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Mieux vaudrait éviter la tondeuse lorsqu’il s’agit d’investissemen ts par Bill Gross( Pimco)

Mieux vaudrait éviter la tondeuse lorsqu’il s’agit d’investissements par Bill Gross(Pimco)

Il est vraiment recommandé aux investisseurs de ne pas se laisser prendre au jeu quelque peu pervers des banques centrales dans le monde.

Qu’est-ce que l’argent? Un moyen d’échange et une réserve de valeur? La définition est plutôt succincte, mais ce qui vient à l’esprit lorsque l’on se pose la question, ce sont les espèces, voire les chèques qui reflètent un stock d’espèces disponibles dans une banque conciliante. Ces dernières décennies ont donné lieu à de nombreuses innovations technologiques et financières et la définition de l’argent a, semble-t-il, été quelque peu élargie. Elle englobe désormais des formes de quasi-monnaie relativement liquide comme les fonds monétaires, les repod  et les bons du Trésor à court terme dont la Fed a «garanti» qu’ils s’échangeraient au pair sur les quelques années à venir.

Toutes ces formes  constituent un «moyen d’échange» car leurs détenteurs peuvent théoriquement les convertir en espèces du jour au lendemain sans subir aucune perte. Ces dernières années, la Fed a eu pour objectif de créer des formes de monnaie encore plus innovantes. Pour ce faire, elle s’est attachée à soutenir, dans des proportions toujours plus importantes, le prix des actions et des obligations selon leur coût d’acquisition. Par l’entremise du «Bernanke put», elle a ainsi assuré aux investisseurs que le fait de détenir ces titres équivalait à garder de l’argent dans son porte-monnaie. Et dire qu’il y a une dizaine d’années, les maisons ont bien failli devenir un substitut à l’argent. Le MEW (mortgage equity withdrawal, extraction de capitaux par l’hypothèque) pouvait être transformé en liquidité du jour au lendemain sur un marché immobilier destiné à ne jamais baisser. Il était alors possible de titriser son pavillon de banlieue et de partir voguer vers le couchant à bord d’un skiff de 8m flambant neuf.

Tant que les actifs liquides conserveront leur valeur nominale avec une marge d’appréciation, ces nouvelles formes de crédit ou de titres pourraient être considérées comme de «l’argent», voire mieux! En plus de constituer un moyen d’échange convertible, elles pourraient ainsi représenter une «réserve de valeur». Mais tout cet argent dernier cri vaut-il vraiment de l’argent, du vrai? Grâce à la technologie et à la liquidité conférée par la Fed, ces nouvelles unités peuvent jouer le rôle de «moyens d’échange» des temps modernes. Mais constituent-elles pour autant des «réserves de valeur» dignes de ce nom? La décennie écoulée a bel et bien prouvé que les maisons n’étaient finalement que des logements, et non des distributeurs automatiques de billets. De même, les créations de richesses liquides modernes de la Fed telles que les obligations et les actions pourraient subir un sort similaire avec la naissance d’une bulle spéculative, qui pourra se matérialiser par un taux de 1,50% pour un Bon du Trésor à 10 ans ou par un Dow Jones à 16.000 points.

Mais ne nous avançons pas et évitons de parler d’éclatement de la bulle. Dans l’immédiat, et puisque nous remettons en cause la qualité de l’argent, il nous faut plutôt parler décotes (ou haircuts), celles que l’on connaît déjà et celles à venir. Sur la base d’observations historiques, Carmen Reinhart a constaté que nous vivons dans un environnement où les décideurs et les gouverneurs de banques centrales rechignent biffer les excès: réduction limitée des dépenses sociales automatiques et pas de dépréciations abyssales des actifs sur le plan monétaire. Pourtant, sans coupe dans les dépenses ou sans dépréciation des actifs, difficile d’envisager une réduction des déficits et de la dette courante en pourcentage du PIB. Certes, la capacité des banques centrales à éviter la déflation par la dette a joué un rôle capital dans la stabilisation des économies à l’échelle mondiale. Et puis nous avons effectivement assisté à quelques décotes, au niveau des crédits hypothécaires aux Etats-Unis et de la dette souveraine en Grèce par exemple. Toutefois, le coût de ces stratégies, a été très élevé pour un effet discutable sur la réduction des ratios dette/PIB. Ben Bernanke a reconnu que les taux d’intérêt proches de zéro infligent un lourd tribut aux fonds de pension et aux petits épargnants. Certains de ses collègues à la Fed ont ouvertement évoqué les aspects négatifs des assouplissements quantitatifs et les difficultés inhérentes aux stratégies de sortie si elles doivent être appliquées un jour. (Elles ne le seront pas!) Les politiques actuelles ont donc un coût, même si elles poussent les prix des actifs à la hausse comme par magie, si bien que nombre d’entre elles semblent «aussi bonnes que l’argent».

