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Nigel Farage: "De la fraude fiscale envers les contribuables européens"

Nigel Farage: "De la fraude fiscale envers les contribuables européens"

Nigel Farage critique fortement les membres du parlement européen qu’il accuse de réaliser de la fraude fiscale en ne payant que 12% d’impôts sur leurs énormes salaires (120000 euros à l’année) d’eurodéputés. Mais ils les félicitent pour avoir passer une loi protégeant les citoyens contre l’huile d’olive.

‘J’espère que tous les contribuables de toute l’Europe vont entendre cela…’

« Le fait est que nous avons une grande unité aujourd’hui avec un ennemi commun : les gens riches et les compagnies prospères qui cherchent à éviter de payer des impôts, ce qui, bien sûr, est un problème. Eviter de payer des impôts n’est pas illégal, mais cela donne à cette chambre un ton hautement moralisateur. M. Barroso a dit que c’était surtout une perception d’équité, parce qu’il y a cet avantage qui creuse l’écart entre le Royaume Uni, les îles de la Manche, l’île de Man et les îles Caïman. Mais avant que nous déclarions nos vertus, peut-être devrions nous examiner seulement ce qui se passe plus proche de chez nous.

Et j’espère que tous les contribuables de toute l’Europe vont entedre cela. Si nous examinons les officiels qui travaillent pour la Commission européenne et le Parlement européen, la plus haute catégorie est celle de personnes qui gagnent un salaire net d’un peu plus de 100.000 livres sterlings par an (environ 120.000 euros annuels). Et pourtant, avec les règles de l’UE, ils ne payent que 12% d’impôts. C’est une fraude fiscale sur une échelle absolument phénoménale, et M. Barroso, je vous dirais : « Comment peut-on estimer que c’est juste ? Comment les gens d’ici qui ont du mal – les 16 millions de chômeurs de la zone euro – quelle considération peuvent-ils avoir pour ces institutions, qui non seulement donnent de grosses sommes d’argent à des gens, mais qui en plus les autorisent à bénéficier d’avantages fiscaux et aussi bien sûr, des avantages de pension sur une échelle d’une ampleur encore inconnue dans le reste du monde ? Je suggère donc que nous baissions notre ton moralisateur.

« Je suis d’accord avec vous que l’évasion fiscale est un problème et qu’elle coûte de l’argent aux gouvernements, mais nous devrions nous souvenir que l’optimisation fiscale est légale. Et la raison principale qui explique la prospérité de ces paradis fiscaux, c’est que nous avons cet état d’esprit vraiment ancré que nous devons essayer de soutirer le plus possible d’impôts des individus qui ont réussi. Et si vous faites cela, et que vous avez un système fiscal très complexe, les gens feront tout ce qu’ils pourront dans les limites de la loi pour éviter de payer des impôts autant que possible. Les gouvernements doivent donc commencer par apprendre quelques unes des leçons des Etats-Unis et du Royaume Uni des années 1980. Baisser les impôts, simplifier les impôts, et ensuite pour ceux qui souhaitent respecter la loi, il n’y a plus besoin d’avoir recours à des paradis fiscaux ».

23/05/2013 Publié par | Commentaire de Marché, Emploi, formation, qualification, salaire, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie | | Poster un commentaire

Alerte rouge du Mardi 21 Mai 2013: Dépôts bancaires, la vigilance s’impose à tous les niveaux, dès maintenant! par Bruno Bertez

Alerte rouge du Mardi 21 Mai 2013: Dépôts bancaires, la vigilance s’impose à tous les niveaux, dès maintenant! par Bruno Bertez 

A tous les niveaux,  cela signifie : 

  • 1 Politique
  • 2 Financier 

Politique, parce que les politiciens de droite et de gauche ont fait le choix de vous mentir. Quant aux autres, les extrêmes, ils ne travaillent pas, donc ils ne vous éclairent pas, ils ne cherchent qu’à récolter les mécontents. Plus il y en a et plus ils ont un gros marché potentiel, il ne faut donc pas compter sur eux pour être défendus. 

Les politiques, Hollande en tète osent dire que la crise est finie, il l’a réaffirmé lors de sa conférence de presse. Les mêmes osent dire que les banques françaises sont saines et sans risque; Ils vous égarent délibérément. Egan Jones classe en catégorie spéculative type BB la plupart des banques françaises et il a raison; Le problème ce ne sont pas seulement les pertes enfouies dans les bilans, donc les faux bilans et les créances douteuses, le problème c’est l’accès au refinancement. Voilà ce que l’on vous cache. Les problèmes du capital insuffisant ou des pertes se comptent en dizaines ou centaines de milliards, celui du refinancement de gros est en trillions. Et de plus en dollars bien souvent, et non en euros. 

Nous soutenons que si on triche, si on cache la vérité sur la situation réelle des banques, alors, on ne peut légitimement vous tenir pour responsables et vous obliger à financer les futures pertes. Vous ne pouvez être tenus pour responsables que pour ce que vous connaissez!… Les banques euros sont en faillite virtuelle, elles tiennent par les assurances de la BCE, les promesses de swaps de la FED, les fausses comptabilités, les maquillages de comptes, les certifications bidons des réviseurs, ceci exclut sauf recours à la violence que vous puissiez être tenus comme devant participer aux pertes. Ceci exclut, tant que les comptes ne sont pas honnêtes, que vous puissiez être mis à contribution. Si cela était fait, vous seriez légitime, face à la violence d’Etat à recourir vous-même à la violence. 

