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textes, grogs et patates chaudes…

Nigel Farage: "De la fraude fiscale envers les contribuables européens"

Nigel Farage: "De la fraude fiscale envers les contribuables européens"

Nigel Farage critique fortement les membres du parlement européen qu’il accuse de réaliser de la fraude fiscale en ne payant que 12% d’impôts sur leurs énormes salaires (120000 euros à l’année) d’eurodéputés. Mais ils les félicitent pour avoir passer une loi protégeant les citoyens contre l’huile d’olive.

‘J’espère que tous les contribuables de toute l’Europe vont entendre cela…’

« Le fait est que nous avons une grande unité aujourd’hui avec un ennemi commun : les gens riches et les compagnies prospères qui cherchent à éviter de payer des impôts, ce qui, bien sûr, est un problème. Eviter de payer des impôts n’est pas illégal, mais cela donne à cette chambre un ton hautement moralisateur. M. Barroso a dit que c’était surtout une perception d’équité, parce qu’il y a cet avantage qui creuse l’écart entre le Royaume Uni, les îles de la Manche, l’île de Man et les îles Caïman. Mais avant que nous déclarions nos vertus, peut-être devrions nous examiner seulement ce qui se passe plus proche de chez nous.

Et j’espère que tous les contribuables de toute l’Europe vont entedre cela. Si nous examinons les officiels qui travaillent pour la Commission européenne et le Parlement européen, la plus haute catégorie est celle de personnes qui gagnent un salaire net d’un peu plus de 100.000 livres sterlings par an (environ 120.000 euros annuels). Et pourtant, avec les règles de l’UE, ils ne payent que 12% d’impôts. C’est une fraude fiscale sur une échelle absolument phénoménale, et M. Barroso, je vous dirais : « Comment peut-on estimer que c’est juste ? Comment les gens d’ici qui ont du mal – les 16 millions de chômeurs de la zone euro – quelle considération peuvent-ils avoir pour ces institutions, qui non seulement donnent de grosses sommes d’argent à des gens, mais qui en plus les autorisent à bénéficier d’avantages fiscaux et aussi bien sûr, des avantages de pension sur une échelle d’une ampleur encore inconnue dans le reste du monde ? Je suggère donc que nous baissions notre ton moralisateur.

« Je suis d’accord avec vous que l’évasion fiscale est un problème et qu’elle coûte de l’argent aux gouvernements, mais nous devrions nous souvenir que l’optimisation fiscale est légale. Et la raison principale qui explique la prospérité de ces paradis fiscaux, c’est que nous avons cet état d’esprit vraiment ancré que nous devons essayer de soutirer le plus possible d’impôts des individus qui ont réussi. Et si vous faites cela, et que vous avez un système fiscal très complexe, les gens feront tout ce qu’ils pourront dans les limites de la loi pour éviter de payer des impôts autant que possible. Les gouvernements doivent donc commencer par apprendre quelques unes des leçons des Etats-Unis et du Royaume Uni des années 1980. Baisser les impôts, simplifier les impôts, et ensuite pour ceux qui souhaitent respecter la loi, il n’y a plus besoin d’avoir recours à des paradis fiscaux ».

23/05/2013 Publié par | Commentaire de Marché, Emploi, formation, qualification, salaire, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie | | Poster un commentaire

Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez(Réédition)

Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez (Réédition)

La Banque Centrale d’Australie, la RBA,  vient de baisser son taux directeur à 2,75% contre 3% auparavant.La baisse était attendue par les économistes, mais elle est venue plus tôt que prévu. On l’attendait pour Juin. C’est un signe que la dernière baisse intervenue en Décembre n’a pas produit les résultats escomptés. Nous sommes en-dessous des taux qui avaient prévalu en 2009, lors de la crise. Le niveau bas de cette époque, 3%, avait été qualifié par les autorités de taux de crise, « emergency low ». On est en-dessous du taux de crise.

Les raisons invoquées par la RBA sont, comme à l’accoutumée: la croissance plus faible que prévu, le chômage qui monte, le secteur manufacturier qui plonge, des exportations qui s’essoufflent. Il s’agit de stimuler l’économie, l’emploi, le logement, mais il est aussi ajouté explicitement l’objectif de  faire chuter la devise. Le dollar australien est trop cher, il vaut 1,01 dollar US, il valait 60 cents du même dollar en 2009. C’est le résultat de la spéculation dite « risk-on ».

Pourquoi s’intéresser à l’Australie? C’est loin, a priori , nous ne sommes pas concernés. Et puis, des baisses de taux directeurs, ce n’est pas rare. Sur les 168 décisions prises par les 90 Banques Centrales cette année, plus de 20% ont été des décisions de baisse. Un chiffre qui va croissant. Rien que la semaine dernière, il y a eu quatre baisses dans le monde, dont celle de la BCE. Justement,  il y a beaucoup de baisses de taux et une de plus, comme celle de la RBA, a valeur phare, cela veut dire quelque chose: le monde rentre dans une phase délicate, une nouvelle phase de ralentissement. Une fois de plus, malgré le printemps, les jeunes pousses de Bernanke, les « green shoots » ne sont pas au rendez-vous, les racines ont, une fois de plus, pourri.