Ce que je veux dire dans cet Investment Outlook, c’est que même SI… même SI les assouplissements quantitatifs et les rendements quasi nuls peuvent remettre les économies mondiales à flot et créer l’illusion d’une croissance réelle façon Ancienne Norme, ces méthodes passeront nécessairement par des haircuts qui tendent à désépaissir les portefeuilles par petites touches, sans même que les investisseurs ne s’aperçoivent qu’ils sont entrés dans un salon de coiffure. Ces haircuts sont des formes d’imposition masquées qui réduisent le pouvoir d’achat à mesure que les taux d’intérêt manipulés peinent à suivre le rythme de l’inflation. Ce faisant, les gouvernements et leurs banques centrales réduisent théoriquement les niveaux d’endettement réel ainsi que les passifs excessifs des entreprises et l’endettement des ménages. Mais ces techniques représentent un transfert de richesse dissimulé en contradiction avec le fameux slogan «aussi bon que l’argent».

Il est temps de s’intéresser de plus près à ces coupes afin de comprendre pourquoi elles ne représentent pas une véritable réserve de valeur, et ce même si leurs prix gonflés à l’hélium n’explosent jamais. J’utiliserai une appellation symbolique pour chacune d’elles.

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24/05/2013 Publié par | Agefi Suisse, Commentaire de Marché, Déflation, Formation a la gestion de portefeuille, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Trappe à Dettes | | Poster un commentaire

Entretien Atlantico/ Bruno Bertez: Quand les Abénomics se font Seppukunomics!!!

Entretien Atlantico/ Bruno Bertez: Quand les Abénomics se font Seppukunomics!!!

We don’t see it.

Atlantico:  Après plusieurs mois d’euphorie économique et boursière, le Nikkei a chuté hier (donc aujourd’hui) de 7,32%, après une hausse prodigieuse de 80% ces six derniers mois. Cette violente correction n’est-elle que passagère, ou est-ce les prémisses du dégonflement à venir d’une bulle financière ?

japan nikkei 225 5/23/13Japan 10 year bond yield to 5/23/13

BRUNO BERTEZ: Vous avez raison; il y a bien eu euphorie boursière. Il faut cependant nuancer, s’agissant de l’économie, on a simplement assisté à quelques petits frémissements. L’euphorie boursière, c’est ce qui est le plus facile à déclencher. Il suffit de donner des liquidités gratuitement en quantités illimitées, d’annoncer que l’on cherche à faire baisser le change et que l’on continuera, "coûte que coûte", le temps qu’il faudra. Avez-vous déjà vu la spéculation résister à pareilles promesses? Mettre la spéculation de son côté n’est jamais très difficile. Le marché japonais a donc grimpé de façon parabolique. La qualité des acheteurs a été déplorable. Même les chiens couverts d’un chapeau ont pu gagner de l’argent, selon l’expression bien connue au Japon.

Au plan technique, après une hausse spectaculaire, une correction violente n’a rien d’anormal. Les acheteurs sont de mauvaise qualité, les fondamentales divergent profondément d’avec la tendance boursière. En un mot comme en cent, nous sommes dans une situation d’extrême fragilité.


La question de savoir si la correction n’est que passagère est la question à 1 million de dollars. Comment connaître les réactions de la communauté spéculative? Comment anticiper le flux des nouvelles? Comment tenir compte de ce qui se passe dans le monde entier? Ainsi, on dit que la forte chute du Nikkei trouve en grande partie son explication dans la publication de statistiques économiques chinoises très médiocres; statistiques qui vont, pour la première, fois dans le sens d’un retrait de l’activité économique et non plus seulement d’un ralentissement.

Tout ceci intervient sur un fond de scepticisme quant à l’efficacité réelle, le mot important est "réelle", des mesures que l’on regroupe sous le nom d’Abenomics.

Les Abenomics sont un véritable monstre. Abe a repris les politiques traditionnelles de stimulation keynésienne de son parti. Il a repris les enseignements du début des années 30, quand le Japon a procédé à une dévaluation compétitive et mené une politique volontariste. Abe a ajouté à sa panoplie les remèdes du charlatan Bernanke, remèdes qui consistent à créer une bulle des actifs financiers, à la fois pour produire un effet de richesse artificiel, et en même temps, pour modifier le sentiment des agents économiques du pays. C’est un cocktail explosif.

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24/05/2013 Publié par | Asie hors émergents, Atlantico, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Déflation, Hedge Funds, Private Equity..., Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Japon, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Trappe à Dettes | , | Poster un commentaire

Chine: la statistique qui jette un nouveau froid

Chine: la statistique qui jette un nouveau froid 

EN LIEN: Inquiétudes et incertitudes autour de la dette chinoise

En Chine, la dégradation économique devient de plus en plus palpable. Ce matin, la publication de l’indicateur préliminaire de l’activité manufacturière, établi par HSBC, a jeté un froid. Celui-ci s’est situé à 49,6 points en mai, sa plus mauvaise performance en sept mois, mais surtout un chiffre à nouveau situé sous la barre des 50, qui symbolise une stagnation économique. Autrement dit, il y a toutes les chances que le chiffre définitif, publié dans une semaine, traduise une contraction de l’activité manufacturière. 

