Etude PEW Research : Les Français s’écartent du nord et se rapprochent du sud ; les divergences avec l’Allemagne s’accroissent fortement Par Bruno Bertez
Etude PEW Research : Les Français s’écartent du nord et se rapprochent du sud ; les divergences avec l’Allemagne s’accroissent fortement Par Bruno Bertez
PEW Research a publié une étude importante sur l’attitude des Européens à l’égard de l’Europe.
Cette étude, de 78 pages, s’intitule “The new sick man of Europe, the European Union”. Autant dire que l’étude n’est guère très optimiste sur l’évolution de l’Europe. En particulier, elle note le soutien de moins en moins important des populations à l’idée européenne. Les tendances dissociatives provoquées, non seulement par la crise, mais encore plus par les remèdes à cette crise, prennent de plus en plus d’ampleur.



Nous vous donnons ci-dessous l’essentiel de ce qui concerne la France.
La partie française s’intitule : « France in free fall », la France en chute libre.
PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT: Lire la suite »
Les Clefs pour comprendre du Mardi 14 Mai 2013 : Alerte rouge. Bernanke a parlé. Il a planté le panonceau DANGER. par Bruno Bertez
Les Clefs pour comprendre du Mardi 14 Mai 2013 : Alerte rouge. Bernanke a parlé. Il a planté le panonceau DANGER. par Bruno Bertez
Les historiens ne trouveront pas de mots assez durs pour qualifier le comportement et les choix des banquiers centraux.Malheureusement ces mots ne leur viendront que plus tard , bien plus tard quand le mal aura été fait .
Vendredi dernier, Bernanke a parlé, mais avant de vous dire ce qu’il a dit , il faut dresser le tableau logique , organique, schématique, de la situation. Le cadre dans lequel les paroles sont prononcées.
La presse , qui devrait etre en quelque sorte l’histoire au quotidien, portera une lourde responsabilité. La presse ou plus exactement les journalistes, puisque la presse cela n’existe pas, c’est une entité, une abstraction. Derrière les institutions il n’y a que des hommes.
Les oppositions politiques également, qui n’aurons pas su dénoncer, démystifier l’action des banquiers centraux comme l’une des actions les aventureuses, mégalomaniques, les plus cyniques jamais menées par des responsables de la conduite des affaires.
Les compétiteurs stratégiques des pays concernés , comme l’Allemagne, la Chine , la Russie sont des laches, eux qui ont compris depuis longtemps la dangerosité des politiques monétaires non conventionnelles pratiquées par les anglo -saxons et maintenant le Japon.
Il aura manqué un De Gaulle , un Rueff pour dénoncer ces manipulations monétaires crimininelles qui dressent les citoyens des différents pays et les peuples les uns contre les autres.

La Reserve Fedérale américaine , la Bank of Japan , la Bank of Japan et quelques autres inondent le monde global de liquidités gratuites. Certains, comme Draghi vont mème, pour attiser le feu, jusqu’à dire qu’ils envisagent d’aller plus loin dans l’ignominie en instaurant les taux négatifs. On inonde la planète de liquidités gratuites, distribuées au système financier pour qu’il fasse monter le prix des actifs, pour qu’il supprime le prix du risque, pour qu’il entretienne ce que l’on appelle l’appétit pour le risque lequel n’est que le gout de la spéculation. On gère la crise financière par le jeu.
Cette politique injecte dans le circuit global près de 200 milliards de dollars par mois par le biais d’achats de titres qui portent un rendement. Cette politique est un retrait de rendement du système mondial et en mème temps une injection de monnaie à rendement nul. Si vous achetez quelque chose qui rapporte et que vous payez avec quelque chose qui ne rapporte rien , vous retirez du rendement du système, c’est l’évidence mème. Donc vous augmentez le pool des liquidités en quete de rendement au moment mème ou vous en retirez. Ce faisant , vous attisez la concurrence pour le peu de rendement qui reste. Tout se passe comme si vous augmentiez la soif tout en asséchant le puits, en confiquant l’eau.
/////////////////////////////////////////////////////////////////////
Ron Paul : Je crois qu’il va y avoir une crise économique et politique. L’économie, dans le monde, et pas seulement aux Etats-Unis, est bien plus faible que ce que l’on nous en dit. Je pense que le taux de chômage aux Etats-Unis dépasse les 20%. Je pense même qu’il y a vraiment de l’inflation avec le dollar. Bien sûr, l’inflation peut être définie comme l’augmentation de l’offre de monnaie et de crédits, et tout le monde sait qu’ils impriment 85 milliards de dollars par mois, cela peut être vu comme de l’inflation. (…) Je m’attends à ce qu’il y ait bien plus de chaos, et ce ne sera pas limité à l’Europe, ce sera un phénomène mondial auxquels les Etats-Unis n’échapperont pas. Il y a tant de distorsions flagrantes dans le monde, parce que nous avons désobéi aux lois économiques, et on ne peut pas faire ça, quoi que Ben Bernanke vous dise»
Jim Rogers « Le président actuel de la banque centrale [américaine] est un homme qui ne comprend pas l’économie, il ne comprend pas les finances, il ne comprend pas les devises, tout ce qu’il comprend, c’est l’impression d’argent. Toute sa carrière intellectuelle a été consacrée à l’étude de l’impression d’argent, et vous savez, on lui a confié les planches à billets. Et il a dit : « Je vais faire tourner les planches à billets aussi rapidement que je le peux ».
Ron Paul: «J’ai demandé à Ben Bernanke si l’or était de l’argent et il a répondu « non ».
Jim Rogers: «Je pensais qu’il mentait ou qu’il stupide, mais il était sous serment, donc je présume qu’il ne mentait pas ».
Jim Rogers: « Ils ne vont pas confisquer nos comptes bancaires, ils prendront nos comptes de retraite et nos « 401k » [système d’épargne retraite par capitalisation], ils diront « vous avez tous eu tellement de mal à gagner de l’argent pour le mettre sur vos 401k, donc ce que nous allons faire, nous allons vous épargner, et nous allons vous donner des obligations d’Etat à 30 ans garanties, et vous aurez 3% d’intérêt, et en échange, vous nous donnez les actifs qui se trouvent sur vos comptes de retraite.
Ron Paul: «Je n’en doute pas une minute [qu’ils confisqueront les comptes de retraite]. Ils feront ce qu’ils pensent nécessaire, ils utiliseront la force, ils utiliseront l’intimidation, ils utiliseront les armes parce que vous ne pouvez pas empêcher l’Etat, le soi-disant Etat de droit, de contrôler l’argent ».

