Humeurs de Loup du Samedi 9 Février 2013: D’une poche à l’autre, la grande rotation de la "money" par Bruno Bertez
Humeurs de Loup du Samedi 9 Février 2013: D’une poche à l’autre, la grande rotation de la "money" par Bruno Bertez
Nous reviendrons quand nous aurons du temps à perdre sur l’idiotie/escroquerie de "la Grande Rotation". Nous réglerons son compte à cette insanité intellectuelle sinon morale.


En attendant nous relevons qu’il y a une campagne des nuls-kleptos et des kleptos-nuls pour accréditer l’idée d’une nouvelle vague de green-shoots, vous savez les fameuses jeunes pousses que Bernanke voit dans ses délires prophétiques.


L’incroyable Summers doit à notre avis être bourré de risk-on pour lui même et le fonds de Harvard, il vient de publier un article qui re-défend cette idée de green shoots, de retour à la croissance auto-entretenue. C’est un monument de mauvaise foi que nous avons commenté, pièces en mains, maintenant que nous l’avons mis en ligne.
Juste une remarque, la fameuse croissance auto-entretenue dont parle Summers a été obtenue, chiffres frais du jour par une croissance de la dette des consommateurs américains de 148 billions en 2012. Sur ces 148 billions, 144 sont constituées par la hausse du crédit étudiant, ces malheureux que l’on enchaine à vie.


Le crédit aux Etats unis progresse, mais uniquement le crédit socialiste, de type soviétique, celui qui enchaine les gens comme les étudiants futurs chômeurs, ou celui qui fait vendre les voitures à des gens qui n’ont pas d’argent, par le biais de crédits subprimes financés à perte par l’état!
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Il va, maintenant, couter plus cher aux USA pour s’endetter!!!
Il va, maintenant, couter plus cher aux USA pour s’endetter!!!

Mais ladette atteint,maintenant, $16.4 trillion !
Le niveau de la dette est passé de 46 à 103 % du PIB en 5 ans aux États-Unis .
C’est impressionnant.
C’est un bond énorme, spectaculaire, terrifiant diront certains.
Cela va finir par inquiéter les créanciers et les usa vont devoir progressivement s’endetter à un cout plus élevé, comme le laisse penser certaines anticipations
10 ans du Trésor américain des valeurs mobilières de rendement prévisionnels

Il se pourrait bien que l’augmentation des taux se fasse dès maintenant !
En effet, hier le 25.01.2013 le taux à 10 ans US a fait un bon de 5.35% !
Posted on 26 janvier 2013 PAR QUIPERDGAGNE
http://www.quiperdgagne.fr/il-va-maintenant-couter-plus-cher-aux-usa-pour-sendetter
L’Edito du Jeudi 24 Janvier 2013 : "Comme à Davos, la résilience dynamique des marchés vers les sommets! " Par Bruno Bertez
L’Edito du Jeudi 24 Janvier 2013 : "Comme à Davos, la résilience dynamique des marchés vers les sommets! " Par Bruno Bertez
Le présent texte s’inscrit dans le droit fil de celui publié récemment sur la bipolarité. Dans cet article, nous présentions l’idée que les marchés pouvaient être considérés comme la manifestation symptomatique d’une réalité qui, en fait, leur échappait. Les marchés constituent une sorte de discours, sur la politique, l’économie et la finance, ce discours traduit, tout en le déformant, le Réel.