L’économiste de la banque HSBC Qu Hongbin a estimé, ce matin que «le ralentissement de l’activité manufacturière en mai traduit une demande interne moindre et la persistance de conditions externes difficiles». Concrètement, cette statistique rend de plus en plus crédible le scénario d’un ralentissement plus net de l’économie au deuxième trimestre, alors que nombre d’économistes espéraient, jusqu’à présent, un rebond après un premier trimestre décevant (à 7,7% de croissance).

 

Elle complique un peu plus l’équation pour le pouvoir chinois, qui ne dispose que de peu de marge de manœuvre pour stimuler l’activité, au moment où l’endettement de l’économie devient problématique et où ses rentrées fiscales augmentent moins vite du fait de la baisse de la croissance des résultats des entreprises. L’idée d’un nouveau plan de relance semble donc exclue. Li Keqiang, le Premier ministre, a récemment déclaré qu’il fallait donc, d’abord, «compter sur les mécanismes de marché» pour sortir l’économie chinoise de l’ornière.

Sous pression, Pékin tente de mettre de l’ordre dans son marché obligataire 

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Comment redonner confiance dans la machine financière chinoise au moment où celle-ci montre d’inquiétants signaux? En mettant de l’ordre sur le marché obligataire, répondent les autorités chinoises. La NDRC, principale instance de planification et de pilotage économique chinoise, a annoncé sur son site internet qu’elle allait «contrôler de façon appropriée la taille et le rythme» des émissions obligataires ne répondant pas à certains critères de qualité.

Il s’agit, par ce moyen, de limiter la capacité d’emprunt des «véhicules de financements» les moins solides. Ceux-ci avaient été mis en place par les gouvernements locaux pour contourner l’interdiction qui leur était faite d’emprunter mais concentrent aujourd’hui les inquiétudes du fait qu’ils ont probablement impulsé nombre de projets non solvables. Ceux dont le ratio actifs/passifs est supérieur à 65% et dont la notation est située sous AA + feront l’objet d’un suivi particulier.

De la même manière, les entreprises dont le taux d’endettement dépasse 75% et dont la notation financière est également située en dessous de AA + risquent de se voir refuser l’accès au marché, même si la NDRC, fidèle à ses formulations sobres, ne le dit pas aussi clairement. En revanche, Pékin assure qu’il donnera la priorité aux projets structurants d’infrastructures dans le secteur des énergies nouvelles et de l’environnement ainsi que dans les logements sociaux.

 Source Les Echos Mai 2013

23/05/2013 Publié par | Chinamerica, Déflation, Indicateur des Marchés, Les Echos, Marché Obligataire, Trappe à Dettes | Poster un commentaire

Olivier Delamarche/BFM : "On assiste en direct à la mort du Japon" – 21 Mai 2013

Olivier Delamarche/BFM : "On assiste en direct à la mort du Japon" – 21 Mai 2013

21/05/2013 Publié par | BFM, Commentaire de Marché, Déflation, Douce France, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Japon, l'hérésie keynésienne, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme | | Un commentaire

L’Edito du Dimanche 19 Mai 2013: Notre scénario, survol et articulation avec ce que l’on voit Par Bruno Bertez

L’Edito du Dimanche 19 Mai 2013: Notre scénario, survol et articulation avec ce que l’on voit Par Bruno Bertez

   Vous savez, car vous faites partie de nos fidèles lecteurs, que nous affirmons que les marchés d’actions sont chers. Que les analystes qui prétendent le contraire sont des incapables. Que la Fed, qui vient de réitérer une étude scandaleuse qui aboutit à conseiller l’achat du S&P 500 est un ramassis d’escrocs.

Vous savez aussi, si vous ne l’avez pas oublié, que nous sommes acheteurs d’actions depuis février 2009 et que nous le restons.

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Le 9 Mars 2009 les Marchés atteignaient leur point bas, le 11 Mars 2009 ce blog ouvrait ses portes résolument bullish sur les actions !!!

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Si vous nous lisez attentivement, vous avez également remarqué que nous avons, de moins en moins, donné des opinions de trading, à la hausse ou à la baisse. Vous savez que nous considérons qu’il faut être naïf pour se séparer de ses obligations et fonds d’Etat maintenant et  pour croire à l’imbécilité de la Grande Rotation tout en affirmant que les porteurs de titres à revenu fixe seront en grande partie ruinés.

Vous savez, car nous le répétons, que le marché financier est le Grand Piège, le lieu de destruction de l’excédent de capital qui asphyxie le Système. Nous soutenons que les mouvements boursiers, la volatilité, sont  à votre détriment et qu’ils n’ont  qu’une fonction, faire passer votre argent de votre poche dans celles des banques et des gouvernements. Les marchés, affirmons-nous, sont un pré sur lequel on vous tond, vous les sheoples, dans le cadre  de la Grande Répression Financière en cours.

Il est temps, nous semble-t-il, de tenter de réconcilier tout cela et de monter la cohérence profonde du scénario sous-jacent, cohérence malgré les apparentes contradictions.

Il nous faut d’abord faire la liaison avec ce que l’on voit, non seulement la hausse des marchés, mais également avec ce que l’on entend, à savoir les argumentaires des haussiers, des bulls.

