Crise: Nouvelle focalisation sur les bilans bancaires accumulés
Crise: Nouvelle focalisation sur les bilans bancaires accumulés
Chypre a remis la tolérance des Etats européens (Suisse comprise) à la taille du secteur bancaire au premier plan.
Quel est le poids des actifs bancaires tolérables par un pays? Chypre n’a pu sauver seul ses banques en faillite. Mais quel Etat européen en est-il capable? A partir de quel rapport entre bilans bancaires cumulés et PIB un pays devient-il impuissant?

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La réponse est bien sûr à nuancer. En fonction du PIB, mais aussi du budget de l’Etat et de l’état des finances publiques. Sans parler du type d’établissement, de la concentration bancaire ou du montant des actifs des grandes banques. Le secteur bancaire européen apparaît très fragile de ce point de vue. Inutile de revenir sur l’Islande, dont les actifs financiers ont atteint 10 fois le PIB avant le défaut de paiement (envers les déposants). Ni sur l’Irlande, qui a imposé à ses citoyens le sauvetage du système bancaire. Qu’en serait-il du Luxembourg, modèle extrême avec des actifs bancaires de l’ordre de 18 fois le PIB. Ou de Malte (8 fois)?
Avec des ratios supérieurs à 5, Royaume-Uni et Suisse donnent certainement matière à réflexion. Même si la concentration des actifs dans les grandes banques britanniques en 2012 (68%) peut paraitre plus préoccupante que celle des grandes banques suisses (55%). RBS, Barclays et HSBC à elles seules représentent plus de trois fois le PIB britannique. Les finances du gouvernement sont dans un état alarmant, ce qui n’est pas le cas en Suisse.
Le surpoids des deux grandes banques suisses avait déjà été relevé par le Conseil de stabilité financière de la BRI dans son rapport de janvier 2012 (basé sur les chiffres de 2010).
UBS et Credit Suisse représentent chacun plus de deux fois le PIB du pays. Malgré le déclin relatif du secteur bancaire en Suisse, passé de 9 fois le PIB en 2006 à 6,6 en 2010, sa concentration restait l’une des plus élevées en comparaison G10. Ce ratio aurait encore décliné depuis lors, d’après les chiffres de la Banque nationale.
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Sans arme, ni haine, ni violence: Main basse sur les comptes chypriotes ou le nouveau casse du siècle
Sans arme, ni haine, ni violence: Main basse sur les comptes chypriotes ou le nouveau casse du siècle
Cofondateur et directeur de Saxo Bank, Lars Seier Christensen juge pour sa part cette décision «choquante et sans précédent.» Selon lui, ce qui a été décidé pour Chypre pourrait préfigurer la fin de la zone euro. « La confiance n’est plus là, de toute façon. »
Le patron de la banque danoise Saxo, s’inquète sur son blog.
"Si l’on peut faire cela une fois, on pourra le refaire. La confiscation de 6,75 pour cent de l’argent des petits déposants et 9,9 pour cent des déposants grands «fonds est sans précédent dans ce que je peux penser ètre une société soi-disant civilisée et démocratique.
- Mais peut-être l’Union européenne (UE) n’est plus une démocratie civilisée?
Les conséquences de tout ceci sont imprévisibles, car nous sommes clairement confrontés là à un important changement de paradigme.
Il s’agit d’une violation des droits de propriété fondamentaux, dictés à un petit pays par des puissances étrangères et cela doit faire trembler tous les déposants des Banques Européennes.
Il est maintenant difficile de s’attendre à une quelconque limitation des mesures que la Troïka et l’UE pourraient prendre lorsque la crise commencera vraiment à sévir.
Si on peut le faire une fois une fois, on peut le faire à nouveau.
Si vous pouvez confisquer 10 pour cent de l’argent d’un client d’une banque, vous pouvez confisquer les 25, 50 ou même 100 pour cent de ce même argent.
Je crois maintenant que nous allons connaitre des mouvements de panique et autres bank run allant crescendo, avec des politiciens tentant désespérément de garder l’euro en vie.
Les Déposants des autres pays nécessitant un plan de sauvetage en cours d’exécution doivent avoir peur.
- Est-il sûr de laisser son argent dans une banque italienne, espagnole, ou grecque?
- Est-il prudent d’en prendre le risque?
Je crains que cela mènera à des sorties de capitaux massives en provenance de pays faibles de la Zone euro, la dernière chose dont ils ont besoin en ce moment.
Il s’agit là d’un changement majeur des règles du jeu et ses retombées seront là pour durer très longtemps.
Je crois que cela pourrait être le début de la fin pour la zone euro, car c’est un coup incroyable portée à la confiance déjà mise à mal des investisseurs. C’est en contrepartie une excellente nouvelle pour l’or, et pour les pays refuges tels la Suisse ou Singapour, et pour des pays économiquement plus sains comme par exemple la Scandinavie. Je n’arrive toujours pas à croire ce qui s’est réellement passé à Chypre. Soyez prudent là-bas … »
Pour Wolfgang Münchau dans le Financial Times, la zone euro a trahi la promesse de garantie des comptes de dépôts qu’elle avait accordée au épargnants depuis la chute de la banque Lehman Brothers en 2008.
Mais le pire reste à venir, pour Münchau, qui ne doute pas que cette mesure va déclencher un immense mouvement de fuite des capitaux hors de l’Europe du Sud. « La vraie question qui se pose, c’est: pourquoi les gens n’ont pas retiré leur argent avant ? Est-ce qu’ils ne lisent pas les journaux ? », écrit-il. «Peut-être qu’ils ont fait confiance au nouveau président de Chypre, qui leur avait promis qu’il n’accepterait jamais cela ? Et pourquoi y a-t-il eu si peu de fuites de dépôts ailleurs dans l’Europe du Sud ? Eux aussi, ils ont fait confiance à leur gouvernement ? Mais de façon plus importante, est ce qu’ils vont continuer, maintenant ? »
EN COMPLEMENTS: Le plan de sauvetage, un enjeu électoral en Allemagne Wolfgang Schäuble refuse le rôle de mouton noir sur le dossier chypriote
En cas d’une faillite chypriote, les banques allemandes perdraient 7,6 milliards de dollars (7,18 milliards de francs suisses), selon la Banque des règlements internationaux.
L’appel de Nikos Anastasiades a surpris Angela Merkel à Rome, peu avant la cérémonie d’intronisation du pape François. L’occasion pour la chancelière de rappeler sèchement au premier ministre chypriote que son interlocuteur pour négocier la sortie de crise n’est pas Berlin mais la troïka (FMI, BCE, Commission européenne).
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Dompter le Léviathan par Michael Boskin
Dompter le Léviathan par Michael Boskin
Une société prospère a besoin d’un gouvernement efficace et peu coûteux pour exercer convenablement ses fonctions, et elle doit disposer des revenus suffisants à l’entretien de ces fonctions. Mais un gouvernement qui devient trop grand, trop centralisé, trop bureaucratique et trop cher, met sensiblement à mal l’économie privée et décourage les initiatives individuelles et les responsabilités. Il nuit en outre aux investissements du secteur privé, à la consommation et aux œuvres de bienfaisance. Et il peut aussi causer du tort aux mesures incitatives par de lourds impôts. Cela risque aussi de nuire à certaines fonctions essentielles au gouvernement, comme par exemple à la défense. Voilà à grands traits un portrait de l’Europe d’aujourd’hui, talonnée de près par les Etats-Unis.

