L’investisseur face à son miroir par Bill Gross (Pimco)
L’investisseur face à son miroir par Bill Gross (Pimco)
Le siècle qui commence ne sera probablement pas aussi fructueux en raison des considérations irréalistes sur lesquelles de nombreux investisseurs ont bâti leurs stratégies sur les marchés.

Suis-je un excellent investisseur? Non, pas encore. A l’instar du «Jake» d’Ernest Hemingway dans Le soleil se lève aussi, je pourrais dire que l’idée serait bien agréable. Mais entre l’idée et la réalité, il y a souvent un monde. Lorsqu’il se regarde dans un miroir, l’être humain moyen voit un reflet auquel il attribue une note de six ou six et demi sur dix, sept tout au plus. Le nez protubérant, le menton fuyant, tout cela est masqué par des yeux plus brillants ou des dents ultra-bright. Et lorsque l’on demande leur avis aux gens, les compliments retentissants écrasent les silences embarrassants et les critiques chuchotées, si bien que l’on interprète souvent cette consultation publique comme un plébiscite en faveur de notre bonne mine.
Il en va de même dans le domaine de l’investissement, comme dans toute carrière exposée au jugement public. Les critiques acerbes se trouvent dans les blogs ou dans les propos de concurrents aux dents longues, mais les compliments dominent souvent l’album mental, voire physique, que chacun se constitue. Avec l’espoir, cette tendance est notre moyen de survivre au jour le jour. Nous regardons l’homme ou la femme qui apparaît dans la glace et nous voyons une image trafiquée, comme dans les miroirs déformants des fêtes foraines.
A première vue cependant, le monde de la gestion financière présente un contrepoids qui permet de relativiser les impressions. Et ce contrepoids, ce sont les chiffres. En marge des perceptions subjectives, nous avons des historiques de rendement total et d’alpha qui ont pour vocation de montrer la supériorité d’un individu ou d’une société par rapport à la concurrence. A défaut, nous pouvons mettre en avant notre excellent rendement par rapport à l’inflation, ou bien encore la généreuse création de richesse que nous engendrons par rapport aux liquidités…
L’éventail des comparaisons possibles semble illimité et pourtant, les conclusions sont pratiquement toujours positives, si bien que ce «contrepoids» perd toute sa valeur ou presque. Dans son for intérieur, chacun d’entre nous se donne un six-six et demi ou un sept; et si la note ne vaut pas pour la dernière année, elle compte au moins pour les trois, cinq ou dix précédentes. Les sociétés d’investissement font leur beurre sur les chiffres et elles les tournent à leur avantage au moment de passer devant le miroir. Cette première impression flatteuse se transforme alors de façon définitive en un teint resplendissant avec des joues rosées façon Blanche Neige.
Souvent, l’audience est dupe. Les consultants mettent en garde contre les pratiques consistant à suivre le troupeau, ou à choisir une société ou un professionnel en ne s’appuyant que sur un historique de performances récent, mais la réalité est généralement toute autre. Lorsqu’une pièce tombe trois fois de suite du côté «face», la rumeur autour d’un quatrième «face» enfle systématiquement, même si la probabilité reste bien entendu de 50/50. De la même façon, 13 années consécutives passées à surperformer le S&P 500 conduisent inévitablement à…
Enfin, vous m’avez compris. Le Financial Times vient de publier les résultats d’une étude consistant à mettre des chimpanzés (des chimpanzés parmis les plus beaux qui soient, cela va sans dire) dans la peau d’investisseurs entre 1968 et 2011, au moyen d’une simulation informatique. Résultat: dans leur grande majorité, ils auraient surperformé les indices traditionnels!
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Marchés/Bilan hebdo : Philippe Béchade et Jean-Louis Cussac – 19 Avril 2013
Marchés/Bilan hebdo : Philippe Béchade et Jean-Louis Cussac – 19 Avril 2013
La tempérance rationnelle par Bill Gross (Pimco)
La tempérance rationnelle par Bill Gross (Pimco)
Le directeur de Pimco encourage les investisseurs à ne pas quitter la table de jeux mais à réduire leurs attentes.

Grand ami et ancien conseiller de PIMCO, Alan Greenspan avait lancé cette célèbre phrase fin 1996, dans un contexte qui se révèlera a posteriori relativement rationnel en termes de valorisations des actions. Alors que, trois ou quatre ans plus tard, le marché allait effectivement être pris de fièvre technologique, le Dow Jones Industrial Average de l’époque affichait un niveau relativement faible à 6000 points et le PER glissant se montait péniblement à 12x.