Pour cette raison, nous vous livrons le scénario dominant.

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19/05/2013 Publié par | Argentine, Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Etats-Unis, Formation a la gestion de portefeuille, Gold et Métaux Précieux, Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Japon, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | , | 25 Commentaires

On a vu lu, et entendu du Vendredi 17 Mai 2013: Pourquoi les NPL sont importantes?

On a vu lu, et entendu du Vendredi 17 Mai 2013:  Pourquoi les NPL sont importantes?

Les non performing loans , NPL sont importantes car elles provoquent ce que l’on appelle la debt deflation , déflation par les dettes. Les banques qui ont un pourcentage élevé et croissant de NPL ne peuvent plus accomplir leur fonction bancaire normalement, elles réduisent leurs crédits, renforcent leurs conditions d’attribution et peu à peu la mécanique de transmission de la politique monétaire de la Banque Centrale se grippe. Ce sont surtout les petites entreprises qui en souffrent. Plus on fait de l’austérité, plus les NPL augmentent et plus le crédit se resserre, et plus l’activité ralentit. C’est un cercle vicieux.

En deux mots, le problème des banques Euro est la montée des NPL, crédits non performants. Cette montée est une vague de fond, aggravée par les politiques d’austérité mal pensées.

  •  Le taux des NPL de la périphérie est passé de 3% à 12% en l’espace de 6 ans et il accélère.
  •  Le taux de NPL core hors Allemagne est de 4% environ, il monte depuis 2 ans.
  •  Le taux des NPL du core allemand est de moins de 3 % et est déclinant.

 (Sources BCE, BRI, JP Morgan).

Les taux de NPL sont :

 - Grèce 25%

 - Irlande 19%

 - Espagne et Italie 10%.

Il y a, en zone Euro, 720 milliards de NPL :

 - dont 500 pour la périphérie

 - 150 pour le core ex-Allemagne

 - 60/70 pour l’Allemagne

L’asset Quality Review de la BCE, préalable à la mise en place de la supervision unique, se fera dans quelques semaines, et on obligera ainsi les banques à cristalliser dans leurs comptes les pertes et NPL. On les forcera ensuite, soit seules, soit avec l’aide de leurs gouvernements, à se recapitaliser. Les autorités Euro excluent d’aider les banques et les Etats nationaux à nettoyer le passé.

Italie / Banques : les créances douteuses en forte hausse en mars. 

Les créances douteuses détenues par les banques italiennes ont connu en mars leur plus forte hausse sur un an depuis décembre 2011, selon des données publiées jeudi par la Banque d’Italie. 

Leur montant a atteint 131 milliards d’euros, une hausse de 21,7% par rapport au même mois de 2012, qui se compare à une augmentation de 18,6% en février. 

Les banques espagnoles ont dans leurs livres 163,257 milliards d’euros de créances douteuses.

   

Le taux de créances douteuses des banques espagnoles a légèrement augmenté en mars, à 10,47% du total des crédits contre 10,4% en février, malgré le transfert d’actifs toxiques à la Sareb, la structure de défaisance du secteur en difficulté, selon les données officielles publiées vendredi. 

Les créances douteuses, principalement des crédits immobiliers susceptibles de ne pas être remboursés, ont atteint 163,257 milliards d’euros en mars, contre 162,038 milliards d’euros en février (donnée révisée), selon la Banque d’Espagne.

17/05/2013 Publié par | Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Déflation, Europe, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Immobilier, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Reuters, Trappe à Dettes | | Poster un commentaire

Etude PEW Research : Les Français s’écartent du nord et se rapprochent du sud ; les divergences avec l’Allemagne s’accroissent fortement Par Bruno Bertez

Etude PEW Research : Les Français s’écartent du nord et se rapprochent du sud ; les divergences avec l’Allemagne s’accroissent fortement Par Bruno Bertez

PEW Research a publié une étude importante sur l’attitude des Européens à l’égard de l’Europe. 

Cette étude, de 78 pages, s’intitule  “The new sick man of Europe, the European Union”.  Autant dire que l’étude n’est guère très optimiste sur l’évolution de l’Europe. En particulier, elle note le soutien de moins en moins important des populations à l’idée européenne. Les tendances dissociatives provoquées, non seulement par la crise, mais encore plus par les remèdes à cette crise, prennent de plus en plus d’ampleur.

EN LIEN: http://www.zerohedge.com/news/2013-05-13/just-say-non-new-sick-man-europe-support-eu-plunges-france-and-most-european-countri

Nous vous donnons ci-dessous l’essentiel de ce qui concerne la France.

La partie française s’intitule : « France in free fall », la France en chute libre.

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16/05/2013 Publié par | L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Douce France, Europe, l'hérésie keynésienne, Changes et Devises, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Cycle Economique et Financier, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes, Déflation, Les Tribulations de la Kleptocratie, Allemagne | | Un commentaire

Avertissement!!! du Mercredi 15 Mai 2013: Déflagration? Quand un "Abé sardonique" cache un grand "Prêtre supersonique"! par Bruno Bertez

Avertissement!!! du Mercredi 15 Mai 2013: Déflagration? Quand un "Abé sardonique" cache un grand "Prêtre supersonique"! par Bruno Bertez

Ce qui se passe aux Etats Unis est central, certes, mais la crise se joue également ailleurs.

