L’Edito du Samedi 12 Mai 2012 : La Grande Peste par Bruno Bertez (actualisé au 20 Mai 2012)
L’Edito du Samedi 12 Mai 2012 : La Grande Peste par Bruno Bertez (actualisé au 20 Mai 2012)
“Le fléau tomba un jour en 1347 en Italie.De là ,il passa en France, en Angleterre,en Allemagne et jusque dans les pays du Nord…. En 1347 Mars et Jupiter évaporèrent une grande quantitié de molécules, les matiéres terreuses n’étant plus soutenues, des vents violents répandent avec eux l’infection mortelle….On peut connaitre par quels signes s’annonce l’épidémie. L’hiver trop chaud, l’été trop froid, les pluies de grenouilles , les tremblements de terre. ” Document de la Faculté de Paris sur la Grande Peste de 1348.
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Les perspectives sont térrifiantes, mais elles le sont depuis l’été 2006, puis fin 2007 et en suite l’été 2008 quand la terrible mécanique de la crise s’est enclenchée.
Ce que nous listons ci-dessus ce sont les trois dates clés de révélations, d’émergence de la crise. De cette crise qui a debuté sous la forme, la manifestation, le symptome d’une crise dite des Subprimes . De cette crise dont l’inénarrable Bernanke a dit qu’elle était contenue. De cette crise soit disant maîtrisé, dont le G8 peu de temps après s’est glorifié. « We saved the world from disaster », ont-ils eu le culot d’annoncer !

De cette crise dont en France Sarkozy a affirmé qu’il avait sauvé les Francais en Décembre dernier… De cette crise … dont Hollande prétend avoir la clé en créant encore plus de dettes … De cette crise nous arrètons l’énumération car nous pensons que vous avez enfin compris qu’elle était là pour durer, s’amplifier. muter, s’aggraver.

De cette crise dont on n’a jamais osé vous faire le diagnostic car si le diagnostic en était fait tous les remèdes tomberaient à l’eau et avec cela tout le pouvoir des charlatans qui s’autoproclament responsables à la faveur de scrutins démocratiques tronqués.
La vérité est que le diagnostic est simple, lumineux ; la crise est une crise d’exces de crédit, de surendettement généralisé,d’insolvabilité généralisée. Une crise globale, nous insistons globale car le système bancaire et financier mondial est totalement imbriqué, les soi disants actifs des unes sont les dettes des autres! Une crise générationnelle qui comme l’amitié de Chirac et Balladur date de 30 ans.
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Le “Cartel de la dette” sous les feux de la “Spanish connection ” par The Wolf
Le “Cartel de la dette” sous les feux de la “Spanish connection ” par The Wolf
Madrid songe à des mesures d’urgence pour sauver ses banques menacées de faillite…..

Les banques espagnoles ne sont de loin pas encore sorties de l’ornière. Les nombreuses mesures prises à ce jour, notamment la restructuration du secteur, l’injection des fonds publics et le renforcement des provisions, n’ont pas suffi à les remettre sur les rails. Pire, le scénario selon lequel une reprise économique les aiderait ne s’est pas matérialisé. C’est le contraire qui s’est produit. La récession a fragilisé d’autres pans de l’économie, qui étaient jusque-là épargnés par l’explosion de la bulle immobilière.