De son côté, la banque centrale se souciant davantage de la croissance économique et de l’inflation que des cours boursiers, des spreads de risque et du niveau artificiellement bas des taux d’intérêt, la question du patron de la Fed avait fait la une mondiale, devenant le titre d’un livre du Professeur Robert Shiller et une référence stratégique pour les gérants de portefeuilles. Depuis le discours de Greenspan, les investisseurs ont connu deux, voire trois, accès d’irrationalité sur les marchés (la crise asiatique de 1998, la bulle internet de 2000 et, bien entendu, l’euphorie des subprimes en 2007).
Autant dire qu’ils sont à l’affût du moindre signe de recrudescence du phénomène. Si la partie tient davantage des chaises musicales que d’un marathon de danse, mieux vaut rester à proximité d’un endroit où poser son séant, même en 2013, où les gérants d’actifs du monde entier sont pris dans l’euphorique tourbillon de la partie gagnée d’avance.
C’est un autre représentant de la Fed, non plus son Président cette fois, mais un Gouverneur relativement nouveau mais tout aussi curieux, qui entre aujourd’hui dans ce débat académique confus mais porteur d’un fort enjeu. Si le discours de février 2013 de Jeremy Stein n’a pas bénéficié du même éclairage médiatique que celui d’Alan Greenspan, on retiendra qu’il lui y est remarquablement similaire, tant sur le fond que sur la forme de sa question initiale: «Quels sont les facteurs qui mènent à des épisodes de surchauffe sur les marchés du crédit? Pourquoi les choses se retrouvent-elles parfois en déséquilibre?». Sans paraphraser Alan Greenspan, Jeremy Stein repose la même question, près d’une décennie et demie plus tard: «Comment pouvons-nous savoir à quel moment l’exubérance irrationnelle a exagérément augmenté la valeur des actifs?»
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Bourse électronique: 27 000 ordres par seconde Par Jean-Pierre Béguelin
Bourse électronique: 27 000 ordres par seconde Par Jean-Pierre Béguelin
L’organisation des marchés boursiers s’atomise au point d’inquiéter, peut-être en réponse aux excès des échanges à très haute fréquence qu’un livre récent, «Krach Machine», vient de si bien décrire.


Dans leur tout récent livre Krach Machine, Frédéric Lelievre – bien connu des lecteurs du Temps – et François Pilet tracent un saisissant portrait de la structure et du fonctionnement des bourses électroniques les plus modernes, avec leurs bunkers, leurs connexions géantes, leurs prodigieuses et, peut-être, dangereuses capacités de traitement. Certes, on savait depuis longtemps que les bourses traditionnelles se mouraient et que partout, sauf aux Etats-Unis, les corbeilles physiques avec leurs crieurs, leurs coursiers et leur bruit infernal ne se voyaient plus que dans les films. Mais il a fallu attendre que Wall Street s’informatise à 100% pour que ces toutes dernières années une véritable révolution bouleverse les marchés électroniques. A l’origine en effet, ces derniers n’ont fait que copier le processus d’enchères physiques des agents de change. Au lieu de la criée autour de la corbeille, ceux-ci donnent leurs ordres de vente et d’achat avec les prix et les quantités désirées à un ordinateur central qui les trie, les ordonne, les compare et exécute celles qui s’accordent.
Le fait, toutefois, que tous les membres de la bourse peuvent dorénavant voir en permanence l’ensemble de la cote traitée et à traiter change alors profondément leur comportement, ne serait-ce qu’en les forçant à utiliser des programmes de plus en plus performants. Vu la quantité d’informations disponible en effet, seul un balayage électronique permet d’analyser la situation et d’en détecter assez vite les irrégularités potentiellement profitables. Mais, pour ce faire, il ne suffit plus de crier plus fort que les autres comme c’était le cas à la corbeille d’antan, d’autant qu’à présent les ordres sont exécutés strictement selon leur ordre d’entrée dans le système. Pour gagner, un courtier, ou plutôt son programme, doit maintenant être le premier à traiter, donc le plus rapide à réagir, d’où l’avantage à l’algorithme le plus souple et au matériel le plus performant. Une course s’est alors engagée entre les différents acteurs au point que la distance physique à l’ordinateur central a commencé à jouer son rôle pour désigner le vainqueur. Afin d’éviter des conflits sans fin, les bourses ont alors décidé d’uniformiser le temps d’accès à l’ordinateur central – 37 millionièmes de seconde actuellement à Londres – pour ceux de leurs membres prêts à payer ce privilège.