 

"Toner Man’s making his flight Deflation is starting to bite His sole super power A Keynesian shower To the Banks under cover of night"

The Limerick King

    Ce sont les Etats Unis qui donnent le la, mais chacun joue sa partition, les uns sont en avance sur le chef d’orchestre, c’est le cas du Japon ; d’autres sont en retard, c’est le cas de l’Europe. Et puis il y a ceux qui sont perdus, qui rament , pédalent entre les deux comme la Chine et ses voisins . 

Nous soutenons que depuis le début de la crise, depuis 2008, le Japon est le modèle, le canevas, le scénario que nous allons suivre . 

 Pourquoi ? Parce que, sous un mode d’apparaitre différent, la crise est organiquement sinon la même, du moins isomorphe. Nous sommes  dans une crise de surendettement, d’excès de passif, qui mute en crise financière, puis économique, puis qui remute en debt déflation, et enfin mute en crise de la monnaie et des finances publiques. 

Si vous regardez bien, avec des habillages différents, les étapes sont les mêmes, les discours sont les mêmes, les débats sont les mêmes, en Japonais alors, en Anglais maintenant. 

Et Nous soutenons que ce que font les japonais en ce moment, est suicidaire. Et Nous soutenons que les Etats Unis , face à l’échec du monétaire de Bernanke , passeront  à la vitesse supérieure avec son successeur. Le policy mix deviendra le même, stimulation monétaire accrue, maintient voire augmentation du stimulus fiscal et en même temps promesse de réformes structurelles lesquelles ne verront jamais le jour. 

Mais là n’est pas notre propos. 

Nous souhaitons attirer l’attention que nous vivons une étape de complexification de la crise et que pour comprendre il ne suffit plus de suivre ce qui se fait aux Etats Unis. Tout s’entrelace, la crise américaine, le ralentissement phénoménal de la croissance en Chine, la déflation des commodities, le glut pétrolier, la reflation désespérée de  Abe, la guerre monétaire dont sont victimes des pays cmme la Corée et l’Australie etc . Et nous ajoutons, le gâchis européen qui va évoluer après les élections allemandes. 

Ce qui signifie que,  ce que certains font ici, peut se trouver temporairement contré là. 

La résultante des forces en action est incertaine, puisque les flux de capitaux restent libres. 

Le mess, le bo….el japonais favorisent  les européens au plan financier, ils bénéficient d’entrées de capitaux, au détriment de l’économie réelle par le biais du change par exemple. 

Le ralentissement chinois favorise les Etats Unis par la déflation des matières premières, laquelle agit comme une ristourne de pouvoir d’achat dans le système américain etc  Mais le dollar monte ce qui ne fait pas leurs affaires. 

Tout se mélange, le plus et le moins, le monétaire et le bancaire, le bancaire  et le financier, le financier et les  changes, les changes et l’économie réelle, etc . On est en train de mettre en place un feed back loop, une transitivité incroyable, complexe, imprévisible. 

Ce qui se passe sur le bonds japonais est grave, avec des JGB en limit down et un marché fragilisé, suspendu dans les airs, avec une expérience désespérée qui conduit en terre inconnue.

 

Le Japon est l’un des pays les plus mal géré au monde avec une absence totale d’opposition compte tenu de la structure du pouvoir politique, du poids de l’administration et une tradition d’obéissance bornée. Aucun renouvellement des élites. On joue avec le feu alors que celui-ci peut se répandre par le canal financier au monde entier. 

Et les idiots d’Américains applaudissent ! Ils oublient l’interconnexion et le fait que le YEN  est monnaie de carry. Un pépin sur le YEN ou les JGB peut provoquer une fuite devant le risque incontrôlable au niveau mondial. 

Quelle sera l’issue finale, quelles forces prendront le dessus, voilà pour nous la question majeure.

BRUNO BERTEZ Le Mercredi 15 Mai 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON: 

15/05/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Indicateur des Marchés, Japon, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Une info importante qui peut en cacher une autre | , | 2 Commentaires

Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez(Réédition)

Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez (Réédition)

La Banque Centrale d’Australie, la RBA,  vient de baisser son taux directeur à 2,75% contre 3% auparavant.La baisse était attendue par les économistes, mais elle est venue plus tôt que prévu. On l’attendait pour Juin. C’est un signe que la dernière baisse intervenue en Décembre n’a pas produit les résultats escomptés. Nous sommes en-dessous des taux qui avaient prévalu en 2009, lors de la crise. Le niveau bas de cette époque, 3%, avait été qualifié par les autorités de taux de crise, « emergency low ». On est en-dessous du taux de crise.