Que se passe- il?
PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT: Lire la suite »
Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez(Réédition)
Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez (Réédition)
La Banque Centrale d’Australie, la RBA, vient de baisser son taux directeur à 2,75% contre 3% auparavant.La baisse était attendue par les économistes, mais elle est venue plus tôt que prévu. On l’attendait pour Juin. C’est un signe que la dernière baisse intervenue en Décembre n’a pas produit les résultats escomptés. Nous sommes en-dessous des taux qui avaient prévalu en 2009, lors de la crise. Le niveau bas de cette époque, 3%, avait été qualifié par les autorités de taux de crise, « emergency low ». On est en-dessous du taux de crise.
Les raisons invoquées par la RBA sont, comme à l’accoutumée: la croissance plus faible que prévu, le chômage qui monte, le secteur manufacturier qui plonge, des exportations qui s’essoufflent. Il s’agit de stimuler l’économie, l’emploi, le logement, mais il est aussi ajouté explicitement l’objectif de faire chuter la devise. Le dollar australien est trop cher, il vaut 1,01 dollar US, il valait 60 cents du même dollar en 2009. C’est le résultat de la spéculation dite « risk-on ».

Pourquoi s’intéresser à l’Australie? C’est loin, a priori , nous ne sommes pas concernés. Et puis, des baisses de taux directeurs, ce n’est pas rare. Sur les 168 décisions prises par les 90 Banques Centrales cette année, plus de 20% ont été des décisions de baisse. Un chiffre qui va croissant. Rien que la semaine dernière, il y a eu quatre baisses dans le monde, dont celle de la BCE. Justement, il y a beaucoup de baisses de taux et une de plus, comme celle de la RBA, a valeur phare, cela veut dire quelque chose: le monde rentre dans une phase délicate, une nouvelle phase de ralentissement. Une fois de plus, malgré le printemps, les jeunes pousses de Bernanke, les « green shoots » ne sont pas au rendez-vous, les racines ont, une fois de plus, pourri.
La RBA a pris sa décision de façon anticipée parce que la situation se dégrade plus vite et plus profondément que prévu. Les espoirs de reprise au second semestre sont une fois de plus reportés.
La croissance globale recule, faiblit. Les organismes internationaux donnaient une prévision de 5,5% pour les émergents en 2013. Compte tenu du début d’année et des indicateurs PMI disponibles, on sera plus près des 4%. Pour les développés, ils donnaient 1,4%, mais il va falloir réviser plus près des 1%. Au total, compte tenu du poids respectif des émergents et des développés, on s’achemine vers une croissance globale qui ne sera pas supérieure à 2%. Et pour un pays exposé comme l’Australie, cela change tout.


L’Australie est un canari dans la mine en raison de son exposition aux matières premières. Elle subit à plein la baisse des quantités vendues et la baisse des prix alors que les investissements marquent un pic. Les derniers indicateurs chinois font peur, on est à la limite de la récession, avec un PMI à 50,6 seulement. Et puis, les firmes chinoises ont encore des stocks énormes de matières premières.
Voici quelques chiffres du dernier PMI, celui d’avril pour l’Australie:

- -PMI manufacturier 36,7 contre 44,4, sous les 50 c’est la récession
- -En moyenne mobile 3 mois on est à 42,2 contre 43,4
- -7 secteurs industriels sur 8 sont en recul
- -les capacités utilisées sont 68,6 contre 71
- -Les exports se contractent pour le 9e mois consécutifs
- -L’emploi est en chute libre à 39,3 une dégringolade de 9,4 points

L’Australie a valeur importante dans le tableau de l’économie mondiale à plus d’un titre. Elle a bénéficié du grand cycle des matières premières, du grand bond chinois; elle a bénéficié d’afflux de capitaux considérables attirés par le risk-on, sa monnaie est un refuge anti-inflation, adossée aux commodities. Voilà pour les bons côtés car, à l’inverse, l’économie australienne est bullaire, les salaires ont dérapé, les prix des logements sont sortis de l’épure, le secteur manufacturier hors mines n’est plus compétitif, l’épargne intérieure est très faible, le pays dépend des entrées de capitaux étrangers. Les particuliers sont très endettés, la dette extérieure nationale a été multipliée par 5 entre 2008 et 2012.



L’Australie est l’exemple de l’économie mal ajustée, vulnérable à la déflation et à un retour du risk-off. Elle est fragilisée par les excès antérieurs de la spéculation mondiale. Le secteur financier est hypertrophié, très exposé à l’international pour son refinancement.


On dit que Soros a vendu pour 1 milliard de dollars australiens à découvert. Vrai ou faux, cela fait réfléchir. Le pays est l’exemple type de ce qui s’est passé et a dysfonctionné ces dernières années. Il suffirait que la fameuse transitivité se mette en branle et la situation pourrait devenir rapidement très sérieuse. La situation fondamentale est vulnérable et déséquilibrée. Contrairement aux apparences, le chômage est très élevé. Le chiffre officiel est de 5,6%, mais le réel est de 11%, le sous-emploi est de 18%, 40% de la main d’œuvre est à temps partiel ou sous employée.
De « safe haven », le pays pourrait rapidement se transformer en enfer.


llustrations et mise en page by THE WOLF
EN BANDE SON:
Abénomics made in Japan: Inspiré par la folie économique Par Mish
Abénomics made in Japan: Inspiré par la folie économique Par Mish
N’espérez pas d’un gouvernement et de sa banque centrale qu’ils tirent des leçons de l’Histoire. Notamment au Japon. Notamment aujourd’hui.



