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Trois banques européennes sous la loupe d’ Egan-Jones: L’agence de notation se montre très sévère avec Barclays, BNP Paribas et Crédit Agricole.

Trois banques européennes sous la loupe d’ Egan-Jones: L’agence de notation se montre très sévère avec Barclays, BNP Paribas et Crédit Agricole..

L’agence de notation Egan-Jones consacre une partie de son dernier rapport à trois banques européennes simultanément. Une occurrence suffisamment rare pour attirer l’attention car l’agence cible plus généralement les sociétés américaines. 

Les perspectives de Barclays lui paraissent inquiétantes et elle augmente la probabilité de défaut à 3%. Les pertes du groupe au second semestre 2012 (plus d’un milliards de livres sterling) et son exposition à la Grèce, à l’Espagne, au Portugal, à l’Italie et à l’Irlande – respectivement de 1,1 milliards, 33 milliards, 8,3 milliards, 32,5 milliards et 11,3 milliards – lui paraissent excessives. Sa couverture en capitaux propre semble insuffisante en comparaison avec ses pairs. Son ratio de Tier 1 est de 13,3%, en ligne avec celui de BNP Paribas, de JP Morgan ou de Société Générale mais très inférieur à celui d’UBS (21,3%) et sa couverture des prêts non-performants est faible, soit 10% seulement alors que BNP Paribas affiche 62,5%, Société Générale 66,9% et JP Morgan 187%. Le chiffre d’affaires a décliné au rythme de 6% par an au cours des cinq dernières années, partiellement en raison de la diminution de la taille du bilan, un repli voulu par les autorités. Sa marge opérationnelle s’est accrue de 0,8% l’année dernière. L’agence estime toutefois que l’exposition reste préoccupante et dégrade la note de la banque de BB+ à BB. Ce qui en fait un titre spéculatif, sensible aux incertitudes. Son rating S&P est de A (perspective négative), Moody’s de A3 (perspective négative) et Fitch de A (perspective stable). La note d’Egan-Jones est donc significativement inférieure à celles des autres agences.

Entre scandale du Libor, plaintes de la clientèle (la banque a été élue «pire banque de détail» au Royaume-Uni en janvier) et niveau d’information inadéquat aux actionnaires (dans l’affaire du financement par le gouvernement d’Abu Dhabi), Barclays a encore fort à faire pour redresser la situation. 

Rien d’aussi dramatique pour BNP Paribas dont l’agence confirme la notation BBB- mais met la banque sous surveillance négative en raison de sa trop grande dépendance au marché interbancaire du dollar et à l’insuffisance de ses réserves pour créances douteuses.

L’agence cite plus particulièrement une exposition de 43,8 milliards d’euros aux entreprises italiennes et de 37,1 milliards aux particuliers italiens. Egan-Jones a abaissé la note de la banque trois fois depuis 2010 et une fois encore, son appréciation est beaucoup plus dure que celle de S&P ou de Moody. 

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“Lionel Crassier a été brusquement rappelé de New York à Paris en mars l’an dernier et a par la suite quitté la banque, selon trois personnes proches du dossier”, écrit le Financial Times sur son site Internet. La banque concernée, c’est BNP Paribas. Lionel Crassier était à l’époque un trader expérimenté. Et son tort, c’est d’avoir été responsable d’une perte de trading évaluée entre 10 et 25 millions de dollars (entre 7,8 et 19,4 millions d’euros) 

BNP Paribas, interrogée par le Financial Times, a seulement confirmé avoir transféré de New York à Paris un collaborateur en raison d’un mauvais jugement de "trading". “Il n’y a eu aucune perte de trading matérialisée pour BNP Paribas ou pour le département impliqué”, a ajouté la banque au quotidien financier britannique

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Credit Agricole voit sa notation confirmée à BB – un titre spéculatif, sensible aux incertitudes – et est, elle-aussi, placée sous surveillance négative. Un jugement que nous estimons trop sévère au lendemain de la vente de la banque grecque Emporiki et d’un doublement des provisions pour créances douteuses. La forte exposition au Portugal, à l’Italie, à l’Irlande et à l’Espagne reste prépondérante dans le jugement de l’agence. 

Dans une étude académique de novembre 2011*, les auteurs constatent que les informations contenues dans les ratings d’Egan-Jones sont plus réactifs et plus symétriques (ils s’adaptent de manière homogène aux bonnes et aux mauvaises nouvelles) que ceux de Moody. Ils attribuent ces résultats non à la certification NRSRO qui aurait contraint Moody à des évaluations plus conservatrices (une hypothèse soulevée auparavant) mais au mécanisme de rémunération des agences car Egan-Jones est resté rapide et cohérent après avoir obtenu la certification NSRO.

