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La Chine refinance ses gouvernements locaux par Mish

La Chine refinance ses gouvernements locaux par Mish

Le système bancaire Chinois est insolvable. Nous savons tous que le système bancaire tout entier est insolvable, mais aujourd’hui, c’est au tour de la Chine d’être sous les projecteurs. Je vous conseille de lire China averts local government defaults.

Les banques Chinoises ont refinancé au moins un tiers des prêts aux gouvernements locaux qui devaient arriver à maturité avant la fin de l’année 2012, ce qui indique clairement les difficultés qu’a la Chine a réduire sa dette.

Les gouvernements locaux ont énormément emprunté aux banques pour financer le programme de stimulus de la Chine en vue de faire face à la crise financière, et éprouvent aujourd’hui des difficultés à générer des revenus pour les rembourser, ce qui devrait jeter de l’ombre sur la croissance économique du pays.

Les banques ont rallongé d’un minimum de 3 trillions de renminbis (482 millions de dollars) le prêt de 4 trillions de renminbis que les gouvernements locaux auraient dû rembourser à la fin de l’an dernier, selon les calculs du Financial Times basés sur les données officielles.

Faire semblant à la Chinoise

Puisque la Chine ne nous dit pas tout de ses projets de refinancement et de ses taux d’intérêts, les 482 milliards de dollars sont certainement une sous-estimation.

Le fait est que d’importants refinancements ont dû être entrepris pour éviter les défauts.

‘C’est une observation correcte’, a déclaré Stanley Li, analyste bancaire chez Mirae Asset Securities. ‘Au vu de la période de remboursement des projets d’infrastructures des gouvernements locaux, il faudra attendre plus de 10 ans avant que ces dettes puissent être annulées’.

Dix ans? Et pourquoi pas pour toujours? Bon nombre de ces projets ne sont pas économiquement viables, tout particulièrement pour ce qui concerne l’aménagement du territoire et les projets immobiliers.

http://globaleconomicanalysis.blogspot.fr/

EN COMPLEMENTS:

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Les prix immobiliers s’emballent à nouveau en Chine

A peine installé au poste de premier ministre chinois, Li Keqiang a déjà un sérieux casse-tête à résoudre: l’inflation immobilière repart très nettement. les autorités ont annoncé que, sur les 70 villes dont elles suivent l’évolution des prix, 62 avaient connu une hausse du mètre carré sur un an au cours du mois de février. Une situation qui rappelle la fin 2011, période de hausse qui avait poussé Pékin à employer les grands moyens pour calmer la spéculation immobilière. Les autorités chinoises, qui savent à quel point cette envolée des prix de la pierre démoralise les classes moyennes, ont annoncé, le 1er mars dernier, toute une série de mesures visant à empêcher la spéculation, obligeant les ménages à un apport plus substantiel pour l’achat d’un deuxième appartement, rehaussant les taux d’intérêt sur les prêts servant à acquérir ces biens, mettant en place une taxe sur les plus-values immobilières, et sommant les villes les plus concernées par ce phénomène de prendre des mesures ciblées pour l’enrayer. Mais Pékin ne peut pas aller trop loin, car le secteur immobilier reste l’un des moteurs de la croissance chinoise. Les investisseurs pourraient mal réagir si la tendance s’inversait.

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Les autorités de régulation bancaire ont annoncé qu’elles allaient sévir à l’encontre du très florissant secteur des produits de gestion de fortune. Ces placements se sont rapidement développés ces dernières années dans les banques, explosant même de 56% en 2012, pour atteindre l’équivalent de 1,1 milliard de dollars, ce qui représenterait 7,6% des dépôts bancaires totaux, selon les estimations de Standard & Poor’s. Un succès qui découle du fait que, contrairement aux dépôts classiques, leur rémunération n’est pas plafonnée par l’Etat à des niveaux très bas. Mais ils sont soupçonnés d’être souvent adossés à des projets économiquement risqués, notamment dans le secteur immobilier. L’année dernière, l’effondrement de l’un d’eux, proposé par un employé de la banque Huaxia à Shanghai, avait provoqué la colère des épargnants et attiré l’attention des autorités sur ces placements échappant à tout contrôle. Désormais, les banques vont devoir préciser clairement à quel type d’opération chacun de ces placements est adossé et devra le soumettre à un audit préalable. Les banquesvont aussi devoir réduire leur exposition à ces produits. Par ailleurs, le Conseil d’Etat a annoncé qu’il allait poursuivre une politique de libéralisation des taux d’intérêt. Ce qui pèse également sur les actions des banques, car, depuis des années, c’est le très strict encadrement des taux de dépôts et de prêts qui garantit à ces dernières une marge financière confortable.