La mort récente de James M. Buchanan, le père de l’économie du choix public, est une occasion de nous pencher sur ses conseils avisés. Buchanan a obtenu le prix Nobel en 1986 pour son étude sur le gouvernement et sur le comportement des représentants du gouvernement. Il les avait analysés avec la même rigueur que les économistes ont longtemps portée sur le domaine des prises de décisions économiques du secteur privé. Buchanan a conclu que la poursuite de l’intérêt personnel des politiciens conduisait inévitablement à des résultats médiocres.
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Sauvetage de l’Europe : dommage collatéral par Hans Werner Sinn
Sauvetage de l’Europe : dommage collatéral par Hans Werner Sinn
Le besoin de changement est autant allemand qu’anglais Par Emmanuel Garessus


Berlin, à mille lieues de l’approche mercantiliste française, est convaincu des mérites d’une Europe plus flexible, compétitive et performante. Et surtout, si l’on suit Hans-Werner Sinn, le directeur de l’institut IFO, l’Allemagne a un besoin vital de modifier le traité concernant le système «Target». Pour l’économiste, de passage ces derniers jours à Zurich, la zone euro ne peut survivre sans modifier ce système de règlement des crédits entre banques centrales européennes. Il l’explique dans son ouvrage très pédagogique: * «Die Target-Falle», de Hans-Werner Sinn, Hanser, 418 pages, 2012.
Sinn explique Target simplement: si un ami n’a pas son porte-monnaie et vous demande de lui avancer de l’argent pour l’achat d’un meuble, vous payez à sa place et attendez de lui qu’il vous rembourse le lendemain. A l’inverse, les crédits Target n’ont pas de limite temporelle et, contrairement à vous, la Bundesbank ne peut jamais dire non.
Les dérives du système Target s’accompagnent d’injections massives de monnaies dans les pays en crise. Reprenons l’exemple de Sinn: si un individu n’a plus d’argent liquide, il peut payer avec sa carte de crédit. Mais lorsque son compte est vide, il n’a pas la possibilité d’imprimer des billets dans sa cave pour faire ses achats. Avec Target, au contraire, la banque centrale d’un pays en déficit comme l’Italie ou l’Espagne est autorisée à imprimer autant d’argent qu’elle le désire. Les critiques de la Bundesbank n’y font rien.
La BCE doit donc remplir deux tâches aussi risquées que douteuses, selon Hans-Werner Sinn, les achats d’obligations souveraines et le refinancement des déséquilibres des balances de paiement à travers Target. Sur les 1550 milliards d’euros de crédits destinés au «sauvetage de l’euro», les deux tiers concernent le système Target, selon Hans-Werner Sinn.
Le volume des crédits Target est bientôt cinq fois supérieur aux achats d’obligations souveraines et il est deux fois plus grand que les plans de sauvetage officiels, selon l’auteur.
Jusqu’en 2007, les crédits Target des pays excédentaires ne dépassaient pas 1,3% du PIB de la zone euro. Mais dès l’éclatement de la crise, les banques commerciales du centre, notamment françaises, n’ont plus octroyé de crédits aussi facilement au sud. Les achats de biens des pays périphériques ont alors été financés par la banque centrale locale et ses injections de liquidités. L’explosion des excédents allemands auprès de Target est considérable. A l’opposé, le déficit est de 278 milliards en Italie et 423 milliards en Espagne.
Les Etats-Unis n’ont pas ce problème. Le système de la Fed, avec ses 12 Fed de district appartenant au privé, interdit le financement des déficits des Etats, et, à travers un système de marge d’intérêts, empêche la fuite de capitaux. En outre, les créances sont toujours bilatérales, à l’inverse du système européen. Aux Etats-Unis, les soldes ne dépassent pas 0,3% du PIB, alors qu’en Europe, ils sont passés de 1% du PIB avant la crise à 5% en 2011 et 11% en juillet 2012.
Le système Target, c’est «le chevalier blanc qui remplace un marché des capitaux dorénavant fermés à de nombreux acteurs privés», selon Sinn. Mais jusqu’où pourra-t-il intervenir?
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On a lu, vu et entendu du Lundi 25 Février 2013: Banques- entendez vous la dette rugir au fond du bois?
On a lu, vu et entendu du Lundi 25 Février 2013: Banques- entendez vous la dette rugir au fond du bois?