 Nicolette de joncaire/Agefi Suisse 17/5/13

* The Information Content of Credit Ratings: Compensation Structure Does Matter. Valentina Bruno, Jess Cornaggia, Kimberly J. Cornaggia.

http://agefi.com/europe-monde/detail/artikel/egan-jones-lagence-de-notation-se-montre-tres-severe-avec-barclays-bnp-paribas-et-credit-agricole.html?catUID=16&issueUID=328&pageUID=9803&cHash=57d10cd022ad33fb89a0313d39ae954d

18/05/2013 Publié par | Agefi Suisse, Agences de Notation, Douce France, Egan Jones, Europe, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Royaume Uni | | 2 Commentaires

Allemagne: Egan-Jones abaisse sa note le jour où Moody’s réitère sa confiance.

Allemagne: Egan-Jones abaisse sa note le jour où Moody’s réitère sa confiance.

Egan-Jones ne doute de rien. En désaccord complet avec Moody’s qui confirme sa confiance dans la  solvabilité de l’Allemagne, la mini-agence – dont le mérite principal est d’avoir mieux anticipé les désastres que ses consœurs – détériore le rating du pays de A+ à A. Après celui de la France en février (L’Agefi du 27 février) et celui de la Grande-Bretagne début avril (L’Agefi du 2 avril).

 EN LIENS: France et Grande-Bretagne- Egan-Jones dégrade la note des 2 pays pour la cinquième fois en quatre ans.

Sauvetage de l’Europe : dommage collatéral  par Hans Werner Sinn

En cause, la taille de Deutsche Bank et l’insuffisance de son ratio de capitaux propres/actifs mais aussi la rigidité des autorités allemandes vis-à-vis des pays de l’eurozone. Une rigidité qui, pour l’instant, affaiblit encore davantage les perspectives des pays en crise et fait fuir les capitaux.

Malgré des ratios de crédit respectables, le pays est exposé à un secteur bancaire dont les actifs représentent 3005 milliards d’euros soit 116% d’un PIB de 2589 milliards. Nous sommes loin des excès chypriotes ou même britannique mais c’est la faiblesse du provisionnement des actifs bancaires de Deutsche Bank qui semblent préoccuper l’agence. Avec 2012 milliards d’actifs, la banque n’offrirait que 2,7% de couverture en capitaux – un chiffre bien lointain des exigences de Bâle III – et serait susceptible d’exiger 100 milliards de soutien. Peut-être plus déterminante, l’exposition du pays à Target 2 est de 700 milliards dont 50% sont percevables car l’exposition de Deutsche Bank aux pays de la périphérie européenne est importante.

(cliquer pour agrandir)

Sur le plan économique, l’Allemagne reste robuste mais l’euro fort handicape les exportations des entreprises automobiles, pharmaceutiques et chimiques. La croissance du PIB fléchit d’ailleurs depuis juin 2011 (elle est passée de 4,5% à moins de 1%) et ne devrait pas s’améliorer dans la conjoncture mondiale actuelle. Avec un impact négatif sur le chômage, certes faible à 6,9% mais en hausse de 0,1% depuis un an.

La chancelière allemande, Angela Merkel, continue à résister à l’introduction des eurobonds et au quantitative easing, montrant une nette préférence pour les contrôles fiscaux et le sauvetage des banques par les investisseurs. Une politique qui pourrait accroitre encore la fuite des capitaux et l’isoler des autres membres de l’Union européenne. Les progrès de l’union bancaire européenne sont à surveiller de près.

C’est la quatrième fois que l’agence baisse la note allemande depuis 2009 où elle était de AA. Le rating actuel indique que la sensibilité du pays à des conditions économiques défavorables augmente sans toutefois compromettre sa capacité à respecter ses engagements financiers. L’agence estime la probabilité de défaut sur 5 ans à 1,7%. Une probabilité inférieure à celle de la France (2%) mais supérieure à celle de la Grande-Bretagne (1,3%) que l’agence note mieux que l’Allemagne ce qui ne laissera pas de surprendre.

Alors que Moody’s réitère les motivations de sa note Aaa  (elle avait pourtant abaissé la perspective du pays de «stable» à «négative» l’été dernier),  Egan-Jones ne confirme pas de progrès dans la consolidation des finances publiques. Là où Moody’s affiche un certain optimisme vis-à-vis d’un endettement allemand en baisse (jusqu’à 70% en 2017), Egan-Jones le prévoit en hausse à 98,2% en 2014.

Nicolette de joncaire/Agefi Suisse 19/4/2013

http://agefi.com/europe-monde/detail/artikel/allemagne-egan-jones-abaisse-sa-note-le-jour-ou-moodys-reitere-sa-confiance.html

19/04/2013 Publié par | Agefi Suisse, Agences de Notation, Allemagne, Egan Jones, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Moody's, Normes Comptables et Règles Prudentielles | | Un commentaire

France et Grande-Bretagne- Egan-Jones dégrade la note des 2 pays pour la cinquième fois en quatre ans.