Lisez l’extrait suivant tiré de l’article Bank of Japan Finds Inspiration in a 1930s Iconoclast.
Le directeur de la banque du Japon, Haruhiko Kuroda, a annoncé l’arrivée d’une nouvelle dimension du quantitative easing en promettant de doubler les achats d’obligations de son gouvernement et d’étendre la base monétaire de son pays. La banque du Japon avait préalablement adopté une cible d’inflation de 2% sur deux ans. Le quantitative easing sera donc l’activité première de la banque sur le court terme, une stratégie qui ressemble de près à la réponse de la Réserve Fédérale à l’effondrement de Lehman Brothers Holdings Inc.
La décision de la banque du Japon marque un retour, au moins partiel, aux efforts peu orthodoxes du ministre des Finances Japonais du début des années 1930, Korekiyo Takahashi, qui selon Ben Bernanke avait ‘brillamment sorti le Japon de la Grande Dépression grâce à ses politiques de relance’.
Takahashi reçoit depuis peu à nouveau l’attention des économistes, historiens et responsables politiques. Au Japon, le nombre de publications à son sujet suggèrent un grand attrait du public pour ses politiques. La biographie From Foot Soldier to Finance Minister: Takahashi Korekiyo, Japan’s Keynes, écrite par Richard Smethurst, a connu un grand succès après avoir été publiée au Japon en 2010.
La fin de l’histoire
Mon ami Pater Tenebrarum, qui publie sur le blog Acting Man, m’a fait part de son opinion par mail :
‘Pour une raison que j’ignore, personne ne semble vouloir parler de la manière dont se sont achevées les politiques de Korekiyo Takahashi. Voici la fin de l’histoire… Le Japon finit par entrer en guerre, ce qui mit fin à l’hyperinflation et empêcha une destruction complète de l’économie Japonaise. Faire l’apologie des politiques de Takahashi revient un peu à faire l’apologie des politiques d’Hitler. C’est complètement absurde’.
Et pourtant, nous voilà encore en proie à l’absurdité Keynésienne.
Par Mish – Global Economic Analysis Publié le 17 avril 2013
/////////////////////////////////////////////////////////
Le dollar passe la barre symbolique des 100 yens
Le 10 Mai, le gouvernement japonais a tenté, au fil de ses interventions, de dissimuler sa satisfaction mais, en coulisse, l’équipe de Shinzo Abe, le premier ministre, savoure l’accélération, ces dernières heures, de la chute de la monnaie japonaise. Dans la nuit, le dollar est repassé pour la première fois en quatre ans au-dessus de la barre symbolique des 100 yens. A Tokyo, un billet vert achetait ce matin plus de 101 yens. Particulièrement emballés, les investisseurs de la place de Tokyo, qui notent que la baisse du yen fait mathématiquement gonfler les résultats comptables des entreprises nippones, ont fait bondir dans la matinée le Nikkei de près de 3%. L’indice a gagné 65% depuis la fin de novembre et l’enclenchement de la baisse de la devise nippone face aux grandes devises de la planète.
Depuis début janvier, le yen a ainsi perdu plus de 16% de sa valeur face à la monnaie américaine. C’est indéniablement une victoire pour le gouvernement conservateur japonais, qui estime que la force du yen – un dollar ne valait plus que 75 yens en octobre 2011 – avait largement participé à l’enlisement de l’économie dans la stagnation. Sans jamais admettre qu’il cherchait précisément à faire chuter la valeur de sa devise pour avantager notamment ses exportateurs, l’exécutif a bouleversé depuis le début de l’année la politique économique de l’Archipel afin, officiellement, de sortir le pays de la déflation.
Pour réorienter les prix à la hausse, et redonner de la confiance aux entreprises, Tokyo a impulsé une campagne de dépenses publiques et contraint la banque centrale (BoJ) à nourrir un vaste programme d’assouplissement quantitatif. Présidée par un allié de Shinzo Abe, la BoJ a promis de doubler, au cours des deux prochaines années, le volume de monnaie en circulation dans le pays. En théorie, ce mouvement doit redonner confiance aux entreprises et faire monter les prix, mais il participe aussi à la baisse du yen.
Présentant cette semaine leurs résultats, plusieurs grandes entreprises nippones ont reconnu que la baisse du yen avait un impact très positif sur leurs revenus. Toyota a ainsi indiqué que, sur les douze derniers mois, le recul de la devise avait dopé son profit opérationnel de 150 milliards de yens (1,2 milliard d’euros). D’autres groupes sont toutefois très handicapés par cette dépréciation qui renchérit le coût de leurs importations. Les grands électriciens qui achètent leur gaz naturel, leur pétrole et leur charbon à l’étranger ont notamment mis en garde contre une forte hausse des factures de courant, qui risque de peser rapidement sur le pouvoir d’achat des ménages, auquel le gouvernement espérait justement redonner confiance avec ses initiatives économiques osées.
Le Nikkei au-dessus des 14 000 points pour la première fois depuis juin 2008
Depuis la mi-novembre, le yen a perdu plus de 21% de sa valeur face au billet vert. Les fonds qui anticipent, avec cette dépréciation, une poussée comptable des résultats des exportateurs de l’Archipel – leurs gains effectués en dollars ou en euros à l’étranger apparaissent supérieurs lorsqu’ils sont rapatriés et convertis en yens – ont acheté en masse les titres des grands industriels nippons. Particulièrement porté par ce mouvement, le titre de Toyota… Toyota qui renoue avec les 10 milliards de profits
Après des années difficiles, Toyota, le plus grand constructeur automobile mondial, a retrouvé, sur le dernier exercice fiscal, un niveau de profitabilité comparable à ceux qu’il connaissait avant la crise financière mondiale. Selon le quotidien japonais Nikkei, le groupe a ainsi annoncer cette semaine qu’il a enregistré un profit opérationnel de 1300 milliards de yens (10 milliards d’euros) sur la période allant d’avril 2012 à mars 2013, ce qui représente un bond de 270% par rapport à l’exercice précédent.
Il n’avait plus dépassé la barre symbolique des 1000 milliards de yens de profits depuis 2007. Sur l’année fiscale, sa performance aurait été portée par des ventes en hausse de 16% à 9,69 millions de véhicules et par une chute spectaculaire de la valeur du yen qui gonfle mathématiquement les montants de ses résultats réalisés à l’étranger.
Chaque dépréciation d’un yen face au dollar fait progresser de manière comptable les profits annuels de Toyota de 35 milliards de yens. Les analystes estiment qu’une poursuite de la baisse du yen et une bonne croissance des ventes du groupe, notamment sur le marché clé de l’Asie du Sud-Est, pourraient lui permettre de générer sur l’exercice fiscal en cours plus de 2000 milliards de yens de profits opérationnels.
Autre conséquence la chute du yen pousse Nissan à suspendre ses délocalisations
La récente chute du yen face aux grandes devises internationales aurait convaincu Nissan de renoncer, pour un temps au moins, à délocaliser la production de plusieurs de ses véhicules aux Etats-Unis. La dépréciation de la devise nippone, aurait en effet permis de faire rebondir la profitabilité de ses chaînes d’assemblage situées dans l’Archipel et aurait redoré la compétitivité prix des véhicules exportés dans le monde depuis les usines locales.
Selon le quotidien financier Nikkei, le constructeur va donc continuer de fabriquer dans la préfecture de Fukuoka ses modèles Rogue et Murano, qui avaient pâti, jusqu’à la fin de l’année dernière, du yen fort. Originellement, le groupe pensait déplacer la production de 200’000 unités vers deux de ses sites américains. Sa production locale serait alors tombée de 1,19 million d’unités par an à 950’000 unités.
Le Nikkei estime que le groupe pourrait à terme toujours enclencher un transfert de la fabrication de ces modèles, mais il maintiendrait de l’activité localement en introduisant de nouvelles voitures pour le marché japonais. Depuis le début de l’année, plusieurs autres constructeurs, tels que Mazda ou Toyota, ont indiqué qu’ils pourraient doper leurs productions locales pour profiter du recul du yen.
/////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