01/04/2013 Publié par | Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Financial Times, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Immobilier, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Répression Financière, Trappe à Dettes | | Un commentaire

L’Edito du Dimanche 10 Février 2013: Une certitude, l’Amérique fera, d’une manière ou d’une autre, défaut sur sa dette Par Bruno Bertez

L’Edito du Dimanche 10 Février 2013: Une certitude, l’Amérique fera, d’une manière ou d’une autre, défaut sur sa dette Par Bruno Bertez

C’est un enseignement de l’histoire, les dettes exceptionnelles ne sont jamais honorées. Elles sont soit répudiées, soit détruites. Il viendra un moment, après la phase aigue de la crise, ou tout le monde prendra conscience du risque qu’il y a,  en nos sociétés de tuer la croissance, l’espoir et la mobilité/fluidité sociale. Sans compter les libertés.

Les sociétés pseudo démocratiques ont acheté la paix sociale par ce que l’on peut appeler "la prime de risque communiste": des salaires croissants, des transferts sociaux, des sécurités, des créations d’emplois, qui ont rendu légitime l’ordre social existant.

L’accumulation des  dettes, son corollaire le creusement des inégalités, le chômage, rendent  cette solution maintenant périmée.

On ne peut continuer.

Déjà la doctrine type FMI du rééquilibrage par l’austérité bat de l’aile. Elle est refusée par les Etats Unis pour eux même, elle est contestée, de plus en plus en Europe. Concrètement, on s’en écarte jour après jour en repoussant, discrètement les échéances.

Il viendra un moment ou les Etats Unis seront légitimes à proposer des solutions. Solutions dans l’intérêt général, mais bien sur, surtout dans leur intérêt. Ces solutions passent par la réduction drastique du poids des dettes, du poids du passé et des réformes pour un nouveau départ.

Ce qui sera un coup de force passera pour ce qu’il ne sera pas, une sorte cadeau des Etats Unis au monde global, selon la même dialectique qui a conduit à la fin de l’étalon devise-or.

La présente situation monétaire est temporaire, nous dirions même qu’à l’échelle de l’Histoire, ce sont ses derniers moments. Le monde global ne peut pas vivre noyé sous les liquidités éternellement. Un jour ou l’autre, il faudra sortir des politiques monétaires et fiscales non conventionnelles. Elles construisent elles même leurs propres limites. C’est alors que se posera la question d’un système monétaire plus satisfaisant, plus équilibré, meilleur reflet de la situation et des rapports de forces globales. Un système qui traduira l’ordre nouveau et non pas celui, qui joue les prolongations, qui est issu de la seconde guerre mondiale. Un système qui permettra de profiter des progrès de la science et des techniques et de le mettre au service des hommes.

Soit on le fait volontairement, de façon négociée, soit cela se fait dans le chaos, par la multiplication des crises, les affrontements et finalement la violence.

    Le présent papier s’inscrit dans le droit fil de notre article intitulé « Pierre Laval, nous voilà ! ». Dans cet article récent, nous avions tiré prétexte de la hausse de l’euro et de quelques déclarations gouvernementales pour souligner la contradiction qu’il y avait entre mener une politique de déflation interne et, en même temps, maintenir le change. Nous avons rappelé l’exemple historique de Pierre Laval en 1935, lequel a pratiqué une politique de déflation des prix et des salaires, mais s’est totalement opposé à une dévaluation du franc par ce que l’on a appelé le patriotisme monétaire. Son conseiller Jacques Rueff avait pourtant mis toutes ses forces pour le persuader de la nécessité d’une dévaluation. Beaucoup d’observateurs dans la presse avaient fait de même. Pierre Laval s’est entêté. C’est cela qui est la cause directe de la dislocation de 1936. Il a semé les germes de toute l’histoire qui allait suivre.