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Hopium, la nouvelle drogue des financiers
Saipem, une compagnie pétrolière italienne, a annoncé fin janvier une estimation de ses bénéfices 2013 50% en dessous des précédentes. Cela, juste quelques heures après que Meryll Lynch ait vendu pour un particulier pour plus de 10 millions d’actions entrainant une perte colossale pour les acheteurs. C’est à cause des attentes qui se sont révélées exagérées, qui ont fait gonfler les actions Saipem et on attisé le syndrome d’hopium. L’hopium, cette nouvelle drogue du financier se basant sur des espoirs ne date pas d’hier, mais cet exemple démontre à quel point les conséquences peuvent être importantes. Meryll Lynch va mener une enquête pour savoir si les vendeurs des titres qu’elle avait placés auprès d’investisseurs étaient au courant des nouvelles imminentes que Saipem s’apprêtait à faire au sujet de leurs estimations 2013. La trop grande liberté sur les marchés et la dépendance majeur à la spéculation ne cesse d’attiser l’effet d’hopium, des attentes de bénéfices exagérées, ne correspondant pas à la réalité. Le sentiment de sevrage peut lui être associé à la chute brutale de la valeur de l’action et la détresse dans laquelle se retrouvent les acheteurs.
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La BCE a dévoilé son exposition aux dettes souveraines périphériques et issues de son programme SMP. A fin décembre 2012, la BCE détient €218 Mds de dettes souveraines valorisées à leur prix d’acquisition soit €209 Mds. Ces titres ont une durée de vie moyenne de 4,3 années et sont répartis ainsi : €103 Mds sur l’Italie, €44 Mds sur l’Espagne, €34 Mds sur la Grèce, €23 Mds sur le Portugal et €14 Mds sur l’Irlande.
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Zone euro: les banques remboursent moins que prévu
Au total 356 banques ne vont rembourser mercredi que 61,1 milliards d’euros empruntés durant la seconde opération de prêt exceptionnel sur 3 ans de la BCE il y a un an, sur un montant initial alloué de 529 milliards d’euros.
La BCE quant à elle ne divulgue pas l’identité des banques participantes ni leurs emprunts et remboursements respectifs.
Mais à en croire les bilans de janvier des banques centrales nationales, les banques françaises ont remboursé 51 milliards d’euros à la BCE pour le premier LTRO, les banques espagnoles 44 milliards et les banques allemandes 20,6 milliards. En revanche les banques italiennes semblent n’avoir pas encore remboursé le moindre centime, selon Barclays.
Depuis le 30 janvier, les banques peuvent continuer de rembourser chaque semaine le premier LTRO, ce qu’elles font au compte-gouttes: environ 12 milliards d’euros supplémentaires ont été remboursés depuis, et 1,74 milliard d’euros de plus sont programmés pour mercredi.
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Le trading à haute fréquence autorisé en France
Les députés ont retiré leur amendement qui visaient à renforcer le contrôle sur cette finance ultra-rapide
La loi bancaire votée mardi par l’Assemblée nationale française comporte un volet consacré au trading à haute fréquence (HFT). Jugeant que ces transactions plus rapides qu’un clin d’œil fragilisent les marchés financiers, plusieurs députés avaient rédigé un amendement pour les limiter. Car le projet de loi n’interdisait que les transactions taxables, moins de 20% du HFT selon les élus. Au final, l’amendement a toutefois été retiré. Le ministre de l’Economie Pierre Moscovici aurait promis aux députés de «continuer à travailler sur ce sujet», en l’échange de ce retrait. Le HFT représente en Europe, selon les estimations, jusqu’à 40% des transactions boursières.
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Le FBI se penche sur le rachat de Heinz
La police fédérale américaine (FBI) examine à son tour des transactions boursières suspectes ayant précédé le rachat des ketchups Heinz par le milliardaire américain Warren Buffett et un fonds d’investissement propriétaire de Burger King.
«Nous avons connaissance d’anomalies de courtage à la veille de l’annonce» de l’acquisition, qui a été dévoilée jeudi, a indiqué mardi à l’AFP une porte-parole du FBI, Kelly Langmesser. «Nous consultons la SEC», la commission américaine des opérations boursières, «pour voir si un crime a été commis», a-t-elle ajouté.
La SEC avait déjà annoncé vendredi en 15 qu’elle avait obtenu le gel des actifs d’un compte de courtage basé en Suisse, qu’elle soupçonnait d’avoir été utilisé dans le cadre de délits d’initiés autour du rachat pour 28 milliards de dollars de Heinz par Berkshire Hathaway, holding du milliardaire Warren Buffett, et 3G Capital, fonds brésilien actionnaire majoritaire de la chaîne de restauration rapide Burger King.
La perspective de cette transaction, qui n’avait pas du tout filtré à l’avance, avait fait bondir l’action du groupe de 20% jeudi. La SEC fait valoir dans une plainte, déposée devant un tribunal new-yorkais, que «des courtiers inconnus ont fait des paris risqués sur une hausse de l’action Heinz» le jour précédant l’annonce.