EN BANDE SON:
La bulle chinoise semble être prête à éclater
La bulle chinoise semble être prête à éclater
L’augmentation du crédit et la diminution de la croissance économique annonce un désastre
EN LIENS: La corde pour nous pendre! Nouvelles de Chine par Richard Dupaul

Le 23 avril, HSBC Holding, une banque et organisation multinationale de services financiers, a publié pour le secteur manufacturier le Purchasing Managers Index (PMI), qui était au niveau de 50,5 au mois d’avril en Chine, ainsi que l’indice de la production manufacturière qui était à 51,1. Chaque indice était inférieur à ceux des mois précédents.
Ce jour là, l’indice boursier des actions A, publié par la bourse de Shanghai et évalué en yuans, a chuté de 2,57%. Cette baisse est considérée comme étant au-dessous de la zone de confort psychologique estimé à 2.200 points.
On n’a pas besoin d’être un expert du marché pour savoir que l’indice PMI n’était pas la seule raison de la chute de l’indice boursier.
Une semaine avant la publication des indices, le Bureau des statistiques du régime chinois a annoncé que le taux de croissance économique lors du premier trimestre 2013 était de 7,7%. Ce chiffre est beaucoup plus bas que les estimations des analystes.
/////////////////////////////////////////////////////
La croissance dans le secteur des services a fortement ralenti, en avril, en Chine pour retomber à l’un de ses plus bas niveaux des deux dernières années. Le 6 Mai, la banque HSBC a indiqué que son indice des directeurs d’achat (PMI) dans ce secteur clé avait été mesuré à 51,1 le mois dernier, loin de sa performance de 54,3 établie en mars. S’il reste au-dessus de 50, ce qui marque la limite entre une contraction et une expansion, cet indice PMI confirme que l’accélération de la croissance chinoise est plus difficile que prévu et que l’économie du pays reste fragilisée par l’enlisement de l’activité en Europe et la lenteur de la reprise aux Etats-Unis.
«Ce refroidissement de l’activité dans le secteur des services en avril est probablement une répercussion du ralentissement de la croissance manufacturière, du durcissement des contrôles sur le marché immobilier et de l’extension de la crise de la grippe aviaire», a commenté dans la matinée Qu Hongbin, l’économiste en chef d’HSBC pour la Chine.
Vendredi en 15, le gouvernement chinois avait déjà diffusé plusieurs indicateurs montrant que la croissance de l’activité économique dans le pays avait perdu de son dynamisme. L’indice des directeurs d’achat du secteur non manufacturier avait notamment été annoncé à 54,5 en avril, en baisse de 1,1% en glissement mensuel, par le Bureau d’état des statistiques.
Le 10 mai le Bureau national des statistiques a annoncé que les prix à la production, qui constituent généralement un bon indicateur des prix futurs à la consommation, avaient baissé de 2,6% sur un an en avril.Cette diminution, plus substantielle que prévu par la plupart des économistes, est perçue comme le signe que la reprise économique en cours n’est pas très vigoureuse. Elle résulte manifestement d’une offre industrielle supérieure à la demande du marché. Dans ce contexte, certains économistes avancent l’hypothèse d’un geste de la banque centrale, et notamment d’une baisse des taux d’intérêts, qui permettrait théoriquement de dynamiser l’économie. Mais ce scénario est très loin de faire l’unanimité, du fait que l’économie chinoise reste marquée par des déséquilibres et que Pékin se doit, en particulier, de rester extrêmement vigilant afin de prévenir un emballement du crédit bancaire…et celui de l’inflation car l’inflation sest accélèrée en avril
Ainsi la hausse des prix à la consommation, principale jauge de l’inflation en Chine, s’est accélérée à 2,4% sur un an en avril, après avoir atteint 2,1% en mars, a rapporté jeudi le Bureau national des statistiques (BNS). Cet indice est suivi de près par Pékin qui redoute que la hausse des prix alimentaires, qui frappe davantage les ménages les plus défavorisés, ou l’envolée des prix immobiliers, ne déclenchent des troubles sociaux dans ce pays de plus de 1,3 milliard d’habitants. Ce résultat dépasse la prévision d’un panel d’économistes interrogés par l’agence financière Dow Jones, qui avait tablé sur une hausse des prix à la consommation de 2,2% en avril. «La hausse des prix à la consommation s’explique principalement par celle relativement importante des prix des légumes», a expliqué Yu Qiumei, analyste au Bureau national des statistiques.
////////////////////////////////////////////////////////////////////
PLUS DE CHINA BUBBLE EN SUIVANT: Lire la suite »
La corde pour nous pendre! Nouvelles de Chine par Richard Dupaul
La corde pour nous pendre! Nouvelles de Chine par Richard Dupaul
La Chine place ses pions en Europe
Avec un pactole de 3400 milliards US en réserves monétaires, la Chine a commencé à diversifier ses investissements étrangers, délaissant ses placements prudents dans les obligations d’État. Les Chinois préfèrent de plus en plus les actifs tangibles dont la valeur est déprimée. Leur magasin préféré: l’Europe.