France et Grande-Bretagne. Egan-Jones dégrade la note des 2 pays pour la cinquième fois en quatre ans.

. La petite agence Egan-Jones, célèbre pour avoir été la première à oser baisser la note des Etats-Unis en juillet 2011 mais presque autant pour avoir anticipé la chute d’Enron et de WorldCom bien avant ses consœurs, vient de détériorer le 27 fevrier 2013 le classement de la France. De BBB+, la république française vient de passer à BBB, une note qui indique que des conditions économiques défavorables sont susceptibles de conduire à un affaiblissement des capacités du débiteur à respecter ses engagements financiers. L’agence estime la probabilité de défaut sur 5 ans à 2%. Sur les émissions à court terme, la note passe de A-1 à A-2, une baisse qui reflète néanmoins une capacité satisfaisante à remplir ses obligations. C’est la cinquième fois que l’agence dégrade le rating de la France depuis 2009.

C’est bien le long terme qui préoccupe Egan-Jones qui juge que la «tendance est désastreuse et que le pire est encore à venir». L’agence observe qu’au cours des trois derniers exercices, la dette publique de la France a augmenté de 30,2%, passant de 1,32 milliards d’euros à 1,72 milliards alors que sur la même période, le PIB ne progressait que de 3,3% de 1,93 milliards d’euros en 2008 à 1,95 milliards en 2011. En conséquence, le rapport de dette au PIB est passé de 61,8% en 2008 à 86,0% en 2011 et se trouve actuellement proche de 95%. Sur la période étudiée (2008-2011), les revenus de l’état ont cru de 5,1% alors que ses dépenses augmentaient de 10,5%. La difficulté que rencontrent les politiques d’équilibrage est que la France cherche à accroitre encore ses recettes alors que son taux d’imposition est déjà l’un des plus élevés d’Europe. Autre indicateur en affaiblissement, le rapport entre réserves de change et dette décroit de 1,3% en 2009 à 1,2% en 2011.

Egan-Jones estime que, la croissance de l’UE ralentissant et le chômage français s’accroissant (il devrait passer à 10,7%), les pressions budgétaires augmenteront en conséquence. A 10,3% en 2012 – en nette accroissement par rapport aux 9,8% de 2011 -, le taux de chômage français est comparable à celui de l’Italie (10,6%) et très supérieur à celui de ses pairs (Allemagne – 6,9%, Belgique – 7,5%). D’après les comptes publiés par l’agence, les bénéfices sociaux qui s’élevaient à 480 milliards d’euros en 2009 ont grimpé à un montant (estimatif) de 575 milliards en 2012. L’agence s’attend à ce que la France soit contrainte à des ajustements majeurs au cours des deux prochaines années dans le but de stimuler la croissance et d’endiguer le chômage. Les tensions continues dans les pays du sud de l’Union jouent un rôle de catalyseurs négatifs et, les politiques de François Hollande sont, d’après l’agence,  peu susceptibles de stimuler la croissance.

French unemployment rate by age Euro zone unemployment

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17/04/2013 Publié par | Agefi Suisse, Agences de Notation, Banque Mondiale, Cycle Economique et Financier, Douce France, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Egan Jones, Emploi, formation, qualification, salaire, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Trappe à Dettes | | 3 Commentaires

Crise: Nouvelle focalisation sur les bilans bancaires accumulés

Crise: Nouvelle focalisation sur les bilans bancaires accumulés

Chypre a remis la tolérance des Etats européens (Suisse comprise) à la taille du secteur bancaire au premier plan.

Quel est le poids des actifs bancaires tolérables par un pays? Chypre n’a pu sauver seul ses banques en faillite. Mais quel Etat européen en est-il capable? A partir de quel rapport entre bilans bancaires cumulés et PIB un pays devient-il impuissant?

(cliquez pour aggrandir) 

La réponse est bien sûr à nuancer. En fonction du PIB, mais aussi du budget de l’Etat et de l’état des finances publiques. Sans parler du type d’établissement, de la concentration bancaire ou du montant des actifs des grandes banques. Le secteur bancaire européen  apparaît très fragile de ce point de vue. Inutile de revenir sur l’Islande, dont les actifs financiers ont atteint 10 fois le PIB avant le défaut de paiement (envers les déposants). Ni sur l’Irlande, qui a imposé à ses citoyens le sauvetage du système bancaire. Qu’en serait-il du Luxembourg,  modèle extrême avec des actifs bancaires de l’ordre de 18 fois le PIB. Ou de Malte (8 fois)?

Avec des ratios supérieurs à 5, Royaume-Uni et Suisse donnent certainement matière à réflexion. Même si la concentration des actifs dans les grandes banques britanniques en 2012 (68%) peut paraitre plus préoccupante que celle des grandes banques suisses (55%). RBS, Barclays et HSBC à elles seules représentent plus de trois fois le PIB britannique. Les finances du gouvernement sont dans un état alarmant, ce qui n’est pas le cas en Suisse.