Les raisons invoquées par la RBA sont, comme à l’accoutumée: la croissance plus faible que prévu, le chômage qui monte, le secteur manufacturier qui plonge, des exportations qui s’essoufflent. Il s’agit de stimuler l’économie, l’emploi, le logement, mais il est aussi ajouté explicitement l’objectif de  faire chuter la devise. Le dollar australien est trop cher, il vaut 1,01 dollar US, il valait 60 cents du même dollar en 2009. C’est le résultat de la spéculation dite « risk-on ».

Pourquoi s’intéresser à l’Australie? C’est loin, a priori , nous ne sommes pas concernés. Et puis, des baisses de taux directeurs, ce n’est pas rare. Sur les 168 décisions prises par les 90 Banques Centrales cette année, plus de 20% ont été des décisions de baisse. Un chiffre qui va croissant. Rien que la semaine dernière, il y a eu quatre baisses dans le monde, dont celle de la BCE. Justement,  il y a beaucoup de baisses de taux et une de plus, comme celle de la RBA, a valeur phare, cela veut dire quelque chose: le monde rentre dans une phase délicate, une nouvelle phase de ralentissement. Une fois de plus, malgré le printemps, les jeunes pousses de Bernanke, les « green shoots » ne sont pas au rendez-vous, les racines ont, une fois de plus, pourri.

La RBA a pris sa décision de façon anticipée parce que la situation se dégrade plus vite et plus profondément que prévu. Les espoirs de reprise au second semestre sont une fois de plus reportés.

La croissance globale recule, faiblit. Les organismes internationaux donnaient une prévision de 5,5% pour les émergents en 2013. Compte tenu du début d’année et des indicateurs PMI disponibles, on sera plus près des 4%. Pour les développés, ils donnaient 1,4%, mais il va falloir réviser plus près des 1%. Au total, compte tenu du poids respectif des émergents et des développés, on s’achemine vers une croissance globale qui ne sera pas supérieure à 2%. Et pour un pays exposé comme l’Australie, cela change tout.

L’Australie est un canari dans la mine en raison de son exposition aux matières premières. Elle subit à plein la baisse des quantités vendues et la baisse des prix alors que les investissements marquent un pic. Les derniers indicateurs chinois font peur, on est à la limite de la récession, avec un PMI à 50,6 seulement. Et puis, les  firmes chinoises ont encore des stocks énormes de matières premières.

Voici quelques chiffres du dernier PMI, celui d’avril pour l’Australie:

  • -PMI manufacturier 36,7  contre 44,4, sous les 50 c’est la récession
  • -En moyenne mobile 3 mois on est à 42,2 contre 43,4
  • -7 secteurs industriels sur 8 sont en recul
  • -les capacités utilisées sont 68,6 contre 71
  • -Les exports se contractent pour le 9e mois consécutifs
  • -L’emploi est en chute libre à 39,3 une dégringolade de 9,4 points

L’Australie a valeur importante dans le tableau de l’économie mondiale à plus d’un titre. Elle a bénéficié du grand cycle des matières premières, du grand bond chinois; elle a bénéficié d’afflux de capitaux considérables attirés par le risk-on, sa monnaie est un refuge anti-inflation, adossée aux commodities. Voilà pour les bons côtés car, à l’inverse, l’économie australienne est bullaire, les salaires ont dérapé, les prix des logements sont sortis de l’épure, le secteur manufacturier hors mines n’est plus compétitif, l’épargne intérieure est très faible, le pays dépend des entrées de capitaux étrangers. Les particuliers sont très endettés, la dette extérieure nationale a été multipliée par 5 entre 2008 et 2012.

Lombard Street Research

L’Australie est l’exemple de l’économie mal ajustée, vulnérable à la déflation et à un retour du risk-off. Elle est fragilisée par les excès antérieurs de la spéculation mondiale. Le secteur financier est hypertrophié, très exposé à l’international pour son refinancement.

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On dit que Soros a vendu pour 1 milliard de dollars australiens à découvert. Vrai ou faux, cela fait réfléchir. Le pays est l’exemple type de ce qui s’est passé et a dysfonctionné ces dernières années. Il suffirait que la fameuse transitivité se mette en branle et la situation pourrait devenir rapidement très sérieuse.  La situation fondamentale est vulnérable et déséquilibrée. Contrairement aux apparences, le chômage est très élevé. Le chiffre officiel est de 5,6%, mais le réel est de 11%, le sous-emploi est de 18%, 40% de la main d’œuvre est à temps partiel ou sous employée.

De « safe haven », le pays pourrait rapidement se transformer en enfer.

BRUNO BERTEZ Le Mardi 14 Mai 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON:

14/05/2013 Publié par | Mon Banquier est Central, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Behaviorisme et Finance Comportementale, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Indicateur des Marchés, Immobilier, l'hérésie keynésienne, Chinamerica, Monétarisme, Matières Premières, Marché Obligataire, Idées Courtes, Idées Fausses, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Cycle Economique et Financier, Trappe à Dettes, Emploi, formation, qualification, salaire, Le Graphique du Jour, Déflation, Reuters, A Chaud!!!!!, Australie, Mister Market and Doctor Conjoncture, Une info importante qui peut en cacher une autre | | Poster un commentaire

La bulle chinoise semble être prête à éclater

La bulle chinoise semble être prête à éclater

L’augmentation du crédit et la diminution de la croissance économique annonce un désastre

EN LIENS: La corde pour nous pendre! Nouvelles de Chine  par Richard Dupaul

Mister Market and Doctor Conjoncture du Mercredi 1er Mai 2013:  Le retour des forces déflationnistes est incontestable par Bruno Bertez

Le 23 avril, HSBC Holding, une banque et organisation multinationale de services financiers, a publié pour le secteur manufacturier le Purchasing Managers Index (PMI), qui était au niveau de 50,5 au mois d’avril en Chine, ainsi que l’indice de la production manufacturière qui était à 51,1. Chaque indice était inférieur à ceux des mois précédents.

