Philippe Béchade/BFM : "il n’y aura aucune reprise au Japon" – 22 Mai 2013
Philippe Béchade/BFM : "il n’y aura aucune reprise au Japon" – 22 Mai 2013
L’Arroseur arrosé! Malgré la chute du yen, le déficit commercial japonais se creuse
Les dernières statistiques commerciales japonaises ont jeté un froid, ce matin, sur l’enthousiasme des analystes qui affirment depuis janvier que le nouveau gouvernement conservateur japonais aurait enfin réussi à réveiller l’économie de l’archipel après des années de stagnation. Pour nourrir leur optimisme, ils pointent la chute spectaculaire du yen orchestrée par le gouvernement de Shinzo Abe et prédisent une forte progression des exportations de produits «made in japan».
Les économistes pariaient d’ailleurs sur un bond de 5% des importations au mois d’avril. Cette progression n’aura été finalement que de 3,8% en valeur. Les entreprises du pays ont exporté, le mois dernier, pour 5780 milliards de yens de marchandises. Leurs envois de téléphones portables et de machines ont particulièrement reculé quand les exportations de voitures étaient, elles, plus solides. Dans le même temps, le pays a importé pour 6660 milliards de yens de produits ou de ressources énergétiques, ce qui représente une poussée de 9,4%, par rapport au mois d’avril 2012.
Si les commandes de gaz, de pétrole ou de charbon n’ont pas forcément explosé en volumes, elles ont coûté beaucoup plus cher aux acheteurs nippons qui doivent travailler avec un yen ayant vu sa valeur plonger face au dollar. Ce matin, un dollar pouvait acheter 103 yens. Il y a un an, en avril 2012, un billet vert ne valait que 82,3 yens. Au total, le déficit commercial japonais a augmenté de 70% à 879,9 milliards de yens, le mois dernier, et les experts s’attendent à d’autres mois difficiles pour la balance commerciale japonaise qui est désormais dans le rouge depuis dix mois. Ils soulignent que le recul de la monnaie japonaise ne pourra prouver son efficacité économique que si la demande extérieure pour des produits «made in japan» est solide sur les grands marchés occidentaux et asiatiques. Or, la reprise reste timide aux Etats-Unis et n’est toujours pas d’actualité en Europe.
Source Les Echos 22/5/13
Bloomberg au centre d’une affaire d’espionnage
Bloomberg au centre d’une affaire d’espionnage
Scandale d’espionnage à Wall Street ? Des journalistes de la célèbre agence d’information financière Bloomberg se seraient servis des terminaux Bloomberg pour espionner entre autres les faits et gestes de certains employés de JPMorgan et de Goldman Sachs.
Goldman Sachs a tiré la première, vendredi 10 mai. Et depuis peu , l’affaire prend une autre tournure : JPMorgan serait également concernée selon le New York Times et selon CNBC, la Fed et le Trésor américain seraient en train de demander des comptes à Bloomberg.
Les terminaux Bloomberg sont une institution à Wall Street. Ils ont fait la fortune du maire de New York, Michael Bloomberg. On les trouve dans toutes les salles de marché du monde. Attention, ne pas mélanger Bloomberg et Bloomberg. La société, fondée par l’actuel maire de New York, Michael Bloomberg, qui n’en assure plus la gestion au jour le jour en raison de ses activités politiques, combine une agence de presse et la fourniture d’informations financières sur des terminaux ad hoc, des machines louées 20 000 dollars par an.
Ils donnent accès à une quantité d’informations, pas seulement sur les marchés mais aussi sur leurs utilisateurs. On peut notamment voir qui se connecte à quel moment. Des données accessibles à la fois aux clients de Bloomberg et aux journalistes de l’agence Bloomberg. C’est cet aspect qui pose aujourd’hui problème.Et c’est parce que des journalistes ont pu consulter des informations a priori destinées aux traders, investisseurs et autres banquiers que l’entreprise a dû présenter des excuses officielles à ses clients, et réétanchéifier le mur qui sépare son activité de presse de son activité d’information financière.
L’affaire est d’importance, car «Bloomberg a le monopole sur ces terminaux d’industrie financière, écrit le blog très informé Zerohedge, en raison des manquements massifs de leurs concurrents comme Reuters et son système Eikon […] Ce qui signifie que les journaleux de Bloomberg ont pu profiter d’un avantage injuste pour espionner leurs proies – les propres clients de Bloomberg.»