Nous rappelons que nous sommes pour un change stable et sain, une monnaie non manipulée, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. La monnaie  ne devrait pas être politisée. Hélas, quand on a choisi une mauvaise politique comme celle de l’austérité et de la déflation, si on veut échapper aux dislocations sociales, on est obligé de compléter  ces politiques stupides par une dévaluation elle-même tout aussi stupide. Tout se passe comme si deux stupidités faisaient un moindre mal.

Les voix se sont donc élevées ces derniers jours en Europe afin de réclamer que l’on se préoccupe du niveau de l’euro vis-à-vis des monnaies concurrentes. Elles se sont élevées, mais bien timidement, car, en ce domaine, les politiques savent qu’ils marchent sur des œufs. Ce qui est frappant, c’est le double langage, encore que l’on ne devrait pas en être frappé, car il est coutumier. A usage intérieur, on n’hésite pas à proclamer que l’on veut faire baisser l’euro ; à usage extérieur, on emploie des tournures beaucoup plus alambiquées, des circonlocutions et des détours.

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10/02/2013 Publié par | Allemagne, Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Douce France, Etats-Unis, Europe, Financial Times, Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Clefs pour Comprendre, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes, Wall Street Journal in french | , | 15 Commentaires

Humeur de Loup du Jeudi 10 Janvier 2013: Et l’Europe dans tout cela? par Bruno Bertez

Humeur de Loup du Jeudi 10 Janvier 2013:  Et l’Europe dans tout cela? par Bruno Bertez

L’Europe est au congélateur. Tout ce qui est européen est escamoté, par tacite connivence, jusqu’aux élections allemandes. Plus de  débat, plus de nouvelles, plus d’attaques.

   Le gros bazooka de Draghi a calmé la spéculation. Celle ci était le fait des banques lesquelles voulaient faire plier la BCE et l’Allemagne et elles ont réussi. Ils n’y a jamais eu de vraie spéculation contre l’Europe, simplement une épreuve de force pour mettre les Etats et la BCE au pas. Voila qui est fait. Epreuve de force des banques contre les peuples.

Les banques ont gagné.

Merkel ayant -temporairement?- cédé elle est personna grata, même pour les Français, les Italiens et les Espagnols.

Il y a consensus pour la continuité; du moins jusqu’à ce que Merkel gagne: Si elle perd, contrairement à ce que l’on peut penser, la guerre va se raviver car Steinbruck est dangereux, c’est un facteur de déséquilibre. La droite conservatrice allemande va avoir les mains à nouveau libre.

On "kick the can" à toute vitesse et tous azimuts.

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10/01/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Allemagne, Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Douce France, Ernst & Young, Espagne, Etats-Unis, Europe, Financial Times, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Royaume Uni, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre, Wall Street Journal in french | | 8 Commentaires

Entretien Atlantico/ Bruno Bertez: Pourquoi le carnage sur le yen est une bien plus grande menace pour l’économie mondiale que le fiscal cliff américain

Entretien Atlantico/ Bruno Bertez:  Pourquoi le carnage sur le yen est une bien plus grande menace pour l’économie mondiale que le fiscal cliff américain

Déficit commercial, baisse de la production industrielle, remise en cause de l’indépendance de la banque centrale du pays… un effondrement de la monnaie japonaise est-elle à craindre pour l’économie mondiale ? Inquiétude justifiée ?

 

Atlantico : Shinzo Abe, Premier ministre du Japon, pourrait remettre en cause l’indépendance de la Banque du Japon afin d’abaisser le yen pour favoriser les exportations et lutter contre le risque de déflation. En effet, traditionnellement excédentaire, le pays a enregistré son cinquième mois consécutif de déficit commercial. Dans le même temps, la production industrielle a chuté de 1,7% en novembre, un niveau au delà des prévisions. La situation économique du Japon et de sa monnaie est-elle plus préoccupante pour l’économie mondiale que ne l’est le fiscal cliff américain ?