Le surpoids des deux grandes banques suisses avait déjà été relevé par le Conseil de stabilité financière de la BRI dans son rapport de janvier 2012 (basé sur les chiffres de 2010).

UBS et Credit Suisse représentent chacun plus de deux fois le PIB du pays. Malgré le déclin relatif du secteur bancaire en Suisse, passé de 9 fois le PIB en 2006 à 6,6 en 2010, sa concentration restait l’une des plus élevées en comparaison  G10. Ce ratio aurait encore décliné depuis lors, d’après les chiffres de la Banque nationale.

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15/04/2013 Publié par | Douce France, Egan Jones, Espagne, Etats-Unis, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles | | Poster un commentaire

Politique Friction du Mardi 20 Novembre 2012 : Rating, la France victime de ses choix Par Bruno Bertez

 Politique Friction du Mardi 20 Novembre 2012  : Rating, la France victime de ses choix Par Bruno Bertez

La dégradation de la note de crédit de la France ne nous semble pas très négative dans la mesure où elle était attendue.  Les motifs de la dégradation, en revanche, sont intéressants. Ils mettent le doigt sur les causes de la mauvaise situation française. Il apparaît clairement que la France est victime,  d’abord de la politique choisie par ses dirigeants, et ensuite de ses choix régulièrement anticapitalistes. Le récent débat sur la compétitivité illustre parfaitement les vices du système français, ses contradictions et ses perversions.

  

Lundi soir, 19 novembre 2012, Moody’s  a annoncé la dégradation de la note de crédit de la France.

  La France perd son triple A et devient AA1. La perspective reste négative car les prévisions économiques sont négatives. Cependant, Moody’s ajoute que la note de la France reste plus élevée qu’elle ne devrait l’être,  ce qui veut dire qu’elle est encore surcotée, car elle a une économie large et diversifiée. L’Agence relève aussi ses promesses de consolidation budgétaire et de réformes structurelles.

Moody’s  trouve que la capacité de la France à résister à de futurs chocs européens  se réduit et que les risques qui pèsent sur la croissance s’amplifient. C’est sur ce dernier point que Moody’s insiste. Le driver premier de la révision en baisse, c’est le risque sur la croissance. Traduisez, en clair, cela veut dire: la politique de ponction sur le pouvoir d’achat, l’austérité. Ou encore, présenté autrement, la politique de « Goche » qui préfère tondre les citoyens. Spolier et décourager les actifs, pour maintenir les dépenses en faveur des inactifs. On a fait le choix de pénaliser ceux qui produisent pour maintenir le niveau de vie de ceux qui ne font rien.

Et voici pour l’essentiel.

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20/11/2012 Publié par | Agences de Notation, Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Douce France, Egan Jones, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vertus du Capitalisme, Marché Obligataire, Moody's, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Politique Friction, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, The Economist, Trappe à Dettes | | 8 Commentaires

A Chaud!!!!! du Samedi 21 Juillet 2012 : Marchés / Cloture en forte baisse ce Vendredi en Europe. par Bruno Bertez

A Chaud!!!!! du Samedi 21 Juillet 2012 : Marchés / Cloture en forte baisse ce Vendredi en Europe. par Bruno Bertez

Cloture en forte baisse ce vendredi en Europe. Près de 6% en Espagne et 4,4% en Italie . En moyenne Le marché européen abandonne pres de 3%.

(En Dollar US)

Les emprunts du core sont recherchés, les spreads des pestiférés rejoignent des sommets : Non seulement toutes les améliorations du dernier sommet ont disparu, mais on explose les anciens niveaux de détresse .

   Les positions des banques qui ont utlisé le LTRO pour souscrire ou acheter des govies court terme sont largement perdantes, comme nous l’avons dit alors, elles ont inconsidérément joué la politique du pire et augmenté leur risque. Les banques enregistrent donc de fortes pertes, ainsi que les assureurs, Crédit Agricole en tète.

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21/07/2012 Publié par | A Chaud!!!!!, Analyse Technique, Art de la guerre monétaire et économique, Commentaire de Marché, Egan Jones, Etats-Unis, Europe, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Reuters, Trappe à Dettes | , , , , , | 5 Commentaires

AChaud!!!!! Du Mardi 26 Juin 2012 : Les gros milliards qui montent, qui montent par Bruno Bertez (actualisé au 29/6/2012 à 17h45)

AChaud!!!!! Du Mardi 26 Juin 2012 : Les gros milliards qui montent, qui montent par Bruno Bertez (actualisé au 29/6/2012 à 17h45)

 

  Les Quatre Mousquetiers de l’Eurozone ont le mémo un peu court….et le pétard mouillé !!!! 