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Les Actions de l’EuroLand sont-elles « bon marché » vis à vis des actions US? par Charles Gave
Les Actions de l’EuroLand sont-elles « bon marché » vis à vis des actions US? par Charles Gave
Il est temps de revenir à nos moutons. Dans les derniers billets, je me suis laissé aller à des considérations économiques, politiques ou philosophiques et j’espère qu’elles auront su intéresser le lecteur, mais il est temps de revenir à la question essentielle qui sous-tend tous mes efforts, en tout cas d’après mes très nombreux détracteurs: comment gagner de l’argent sans « travailler » (la recherche du Graal pour tout financier digne de ce nom)?
Ou plus simplement peut- être: Comment la fourmi que je suis doit-elle investir son épargne pour ne pas finir dans la misère ?
Depuis fort longtemps, je soutiens qu’il faut privilégier l’achat et la détention d’actions aux USA (à dire vrai, j’ai eu une petite crise de découragement après la réélection de monsieur Obama, mais qui n’a pas duré ) et vendre les affaires situées en EuroLand.
J’ai ajouté à peu prés sans discontinuer que pour ceux qui devaient être investis en Europe, détenir des actions de sociétés cotées sur un marché du vieux continent mais ayant la majeure partie de leur chiffre d’affaires en dehors était une option tout à fait satisfaisante pour tourner les difficultés réglementaires. Enfin, je n’ai cessé de dire qu’il fallait éviter à tout prix toutes les valeurs financières en EuroLand tant l’Euro était un Frankenstein financier.
Les événements semblent m’avoir donné raison comme le montre le graphique ci dessous. Les actions US, en une seule monnaie (l’Euro) ont fait beaucoup mieux que les actions de l’EuroLand depuis au moins cinq ans. Dont acte. Cependant, en tant que financier, la question suivante doit immédiatement être posée : Les actions Européennes, compte tenu de cette sous performance, sont-elles devenues suffisamment peu chères pour que je procède à l’arbitrage « vendre les Etats-Unis, acheter l’Europe » comme je l’avais fait en 2000?
La réponse à cette question est probablement non, et voici pourquoi.
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Obamagate à répétition : Scandale d’écoutes téléphoniques, biais partisan du fisc américain dans certaines enquêtes, exploitation politique de la tragédie de Benghazi
Obamagate à répétition : Scandale d’écoutes téléphoniques, biais partisan du fisc américain dans certaines enquêtes, exploitation politique de la tragédie de Benghazi

L’agence Associated Press dénonce avec véhémence les écoutes téléphoniques dont ont été l’objet plusieurs de ses journalistes sous surveillance
L’histoire des écoutes téléphoniques a choqué. L’agence AP elle-même, qui avait révélé en mai 2012 qu’un attentat fomenté à partir du Yémen avait été déjoué, a manifesté son indignation. Elle avait pourtant retardé la publication de l’affaire à la demande de la Maison-Blanche pour ne pas porter préjudice à l’enquête en cours menée par la CIA. Les données obtenues sur une période de deux mois par le Département de la justice pourraient trahir certaines sources confidentielles utilisées par l’agence de presse. Les associations de journalistes crient à la violation du premier amendement de la Constitution garantissant la liberté de la presse.
L’Internal Revenue Service (IRS) a été accusé d’avoir ciblé ses enquêtes sur des groupes (de droite) du Tea Party ou de patriotes entre 2010 et 2012 pour examiner si leur requête en vue d’obtenir le statut d’organisation à but non lucratif exemptée d’impôts était justifiée.
Pour profiter d’un régime fiscal de non-imposition traditionnellement réservé aux associations caritatives, et qui leur permet de ne pas révéler le nom de leurs donateurs, de nombreux groupes conservateurs ont, à partir de 2009, déposé des demandes auprès de l’IRS. Les organisations politiques n’ont pas le droit d’en profiter, mais ces associations assurent, pour profiter de ce statut, vouloir «informer» le public sur la Constitution ou le budget. Pour l’obtenir, il importe d’agir avant tout dans un but de promouvoir «le social» (social welfare). Ledit statut permet de faire du lobbying, mais interdit de verser des sommes dans la campagne électorale.
Le fisc a reconnu , en présentant ses excuses, que des dizaines d’entre elles avaient été sélectionnées pour un examen approfondi, alors que les groupes de gauche, beaucoup moins nombreux, ne semblent pas avoir fait l’objet du même ciblage.