La logique du réel n’est pas connue des participants, ils l’appréhendent avec des théories fausses qui, elles, sont produites par la conjonction du Réel, de l’histoire et le poids des intérêts en place. Ainsi on interprète la crise de 2008, comme une crise du type 1930 puisque l’apprenti pas si sorcier que cela, Bernanke, qui est aux manettes est un autoproclamé spécialiste de cette période. Il vient d’ailleurs de le rappeler cette semaine passée dans son intervention devant l’université du Michigan. Bernanke a rappelé ses lettres de noblesse et résumé sa conception de la lutte contre la crise, éviter la contraction des agrégats monétaires et venir en aide au système bancaire.
Du réel, pas un mot. Enfin la connaissance de cette crise, les perceptions, sont régies par les pouvoirs en place constitués de l’alliance gouvernements/banques, ce qui, bien entendu, escamote et déforme le savoir qui est produit. Bref, le réel ne se manifeste qu’au travers d’un prisme et ce que l’on voit est déformé.
L’ensemble constitué par le Réel, les prismes déformants, les marchés/symptômes constituent un système névrotique dans lequel nous reconnaissons les symptômes de la bipolarité. Etant entendu que le malade bipolaire passe de la morosité dépressive à l’excitation euphorique, rapidement, sans que rien ne vienne le justifier; le malade est maniaco-dépressif. Nous ajoutons, pour être clairs, que le trouble consiste à passer de périodes d’exaltation euphorique où tout va bien, à des phases mélancoliques, voire suicidaires.
Ce qui favorise le symptôme bipolaire, c’est la disjonction, la coupure entre les perceptions et la réalité, la coupure entre le discours et le réel sous jacent. Dégagée du poids du réel, la pensée et les perceptions peuvent s’adonner librement aux égarements bipolaires. Le monde actuel est coupé en deux, disjoint entre la sphère financière et la sphère réelle, il est encore recoupé en deux entre les peuples et les ultra-riches kleptocrates.
Les bipolaires prennent des drogues qui, en fait, favorisent la coupure d’avec le réel .Il vit dans son monde. De même, les marchés prennent des drogues monétaires qui produisent le même effet. Les drogues ne guérissent pas, mais produisent des répits et de temps à autres, elles ont une effet transitif passager sur le réel, non seulement cela va mieux dans la tête, mais cela va un peu mieux dans le monde extérieur. Normal, puisque le monde est influencé par les comportements et les croyances humaines, dans certaines limites. Normal, puisque les psychiatres des Banques Centrales et des gouvernements sont aussi fous que leurs patients et qu’ils ne sortent jamais de leur asile d’aliénés.
Tout ce monde vit dans une bulle, presque sans authentique contact avec le monde extérieur. Du réel , ces gens ne connaissent que les écrits des autres.

Venons au fait, venons-en à ce qui motive notre article de ce jour.
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états-Unis: nouvelle poussée du crédit à la consommation
états-Unis: nouvelle poussée du crédit à la consommation
Le crédit à la consommation a connu un nouvelle poussée aux Etats-Unis en novembre, selon des chiffres publiés par la banque centrale américaine (Fed).

L’encours des crédits à la consommation dans le pays a progressé pour le quatrième mois d’affilée, de 7,0% en rythme annualisé et en données corrigées des variations saisonnières, après avoir augmenté de 6,2% en octobre, indique la Réserve fédérale sur son site internet. Selon les nouvelles estimations de la Fed, il avait augmenté de 5,3% en septembre, et de 8,4% en août. En volume, l’encours total a augmenté de 16,0 milliards de dollars en novembre, ajoute la banque centrale, bien plus que ce que donnait la prévision médiane des analystes (10,6 milliards).
Le crédit à la consommation regroupe l’ensemble des crédits accordés aux particuliers en dehors des prêts immobiliers. Selon la Réserve fédérale, la progression du mois de novembre a été tirée par une hausse de 9,6% des crédits non renouvelables (prêts étudiants ou à l’achat d’une automobile principalement), et une augmentation de 1,1% des crédits renouvelables (essentiellement ceux contractés en payant par carte de crédit). Depuis sa reprise en septembre 2010, le crédit à la consommation n’a connu que trois mois de baisse aux Etats-Unis. Le crédit non-renouvelable est dopé depuis deux ans environ par un bond des prêts étudiants, désormais le deuxième poste d’endettement des ménages, loin derrière les crédits au logement.
A propos du Vendredi 11 Janvier 2013: Modeste proposition aux tenants de la MMT et de la pièce de platine à 1 trillion de dollars par Bruno Bertez
A propos du Vendredi 11 Janvier 2013: Modeste proposition aux tenants de la MMT et de la pièce de platine à 1 trillion de dollars par Bruno Bertez
La MMT est la Modern Monetary Theory, la théorie monétaire très en vogue chez les néo et super keynésiens, lesquels prétendent que pour éviter les problèmes d’endettement des gouvernements et de leurs fonctionnaires, il suffit de leur donner le carnet de chèques de la Banque Centrale.