Financier. Un groupe vient de déposer un projet à Bruxelles qui prévoit le bail in, la participation des soi-disant gros déposants bancaires aux éventuelles faillites; un gros déposant étant quelqu’un qui a plus de 100 000 euros sur son compte. Qu’est-ce que 100 000 euros pour préparer une retraite? Rien à coté du capital implicite qui assure le paiement des retraites des fonctionnaires.

L’excellent Charles Gave a dit ce qu’il fallait dire sur ce sujet. 

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Un projet de législation européenne approuvé lundi par une commission du Parlement européen prévoit que l’épargne des petits déposants sera protégée à concurrence de 100.000 euros tandis que les titulaires de comptes disposant de soldes supérieurs risqueront de devoir passer des pertes en cas de faillite bancaire.

Ce projet fait écho à la solution retenue dans le dossier chypriote dans le cadre duquel les déposants les plus fortunés avaient été contraints d’accepter de passer des pertes pour éviter un naufrage du système bancaire local.

Pour entrer en vigueur, ce projet doit encore être approuvé par les 27 ministres des Finances de l’Union européenne et par les Parlementaires européens.

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Ce sont les Pays du Nord qui poussent dans cette direction de la confiscation des dépôts, pour réduire leur risque en cas de faillite bancaire. Ces pays préfèrent que ce soit vous qui payiez les additions de leurs âneries plutôt qu’eux. Vous n’avez choisi ni la politique suicidaire d’austérité, ni le sauvetage des banques coute que coute, ni de sauver les Pays du Sud, ni de maintenir en vie la Deutsche Bank etc… Rien de tout cela n’a été expliqué, débattu ou voté; seule la force et le mensonge l’ont imposé. Les plus gros risques européens ne sont pas français, ce sont Barclays et Deutsche Bank. Ne croyez pas les âneries sur la Suisse et le Luxembourg, ce sont idioties de gens qui ne savent pas lire un bilan bancaire et qui ne voient que le total du bilan sans savoir ce qu’il y a derrière. 

Il y a deux échéances majeures en Europe 

1 L’AQR, la procédure de contrôle et de vérification des actifs des banques avant la mise en place de la Banking Union; au cours de cette procédure, les « pots aux roses » risquent d’être découvert car les Pays du Nord ont intérêt a ce que rien ne soit caché, ils ne veulent pas payer pour le passé, pour les « cochonneries » cachées sous les tapis. Donc il y a un risque majeur de révélation. 

2 Les élections en Allemagne. Merkel ment et triche, elle entretient l’ambiguïté sur la réelle position de son pays jusqu’aux échéances. Pourquoi? Parce que ses rivaux politiques sont internationalistes socialistes donc pour l’avilissement des monnaies, ils sont au service des banquiers. Et Merkel louvoie. 

Que faire? Si vous êtes menacés, il vous faut réagir, vous préparer… Notre objectif est de vous aider à le faire .

BRUNO BERTEZ Le Mardi 21 Mai 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON:

21/05/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Alerte Rouge, Art de la guerre monétaire et économique, Commentaire de Marché, Douce France, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Répression Financière, Regulation des Marchés, Suisse, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | | 3 Commentaires

Les Actions de l’EuroLand sont-elles « bon marché » vis à vis des actions US? par Charles Gave

Les Actions de l’EuroLand sont-elles « bon marché » vis à vis des actions US? par Charles Gave

Il est temps de revenir à nos moutons. Dans les derniers billets, je me suis laissé aller à des considérations économiques, politiques ou philosophiques et j’espère qu’elles auront su intéresser le lecteur, mais il est temps de revenir à la question essentielle qui sous-tend tous mes efforts, en tout cas d’après mes très nombreux détracteurs: comment gagner de l’argent sans « travailler » (la recherche du Graal pour tout financier digne de ce nom)?

Ou plus simplement peut- être: Comment la fourmi que je suis doit-elle investir son épargne pour ne pas finir dans la misère ?

Depuis fort longtemps, je soutiens qu’il faut privilégier l’achat et la détention d’actions aux USA (à dire vrai, j’ai eu une petite crise de découragement après la réélection de monsieur Obama, mais qui n’a pas duré ) et vendre les affaires situées en EuroLand.

J’ai ajouté à peu prés sans discontinuer que pour ceux qui devaient être investis en Europe, détenir des actions de sociétés cotées sur un marché du vieux continent mais ayant la majeure partie de leur chiffre d’affaires en dehors était une option tout à fait satisfaisante pour tourner les difficultés réglementaires. Enfin, je n’ai cessé de dire qu’il fallait éviter à tout prix toutes les valeurs financières en EuroLand tant l’Euro était un Frankenstein financier.

Les événements semblent m’avoir donné raison comme le montre le graphique ci dessous. Les actions US, en une seule monnaie (l’Euro) ont fait beaucoup mieux que les actions de l’EuroLand depuis au moins cinq ans. Dont acte. Cependant, en tant que financier, la question suivante doit immédiatement être posée : Les actions Européennes, compte tenu de cette sous performance, sont-elles devenues suffisamment peu chères pour que je procède à l’arbitrage « vendre les Etats-Unis, acheter l’Europe » comme je l’avais fait en 2000?