Bruno Bertez: Shinzo Abe a été élu sur un programme de changement de politique économique qui consiste essentiellement à mettre la Banque du Japon sous pression. Il a menacé et menace encore du revenir sur l’indépendance de la Banque centrale et de globaliser les politiques fiscales et monétaires  Il souhaite que les achats de bonds gouvernementaux et autres actifs soient illimités, que la politique de surabondance monétaire soit poussée à son maximum. Il prétend imposer à la Bank of Japan une révision en hausse de son objectif d’inflation à 2% et évoque la possibilité de prendre des mesures pour décourager l’épargne liquide et ainsi la faire se déverser sur le marché des fonds d’Etat. Sur ce marché, les JGB (Japanese Government Bond, les obligations du gouvernement japonnais, ndlr) courts de 1 à 3 ans ne coûtent que 0,1% au gouvernement. Il semble s’orienter comme les Etats-Unis de Bernanke vers une politique quasi autoritaire d’entonnoir afin de forcer ceux qui recherchent du rendement à se diriger vers le marché des actions.

 

 Dans ces conditions, les marchés, comme on pouvait s’y attendre, anticipent. Ils font baisser le yen et monter les actions. Certains qui se souviennent du rally Koizumi vont jusqu’à espérer un Nikkei a 13 000 voire 14 000 et un yen à 90 contre dollar. La Bourse monte sous la conduite des valeurs des sociétés exportatrices.

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30/12/2012 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Asie hors émergents, Atlantico, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Déflation, Financial Times, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Japon, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Reuters, Wall Street Journal in french | | 6 Commentaires

La lutte contre la pauvreté est d’abord un combat d’idées

La lutte contre la pauvreté est d’abord un combat d’idées

 La pauvreté n’a pas disparu. Mais l’économie a donné tort aux prophètes de malheur

Nommé tant par The Economist que par le Financial Times dans la liste des meilleurs livres économiques de l’année, le Why Nations Fail: Their Origins of Power, Prosperity and Poverty 1 de James Robinson et Daron Acemoglu révèle que le déclin d’une nation s’explique par la cupidité, l’égoïsme et l’ignorance de l’histoire des leaders politiques et par la faiblesse des institutions. Quel plaisir de voir ainsi honorée, certes avec retard, la théorie des choix publics de James Buchanan, Prix Nobel d’économie. Dans The Calculus of Consent (1962), il partait de l’hypothèse que les politiciens n’étaient ni plus ni moins altruistes que les autres et que l’action collective était le résultat de choix individuels. Les faits contés par Why Nations Fail lui donnent raison.

Son analyse des causes de la pauvreté est d’autant plus actuelle que la période de Noël s’accompagne de douteuses statistiques à ce sujet, couplées à des appels de dons et de renforcement des politiques redistributives. Elles sont douteuses, parce que la pauvreté est mesurée en termes relatifs (écart avec la médiane). C’est une mesure d’inégalité et non de pauvreté. D’ailleurs, au sein des pays industrialisés, les 10% les plus pauvres ont un revenu supérieur à celui du milieu des années 1980, selon l’OCDE. Il n’y a que deux exceptions: Israël et le Japon.

Sur le même sujet, le best-seller de Robert D. Kaplan2 réactualise la piste géographique comme cause de progrès ou de pauvreté. L’auteur fait fausse route. En Chine, des centaines de millions de personnes sont sorties de la pauvreté, mais la géographie du pays n’a pas changé. Le succès de la Chine provient uniquement du changement culturel initié par Deng Xiaoping, à son ouverture à l’économie de marché, à un climat favorable à l’éclosion d’une «bourgeoisie», comme l’explique Deirdre McCloskey dans Das Ende der Armut 3, ouvrage collectif de l’Institut Libéral.

L’histoire a donné tort aux prophètes de malheur. Robert Malthus avertissait à la fin du XVIIIe siècle que la croissance démographique provoquerait la misère et la famine. La réalité est autre. La population a été multipliée par six depuis Malthus. La consommation moyenne est dix fois supérieure à celle de 1800. Et en Europe, la classe moyenne gagne 45 fois plus qu’en 1800, selon Deirdre McCloskey.