La RBA a pris sa décision de façon anticipée parce que la situation se dégrade plus vite et plus profondément que prévu. Les espoirs de reprise au second semestre sont une fois de plus reportés.

La croissance globale recule, faiblit. Les organismes internationaux donnaient une prévision de 5,5% pour les émergents en 2013. Compte tenu du début d’année et des indicateurs PMI disponibles, on sera plus près des 4%. Pour les développés, ils donnaient 1,4%, mais il va falloir réviser plus près des 1%. Au total, compte tenu du poids respectif des émergents et des développés, on s’achemine vers une croissance globale qui ne sera pas supérieure à 2%. Et pour un pays exposé comme l’Australie, cela change tout.

L’Australie est un canari dans la mine en raison de son exposition aux matières premières. Elle subit à plein la baisse des quantités vendues et la baisse des prix alors que les investissements marquent un pic. Les derniers indicateurs chinois font peur, on est à la limite de la récession, avec un PMI à 50,6 seulement. Et puis, les  firmes chinoises ont encore des stocks énormes de matières premières.

Voici quelques chiffres du dernier PMI, celui d’avril pour l’Australie:

  • -PMI manufacturier 36,7  contre 44,4, sous les 50 c’est la récession
  • -En moyenne mobile 3 mois on est à 42,2 contre 43,4
  • -7 secteurs industriels sur 8 sont en recul
  • -les capacités utilisées sont 68,6 contre 71
  • -Les exports se contractent pour le 9e mois consécutifs
  • -L’emploi est en chute libre à 39,3 une dégringolade de 9,4 points

L’Australie a valeur importante dans le tableau de l’économie mondiale à plus d’un titre. Elle a bénéficié du grand cycle des matières premières, du grand bond chinois; elle a bénéficié d’afflux de capitaux considérables attirés par le risk-on, sa monnaie est un refuge anti-inflation, adossée aux commodities. Voilà pour les bons côtés car, à l’inverse, l’économie australienne est bullaire, les salaires ont dérapé, les prix des logements sont sortis de l’épure, le secteur manufacturier hors mines n’est plus compétitif, l’épargne intérieure est très faible, le pays dépend des entrées de capitaux étrangers. Les particuliers sont très endettés, la dette extérieure nationale a été multipliée par 5 entre 2008 et 2012.

Lombard Street Research

L’Australie est l’exemple de l’économie mal ajustée, vulnérable à la déflation et à un retour du risk-off. Elle est fragilisée par les excès antérieurs de la spéculation mondiale. Le secteur financier est hypertrophié, très exposé à l’international pour son refinancement.

banks

On dit que Soros a vendu pour 1 milliard de dollars australiens à découvert. Vrai ou faux, cela fait réfléchir. Le pays est l’exemple type de ce qui s’est passé et a dysfonctionné ces dernières années. Il suffirait que la fameuse transitivité se mette en branle et la situation pourrait devenir rapidement très sérieuse.  La situation fondamentale est vulnérable et déséquilibrée. Contrairement aux apparences, le chômage est très élevé. Le chiffre officiel est de 5,6%, mais le réel est de 11%, le sous-emploi est de 18%, 40% de la main d’œuvre est à temps partiel ou sous employée.

De « safe haven », le pays pourrait rapidement se transformer en enfer.

BRUNO BERTEZ Le Mardi 14 Mai 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON:

14/05/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Australie, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Emploi, formation, qualification, salaire, Idées Courtes, Idées Fausses, Immobilier, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Reuters, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | | Poster un commentaire

L’Edito du Dimanche 12 Mai 2013 : Quand Robin des Bois trahit le peuple par Bruno Bertez

 L’Edito du Dimanche 12 Mai 2013 : Quand Robin des Bois trahit le peuple par Bruno Bertez

Qu’il s’agisse de Bernanke ou de Draghi , ils prétendent lutter contre le chômage; qu’il s’agisse de Obama ou de Hollande, ils prétendent lutter contre les inégalités. Le mythe de la lutte contre le chômage, tout comme son jumeau, la lutte contre les inégalités, est utile, il permet de tromper les peuples et de faire précisément le contraire. Ce que les Pouvoirs disent n’est destiné qu’à masquer la réalité. Et c’est pour cela qu’ils sont élus.

Au fond, nous sommes persuadés que les gens le savent et qu’ils l’acceptent . Ils ont compris que chômage et l’aggravation des inégalités étaient des maux nécessaires… pour maintenir l’ordre/désordre établis. Au fond, les peuples ont peur, ils ont une peur panique du changement, de l’aventure, de prendre leur destin en mains et mettre toutes ces cliques dehors. Comme ils sont lâches, mais humains, ils trichent, ils se jouent la comédie. Ils votent pour des gens qui sont comme eux, dont ils savent qu’ils sont contre le changement, des gens qui sont les mieux à même d’entretenir leurs rêves, tout en ne touchant à rien d’essentiel. Les gens veulent qu’on leur fredonne l’air du changement.