Eurovdollars

 La réponse à cette question est probablement non, et voici pourquoi.

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20/05/2013 Publié par | Changes et Devises, Commentaire de Marché, Etats-Unis, Europe, Marchés Financiers et Boursiers Actions | | Poster un commentaire

Beppe Grillo: «Je suis l’expression d’une colère»

Beppe Grillo: «Je suis l’expression d’une colère»

Le leader du Mouvement cinq étoiles qui a bouleversé l’échiquier politique italien lors des élections législatives sillonne le pays en vue des communales. Il a accordé une rare interview à la presse

Beppe Grillo, l’homme qui a bouleversé le paysage politique italien lors des législatives fin février, sillonne à nouveau la péninsule en vue des élections communales. Le leader du Mouvement cinq étoiles était jeudi à Ancône, chef-lieu des Marche.

 

– Comment présenteriez-vous, en quelques mots, la philosophie de votre Mouvement politique?

Beppo Grillo: Tout cela naît d’une colère contenue. Colère pour la situation dans laquelle nos politiciens ont plongé le pays. Contenue parce que constructive. Nous ne voulons pas tout casser. Nous voulons changer les choses. Le Mouvement représente un espoir de changement, un rêve pour des millions de personnes qui ont perdu confiance en nos politiciens.

– Quelle est l’idée de départ?

– Au départ, il y a un constat: la démocratie particratique italienne a échoué. Elle est morte. Elle a non seulement conduit le pays à sa faillite mais le système, comme je l’appelle, est gangrené par la corruption. Notre classe politique est inefficace et corrompue, et cela la population ne le supporte plus. 

– Vous considérez que tous les politiciens sont corrompus. Selon vous, ils sont tous à mettre dans le même sac?

Non. Je considère, au contraire, que beaucoup d’entre eux sont honnêtes. Ce n’est pas un problème de corruption individuelle. C’est le système en lui-même qui est corrompu. De sorte que quelqu’un d’honnête, de motivé, lorsqu’il entre dans ce système est entraîné par un flux de corruption institutionnalisé. Par liens occultes. L’Italie se classe 79e dans la liste des pays les moins corrompus dans le monde. Voyez le nombre incroyable de scandales qui ont marqué les dernières années, à gauche comme à droite. C’est un changement révolutionnaire que nous proposons. 

– Grâce à Internet?

– Oui. Le Net est en pleine expansion. Bientôt, tout le monde y aura accès. Même les catégories les plus âgées et les moins favorisées. Nous sommes arrivés à 25% lors des dernières élections sans les télévisions, je dirais même contre les télévisions et les journaux. Nous sommes aujourd’hui à 30% des intentions de vote dans les sondages honnêtes. C’est pour cette raison qu’on essaie de nous faire taire. 

– A ce propos, vous avez une relation complexe avec la presse italienne?

Ils nous haïssent et nous méprisent. 

– Pourquoi?

– Parce que nous incarnons le changement et ils ne veulent pas s’y résoudre. Puis la presse est liée aux grands groupes industriels. Voyez De Benedetti, qui fut un des premiers adhérents au Parti Démocrate. Ce que je n’accepte pas, c’est qu’ils ne nous attaquent pas sur nos idées. Ils attaquent ma personne. Ils méprisent nos élus alors que nous avons amené dans les institutions un nombre record d’universitaires, de jeunes, de femmes. Leurs réactions sont incompréhensibles. C’est de la malhonnêteté intellectuelle. 

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18/05/2013 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Changes et Devises, Europe, Italie, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Temps, Les Tribulations de la Kleptocratie | | Poster un commentaire

Trois banques européennes sous la loupe d’ Egan-Jones: L’agence de notation se montre très sévère avec Barclays, BNP Paribas et Crédit Agricole.

Trois banques européennes sous la loupe d’ Egan-Jones: L’agence de notation se montre très sévère avec Barclays, BNP Paribas et Crédit Agricole..

L’agence de notation Egan-Jones consacre une partie de son dernier rapport à trois banques européennes simultanément. Une occurrence suffisamment rare pour attirer l’attention car l’agence cible plus généralement les sociétés américaines. 

Les perspectives de Barclays lui paraissent inquiétantes et elle augmente la probabilité de défaut à 3%. Les pertes du groupe au second semestre 2012 (plus d’un milliards de livres sterling) et son exposition à la Grèce, à l’Espagne, au Portugal, à l’Italie et à l’Irlande – respectivement de 1,1 milliards, 33 milliards, 8,3 milliards, 32,5 milliards et 11,3 milliards – lui paraissent excessives. Sa couverture en capitaux propre semble insuffisante en comparaison avec ses pairs. Son ratio de Tier 1 est de 13,3%, en ligne avec celui de BNP Paribas, de JP Morgan ou de Société Générale mais très inférieur à celui d’UBS (21,3%) et sa couverture des prêts non-performants est faible, soit 10% seulement alors que BNP Paribas affiche 62,5%, Société Générale 66,9% et JP Morgan 187%. Le chiffre d’affaires a décliné au rythme de 6% par an au cours des cinq dernières années, partiellement en raison de la diminution de la taille du bilan, un repli voulu par les autorités. Sa marge opérationnelle s’est accrue de 0,8% l’année dernière. L’agence estime toutefois que l’exposition reste préoccupante et dégrade la note de la banque de BB+ à BB. Ce qui en fait un titre spéculatif, sensible aux incertitudes. Son rating S&P est de A (perspective négative), Moody’s de A3 (perspective négative) et Fitch de A (perspective stable). La note d’Egan-Jones est donc significativement inférieure à celles des autres agences.