Dans un régime ou souveraineté politique et souveraineté monétaire sont confondues, un régime ou la spoliation des citoyens par la monnaie est donc inscrite dans la constitution et les institutions, l’endettement de l’état est une fiction. On démontre par des identités formelles semblables aux identités formelles imbéciles qui ont permis de donner une fausse base logique aux keynésianisme , on démontre que le recours à la dette par l’état est une idiotie inutile.
Les identités oublient tout ce qu’il y a entre deux équations et bien sur escamotent comme toujours la réalité. Avec les identités, c’est à dire les tautologies, on démontre depuis longtemps que le mouvement est impossible et que ceux qui croient marcher, en réalité sont des rêveurs. On confond tout et comme c’est apparemment logique, on se croit convaincant.
Si nous avons du temps a perdre, nous reviendrons un jour sur la MMT pour en montrer l’absurdité, c’est le vrai mot, l’absurdité. Cette théorie, produite par la situation des économies, comme le Reaganisme en son temps pour les besoins de Reagan, aboutit a retirer toute limite à la dépense de la classe politique, de la classe des fonctionnaires et bien sur elle convient à certaines, pas toutes, parties de la classe klepto. La MMT en donnant libre accès aux ressources monétaires au Pouvoir et à ses alliés institutionnalise l’esclavage des serfs que vous êtes et qui devez produire pour satisfaire leurs envies , envies dopées par un pouvoir d’achat illimité.
Pas de question de taux, de limite de la dette, de plafond, de solvabilité. Tant que les producteurs font tourner la machine, les autres peuvent prélever.
C’est le sens profond de la MMT.
Inutile de dire que les illuminés de la MMT sont à l’origine de la théorisation des bienfaits de la pièce miracle du trillion de dollars en platine.

Paul Krugman: «Si le gouvernement ne peut plus emprunter, pourquoi ne frapperait-il pas une pièce en platine d’une valeur de mille milliards de dollars?»
EN LIENS: The trillion dollar coin is an utterly idiotic idea
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Zone Euro /Recul continu des crédits pour le secteur privé : l’offre comme la demande restent en berne
Zone Euro /Recul continu des crédits pour le secteur privé : l’offre comme la demande restent en berne
Les crédits au secteur privé en zone euro ont continué à reculer en octobre, pour le sixième mois d’affilée, avec une baisse de 0,7% sur un an, soit toutefois un peu moins qu’en septembre (-0,9%), selon des chiffres annoncés mercredi par la BCE.
Le chiffre de septembre a été révisé en baisse: le mois dernier la BCE parlait d’un recul de 0,8%.
La nouvelle contraction des crédits en octobre s’explique par la baisse persistante des prêts aux entreprises non financières: -1,8% sur un an, contre -1,5% en septembre et -0,7% en août.
Les prêts aux particuliers ont eux en revanche progressé de 0,5% en octobre, après +0,1% en septembre. «C’est décevant, les prêts aux entreprises ont baissé de 7 milliards d’euros en octobre après une chute de 21 milliards en septembre», a commenté Howard Archer, analyste chez IHS. Il constate une nouvelle fois que bien que les 1.000 milliards de prêts accordés par la BCE sur trois ans aux banques de la zone euro fin 2011 et début 2012 ont mis les instituts de crédit à l’abri d’un manque de liquidités, «il est clair que cela n’a pas conduit à nourrir les prêts au secteur privé».
Rappelant toutefois que ces chiffres reflètent aussi une demande faible de la part du secteur privé, entreprises et ménages rechignant à s’endetter dans un contexte économique faible et face à un avenir incertain, M. Archer a jugé que le resserrement des conditions du crédit n’en restait pas moins inquiétant car cela handicape la reprise.
De son côté la masse monétaire M3, indicateur avancé de l’inflation en zone euro, a crû de 3,9% sur un an en octobre, soit bien davantage qu’au cours des derniers mois (+2,6% en septembre et +2,8% en août par exemple).
Les Clefs pour Comprendre du Mardi 27 Novembre 2012 : Sidérurgie, de Wendel à Mittal, rien appris rien compris Par Bruno Bertez
Les Clefs pour Comprendre du Mardi 27 Novembre 2012 : Sidérurgie, de Wendel à Mittal, rien appris rien compris Par Bruno Bertez
En France, l’histoire passe son temps à se répéter.


Il est temps de relire l’histoire de la sidérurgie française qui n’est, comme le dit Michel Freyssenet dans l’ouvrage du même nom, que l’histoire d’une faillite (1). Inutile de dire que nous ne partageons pas l’analyse de l’auteur, mais l’ouvrage est irremplaçable au plan historique. N’oubliez jamais, en particulier, que les historiens regardent le passé à la lueur du présent, donc une fois que l’incertitude a disparu. C’est pour cela qu’ils paraissent si intelligents et qu’ils peuvent se permettre de critiquer.
Ecrire sur la sidérurgie nous ramène plusieurs dizaines d’années en arrière, quand, jeune analyste financier en France, nous écrivions sur la crise de la sidérurgie. Une crise sinistre, à laquelle nous étions d’autant plus sensibles qu’elle touchait notre région de naissance, le Nord de la France. C’était l’époque de la destruction de Denain, Anzin, etc., hauts lieux de l’industrialisation française, hauts lieux de notre fierté. Il doit nous en être resté quelque chose puisqu’il y a toujours en nous quelque chose de productiviste.
C’est certainement de cette époque que date notre mépris pour la politique et sa classe d’incompétents constructivistes.