Résultat, Madrid s’apprête à annoncer de nouvelles mesures ce vendredi afin d’éviter le pire. Le Ministère de l’économie a laissé entendre qu’il imposera aux banques de réaliser de nouvelles provisions pour se protéger de leur exposition au secteur immobilier sinistré. La presse espagnole a évoqué la somme de 35 milliards d’euros. Elle s’ajouterait aux 53,8 milliards déjà prévus lors d’une précédente réforme annoncée en février.
Fin 2010, les banques commerciales présentaient une exposition de 161 milliards d’euros et les caisses d’épargne de 217 milliards. Selon Delphine Cavalier, économiste chez BNP Paribas, les créances à risques ont sensiblement augmenté depuis. Elles se sont étendues à d’autres prêts dans leurs portefeuilles.
La création d’une «bad bank» ou caisse de défaisance qui réunirait les créances les plus exposées est aussi dans l’air. Objectif: épurer les bilans des banques en séparant la partie immobilière.
Enfin, l’Etat s’apprête à injecter des fonds publics, 7 à 10 milliards selon la presse espagnole, dans Bankia, la quatrième banque du pays et résultat d’une fusion de plusieurs caisses d’épargne. L’Espagne veut nationaliser partiellement Bankia, s’emparant de 45% du capital de la quatrième banque cotée espagnole, très exposée au secteur sinistré de l’immobilier, en convertissant un prêt public en actions, a indiqué le ministère de l’Economie. «La valeur nominale de ces participations s’élève à 4,465 millions d’euros, qui avaient été injectés à travers un prêt public en décembre 2010», indique le ministère. A la fin de l’année dernière, elle était exposée à hauteur de 37,5 milliards d’euros, dont 31,8 millions considérés comme très risqués. Des analystes accusent les autorités espagnoles d’avoir camouflé la mauvaise situation de certaines caisses en les fusionnant avec d’autres en meilleure forme. Selon eux, l’ensemble du secteur se trouve aujourd’hui fragilisé. Cette annonce a fait suite au rapport d’audit de Deloitte selon lequel le bilan de Bankia aurait été gonflé de 3,5 milliards d’euros. Près de la moitié des prêts hypothécaires que la banque a consentis seraient douteux.
Suite à cette annonce, le taux d’intérêt sur les obligations souveraines espagnoles a franchi la barre des 6%. Les autorités de régulation bancaire exigent désormais que les banques espagnoles enregistrent 37 milliards d’euros de provisions complémentaires, en plus des 54 milliards d’euros déjà constatés pour couvrir les défaillances de prêts hypothécaires, ce qui a provoqué mercredi un effondrement de leurs actions.
Take a look at the IBEX 35 since May 2, 2000:

Selon Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph, les 1000 milliards d’euros de prêts que la Banque Centrale Européenne a consentis aux banques européennes pour un taux d’intérêt de 1% en février, qui ont été massivement souscrits par les banques espagnoles, ont contribué à masquer l’ampleur du problème de la fuite des capitaux, et les banques espagnoles sont de plus en plus à court de liquidités. Pire : comme elles se sont servies des prêts pour acheter des obligations souveraines espagnoles à un moment où celles-ci étaient proposées à un taux d’intérêt de 5%, et que ce taux avoisine les 6% aujourd’hui, elles se retrouvent une fois de plus avec des actifs qui ont perdu de la valeur.
Fuite des capitaux
Plusieurs économistes pensent que le fonds de restructuration du secteur bancaire n’est pas suffisamment doté et que Madrid aurait dû faire appel à une aide européenne décisive. Ils expliquent que depuis la mi-2010, le système bancaire se refinance allègrement aussi auprès de petits investisseurs locaux. La crainte que ces derniers perdent leur épargne et, par conséquent, plongent l’Espagne un peu plus dans la récession, se fait de plus en plus pressante.Le journal espagnol La Vanguardia parle lui aussi de cette menace de la panique bancaire. « La peur des paniques bancaires gagne notre société comme un autre spectre de la crise. Personne n’ose en parler ouvertement, mais chacun ressent la panique. La Grande Dépression de 1929 a débuté exactement de cette façon ».

«La récession va encore compliquer la stabilisation du secteur bancaire, déclare Delphine Cavalier. La confiance est aussi entamée du fait que le gouvernement ne paraît pas ferme dans sa stratégie. Il est revenu sur son engagement de ne plus injecter de fonds publics dans le secteur bancaire tout comme sur la création d’une «bad bank».
Cette fragilisation du système bancaire espagnol intervient alors que de plus en plus de signes semblent indiquer une sortie probable de la Grèce de la zone euro, avec la menace d’une réaction en chaîne. « Les risques d’une contagion sont lamentablement sous-estimés », affirme Andrew Roberts de la banque RBS. « Si la Grèce est forcée de partir de l’euro, cela déclenchera une ruée bancaire dans les pays de l’Europe du Sud. Cela devient très dangereux. Ils ont l’air de croire que la Grèce est un cas isolé mais dès qu’il y aura un précédent à la sortie, tout changera ».
L’Espagne très exposé au Portugal : effet domino ?