La SEC juge ces opérations suspectes car le compte qu’elle a fait geler n’avait pas opéré de transaction concernant Heinz dans les six derniers mois, et que l’activité sur les options d’achat Heinz avait de manière générale été «minime» dans les jours précédant l’annonce, selon son communiqué
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L’Hôtel de la monnaie américaine, la US Mint, a rapporté un volume record mensuel de vente de pièces d’argent American Eagle en janvier. Un peu moins de 7,5 millions d’onces de pièces d’argent (produites uniquement pour l’investissement) ont été vendues le mois dernier. Les ventes des pièces d’or American Eagle était à leur plus haut niveau depuis juillet 2010, à 150 000 onces.
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Le Monetary Policy Committee de la Bank of England avait déjà émis de sérieux doutes quant à l’efficacité et à la nécessité de poursuivre sa politique de Quantitative Easing (achat de Gilts). Le MPC avait en janvier voté à l’unanimité moins une voix la « non augmentation » de son programme (£375 Mds). Or, en février, 3 membres sur 9, dont le gouverneur Mervyn King lui même, ont voté en faveur d’une augmentation de ce plan de £25 Mds à £400 Mds. La BoE s’autorisera désormais un horizon plus lointain concernant le retour de l’inflation à son niveau cible de 2% et ce, dans le but de ménager l’économie. Elle réinvestira totalement les £6,6 Mds de Gilt mars 2013 détenus en portefeuille.
Cela signifie que pour le Royaume Uni l’espoir d’un retour de la croissance à court terme est faible. La livre sterling, qui a déjà reculé de 7% face au dollar depuis le début de l’année, risque de connaître un nouveau glissement. «La bonne volonté du marché vis-à-vis du plan d’austérité pourrait disparaître encore davantage (après la perte du AAA)», estiment les analystes de HSBC. L’arrivée d’un nouveau gouverneur à la Banque d’Angleterre, réputé très agressif dans son utilisation de la planche à billets, peut également accentuer le mouvement.
Le problème est que les coupes budgétaires sont loin d’être finies. L’austérité se répartit entre 15% de hausses d’impôts et 85% de coupes budgétaires. La première partie est presque entièrement réalisée, mais la seconde – la plus difficile – n’est guère entamée. Selon l’IFS, seul le tiers des réductions des allocations sociales et un cinquième des baisses des dépenses courantes dans les services publics ont été effectués.
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Le gouvernement irlandais a annoncé la liquidation de l’ex Anglo Irish Bank, renommée Irish Bank Resolution Corp (IBRC). Cette dissolution va permettre à l’Etat irlandais de substituer le financement exceptionnel octroyé par la banque centrale irlandaise à IBRC pour €25 Mds par l’émission de nouveaux titres d’Etats d’une maturité de 25 à 40 ans. La banque centrale nationale va ainsi détenir près de 13% de la dette nationale en échange d’un engagement à céder ces titres sur les marchés progressivement durant les 20 prochaines années. La BCE a pris note de cette décision mais ne s’est pas encore prononcée sur la légalité de l’opération, notamment le respect de l’Article 123 qui interdit le financement des Etats par les banques centrales de la zone Euro.
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A Chaud!!! du Mercredi 13 Février 2013: La Grande Campagne de la Résurrection par Bruno Bertez
A Chaud!!! du Mercredi 13 Février 2013: La Grande Campagne de la Résurrection par Bruno Bertez
C’était hier, mardi 12, jour du discours de Obama sur l’Etat d’Union.
C’était pour nous, un bon discours, bien meilleur que le premier. Il était cohérent, proche des réalités et adapté à la situation américaine.
C’était un discours plus facile et plus convaincant dans la mesure où Obama a muri et mis en perspective son action. Il cherche non pas à être réélu, mais à réussir, à laisser une trace, à être celui qui a fait sortir les Etats-Unis de l’ornière. Accessoirement, il cherche à pilonner les Républicains et gagner les élections de mid-term afin d’avoir les mains libres pour parachever son œuvre de relative socialisation des Etats-Unis.
Son action est centrée sur la relance du moteur américain, sur la tentative de ré-améliorer la situation des classes moyennes et, dans cet esprit, de reconquérir du terrain en matière industrielle et concurrentielle.
Il y a une certaine logique qui se dégage de sa stratégie. Les commentateurs considèrent qu’il se montre moins partisan. C’est une idiotie, il a choisi son camp, c’est le camp social-libéral, pas le camp libéral, conservateur. Les pistes d’action qu’il trace sont dans le droit fil du social-libéralisme, il croit à l’action de l’état pour redresser la situation, pas aux individus ou aux mécanismes de marché. Il n’est pas moins idéologue, il l’est beaucoup plus, en profondeur, en cohérence.
Tous les instruments de la propagande vont, à notre avis, être mobilisés pour tenter de créer ce climat de Résurrection, tous les gourous vont être mis à contribution. Apres le coûte que coûte de Bernanke via la politique monétaire, voici le temps du coûte que coûte du volontarisme et de la propagande.