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USA :La faiblesse engendre plus de faiblesse Par Eric Sprott et David Baker
USA :La faiblesse engendre plus de faiblesse Par Eric Sprott et David Baker
Comment les États-Unis peuvent-ils envisager une reprise viable lorsque le « groupe des 99 % » assiste à une baisse perpétuelle de leur revenu réel?



Outre certaines arrestations pour trouble à l’ordre public, le mouvement « Occupons Wall Street » a, en septembre dernier, célébré son premier anniversaire sans tambour ni trompette. Bien que le mouvement semble avoir perdu de son élan, du moins temporairement, il a réussi à mettre en valeur le malaise grandissant ressenti par une bonne partie de la population américaine, un groupe que le mouvement appelle astucieusement le « groupe des 99 % ». Bien que le « groupe des 99 % » représente différentes choses pour différentes personnes, pour nous, il symbolise le consommateur américain. Il représente la majorité des Américains, qui ne sont ni riches, ni pauvres, et dont le pouvoir d’achat totalise environ 71 % de l’économie américaine. Et c’est le pouvoir d’achat de cette grande masse qui fait progresser l’économie américaine. Le problème, par contre, est qu’après quatre ans de soi-disant reprise économique, les membres de ce groupe éprouvent toujours de nombreux problèmes financiers et ont, par conséquent, de la difficulté à maintenir leur niveau de vie, et encore plus à accroître leur consommation.
L’un des principaux thèmes soulevé par le mouvement « Occupons Wall Street » est le sentiment de malaise grandissant ressenti par le citoyen américain moyen à l’égard du déséquilibre croissant au chapitre de la distribution de la richesse aux États-Unis. Les riches deviennent plus riches, alors que les pauvres sont de plus en plus pauvres. Et ce sentiment est entièrement légitime. Selon le Bureau du recensement américain, le revenu médian des ménages américains, ajusté en fonction de l’inflation, a chuté en 2011 pour s’élever à 50 054 $. Il s’agit là d’un niveau inférieur de 4,9 % à celui de 2009 et de 8,9 % au record enregistré en 1999, soit 54 932 $1. Certes, ces données ne sont guère encourageantes. Elles sous-entendent que le ménage américain moyen est aujourd’hui près de 9 % plus pauvre qu’il ne l’était il y a 13 ans.
Les données du Bureau de recensement sont encore plus troublantes si l’on tient compte du fait que le taux d’inflation de l’indice des prix à la consommation (IPC) utilisé pour ajuster le revenu annuel ne prend pas en considération le prix des aliments, de l’énergie ou des soins de santé : ceux-ci représentent tous des éléments clés pour le consommateur américain moyen et ont tous, sans exception, considérablement augmenté au cours des dix dernières années, plus particulièrement depuis l’arrivée des mesures d’assouplissement quantitatif. Selon la méthode actuelle de calcul de l’IPC, les éléments relatifs à la nourriture, à l’essence et aux soins de santé ne représentent que 28 % du panier total2. Toutefois, la famille américaine moyenne, particulièrement celle qui fait partie du « groupe des 99 % », dépense, selon le pourcentage de son revenu total, beaucoup plus sur ces trois articles. Le Tableau 1 ci-après compare le prix moyen de l’essence et de certains aliments en 1999, moment où le ménage moyen gagnait un revenu de 54 932 $ en termes réels (ajusté en fonction de l’inflation), comparativement au prix de 2012, où le ménage moyen rapportait un peu plus de 50 000 $ (revenu exprimé selon les mêmes dollars relatifs). Comme nous pouvons le constater, la hausse du prix des aliments et de l’énergie a fortement dépassé le taux d’inflation du CPI officiel, qui, au début des années 1990, a laissé tomber ou transféré plusieurs des composantes « aliment » et « énergie » de son calcul, pour les besoins de sa cause. Si le Bureau du recensement utilisait une mesure plus appropriée de l’inflation pour comparer le revenu du ménage médian entre 1999 et aujourd’hui, il parviendrait à un revenu annuel encore plus bas, ce qui laisse présager une diminution encore plus prononcée de la richesse réelle au cours de cette période.
TABLEAU 1