L’Europe va mal. L’économie rétrécit, le chômage grimpe sans cesse, et les jeunes quittent le navire. Décourageant? Non, une occasion en or pour la Chine qui continue de faire son marché sur le Vieux Continent, avec appétit.
D’après le fonds A Capital, une firme de Pékin qui fait un relevé trimestriel («dragon index») des investissements outre-frontière, c’est même la zone euro qui attire la plus grande part des capitaux chinois.
La firme se base sur les fusions-acquisitions menées par des groupes chinois à l’étranger. En 2012, l’Europe a recueilli 33% des fonds investis, soit 12,6 milliards US. Un record. C’est nettement plus qu’en 2011 (10,4 milliards US) et très loin devant l’Amérique du Nord, avec environ 5,5 milliards US. Un résultat surprenant, vu la reprise économique en cours aux États-Unis, qui devrait en principe attirer les investisseurs.
De toute évidence, les investisseurs chinois sont attirés par les actifs européens vendus à des prix attrayants en cette période de crise. Un petit retour sur 2012 montre que les Chinois ont d’ailleurs fait de belles prises.
Ils ont mis la main notamment sur des géants industriels allemands en difficulté, dont Kion Group (machinerie) et Putzmeister (cimenterie), et le producteur britannique de céréales Weetabix.
China Investment Corp., le plus important fonds d’investissement étatique en Asie, a aussi pris une participation minoritaire dans des infrastructures britanniques stratégiques, incluant l’aéroport Heathrow et la Thames Water Utility. C’est une percée au coeur du royaume de Sa Majesté. Sans oublier que des fonds chinois ont fait des achats importants au Portugal et en Grèce, deux pays à vendre à la découpe ces temps-ci.
Le fait que l’Europe attire plus de capitaux chinois que les États-Unis, malgré la prise de contrôle très médiatisée l’an passé de Wanda sur la chaîne de cinémas AMC Theatres, témoigne de l’accueil souvent glacial des Américains.
Washington est particulièrement vigilant quant aux investissements étrangers sur son territoire, et cela a pour effet de décourager les avances des acquéreurs. Dans ce domaine, le cadre réglementaire est plus souple en Europe qu’aux États-Unis où, par exemple, «le Sénat peut bloquer, de manière arbitraire, des investissements», explique dans une note financière André Loesekrug-Pietri, fondateur d’A Capital.
Les Chinois apprécient également le savoir-faire européen dans l’énergie, l’eau, les transports, l’automobile et l’aéronautique, tous des secteurs appelés à développer en Chine.
Les entreprises chinoises ont «besoin de savoir-faire, et c’est en Europe que se trouvent les meilleures technologies», affirme le responsable.
D’autres noms? Volvo (Suède), le port de Pirée (Grèce), McCormick (France)… autant d’entreprises ou d’actifs de valeur qui ont aussi été cueillis comme des fruits mûrs par les Chinois depuis 2009 pour leur valeur stratégique à long terme.
PLUS DE CHINAMERICA EN SUIVANT: Lire la suite »
Réfléchissons un peu par Charles Gave
Réfléchissons un peu par Charles Gave
AVANT PROPOS DE BRUNO BERTEZ
Un paramètre fondamental, mais dont l’analyse est complexe.
Charles Gave présente ci-dessous une analyse opportune.
D’abord parce que trop souvent négligée,
Ensuite parce que nous sommes peut-être à un point d’inflexion,
Ensuite parce la liquidité est au centre de la préoccupation des marchés.
C’est une évidence que le système monétaire international est idiot. Le professeur Triffin, l’a expliqué et démontré en son temps: faire dépendre le volume des liquidités internationales des déséquilibres d’un pays est une aberration intellectuelle et cette aberration sera, un jour source de catastrophe.
Jusqu’à présent on s’est inquiété de l’excès de liquidités, c’est à dire de la surabondance de dollars produits par les déficits américains. Il y aura un jour ou l’on s’inquiétera de l’inverse.
Le monde global non seulement dépend du dollar comme base de ses réserves et de ses liquidités, mais il est vendeur colossal de dollars, il est short: A force de faire des emprunts en dollars, les firmes et les pays se retrouvent acheteurs potentiels de dollars pour pouvoir procéder aux remboursements.
Les Etats-Unis ont déjà du à plusieurs reprises accorder des swaps en dollars afin d’éviter des catastrophes, en particulier aux banques européennes. C’est un avant-gout.
L’évolution des statistiques de réserves internationales ne va pas, pour l’instant dans le sens de la pénurie de dollars, loin de là. Elles continuent de progresser bien au-delà de la croissance des GDP et de la production et circulation de richesse.
////////////////////////////////////////////////////////////////////
Les réserves internationales globales des banques centrales, sans tenir compte de l’or continuent de galoper. Elles sont à ce jour de 11.093 trillions en hausse de 6,1% sur 1 an. Ceci représente une hausse de 637 milliards, année sur année.
Au cours des deux dernières années, les réserves internationales selon la même définition ont cru au rythme de 13%, ce qui représente un ajout de 1.315 trillion.
Faute de bien saisir ce que signifient maintenant les agrégats monétaires, nous préférons nous intéresser à la création de crédit, laquelle joue dans la théorie de Steve Keen le même rôle que les revenus pour comprendre l’évolution de l ‘agrégat « GDP+achats d’assets ». Cette façon de voir est bien plus opérationnelle que la théorie classique.
Le crédit aux Etats unis progresse fortement grâce au crédit gouvernemental et au crédit de la Fed.
Le crédit est « vivant », tandis que la monnaie peut être morte, neutralisée, stérilisée.
Enfin, en termes de changes, nous pensons qu’un passage possible du dollar index au-dessus des 84 sera un signal important à suivre et à interpréter. On est présentement autour des 82.
///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////
Grâce aux déficits américains, les pays engrangent des réserves qui servent de base à leur propres agrégats monétaires. C’est grâce à ce phénomène que les émergents ont émergé, et à cause de ce phénomène qu’ils ont du après 2008, mener des politiques anti-inflationnistes, les dollars crées par les Américains se déversant chez eux.
Nous pensons qu’il faut prendre le papier de Charles Gave non comme une prévision, mais comme un cadre de réflexion.
Pourquoi?
-Parce que la chose monétaire est complexe et tout le monde improvise, s’adapte et invente sans référence historique, nous sommes dans la Great Experiment! Le recours colossal au leverage, les repos, la réhypothecation des collatéraux ont créé un monstre que personne ne connait. On ne sait plus ce que c’est que la monnaie. Et puis on la travaille avec des théories fausses. Personne ne comprend le rôle de la spéculation et de la machine infernale qui a été créé par l’hypertrophie des marchés. On ne sait plus vraiment ou se fait, concrètement la création monétaire, ou même de quelle façon. Les marchés ont pris une grande partie du pouvoir de créer de la monnaie, le rôle des banques centrales et des banques commerciales n’est plus vraiment clair.
-Ensuite parce que les phénomènes monétaires sont articulés aux économies réelles , les deux inter-agissent de façon , là aussi complexe. Nous soutenons que la structure de l’économie américaine, de l’économie mondiale, les marges des entreprises, tout cela est, sans que l’on sache bien comment, complètement modifié par le système monétaire actuel, les déficits américains, la surabondance du dollar, l’absence de discipline internationale, et le comportement des pays mercantilistes.
A ce jour l’écheveau est embrouillé et … bien serré.
////////////////////////////////////////////////////////////////////
Réfléchissons un peu par Charles Gave
Rien n’est plus pénible que de réfléchir tout seul dans son coin, surtout quand une période est aussi agitée que celle que nous traversons. La tentation dans ces moments là est plutôt de réagir à tout événement, important ou pas, et avec violence, plutôt que de réfléchir…
Or, plus les événements apparaissent insensés, moins il faut réagir et plus il faut réfléchir.
Mais qu’est que veut dire « réfléchir » en pratique?
Une chose toute simple: Il faut s’efforcer de faire le tri entre le bruit et les tendances de fond, et pour y arriver, bien sur, il faut s’extraire de l’esclavage du quotidien.
L’une des façons de procéder est de « repérer » une variable essentielle dans le système économique dont il est à peu prés certain qu’elle va connaitre des changements fondamentaux et d’essayer de comprendre quelles seront les conséquences logiques des changements qui vont l’affecter.
Dans cet esprit, il me semble que le moment est venu de consacrer un article à l’une de ces variables, les comptes courants Américains.