 ECB bond buying 

    Espagne d’abord.

Vous croyiez que l’affaire était réglée depuis longtemps? Et bien non , car c’est seulement hier que Luis de Guindos a envoyé sa demande de bail out à l’Eurogroup.

Les problèmes sont loin d’être réglés, en particulier les modalités pratiques, les procédures et bien sur les conditions attachées.

Ce qui frappe dans la lettre Guindos , c’est le flou sous tous les aspects, en particulier sous les aspects modalités et montants envisagés.

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 Ci-dessous le texte de la lettre adressée lundi matin par le gouvernement espagnol au président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker (version anglaise): 

«I have the honour to address you [Eurogroup Chairman Jean-Claude Juncker] on behalf of the Spanish government, to formally request financial assistance for the recapitalisation of Spanish financial entities which will require it. 

This financial assistance falls within the framework of financial aid for the recapitalisation of financial institutions. The choice of the concrete instrument through which this aid will materialise, will take into account the different options that are currently available and others that might be decided in the future. 

The Spanish government considers very positively the declaration made by Eurogroup ministers on 9 June, which expressed support for the determination of the Spanish authorities in restructuring [Spain’s] financial system and their intention to seek financial assistance for the recapitalisation of financial entities, of an amount sufficient to cover the capital needs plus an additional safety margin, up to a maximum of €100 billions.  

The [Spanish] Orderly Bank Restructuring Fund (FROB), which will act on behalf of the Spanish government, will be the institution which will receive the funds and transfer them on to the financial institutions.  

The Spanish authorities will offer all their support in the assessment of the eligibility criteria, the definition of the financial conditionality, the monitoring of the measures to be introduced and the definition of the financial aid deals, with the objective to finalise the Memorandum of Understanding before the 9 July so that it can be discussed at the next Eurogroup meeting.  

In this regard, the two Independent audits of the Spanish financial sector, as well as the FSAP analysis carried out by the IMF, should be used as a starting point» END.

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Guindos dit simplement que les travaux des auditeurs indépendants ainsi que l’analyse de FSAP devraient être utilisés comme point départ. 

Les chiffres qui circulent du coté espagnol ou du FMI  n’ont aucune crédibilité, si on allait vers ces chiffres, la déception serait une fois de plus au rendez vous. 

Les estimations sérieuses, celles qui prennent en compte la situation réelle de l’immobilier espagnol donnent un minimum de 110 milliards d’euros de capital.

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Les analystes du think tank britannique Open Europe vont à coup sûr s’en donner à cœur joie en cette semaine cruciale de sommet européen. Depuis la confirmation, ce lundi matin, de la demande officielle de l’Espagne d’une aide européenne pour secourir ses banques, le compte Twitter d’Open Europe multiplie les avertissements alarmistes, évaluant les besoins réels des établissements financiers ibériques à environ 110 milliards d’euros, soit plus que la ligne de crédit proposée par la zone euro le 9 juin, et presque le double des 62 milliards d’euros évoqués comme le chiffre maximum requis par les cabinets d’audit engagés par les autorités madrilènes.

Moody’s dégrade 28 banques espagnoles

Annoncé dans la nuit de lundi à mardi, l’abaissement de la note de 28 banques espagnoles par l’agence de notation américaine Moody’s «fait suite à l’affaiblissement de la qualité du crédit du gouvernement espagnol, comme le reflète l’abaissement le 13 juin de la note», selon un communiqué.L’agence de notation redoute que l’exposition des banques espagnoles à l’immobilier n’accroisse encore davantage leur besoin de recourir à des soutiens financiers extérieurs. Banco de Valencia est la plus affectée par cette dégradation (quatre crans). Banco Santander perd deux crans et Banco Popular perd quatre crans. Bankia a perdu deux crans et est mise sous «surveillance indéterminée».

Sur les 30 notes de banque et établissements de crédit sous revue lundi, 16 pourraient encore être abaissées à court ou moyen terme, précise l’agence de notation. En outre, près d’une vingtaine de banques espagnoles se trouvent aujourd’hui dans la catégorie des investissements spéculatifs.

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On devrait en savoir plus le 9 juillet , lors de la réunion des  Ministres de Finances de l’Eurozone. 

Les besoins de refinancement du Souverain espagnol sont de 550 milliards pour ces trois prochaines années, compte non tenu des besoins des Provinces. L’exposition totale des Pays européens à l’économie espagnole est de près de 1 trillion. 

Nous attirons votre attention sur le phénomène récurrent dans la crise, les chiffres sont dotés d’une vie propre, ils enflent, ils enflent au fil du temps.

Nous réitérons notre dernière idée , ce qui est en cause ce n’est plus seulement la question des dettes des souverains, la question du capital des banques, c’est en plus la question des colossales fissures qui s’ouvrent dans le fractional banking par l’intermédiaire de la question des refinancements de gros et des collatéraux. La dernière décision de la BCE  d’accepter du junk hypothécaire illustre notre point de vue.