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Voilà pourquoi l’ultra néo-keynésien Paul Krugman a tort d’affirmer que les politiques d’austérité sont responsables de la récession en Europe
Voilà pourquoi l’ultra néo-keynésien Paul Krugman a tort d’affirmer que les politiques d’austérité sont responsables de la récession en Europe
L’économiste néo-keynésien Prix Nobel d’Economie Paul Krugman écrit régulièrement des articles dans le New York Times, dans lesquels il vilipende les politiques d’austérité adoptées par les pays européens, qu’il rend responsables des problèmes actuels de l’Europe, des récessions et de l’augmentation du chômage. Il préconise au contraire une politique basée sur le développement de l’intervention étatique, avec des augmentations d’impôt et des dépenses d’incitation pour relancer l’économie.(1) Paul Krugman, se félicite de l’élection de François Hollande, qui permettra, pense-t-il, de remettre en cause la politique d’austérité, responsable de l’aggravation de la crise
Mais il y a un problème dans l’analyse de Krugman, affirme Nile Gardiner dans le Telegraph : c’est que les politiques d’austérité dont il parle n’ont pas vraiment débuté en Europe. La plupart des gouvernements en sont encore à décider quels sont les postes sur lesquels les réductions de dépenses vont porter, et les réductions en elles-mêmes n’ont pas encore eu lieu. L’institut britannique des Etudes fiscales, basé à Londres, a montré que la coalition au pouvoir n’avait réalisé que 6% des coupes budgétaires envisagées, et que 88% des réductions dans les revenus de transfert ainsi que 94% des réductions de services publics n’avaient pas encore été implémentées. Et cette constatation vaut pour toute l’Europe, affirme Gardiner.
Selon lui, les théories keynésiennes basées sur le principe des incitations fiscales ont de moins en moins d’adeptes en Europe, parce que l’histoire montre qu’elles ne marchent pas. Il cite le ministre des Finances portugais Vitor Gaspar, expliquant dans les colonnes du New York Times que le Portugal a essayé une politique d’expansion de type keynésienne en 2008, et qu’elle s’est soldée par un échec. Il insinue même que cette politique pourrait avoir empiré la situation du pays.
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Le Graphique du Jour : Comparatif des Taux de chomage 2007/2012 aux Etats Unis et en Europe
Le Graphique du Jour : Comparatif des Taux de chomage 2007/2012 aux Etats Unis et en Europe

Les Clés pour comprendre du Mardi 8 Mai 2012 : La machine à décerveler est en marche par Bruno Bertez (actualisé au 9 Mai 2012)
Les Clés pour comprendre du Mardi 8 Mai 2012 : La machine à décerveler est en marche par Bruno Bertez (actualisé au 9 Mai 2012)
Vous savez que nous aimons comparer le fonctionnement des marchés en particulier et de l’Opinion en général à un fonctionnement névrotique.
Il est important que vous compreniez ce que nous voulons dire.

