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Chypre: du carême au chemin de croix par Bruno Colmant

Chypre: du carême au chemin de croix par Bruno Colmant

La situation chypriote nous est, en grande partie, inconnue.

Peu de nous savent exactement les flux financiers qui la traversent et le rôle qu’elle joue en Europe.

Mais Chypre est dans la zone euro.

Nous avons donc décidé de l’arrimer à notre destin monétaire.

Et qu’y observe-t-on ?

La menace de la confiscation de l’épargne, de l’effritement du symbole monétaire et d’un endettement public hors de contrôle.

Tout s’emballe et s’enflamme aujourd’hui : Chypre est au bord d’une nationalisation généralisée et d’une expulsion monétaire accompagnée d’une répudiation des dettes publiques.

Et après, qu’observerons-nous ? L’hyperinflation? L’implosion économique que je qualifie souvent de "Three Miles Island" monétaire, en référence à la fusion d’un réacteur atomique aux Etats-Unis, en 1979 ? La perte des repères du droit ? Des troubles sociaux ?

Nous empruntons peut-être un chemin de cendres et de clous.

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01/04/2013 Publié par | Chypre, Commentaire de Marché, Echo, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | , , , , | Un commentaire

Chypre: Touche pas à ma Banque- Je prends ton oseille, et tire toi!!!

Chypre: Touche pas à ma Banque – Je prends ton oseille, et tire toi!!!

Toucher à l’épargne, la mesure de dernier recours!!!!

 Comme en Argentine en 2001, Chypre se met à dévorer ses propres épargnants. Illustrant combien les Etats en viennent, in fine, à faire payer les ardoises d’une crise financière à la population.

C’est une première dans la crise secouant l’Europe depuis trois ans. Ponctionner les dépôts bancaires. C’est également censé être une dernière. Le chef de fil des argentiers de la zone euro, Jeroen Dijsselbloem, a martelé au cours du week-end «qu’il n’y a pas l’ombre d’une raison permettant d’évoquer» l’imposition d’une solution similaire aux Espagnols ou aux Italiens.

De la Côte d’Ivoire en 1988 à l’Equateur ou l’Ukraine dix ans plus tard, les précédents de crises bancaires se soldant par l’effacement d’une partie des dépôts restent pourtant nombreux.

Souvenirs du «corralito»

L’Argentine de la fin 2001 résonne d’une manière particulière en Europe. Alors que les mesures d’austérité promettent le «déficit zéro» et que le chômage explose, Buenos Aires installe un «corralito» empêchant l’accès au liquide sur les comptes bancaires. Peu après, le nouveau président du pays abolit la règle du «un peso pour un dollar». Puis, revenant sur sa promesse, annonce que seuls des pesos seront récupérés des comptes sur lesquels étaient déposés des dollars. Sur la base du nouveau taux de change. Nombre d’Argentins voient leur épargne divisée par deux.

Le précédent de l’Italie en 1992

La taxe sur les dé­pôts ban­caires à Chypre a eu un pré­cé­dent en 1992 en Ita­lie sous le gou­ver­ne­ment de Giu­liano Amato, lui aussi confronté à une si­tua­tion éco­no­mique très dif­fi­cile, ainsi qu’en Nor­vège en 1936, quoique pour des rai­sons bien dif­fé­rentes.

Le pré­lè­ve­ment, dé­cidé par M. Amato en juillet 1992 et avec un effet ré­tro­ac­tif de deux jours, por­tait sur 6/1000 des dé­pôts ban­caires des Ita­liens, rap­pelle Marco Gior­gino, pro­fes­seur de fi­nance à l’ins­ti­tut MIP Po­li­tec­nico de Milan, in­ter­rogé par l’AFP. Un mon­tant par consé­quent bien in­fé­rieur à celui qui pour­rait à pré­sent être exigé à Chypre (6,75% sur les dé­pôts ban­caires en deçà de 100.000 euros et 9,9% au-delà de ce seuil, ainsi qu’une re­te­nue à la source sur les in­té­rêts de ces dé­pôts).

La ma­noeuvre de M. Amato, très ra­pide et qui avait pris les mar­chés de court, vi­sait à ré­ta­blir les comptes pu­blics très dé­fi­ci­taires du pays. Elle avait per­mis de lever 30.000 mil­liards de lires.