On parle du run sur les dépôts en Europe, mais c’est un moyen de détourner l’attention du vrai problème, le run silencieux sur les contreparties et son corollaire la situation plus que problématique du refinancement de gros.  Le shadow banking système continue de péricliter, au moment ou les banques et le système traditionnels sont en cours de  délitation. Le système traditionnel est plus qu’abimé alors que l’on aurait besoin de  lui pour compenser, pallier au retrait du shadow. 

Source INVESTBANKERS PARIS.COM 

La question du run en cours sur les dépôts produit des scénarios de contrôle des mouvements de capitaux et autres mesures de répression, nous disons que là , n’est pas le problème, le problème ce sont les contreparties et les collatéraux sur le marché de gros. 

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26/06/2012 Publié par | Commentaire de Marché, Egan Jones, Etats-Unis, Europe, Idées Courtes, Idées Fausses, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Répression Financière, Trappe à Dettes | , , , , , , , , | 8 Commentaires

La France dégradée à « BBB+ » par l’agence Egan-Jones

La France dégradée à « BBB+ » par l’agence Egan-Jones

L’agence de notation estime que la France va être à son tour touchée par une des coûts de financement.

L’agence de notation Egan-Jones, moins connue que S&P, Moody’s ou Fitch, a annoncé jeudi à avoir abaissé la note de la France de « A- » à « BBB+ », évoquant des projections montrant une hausse des coûts de financement du pays à mesure que la crise de la dette de la zone euro perturbe les marchés financiers. « Pour l’essentiel, au cours de 18 derniers mois, la France a été épargnée par une hausse des coûts de financement », souligne Egan-Jones, qui a attaché une perspective négative à la note de la France.

« Ceci étant dit, à mesure que la crise évolue, nous pensons que la France va être mise sous pression. La détérioration des métriques de crédit de la France, rajoutée au soutien nécessaire pour les banques françaises devraient mettre le pays sous pression. » Moody’s et Fitch notent encore toutes deux la France « AAA », la plus haute possible, Standard & Poor’s est à « AA+ ». Les trois principales agences de notation ont chacune une perspective négative

Source AFP Juin12

    

15/06/2012 Publié par | Agences de Notation, Douce France, Egan Jones, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Reuters, Trappe à Dettes | , , , , , | Poster un commentaire

L’Edito du Samedi 2 Juin 2012 : La kleptocratie, masque du socialisme Par Bruno Bertez (actualisé au 6/6/12 à 15H00)

L’Edito du Samedi 2 Juin 2012 : La kleptocratie, masque du socialisme Par Bruno Bertez (actualisé au 6/6/12 à 15H00)

    Nos articles font souvent références à la kleptocratie. Littéralement, la kleptocratie est gouvernement de,  par et pour les voleurs.

 Souvent cette appellation péjorative est associée à la pratique généralisée de la corruption.

 Souvent aussi, on utilise le terme pour désigner l’exploitation par un groupe de personnes qui détiennent le pouvoir, des richesses naturelles d’un pays à leur profit. Elles détournent ce qui est un bien public, un bien commun.

 Le sens dans lequel nous prenons kleptocratie est plus proche de cette seconde utilisation. Bien que la corruption, le népotisme et les prébendes accompagnent généralement les pratiques kleptocratiques. Le bien commun exploité par les kleptocrates dans le cas présent est la monnaie. 

Ceci mérite un petit développement.

 La monnaie est un bien commun comme l’air ou comme la liberté individuelle, selon l’heureuse expression de Charles Gave. Elle appartient à tous. Elle ne saurait être captée par un seul et surtout pas par l’Etat et ses complices, Banques Centrales et système bancaire

La capture, le détournement de la monnaie est une tentation constante en particulier depuis qu’elle est devenue un outil de régulation économique. Cet outil est manipulé par la classe kleptocratique à son profit. 

Le lien entre la monnaie et les impôts est étroit. Les nations imposent leur monnaie en leur donnant le pouvoir de libérer de l’impôt. Notons au passage que l’usage de ce pouvoir ne constitue pas en lui-même un détournement du bien commun.

 Quand l’Etat dépense plus qu’il ne prélève, c’est-à-dire quand il est en déficit, il s’endette par l’émission de dettes souveraines, lesquelles, il faut bien le comprendre, sont des titres qui constituent des promesses de donner de la monnaie plus tard.  Un emprunt souverain à 10 ans est une promesse de donner de la monnaie au terme de 10 ans. C’est de la quasi-monnaie à maturité longue, ce que nous répétons régulièrement en expliquant que la monnaie, elle, est de  la quasi monnaie à maturité zéro, instantanée.