Ce jour là, l’indice boursier des actions A, publié par la bourse de Shanghai et évalué en yuans, a chuté de 2,57%. Cette baisse est considérée comme étant au-dessous de la zone de confort psychologique estimé à 2.200 points.

On n’a pas besoin d’être un expert du marché pour savoir que l’indice PMI n’était pas la seule raison de la chute de l’indice boursier.

Une semaine avant la publication des indices, le Bureau des statistiques du régime chinois a annoncé que le taux de croissance économique lors du premier trimestre 2013 était de 7,7%. Ce chiffre est beaucoup plus bas que les estimations des analystes.

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La croissance dans le secteur des services a fortement ralenti, en avril, en Chine pour retomber à l’un de ses plus bas niveaux des deux dernières années. Le 6 Mai, la banque HSBC a indiqué que son indice des directeurs d’achat (PMI) dans ce secteur clé avait été mesuré à 51,1 le mois dernier, loin de sa performance de 54,3 établie en mars. S’il reste au-dessus de 50, ce qui marque la limite entre une contraction et une expansion, cet indice PMI confirme que l’accélération de la croissance chinoise est plus difficile que prévu et que l’économie du pays reste fragilisée par l’enlisement de l’activité en Europe et la lenteur de la reprise aux Etats-Unis.

«Ce refroidissement de l’activité dans le secteur des services en avril est probablement une répercussion du ralentissement de la croissance manufacturière, du durcissement des contrôles sur le marché immobilier et de l’extension de la crise de la grippe aviaire», a commenté dans la matinée Qu Hongbin, l’économiste en chef d’HSBC pour la Chine. 

Vendredi en 15, le gouvernement chinois avait déjà diffusé plusieurs indicateurs montrant que la croissance de l’activité économique dans le pays avait perdu de son dynamisme. L’indice des directeurs d’achat du secteur non manufacturier avait notamment été annoncé à 54,5 en avril, en baisse de 1,1% en glissement mensuel, par le Bureau d’état des statistiques.

Le 10 mai le Bureau national des statistiques a annoncé que les prix à la production, qui constituent généralement un bon indicateur des prix futurs à la consommation, avaient baissé de 2,6% sur un an en avril.Cette diminution, plus substantielle que prévu par la plupart des économistes, est perçue comme le signe que la reprise économique en cours n’est pas très vigoureuse. Elle résulte manifestement d’une offre industrielle supérieure à la demande du marché. Dans ce contexte, certains économistes avancent l’hypothèse d’un geste de la banque centrale, et notamment d’une baisse des taux d’intérêts, qui permettrait théoriquement de dynamiser l’économie. Mais ce scénario est très loin de faire l’unanimité, du fait que l’économie chinoise reste marquée par des déséquilibres et que Pékin se doit, en particulier, de rester extrêmement vigilant afin de prévenir un emballement du crédit bancaire…et celui de l’inflation car l’inflation sest accélèrée en avril

Ainsi la hausse des prix à la consommation, principale jauge de l’inflation en Chine, s’est accélérée à 2,4% sur un an en avril, après avoir atteint 2,1% en mars, a rapporté jeudi le Bureau national des statistiques (BNS). Cet indice est suivi de près par Pékin qui redoute que la hausse des prix alimentaires, qui frappe davantage les ménages les plus défavorisés, ou l’envolée des prix immobiliers, ne déclenchent des troubles sociaux dans ce pays de plus de 1,3 milliard d’habitants. Ce résultat dépasse la prévision d’un panel d’économistes interrogés par l’agence financière Dow Jones, qui avait tablé sur une hausse des prix à la consommation de 2,2% en avril. «La hausse des prix à la consommation s’explique principalement par celle relativement importante des prix des légumes», a expliqué Yu Qiumei, analyste au Bureau national des statistiques. 

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PLUS DE CHINA BUBBLE EN SUIVANT: Lire la suite »

11/05/2013 Publié par | Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Immobilier, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | Poster un commentaire

Mister Market and Doctor and Doctor Conjoncture du Lundi 6 Mai 2013: Déflation ici, spéculation inflationniste là.

Mister Market and Doctor and Doctor Conjoncture du Lundi 6 Mai 2013: Déflation  ici, spéculation inflationniste là.

Lacker Président de la FDR de Richmond vient de suggérer que la Fed sorte des MBS, les titres adossés à l’hypothécaire pour éviter de surstimuler le logement et de créer une autre bulle.