Entre scandale du Libor, plaintes de la clientèle (la banque a été élue «pire banque de détail» au Royaume-Uni en janvier) et niveau d’information inadéquat aux actionnaires (dans l’affaire du financement par le gouvernement d’Abu Dhabi), Barclays a encore fort à faire pour redresser la situation. 

Rien d’aussi dramatique pour BNP Paribas dont l’agence confirme la notation BBB- mais met la banque sous surveillance négative en raison de sa trop grande dépendance au marché interbancaire du dollar et à l’insuffisance de ses réserves pour créances douteuses.

L’agence cite plus particulièrement une exposition de 43,8 milliards d’euros aux entreprises italiennes et de 37,1 milliards aux particuliers italiens. Egan-Jones a abaissé la note de la banque trois fois depuis 2010 et une fois encore, son appréciation est beaucoup plus dure que celle de S&P ou de Moody. 

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“Lionel Crassier a été brusquement rappelé de New York à Paris en mars l’an dernier et a par la suite quitté la banque, selon trois personnes proches du dossier”, écrit le Financial Times sur son site Internet. La banque concernée, c’est BNP Paribas. Lionel Crassier était à l’époque un trader expérimenté. Et son tort, c’est d’avoir été responsable d’une perte de trading évaluée entre 10 et 25 millions de dollars (entre 7,8 et 19,4 millions d’euros) 

BNP Paribas, interrogée par le Financial Times, a seulement confirmé avoir transféré de New York à Paris un collaborateur en raison d’un mauvais jugement de "trading". “Il n’y a eu aucune perte de trading matérialisée pour BNP Paribas ou pour le département impliqué”, a ajouté la banque au quotidien financier britannique

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Credit Agricole voit sa notation confirmée à BB – un titre spéculatif, sensible aux incertitudes – et est, elle-aussi, placée sous surveillance négative. Un jugement que nous estimons trop sévère au lendemain de la vente de la banque grecque Emporiki et d’un doublement des provisions pour créances douteuses. La forte exposition au Portugal, à l’Italie, à l’Irlande et à l’Espagne reste prépondérante dans le jugement de l’agence. 

Dans une étude académique de novembre 2011*, les auteurs constatent que les informations contenues dans les ratings d’Egan-Jones sont plus réactifs et plus symétriques (ils s’adaptent de manière homogène aux bonnes et aux mauvaises nouvelles) que ceux de Moody. Ils attribuent ces résultats non à la certification NRSRO qui aurait contraint Moody à des évaluations plus conservatrices (une hypothèse soulevée auparavant) mais au mécanisme de rémunération des agences car Egan-Jones est resté rapide et cohérent après avoir obtenu la certification NSRO.

 Nicolette de joncaire/Agefi Suisse 17/5/13

* The Information Content of Credit Ratings: Compensation Structure Does Matter. Valentina Bruno, Jess Cornaggia, Kimberly J. Cornaggia.

http://agefi.com/europe-monde/detail/artikel/egan-jones-lagence-de-notation-se-montre-tres-severe-avec-barclays-bnp-paribas-et-credit-agricole.html?catUID=16&issueUID=328&pageUID=9803&cHash=57d10cd022ad33fb89a0313d39ae954d

18/05/2013 Publié par | Agefi Suisse, Agences de Notation, Douce France, Egan Jones, Europe, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Royaume Uni | | 2 Commentaires

On a vu lu, et entendu du Vendredi 17 Mai 2013: Pourquoi les NPL sont importantes?

On a vu lu, et entendu du Vendredi 17 Mai 2013:  Pourquoi les NPL sont importantes?

Les non performing loans , NPL sont importantes car elles provoquent ce que l’on appelle la debt deflation , déflation par les dettes. Les banques qui ont un pourcentage élevé et croissant de NPL ne peuvent plus accomplir leur fonction bancaire normalement, elles réduisent leurs crédits, renforcent leurs conditions d’attribution et peu à peu la mécanique de transmission de la politique monétaire de la Banque Centrale se grippe. Ce sont surtout les petites entreprises qui en souffrent. Plus on fait de l’austérité, plus les NPL augmentent et plus le crédit se resserre, et plus l’activité ralentit. C’est un cercle vicieux.

En deux mots, le problème des banques Euro est la montée des NPL, crédits non performants. Cette montée est une vague de fond, aggravée par les politiques d’austérité mal pensées.

  •  Le taux des NPL de la périphérie est passé de 3% à 12% en l’espace de 6 ans et il accélère.
  •  Le taux de NPL core hors Allemagne est de 4% environ, il monte depuis 2 ans.
  •  Le taux des NPL du core allemand est de moins de 3 % et est déclinant.

 (Sources BCE, BRI, JP Morgan).

Les taux de NPL sont :

 - Grèce 25%

 - Irlande 19%

 - Espagne et Italie 10%.