    Les banquiers l’ont compris, qui, dans les médias à la botte, subrepticement, quotidiennement,  entretiennent la peur. La peur de l’Armageddon financier. Tous ces gens sont clivés, schizophrènes, capables -pas toujours sans rougir pour certains, suivez mon regard– ces gens  sont capables de dire une chose et de faire le contraire. En fait, ce ne sont pas des menteurs, car nous sommes persuadés qu’ils croient ce qu’ils disent, ils croient à leur promesse. Mais c’est à un certain niveau.  Et le secret de leurs capacités, c’est d’être capables de vivre en même temps plusieurs niveaux de réalité. Ceux qui ne sont pas convaincus eux-mêmes, qui ne sont pas aliénés dans leurs propres illusions, sont des cyniques et ceux-là ne sont pas convaincants, ils ne sont pas populaires.
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12/05/2013 Publié par | Commentaire de Marché, Emploi, formation, qualification, salaire, Idées Courtes, Idées Fausses, Innovation Technologique, scientifique ou financière, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Répression Financière | | 22 Commentaires

Cela se passe près de chez vous: A propos de spéculation et de tonte des moutons.

Cela se passe près de chez vous: A propos de spéculation et de tonte des moutons.

 

Vous avez constaté que la Société Générale fait un bond de plus de 7% hier, après un beau parcours avant hier.

En 2012 les rémunérations des traders des trois principales banques françaises ont eux aussi progressé de 7 %. les 7276 opérateurs de marché travaillant dans le monde pour les trois principales banques françaises se sont ainsi répartis 2,16Mds€ de salaires et de bonus

Les résultats et les économies annoncés font merveille. Attendez-vous à ce que d’ici peu, on tente de lever des fonds propres comme l’a tenté il y a quelques jours la Deutsche Bank 

Nous rappelons simplement la phrase de Draghi , la semaine dernière:

  » il y a des limites à la politique monétaire, tout ne peut être résolu par elle … la BCE ne peut nettoyer les bilans des banques à leur place ».

 Y aurait-il des choses toxiques à nettoyer ? Des choses cachées ? 

Les banques européennes ont besoin de 2 à 3 trillions, globalement, mais individuellement aucune n’a besoin d’argent.

08/05/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Brèves de Trottoirs, Cela se passe près de chez vous, Commentaire de Marché, Emploi, formation, qualification, salaire, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Une info importante qui peut en cacher une autre | | 6 Commentaires

L’immigration britannique a été trop forte et trop rapide!!!

L’immigration britannique a été trop forte et trop rapide!!!

Durant la crise, les emplois nouvellement créés ont été octroyés aux immigrés plutôt qu’à des Britanniques d’origine

Les partis politiques les plus restrictifs en matière d’immigration ont le vent en poupe. C’est vrai en France et au Royaume-Uni, où le Parti de l’indépendance (UKIP) a surpris tout le monde et accumulé 26% des voix lors des élections de la semaine dernière. L’expérience britannique de l’immigration mérite une analyse approfondie. C’est précisément le mérite de David Goodhart dans British Dreams*, un ouvrage salué récemment par la critique, notamment par le Financial Times.

«Trop forte et trop rapide»? L’immigration annuelle nette, entre 2004 et 2011, a été égale à l’ensemble de celle qui est intervenue entre 1066 et 1950, soit 250 000 personnes, selon David Goodhart.

L’immigration n’a pas vraiment été gérée. La première vague, de 1948 aux années 1990, était liée à ses obligations d’ex-pays impérial. Aucun obstacle ne pouvait être érigé. Mais le pays a été surpris par l’étendue du phénomène. Ses effets ont été d’autant plus incertains qu’il n’avait pas cherché à établir une culture d’intégration, au risque d’un affaiblissement du contrat social. La deuxième vague, à partir de l’élection des travaillistes en 1997, est le résultat d’une multitude de mini-décisions.

Si le Royaume-Uni avait confiance dans sa capacité d’intégration, la vitesse du changement n’aurait pas été problématique, selon l’auteur. Tel n’est pas le cas, si bien que des menaces pèsent aujourd’hui sur l’Etat social lui-même. «Lorsque les valeurs et les modes de vie s’écartent, il est plus difficile d’affirmer la légitimité de l’Etat social et d’amener les citoyens à partager les risques», selon David Willetts. Ceux que l’auteur nomme «les minorités visibles» sont 8 millions au Royaume-Uni. Dans certains cas, leur intégration aura été faible. Certaines minorités, notamment d’origine musulmane et rurale, ont reproduit l’essentiel de leurs coutumes.

Le Royaume-Uni doit choisir entre deux modèles d’immigration, celui des Etats-Unis et celui de la Suède. Un Etat social ne peut être généreux à l’image de la Suède qu’à la condition d’être une société homogène, selon l’auteur.

Les objections à l’égard d’une forte immigration ne sont pas nécessairement racistes. Les démocraties sont très exigeantes à l’égard de leurs citoyens. On ne risque plus sa vie pour sa patrie, mais on verse environ le tiers de son revenu à l’Etat pour gagner un accès aux infrastructures publiques. La coopération ne peut fonctionner que si la confiance est partagée. C’est pourquoi, selon l’auteur, derrière la diversité ethnique se cache le débat sur la diversité des valeurs.