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" Il arrive un moment où je pense que la reprise que nous constatons sur le marché du logement signifie que nous devrions penser à réduire la part de notre portefeuille détenue en titres adossés à des créances immobilières", a dit le président de la Réserve fédérale de Richmond, Jeffrey Lacker. 

Il a ajouté que ce désengagement devrait prendre environ deux ans et pourrait se faire en utilisant les remboursements de MBS pour acheter des obligations du Trésor américain, plutôt que de les réinvestir dans d’autres MBS, ou encore en réduisant le rythme d’achats de MBS (mortgage-backed securities)."

"Si nous ne le faisons pas, je pense qu’il y a un risque d’en faire trop et de stimuler de façon excessive le marché du logement, et nous avons vu le désastre que cela peut provoquer"

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 La spéculation sur le logement aux Etats Unis prend des allures épiques, les offres ont à peine le temps d’être listées qu’elles sont raflées par des pools d’investisseurs. Plus de 60% des acquisitions sont faites au comptant tant ces pools débordent de liquidités. 

L’an dernier les prix du logement ont monté de 10% dans l’ensemble du pays, mais dans les zones chaudes comme Las Vegas, ils se sont envolés de plus de 30%.

Les gros intervenants raflent le disponible et surpaient sur tout le monde, y compris les particuliers. Dans la région de Végas , Blackstone , Colony et American Home 4 Rent sont les rois du marché. On dit que ces nouveaux spéculateurs commencent à avoir des difficultés à imposer les hausses de loyer programmées.

Une autre inflation spéculative ! 

Le dernier chiffre des Margin debt , la dette qui finance les positions spéculatives sur le NYSE sont quasi au record absolu. Il s’en faut de moins de 2 milliards; on a atteint 379,5 milliards à fin mars contre 381,4 milliards , record absolu en juillet 2007. La dette sur marge a doublé depuis Mars 2008. 

Le record de 2007 a été enregistré trois mois avant le krach.

 

La corrélation entre le niveau du S&P 500 et celle du niveau de la dette sur marge est exceptionnellement forte.

 

Les allusions de Bernanke à une éventuelle hausse du montant des QE au-delà des 85 milliards actuels n’a bien sûr pas calmé les joueurs.

BRUNO BERTEZ Le Lundi 6 Mai 2013

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06/05/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Cycle Economique et Financier, Déflation, Etats-Unis, Hedge Funds, Private Equity..., Immobilier, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Une info importante qui peut en cacher une autre | , | Un commentaire

Mister Market and Doctor Conjoncture du Vendredi 3 Mai 2013: La déflation est bien là mais elle est inégale par Bruno Bertez

Mister Market  and Doctor Conjoncture du Vendredi 3 Mai 2013: La déflation est bien là mais elle est inégale par Bruno Bertez 

EN LIEN: Mister Market and Doctor Conjoncture du Mercredi 1er Mai 2013:  Le retour des forces déflationnistes est incontestable par Bruno Bertez

    Ne vous laissez pas influencer par les chiffres de l’emploi américain, la déflation est là et le ralentissement économique également. Tous les indicateurs précurseurs américains sont médiocres et surtout les plus importantes comme les ventes finales. 

 L’emploi n’est pas un indicateur fiable, c’est indicateur retard, lagging. Il exprime ce qui s’est passé il y a trois à six mois, il ne préfigure rien. 

Ce n’est pour rien que les maitres du monde balancent 85 plus 75 billions de QE chaque mois, c’est à dire 160 milliards de dollars, c’est parce qu’ils savent…

 

L’Australie est plus que le canari dans la mine. Ce n’est pas seulement l’activité qui chute et l’économie qui s’effondre, c’est le risk financier qui revient. Car il faut savoir que l’Australie est un pays anglo-saxon, il pratique à grande échelle le deficit spending, il est mal géré, il a une bulle immobilière , il a une bulle des salaires , une bulle de la misallocation des ressources.

  Bref il a tout pour être déstabilisé et déstabiliser les autres par le canal bancaire et celui des marchés. L’économiste Steve Keen avait une fois de plus raison et on dira une fois de plus que personne n’avait vu venir la crise n’est-ce pas ?

 

Voici quelques chiffres du dernier PMI, celui d’avril pour l’Australie:

  • -PMI manufacturier 36,7  contre 44,4, sous les 50 c’est la récession
  • -En moyenne mobile 3 mois on est à 42,2 contre 43,4
  • -7 secteurs industriels sur 8 sont en recul
  • -les capacités utilisées sont 68,6 contre 71
  • -Les exports se contractent pour le 9e mois consécutifs
  • -L’emploi est en chute libre à 39,3 une dégringolade de 9,4 points

 

Le super cycle des commodities c’est fini!

Le super cycle du miracle chinois, c’est fini!

BRUNO BERTEZ Le Vendredi 3 Mai 2013

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03/05/2013 Publié par | Australie, Behaviorisme et Finance Comportementale, Bloomberg, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Immobilier, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Le Graphique du Jour, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Reuters, Trappe à Dettes | , | 6 Commentaires

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