Qu’est que « les comptes courants », va me demander le non initié ? La réponse est simple: c’est tout simplement la différence comptable entre ce qu’un pays achète et vend à l’étranger. Autrefois, cela s’appelait la balance commerciale. Et peu de choses ont autant d’impact sur le monde que l’évolution des comptes courants Américains, comme le démontre le graphique ci joint.
Je vais d’abord expliquer la construction du graphique, puis les raisons qui en font un outil très important dans une politique de placement, pour terminer par un essai d’analyse de son évolution (probable) à venir.
Commençons par la construction de notre graphique.
i. Je prends la statistique des comptes courants Américains telle qu’elle est publiée et je divise le chiffre par le PIB US pour calculer le déficit ou le surplus extérieur des Etats-Unis en pourcentage de la richesse créée chaque année dans ce pays, pour pouvoir comparer le déficit ou le surplus à d’autres périodes dans l’histoire des 60 dernières années.
ii. Je calcule la variation de ce ratio sur les 12 derniers mois, en termes absolus.
iii. Je l’inverse, ce qui veut dire que si les comptes courants Américains se sont améliorés depuis un an de 1 % du PIB, le point correspondant sera à +1 % (en dessous de zéro) sur l’échelle de gauche, s’ils se sont détériorés nous serons à -1 (au dessus de zéro).
A ce point, la deuxième question que le lecteur doit se poser doit être : Mais pourquoi est-ce si important?
PLUS DE GAVE EN SUIVANT: Lire la suite »
Mister Market and Doctor and Doctor Conjoncture du Lundi 6 Mai 2013: Déflation ici, spéculation inflationniste là.
Mister Market and Doctor and Doctor Conjoncture du Lundi 6 Mai 2013: Déflation ici, spéculation inflationniste là.

Lacker Président de la FDR de Richmond vient de suggérer que la Fed sorte des MBS, les titres adossés à l’hypothécaire pour éviter de surstimuler le logement et de créer une autre bulle.
//////////////////////////////////////////////////
" Il arrive un moment où je pense que la reprise que nous constatons sur le marché du logement signifie que nous devrions penser à réduire la part de notre portefeuille détenue en titres adossés à des créances immobilières", a dit le président de la Réserve fédérale de Richmond, Jeffrey Lacker.
Il a ajouté que ce désengagement devrait prendre environ deux ans et pourrait se faire en utilisant les remboursements de MBS pour acheter des obligations du Trésor américain, plutôt que de les réinvestir dans d’autres MBS, ou encore en réduisant le rythme d’achats de MBS (mortgage-backed securities)."
"Si nous ne le faisons pas, je pense qu’il y a un risque d’en faire trop et de stimuler de façon excessive le marché du logement, et nous avons vu le désastre que cela peut provoquer"
///////////////////////////////////////////////////////////
La spéculation sur le logement aux Etats Unis prend des allures épiques, les offres ont à peine le temps d’être listées qu’elles sont raflées par des pools d’investisseurs. Plus de 60% des acquisitions sont faites au comptant tant ces pools débordent de liquidités.
L’an dernier les prix du logement ont monté de 10% dans l’ensemble du pays, mais dans les zones chaudes comme Las Vegas, ils se sont envolés de plus de 30%.

Les gros intervenants raflent le disponible et surpaient sur tout le monde, y compris les particuliers. Dans la région de Végas , Blackstone , Colony et American Home 4 Rent sont les rois du marché. On dit que ces nouveaux spéculateurs commencent à avoir des difficultés à imposer les hausses de loyer programmées.
Une autre inflation spéculative !
Le dernier chiffre des Margin debt , la dette qui finance les positions spéculatives sur le NYSE sont quasi au record absolu. Il s’en faut de moins de 2 milliards; on a atteint 379,5 milliards à fin mars contre 381,4 milliards , record absolu en juillet 2007. La dette sur marge a doublé depuis Mars 2008.
Le record de 2007 a été enregistré trois mois avant le krach.

La corrélation entre le niveau du S&P 500 et celle du niveau de la dette sur marge est exceptionnellement forte.

Les allusions de Bernanke à une éventuelle hausse du montant des QE au-delà des 85 milliards actuels n’a bien sûr pas calmé les joueurs.

BRUNO BERTEZ Le Lundi 6 Mai 2013
llustrations et mise en page by THE WOLF
Mister Market and Doctor Conjoncture du Vendredi 3 Mai 2013: La déflation est bien là mais elle est inégale par Bruno Bertez
Mister Market and Doctor Conjoncture du Vendredi 3 Mai 2013: La déflation est bien là mais elle est inégale par Bruno Bertez

Ne vous laissez pas influencer par les chiffres de l’emploi américain, la déflation est là et le ralentissement économique également. Tous les indicateurs précurseurs américains sont médiocres et surtout les plus importantes comme les ventes finales.