 Quand les Banques Centrales distribuent gratuitement, pour rien ou en-dessous de son prix, de la monnaie et qu’elles le donnent au système bancaire, pour qu’il achète des emprunts d’Etat, comme c’est le cas depuis le début de la dérégulation, alors le système kleptocratique de détournement du bien commun se met en place. Les détournements commencent. Dans ce système, les monnaies cessent d’être un bien commun, comme les ressources naturelles dans les pays dominés par des tyrans malhonnêtes, elles sont accaparées, détournées,  pour former et entretenir la classe kleptocratique. 

Revenons à notre fil conducteur.

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02/06/2012 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Egan Jones, Etats-Unis, Europe, Idées Courtes, Idées Fausses, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Clefs pour Comprendre, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vertus du Capitalisme, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mon Banquier est Central, Mondialisation, Politique Friction, Répression Financière, Regulation des Marchés, Trappe à Dettes | , , , , , , , , , , , | 19 Commentaires

Les Autorités US mène une véritable guerre contre Egan-Jones, une des rares agences de notation indépendantes

Les Autorités  US mène une  guerre contre Egan-Jones, une des rares agences de notation indépendantes

.Souvent quand on pense à Wall Street, nous pensons aux grandes firmes de notation qui attribuent à divers produits une cote de crédit. Aux États-Unis, les trois grands sont Standard & Poors, Moody’s et Fitch. Pendant très longtemps, celles-ci avaient la confiance du public et personne ne questionnait leur sagesse. Durant la dernière crise, par contre, ils se sont fait prendre à attribuer des cotes AAA sur des produits combinés d’hypothèques à caractère très douteux, et dont le résultat a été catastrophique pour beaucoup d’investisseurs qui se croyaient en possession d’un bien sans risque. Un des problèmes de ces firmes, c’est que c’est l’émetteur du titre qui paie la note. Possibilité de conflit d’intérêt serait la façon polie de s’exprimer sur la chose..

Fondée en 1995, l’agence de notation Egan-Jones est devenue très célèbre dans le monde de la finance en juillet dernier pour avoir abaissé la note souveraine des Etats-Unis de « AAA » à « AA + ».

 Selon l’avocat Alan Furetas: “Il n’y a pas une seule notation par Egan-Jones que la SEC n’a jamais donné ou suggéré comme n’étant pas de la plus haute qualité, précision ou intégrité”. 

La firme Egan-Jones a récemment été le sujet d’une polémique dans le Wall Street Journal qui nous dit que la firme a reçu l’approbation de la SEC pour évaluer les obligations et autres titres “malgré de graves inquiétudes au sujet des procédures internes et le nombre d’employés de la firme”.  Selon la SEC, Egan-Jones n’a que 5 analystes et superviseurs. Les grandes firmes en ont chacune plus de 1,000. C’est l’horreur.. sauf si on prend compte du fait qu’Egan-Jones publie beaucoup moins de notations. En fait, elle publie 209 notations par analyste, tandis que S&P en sort 885 par analyste. Qui s’attarde le plus au détail, selon vous, en toute probabilité? 

Mais l’histoire ne se termine pas avec cette étrange coincidence… 

La firme a récemment reçu une notice de la SEC. Supposément que celle-ci a fait des “fausses déclarations matérielles” (“material misstatements”) quand elle a demandé la permission de la SEC pour évaluer la dette souveraine, municipale et des titres garantis par actifs (asset-backed securities).  “Dans ce qui serait une action sans précédent, la SEC pourrait chercher à punir la firme en lui enlevant son abilité d’émettre des notations officiellement reconnues sur des titres reliés à la dette gouvernementale et les ABS”, selon le WSJ. 

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Si l’affaire va jusqu’à son terme, Egan-Jones qui est à ce jour l’une des 9 agences de notation agréés par la SEC, pourrait perdre le droit de noter 13 emprunts obligataires de type ‘asset-backed securities’ et 9 emprunts d’état. Sans compter l’amende qui pourrait lui être infligée. Dans tous les cas, elle pourrait poursuivre, à la grande satisfaction de ses clients, la notation des compagnies d’assurance, des institutions financières privées et des emprunts lancés par les entreprises.

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Selon Barry Ritholtz (NDLR : star du Blog The Big Picture) : “Here, we have an allegation of a specific error, made in good faith by Egan-Jones, over the course of doing business. At the same time, we have a broad set of systemic errors made by the two much-larger competitors, Moody’s and Standard & Poor’s. These two firms, by design, gave AAA rating to piles of junk paper. They did so because that was what they were paid to do by the underwriters. These were not good faith errors. They were instead a reflection of a wholly corrupted industry, designed to mislead investors and legitimize junk paper. Somehow, these two whales of corruption get a pass. I don’t get it. “ 

Un autre example de comment simplement plus de réglementation n’aide en rien quand les bureaucrates utilisent leur pouvoir pour aider le pouvoir établi contre la compétition.