Ne souriez pas, ne sous estimez ni Obama ni les Américains, l’entreprise est condamnée à l’échec réel, mais elle peut faire illusion longtemps, plus longtemps que vous ne serez capable de supporter votre scepticisme.
La ligne évidente pour la propagande américaine est celle du relatif, de la comparaison. Ils vont aller relativement mieux que le reste du monde. Et ils vont l’intégrer dans leur stratégie.
Nous sommes dans le monde moderne, celui où le désir, les perceptions créent de la valeur, et où les illusions permettent de d’escamoter le réel pendant très longtemps. Surtout si les sanctions du retour vengeur du réel sont supportées… par les autres.
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Douce France/ L’euro fort est-il la seule cause de tous nos problèmes ? Entretien Atlantico- Bruno Bertez
Douce France/ L’euro fort est-il la seule cause de tous nos problèmes ? Entretien Atlantico- Bruno Bertez

Atlantico : François Hollande a déclaré mardi devant le Parlement européen que "une zone monétaire doit avoir une politique de change, sinon elle se voit imposer une parité qui ne correspond pas à l’état réel de son économie" et que la monnaie unique "ne peut fluctuer selon les humeurs du marché". Le gouvernement français s’est à plusieurs reprises alarmé du niveau de l’euro et des conséquences d’un euro trop fort sur l’économie française. L’euro est-il vraiment notre plus gros handicap aujourd’hui ?
Bruno Bertez : La France, au fil des ans, a perdu beaucoup de compétitivité. Elle tente timidement, d’enrayer la dégringolade de cette compétitivité L’action se concentre sur la baisse des charges d’un côté et une politique de relative austérité de l’autre. Pour parler clairement, il s’agit d’une action que l’on peut qualifier de modérément déflationniste. Le fait que cette action, pour des raisons politiques soit insuffisante doit être souligné, mais ce n’est pas notre propos. Notre propos est que pour être cohérente, éviter la récession et une montée du chômage en France, cette action doit être complétée par une dévaluation, une baisse du change. Dans les temps anciens, face à ce problème, on annonçait une dévaluation et on la complétait par des mesures dites d’accompagnement, qui sont précisément des mesures d’austérité. L’ensemble était cohérent : d’un cote on pèse sur la demande interne, de l’autre on bénéficie d’un surcroît de demande externe grâce à la devise moins chère Avec la monnaie commune arrimée à une sorte de Deutsche Mark en filigrane, il est évident que non seulement il n’est pas possible de dévaluer, mais en plus, le change est trop élevé.
Toutes proportions gardées, la France se trouve dans la position de Pierre Laval en 1935 quand il a imposé une baisse des prix et salaires et a refusé de dévaluer malgré les conseils de Jacques Rueff.
Au niveau où il se trouve aujourd’hui, quelles conséquences réelles l’euro peut-il avoir sur l’économie française ? Quels secteurs en profitent, quels sont ceux qui en sont pénalisés ?
Bruno Bertez : Il faut préciser que ma réponse ci-dessus est une réponse de pure logique. Si on pèse sur la demande interne et que l’on veut éviter la montée du chômage en France, il faut élargir les débouchés externes et dans le court terme, cela n’est possible que par la dévaluation. Il est évident que toute politique ne se juge qu’en regard des objectifs qu’elle se fixe et des choix et sacrifices qu’elle accepte en contrepartie. On ne peut restructurer une économie, la rendre compétitive sans douleur, or le gouvernement, fidèle en cela à son idéologie voudrait accomplir ce miracle d’une reconquête de l’efficacité sans effort et sans douleur, c’est ce qui explique son rêve, sa demande, son trépignement d’enfant gâté auprès des Allemands : aidez nous, favorisez une baisse du change européen.
La dévaluation telle que nous la comprenons et telle que les allemands la comprennent vise à faire l’économie de l’effort et de la douleur . Les socialistes marchent sur la tête, ils croient que la solution aux problèmes de compétitivité, c’est la baisse du change, tout comme ils croient que la solution au problème de la croissance, c’est l’augmentation de dettes ! La réalité économique est que les avantages procurés par les baisses du change sont temporaires, éphémères et qu’en revanche les dégâts faits par une politique laxiste, inflationniste, dévaluationniste durent très longtemps. Aucun secteur ne bénéficie sur le long terme d’une baisse du change, on ne voit pas en quoi une destruction du pouvoir d’achat de la monnaie pourrait etre positive a qui que ce soit qui marcherait sur les pieds et non sur la tête. Appauvrir les Français n’est une solution à aucun problème, sauf ceux des gens de gauche, cela augmente leur clientèle.
Avons-nous tant souffert de l’épisode précédent d’euro fort ? En quoi ce nouvel épisode est-il différent ?
Bruno Bertez : La France n’a jamais souffert de quoi que ce soit en raison d’un euro fort. Au contraire nous avons bénéficié de l’euro fort … pour faire les imbéciles. Au lieu de saisir la chance historique d’une monnaie incontestée, de taux bas, de l’afflux de capitaux, nous avons consommé, gaspillé, accumulé dettes et déficits improductifs. Quelle gabegie ! Nous avons bénéficié d’un cadeau tombé du ciel, le Mark Allemand et nous l’avons gâché par le laissez aller, la veulerie, la facilité, la surestimation nationale.
Si, à la faveur des taux bas et de l’afflux des capitaux rendus possibles par un euro fort, nous avions investi, afin de produire des biens internationalement négociables, nous aurions les moyens de rembourser nos dettes, de mettre au travail nos enfants et les moyens de parler haut en Europe au lieu de mendier: Please, donnez-nous un euro faible. La France, en tant que pays du milieu entre les pestiférés du sud et les biens portants du nord continue dans la voie de la facilité en quémandant un affaiblissement du change. La France veut jouir, pas produire. La jouissance crée peu d’emplois.
Dans quelle mesure l’euro fort peut-il servir de prétexte pour remettre à plus tard les réformes structurelles pourtant indispensables ?
Bruno Bertez : L’euro fort, si tant est qu’un euro à 1,35 contre dollar soit un euro fort, l’euro fort est comme tout dans la vie, ce peut être la meilleure et la pire des choses. Tout dépend de ce que l’on en fait, des objectifs que l’on poursuit, des priorités que l’on se donne. Ce qui compte dans une politique économique, c’est sa cohérence. Lorsque l’on mène des politiques brouillonnes, de type Gribouille alors aucune politique ne donne de résultats, on n’a que les inconvénients sans jamais aucun bénéfice.
La première chose à faire est définir l’horizon de son action, on ne gère pas de la même façon selon que l’on vise les sondages, les échéances des élections municipales ou la réélection dans 4 ans! Le temps est déterminant. A la faveur d’un euro fort, vous bénéficiez de taux très bas, vous pouvez rouler votre dette, consolider sa maturité, bref, vous pouvez desserrer la contrainte financière, le fameux mur de l’argent. Le tout c’est de savoir ce que vous faites des marges de manoeuvres ainsi crées. Vous pouvez les distribuer pour qu’elles soient consommées. Vous pouvez réduire les prélèvements qui pèsent sur l’effort productif, vous pouvez reprendre en mains tout ce qui dysfonctionne, et Dieu sait s’il y de quoi faire .
L’euro fort, pour des gouvernants qui ont le sens national et le sens de l’histoire, devrait être une raison d’accélérer les restructurations du système français sous tous ses aspects, tous. C’est une opportunité, un créneau pour l’action. Pleurnicher pour un euro plus faible est une idiotie au plan international dans le climat actuel marqué par la persistance de la crise financière en Europe. Compte-tenu de la situation pourrie dans laquelle se trouvent les Italiens et l’Espagne, on devrait se lever chaque matin et remercier le ciel d’être arrimé aux allemands et prier pour qu’ils ne nous laissent pas tomber.