Deux hauts responsables du Département d’Etat ont livré un témoignage musclé devant le Congrès au sujet de la tragédie de Benghazi, en Libye, où quatre Américains ont été tués lors d’un raid mené par des islamistes radicaux.
Pour eux, l’administration n’a pas pris au sérieux les menaces sécuritaires en Libye et à Benghazi. Elle a tenté de couvrir le fait que l’attaque du consulat américain dans l’est de la Libye, qui était en réalité une base de la CIA, provenait d’islamistes radicaux afin de ne pas altérer la rhétorique électorale d’Obama sur la défaite d’Al-Qaida après la mort de Ben Laden.
La corde pour nous pendre! Nouvelles de Chine par Richard Dupaul
La corde pour nous pendre! Nouvelles de Chine par Richard Dupaul
La Chine place ses pions en Europe
Avec un pactole de 3400 milliards US en réserves monétaires, la Chine a commencé à diversifier ses investissements étrangers, délaissant ses placements prudents dans les obligations d’État. Les Chinois préfèrent de plus en plus les actifs tangibles dont la valeur est déprimée. Leur magasin préféré: l’Europe.


L’Europe va mal. L’économie rétrécit, le chômage grimpe sans cesse, et les jeunes quittent le navire. Décourageant? Non, une occasion en or pour la Chine qui continue de faire son marché sur le Vieux Continent, avec appétit.
D’après le fonds A Capital, une firme de Pékin qui fait un relevé trimestriel («dragon index») des investissements outre-frontière, c’est même la zone euro qui attire la plus grande part des capitaux chinois.
La firme se base sur les fusions-acquisitions menées par des groupes chinois à l’étranger. En 2012, l’Europe a recueilli 33% des fonds investis, soit 12,6 milliards US. Un record. C’est nettement plus qu’en 2011 (10,4 milliards US) et très loin devant l’Amérique du Nord, avec environ 5,5 milliards US. Un résultat surprenant, vu la reprise économique en cours aux États-Unis, qui devrait en principe attirer les investisseurs.
De toute évidence, les investisseurs chinois sont attirés par les actifs européens vendus à des prix attrayants en cette période de crise. Un petit retour sur 2012 montre que les Chinois ont d’ailleurs fait de belles prises.
Ils ont mis la main notamment sur des géants industriels allemands en difficulté, dont Kion Group (machinerie) et Putzmeister (cimenterie), et le producteur britannique de céréales Weetabix.
China Investment Corp., le plus important fonds d’investissement étatique en Asie, a aussi pris une participation minoritaire dans des infrastructures britanniques stratégiques, incluant l’aéroport Heathrow et la Thames Water Utility. C’est une percée au coeur du royaume de Sa Majesté. Sans oublier que des fonds chinois ont fait des achats importants au Portugal et en Grèce, deux pays à vendre à la découpe ces temps-ci.
Le fait que l’Europe attire plus de capitaux chinois que les États-Unis, malgré la prise de contrôle très médiatisée l’an passé de Wanda sur la chaîne de cinémas AMC Theatres, témoigne de l’accueil souvent glacial des Américains.
Washington est particulièrement vigilant quant aux investissements étrangers sur son territoire, et cela a pour effet de décourager les avances des acquéreurs. Dans ce domaine, le cadre réglementaire est plus souple en Europe qu’aux États-Unis où, par exemple, «le Sénat peut bloquer, de manière arbitraire, des investissements», explique dans une note financière André Loesekrug-Pietri, fondateur d’A Capital.
Les Chinois apprécient également le savoir-faire européen dans l’énergie, l’eau, les transports, l’automobile et l’aéronautique, tous des secteurs appelés à développer en Chine.
Les entreprises chinoises ont «besoin de savoir-faire, et c’est en Europe que se trouvent les meilleures technologies», affirme le responsable.
D’autres noms? Volvo (Suède), le port de Pirée (Grèce), McCormick (France)… autant d’entreprises ou d’actifs de valeur qui ont aussi été cueillis comme des fruits mûrs par les Chinois depuis 2009 pour leur valeur stratégique à long terme.
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Réfléchissons un peu par Charles Gave
Réfléchissons un peu par Charles Gave
AVANT PROPOS DE BRUNO BERTEZ
Un paramètre fondamental, mais dont l’analyse est complexe.
Charles Gave présente ci-dessous une analyse opportune.
D’abord parce que trop souvent négligée,
Ensuite parce que nous sommes peut-être à un point d’inflexion,
Ensuite parce la liquidité est au centre de la préoccupation des marchés.