"L’Ita­lie était au bord du gouffre, il n’y avait pas tant de so­lu­tions. Agir sur les im­pôts, sur le pa­tri­moine ou l’im­mo­bi­lier au­rait pris trop de temps: agir sur des comptes cou­rants déjà li­quides a été la so­lu­tion", ex­plique M. Gior­gino.

A l’époque, la po­pu­la­tion avait eu "une ré­ac­tion de sur­prise, pour cer­tains né­ga­tive, mais avec aussi la conscience que c’était né­ces­saire", rap­pelle-t-il. "Cela en a peut-être fait en­ra­ger cer­tains, mais il n’y avait pas tant d’al­ter­na­tives".

Quoi­qu’il en soit, plus de 20 ans après, cet épi­sode "n’a pas été ou­blié", sou­ligne-t-il, no­tant que le pic de la crise de la dette en Ita­lie fin 2011 s’est tra­duit par un exode de ca­pi­taux vers l’étran­ger par crainte no­tam­ment de voir la ponc­tion se ré­pé­ter.

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19/03/2013 Publié par | Argentine, Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Chypre, Echo, Europe, Gold et Métaux Précieux, Italie, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Temps, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Pays Emergents, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | 21 Commentaires

Surveiller les marchés avec Twitter

Surveiller les marchés avec Twitter

Twitter est devenu un outil d’information indispensable pour tout ceux qui désirent suivre l’actualité au plus près. Elle s’y diffuse à la vitesse de l’éclair battant les agences de presse de quelques encablures aussi bien en rapidité qu’en contenu.

Bien sûr on trouve de tout sur ce site de microblogging. Mais pour peu que l’on sélectionne minutieusement les personnes que l’on suit, il se transforme en flux informatif inépuisable, fiable et… gratuit.

Pour les investisseurs que vous êtes, Twitter est un instrument incontournable pour ne rien rater de ce qui se passe sur les marchés. Je vous ai donc rassemblé dans ce post une série de comptes Twitter qui traitent de l’actualité économique et financière en Belgique et plus particulièrement de la Bourse de Bruxelles et de ses sociétés cotées. Cette sélection ne se veut aucunement exhaustive. N’hésitez pas à ajouter, dans les commentaires, les noms des personnes ou institutions qui méritent d’être suivies.

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17/02/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Analyse d'un secteur économique particulier, Analyse Technique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Belgique, Commentaire de Marché, Echo, Etats-Unis, Europe, Formation a la gestion de portefeuille, Indicateur des Marchés, Innovation Technologique, scientifique ou financière, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Une info importante qui peut en cacher une autre | Un commentaire

Marchés: Où va le HFT? (trading à haute fréquence)

Marchés: Où va le HFT? (trading à haute fréquence)

Le trading à haute fréquence a du plomb dans l’aile aux Etats-Unis, comme le montre ce graphique (Source: Rosenblatt Securities, TABB group) :

Profits HFT

La raison de ce déclin? Trop de compétition. Plusieurs analystes soulignaient, dès 2011, que les firmes de trading, sous l’effet de la concurrence, se sont mises à se tourner vers des stratégies plus intelligentes, parmi lequelles une consistant à surveiller les algorithmes des firmes adverses. Elles se sont mises aussi en quête de nouveaux marchés.

En Europe, le HFT ne faiblit pas. D’après Simmy Grewal, analyste chez Aite Group, il représente encore entre 35 et 40 % des volumes de transactions,  contre 30% en 2010 et 35% en 2011. "Il ne progresse plus autant qu’avant. De 2007 à 2010, la croissance du HFT en Europe a été significative. On est passé de 10 à 30% des volumes de transactions" indique -t-elle.

En Asie et dans les pays émergents, le HFT progresse. Sauf à Hong Kong, précise Simmy Grewal, à cause d’une taxe sur les opérations boursières onéreuses.

Les autres classes d’actifs que les actions sont aussi devenues un terrain de jeu pour le HFT, à l’image des devises, comme le souligne un rapport de la BRI.