Quand vous conduisez une voiture, il y a des endroits dangereux, si vous êtes normal, de vous-même, vous ralentissez et vous êtes prudent. Vous agissez en fonction du réel. Vous vous adaptez efficacement.
Admettons que vous soyez, comme la plupart des gens, un chauffard névrosé, s’il n’y a pas de panneau avec menace de radar, s’il n’y a pas d’habitude police à cet endroit, vous allez foncer, au mépris du danger réel puisque, pour vous, le risque a été faussement assimilé à la sanction policière.
La société a interposé entre le réel et vous un signe, radar, police, qui se substitue au réel et qui détermine votre comportement. Au lieu de fonder votre comportement sur le danger réel, vous le fondez sur quelque chose d’autre, la présence supposée ou non de la police et des radars. Ceci explique que certains, sur les petites routes sans contrôle policier, roulent comme des fous, puisque les chances d’être flashés sont nulles.
La névrose est liée à l’apprentissage en général, à la répétition de signaux, de signes qui s’interposent entre le réel et vous.
À l’enfant qui joue avec le feu, on donne une claque, du moins dans le vieux temps, et par peur de la claque, il perd le goût de jouer au feu. Le danger s’est déplacé, ce n’est plus jouer au feu qui est devenu dangereux, c’est la claque.
La manipulation de l’opinion et des marchés fonctionne selon le même principe de substitution, déplacement, répétition.
L’Europe est en crise de surendettement. Elle a tenté l’austérité et ce fut l’échec car l’austérité réduit la production de richesses donc réduit les possibilités de remboursement des dettes.
Donc, on dit maintenant, il faut de la croissance !
Au lieu de reconnaître la vérité, à savoir que l’on ne sort pas d’une crise d’excès de dettes par la réduction de la production de richesses, on tente l’impossible, c’est-à-dire l’austérité dans la croissance, le frein et l’accélérateur en même temps !
Diantre, comment faire quand, pour le côté austérité, on réduit le pouvoir d’achat des gens ? Comment faire quand, pour le côté austérité, on veut limiter les déficits de l’État et que l’accroissement des endettements est interdit ? Pour financer de la croissance, il faut soit des revenus, soit des dettes, les miracles n’existent pas.
C’est un réel problème, c’est le vrai, le colossal problème auquel personne, personne n’a la solution bien sûr. Et Merkel, dans son rôle de mère fouettarde, statue du commandeur, est venue le dire hier, elle n’est pas contre la croissance, mais elle est contre une croissance qui augmenterait les dettes. Et comme, dans tous les cas, les gouvernements ne songent qu’à réduire les revenus par la prédation fiscale, dites-nous d’où peut venir la croissance : du ciel bien sûr !
Donc nous sommes dans une impasse.
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Les législatives grecques, un enjeu pour toute la zone euro
Les législatives grecques, un enjeu pour toute la zone euro
Les législatives grecques qui ont lieu ce dimanche revêtent une importance capitale non seulement pour le pays, mais aussi pour l’avenir de la zone euro. Les résultats, plus que ceux des présidentielles françaises, ont le potentiel d’exacerber la crise économique et sociale et de plonger l’ensemble du continent dans une profonde incertitude.
En récession depuis cinq ans, le pays est littéralement administré par la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international). Deux plans de sauvetage, le premier en juillet 2010 pour un montant de 110 milliards d’euros et le second en mars 2012 pour 173 milliards, lui ont permis d’éviter la faillite. En contrepartie, Athènes a accepté trois programmes d’austérité aux coûts sociaux énormes, notamment en termes de pertes d’emplois et de pouvoir d’achat. La population, surtout les classes les plus défavorisées, a payé le prix fort. Les observateurs s’accordent à dire que les élections lui offrent une belle occasion de se venger.
Les “têtes de Turcs” sont tout désignées: le Pasok (socialiste) et la Nouvelle démocratie (conservateur) qui se sont partagé le pouvoir depuis la fin de la junte en 1974. Le clientélisme et la corruption ont conduit le pays à la faillite. L’économie s’est contractée de 14% en trois ans, le taux de chômage a explosé à 22% et la dette s’élève à 160% du produit intérieur brut.
La Grèce verra son PIB chuter de “près de 5%” en 2012, soit plus que les estimations initiales, après un recul de 6,9% en 2011, a prévu la Banque de Grèce dans son rapport annuel sur l’économie du pays.
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Humeur de Loups du Dimanche 29 Avril 2012 : Le Bal des Gribouilles par Bruno Bertez
Humeur de Loups du Dimanche 29 Avril 2012 : Le Bal des Gribouilles par Bruno Bertez
Ce n’est pas le bal des pompiers où ce sont toujours les mèmes qui dansent, c’est le bal des Gribouille. Gribouille c’est l’idiot qui se jetait à l’eau pour ne pas ètre mouillé, vous connaissez ?


Bref, c’est celui qui sous une apparente logique, celle de l’évidence superficielle, fait exactement le contraire de ce qu’il faudrait faire.
Les élections en cours en France, c’est le grand bal des Gribouille. Bal des Gribouille dans lequel l’un veut prendre la place de l’autre, lui chiper sa cavalière pour faire la méme chose que lui. Hélas ce qui se passe en France se généralise à toute l’Europe.



