahashi Korekiyo, Japan’s Keynes, écrite par Richard Smethurst, a connu un grand succès après avoir été publiée au Japon en 2010.

La fin de l’histoire

Mon ami Pater Tenebrarum, qui publie sur le blog Acting Man, m’a fait part de son opinion par mail :

‘Pour une raison que j’ignore, personne ne semble vouloir parler de la manière dont se sont achevées les politiques de Korekiyo Takahashi. Voici la fin de l’histoire… Le Japon finit par entrer en guerre, ce qui mit fin à l’hyperinflation et empêcha une destruction complète de l’économie Japonaise. Faire l’apologie des politiques de Takahashi revient un peu à faire l’apologie des politiques d’Hitler. C’est complètement absurde’.

Et pourtant, nous voilà encore en proie à l’absurdité Keynésienne.

Par MishGlobal Economic Analysis Publié le 17 avril 2013

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-inspire-par-la-folie-economique.aspx?article=4329692436G10020&redirect=false&contributor=Mish.

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Le dollar passe la barre symbolique des 100 yens

Le 10 Mai, le gouvernement japonais a tenté, au fil de ses interventions, de dissimuler sa satisfaction mais, en coulisse, l’équipe de Shinzo Abe, le premier ministre, savoure l’accélération, ces dernières heures, de la chute de la monnaie japonaise. Dans la nuit, le dollar est repassé pour la première fois en quatre ans au-dessus de la barre symbolique des 100 yens. A Tokyo, un billet vert achetait ce matin plus de 101 yens. Particulièrement emballés, les investisseurs de la place de Tokyo, qui notent que la baisse du yen fait mathématiquement gonfler les résultats comptables des entreprises nippones, ont fait bondir dans la matinée le Nikkei de près de 3%. L’indice a gagné 65% depuis la fin de novembre et l’enclenchement de la baisse de la devise nippone face aux grandes devises de la planète.

Depuis début janvier, le yen a ainsi perdu plus de 16% de sa valeur face à la monnaie américaine. C’est indéniablement une victoire pour le gouvernement conservateur japonais, qui estime que la force du yen – un dollar ne valait plus que 75 yens en octobre 2011 – avait largement participé à l’enlisement de l’économie dans la stagnation. Sans jamais admettre qu’il cherchait précisément à faire chuter la valeur de sa devise pour avantager notamment ses exportateurs, l’exécutif a bouleversé depuis le début de l’année la politique économique de l’Archipel afin, officiellement, de sortir le pays de la déflation.

Pour réorienter les prix à la hausse, et redonner de la confiance aux entreprises, Tokyo a impulsé une campagne de dépenses publiques et contraint la banque centrale (BoJ) à nourrir un vaste programme d’assouplissement quantitatif. Présidée par un allié de Shinzo Abe, la BoJ a promis de doubler, au cours des deux prochaines années, le volume de monnaie en circulation dans le pays. En théorie, ce mouvement doit redonner confiance aux entreprises et faire monter les prix, mais il participe aussi à la baisse du yen.

Présentant cette semaine leurs résultats, plusieurs grandes entreprises nippones ont reconnu que la baisse du yen avait un impact très positif sur leurs revenus. Toyota a ainsi indiqué que, sur les douze derniers mois, le recul de la devise avait dopé son profit opérationnel de 150 milliards de yens (1,2 milliard d’euros). D’autres groupes sont toutefois très handicapés par cette dépréciation qui renchérit le coût de leurs importations. Les grands électriciens qui achètent leur gaz naturel, leur pétrole et leur charbon à l’étranger ont notamment mis en garde contre une forte hausse des factures de courant, qui risque de peser rapidement sur le pouvoir d’achat des ménages, auquel le gouvernement espérait justement redonner confiance avec ses initiatives économiques osées.

Le Nikkei au-dessus des 14 000 points pour la première fois depuis juin 2008

Depuis la mi-novembre, le yen a perdu plus de 21% de sa valeur face au billet vert. Les fonds qui anticipent, avec cette dépréciation, une poussée comptable des résultats des exportateurs de l’Archipel – leurs gains effectués en dollars ou en euros à l’étranger apparaissent supérieurs lorsqu’ils sont rapatriés et convertis en yens – ont acheté en masse les titres des grands industriels nippons. Particulièrement porté par ce mouvement, le titre de Toyota… Toyota qui renoue avec les 10 milliards de profits 

Après des années difficiles, Toyota, le plus grand constructeur automobile mondial, a retrouvé, sur le dernier exercice fiscal, un niveau de profitabilité comparable à ceux qu’il connaissait avant la crise financière mondiale. Selon le quotidien japonais Nikkei, le groupe a ainsi annoncer cette semaine qu’il a enregistré un profit opérationnel de 1300 milliards de yens (10 milliards d’euros) sur la période allant d’avril 2012 à mars 2013, ce qui représente un bond de 270% par rapport à l’exercice précédent.