L’emploi n’est pas un indicateur fiable, c’est indicateur retard, lagging. Il exprime ce qui s’est passé il y a trois à six mois, il ne préfigure rien.
Ce n’est pour rien que les maitres du monde balancent 85 plus 75 billions de QE chaque mois, c’est à dire 160 milliards de dollars, c’est parce qu’ils savent…
L’Australie est plus que le canari dans la mine. Ce n’est pas seulement l’activité qui chute et l’économie qui s’effondre, c’est le risk financier qui revient. Car il faut savoir que l’Australie est un pays anglo-saxon, il pratique à grande échelle le deficit spending, il est mal géré, il a une bulle immobilière , il a une bulle des salaires , une bulle de la misallocation des ressources.


Bref il a tout pour être déstabilisé et déstabiliser les autres par le canal bancaire et celui des marchés. L’économiste Steve Keen avait une fois de plus raison et on dira une fois de plus que personne n’avait vu venir la crise n’est-ce pas ?


Voici quelques chiffres du dernier PMI, celui d’avril pour l’Australie:

- -PMI manufacturier 36,7 contre 44,4, sous les 50 c’est la récession
- -En moyenne mobile 3 mois on est à 42,2 contre 43,4
- -7 secteurs industriels sur 8 sont en recul
- -les capacités utilisées sont 68,6 contre 71
- -Les exports se contractent pour le 9e mois consécutifs
- -L’emploi est en chute libre à 39,3 une dégringolade de 9,4 points

Le super cycle des commodities c’est fini!
Le super cycle du miracle chinois, c’est fini!

BRUNO BERTEZ Le Vendredi 3 Mai 2013
llustrations et mise en page by THE WOLF
EN BANDE SON:
Les Clefs pour comprendre du Jeudi 2 Mai 2013: Le Rogoff-gate, une aubaine pour les socialistes Par Bruno Bertez
Les Clefs pour comprendre du Jeudi 2 Mai 2013: Le Rogoff-gate, une aubaine pour les socialistes Par Bruno Bertez
Nous avons résisté, jusqu’à présent, à la tentation de commenter le Rogoff-gate. Vous savez, c’est la découverte que Rogoff et Reinhart se sont soi-disant trompés dans leurs calculs lorsqu’ils démontrent que le seuil de 90% de dettes d’un Etat pénalise la croissance durablement.
L’affaire est montée en épingle par les keynésiens, pure souche, et les socialistes (en fait, c’est la même chose) pour démolir les politiques d’austérité. Krugman, en particulier, comme il se doit, s’est montré comme à l’accoutumée à la fois le plus virulent et le plus de mauvaise foi. Les socialistes français essaient de rattraper Krugman dans la course à la mauvaise foi. Ils ont des handicaps, mais ils font de leur mieux.


Rogoff et Reinhart ont produit un travail statistique mettant en évidence une corrélation entre le niveau de dettes étatiques et la croissance ou perte de compétitivité. Ce seuil serait de 90%. L’étude a été utilisée à des fins politiques pour justifier les politiques d’austérité. Elle a été utilisée par Rogoff et Reinhart pour se faire mousser et toucher des cachets de conférences colossaux.
Apres vérification des calculs de nos deux zozos, il apparait, soit qu’ils se sont trompés, soit qu’ils ont menti. Nous avons toujours penché pour la seconde hypothèse, ils ont menti. Menti parce que c’était opportun et rentable.
/////////////////////////////////////////////////////////////////
En Europe, l’article de Reinhart et Rogoff fait même figure de parole d’évangile. Il a servi de caution aux politiques d’austérité mises en place depuis le début de la crise financière.
Ainsi, Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, déclare en 2011: «Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff ont démontré la règle du 90%. Une dette publique élevée pèse sur l’activité économique et sur la dynamique entrepreneuriale et, en conséquence, grève la croissance. Cette conclusion est particulièrement importante actuellement pour l’Europe, où les niveaux de dette des principaux pays sont au seuil des 90%, seuil que les Etats-Unis ont déjà passé.»
Cette défaite intellectuelle des défenseurs de l’austérité survient tout juste quatre mois après que le Fonds monétaire international (FMI), en la personne de son chef économiste, Olivier Blanchard, a piteusement admis, qu’il avait significativement sous-estimé les multiplicateurs fiscaux, c’est-à-dire les impacts négatifs des mesures d’austérité sur la croissance. Le FMI a dans la foulée avoué qu’en conséquence, ses recommandations de politique économique n’étaient peut-être pas les meilleures possibles.
////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////
Krugman n’a pas fait à ce jour moins de 8 articles pour descendre en flammes les deux compères menteurs et ainsi enfoncer le clou de « plus de dette est souhaitable ». « More debt is better », c’est le refrain de frère Paul, lequel fait valoir qu’en temps de guerre, on fait des déficits supérieurs aux déficits actuels et qu’il n’y a pas de catastrophe, on s’en sort.
Le frère Krugman, dans sa croisade pour la dette, avance qu’en 1943 les déficits étaient de 30,8% du GDP et que l’on n’en est pas mort, au contraire… De là, il envisage 1 trillion de dépenses nouvelles sans sourciller. Nous reviendrons bientôt sur les délires de frère Krugman, il vient d’écrire un livre intitulé: « End this depression »
Le Rogoff-gate, comparé au climate-gate de quelques années plus tôt a permis aux socialistes et keynésiens de se relancer et lancer une vigoureuse campagne contre l’austérité, entendez par là, l’Allemagne. On le voit en France sous la forme d’une charge anti-Merkel.
PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT: Lire la suite »
Mais où sont donc passés les Oints du Seigneur? par Charles Gave
Mais où sont donc passés les Oints du Seigneur? par Charles Gave
Les « Oints du Seigneur » sont ces gens qui se sentent appelés par une force supérieure à guider le Peuple, l’Europe, voir l’Humanité toute entière vers de lendemains qui chantent. Hélas, leur parcours vers la Gloire est en général accompagné de désastres inouïs. On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs me disent leur supporters. Ce à quoi je leur réponds que je vois beaucoup d’œufs cassés mais jamais une omelette.
Le concept, mis au point par le grand économiste Américain Thomas Sowell (noir, ancien marine et patriote en diable) explique que ces bienfaiteurs de l’humanité procèdent toujours de la même façon.
- Tout d’abord, ils « identifient » un problème (qui en général n’existe que dans leur imagination).
- Ayant identifié le problème, ils proposent une solution.
- La solution implique toujours un accroissement du rôle de l’Etat, et comme ils sont en général payés par ce même Etat, un accroissement de leur pouvoir à eux… Voila qui n’est guère surprenant.
- Apres moult campagnes de presse, leur solution est adoptée. Ceux qui s’opposent à cette solution sont traités de réactionnaires et de petits esprits égoïstes. (Eux , ils sont généreux, avec l’argent des autres, bien sur…)
- La situation, à chaque fois se dégrade très rapidement APRES L’ADOPTION DE LA « SOLUTION ».
- Qu’à cela ne tienne, nos oints du Seigneur ont déjà dans leurs cartons (j’ai presque envie de dire dans leur boite à outils), une solution aux problèmes que la précédente solution a apporté…
- Et on repart pour un tour…
L’exemple parfait de cette démarche peut se trouver dans l’Euro
Avant l’Euro, l’Europe allait tres bien.
Depuis nous vivons en plein cauchemar. Et on attend toujours l’acte de contrition des oints du Seigneur de l’époque et de leur chefs bien aimés les ineffables messieurs Delors et Trichet qui à eux deux ont été capables de ruiner leur pays en vingt ans.On ne peut qu’être admiratifs.Ruiner un pays aussi riche et talentueux que la France, en aussi peu de temps, requiert une intelligence exceptionnelle.
J’écrivais il ya 12 ans que l’Euro allait foutre en l’air l’Europe, nous y sommes.
Et la solution que propose monsieur Attali (oint du Seigneur entre tous, et depuis fort longtemps, il n’y a pas un désastre auquel il n’a pas participé activement depuis 1981) est de supprimer la Démocratie, en donnant le Pouvoir à un Conseil de Sages (dont il ferait partie, bien sur) ce qui est après tout le but ultime de toute cette Classe de sangsues: supprimer la Démocratie et créer des instances dirigeantes non soumises à l’élection (pouah!) pour rouler dans des voitures de fonction avec chauffeur sans jamais craindre de devoir prendre le Metro à nouveau.
Ils y sont arrivés à Bruxelles, pourquoi pas à Paris?
PLUS DE GAVE EN SUIVANT: Lire la suite »














