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Marchés : La grande rotation réexaminée (Actualisée avec commentaire Bruno Bertez)
Marchés : La grande rotation réexaminée (Actualisée avec commentaire Bruno Bertez)
Allocation d’actifs. L’approche contrariante sur une thématique devenue très consensuelle depuis le rebond des marchés actions.
Un des thèmes actuellement populaires dans le monde financier (comme en témoigne un récent gros titre de Barron’s) est celui de la «grande rotation» des obligations américaines surévaluées vers les actions américaines comparativement bon marché. Néanmoins, nous ne souscrivons pas à cette simple théorie de rotation de grande ampleur. Pourquoi?

Avant toute chose, le terme même de «grande rotation» n’est pas adapté. En effet, à chaque instant, le marché est composé d’une quantité définie de liquidités, d’obligations et d’actions, dont les prix relatifs s’ajustent en fonction de l’équilibre s’établissant entre l’offre et la demande. Un individu peut certes effectuer «une rotation», mais pas le marché dans son ensemble, puisque la totalité du stock d’actifs en circulation doit être détenu par quelqu’un. Le fait que les investisseurs possèdent actuellement beaucoup d’obligations (par rapport aux actions) est ainsi très largement lié à l’ampleur de l’offre. En effet, la forte progression de l’endettement au cours de la dernière décennie a entraîné une augmentation simultanée de la taille du marché obligataire. Parallèlement, la capitalisation du marché des actions s’est réduite, les entreprises américaines utilisant les fonds levés par émission de dette pour racheter leurs propres actions, profitant de l’écart entre les (bas) taux de financement et le coût (plus élevé) du capital.
Se pourrait-il dès lors, compte-tenu de la pénurie d’offre relative, qu’une demande accrue d’actions pousse leurs cours à la hausse et inversement pour les obligations? Les interventions des banques centrales tout autour du globe visent de fait à provoquer de tels rééquilibrages de portefeuille. En pesant sur la rentabilité attendue des actifs à faible risque, les banquiers centraux tentent de pousser les investisseurs vers des actifs plus risqués (en d’autres termes, à acheter des actions), dans l’espoir qu’un effet de richesse opère et relance ainsi l’économie. Cependant, en accumulant d’énormes quantités d’obligations, ils deviennent également l’acheteur marginal sur ce marché – et cela indépendamment des niveaux de prix, puisque leur but n’est pas de dégager un rendement sur investissement, mais de soutenir le système financier de leur pays. Dans un contexte de faible croissance économique, cela imposera vraisemblablement un plancher aux cours des obligations gouvernementales – et un plafond aux rendements. Par conséquent, une remontée des taux sur les emprunts du Trésor américain à 10 ans aux alentours de 2,25% constituerait un point d’entrée intéressant.
S’agissant des flux enregistrés par les fonds de placement actions, la reprise observée durant les premières semaines de 2013 est habituelle après une période de bonne performance, les flux présentant un aspect «réactif». Néanmoins, ces flux ne se sont pas produits au détriment des fonds obligataires: tandis que les fonds en actions enregistraient – après dix mois consécutifs de sorties – des afflux à hauteur de 38 milliards de dollars en janvier, les fonds obligataires continuaient d’enregistrer des entrées d’argent à hauteur de 33 milliards, s’ajoutant à une moyenne mensuelle de 26 milliards sur les 12 derniers mois.
Enfin, l’observation d’importantes émissions de dette servant à financer des rachats d’actions appelle à la prudence, les deux derniers tels épisodes (2000 et 2007) ayant coïncidé avec des extrêmes du marché . Ceci vient s’ajouter à d’autres signaux d’alarme, surtout concernant les actions américaines, tels que la complaisance des investisseurs, le niveau élevé des valorisations et une diminution de l’efficacité de l’assouplissement quantitatif (ou pire: l’évocation par certains membres de la Réserve fédérale d’une sortie de l’assouplissement quantitatif).