Il y a, en zone Euro, 720 milliards de NPL :

 - dont 500 pour la périphérie

 - 150 pour le core ex-Allemagne

 - 60/70 pour l’Allemagne

L’asset Quality Review de la BCE, préalable à la mise en place de la supervision unique, se fera dans quelques semaines, et on obligera ainsi les banques à cristalliser dans leurs comptes les pertes et NPL. On les forcera ensuite, soit seules, soit avec l’aide de leurs gouvernements, à se recapitaliser. Les autorités Euro excluent d’aider les banques et les Etats nationaux à nettoyer le passé.

Italie / Banques : les créances douteuses en forte hausse en mars. 

Les créances douteuses détenues par les banques italiennes ont connu en mars leur plus forte hausse sur un an depuis décembre 2011, selon des données publiées jeudi par la Banque d’Italie. 

Leur montant a atteint 131 milliards d’euros, une hausse de 21,7% par rapport au même mois de 2012, qui se compare à une augmentation de 18,6% en février. 

Les banques espagnoles ont dans leurs livres 163,257 milliards d’euros de créances douteuses.

   

Le taux de créances douteuses des banques espagnoles a légèrement augmenté en mars, à 10,47% du total des crédits contre 10,4% en février, malgré le transfert d’actifs toxiques à la Sareb, la structure de défaisance du secteur en difficulté, selon les données officielles publiées vendredi. 

Les créances douteuses, principalement des crédits immobiliers susceptibles de ne pas être remboursés, ont atteint 163,257 milliards d’euros en mars, contre 162,038 milliards d’euros en février (donnée révisée), selon la Banque d’Espagne.

17/05/2013 Publié par | Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Déflation, Europe, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Immobilier, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Reuters, Trappe à Dettes | | Poster un commentaire

Etude PEW Research : Les Français s’écartent du nord et se rapprochent du sud ; les divergences avec l’Allemagne s’accroissent fortement Par Bruno Bertez

Etude PEW Research : Les Français s’écartent du nord et se rapprochent du sud ; les divergences avec l’Allemagne s’accroissent fortement Par Bruno Bertez

PEW Research a publié une étude importante sur l’attitude des Européens à l’égard de l’Europe. 

Cette étude, de 78 pages, s’intitule  “The new sick man of Europe, the European Union”.  Autant dire que l’étude n’est guère très optimiste sur l’évolution de l’Europe. En particulier, elle note le soutien de moins en moins important des populations à l’idée européenne. Les tendances dissociatives provoquées, non seulement par la crise, mais encore plus par les remèdes à cette crise, prennent de plus en plus d’ampleur.

EN LIEN: http://www.zerohedge.com/news/2013-05-13/just-say-non-new-sick-man-europe-support-eu-plunges-france-and-most-european-countri

Nous vous donnons ci-dessous l’essentiel de ce qui concerne la France.

La partie française s’intitule : « France in free fall », la France en chute libre.

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16/05/2013 Publié par | Allemagne, Changes et Devises, Cycle Economique et Financier, Déflation, Douce France, Europe, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | | Un commentaire

La corde pour nous pendre! Nouvelles de Chine par Richard Dupaul

La corde pour nous pendre! Nouvelles de Chine  par Richard Dupaul

La Chine place ses pions en Europe

Avec un pactole de 3400 milliards US en réserves monétaires, la Chine a commencé à diversifier ses investissements étrangers, délaissant ses placements prudents dans les obligations d’État. Les Chinois préfèrent de plus en plus les actifs tangibles dont la valeur est déprimée. Leur magasin préféré: l’Europe.

L’Europe va mal. L’économie rétrécit, le chômage grimpe sans cesse, et les jeunes quittent le navire. Décourageant? Non, une occasion en or pour la Chine qui continue de faire son marché sur le Vieux Continent, avec appétit.

D’après le fonds A Capital, une firme de Pékin qui fait un relevé trimestriel («dragon index») des investissements outre-frontière, c’est même la zone euro qui attire la plus grande part des capitaux chinois.

La firme se base sur les fusions-acquisitions menées par des groupes chinois à l’étranger. En 2012, l’Europe a recueilli 33% des fonds investis, soit 12,6 milliards US. Un record. C’est nettement plus qu’en 2011 (10,4 milliards US) et très loin devant l’Amérique du Nord, avec environ 5,5 milliards US. Un résultat surprenant, vu la reprise économique en cours aux États-Unis, qui devrait en principe attirer les investisseurs.

De toute évidence, les investisseurs chinois sont attirés par les actifs européens vendus à des prix attrayants en cette période de crise. Un petit retour sur 2012 montre que les Chinois ont d’ailleurs fait de belles prises.

Ils ont mis la main notamment sur des géants industriels allemands en difficulté, dont Kion Group (machinerie) et Putzmeister (cimenterie), et le producteur britannique de céréales Weetabix.

China Investment Corp., le plus important fonds d’investissement étatique en Asie, a aussi pris une participation minoritaire dans des infrastructures britanniques stratégiques, incluant l’aéroport Heathrow et la Thames Water Utility. C’est une percée au coeur du royaume de Sa Majesté. Sans oublier que des fonds chinois ont fait des achats importants au Portugal et en Grèce, deux pays à vendre à la découpe ces temps-ci.