C’est une évidence que le système monétaire international est idiot. Le professeur Triffin, l’a expliqué et démontré en son temps: faire dépendre le volume des liquidités internationales des déséquilibres d’un pays est une aberration intellectuelle et cette aberration sera, un jour source de catastrophe.
Jusqu’à présent on s’est inquiété de l’excès de liquidités, c’est à dire de la surabondance de dollars produits par les déficits américains. Il y aura un jour ou l’on s’inquiétera de l’inverse.
Le monde global non seulement dépend du dollar comme base de ses réserves et de ses liquidités, mais il est vendeur colossal de dollars, il est short: A force de faire des emprunts en dollars, les firmes et les pays se retrouvent acheteurs potentiels de dollars pour pouvoir procéder aux remboursements.
Les Etats-Unis ont déjà du à plusieurs reprises accorder des swaps en dollars afin d’éviter des catastrophes, en particulier aux banques européennes. C’est un avant-gout.
L’évolution des statistiques de réserves internationales ne va pas, pour l’instant dans le sens de la pénurie de dollars, loin de là. Elles continuent de progresser bien au-delà de la croissance des GDP et de la production et circulation de richesse.
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Les réserves internationales globales des banques centrales, sans tenir compte de l’or continuent de galoper. Elles sont à ce jour de 11.093 trillions en hausse de 6,1% sur 1 an. Ceci représente une hausse de 637 milliards, année sur année.
Au cours des deux dernières années, les réserves internationales selon la même définition ont cru au rythme de 13%, ce qui représente un ajout de 1.315 trillion.
Faute de bien saisir ce que signifient maintenant les agrégats monétaires, nous préférons nous intéresser à la création de crédit, laquelle joue dans la théorie de Steve Keen le même rôle que les revenus pour comprendre l’évolution de l ‘agrégat « GDP+achats d’assets ». Cette façon de voir est bien plus opérationnelle que la théorie classique.
Le crédit aux Etats unis progresse fortement grâce au crédit gouvernemental et au crédit de la Fed.
Le crédit est « vivant », tandis que la monnaie peut être morte, neutralisée, stérilisée.
Enfin, en termes de changes, nous pensons qu’un passage possible du dollar index au-dessus des 84 sera un signal important à suivre et à interpréter. On est présentement autour des 82.
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Grâce aux déficits américains, les pays engrangent des réserves qui servent de base à leur propres agrégats monétaires. C’est grâce à ce phénomène que les émergents ont émergé, et à cause de ce phénomène qu’ils ont du après 2008, mener des politiques anti-inflationnistes, les dollars crées par les Américains se déversant chez eux.
Nous pensons qu’il faut prendre le papier de Charles Gave non comme une prévision, mais comme un cadre de réflexion.
Pourquoi?
-Parce que la chose monétaire est complexe et tout le monde improvise, s’adapte et invente sans référence historique, nous sommes dans la Great Experiment! Le recours colossal au leverage, les repos, la réhypothecation des collatéraux ont créé un monstre que personne ne connait. On ne sait plus ce que c’est que la monnaie. Et puis on la travaille avec des théories fausses. Personne ne comprend le rôle de la spéculation et de la machine infernale qui a été créé par l’hypertrophie des marchés. On ne sait plus vraiment ou se fait, concrètement la création monétaire, ou même de quelle façon. Les marchés ont pris une grande partie du pouvoir de créer de la monnaie, le rôle des banques centrales et des banques commerciales n’est plus vraiment clair.
-Ensuite parce que les phénomènes monétaires sont articulés aux économies réelles , les deux inter-agissent de façon , là aussi complexe. Nous soutenons que la structure de l’économie américaine, de l’économie mondiale, les marges des entreprises, tout cela est, sans que l’on sache bien comment, complètement modifié par le système monétaire actuel, les déficits américains, la surabondance du dollar, l’absence de discipline internationale, et le comportement des pays mercantilistes.
A ce jour l’écheveau est embrouillé et … bien serré.
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Réfléchissons un peu par Charles Gave
Rien n’est plus pénible que de réfléchir tout seul dans son coin, surtout quand une période est aussi agitée que celle que nous traversons. La tentation dans ces moments là est plutôt de réagir à tout événement, important ou pas, et avec violence, plutôt que de réfléchir…
Or, plus les événements apparaissent insensés, moins il faut réagir et plus il faut réfléchir.
Mais qu’est que veut dire « réfléchir » en pratique?