Sources :
http://www.dailyfinance.com/2009/12/29/then-vs-now-how-prices-have-changed-since-1999/ http://www.thepeoplehistory.com/pricebasket.html
http://www.dailymail.co.uk/news/article-2159624/American-children-cost-235-000-raise-age-18.html http://answers.google.com/answers/threadview/id/757601.html
http://assets.aarp.org/rgcenter/econ/fs87_income99.pdf
http://www.davemanuel.com/median-household-income.php
http://www.census.gov/prod/2005pubs/c2kbr-36.pdf
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Zone Euro : Contraction simultanée de l’offre et de la demande de crédit
Zone Euro : Contraction simultanée de l’offre et de la demande de crédit
Du coté de l’offre/ M3 encore largement en deçà de son objectif
La croissance de la masse monétaire ralentit par rapport aux mois précédents. Cinquième baisse d’affilée des crédits au secteur privé en septembre.

Les crédits au secteur privé en zone euro ont continué de se contracter en septembre, pour le cinquième mois d’affilée, et la baisse (-0,8%) s’est même aggravée par rapport au mois d’août (-0,6%), selon des chiffres publiés jeudi par la Banque centrale européenne (BCE).
Le déclin des crédits en septembre s’explique surtout par la baisse des prêts aux entreprises non financières, doublée sur un mois (-1,4% en septembre, contre -0,7% en août).
Les prêts aux particuliers ont progressé de 0,1%, mais leur croissance a faibli par rapport aux 0,2% enregistrés en août. La croissance des prêts pour l’achat d’un bien immobilier a également légèrement ralenti en septembre (+0,7% contre 0,8% en août).
Malgré l’injection en début d’année de plus de 1000 milliards d’euros de liquidités dans le système bancaire européen à travers deux opérations de prêts exceptionnelles sur 3 ans par la BCE, l’activité du crédit en zone euro continue d’être moribonde. «Il est clair que (les prêts à 3 ans de la BCE) n’ont pas servi à doper le crédit au secteur privé» a constaté Howard Archer d’IHS Global Insight.
De son côté la masse monétaire M3, indicateur avancé de l’inflation en zone euro, a crû de 2,7% en septembre, mais sa croissance ralentit par rapport aux mois précédents (2,8% en août, selon un chiffre révisé légèrement révisé à la baisse jeudi, et 3,6% en juillet), a poursuivi la BCE. Le consensus d’analystes de l’agence d’informations financières Dow Jones Newswires prévoyait une croissance du M3 plus forte en septembre, à hauteur de 3,1%.
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US : In debt we trust !!!!
US : In debt we trust !!!!
Un océan de cartes de crédit/ La grande crise de 2008 n’a donné qu’un bref coup d’arrêt à l’endettement des ménages
C’est la face immergée de l’iceberg de dettes de l’Amérique. La masse des emprunts contractés par les ménages, dans une société où «on est ce que l’on doit». Où votre crédibilité financière tient aux montants de vos emprunts – ou plutôt à vos capacités, sinon de les rembourser, du moins de les prolonger.

- Infographie. Les Américaines font toujours chauffer leurs cartes
- Infographie. Remboursement des crédits
Rapportées aux revenus gagnés par les ménages, les mensualités des prêts à la consommation à rembourser se sont certes tassées depuis les sommets de la bulle. Ce poste de dépense demeure encore élevé au regard de son poids il y a seulement vingt ans. L’encours total des prêts dits «reconductibles» – la limite de crédit offerte sur votre carte – n’a pas davantage changé d’échelle. Ceux-ci représentent environ 825 milliards de dollars, sur un total de crédits à la consommation de quelque 2700 milliards.