Le fait que l’Europe attire plus de capitaux chinois que les États-Unis, malgré la prise de contrôle très médiatisée l’an passé de Wanda sur la chaîne de cinémas AMC Theatres, témoigne de l’accueil souvent glacial des Américains.

Washington est particulièrement vigilant quant aux investissements étrangers sur son territoire, et cela a pour effet de décourager les avances des acquéreurs. Dans ce domaine, le cadre réglementaire est plus souple en Europe qu’aux États-Unis où, par exemple, «le Sénat peut bloquer, de manière arbitraire, des investissements», explique dans une note financière André Loesekrug-Pietri, fondateur d’A Capital.

Les Chinois apprécient également le savoir-faire européen dans l’énergie, l’eau, les transports, l’automobile et l’aéronautique, tous des secteurs appelés à développer en Chine.

Les entreprises chinoises ont «besoin de savoir-faire, et c’est en Europe que se trouvent les meilleures technologies», affirme le responsable.

D’autres noms? Volvo (Suède), le port de Pirée (Grèce), McCormick (France)… autant d’entreprises ou d’actifs de valeur qui ont aussi été cueillis comme des fruits mûrs par les Chinois depuis 2009 pour leur valeur stratégique à long terme.

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09/05/2013 Publié par | Afrique, Art de la guerre monétaire et économique, Changes et Devises, Chinamerica, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Europe, Le Temps, Matières Premières, Monétarisme, Mondialisation, Pays Emergents, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, The Economist | | Poster un commentaire

Réfléchissons un peu par Charles Gave

Réfléchissons un peu par Charles Gave

AVANT PROPOS DE BRUNO BERTEZ

Un paramètre fondamental, mais dont l’analyse est complexe.

  Charles Gave présente ci-dessous une analyse opportune.

D’abord parce que trop souvent négligée,

Ensuite parce que nous sommes peut-être à un point d’inflexion,

Ensuite parce la liquidité est au centre de la préoccupation des marchés.

C’est une évidence que le système monétaire international est idiot. Le professeur Triffin, l’a expliqué et démontré en son temps: faire dépendre le volume des liquidités internationales des déséquilibres d’un pays est une aberration intellectuelle et cette aberration sera, un jour source de catastrophe. 

Jusqu’à présent on s’est inquiété de l’excès de liquidités, c’est à dire de la surabondance de dollars produits par les déficits américains. Il y  aura un jour ou l’on s’inquiétera de l’inverse. 

Le monde global non seulement dépend du dollar comme base de ses réserves et de ses liquidités, mais il est vendeur colossal de dollars, il est short: A force de faire des emprunts en dollars, les firmes et les pays se retrouvent acheteurs potentiels de dollars pour pouvoir procéder aux remboursements. 

Les Etats-Unis ont déjà du à plusieurs reprises accorder des swaps en dollars afin d’éviter des catastrophes, en particulier aux banques européennes. C’est un avant-gout. 

L’évolution des statistiques de réserves internationales ne va pas, pour l’instant dans le sens de la pénurie de dollars, loin de là. Elles continuent de progresser bien au-delà de la croissance des GDP et de la production et circulation de richesse. 

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Les réserves internationales globales des banques centrales, sans tenir compte de l’or continuent de galoper. Elles sont à ce jour de 11.093 trillions en hausse de 6,1% sur 1 an. Ceci représente une hausse de 637 milliards, année sur année.

 Au cours des deux dernières années, les réserves internationales selon la même définition ont cru au rythme de 13%, ce qui représente un ajout de 1.315 trillion.

Faute de bien saisir ce que signifient maintenant les agrégats monétaires, nous préférons nous intéresser à la création de crédit, laquelle joue dans la théorie de Steve Keen le même rôle que les revenus pour comprendre l’évolution de l ‘agrégat « GDP+achats d’assets ». Cette façon de voir est bien plus opérationnelle que la théorie classique.

Le crédit aux Etats unis progresse fortement grâce au crédit gouvernemental et au crédit de la Fed. 

Le crédit est « vivant », tandis que la monnaie peut être morte, neutralisée, stérilisée. 

Enfin, en termes de changes, nous pensons qu’un passage possible du dollar index au-dessus des 84 sera un signal important à suivre et à interpréter. On est présentement autour des 82.

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Grâce aux déficits américains, les pays engrangent des réserves qui servent de base à leur propres agrégats monétaires. C’est grâce à ce phénomène que les émergents ont émergé, et à cause de ce phénomène qu’ils ont du après 2008,  mener des politiques anti-inflationnistes, les dollars crées par les Américains se déversant chez eux. 

Nous pensons qu’il faut prendre le papier de Charles Gave non comme une prévision, mais comme un cadre de réflexion. 

Pourquoi? 

-Parce que la chose monétaire est complexe et tout le monde improvise, s’adapte et invente sans référence historique, nous sommes dans la Great Experiment! Le recours colossal au leverage, les repos, la réhypothecation des collatéraux ont créé un monstre que personne ne connait. On ne sait plus ce que c’est que la monnaie. Et puis on la travaille avec des théories fausses. Personne ne comprend le rôle de la spéculation et de la machine infernale qui a été créé par l’hypertrophie des marchés. On ne sait plus vraiment ou se fait, concrètement la création monétaire, ou même de quelle façon. Les marchés ont pris une grande partie du pouvoir de créer de la monnaie, le rôle des banques centrales et des banques commerciales n’est plus vraiment clair. 