Les chefs d’orchestre sont cachés dans la fosse, l’orchestre qui fait danser les Gribouille c’est la communauté des plouto-kleptocrates. Les instruments, ce sont les marchés, lieux de confrontation non pas des préférences des individus, mais champs de balaille de la communauté spéculative manipulante.

Et nos Gribouille qui dansent, qui dansent espérant nous entrainer dans leur folle valse.. des milliards et des trillions. Nos Gribouille qui font semblant de s’invectiver pour mieux nous tromper, nous enfermer dans les fausses alternatives de la soi disant croissance et de la vraie régression.
Et nos responsables non élus, prédateurs de droit, sinon de naissance, qui hurlent avec les loups; mème si c’est en fuyant, à l’image de ce Draghi qui, il y a quelques jours encore, défendait l’austerité pour tous comme seule solution et qui, cette semaine retourne sa veste et ses convictions et défend maintenant l’idée d’un pacte de croissance.
Le regain de crise sur les marchés, disait il, il y a quelques jours, c’est parce que les marchés doutent de la détermination des gouvernements à mettre en oeuvre les programmes de remise en ordre budgetaire.
Que s’est il passé qui a balayé les convictions de Draghi? Il s’est passé que les chiffres espagnols sont affreux, que la situation grecque est pré-revolutionnaire ou pré-putschiste, que la popularité du nommé-non élu Monti a chuté, que les Pays Bas ont perdu leur gouvernement et que Sarkozy s’est effondré et que par conséquent toute la construction européenne de carton- pate erigée en trompe l’oeil et trompe l’intelligence en fin d’année 2011 est tombée à l’eau. Et que comme Gribouille les élites se jettent à l’eau avec elle pour ne pas ètre mouillés.



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L’environnement actuel plaide-t-il contre des investissements en actions? par Guy Wagner
L’environnement actuel plaide-t-il contre des investissements en actions? par Guy Wagner
L’environnement macroéconomique reste marqué par un important surendettement dans les pays industrialisés et par une croissance fragile qui repose sur des fondamentaux peu solides. Les politiques monétaires et fiscales menées depuis quelques années n’ont fait qu’augmenter les déséquilibres structurels, renforçant les risques économiques et financiers à moyen et long terme. Face à un tel environnement, la réaction logique serait de ne prendre aucun risque et de limiter les investissements aux classes d’actifs les plus sûres.
L’intervention des banques centrales fausse l’évaluation du risque
Or, le problème aujourd’hui pour un investisseur est que les classes d’actifs qui traditionnellement sont considérées comme peu risquées, les liquidités et les emprunts d’Etat, sont devenues dangereuses. Ce problème serait moins grave si au moins ces placements compensaient leur risque accru par une rémunération adéquate. Ceci n’est pourtant pas le cas à cause des politiques monétaires actuellement menées par les banques centrales. C’est d’ailleurs un des objectifs de ces dernières, et notamment de la Réserve fédérale: faire monter les cours des actifs à risque en maintenant les taux d’intérêt proches de zéro afin de produire un effet richesse. Ce faisant, elles découragent l’épargne (aux Etats-Unis les revenus d’intérêt touchés par les ménages ont reculé de plus de 30 % depuis 2008, au Japon, ils ont baissé de 80 % depuis 1991. Ces revenus ne sont plus là pour stimuler la consommation.), encouragent la spéculation et faussent l’allocation du capital, permettant à des entreprises de moindre qualité de survivre grâce à des coûts de financement artificiellement bas qui ne punissent pas les mauvaises décisions d’investissement (ceci est particulièrement vrai dans le secteur bancaire). Il est dès lors ironique de constater que de nombreux observateurs considèrent que l’économie de marché est à l’origine de la crise actuelle. C’est justement le fait que les autorités ne permettent plus aux règles de l’économie de marché de fonctionner qui explique pourquoi l’environnement macroéconomique est devenu tellement fragile.
Il n’y a plus de classe d’actifs sans risque
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17/05/2012 Publié par The Wolf | Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Etats-Unis, Europe, Formation a la gestion de portefeuille, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Pays Emergents, Trappe à Dettes | financiers, Guy Wagner, placements, surendettement | 2 Commentaires