Au final, loin d’envisager une envolée forte et durable des actions sur fond de «grande rotation», notre scénario le plus optimiste consisterait en une perte de vitesse de cette envolée, et le plus pessimiste en un fort repli du marché des actions. Le mot d’ordre : protéger les portefeuilles et se préparer à réduire les actions au profit des obligations gouvernementales lorsque les rendements se normaliseront. L’un des thèmes de 2013 pourrait bien être la rotation hors des actions vers les obligations!
Karen guinand stéphanie kretz Lombard Odier/ Agefi Suisse 15.03.2013
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A PROPOS PAR BRUNO BERTEZ
Le marketing par la Grande Rotation

Nous avons déjà réglé son compte à la fameuse grande rotation , thème lancé par les services marketing des brokers américains. C’est une idiotie intellectuelle. Pourquoi?
Parce qu’il n’y a jamais d’argent sur "les side line", comme le dit Bernanke tous les actifs financiers émis doivent être détenus. Par une personne ou une autre. Sous entendu pour lui, dans son cynisme, il faut que quelqu’un perde. Si quelqu’un sort des obligs, vend des obligs, il y a en face quelqu’un qui achète, tout est toujours détenu.
Tout ce qui peut modifier le cours, c’est le caractère bradé ou pressant de la vente ou de l’achat marginal qui fait le cours.
Donc exit la Grande Rotation!
- Derrière cette idiotie il y a trois idées:
-1)Les obligations sont surévaluées, elles font bulle.
-2)L’inflation va accélérer.
-3)La fameuse reprise auto-entretenue est là..
1-Les obligations sont surévaluées, c’est une évidence puisque les taux courts sont de zéro et que les taux longs sont une succession de taux courts. Si les taux courts sont trop bas, les taux longs aussi. Par ailleurs le volume des émissions globales est hors de proportion avec les possibilités de remboursement et de service.
2-L’inflation va accélérer, c’est sur. Mais un peu maintenant, puisque la productivité chute, et que les couts par unité produite montent. Ceci n’est que temporaire, lié à l’embellie conjoncturelle en cours. Derrière, la déflation va reprendre ses droits.
3-La reprise auto-entretenue dont rêve Bernanke n’est pas là, elle va avorter faute de pouvoir d’achat réel gagné et comme les années précédentes, une fois la mini reprise trompeuse terminée, le poids des dettes va rejouer son rôle de frein, rien n’est résolu.
Mais c’est vrai que sur le court moyen terme, une reprise est toujours, toujours possible.
BRUNO BERTEZ Le Vendredi 15 Mars 2013
llustrations et mise en page by THE WOLF
EN BANDE SON:
Philippe Béchade(Agora)/ BFM – Vendredi, c’était le jour de mes sorcières bien aimées- Des records du marché actions justifiés ?
Philippe Béchade(Agora)/ BFM - Vendredi, c’était le jour de mes sorcières bien aimées- Des records du marché actions justifiés ?
Les traders à haute fréquence menacent de faire sauter la bourse
Par Frédéric Lelièvre, chef de la rubrique Economie & Finance du «Temps» et François Pilet, chef de la rubrique Economie du «Matin Dimanche»
En une décennie, des financiers d’un nouveau genre ont pris le contrôle de la bourse. Les traders à haute fréquence achètent et vendent à la vitesse de la lumière. Ils jurent fluidifier les rouages de la finance. Ils menacent pourtant de gripper l’économie tout entière. Telle est la thèse d’un livre-enquête à paraître le 13 mars. Extrait.
EN LIENS: http://krachmachine.fr/?page_id=2
http://blogs.lecho.be/fairtrade/2013/03/la-faille-inqui%C3%A9tante-de-bats.html#ixzz2NgY56Udm (Et d’une manière générale l’excellent et incontournable Blog de Jennifer Nille Fair Trade spécialisé sur toutes les questions afférentes au Trading à Haute fréquence)

B A S I L D O N. Les lettres capitales, blanches, se dressent sur une petite butte tapissée d’herbe à l’entrée de cette ville en banlieue de Londres. «On dirait les mêmes lettres qu’à Hollywood, en moins grand», plaisante Tariq Rashid. Confortablement assis à l’arrière d’une grosse berline noire, il indique la route au chauffeur, un peu perdu malgré son GPS. Tariq Rashid, lui, a l’habitude. Cadre de NYSE Euronext, la bourse qui regroupe notamment celles de New York, Paris et Amsterdam, il vient ici tous les mois. Pour s’assurer que ses clients, les traders à haute fréquence, ne manquent de rien dans ce qu’il appelle le «centre européen de liquidité». La formule désigne en réalité le cœur même de la bourse où sont cotées Bouygues, LVMH ou Total.