Il n’avait plus dépassé la barre symbolique des 1000 milliards de yens de profits depuis 2007. Sur l’année fiscale, sa performance aurait été portée par des ventes en hausse de 16% à 9,69 millions de véhicules et par une chute spectaculaire de la valeur du yen qui gonfle mathématiquement les montants de ses résultats réalisés à l’étranger.

Chaque dépréciation d’un yen face au dollar fait progresser de manière comptable les profits annuels de Toyota de 35 milliards de yens. Les analystes estiment qu’une poursuite de la baisse du yen et une bonne croissance des ventes du groupe, notamment sur le marché clé de l’Asie du Sud-Est, pourraient lui permettre de générer sur l’exercice fiscal en cours plus de 2000 milliards de yens de profits opérationnels.

Autre conséquence la chute du yen pousse Nissan à suspendre ses délocalisations

La récente chute du yen face aux grandes devises internationales aurait convaincu Nissan de renoncer, pour un temps au moins, à délocaliser la production de plusieurs de ses véhicules aux Etats-Unis. La dépréciation de la devise nippone,  aurait en effet permis de faire rebondir la profitabilité de ses chaînes d’assemblage situées dans l’Archipel et aurait redoré la compétitivité prix des véhicules exportés dans le monde depuis les usines locales.

Selon le quotidien financier Nikkei, le constructeur va donc continuer de fabriquer dans la préfecture de Fukuoka ses modèles Rogue et Murano, qui avaient pâti, jusqu’à la fin de l’année dernière, du yen fort. Originellement, le groupe pensait déplacer la production de 200’000 unités vers deux de ses sites américains. Sa production locale serait alors tombée de 1,19 million d’unités par an à 950’000 unités.

Le Nikkei estime que le groupe pourrait à terme toujours enclencher un transfert de la fabrication de ces modèles, mais il maintiendrait de l’activité localement en introduisant de nouvelles voitures pour le marché japonais. Depuis le début de l’année, plusieurs autres constructeurs, tels que Mazda ou Toyota, ont indiqué qu’ils pourraient doper leurs productions locales pour profiter du recul du yen.

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EN LIENS: http://www.zerohedge.com/news/2013-05-10/japanese-government-bonds-halted-limit-down-yields-spike-10-week-high-worst-day-5-ye

http://www.zerohedge.com/news/2013-05-09/south-korea-joins-global-currency-war-cuts-rates-response-abenomics

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/fa340554-a525-11e2-afc2-7ebb45946cc8/Faites_le_2222_et_demandez_Korekiyo_Takahashi#.UWtKQytajQY

EN BANDE SON: 

11/05/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Art de la guerre monétaire et économique, Asie hors émergents, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Indicateur des Marchés, Japon, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Une info importante qui peut en cacher une autre | | Un commentaire

La bulle chinoise semble être prête à éclater

La bulle chinoise semble être prête à éclater

L’augmentation du crédit et la diminution de la croissance économique annonce un désastre

EN LIENS: La corde pour nous pendre! Nouvelles de Chine  par Richard Dupaul

Mister Market and Doctor Conjoncture du Mercredi 1er Mai 2013:  Le retour des forces déflationnistes est incontestable par Bruno Bertez

Le 23 avril, HSBC Holding, une banque et organisation multinationale de services financiers, a publié pour le secteur manufacturier le Purchasing Managers Index (PMI), qui était au niveau de 50,5 au mois d’avril en Chine, ainsi que l’indice de la production manufacturière qui était à 51,1. Chaque indice était inférieur à ceux des mois précédents.

Ce jour là, l’indice boursier des actions A, publié par la bourse de Shanghai et évalué en yuans, a chuté de 2,57%. Cette baisse est considérée comme étant au-dessous de la zone de confort psychologique estimé à 2.200 points.

On n’a pas besoin d’être un expert du marché pour savoir que l’indice PMI n’était pas la seule raison de la chute de l’indice boursier.