Une chose toute simple: Il faut s’efforcer de faire le tri entre le bruit et les tendances de fond, et pour y arriver, bien sur, il faut s’extraire de l’esclavage du quotidien.
L’une des façons de procéder est de « repérer » une variable essentielle dans le système économique dont il est à peu prés certain qu’elle va connaitre des changements fondamentaux et d’essayer de comprendre quelles seront les conséquences logiques des changements qui vont l’affecter.
Dans cet esprit, il me semble que le moment est venu de consacrer un article à l’une de ces variables, les comptes courants Américains.

Qu’est que « les comptes courants », va me demander le non initié ? La réponse est simple: c’est tout simplement la différence comptable entre ce qu’un pays achète et vend à l’étranger. Autrefois, cela s’appelait la balance commerciale. Et peu de choses ont autant d’impact sur le monde que l’évolution des comptes courants Américains, comme le démontre le graphique ci joint.
Je vais d’abord expliquer la construction du graphique, puis les raisons qui en font un outil très important dans une politique de placement, pour terminer par un essai d’analyse de son évolution (probable) à venir.
Commençons par la construction de notre graphique.
i. Je prends la statistique des comptes courants Américains telle qu’elle est publiée et je divise le chiffre par le PIB US pour calculer le déficit ou le surplus extérieur des Etats-Unis en pourcentage de la richesse créée chaque année dans ce pays, pour pouvoir comparer le déficit ou le surplus à d’autres périodes dans l’histoire des 60 dernières années.
ii. Je calcule la variation de ce ratio sur les 12 derniers mois, en termes absolus.
iii. Je l’inverse, ce qui veut dire que si les comptes courants Américains se sont améliorés depuis un an de 1 % du PIB, le point correspondant sera à +1 % (en dessous de zéro) sur l’échelle de gauche, s’ils se sont détériorés nous serons à -1 (au dessus de zéro).
A ce point, la deuxième question que le lecteur doit se poser doit être : Mais pourquoi est-ce si important?
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Mister Market and Doctor and Doctor Conjoncture du Lundi 6 Mai 2013: Déflation ici, spéculation inflationniste là.
Mister Market and Doctor and Doctor Conjoncture du Lundi 6 Mai 2013: Déflation ici, spéculation inflationniste là.

Lacker Président de la FDR de Richmond vient de suggérer que la Fed sorte des MBS, les titres adossés à l’hypothécaire pour éviter de surstimuler le logement et de créer une autre bulle.
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" Il arrive un moment où je pense que la reprise que nous constatons sur le marché du logement signifie que nous devrions penser à réduire la part de notre portefeuille détenue en titres adossés à des créances immobilières", a dit le président de la Réserve fédérale de Richmond, Jeffrey Lacker.
Il a ajouté que ce désengagement devrait prendre environ deux ans et pourrait se faire en utilisant les remboursements de MBS pour acheter des obligations du Trésor américain, plutôt que de les réinvestir dans d’autres MBS, ou encore en réduisant le rythme d’achats de MBS (mortgage-backed securities)."
"Si nous ne le faisons pas, je pense qu’il y a un risque d’en faire trop et de stimuler de façon excessive le marché du logement, et nous avons vu le désastre que cela peut provoquer"
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La spéculation sur le logement aux Etats Unis prend des allures épiques, les offres ont à peine le temps d’être listées qu’elles sont raflées par des pools d’investisseurs. Plus de 60% des acquisitions sont faites au comptant tant ces pools débordent de liquidités.
L’an dernier les prix du logement ont monté de 10% dans l’ensemble du pays, mais dans les zones chaudes comme Las Vegas, ils se sont envolés de plus de 30%.

Les gros intervenants raflent le disponible et surpaient sur tout le monde, y compris les particuliers. Dans la région de Végas , Blackstone , Colony et American Home 4 Rent sont les rois du marché. On dit que ces nouveaux spéculateurs commencent à avoir des difficultés à imposer les hausses de loyer programmées.
Une autre inflation spéculative !
Le dernier chiffre des Margin debt , la dette qui finance les positions spéculatives sur le NYSE sont quasi au record absolu. Il s’en faut de moins de 2 milliards; on a atteint 379,5 milliards à fin mars contre 381,4 milliards , record absolu en juillet 2007. La dette sur marge a doublé depuis Mars 2008.
Le record de 2007 a été enregistré trois mois avant le krach.

La corrélation entre le niveau du S&P 500 et celle du niveau de la dette sur marge est exceptionnellement forte.