Depuis longtemps, le Palais Brongniart, à Paris, ne sert plus qu’à des conférences. La corbeille a fermé en 1987. Désormais électroniques, les transactions boursières ont été se loger dans les ordinateurs de la bourse de Paris installés notamment à Aubervilliers, en banlieue nord. Fin 2010, ces serveurs sont regroupés en Angleterre, première place financière européenne. A Basildon, ils ont pris place dans un bâtiment réputé ultra-sécurisé et équipé des dernières technologies de communication. Là, dans une zone industrielle de cette cité de 200 000 habitants reconstruite après la Seconde Guerre mondiale, bat désormais le cœur du plus grand marché d’actions et de produits dérivés européen. Et dont le sang irrigue directement les machines surpuissantes des nouveaux vampires de la finance, les traders à haute fréquence.
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Mister Market and Doctor Conjoncture du 14 et 15 Mars 2013 : On se rapproche de la capitulation boursière par Bruno Bertez
Mister Market and Doctor Conjoncture du 14 et 15 Mars 2013 : On se rapproche de la capitulation boursière par Bruno Bertez (Actualisé au 15 Mars 2013)
Il y a fort longtemps, lorsque nous étions opérateur et investisseur boursier, un de nos collègues avait pour coutume de rassurer ses clients en leur disant, pendant les longs cycles de baisse: ne vous en faites pas, on n’a jamais été aussi près de la fin. Et il avait raison, toujours raison. Ni la baisse, ni la hausse ne sont éternelles.
Ici, nous disons de même, le cycle de hausse est ancien, jamais on n’a été aussi près de la baisse. Et nous mettons quiconque au défi de nous contredire!


La hausse du S&P 500 est un combat, un vrai, ce n’est pas une allégorie.
Un combat entre les fondamentalistes qui attendent « une réconciliation » entre le marché et le réel. Entre les optimistes qui constatent le momentum et ont compris qu’il ne fallait pas p….r contre le vent car cela mouille les chaussures. Entre les banques qui veulent refiler du papier plus cher, comme la Commerzbank qui donne le coup d’envoi des augmentations de capital du secteur, et les vrais investisseurs inquiets de la surévaluation. Entre Bernanke de la Fed et le monde entier.

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Mister Market and Doctor Conjoncture du Lundi 18 Février 2013 : La finance pourrit tout, même le cerveau! Par Bruno Bertez
Mister Market and Doctor Conjoncture du Lundi 18 Février 2013 : La finance pourrit tout, même le cerveau! Par Bruno Bertez
Vous savez que la vérité sort de la bouche des enfants. Bien sur il faut la décoder, ne pas prendre ce qu’ils disent au pied de la lettre. On gagne toujours à les écouter, C’est la même chose avec les vieillards, dans leur gâtisme ils disent de choses intéressantes.
Comme disaient les grecs, même le menteur exprime une vérité, il révèle qu’il est menteur.
Greenspan ne résiste pas à une commission pour une prestation, Il est venu a CNBC, télé permabull pour se mettre à la disposition du clan haussier, du clan du renouveau. Nous vous avons produit un ou plusieurs articles sur ce sujet récemment, il était question de ses complices du même clan, Summers et Rubin.

Il était donc interrogé par Bartiromo , préposée habituelle au passage des plats bullish.
Elle lui demande: «Le fiscal cliff est ce que cela va affecter l’économie? Que pensez-vous du séquestre?»
Réponse de notre Lord Alan, fait Lord par la cheffe klepto la reine d’Angleterre : " La question est de savoir si cela va affecter le marché boursier, pas l’économie proprement dite. Le marché boursier est le facteur clef en matière de croissance économique. Si le marché boursier réussit à tenir malgré le probable séquestre, alors les effets sur l’économie seront mineurs."
Vous comprenez pourquoi votre fille est muette, c’est a dire pourquoi l’émule de Greenspan contrôle les indices boursiers et les fait manipuler. C’est vital, il faut passer le cap de l’incertitude du fiscal cliff et du séquestre.
Ah si Hollande et Ayrault pouvaient penser ainsi, les ultra riches n’auraient aucun souci a se faire. Hélas pour nos compères socialistes, la croissance de l’économie ce n’est pas là qu’elle se joue, c’est sur la tonte des moutons, la réduction des inégalités et la redistribution.