-Ensuite parce que les phénomènes monétaires sont articulés aux économies réelles , les deux inter-agissent de façon , là aussi complexe. Nous soutenons que la structure de l’économie américaine, de l’économie mondiale, les marges des entreprises, tout cela est, sans que l’on sache bien comment, complètement modifié par le système monétaire actuel, les déficits américains, la surabondance du dollar, l’absence de discipline internationale, et le comportement des pays mercantilistes. 

A ce jour l’écheveau est embrouillé et  … bien serré.

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Réfléchissons un peu par Charles Gave

Rien n’est plus pénible que de réfléchir tout seul dans son coin, surtout quand une période est aussi agitée que celle que nous traversons. La tentation dans ces moments là  est plutôt de réagir à tout événement, important ou pas, et avec violence, plutôt que de réfléchir… 

Or, plus  les événements apparaissent insensés, moins il faut réagir et plus il faut réfléchir. 

Mais qu’est que veut dire « réfléchir » en pratique? 

Une chose toute simple: Il faut s’efforcer de faire le tri entre le bruit et les tendances de fond, et pour y arriver, bien sur, il faut s’extraire de l’esclavage du quotidien. 

L’une des façons de procéder est de « repérer » une variable essentielle dans le système économique dont il est à peu prés certain qu’elle va connaitre des changements fondamentaux et d’essayer de comprendre  quelles seront les conséquences  logiques des changements qui vont l’affecter. 

Dans cet esprit, il me semble que le moment est venu de consacrer un article à l’une de ces variables, les comptes courants Américains. 

Qu’est que « les comptes courants », va me demander le non initié ? La réponse est simple: c’est tout simplement la différence comptable entre ce qu’un pays achète et  vend à l’étranger. Autrefois, cela s’appelait la balance commerciale. Et peu de choses ont autant d’impact sur le monde que l’évolution des comptes courants Américains, comme le démontre le graphique ci joint. 

Je vais d’abord expliquer la construction du graphique, puis les raisons qui en font un outil très important dans une politique de placement, pour terminer par un essai d’analyse de son évolution (probable) à venir. 

Commençons par la construction de notre graphique. 

i.            Je prends la statistique des comptes courants Américains telle qu’elle est publiée et je divise le chiffre par le PIB US pour calculer le déficit ou le surplus extérieur des Etats-Unis en pourcentage de la richesse créée chaque année dans ce pays, pour pouvoir comparer le déficit ou le surplus à   d’autres périodes dans l’histoire des 60 dernières années. 

ii.            Je calcule la variation de ce ratio sur les 12 derniers mois, en termes absolus. 

iii.            Je l’inverse, ce qui veut dire que si les comptes courants Américains se sont améliorés depuis un an de 1 % du PIB, le point correspondant sera à +1 % (en dessous de zéro) sur l’échelle de gauche, s’ils se sont détériorés nous serons à -1 (au dessus de zéro).

 graphique dette commerciale

 A ce point, la deuxième question que le lecteur doit se poser doit être : Mais pourquoi est-ce si important?

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07/05/2013 Publié par | Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Europe, Indicateur des Marchés, Matières Premières, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Russie | , | 9 Commentaires

L’Edito du Dimanche 5 Mai 2013: Au bout du chemin, la servitude, merci Monsieur Rehn Par Bruno Bertez

L’Edito du Dimanche 5 Mai 2013: Au bout du chemin, la servitude, merci Monsieur Rehn Par Bruno Bertez 

Les socialistes et étatistes ont utilisé l’image des meutes de loups, des wolfpacks pour caractériser le comportement de la communauté spéculative mondiale lors des premières escarmouches de la crise européenne. Ce sont les wolfpacks qui ont gagné; elles ont obtenu:

1°) que l’on plonge les peuples dans l’austérité pour que leurs créances soient honorées

2°) que, pendant la période intermédiaire, la BCE de Draghi leur garantisse le plein de leurs créances par la promesse de rachat illimité de leurs créances pourries.

 

    ​Les usuriers ont gagné une bataille, sur le dos des institutions des peuples, les gouvernements et les Banques Centrales. Bien sûr, cela ne suffit pas. Les institutions, malgré leur opacité, n’existent pas, elles sont des tenants lieux, des intermédiaires, entre les usuriers et les peuples. Il reste maintenant donc, aux intermédiaires, sortes de fermiers-généraux collecteurs, de faire le sale travail, à savoir collecter, tondre les serfs pour rembourser les banquiers. 

La wolfpack a mué, changé de nature. La nouvelle wolfpack, ce sont les banquiers centraux et les gouvernements au service de sa Majesté, la Banque. La wolfpack tourne autour de sa proie, l’argent, les dépôts bancaires, les économies, la sécurité, la retraite des citoyens comme  une meute assoiffée de sang. Elle encercle, hurle, terrorise le peuple afin de le saisir à la gorge, sans défense, même sans combat. Impatiente de saisir sa proie et de la rapporter docile à ses maitres, comme de bons chiens bien dressés. Au passage, la wolfpack mute, elle se transforme en hyène, déchiquète les cadavres de l’économie productive.