Une semaine avant la publication des indices, le Bureau des statistiques du régime chinois a annoncé que le taux de croissance économique lors du premier trimestre 2013 était de 7,7%. Ce chiffre est beaucoup plus bas que les estimations des analystes.

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La croissance dans le secteur des services a fortement ralenti, en avril, en Chine pour retomber à l’un de ses plus bas niveaux des deux dernières années. Le 6 Mai, la banque HSBC a indiqué que son indice des directeurs d’achat (PMI) dans ce secteur clé avait été mesuré à 51,1 le mois dernier, loin de sa performance de 54,3 établie en mars. S’il reste au-dessus de 50, ce qui marque la limite entre une contraction et une expansion, cet indice PMI confirme que l’accélération de la croissance chinoise est plus difficile que prévu et que l’économie du pays reste fragilisée par l’enlisement de l’activité en Europe et la lenteur de la reprise aux Etats-Unis.

«Ce refroidissement de l’activité dans le secteur des services en avril est probablement une répercussion du ralentissement de la croissance manufacturière, du durcissement des contrôles sur le marché immobilier et de l’extension de la crise de la grippe aviaire», a commenté dans la matinée Qu Hongbin, l’économiste en chef d’HSBC pour la Chine. 

Vendredi en 15, le gouvernement chinois avait déjà diffusé plusieurs indicateurs montrant que la croissance de l’activité économique dans le pays avait perdu de son dynamisme. L’indice des directeurs d’achat du secteur non manufacturier avait notamment été annoncé à 54,5 en avril, en baisse de 1,1% en glissement mensuel, par le Bureau d’état des statistiques.

Le 10 mai le Bureau national des statistiques a annoncé que les prix à la production, qui constituent généralement un bon indicateur des prix futurs à la consommation, avaient baissé de 2,6% sur un an en avril.Cette diminution, plus substantielle que prévu par la plupart des économistes, est perçue comme le signe que la reprise économique en cours n’est pas très vigoureuse. Elle résulte manifestement d’une offre industrielle supérieure à la demande du marché. Dans ce contexte, certains économistes avancent l’hypothèse d’un geste de la banque centrale, et notamment d’une baisse des taux d’intérêts, qui permettrait théoriquement de dynamiser l’économie. Mais ce scénario est très loin de faire l’unanimité, du fait que l’économie chinoise reste marquée par des déséquilibres et que Pékin se doit, en particulier, de rester extrêmement vigilant afin de prévenir un emballement du crédit bancaire…et celui de l’inflation car l’inflation sest accélèrée en avril

Ainsi la hausse des prix à la consommation, principale jauge de l’inflation en Chine, s’est accélérée à 2,4% sur un an en avril, après avoir atteint 2,1% en mars, a rapporté jeudi le Bureau national des statistiques (BNS). Cet indice est suivi de près par Pékin qui redoute que la hausse des prix alimentaires, qui frappe davantage les ménages les plus défavorisés, ou l’envolée des prix immobiliers, ne déclenchent des troubles sociaux dans ce pays de plus de 1,3 milliard d’habitants. Ce résultat dépasse la prévision d’un panel d’économistes interrogés par l’agence financière Dow Jones, qui avait tablé sur une hausse des prix à la consommation de 2,2% en avril. «La hausse des prix à la consommation s’explique principalement par celle relativement importante des prix des légumes», a expliqué Yu Qiumei, analyste au Bureau national des statistiques. 

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PLUS DE CHINA BUBBLE EN SUIVANT: Lire la suite »

11/05/2013 Publié par | Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Immobilier, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | Poster un commentaire

Pourquoi est-il de plus en plus difficile de réaliser des profits sur les marchés financiers ? par Pierre Leconte

Pourquoi est-il de plus en plus difficile de réaliser des profits sur les marchés financiers ? par Pierre Leconte

 

Les politiques monétaires des banques centrales, ne visant à gagner du temps sans jamais traiter au fond les déséquilibres récents et actuels dont l’aggravation est évidente, n’ont pour objectifs depuis plusieurs années que de : 

1/ permettre aux Etats de maintenir le plus longtemps possible leur endettement exponentiel qui continue de s’accroitre, pour leur éviter de devoir se déclarer en défaut, 

et de : 

2/ maintenir à flot les grandes banques privées et publiques dont les maigres actifs ne couvrent plus les colossaux passifs, pour leur éviter de devoir se déclarer en faillite. 