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08/05/2013 Publié par | Emploi, formation, qualification, salaire, Idées Courtes, Idées Fausses, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Temps, Libéralisme, Regulation des Marchés, Royaume Uni | | Un commentaire

Salauds de riches?

Salauds de riches?

AVANT PROPOS DE BRUNO BERTEZ :

   Je pense que le texte du professeur Windisch est important. Nous ne pouvons faire l’économie d’une réflexion sur la richesse des uns et la pauvreté des autres. Windisch trace de nombreuses pistes, nous tenterons de les explorer. La question de la richesse et des inégalités est à un carrefour, mieux à un croisement de multiples voies de recherche, la sociale ou plutôt sociologique, l’économique, la politique.

Par ailleurs elle est au centre de nombreuses mystifications, inversions et renversements. Pour ne donner qu’un exemple:  le creusement des inégalités, conséquence de la financiarisation et de la dérive kleptocratique est conséquence de cette perversion du capitalisme et non pas cause. Ce qui est premier c’est le glissement vers le crédit facile lequel  a produit la hernie financière.

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Ne pas être riche et néanmoins ne pas se sentir obligé de détester systématiquement les  riches! 

Il fut un temps où les riches faisaient l’objet de beaucoup d’admiration et de prévenance. Tempi passati ? Peut-être pas complètement même si le climat a totalement changé, en France notamment… 

On peut se demander si avec  le durcissement idéologique de certains responsables politiques du parti socialiste suisse on ne va pas dans le même sens que la France : initiatives contre des salaires perçus comme scandaleux, diminution de l’écart entre les salaires les plus éloignés, taxation et impôts supplémentaires des revenus les plus élevés, de l’héritage, etc. 

Tout se passe comme si un climat anti-riches allait bon train, climat alimenté de manière souvent fort démagogique et intéressée électoralement par la gauche et ses extrêmes, soit une forme de populisme de gauche dont les chances sont meilleures en temps de difficultés  économiques et de crise. 

Ce climat prend ces derniers temps une attitude malsaine et extrême en France. Les effets contraires à ceux attendus se font déjà sentir ; ils pourraient devenir massifs. 

Est-ce vraiment la solution que de pourchasser les riches partout où ils sont, même à l’étranger, et dans le monde entier ? N’est-ce pas aussi une façon commode de se défausser sur d’autres quand on est incapable de résoudre les problèmes essentiels et graves d’un pays, et surtout des couches les plus défavorisées, notamment celui du chômage, des jeunes en particulier ?  Passons sur la formule connue : trop d’impôts tue l’impôt.

 

Le cumul de ces chasses : aux sorcières, aux riches, à une transparence obsessionnelle, à une surveillance généralisée, au point où tout le monde se sent traqué, va rendre la vie en société de plus en plus en difficile et générer des détestations et des haines multiples et réciproques. 

Il ne s’agit en aucun cas de justifier la fraude, la soustraction fiscale ou le fait de ne pas déclarer des revenus ou de la fortune, mais de souligner à quel point l’ouverture de cette chasse peut entraîner un climat social et politique de plus en plus malsain et surtout contre-producutif pour l’ensemble d’une société. 

D’où une question : que faire pour retrouver un climat moins malsain, et est-ce possible ? On oublie le fait que malgré le sentiment d’étouffer sous les impôts ou d’être carrément rançonnées, nombre de personnes fortunées sont d’accord de payer des impôts importants, même lorsqu’elles trouvent ces impôts excessifs mal utilisés ou de manière abusive. 

Y a-t-il moyen de prélever des impôts tout en n’entraînant pas révolte, fuite au loin et tentatives de cacher une partie des revenus et fortunes ?

 PLUS DE RICHES EN SUIVANT: Lire la suite »

04/05/2013 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Douce France, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Emploi, formation, qualification, salaire, Idées Courtes, Idées Fausses, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Répression Financière | | 3 Commentaires

Mister Market and Doctor Conjoncture du Vendredi 3 Mai 2013: La déflation est bien là mais elle est inégale par Bruno Bertez

Mister Market  and Doctor Conjoncture du Vendredi 3 Mai 2013: La déflation est bien là mais elle est inégale par Bruno Bertez 

EN LIEN: Mister Market and Doctor Conjoncture du Mercredi 1er Mai 2013:  Le retour des forces déflationnistes est incontestable par Bruno Bertez

    Ne vous laissez pas influencer par les chiffres de l’emploi américain, la déflation est là et le ralentissement économique également. Tous les indicateurs précurseurs américains sont médiocres et surtout les plus importantes comme les ventes finales. 

 L’emploi n’est pas un indicateur fiable, c’est indicateur retard, lagging. Il exprime ce qui s’est passé il y a trois à six mois, il ne préfigure rien. 