Le chômage – ou la crainte de perdre son emploi – n’incite certes guère les Américains à recourir à des emprunts supplémentaires. Pour ceux qui sont propriétaires, l’écroulement de la valeur de leur maison – celle-ci est revenue, en moyenne, dix ans en arrière – ne le permet tout simplement pas: la limite de crédit «conso» accordée à un ménage reste encore le plus souvent déterminée par la valeur de son pavillon. Ceux ayant survécu financièrement aux premières années de la crise remboursent, en outre, un peu plus leurs crédits. Ceci explique en partie pourquoi les emprunts dont les mensualités ne sont plus payées – le taux de «délinquance» – sont plus bas depuis six ans, situation paradoxale en période de crise. Toute nouvelle dégradation de la conjoncture pourrait rendre cette gestion de leur passif par les ménages plus délicate ces prochains trimestres, prévient déjà l’agence Fitch.
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Les Clefs pour Comprendre du Mardi 23 Octobre 2012 : L’épargne, le capital, la dette, la taxation par Bruno Bertez
Les Clefs pour Comprendre du Mardi 23 Octobre 2012 : L’épargne, le capital, la dette, la taxation par Bruno Bertez
Le débat sur la taxation de l’épargne a été totalement escamoté. Personne n’a relevé, analysé, critiqué, l’argument selon lequel il faudrait taxer les revenus de l’épargne au même niveau que les revenus du travail. En 1981, la question s’était posée et aussi bien le CNPF d’alors que les think tanks avaient démontré à quel point l’assimilation des revenus du capital à ceux du travail était une idiotie intellectuelle. Ce qui nous frappe dans la situation présente, c’est la complicité fausse-droite/gauche sociale-démocrate. Sarkozy a montré la voie. Les socialistes au pouvoir n’ont qu’à continuer.


Assimiler les revenus du capital à ceux du travail afin de se donner argument pour taxer, sécréter des ressources, pour faire face à l’endettement de l’Etat, pouvoir continuer à creuser les déficits et donner satisfaction aux usuriers-banquiers est, non seulement une erreur intellectuelle, mais une injustice destructrice. Nous ne nous attarderons pas sur le côté injustice car sur ce plan-là, il faudrait se mobiliser et intervenir chaque jour.
L’épargne et son accumulation que l’on désigne sous le nom de capital ont une fonction économique identifiée, fondamentale et irremplaçable. Du moins irremplaçable jusqu’aux sinistres années du début 80, période au cours de laquelle la kleptocratie a pris le pouvoir, capté les gouvernements et mis en place les moyens de se passer de l’épargne et des épargnants.


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Les Clefs pour Comprendre du Vendredi 15 Mars 2013: Le Génie est sorti de la bouteille par Bruno Bertez
Les Clefs pour Comprendre du Vendredi 15 Mars 2013: Le Génie est sorti de la bouteille par Bruno Bertez
Nous avons soutenu dès le premier jour que le deleveraging américain était un mythe.
Selon nous, jamais les Américains ne se désendetteraient volontairement. Ce fut notre thèse dès 2008. Nous avons interprété la crise comme une crise des passifs, une crise d’excès de dettes de tout le système et nous avons tout de suite souligné que le choix des autorités US était la fuite en avant. Nous avons expliqué que ce choix était sans retour, on avait choisi de bruler les vaisseaux. Conseiller d’Obama à l’époque, Summers avait en effet obtenu gain de cause et persuadé le gouvernement que même si on avait trop bu, il fallait soigner le mal par le mal et boire plus encore. Faire plus de tout ce qui avait amené la crise, tel était le résumé de son conseil.
Jamais il n’a été question d’assainissement, de résorption des excès et des erreurs.
Fait significatif, la notion de surendettement n’a jamais été évoquée dans un communiqué de la Fed ou un discours de Bernanke. Tout ce qui a été fait n’avait qu’un but, maintenir une augmentation de la masse de crédit de deux trillions au moins par an dans le système.
Il est évident que le problème du logement, lequel touchait les ménages et l’ATM qui est branché dessus, a empêché les ménages de s’endetter comme par le passé. Cela a donné l’illusion aux déflationnistes, aux défenseurs de la thèse de la déflation, que les ménages allaient se désendetter. Nous n’y avons jamais cru, absolument jamais. Pourquoi?
Parce que nous connaissons très bien la société américaine et les Américains ne savent dans leur masse rien faire d’autre que consommer. Sans consommation, leur vie n’ a plus de sens.
C’est psychologique, sociologique, ontologique. Je crois que c’est Arthur Burns qui a dit: « Ne désespérez jamais du consommateur américain ». Nous avons toujours retenu cette formule, il faut toujours et on peut toujours compter sur lui, il consommera.
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15/03/2013 Publié par The Wolf | A Chaud!!!!!, Bloomberg, Commentaire de Marché, Consommation, Crédit Consommation, Cycle Economique et Financier, Déflation, Etats-Unis, Idées Courtes, Idées Fausses, Immobilier, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, McKinsey Global Institute, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | Bruno Bertez | Un commentaire