Le débat est vif sur les causes de ce progrès, mais l’économie ne peut à elle seule expliquer cette multiplication par 45 du niveau de vie, selon McCloskey. C’est le pouvoir des idées, des valeurs morales et un autre regard sur la bourgeoisie qui décident du sort d’un pays. Au cours du XIXe siècle, le marché et l’innovation ont lentement été reconnus pour leurs mérites.

La liberté économique ne suffit pas à elle seule à créer la croissance. Les indices de liberté économique publiés depuis des décennies par l’Institut Fraser confirment le lien direct entre liberté économique et revenu par habitant. Mais cette corrélation positive n’en fait pas une cause. Une culture favorable à la bourgeoisie, au commerce et à la prise de risque, telle est la vraie raison de cette multiplication par 45 des revenus.

Le discours de François Hollande, sa méfiance à l’égard des commerçants, des entrepreneurs et des «riches» s’inscrit dans une logique inverse. Elle se nourrit du vocabulaire de François Mitterrand et de son hostilité à l’égard de la bourgeoisie. Ce qui n’est pas de bon augure pour nos voisins. Les attaques contre les riches ne sont qu’un prélude à une lente expropriation de la classe moyenne.

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27/12/2012 Publié par | Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Douce France, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Financial Times, Idées Courtes, Idées Fausses, Innovation Technologique, scientifique ou financière, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Temps, Les Vertus du Capitalisme, Libéralisme, Suisse, The Economist | | 2 Commentaires

Un géant des dérivés de matières premières reprend NYSE Euronext

Un géant des dérivés de matières premières reprend NYSE Euronext

Un géant des dérivés de matières premières reprend NYSE Euronext La bourse de Wall Street est rachetée pour 8,2 milliards par une jeune bourse en ligne d’Atlanta en très forte croissance

IntercontinentalExchange (ICE) a été fondée il y a seulement douze ans à Atlanta, mais elle est déjà la deuxième bourse de contrats à terme (Futures), derrière le CME à Chicago. Cette jeune bourse en ligne acquiert pour 8,2 milliards de dollars NYSE Euronext, la plus grande bourse d’actions, créée en 1792, le symbole du capitalisme financier à Wall Street, qui avait fusionné en 2007 avec l’européenne Euronext.

Annoncée par l’agence Bloomberg, l’information a été confirmée par un communiqué des deux entreprises. L’action NYSE Euronext a bondi de 24% à l’annonce du rachat.

Au-delà des symboles, la logique économique de l’offre d’ICE souligne le rôle croissant des produits dérivés dans le monde des bourses. Jeffrey Sprecher, patron d’ICE, a sans doute été séduit par la filiale Liffe de NYSE Euronext. C’est la deuxième plus grande bourse de dérivés en Europe, derrière Eurex. Les contrats à terme sur taux d’intérêt représentent 70% des affaires de Liffe, les dérivés sur actions 30%. Selon le Financial Times, ce sont les dérivés sur taux d’intérêt que vise ICE.

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21/12/2012 Publié par | Bloomberg, Financial Times, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Innovation Technologique, scientifique ou financière, Le Temps, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières | | 2 Commentaires

Jean-Marc Daniel/BFM 04 Décembre 2012 – Le marché automobile

Jean-Marc Daniel/BFM 04 Décembre 2012 – Le marché automobile

Source: FT

05/12/2012 Publié par | Analyse d'un secteur économique particulier, BFM, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Douce France, Europe, Financial Times, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour | | Un commentaire

Bruxelles donne son feu vert au renflouement des banques espagnoles par les contribuables européens

 Bruxelles donne son feu vert au renflouement des banques espagnoles par les contribuables européens

Ebranlé par l’éclatement de la bulle immobilière en 2008, le secteur financier de la quatrième économie de la zone euro ne s’en est jamais vraiment remis, et certaines banques croulent désormais sous les actifs toxiques. Une situation qui s’est traduite, ces derniers mois, par une vague de fusions et de rachats des entités les plus fragiles.

Celles qui n’ont pas trouvé preneur ont été nationalisées d’office et pour quatre d’entre elles (Bankia, Novagalicia, CatalunyaCaixa et Banco de Valencia), la Commission européenne a approuvé mercredi un plan de restructuration. De ce feu vert dépendait l’octroi d’une aide de 37 milliards d’euros de la zone euro, qui pourrait être versée début décembre via le Mécanisme européen de stabilité (MES).