Propos recueillis par Olivier Harmant/Atlantico 8 Février 2013
EN BANDE SON:
On a lu, vu et entendu Du Mardi 5 Février 2013 : Espagne- démentis jugés peu crédibles
On a lu, vu et entendu Du Mardi 5 Février 2013 : Espagne- démentis jugés peu crédibles
Rajoy soutenu par Merkel a démenti les allégations de Barcenas, ancien trésorier du PP.


Son dément n’a pas été jugé crédible, car au même moment , les uns après les autres les députés concernés ont commencé à reconnaitre les faits révélés par Barcenas. Ce dernier propose une analyse graphologique pour conformer la vérité et l’authenticité de ce qui est écrit dans sa comptabilité.
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Pour rappel c’est le journal El Pais (de centre gauche) qui est à l’origine de l’indignation généralisée . Jeudi dernier, il a publié des «documents secrets» attestant que, entre 1990 et 2008, tous les dirigeants du Parti populaire – dont l’ancien premier ministre José Maria Aznar – ont reçu des «enveloppes d’argent» (des paies extra) non déclarées au fisc – au minimum 7,5 millions d’euros. Souvent cité dans ces documents, Mariano Rajoy aurait ainsi perçu quelque 25 000 euros annuels entre 1997 et 2008. Plusieurs experts ont certifié l’authenticité des «documents secrets» publiés par El Pais; écœurés, certains élus municipaux du PP ont démissionné; des dirigeants ont reconnu publiquement avoir reçu ces enveloppes d’argent noir; plus grave encore, la police a confirmé l’implication de la ministre de la Santé, Ana Mato, accusée d’avoir dépensé de manière frauduleuse, entre 2000 et 2004, quelque 60 000 euros en voyages, hôtels et objets de luxe.
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Ce qui nous choque c’est la Real-Politik de Meckel, peu importe la réalité des détournements espagnols, avant même que la lumière soit fait , elle soutient Rajoy. Nous y voyons une seule explication, la vérité, elle s’en fiche, ce qu’elle veut c’est que la politique de Rajoy soit poursuivie. Elle veut le statu quo jusqu’aux élections.
Dans cet ordre d’idée, il est évident que si nécessaire Rajoy sera remplacé par un autre qui mènera la même politique, et on mettra son mouchoir sur les cochonneries nauséabondes.
Le leader du parti socialiste demande la démission de Rajoy, on nous dit que c’est blanc bonnet et bonnet blanc aussi bien au plan politique qu’au plan moral.


Du cote de l’Italie, la situation politique reste en faveur des kleptos, Berlusconi est en retard de 4.8 points dans les sondages sur les partis de coalition klepto, mais il fait le forcing démagogique en particulier en matière fiscale. Le système italien, nous vous le rappelons, donne une prime au parti venu en tète. Si la percée de Berlusconi s’accentuait, les marchés, lesquels soutiennent les kleptos, ces marchés dévisseraient à coup sur. En attendant, ils se calment.
On peut regretter que l’opposition à la politique des alliés du camp klepto soit incarnée par des gens comme Berlusconi, mais le fait est que l’on prend ce que l’on a, la société est ainsi faite. La sélection des élites est générationnellement défectueuse.

Nous restons malheureusement sur notre analyse fondamentale : compte tenu de la collusion en place sociale-démo/fausse droite/médias en Europe, il n’y a pas grand espoir à placer sur la politique en Europe; le seul allié des citoyens, c’est le réel, c’est lui qui empêche les alliances au pouvoir de faire totalement ce qu’elles veulent.
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« L’économie italienne est l’une des moins performantes des pays développés ces dix dernières années », souligne le rapport « Repères géopolitiques » de la Financière Banque Nationale(Canada). Selon le document, « les prochaines élections prévues pour les 24 et 25 février ajoutent un risque géopolitique aux difficultés économiques pressantes de l’Italie. La colère de l’électorat nourrie par la récession et les fortes hausses d’impôts pourraient sonner le retour des gouvernements de coalition éphémères et complexes qui ont dominé la scène politique italienne pendant des décennies ».
Le pays connaît une véritable récession avec un fort taux de chômage, une main d’œuvre peu concurrentielle, un vieillissement de sa population, « le secteur privé est plombé par des coûts d’emprunt élevés », les risques du secteur immobilier et une dette publique importante.
Selon Pierre Fournier, analyste géopolitique, et Angelo Katsoras, premier associé, « les problèmes économiques de l’Italie datent d’avant la crise des dettes européennes.
Entre 2001 et 2011, son économie a crû en moyenne de 0,25 % par an seulement, soit le pire résultat de tous les pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique). » Citigroup estime que le PIB de l’Italie reculera de 1,2 % en 2013, 1,5 % en 2014 et affichera une croissance presque nulle d’ici 2017, précisent les experts.
La situation démographique du pays ne joue pas en sa faveur : deux Italiens sur trois âgés de moins de 35 ans vivent toujours chez leurs parents. En 2010, 15,9 % des jeunes titulaires d’un diplôme universitaire partaient vivre à l¹étranger, contre 8,3 % en 2001. Pire encore, d’ici 2050, 34 % des Italiens auront plus de 65 ans, contre 20,4 % en 2010.
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L’Allemagne ne joue plus son rôle de frein dans le délire européen pour deux raisons:
- -Elle est en campagne électorale, donc pas de bruit, pas de vague, il ne faut rien réveiller
- -Merkel a révélé son vrai visage, "Elle dit toujours non avant de dire oui"
Hélas, le réel n’est pas gai comme en témoigne la publication des enquêtes Markit.
L’Allemagne tire son épingle du jeu, mais la France continue de plonger.