Un autre facteur pousse aussi le HFT vers de nouveaux marchés: la régulation. En Europe et aux Etats-Unis, les régulateurs durcissent le ton à l’égard de ces traders.  En Europe, la directive MiFID2 n’est toutefois pas encore enterinée. Il reste une incertitude sur l’application ou non du temps de détention minimum (d’une demi- seconde)  et de frais supplémentaires sur les annulations d’ordres.

Posté le 14 janvier 2013 par Jennifer Nille/Fair Trade

http://blogs.lecho.be/fairtrade/2013/01/o%C3%B9-va-le-hft.html

19/01/2013 Publié par | Commentaire de Marché, Echo, Etats-Unis, Formation a la gestion de portefeuille, Innovation Technologique, scientifique ou financière, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Regulation des Marchés, Trading à «haute fréquence» | | Poster un commentaire

Lectures de ci, de là et au delà….recommandées mais pas necessairement recommandables

Lectures de ci, de là et au delà….recommandées mais pas necessairement recommandables

Un récapitulatif sur le HFT (selection fair trade)

Cette année 2012, le trading à haute fréquence aura fait couler beaucoup d’encre.

- Scott Patterson- Dark Pools: High Speed Traders, A.I. Bandits, and the Threat to the Global Financial System. Très dense, mais très complet

- Sal Arnuk, Joe Saluzzi- Broken Markets : How High Frequency Trading and Predatory Practices on Wall Street are destroying investors confidence and your portfolio. Très technique.

- Christopher Steiner – Automate This: how algorithms came to rule our world. Pour comprendre le phénomène dans son ensemble.

- (Et en français) Ervin Karp – 6 qui sera publié le 24 janvier 2013.

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Treize livres pour tourner la page

Le cygne blanc

L’auteur du célèbre Cygne noir et analyste des événements improbables mais dévastateurs, inverse sa thèse. L’incertitude devient désirable. Il devient également l’un des rares défenseurs du modèle suisse et du «small is beautiful».

«Antifragile, Things that Gain from Disorder», Nassim Nicholas Taleb, Random House, 518 p.

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31/12/2012 Publié par | A PROPOS, Echo, Généralités et Inclassables, Le Temps | Poster un commentaire

Droit de seigneuriage du capitalisme financier: 5 $ de profit sur le dos des investisseurs

Droit de seigneuriage du capitalisme financier:  5 $ de profit sur le dos des investisseurs

Le New York Times rapporte que l’économiste en chef (sur le départ) de la Commodity and Futures Trading Commission a relevé une pratique bien controversée sur le trading à haute fréquence.

Sergei Kirilenko a indiqué, dans une étude à paraître, que les traders à haute fréquence tirent en moyenne un bénéfice de 5,05 dollars chaque fois qu’ils se calquent sur les ordres des petits investisseurs. L’étude porte sur les e-mini futures sur le S&P 500, des contrats très populaires, dont la valeur correspond à un multiple de 50 de l’indice de référence. Ce contrat avait été lancé en septembre 2007 par le Chicago Mercantile Exchange car le future sur le S&P500 avait vu sa valeur devenir trop chère pour de nombreux investisseurs.

Selon l’étude, 32 millions de e-mini futures sur le S&P500 sont traités par jour. Le trading à haute fréquence représente 54% de ces volumes. Kirilenko et les autres auteurs du rapport ont identifié 65 traders HFT.

Kirilenko vient jeter un pavé dans la mare avec cette étude, car jusqu’ici, personne n’avait démontré que les traders à haute fréquence génèrent du profit sur le dos des investisseurs particuliers.

Dans l’étude de Kirilenko, selon le New York Times, l’économiste fait la distinction entre les ordres agressifs (ceux qui retirent le prix) et les ordres passifs (ceux qui font le prix). Les premiers génèrent un bénéfice moyen par transaction de 1,92 dollars contre les investisseurs institutionnels et de 3,49 dollars contre les particuliers. Ce sont les ordres passifs qui rapportent le plus (5,05 dollars).

D’après l’étude (non finalisée) , on apprend aussi que:

- Les traders agressifs gagnent en moyenne  45.267 dollars par jour tandis que les traders passifs ou mixtes (agressifs et passifs) gagnent en moyenne moins (2,460 dollars et 19.466 dollars respectivement). 