NI PUB, NI SPONSOR, NI SUBVENTION, SEULEMENT VOUS ET NOUS....SOUTENEZ CE BLOG FAITES UN DON


Avertissement!!! du Mercredi 15 Mai 2013: Déflagration? Quand un "Abé sardonique" cache un grand "Prêtre supersonique"! par Bruno Bertez
Avertissement!!! du Mercredi 15 Mai 2013: Déflagration? Quand un "Abé sardonique" cache un grand "Prêtre supersonique"! par Bruno Bertez
Ce qui se passe aux Etats Unis est central, certes, mais la crise se joue également ailleurs.
Nous soutenons que depuis le début de la crise, depuis 2008, le Japon est le modèle, le canevas, le scénario que nous allons suivre .
Pourquoi ? Parce que, sous un mode d’apparaitre différent, la crise est organiquement sinon la même, du moins isomorphe. Nous sommes dans une crise de surendettement, d’excès de passif, qui mute en crise financière, puis économique, puis qui remute en debt déflation, et enfin mute en crise de la monnaie et des finances publiques.
Si vous regardez bien, avec des habillages différents, les étapes sont les mêmes, les discours sont les mêmes, les débats sont les mêmes, en Japonais alors, en Anglais maintenant.
Et Nous soutenons que ce que font les japonais en ce moment, est suicidaire. Et Nous soutenons que les Etats Unis , face à l’échec du monétaire de Bernanke , passeront à la vitesse supérieure avec son successeur. Le policy mix deviendra le même, stimulation monétaire accrue, maintient voire augmentation du stimulus fiscal et en même temps promesse de réformes structurelles lesquelles ne verront jamais le jour.
Mais là n’est pas notre propos.
Nous souhaitons attirer l’attention que nous vivons une étape de complexification de la crise et que pour comprendre il ne suffit plus de suivre ce qui se fait aux Etats Unis. Tout s’entrelace, la crise américaine, le ralentissement phénoménal de la croissance en Chine, la déflation des commodities, le glut pétrolier, la reflation désespérée de Abe, la guerre monétaire dont sont victimes des pays cmme la Corée et l’Australie etc . Et nous ajoutons, le gâchis européen qui va évoluer après les élections allemandes.
Ce qui signifie que, ce que certains font ici, peut se trouver temporairement contré là.
La résultante des forces en action est incertaine, puisque les flux de capitaux restent libres.
Le mess, le bo….el japonais favorisent les européens au plan financier, ils bénéficient d’entrées de capitaux, au détriment de l’économie réelle par le biais du change par exemple.
Le ralentissement chinois favorise les Etats Unis par la déflation des matières premières, laquelle agit comme une ristourne de pouvoir d’achat dans le système américain etc Mais le dollar monte ce qui ne fait pas leurs affaires.
Tout se mélange, le plus et le moins, le monétaire et le bancaire, le bancaire et le financier, le financier et les changes, les changes et l’économie réelle, etc . On est en train de mettre en place un feed back loop, une transitivité incroyable, complexe, imprévisible.
Ce qui se passe sur le bonds japonais est grave, avec des JGB en limit down et un marché fragilisé, suspendu dans les airs, avec une expérience désespérée qui conduit en terre inconnue.
Et les idiots d’Américains applaudissent ! Ils oublient l’interconnexion et le fait que le YEN est monnaie de carry. Un pépin sur le YEN ou les JGB peut provoquer une fuite devant le risque incontrôlable au niveau mondial.
Quelle sera l’issue finale, quelles forces prendront le dessus, voilà pour nous la question majeure.
BRUNO BERTEZ Le Mercredi 15 Mai 2013
llustrations et mise en page by THE WOLF
EN BANDE SON:
Évaluez ceci :
Share this:
WordPress:
15/05/2013 Publié par The Wolf | A Chaud!!!!!, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Indicateur des Marchés, Japon, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Une info importante qui peut en cacher une autre | Bruno Bertez, Philippe Béchade | 2 Commentaires