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A Chaud du Lundi 4 Février 2013 : L’Europe plonge ! Surprise, surprise, le négatif s’invite…par Bruno Bertez
A Chaud du Lundi 4 Février 2013 : L’Europe plonge ! Surprise, surprise, le négatif s’invite…par Bruno Bertez

Est-ce la fin de la manie euphorique bipolaire? Est ce un accident de parcours qui vient perturber les marchés mondiaux?
On verra.
Toujours est-il que l’Europe dévisse sous la conduite du crédit, des banques et des pestiférés, Espagne et Italie.

D’abord il est évident que les arbres ont toujours deux branches et que le mal est inséparable du bien. La devise européenne monte puisque l’Europe est engagée dans une politique de déflation alors que USA, Japon, Chine sont dans une phase de politique inflationniste.
C’est bien pour les banquiers, leurs complices socialistes, les porteurs d’obligations des banques, c’est moins bien pour l’économie, la croissance, le chômage.
Ensuite il y a la montée des révélations de corruption, fraudes. Il n’existe pas de crise sans fraude, que ce soit en entreprise, au niveau des banques ou au niveau des pays. Le premier reflexe des chefs est toujours de mentir, de tricher , d’accumuler les cochonneries. Et puis quand on licencie, il faut savoir que l’Omerta disparait, les licenciés balancent!
La pourriture qui est sous les tapis européens est colossale et surtout, généralisée.
Tôt ou tard , elle finit pas transparaitre , sentir mauvais.
Enfin les chiffres conjoncturels, les PMI sont mauvais. Certes il ya un peu de stabilisation en Allemagne , mais ailleurs on reste dans la régression , surtout en France. Cela va se sentir au niveau de l’emploi, de l’activité des entreprises et des profits. Lesquels profits vont subir le double « whammy » du ralentissement des ventes et de la hausse du change. Les marges se pincent alors que les prix de gros cavalent.
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En Europe à l’image des Etats-Unis la croissance des profits tend vers zéro, surtout hors financières et le premier trimestre ne sera guère plus vigoureux. Il faut noter le redressement spectaculaire des financières de l’Eurozone qui doublent quasiment leurs profits en 2012. Mais hors financières, la croissance des profits reste négative en 2012. Les sociétés n’ont jamais atteint leur profitabilité d’avant la crise et leurs profits par action est encore 1/3 en dessous de ce niveau.Ce sont les liquidités, et non les profits médiocres qui ont fait flamber les marchés.
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BRUNO BERTEZ Le Lundi 4 Février 2013
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Humeur de Loup du Lundi 4 Février: C’est toujours ailleurs !!! par Bruno Bertez
Humeur de Loup du Lundi 4 Février: C’est toujours ailleurs !!! par Bruno Bertez

Du temps du soviétisme, tout était pourri, monstrueux. Bien entendu, malgré les révélations, les voyages, les beaux esprits socialistes trouvaient toujours le moyen de défendre le système et de le blanchir. Sous cet aspect, le comportement des élites françaises s’est avéré être l’un des plus scandaleux. A un point tel que ces élites ont trouvé le moyen de salir les dissidents! Et ceux qui les aidaient.
L’un des arguments utilisés était que malgré tous les scandales, les assassinats, les corruptions, le système était bon, c’étaient les hommes qui étaient mauvais. Une petite purge et on repartait comme avant.
Nos pseudo démocraties ont beaucoup appris du soviétisme et lorsque leurs dérives deviennent évidentes, elles utilisent les mêmes procédés. D’abord on couvre, on ment et dément, puis on incrimine quelques hommes, souvent des lampistes, et enfin on inflige des peines symboliques. Pour le reste on compte sur la crédulité, l’absence de mémoire, et surtout l’affaissement du sens moral qui excuse toutes les veuleries.
Le système se survit ainsi, sans jamais se corriger, sans même se renouveler au niveau des hommes. Ils suffit de regarder ce qui est arrivé en France à tous ces malhonnêtes d’un moment, blanchi par l’oubli quelques mois plus tard.
On apprend qu’en Italie les banques produisent des comptes truqués avec la bénédiction des autorités de surveillance, tout le monde s’en fiche. Personne ne se pose la question: mais si cela est possible en Italie, n’est ce pas possible également ailleurs?

On apprend qu’en Espagne le parti au pouvoir, celui de Rajoy touchait des pots de vin et kickbacks, que les leaders recevaient des enveloppes bourrées de billets, rien, pas un mot des autorités européennes, même pas une enquête. C’est pourtant l’argent des européens qui soutient l’Espagne et qui dans une mesure certaine sert à payer la corruption. Nous l’avons dénoncé à plusieurs reprises.

Selon El Pais la pétition qui circule actuellement en Espagne afin de réclamer la démission de Rajoy a atteint les 500 000 signatures. On pense que le million sera atteint à la fin du week-end.
Que dit-on en Europe ? Rien, silence on paie, silence on tond les moutons, il ne faut pas qu’ils sachent ou passe leur argent. Il ne faut pas qu’ils sachent que le pouvoir pourrit, que les chefs sont corrompus et surtout que cela entache toutes les décisions qu’ils prennent. Il faut maintenir la fiction des chefs omniscients, purs esprits, soucieux du bien commun et de l’intérêt général.