Ce n’est pour rien que les maitres du monde balancent 85 plus 75 billions de QE chaque mois, c’est à dire 160 milliards de dollars, c’est parce qu’ils savent…

 

L’Australie est plus que le canari dans la mine. Ce n’est pas seulement l’activité qui chute et l’économie qui s’effondre, c’est le risk financier qui revient. Car il faut savoir que l’Australie est un pays anglo-saxon, il pratique à grande échelle le deficit spending, il est mal géré, il a une bulle immobilière , il a une bulle des salaires , une bulle de la misallocation des ressources.

  Bref il a tout pour être déstabilisé et déstabiliser les autres par le canal bancaire et celui des marchés. L’économiste Steve Keen avait une fois de plus raison et on dira une fois de plus que personne n’avait vu venir la crise n’est-ce pas ?

 

Voici quelques chiffres du dernier PMI, celui d’avril pour l’Australie:

  • -PMI manufacturier 36,7  contre 44,4, sous les 50 c’est la récession
  • -En moyenne mobile 3 mois on est à 42,2 contre 43,4
  • -7 secteurs industriels sur 8 sont en recul
  • -les capacités utilisées sont 68,6 contre 71
  • -Les exports se contractent pour le 9e mois consécutifs
  • -L’emploi est en chute libre à 39,3 une dégringolade de 9,4 points

 

Le super cycle des commodities c’est fini!

Le super cycle du miracle chinois, c’est fini!

BRUNO BERTEZ Le Vendredi 3 Mai 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON:

03/05/2013 Publié par | Australie, Behaviorisme et Finance Comportementale, Bloomberg, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Immobilier, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Le Graphique du Jour, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Reuters, Trappe à Dettes | , | 6 Commentaires

Marc Faber: "Dr Doom" était de passage en Avril à Genève- Fidèle à son immense légende!

Marc Faber: " Dr Doom" était de passage en Avril à Genève- Fidèle à son immense légende!

A l’occasion d’une conférence organisée par Natixis à Genève, le financier zurichois a clos  la matinée de débats. Toujours contrariant, volontiers provocateur et amateur de bons mots, l’auteur du «Boom, gloom and doom report» anticipe une crise massive découlant en partie du surendettement américain et de leur politique monétaire et fiscale expansionniste, mais également de la Chine. Deux pays dont il se méfie des statistiques officielles. «Je ne saurais pas vous dire si cela se produira dans cinq, dix ou quinze ans, mais nous allons assister à une crise majeure à laquelle personne ne pourra échapper», a-t-t-il asséné, tout en convenant qu’en attendant, il fallait tout de même investir. Et en concédant que ses prévisions  étaient floues quant au timing. La stratégie d’investissement est en revanche limpide et axée sur quatre classes d’actifs équipondérées: 25% d’actions, 25% en cash et obligations, 25% en immobilier et 25% en or. Avec une nette préférence pour la détention d’or physique, traditionnellement conservé dans un coffre. Ou, mieux encore, dans un port franc à Genève ou Singapour. En ce qui concerne l’immobilier, il privilégie l’investissement direct et la proximité géographique. Même raisonnement pour les actions: Nestlé, Novartis ou Roche. Mais pas les financières. Quant au cash et aux obligations, ils jouent un rôle de préservation de valeur.

EN LIEN: Interview de Marc Faber ( en Français ) sur l’or

http://blog.crottaz-finance.ch/wp-content/uploads/2013/04/le-journal-du-matin_20130422_la-fin-de-la-ruee-vers-lor-faber.mp3

Plaidoyer pour les actifs tangibles/ L’équipondération du portefeuille

L’auteur du «Boom, gloom and doom report» et du site internet éponyme,, Marc Faber se distingue non seulement par son style mais aussi et surtout par son analyse et sa stratégie d’investissement. Le financier zurichois, conscient des limites des analyses économiques purement quantitatives, s’est attaché à démontrer l’importance de facteurs qualitatifs comme la finalité de la dette: est-elle destinée à la consommation ou à l’investissement?

«Aucun pays n’est devenu riche avec la consommation, seul l’investissement créé de la valeur et il s’est effondré aux USA depuis 2000».

Même conclusion du côté des chiffres de l’emploi:

«Depuis la crise, les USA n’ont récupéré qu’environ 60% des emplois détruits, et la grande majorité de ces emplois sont des emplois mal payés ou dans des emplois peu qualifiés et donc créent peu de valeur».

La Fed devrait relever ses taux

L’auteur du «Gloom, Boom & Doom Report», estime que le loyer de l’argent est trop bas, alors que la croissance est soutenue

Quatre ans de croissance économique et des taux d’intérêt qui restent à zéro. C’est la contradiction qu’a voulu souligner Marc Faber, d’autant que les marchés financiers ont, eux aussi, rebondi depuis lors. L’indice des actions américaines, le S&P 500, a grimpé de 84% sur les quatre dernières années.

Planche à billets inefficace

S’il devait prendre la tête de la Réserve fédérale américaine (Fed), il «normaliserait les taux d’intérêt à un niveau bien plus élevé qu’aujourd’hui. En ce moment, la banque centrale ne s’occupe pas seulement de politique monétaire, mais aussi de politique budgétaire», a-t-il souligné. Il préférerait, quant à lui, encourager le gouvernement à réduire la dette et augmenter la participation du secteur privé, quitte à «menacer le gouvernement d’augmenter les taux d’intérêt encore davantage», a assuré ce Suisse installé en Asie depuis 1973.