Pour atteindre ce double objectif, les dites banques centrales, pratiquant des politiques de répression financière à outrance, ont : 

1/ Institué des taux d’intérêt zéro, en réalité négatifs puisque inférieurs à la hausse des prix, ayant pour effet d’euthanasier mécaniquement la masse des rentiers dont le capital ne rapporte plus rien. 

2/ Cassé au moyen de divers mécanismes de manipulation les prix des actifs historiquement les moins risqués (comme l’or), pour en éloigner les investisseurs qu’elles ont ainsi nettement appauvris. 

3/ Dévalué leurs devises et crée une gigantesque quantité de monnaie fiduciaire de papier pour faire monter les prix des actifs qu’elles privilégient mais dont l’effet immédiat est la perte généralisée de pouvoir d’achat des détenteurs desdites devises que nous sommes tous. 

Tout cela dans le but d’orienter l’épargne disponible vers les actifs actuellement les plus risqués, à savoir les obligations et les actions, dont la bulle sciemment organisée (nécessairement temporaire parce que n’ayant plus aucune correspondance avec les économies réelles en croissance zéro ou en récession) permet aux banques centrales d’atteindre leurs objectifs à court terme initialement précités, à savoir de financer gratuitement les Etats et de générer des profits artificiels pour les grandes banques privées et publiques. Alors que tout le monde sait pertinemment que la bulle des obligations et des actions finira nécessairement par un krach d’une telle ampleur que tous leurs acheteurs finiront ruinés s’ils les conservent. 

De leur côté, les Etats écrasent épargnants et investisseurs sous une pression réglementaire et fiscale maximale, visant à leur permettre de contrôler tous les flux financiers et de les imposer le plus possible. Ce qui empêche toute reprise économique et diminution du chômage de masse, qui ne peuvent venir que d’un retour à une économie de liberté dans laquelle les impôts seraient fortement abaissés. 

Passons maintenant à la situation des marchés d’obligations et d’actions. Les premières ne peuvent rapporter que quand les taux d’intérêt baissent. Ceux-ci étant à leurs plus bas historiques  en réalité à des niveaux négatifs, les obligations n’offrent plus aucune perspective de profit. Quant aux actions, leur progression ne dépendant plus que des injections massives de liquidités artificielles créées par les banques centrales, leurs cours sont déconnectés de toute réalité économique. 

Il résulte de tout cela qu’il est de plus en plus difficile de réaliser des gains durables sur la plupart des marchés financiers, même en prenant des risques accrus, parce que leurs prix artificiels ne sont plus quantifiables (quel est le juste prix du dollar US contre telle ou telle monnaie, du Standard and Poors ou de l’or? Personne n’en sait plus rien et ne sait pas comment les mesurer). Il n’y a donc pas d’autre solution de gestion pour s’en sortir tant bien que mal que de réaliser des opérations rapides à court terme. C’est ce que nous faisons.

SOURCE ET REMERCIEMENTS: FORUM MONETAIRE DE GENEVE 

http://www.forum-monetaire.com/?p=8250

11/05/2013 Publié par | Commentaire de Marché, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Répression Financière | | Poster un commentaire

Cela se passe près de chez vous: A propos de spéculation et de tonte des moutons.

Cela se passe près de chez vous: A propos de spéculation et de tonte des moutons.

 

Vous avez constaté que la Société Générale fait un bond de plus de 7% hier, après un beau parcours avant hier.

En 2012 les rémunérations des traders des trois principales banques françaises ont eux aussi progressé de 7 %. les 7276 opérateurs de marché travaillant dans le monde pour les trois principales banques françaises se sont ainsi répartis 2,16Mds€ de salaires et de bonus

Les résultats et les économies annoncés font merveille. Attendez-vous à ce que d’ici peu, on tente de lever des fonds propres comme l’a tenté il y a quelques jours la Deutsche Bank 

Nous rappelons simplement la phrase de Draghi , la semaine dernière:

  » il y a des limites à la politique monétaire, tout ne peut être résolu par elle … la BCE ne peut nettoyer les bilans des banques à leur place ».

 Y aurait-il des choses toxiques à nettoyer ? Des choses cachées ? 

Les banques européennes ont besoin de 2 à 3 trillions, globalement, mais individuellement aucune n’a besoin d’argent.

08/05/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Brèves de Trottoirs, Cela se passe près de chez vous, Commentaire de Marché, Emploi, formation, qualification, salaire, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Une info importante qui peut en cacher une autre | | 6 Commentaires

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