BRUNO BERTEZ Le Lundi 4 Février 2013
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Réponse à George Soros par Hans Werner Sinn
Réponse à George Soros par Hans Werner Sinn
AVANT PROPOS DE BRUNO BERTEZ
Sinn uberalles! Sinn est le meilleur!
Le texte de Sinn est comme à l’accoutumée remarquable.
La logique y règne en maitre. Il démystifie les propositions de Soros comme il se doit c’est à dire en montrant que les eurobonds sont la solution des kleptos , debtocrates qui veulent faire leur plein sur le dos des peuples.
Il trace l’articulation entre la crise financière et les problèmes économiques sous-jacents comme la sous compétitivité des pays du sud et de la France. Car l’essentiel est là. Faire l’économie d’une restructuration économique ne permet que de gagner du temps, les problèmes restent intacts, mieux ils s’enracinent , et Sinn le montre bien.
Il nous fournit le chiffre colossal déjà consenti : 1,2 trillions ont été consentis à ce jour.
Là ou Sinn est faible, c’est lorsqu’il aborde la politique. Il ne considère pas que les demandes des eurosceptiques doivent être prises en compte, il faut les balayer, il faut faire contre elles, contre la volonté, finalement, des peuples. Cela le conduit à prendre ses désirs pour des réalités : Le redressement par l’austérité et la dévaluation interne sont possibles. Il néglige la politique et donc le social, ce qui est une faiblesse considérable.
De la même façon , il écarte la possibilité que l’Allemagne sorte de l’euro, non en se situant au niveau économique , mais en se situant au niveau de la politique étrangère, la frontière avec la France, C’est une pirouette! Ce n’est pas parce que le mythe de la réconciliation forcée entre la France et l’Allemagne a la vie dure qu’il faut y souscrire. Le peuple Français ne se rapproche pas du peuple Allemand, il s’en écarte , mieux , l’animosité se développe des deux cotés du Rhin. L’euro forcé, l’euro à tout prix, dresse les peuples les uns contre les autres , il ne les rapproche pas. Donc l’argument de Sinn ne résiste pas à l’analyse.
Il y a une voie que Sinn n’a pas encore explorée dans ses réflexions, c’est celle de la restructuration européenne concertée des dettes et des créances. C’est la seule voie qui permet de traiter le passé,. de libérer l’avenir, de libérer les énergies , de s’attaquer au problèmes conjoints de la compétitivité et de l’investissement.
On ne peut à la fois solder les comptes du passé et préparer l’avenir, Il faut choisir. Les ressources sont rares, si on les consacre à payer des dettes et solvabiliser des créances fictives, on ne peut en même temps avoir les capitaux pour investir. Le refus de restructurer les dettes condamne à plus de 10 ans de régression.
La restructuration concertée des dettes serait la contrepartie qu’il faudrait donner aux peuples pour qu’ils acceptent l’effort de la productivité, de la mise à plat des systèmes sociaux. Elle serait la pierre angulaire d’un grand projet qui redonnerait un avenir à l’Europe et un sens aux efforts demandés aux citoyens.
Nous voudrions insister sur la faiblesse fondamentale du papier de Sinn. Nous pouvons nous permettre de le faire parce qu’ au plan économique , nous partageons quasi sans réserve son analyse. Mais précisément le plan économique ne suffit pas . Les hommes ne sont pas des abstractions, ce sont des êtres vivants, pas toujours intelligents, plutot « sheople », dociles, mais jusqu’à un certain point . Dans l’analyse il faut réintroduire l’humain, la société, la société civile, l’effort, le sang, les larmes, bref il faut remettre du concret.
On ne peut raisonner en stricte économie car l’économie c’est bon en rythme de croisière, de beau temps. Derrière l’économie, ce qui se dissimule et n’apparait que dans les périodes de crise et de dislocation , c’est la force, la violence.
Notre idée est que nous approchons d’une de ces périodes. Ce ne sera pas linéaire, progressif comme le pensent les politiques et les économistes, non, ce sera en rupture. En tout ou rien. Un jour on supporte, les idiots croient à la linéarité et puis le lendemain, c’est le fétu de paille sur le dos du chameau, la goutte qui fait déborder le vase et les réactions non linéaires, les réactions de foule s’enclenchent. C’est cela la vie, c’est cela l’humain… Bien sûr cela se situe en dehors de la capacité d’entendement des Bernanke , des Enanistes, des socialistes de la sociale démo . Et c’est pour cela que la crise précisément a éclaté en 2008, la non linéarité, les phénomènes de foule.
Quand c’est trop, c’est trop.
Ce jour un universitaire réputé espagnol vient de publier un texte de grande qualité sur une éventuelle sortie de l’Espagne de la zone euro. C’est un texte disons nous de qualité. Rien a voir avec les déclamations populistes que les pseudo élites n’ont aucune difficulté à ridiculiser.
Ce professeur part du réel, le chômage et la baisse du niveau de vie des espagnols. Il ne part pas de l’économie et de la finance, il part de la vie. C’est lui, avec ses compétences, son expérience, sa connaissance de l’histoire qui cette fois ridiculise les tenants de la thèse officielle bien-pensante. La sortie de l’euro est catastrophique, elle est inimaginable, impossible.
Nous pensons que la sortie d’un pays faible n’est pas la meilleure solution technique, la meilleure solution c’est la sortie des pays du nord par le biais et la transition de la création d’un second euro, L’EUROMARK. Les études existent, au plus haut niveau, on les dissimule de peur que l’on sache qu’il y a des alternatives à la situation présente.
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Réponse à George Soros par Hans Werner Sinn
Le débat sur les eurobonds n’a rien de désintéressé. Les financiers veulent limiter leurs pertes en déchargeant la toxicité de leurs instruments sur les sauveteurs intergouvernementaux. L’Allemagne ne cédera pas.
L’été dernier, le financier George Soros invitait l’Allemagne à accepter la mise en place du Mécanisme européen de stabilité, appelant le pays à «diriger ou se retirer». Il considère aujourd’hui que, si l’Allemagne veut continuer de faire obstacle à l’introduction des euro-bonds, elle devrait alors quitter la zone euro (L’Agefi Suisse du 11 avril).
PLUS DE WERNER SIN EN SUIVANT : Lire la suite »
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26/04/2013 Publié par The Wolf | Agefi Suisse, Allemagne, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Douce France, Emploi, formation, qualification, salaire, Espagne, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Project Syndicate, Reuters, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | Bruno Bertez, Georges Soros, Hans Werner Sinn | 8 Commentaires