Il a critiqué la banque centrale américaine, dont l’utilisation de la planche à billets n’est pas efficace. «Les fonds ne sont pas répartis de manière égale. Pire, ils alimentent des bulles», a-t-il prévenu. Ainsi, «au lieu de calmer la situation, cette politique accroît la volatilité» et risque de mener à «une crise majeure», selon le «Dr Doom». En outre, il a voulu pointer certaines incohérences: «Les bénéfices des entreprises sont au plus haut parce que les taux d’intérêt bas favorisent l’utilisation du capital plutôt que du travail.»

Dans son scénario, «Dr. Doom» anticipe une crise massive découlant en partie du surendettement américain et de leurs politiques monétaire et fiscale expansionnistes «qui ne seront pas éternelles», mais également de certains pays comme la Chine, dont l’endettement le préoccupe également.

Deux pays dont par ailleurs il se méfie des statistiques officielles et encourage à ne pas les prendre au pied de la lettre.

«Je ne saurais pas vous dire si cela se produira dans 5, 10 ou 15 ans, mais nous allons assister à une crise majeure à laquelle personne ne pourra échapper. Mais en attendant, il y a toujours des opportunités d’investissement».

PLUS DE DR DOOM EN SUIVANT:

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30/04/2013 Publié par | Agefi Suisse, Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Chinamerica, Chypre, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Europe, Gold et Métaux Précieux, Grèce, Immobilier, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Temps, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Suisse, Trappe à Dettes | | Poster un commentaire

Réponse à George Soros par Hans Werner Sinn

Réponse à George Soros par Hans Werner Sinn 

AVANT PROPOS DE BRUNO BERTEZ

Sinn uberalles! Sinn est le meilleur!

   Sinn uberalles! Sinn est le meilleur! 

Le texte de Sinn est comme à l’accoutumée remarquable. 

La logique y règne en maitre. Il démystifie les propositions de Soros comme il se doit c’est à dire en montrant que les eurobonds sont la solution des kleptos , debtocrates qui veulent faire leur plein sur le dos des peuples. 

Il trace l’articulation entre la crise financière et les problèmes économiques sous-jacents comme la sous compétitivité des pays du sud et de la France. Car l’essentiel est là. Faire l’économie d’une restructuration économique ne permet que de gagner du temps, les problèmes restent intacts, mieux ils s’enracinent , et Sinn le montre bien. 

Il nous fournit le chiffre colossal déjà consenti :  1,2 trillions ont été consentis à ce jour. 

Là ou Sinn est faible, c’est lorsqu’il aborde la politique. Il ne considère pas que les demandes des eurosceptiques doivent être prises en compte, il faut les balayer, il faut faire contre elles, contre la volonté, finalement, des peuples. Cela le conduit à prendre ses désirs pour des réalités :  Le redressement par l’austérité et la dévaluation interne sont possibles. Il néglige la politique et donc le social, ce qui est une faiblesse considérable. 

De la même façon , il écarte la possibilité que l’Allemagne sorte de l’euro, non en se situant au niveau économique , mais en se situant au niveau de la politique étrangère, la frontière avec la France, C’est une pirouette! Ce n’est pas parce que le mythe de la réconciliation forcée entre la France et l’Allemagne a la vie dure qu’il faut y souscrire. Le peuple Français ne se rapproche pas du peuple Allemand, il s’en écarte , mieux , l’animosité se développe des deux cotés du Rhin. L’euro forcé, l’euro à tout prix, dresse les peuples les uns contre les autres , il ne les rapproche pas. Donc l’argument de Sinn ne résiste pas à l’analyse. 

Il y a une voie que Sinn n’a pas encore explorée dans ses réflexions, c’est celle de la restructuration européenne concertée des dettes et des créances. C’est la seule voie qui permet de traiter le passé,. de libérer l’avenir, de libérer les énergies , de s’attaquer au problèmes conjoints de la compétitivité et de l’investissement. 

On ne peut à la fois solder les comptes du passé et  préparer l’avenir, Il faut choisir. Les ressources sont rares, si on les consacre à payer des dettes et solvabiliser des créances fictives, on ne peut en même temps avoir les capitaux pour investir.  Le refus de restructurer les dettes condamne à plus de 10 ans de régression. 

La restructuration concertée des dettes serait la contrepartie qu’il faudrait donner aux peuples pour qu’ils acceptent l’effort de la productivité, de la mise à plat des systèmes sociaux. Elle serait la pierre angulaire d’un grand projet  qui redonnerait un avenir à l’Europe et un sens aux efforts demandés aux citoyens.

Nous voudrions insister sur la faiblesse fondamentale du papier de Sinn. Nous pouvons nous permettre de le faire parce qu’ au plan économique , nous partageons quasi sans réserve son analyse. Mais précisément le plan économique ne suffit pas . Les hommes ne sont pas des abstractions, ce sont des êtres vivants, pas toujours intelligents, plutot « sheople », dociles, mais jusqu’à un certain point . Dans l’analyse il faut réintroduire l’humain, la société, la société civile, l’effort, le sang, les larmes, bref il faut remettre du concret.