 

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05/05/2013 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Douce France, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vices du Capitalisme, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | | 9 Commentaires

Quand les doutes sur la survie de l’euro infiltrent même le cœur du pouvoir allemand par Wolf Richter

Quand les doutes sur la survie de l’euro infiltrent même le cœur du pouvoir allemand  par Wolf Richter

Le président du Conseil consultatif scientifique du ministère des Finances allemand donne à l’euro une chance de survie de cinq ans "limitée". Il propose une alternative radicale pour sortir de la crise de la dette.

 (Données BRI Fin 2011)

Plusieurs Allemands haut-placés ont publiquement exprimé leurs doutes quant au futur de l’euro. Quelques politiciens ont essayé de glisser quelques sorties anti-euro au journal télévisé. Et un parti anti-euro, Alternative pour l’Allemagne, s’est formé juste à temps pour se présenter aux élections de septembre, et espère remporter assez de voix pour entrer au Parlement.

Mais ceux les plus proches de l’épicentre du pouvoir, ceux qui gravitent autour d’Angela Merkel, continuent à défendre le dogme officiel. Celui selon lequel l’euro est plus qu’une monnaie, c’est un concept sacré, une sorte de religion qu’il faut sauver à tout prix. Une grande partie de l’opposition adhère aussi à ce dogme. Bien que la possibilité qu’un petit pays sorte de l’euro a été plus ou moins acceptée, l’euro en lui-même est resté intouchable dans ces cercles. Jusqu’à maintenant.

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05/05/2013 Publié par | Agefi Suisse, Allemagne, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Trappe à Dettes | | Un commentaire

Jean Borjeix(Platinium Gestion) : "Le quantitative easing, c’est nul et cela ne marche pas!"

Jean Borjeix(Platinium Gestion)/BFM : "Le quantitative easing, c’est nul et cela ne marche pas!"  Le 2/5/13

Etats Unis : Résultats trimestriels plutôt décevants

A vendredi 26 avril, 1048 sociétés du Russell 3000 représentant 61.3% de la capitalisation boursière ont publié leurs résultats trimestriels selon le consensus FactSet. Cela donne une idée assez complète sur la santé des entreprises et surtout sur les perspectives des prochains trimestres. Les résultats du premier trimestre ont été en moyenne 4.1% supérieurs par rapport au cadrage de fin février. Les sociétés financières ont eu le meilleur score avec +7.3% alors que les non financières ne faisaient que +3.2%.

Comme d’habitude, les sociétés ont à nouveau rabaissé les perspectives du 2ème trimestre (pour rebondir à l’arrivée…). 3.9% de moins au total, mais 5.1% pour les non financières alors que ces dernières affichent une bonne santé et maintiennent leurs prévisions à peu de choses près. Avec ses énormes profits, Apple a fortement impacté ces résultats. Excluant ce géant, les perspectives sont revues à la baisse de 2.8% pour l’ensemble et de 3.7% excluant les financières. Notre chiffre très préliminaire du mois dernier faisait état d’une révision globale de 2.5%.

Tous les secteurs du S&P500 ont vu leurs profits revus à la baisse à l’exception notoire du secteur financier.

Les secteurs les plus fortement revus à la baisse sont les produits de base et l’informatique enraison d’Apple, mais pas seulement. IBM a par exemple déçu, en revanche Google était superbe. La santé et la consommation non cyclique ont le mieux résisté. Il faut dire que les nouveaux marchés des tablettes et smartphones commencent à saturer et le marché attend la prochaine grande révolution.

Mais l’informatique, outil de productivité, est loin d’avoir dit son dernier mot et le secteur se confond de plus en plus avec l’industrie ou le commerce.

La conclusion la plus importante de ces parutions n’est pas sur les profits, mais dans les volumes de vente (donc l’activité économique). Les prévisions de volume de vente ont été abaissées en moyenne de 1.2% hors financières pour le 2ème trimestre, ce qui est historiquement élevé. Il faudra rattraper 1% de marge pour retrouver les niveaux de profits antérieurs. Les sociétés ont réussi à le faire au premier trimestre où les ventes n’ont même pas été à la hauteur des chiffres déjà révisés. Le plus grand marché mondial qu’est l’Europe et qui est en berne est partiellement responsable de cet état de fait. Tout le monde voit autour de lui les licenciements que les sociétés américaines pratiquent sans état d’âme en Europe à l’image de l’industrie automobile.

Nous en déduisons que les profits seront de plus en plus difficiles à réaliser et à développer si la reprise mondiale ne s’accélère pas. Les pôles de croissance restent heureusement nombreux dans les pays émergents pour les grands groupes européens et américains.

Le bilan du premier trimestre est provisoirement estimé à une hausse de 4% par rapport à l’an dernier et 2% ex financières. Le deuxième trimestre ressort dans les mêmes ordres de grandeur. Il faut attendre le 3ème et 4ème trimestre pour une croissance plus élevée grâce à un effet de base déprimé en 2012. L’ensemble de 2013 est attendu en hausse de 7.6% contre 4.6% en 2012. Il sera difficile de dépasserles 4 à 5% selon nous, qui correspondent à la croissance du PIB mondial plus l’inflation, car les marges sont en haut de cycle. JACQUES CHAHINE

04/05/2013 Publié par | BFM, Commentaire de Marché, Etats-Unis, Europe, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central | , | Poster un commentaire

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