Mais aussi que:

-La persistance des profits des HFT dans le temps est attribuable à d’autres facteurs que simplement la chance

- Les nouveaux entrants dans le HFT commencent à sous-perfomer les plus expérimentés après trois à quatre mois de transactions.

-Il y a une relation entre la vitesse et le profit.

Et dire qu’il n’y a pas si longtemps, j’avais entendu lors d’une conférence des traders à haute fréquence se plaindre que leur activité n’était pas si rentable… 

Posté le 10 décembre 2012 par Jennifer Nille

SOURCE ET REMERCIEMENTS : FAIR TRADE

http://blogs.lecho.be/fairtrade/2012/12/5-de-profit-sur-le-dos-des-investisseurs.html

27/12/2012 Publié par | Commentaire de Marché, Echo, Etats-Unis, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vices du Capitalisme, Monétarisme, NYT, Trading à «haute fréquence» | | Poster un commentaire

Madoff n’est pas fan des dark pools

Madoff n’est pas fan des dark pools

"J’ai toujours été le défenseur du trading électronique en raison de l’efficience qu’il apporte aux marchés grâce à des coûts plus faibles. Mais je ne suis pas fan du manque de transparence qu’ont apporté les dark pools".

Ces propos viennent de Bernard Madoff, l’escroc condamné à 150 ans d’emprisonnement pour avoir monté la plus grande pyramide de Ponzi. Il a envoyé à CNBC une lettre le jour de Noël.

"Les institutions ont toujours tenté de protéger leur intentions de vendre ou acheter sur les marchés par crainte d’être devancées. Certes, elles disposent du droit de confidentialité de leurs ordres. (…) Mais il est illusoire de croire qu’il n’y aura pas de fuites de ces informations" ajoute-t-il dans sa lettre. En insistant sur le fait que les délits d’initié ont toujours existé. 

Cette lettre tombe comme un cheveu dans la soupe après l’audition du Sénat américain le 18 décembre 2012 sur le sujet des dark pools.

Les Bourses comme NYSE Euronext ont aussi dénoncé la prolifération des dark pools, qui leur siphonnent leurs volumes de transactions.

Il ne faut pas oublier que Madoff fut président non-exécutif du Nasdaq, et que sa firme fut l’un des plus gros teneurs de marché de Wall Street à une époque. Donc, même s’il a été condamné pour escroquerie, c’est un peu compréhensible qu’il se range du côté des patrons de Bourse.

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27/12/2012 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Echo, Les Tribulations de la Kleptocratie, Regulation des Marchés, Trading à «haute fréquence», Wall Street Journal in french | | Un commentaire

La monnaie et la Réforme Par Bruno Colmant

La monnaie et la Réforme Par Bruno Colmant

Il est un facteur qui, au cours des siècles passés, semble avoir été corrélé avec l’évolution de nos communautés.

Ce facteur, intimement lié au phénomène monétaire, est la transformation de l’empreinte ecclésiastique dans nos communautés ou, plus exactement, une meilleure délimitation de son influence sur les choses temporelles et spirituelles.

Parmi les nombreux facteurs qui affectent nos modèles économiques, le facteur religieux, issu de la rupture confessionnelle du XVIe siècle entre les catholiques et les protestants, a pu exercer un rôle en arrière-plan des vecteurs de développement.

Un filigrane religieux, ou plutôt une prédisposition mentale découlant de l’organisation cléricale et de la pratique religieuse, relayée dans l’organisation économique, aurait agi comme un facteur discriminant des communautés anglo-saxonnes et latines (ou romaines).

Alors que l’économie de marché fut, dans un premier temps, réfutée par le clergé catholique, les communautés anglo-saxonnes et protestantes intégrèrent le facteur religieux au modèle économique en lui permettant d’épouser les faits de commerce.

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25/12/2012 Publié par | Changes et Devises, Commentaire de Marché, Echo, Les Vertus du Capitalisme | , | Poster un commentaire

La déliquescence des Bourses

La déliquescence des Bourses

Le 18 décembre, deux jours avant l’annonce du rachat de NYSE Euronext par l’InterContinental Exchange, le sénat américain avait tenu une audition sur les dark pools.