On ne peut raisonner en stricte économie car l’économie c’est bon en rythme de croisière, de beau temps. Derrière l’économie, ce qui se dissimule et n’apparait que dans les périodes de crise et de dislocation , c’est la force, la violence.

Notre idée est que nous approchons d’une de ces périodes. Ce ne sera pas linéaire, progressif comme le pensent les politiques et les économistes, non, ce sera en rupture. En tout ou rien. Un jour on supporte,  les idiots croient à la linéarité et puis le lendemain, c’est le fétu de paille sur le dos du chameau, la goutte qui fait déborder le vase et les réactions non linéaires, les réactions de foule s’enclenchent. C’est cela la vie, c’est cela l’humain… Bien sûr cela se situe en dehors de la capacité d’entendement des  Bernanke , des Enanistes, des socialistes de la sociale démo . Et c’est pour cela que la crise précisément a éclaté en 2008, la non linéarité, les phénomènes de foule.

Quand c’est trop, c’est trop.

Ce jour un universitaire réputé espagnol vient de publier un texte de grande qualité sur une éventuelle sortie de l’Espagne de la zone euro. C’est un texte disons nous de qualité. Rien a voir avec les déclamations populistes que les pseudo élites n’ont aucune difficulté à ridiculiser.

Ce professeur part du réel, le chômage et la baisse du niveau de vie des espagnols. Il ne part pas de l’économie et de la finance, il part de la vie. C’est lui, avec ses compétences, son expérience, sa connaissance de l’histoire qui cette fois ridiculise les tenants de la thèse officielle bien-pensante. La sortie de l’euro est catastrophique, elle est inimaginable, impossible.

Nous pensons que la sortie d’un pays faible n’est pas la meilleure solution technique, la meilleure solution c’est la sortie des pays du nord par le biais et la transition de la création d’un second euro, L’EUROMARK. Les études existent, au plus haut niveau, on les dissimule de peur que l’on sache qu’il y a des alternatives à la situation présente.

EN BANDE SON: 

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Réponse à George Soros par Hans Werner Sinn 

Le débat sur les eurobonds n’a rien de désintéressé. Les financiers veulent limiter leurs pertes en déchargeant la toxicité de leurs instruments sur les sauveteurs intergouvernementaux. L’Allemagne ne cédera pas. 

L’été dernier, le financier George Soros invitait l’Allemagne à accepter la mise en place du Mécanisme européen de stabilité, appelant le pays à «diriger ou se retirer». Il considère aujourd’hui que, si l’Allemagne veut continuer de faire obstacle à l’introduction des euro-bonds, elle devrait alors quitter la zone euro (L’Agefi Suisse du 11 avril). 

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26/04/2013 Publié par | Agefi Suisse, Allemagne, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Douce France, Emploi, formation, qualification, salaire, Espagne, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Project Syndicate, Reuters, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | , , | 8 Commentaires

Mr Ayrault et son chauffeur par Charles Gave

Mr Ayrault et son chauffeur par Charles Gave

   Diffusez cette étude de Charles Gave, propagez le raisonnement, il est imparable. La question qu’il évoque, il l’a déjà évoquée d’ailleurs, est au cœur de l’injustice des retraites et des privilèges des fonctionnaires. On taxe et surtaxe la constitution du capital pour les citoyens privés, et on oublie le capital implicite qui sert à payer les retraites du public. Ces gens disposent d’un capital implicite considérable qui lui ne subit aucune taxation. Popularisez ce thème, faites circuler, nous sommes au cœur d’un problème d’équité, cette équité si chère aux socialistes.

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J’ai reçu par l’intermédiaire du net un petit calcul fait sur les retraites dont va bénéficier l’ineffable Monsieur Ayrault qui d’après la rumeur publique serait Premier Ministre en France (toutefois, cette information reste à vérifier et j’attends une confirmation de Médiapart sur cette question).

Je ne garantis en rien ces chiffres, que je n’ai pas vérifié, mais dans l’esprit de transparence totale dont le Président nous dit qu’il est essentiel, je vais les utiliser pour essayer de calculer la valeur du patrimoine qu’il me faudrait avoir pour que l’Etat me garantisse une retraite équivalente à celle de notre estimé premier ministre qui a fait don de sa personne à la France.

Commençons par le calcul des retraites que mon correspondant m’ a fourni. (En Italiques)

Selon ces calculs, Monsieur Ayrault percevra au minimum 2 000 euros par mois au titre d’ancien maire de Saint-Herblain et de Nantes, et à peu près autant comme ancien président du district de l’agglomération nantaise puis de la communauté urbaine, soit, pour commencer, 4 000 euros…

Mais n’oublions pas l’essentiel ! Le plus gros morceau, c’est bien sûr sa retraite d’ancien député : une pension « plein pot » de 6 630 euros par mois (en 2012), plus un gros bonus comme ancien président de groupe qui devrait lui rapporter, au bas mot, 2 500 euros supplémentaires.