Sur les quatre banques, Banco de Valencia, jugée non viable, a été attribuée mardi soir, pour un euro symbolique, à CaixaBank, première banque du pays par les actifs. Les trois autres établissements concernés devront, quant à eux, diminuer la taille de leur bilan (60% sur 5 ans) et réduire le nombre de leurs agences (jusqu’à 50%).

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01/12/2012 Publié par | Allemagne, Espagne, Europe, Financial Times, Immobilier, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, The Economist, Trappe à Dettes | 2 Commentaires

Les systèmes financiers peuvent-ils être trop grands?

Les systèmes financiers peuvent-ils être trop grands?

Le secteur financier est-il garant de la croissance économique? Vieille question débattue tout au long du XXe siècle, et qui prend une importance particulière depuis la crise des subprimes et l’accentuation de la mondialisation financière. Pour le professeur Ugo Panizza, la réponse est claire

EN COMPLEMENT : http://www.voxeu.org/article/has-finance-gone-too-far

En juillet 2011, le Financial Times a publié une tribune libre d’Alan Greenspan (l’ancien président de la Réserve fédérale américaine), dans laquelle il critiquait les réformes réglementaires visant à accroître les exigences de fonds propres du secteur financier. Cette politique conduirait, selon lui, à l’accumulation «de ressources immobilisées qui ne seraient pas affectées à la production de biens et de services», mais au contraire utilisées pour «parer à une crise qui ne se produit que tous les 50 ou 100 ans», avec pour effet «un excédent de fonds propres au détriment de notre niveau de vie».

Greenspan suppose implicitement que des secteurs financiers importants sont toujours bénéfiques pour la croissance économique. Qu’en est-il réellement?

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22/11/2012 Publié par | Analyse d'un secteur économique particulier, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Europe, Financial Times, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Idées Courtes, Idées Fausses, Le Graphique du Jour, Le Temps, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Regulation des Marchés | , | Poster un commentaire

Les Contribuables européens "actionnaires de 1er rang" de la nouvelle Bad Bank espagnole : Sareb

Les Contribuables européens "actionnaires de 1er rang"  de la nouvelle  Bad Bank espagnole : Sareb

L’Espagne  a pris les premières mesures (SIC) pour résoudre sa crise de la dette, explique  sans rire le Financial Times :  Elle vient de créer une « bad bank », Sareb dont l’objectif sera de racheter aux banques (et banksters) les actifs très dévalués, qu’ils soient des biens immobiliers ou des emprunts, pour les revendre à d’éventuels  investisseurs sur les 15 prochaines années. Sareb sera financée, tenez vous bien,  par une fraction des 100 milliards du plan de sauvetage qui a été accordé par l’UE à l’Espagne pour recapitaliser son système bancaire.

Cqfd il fallait y penser !!!!  Cependant, pour que ce plan et ce tour de passe passe fonctionnent, l’Espagne doit tenir compte du fait que l’acceptation du plan d’urgence va augmenter son endettement total,  c’est pourquoi  la revente de ces actifs actifs pourris doit donc être réalisée très rapidement, disons dans un horizon de 5 ans, par exemple et à des investisseurs privés ; L’Espagne pourrait aussi revendre les parts de la Sareb pour réduire son endettement.  L’enjeu est de taille : si le capital de la Sareb est majoritairement public, sa dette sera comptabilisée comme dette publique. Ce qui plomberait encore plus un indicateur déjà censé atteindre près de 80 % du PIB à la fin de l’année (contre 36 % en 2007).

Mais d’ors et déjà il est un peu pathétique et terriblement kafkaien de constater que  Madrid échoue à attirer des capitaux étrangers dans sa fameuse« bad bank » : Les actionnaires privés de la « bad bank » espagnole sont pour l’heure les banques et les assureurs domestiques. Santander déjà intéressé.. Les autres grandes banques saines du pays (CaixaBank, Banco Sabadell, BBVA, etc.) sont encore en phase de réflexion mais ne devraient plus tarder à se décider.