Publié par Pierre-Yves St-Onge/Mai 12

 SOURCE ET REMERCIEMENTS : LA VITRE CASSEE

http://lavitrecassee.com/2012/05/08/la-guerre-contre-egan-jones/

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«On ne nous fera pas taire» 

Prenant les devants, Egan-Jones Ratings a publié le 19 avril 2012 sur son site Internet, un communiqué laissant clairement entendre qu’elle n’était pas résignée à jouer les utilités : 

« …EJR est la seule entreprise NRSRO (« nationally recognized statistical ratings organization ») indépendante. C’est une petite entreprise de moins de 20 salariés. Elle est payée par ses souscripteurs, pas par les émetteurs. De nombreuses études académiques, y compris celles publiées cette année, démontre que EJR produit les scores les plus exacts et prédictifs de la profession…. 

Les dommages causés par les grandes entreprises payées par les émetteurs, qui détiennent un monopole sur le marché, sont incalculables. Le Congrès a découvert que les grandes entreprises payées par les émetteurs, sont responsables des scores Triple A qui ont alimenté le marché des ABS et des CDO, lequel, lorsqu’il s’est effondré en 2008, a généré un trillion de dollars de pertes et la crise financière la plus grave depuis la Grande Dépression. 

La grande majorité de ces scores triple A, sont aujourd’hui au niveau des actifs pourris. EJR a sonné l’alarme contre plusieurs de ces risques. 

La SEC n’a même pas suggéré qu’elle puisse prendre des mesures contre ces firmes pour avoir produit des scores contradictoires et erronés qui, comme l’a découvert le Congrès, ont largement contribué à la crise économique américaine…

On ne nous fera pas taire. Nous sommes parfaitement à l’aise pour affirmer que cela (l’action de la SEC) n’a aucun rapport avec la qualité des scores produits par la firme ».

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 EN COMPLEMENT : Etats-Unis: l’agence de notation Egan-Jones accusée de fausses déclarations

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19/05/2012 Publié par | Agences de Notation, Art de la guerre monétaire et économique, Egan Jones, Etats-Unis, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Marché Obligataire, Regulation des Marchés | , , | 4 Commentaires

L’Edito du Samedi 21 Janvier 2012 : Quelques nouvelles du front par Bruno Bertez

L’Edito du Samedi 21 Janvier 2012 : Quelques nouvelles du front par Bruno Bertez

war 1

   Pourquoi le front tout d’abord? Parce que plus que jamais nous pensons que les marchés sont un terrain d’affrontement. Pas seulement, comme d’habitude, entre haussiers et baissiers de court terme,  mais aussi entre opérateurs de court terme haussiers et opérateurs de moyen terme baissiers; avec en plus un affrontement entre les autorités qui gouvernent et les individus, les marchés qui résistent, en général.

 

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22/01/2012 Publié par | A Chaud!!!!!, Agences de Notation, Analyse Technique, Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Brèves de Trottoirs, Changes et Devises, Citigroup, Commentaire de Marché, crédit crunch, Douce France, Egan Jones, Etats-Unis, Europe, Formation a la gestion de portefeuille, Hedge Funds, Private Equity..., Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Les Editos, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mon Banquier est Central, NYT, Retraite, Démographie et Vieillissement, Reuters, The Economist, Trappe à Dettes, Wall Street Journal in french | | 2 Commentaires

A Chaud!!!!! du Vendredi 13 Janvier : De Vendredi 13 chapitre 2 à l’Exorcisme 1 ou quand Marianne perd sa virginité par Bruno Bertez

A Chaud!!!!! du Vendredi 13 Janvier :  De Vendredi 13 chapitre 2 à l’Exorcisme 1 ou quand Marianne perd sa virginité par Bruno Bertez

C’est fait. La France a perdu son triple A. Cela nous fait sourire, à plusieurs titres.

   D’abord cette perte du triple A sonne comme la perte d’un pucelage et nous ne serions pas étonné que dans l’inconscient collectif, cela résonne de la même façon: on était vierge, on ne l’est plus. Phénomène de tout ou rien alors que les notations des agences sont tout sauf en tout ou rien, on chute , on faute par  paliers.

EN LIENS : LE COMMUNIQUE  DE S&P SUR LA DEGRADATION DE 16 PAYS DE LA ZONE EURO 

LE RAPPORT DE S&P IN EXTENSO

Ensuite, nous sommes dans le cadre de l’arroseur arrosé. Sarkozy a voulu jouer au plus fin , il a monté en épingle cette affaire du triple A pour faire passer les économies budgétaires et les hausses d’impôts, cela se retourne contre lui. 

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14/01/2012 Publié par | A Chaud!!!!!, Agences de Notation, Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Douce France, Egan Jones, Europe, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Reuters, S&P, Trappe à Dettes | | 10 Commentaires

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