Les patrons des Bourses (dont Duncan Niederauer) y avaient dénoncé la prolifération de ces plateformes qui siphonnent les volumes de transactions des marchés réglementés.

La plus grande de ces dark pools est celle de Credit Suisse, Crossfinder, qui traite 1,8% des volumes de transactions en actions outre-Atlantique selon Rosenblatt Securities. Sigma X, la plateforme de Goldman Sachs (l’ancien employeur de Niederauer) vient en seconde position.

Lors du flash crash du 6 mai 2010, plusieurs observateurs avaient noté que toutes ces plateformes alternatives, aussi appelées internaliseurs d’ordres, ont cessé de fonctionner et dirigé tous leurs ordres vers la seule place qui restait ouverte: le New York Stock Exchange. C’est un miracle ce jour-là que le système informatique du Big Board n’ait pas lâché face à cet afflux.

Les marchés américains ont aussi découvert que plus d’une centaine d’internaliseurs d’ordres fonctionnent.

Le problème avec ces fuites de volumes hors des Bourses repose sur la formation des prix.  Sur les dark pools, à moins de certains arrangements avec le broker, le client ne sait pas quel prix il va payer pour son ordre. Et le client n’a pas souvent le choix quant à la place d’exécution de son ordre.

En Europe, le problème est moindre, bien que les marchés d’actions subissent une montée inquiétante des volumes de transactions de gré à gré (hors marché) depuis 2007. La part de celle-ci s’élève à environ 40% des volumes de transactions sur les marchés européens. Et ces volumes sont notamment exécutés par les Crossing Networks (le petit nom donné aux dark pools des banques).

La régulation européenne veut que celles-ci rentrent dans une case régulée. Pourtant, ces crossing networks ont vu le jour avant l’entrée en vigueur de MiFID I en novembre 2007, qui prévoyait déjà des status régulés pour les plateformes concurrentes des Bourses.

La solution préconisée par les patrons de Bourse est canadienne (et on se demande pourquoi le Canadien Carney a été nommé à la tête de la Bank of England…): le trade at rule. Les Bourses canadiennes ont adopté cette règle en mai de cette année. Celle-ci oblige l’exécution des prix sur le marché réglementé sauf si le courtier peut prouver un meilleur prix ailleurs. Et bien sûr, cette mesure fait grincer des dents les associations de courtiers. Aux Etats-Unis, la SIFMA s’oppose aussi à la mise en place d’une telle réglementation.

Tous les courtiers ne s’y opposent pas. Thomas Petterfy, le père du trading à haute fréquence et fondateur d’Interactive Brokers, l’un des plus gros courtiers en ligne aux Etats-Unis, milite pour le retour des ordres sur les Bourses.

Et du côté des associations de défense des actionnaires, Euroshareholders se prononce aussi en ce sens.

Sans cela, les Bourses finiront par disparaître, au profit de places non réglementées, difficiles à contrôler pour les régulateurs car échappant à leur juridiction. Pour l’investisseur final, cela signifie un manque de transparence de ses ordres, et des coûts plus chers, sans qu’il s’en rende compte dans un premier temps.

Et quand on se rend compte qu’on s’est fait flouer, on ne recommence pas la même erreur.

Cela revient à briser le lien entre les investisseurs et les sociétés.

Posté le 24 décembre 2012 par Jennifer Nille/Fair Trade

SOURCE ET REMERCIEMENTS : FAIR TRADE

http://blogs.lecho.be/fairtrade/2012/12/la-d%C3%A9liquescence-des-bourses.html

24/12/2012 Publié par | Echo, Indicateur des Marchés, Innovation Technologique, scientifique ou financière, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Regulation des Marchés, Shadow Banking, Trading à «haute fréquence» | | 2 Commentaires

Getco, le cygne noir….

Getco, le cygne noir….

Alors que NYSE Euronext et l‘InterContinental Exchange ont annoncé leur fusion le 20 décembre 2012, deux jours avant, Getco indiquait le rachat de Knight Capital pour 1,4 milliard de dollars. Le spécialiste américain du trading haute fréquence Getco Holding va absorber le courtier Knight Capital Group, en grave difficulté après la mise en place ratée d’un nouveau logiciel de transaction, qui lui a causé d’importantes pertes. Les actionnaires actuels de Knight se voient proposer 3,75 dollars en numéraire pour chacun de leurs titres ou une action de la nouvelle compagnie à naître du rapprochement entre les deux groupes. Getco, qui proposait au départ 3,5 dollars par action de sa cible, a revu à la hausse son offre pour obtenir l’aval du conseil d’administration de Knight, qui a approuvé la transaction à l’unanimité, selon un communiqué.