Deux phases de développement

Le capital de la Sareb sera constitué en deux phases. Avant le 31 décembre 2012, date limite pour le transfert des 45 milliards d’euros d’actifs toxiques des quatre banques nationalisées, la Sareb devra avoir un capital de 3,9 milliards d’euros, dont 45 % proviendront de l’aide européenne et 55% des investisseurs privés (2,2 milliards d’euros). Le capital devra ensuite être élevé à 5 milliards en début d’année prochaine, quand la Sareb recevra les actifs des autres banques ayant reçu des aides publiques. La constitution d’une « bad bank » est l’une des conditions du prêt d’un maximum de 100 milliards d’euros obtenu en juillet par l’Espagne auprès de ses partenaires de la zone euro pour recapitaliser ses banques fragiles. La Sareb est prévue pour recevoir un maximum de 90 milliards d’actifs mais ne devrait pas compter plus de 60 à 65 milliards d’euros d’actifs (logements terminés, promotions en cours, terrains non construits, prêts douteux aux promoteurs). D’une durée de vie de 15 ans, elle espère vendre 35 % de ses actifs dans les cinq premières années, 74 % au bout de 10 ans et 85 % en 12 ans.

Source FT/Les Echos Nov12

19/11/2012 Publié par | Déflation, Espagne, Financial Times, Immobilier, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, La Chanson du Dimanche, Les Echos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Trappe à Dettes | | Poster un commentaire

A Chaud !!!! Du Samedi 27 Octobre : Petites nouvelles d’Europe par Bruno Bertez

A Chaud !!!! Du Samedi 27 Octobre : Petites nouvelles d’Europe par Bruno Bertez

 La dette grecque continue de déraper. Heureusement, Monsieur Obama a exigé des européens qu’ils la mettent en sourdine le temps de sa réélection. Donc on n’en parle pas, les marchés varient dans d’étroites limites comme il en a exprimé fortement le souhait.

Un rapport non publié du FMI  dit pourtant que la dette grecque restera supérieure à 120% du GDP  en 2020. La Grèce est une fois de plus hors de l’épure.

De source officieuse mais compétente on dit que les nouveaux besoins grecs seraient de 30 milliards.

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Selon des officiels européens cités par le Wall Street Journal, la Grèce aurait besoin de 30 milliards d’euros supplémentaires d’ici à 2016 pour éviter la faillite.

La dette grecque dépassera l’objectif fixé par les créanciers internationaux à 120% du produit intérieur brut (PIB) en 2020, affirme une source européenne ayant eu accès à un rapport préliminaire du Fonds monétaire international (FMI). Ce document a été présenté jeudi au groupe de travail de l’Eurogroupe, qui prépare en amont les réunions des ministres des Finances de la zone euro.

"Il est clair que la Grèce n’est pas sur la bonne voie et qu’il n’y a aucune chance qu’elle réduise sa dette à 120% du PIB en 2020 comme prévu. Elle s’élèverait plutôt à 136% du PIB, et ce, si l’on prend le scénario positif d’un excédent primaire, d’un retour à la croissance et des privatisations", a fait savoir un représentant de la zone euro, sous couvert d’anonymat.

Des réformes supplémentaires seront par ailleurs nécessaires avant qu’Athènes puisse recevoir une nouvelle tranche d’aide de la troïka (FMI, Union européenne et Banque centrale européenne), a ajouté cette source, précisant qu’Athènes aurait besoin d’environ 30 milliards d’euros supplémentaires.Selon elle, les banques grecques auront également besoin d’une nouvelle aide de la BCE.

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L’Allemagne voudrait obtenir que les grecs acceptent un expert étranger qui prendrait en charge la collecte des impôts et l’amélioration de la gouvernance du pays.

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Le journal allemand Die Welt rapporte que le gouvernement grec d’Antonis Samaras vient de prendre une décision radicale pour lutter contre la corruption des percepteurs des impôts. Il a décidé de licencier immédiatement les hauts fonctionnaires du ministère des Finances, des services des impôts, des douanes et de la brigade financière, le SDOE. Ce licenciement collectif aura lieu dès ce vendredi. Les fonctionnaires seront remplacés par de nouveaux employés de l’Etat qui ne pourront conserver cet emploi que 3 ans maximum, pour éviter la corruption. 