Greenspan dans son gâtisme révèle des secrets qu’il ne devrait pas, des secrets de fabrication de ses amis de la Fed.
"Les données montrent que non seulement le marché boursier est un indicateur avancé de l’économie, mais qu’il est, en même temps, la cause de la croissance".
Greenspan ne nous dit pas tout, il ne va pas jusqu’à nous révéler le grand secret : C’est un indicateur contrarian! Ainsi les tops de 87, 2000 et 2008 ont, à chaque fois annoncé… la récession.
Ah les braves gens!

BRUNO BERTEZ Le Lundi 18 Février 2013
llustrations et mise en page by THE WOLF
EN BANDE SON:
EN COMPLEMENT: Chaque fois que le marché a chuté ces dernières années, les initiés ont pu sortir à l’avance
David Coleman a récemment noté que les initiés ont montré « une capacité remarquable pour identifier les pics et les creux du marché » . C’est pourquoi il est si alarmant que les initiés aient vendus neuf fois plus d’actions qu’ils en ont achetés la semaine dernière, selon un article de CNN Money
En outre, certains paris extraordinairement importants viennent d’être faits qui ne porteront leurs fruits que si les marchés financiers US corrigent d’ici la fin Avril?
Alors qu’est-ce que tout cela signifie?
Certains initiés auraient ils la connaissance d’un krach boursier à venir?
Ce qui rend les choses si préoccupantes c’est que les dirigeants d’entreprise ont eu un extrêmement bon « timing du marché» ces dernières années.
Ce qui suit provient d’un article récent CNBC intitulé « Alerte Sucker? vente Insider Surges Après Dow 14.000
"La dernière fois que les cadres ont vendu des actions de leur entreprise, c’était était au début de 2012, juste avant que le S & P 500 corrige de 10 pour cent à son plus bas de l’année. «Les initiés en savent plus que la grande majorité des acteurs du marché», a déclaré Taner Enis, éditeur global macro pour RiskReversal.com.
Le 17 février 2013
Comment prendre des décisions rationnelles dans un monde qui ne l’est guère par Charles Gave
Comment prendre des décisions rationnelles dans un monde qui ne l’est guère par Charles Gave

Nous sommes dans une période compliquée. Il faut donc revenir à des idées simples .
La première de ces idées simples est que dans ces moments là et plus que jamais, il faut être discipliné pour ne pas se laisser dominer par ses émotions. Prendre des décisions rationnelles pendant ces périodes de tensions extrêmes est si difficile qu’il faut avoir bâti des béquilles bien avant, qui aideront à avancer alors que la tendance normale serait d’être paralysé.En fait, la discipline choisie importe peu, ce qui compte c’est de s’y tenir. Chacun peut développer ses propres outils. Le tout est de ne pas en changer au milieu du gué.
Avant d’investir dans un marché financier, en ce qui me concerne, je considère trois variables que j’essaie d’analyser séparément.
1/La première variable est ce que j’appelle la « Liquidité ».
Un système économique pour fonctionner a besoin d’argent, cela tout le monde le sait mais a aussi besoin de « réserves d’argent ». Si à un moment donné, il y a trop d’argent par rapport aux besoins de l’économie réelle, une partie de cet argent « excédentaire » ira s’investir dans des actifs réels (or, immobilier par exemple) ou financiers (actions ,obligations, monnaies étrangères etc..,). Nous aurons alors sans doute des marchés « haussiers ».
Si l’inverse se produit (pas assez d’argent, trop d’activité ou de hausses des prix) nous aurons alors des marchés « baissiers ».
Les marchés financiers sont donc en quelque sorte d’énormes « réservoirs à liquidités, des barrages de retenue » dont le niveau monte quand il y a trop de liquidités et baissent quand il n’y en a pas assez. Comprendre où on en est exactement dans ce cycle perpétuel « gonflement-dégonflement » est la première des taches de tout gérant.
2/La deuxième variable concerne les valorisations.
Si le gérant envisage d’acheter- ou de vendre- un actif, il doit se poser la question suivante: l’actif que j’envisage d’acheter ou de vendre est il très cher, cher, a son prix, bon marché ou très bon marché ? Cela suppose à nouveau une dose considérable d’efforts, de recherche et bien sur de jugement.
3/Enfin, la troisième variable va être la croissance économique.