Les allusions de Bernanke à une éventuelle hausse du montant des QE au-delà des 85 milliards actuels n’a bien sûr pas calmé les joueurs.

BRUNO BERTEZ Le Lundi 6 Mai 2013
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Jean Borjeix(Platinium Gestion) : "Le quantitative easing, c’est nul et cela ne marche pas!"
Jean Borjeix(Platinium Gestion)/BFM : "Le quantitative easing, c’est nul et cela ne marche pas!" Le 2/5/13
Etats Unis : Résultats trimestriels plutôt décevants
A vendredi 26 avril, 1048 sociétés du Russell 3000 représentant 61.3% de la capitalisation boursière ont publié leurs résultats trimestriels selon le consensus FactSet. Cela donne une idée assez complète sur la santé des entreprises et surtout sur les perspectives des prochains trimestres. Les résultats du premier trimestre ont été en moyenne 4.1% supérieurs par rapport au cadrage de fin février. Les sociétés financières ont eu le meilleur score avec +7.3% alors que les non financières ne faisaient que +3.2%.
Comme d’habitude, les sociétés ont à nouveau rabaissé les perspectives du 2ème trimestre (pour rebondir à l’arrivée…). 3.9% de moins au total, mais 5.1% pour les non financières alors que ces dernières affichent une bonne santé et maintiennent leurs prévisions à peu de choses près. Avec ses énormes profits, Apple a fortement impacté ces résultats. Excluant ce géant, les perspectives sont revues à la baisse de 2.8% pour l’ensemble et de 3.7% excluant les financières. Notre chiffre très préliminaire du mois dernier faisait état d’une révision globale de 2.5%.
Tous les secteurs du S&P500 ont vu leurs profits revus à la baisse à l’exception notoire du secteur financier.
Les secteurs les plus fortement revus à la baisse sont les produits de base et l’informatique enraison d’Apple, mais pas seulement. IBM a par exemple déçu, en revanche Google était superbe. La santé et la consommation non cyclique ont le mieux résisté. Il faut dire que les nouveaux marchés des tablettes et smartphones commencent à saturer et le marché attend la prochaine grande révolution.
Mais l’informatique, outil de productivité, est loin d’avoir dit son dernier mot et le secteur se confond de plus en plus avec l’industrie ou le commerce.
La conclusion la plus importante de ces parutions n’est pas sur les profits, mais dans les volumes de vente (donc l’activité économique). Les prévisions de volume de vente ont été abaissées en moyenne de 1.2% hors financières pour le 2ème trimestre, ce qui est historiquement élevé. Il faudra rattraper 1% de marge pour retrouver les niveaux de profits antérieurs. Les sociétés ont réussi à le faire au premier trimestre où les ventes n’ont même pas été à la hauteur des chiffres déjà révisés. Le plus grand marché mondial qu’est l’Europe et qui est en berne est partiellement responsable de cet état de fait. Tout le monde voit autour de lui les licenciements que les sociétés américaines pratiquent sans état d’âme en Europe à l’image de l’industrie automobile.
Nous en déduisons que les profits seront de plus en plus difficiles à réaliser et à développer si la reprise mondiale ne s’accélère pas. Les pôles de croissance restent heureusement nombreux dans les pays émergents pour les grands groupes européens et américains.
Le bilan du premier trimestre est provisoirement estimé à une hausse de 4% par rapport à l’an dernier et 2% ex financières. Le deuxième trimestre ressort dans les mêmes ordres de grandeur. Il faut attendre le 3ème et 4ème trimestre pour une croissance plus élevée grâce à un effet de base déprimé en 2012. L’ensemble de 2013 est attendu en hausse de 7.6% contre 4.6% en 2012. Il sera difficile de dépasserles 4 à 5% selon nous, qui correspondent à la croissance du PIB mondial plus l’inflation, car les marges sont en haut de cycle. JACQUES CHAHINE



























































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Philippe Béchade/ BFM – Bilan hebdo : Ben Bernanke et la Fed créent le marché – 24/5/2013
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EN LIEN: Les Clefs pour Comprendre du Jeudi 23 Mai 2013: Déclaration de Bernanke ou Quand les "green shoots" voient…rouge par Bruno Bertez
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25/05/2013 Publié par The Wolf | BFM, Commentaire de Marché, Etats-Unis, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme | Philippe Béchade | Poster un commentaire