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22/12/2012 Publié par | Echo, Etats-Unis, Les Tribulations de la Kleptocratie, Trading à «haute fréquence» | | Poster un commentaire

Un marché à deux vitesses

Un marché à deux vitesses

FW–HFT

Ce graphique, en provenance d’une présentation de Finance Watch (et de Sean Gourley), montre combien l’être humain est lent en matière de décision par rapport à un algorithme.

Le plus rapide d’entre nous prendra une décision en 650 millisecondes, a souligné Benoit Lallemand lors d’une conférence. En dessous, c’est trop rapide pour nous.

A titre de comparaison, un clignement d’oeil correspond à 350 millisecondes. Qui peut prendre une décision à cette vitesse? Pas moi, en tout cas.

C’est pour cette raison que, au regard de la vitesse des marchés actuelle, l’investisseur particulier arrivera toujours trop tard quoiqu’il arrive. Au bout de la chaîne, comme le précise Pierre Nothomb, associé chez  Deminor.

Est-ce que cela a de l’importance?

Posté le 19 décembre 2012 par Jennifer Nille/Fair Trade

 http://blogs.lecho.be/fairtrade/2012/12/un-march%C3%A9-%C3%A0-deux-vitesses.html

20/12/2012 Publié par | Echo, Indicateur des Marchés, Innovation Technologique, scientifique ou financière, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Trading à «haute fréquence» | | Poster un commentaire

Marx avait compris le phénomène monétaire par Bruno Colmant

Marx avait compris le phénomène monétaire par Bruno Colmant

 La monnaie représente du travail accumulé dans le passé, qui se négocie désormais sous forme de signes monétaires. Cette monnaie peut être son propre travail ou celui d’un autre, qu’on a réussi à valoriser.

 Que se passe-t-il dès lors, lorsqu’on fait tourner la planche à billets, comme c’est le cas actuellement ? On favorise le travail à venir, puisque l’impression monétaire conduit à ce que chaque unité de travail future sera représentée par plus de billets que le travail accumulé.

 

Inversement, le capital qui est le reflet du travail passé et accumulé se déprécie. C’est pour cette raison que tant Marx que Keynes reconnaissent qu’en période d’inflation, l’impression monétaire excessive nuit au rentier et est globalement (et indirectement) favorable au travail. 

Mais cette réflexion (dont je reconnais qu’elle est très approximative) en suscite une autre : si le coût de la monnaie, c’est-à-dire son taux d’intérêt, devient nul, comme c’est le cas actuellement au travers des injections monétaires, alors que le travail garde son coût (c’est-à-dire le salaire), ne risque-t-on pas d’exproprier le travail qui devient, en termes relatifs, plus coûteux ? 

Cela pourrait conduire à un rééquilibrage favorable au capital et défavorable au travail, puisque la création monétaire (comme les dettes publiques que cette création monétaire finance) est dissociée de la production. C’est sans doute correct, jusqu’au moment où le coût de la monnaie incorpore une prime d’inflation qui rééquilibre le coût marginal des facteurs de production. 

Marx est peut-être le meilleur adepte de la théorie quantitative. En effet, si la monnaie reflète une quantité de travail passé ou futur, l’impression monétaire ex-nihilo déprécie le travail accumulé passé et apprécie le travail futur. Sous cet angle, l’expansion monétaire s’assimile à l’inflation qui est néfaste au facteur de production « capital » et favorable au facteur de production « travail ».

SOURCE ET REMERCIEMENTS : LE BLOG DE BRUNO COLMANT

http://blogs.lecho.be/colmant/2012/12/marx-avait-compris-le-ph%C3%A9nom%C3%A8ne-mon%C3%A9taire.html

19/12/2012 Publié par | Billet Invité, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Déflation, Echo, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette | , , , , | 4 Commentaires

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