Si la croissance économique est en train ou à la veille d’accélérer, il va falloir privilégier les actions et sans doute raccourcir la durée des placements obligataires.Si par contre une récession ou un ralentissement s’annoncent, il faudra devenir de plus en plus défensifs sur les actions tout en allongeant la durée des placements obligataires ,en se reportant sur des obligations de très grande qualité et/ou sur du cash dans une bonne monnaie.
Le moment idéal pour acheter les actions c’est bien sur quand la liquidité est abondante, les banques centrales écroulant les taux courts, les valorisations tout à fait attrayantes et l’économie en train de faire son plus bas, comme pendant le premier trimestre 2009.Le moment dangereux c’est bien sur aussi quand les banques centrales commencent à monter leurs taux , que les actions sont chères ou très chères et que l’activité économique est en plein boom, comme pendant le premier semestre 2000.
Reconnaitre ces moments critiques quand on est en plein milieu du désespoir ou de l’euphorie est très difficile. En général, la pression médiatique est un bon indicateur puisqu’elle va à chaque fois exactement dans le sens opposé de celui qu’il faudrait suivre. D’ou la nécessitée d’être discipliné…
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Surveiller les marchés avec Twitter
Surveiller les marchés avec Twitter
Twitter est devenu un outil d’information indispensable pour tout ceux qui désirent suivre l’actualité au plus près. Elle s’y diffuse à la vitesse de l’éclair battant les agences de presse de quelques encablures aussi bien en rapidité qu’en contenu.
Bien sûr on trouve de tout sur ce site de microblogging. Mais pour peu que l’on sélectionne minutieusement les personnes que l’on suit, il se transforme en flux informatif inépuisable, fiable et… gratuit.
Pour les investisseurs que vous êtes, Twitter est un instrument incontournable pour ne rien rater de ce qui se passe sur les marchés. Je vous ai donc rassemblé dans ce post une série de comptes Twitter qui traitent de l’actualité économique et financière en Belgique et plus particulièrement de la Bourse de Bruxelles et de ses sociétés cotées. Cette sélection ne se veut aucunement exhaustive. N’hésitez pas à ajouter, dans les commentaires, les noms des personnes ou institutions qui méritent d’être suivies.
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Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 21 Mai 2013: "L’englande du siècle!" par Bruno Bertez
Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 21 Mai 2013: "L’englande du siècle!" par Bruno Bertez
Si vous prenez une assurance "inondation" pendant une longue période de sècheresse, très longue, le prix des assurances s’effondre et tout le monde est couvert a peu de frais. Que se passe-t-il le jour, inéluctable ou les inondations arrivent? Eh bien il se passe que les sinistres se multiplient, couteux, graves et que les assureurs, en raison de la mauvaise appréciation des risques ne peuvent faire face et qui paie… vous , encore vous!
Le problème des taux artificiellement bas, est là, quand on veut en sortir.
Tout le monde est positionné dans l’autre sens. Le risque est plus que maximum, il est générationnellement catastrophique. Au point de vue strictement boursier nous sommes dans la situation de 1999. La hausse est forte, ininterrompue, les vendeurs a découvert sont étranglés, ils se rachètent jour après jour. Les grands prédateurs du type Goldman Sachs sentent l’odeur du sang, ils poussent à la roue, à la panique.
GS vient d’annoncer une prévision de 1750 pour le SP&500 en fin d’année. Pourquoi, à votre avis?
La situation économique est mauvaise, tout se disloque comme cela se passait dans le secteur techno en 1999/2000, donc la divergence entre l’euphorie boursière et le fondamental est énorme.
On va étrangler les shorts , essayer de faire venir le public pour le b….r et puis quand tous ces prédateurs auront balancé leur papier ou tenté de le faire, ce sera le trou.
Contrairement à ce que disent les commentateurs contrarians classiques, nous ne sommes pas dans une bulle, une manie boursière; Une bulle c’est une "manie" une folie temporaire comme lors des techno ou du housing , ici nous sommes dans l’escroquerie pure et simple, on envoie sciemment les gens à l’abattoir. Il n’y a ni manie des tulipes ni manie des valeurs du Mississipi, non il y a "l’englande" , il faut oser parler vulgairement ," l’englande du siècle".
BRUNO BERTEZ Le Mardi 21 Mai 2013
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21/05/2013 Publié par The Wolf | Commentaire de Marché, Formation a la gestion de portefeuille, Indicateur des Marchés, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme | Bruno Bertez | 2 Commentaires