Le gouvernent va recruter 2235 nouveaux percepteurs des impôts sur entretien, qui se verront fixer des objectifs de résultats. Les nouveaux fonctionnaires seront contrôlés tous les 3 mois, et renvoyés s’ils ne parviennent pas à atteindre leurs objectifs de collecte. Pour parvenir à leurs objectifs, les règles de procédures fiscales seront simplifiées et ils pourront recourir à l’intimidation pour les fraudeurs fiscaux. Ils devront commencer par investiguer les Grecs les plus riches. Leur contrat n’aura qu’une durée de un an, mais il pourra être renouvelé deux fois. 

C’est la Troïka de l’UE, du FMI et de la BCE qui aurait inspiré le gouvernement grec. Selon Die Welt, cette proposition était en fait une des conditions de l’obtention de la tranche de prêt d’urgence qui vient d’être accordée récemment à la Grèce.

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Voila qui va justifier un nouveau tour de vis fiscal … pour les Français en vertu de la solidarité chère à Hollande.  Ah, cette solidarité, elle est belle, mais dieu qu’elle est chère.

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27/10/2012 Publié par | A Chaud!!!!!, Douce France, Etats-Unis, Europe, Financial Times, FMI, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Trappe à Dettes, Wall Street Journal in french | , | Un commentaire

Géopolitique/Asie : Quatre navires gouvernementaux chinois près des iles Senkaku administrées par le Japon

Géopolitique/Asie : Quatre navires gouvernementaux chinois près des iles Senkaku administrées par le Japon

 

TOKYO - Quatre navires gouvernementaux chinois sont entrés jeudi matin dans les eaux territoriales d’îles administrées par le Japon mais revendiquées par la Chine, ont annoncé les garde-côtes nippons.

Trois premiers navires de surveillance maritime avaient pénétré peu après 06H30 locale (21H30 GMT mercredi) dans cette zone de 22 km entourant Minamikojima, une des îles Senkaku de mer de Chine orientale (appelées Diaoyu par Pékin), ont précisé les garde-côtes. Ils ont été rejoints par un quatrième bâtiment une heure plus tard, ont-ils ajouté. Par ailleurs, deux navires de l’administration chinoise des pêches ont également été repérés à la limite de ces eaux territoriales en face d’une autre des îles de ce petit archipel.

La tension est montée au début septembre lorsque le gouvernement japonais a décidé de nationaliser plusieurs de ces îles, en les achetant à leur propriétaire privé nippon. Pékin avait immédiatement décidé d’envoyer six navires vers l’archipel, tandis que démarrait une semaine de manifestations antijaponaises, parfois violentes, à travers la Chine, visiblement avec l’approbation tacite des autorités. Ces manifestations ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes dans des dizaines de villes, dont Pékin, jusqu’à la mi-septembre, contraignant de grands groupes japonais, notamment automobiles, à provisoirement stopper leur production totalement ou partiellement. Depuis lors des navires de surveillance maritime et de l’administration des pêches chinoises sont entrés plusieurs fois dans les eaux territoriales de ces îles – soit à moins de 22 km de leurs rivages -, tout comme des bateaux des garde-côtes de Taïwan qui les juge siennes également. Le 16 octobre, sept navires militaires chinois, dont deux destroyers, étaient passés à proximité d’autres îles de l’extrême sud du Japon, sans toutefois entrer dans les eaux territoriales.

Outre des répercussions économiques, cette crise bilatérale a considérablement alourdi le climat politique et diplomatique entre les deux premières puissances de la région: Pékin a décidé de ne pas envoyer son ministre des Finances ni le gouverneur de sa banque centrale au sommet du FMI début octobre à Tokyo. Fin septembre, la Chine avait également suspendu, dans la réalité annulé, les célébrations qui devaient marquer le 40e anniversaire de la normalisation des relations diplomatiques entre les deux pays. Le jour prévu de cette célébration, le 29 septembre, le ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi, avait accusé le Japon d’avoir volé ces îles, depuis la tribune de l’ONU.

Source AFP

26/10/2012 Publié par | Asie hors émergents, Chinamerica, Financial Times, Japon, Le Graphique du Jour, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | Un commentaire

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