En comptant serré (nous n’avons pas pu réussir à obtenir le montant officiel de sa retraite de conseiller général…), on peut estimer que Jean-Marc Ayrault a déjà cumulé, à ce stade, plus de 13 000 euros de pension retraite. Car, même s’il n’a enseigné que quelques années, on lit sur sa biographie officielle (publiée par les services du Premier ministre) qu’il est « professeur d’allemand, depuis 1973″ ! Grâce à cette « carrière », pour le moins fictive convenons-en, il peut donc prétendre à une pension de retraite d’enseignant : et voilà près de 1 800 euros par mois encore empochés…

Faites le calcul : on flirte avec la barre des 15 000 euros par mois.

Venons en au calcul de la richesse de monsieur Ayrault

Monsieur Ayrault touchera donc environ et au minimum 180000 euro par an et ce pendant une vingtaine d’années au moins compte tenu de l’espérance de vie que tout Français quand il a atteint l’âge de notre bien aimé bien qu’obscur Premier Ministre. S’il venait à décéder prématurément, épuisé par le travail qu’il a fourni, sa veuve continuerait à en percevoir une grande partie, ce qui contribuerait à atténuer un chagrin dont on ne doute pas qu’il serait immense.

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22/04/2013 Publié par | Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Douce France, Emploi, formation, qualification, salaire, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Retraite, Démographie et Vieillissement | | 3 Commentaires

Que de chiffres trompeurs Par Jean-Pierre Béguelin

Que de chiffres trompeurs Par Jean-Pierre Béguelin

Nous croulons de plus en plus sous une avalanche de chiffres très souvent faux, peu pertinents et, surtout, mal interprétés, un afflux qui explose en cas de scandale politique ou financier.

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Prenez le cas de M. Cahuzac où certaines accusations poussent des enquêteurs à demander combien doit apporter un Français pour pouvoir ouvrir un compte à Genève. Ces journalistes oublient toutefois qu’il y a compte et compte, vu que la finance privée est fort semblable à la mode. Comme il y a la confection, le prêt-à-porter, les marques de luxe et la haute couture, il y a le dépôt bancaire à diverses échéances, la gestion standard avec fonds de placement, le portefeuille personnalisé et le gérant quasi exclusif. Chaque catégorie coûtant de plus en plus cher à satisfaire, elle requiert évidemment des avoirs de plus en plus fournis. Inutile ainsi de chercher à connaître le prix du ticket d’entrée si l’on ignore la qualité des places achetées, d’autant que la frontière entre ces différents services est poreuse selon la banque ou, même, selon le client. Il reste que 750 000 francs, comme pour M. Cahuzac, ouvrent normalement la porte du prêt-à-porter bancaire légèrement personnalisé sans qu’il soit besoin de chercher des montants dissimulés plus importants encore que – mais je n’en sais pas plus à ce sujet – ceci n’exclut évidemment pas cela.

C’est que les exagérations fleurissent dès qu’il s’agit de secrets, d’affaires financières et d’optimisation fiscale. Le président Van Rompuy ne vient-il pas lui-même de déclarer que l’évasion fiscale coûtait à l’UE 1000 milliards d’euros par an? Mille milliards d’euros par année, soit 10% du PIB européen, c’est là un chiffre difficilement croyable. Si on parle d’une perte d’impôts, le montant des capitaux dissimulés aux yeux du fisc serait colossal. En supposant le revenu de ces placements imposé à 50%, celui-ci s’élèverait alors à 2000 milliards l’an, ce qui nécessiterait, à 5% de rendement, des capitaux s’élevant à 40 000 milliards d’euros, soit plus que les avoirs nets de l’UE dans son ensemble, une impossibilité manifeste.

Non, ce qui est plus vraisemblable, c’est que le président ou ses conseillers ont confondu une perte totale unique avec un manque à gagner récurrent, comme le font presque toujours les politiciens qui promettent de supprimer l’évasion fiscale et les fraudes diverses en mélangeant – sciemment (?) – les flux et les stocks, comme on le dit en jargon. Les premiers sont des entités, telles que les pertes et profits ou le PIB, qui ne sont mesurables que sur un intervalle de temps – on gagne 7000 fr. par mois, on produit 100 pièces à l’heure. Les seconds sont des grandeurs – un bilan, une dette – mesurées et mesurables à un instant précis, au 31 décembre 2012 par exemple. Si ces deux types de données sont parfois liés par des relations comptables, on s’efforcera toutefois d’être prudent en les mélangeant, une précaution qu’érode malheureusement l’habitude de plus en plus généralisée de tout comparer au PIB.

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22/04/2013 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Douce France, Emploi, formation, qualification, salaire, Europe, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Chiffre du Jour, Le Temps, Statistiques et Modèles Mathématiques, Suisse | | Poster un commentaire

Philippe Simonnot : Douce France: "Chômeurs ou esclaves ?"

Philippe Simonnot : Douce France: "Chômeurs ou esclaves ?"

19/04/2013 Publié par | Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Douce France, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Emploi, formation, qualification, salaire, Idées Courtes, Idées Fausses, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Vertus du Capitalisme, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | | Un commentaire

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