le blog a lupus…un regard hagard sur l'écocomics et ses finances….

textes, grogs et patates chaudes…

Si nous écrivons et publions, c’est pour être lu….

Si nous écrivons et publions, c’est pour être lu….

Notre objectif est de rendre nos analyses critiques accessibles sinon au plus grand nombre, du moins à un nombre important de personnes. Nous espérons même nous rendre accessible à un nombre de plus en plus important de citoyens, persuadé que nous sommes que les solutions à la crise, passent par une critique des thèses officielles. Nous croyons à la méthode historique qui permet de comprendre comment on en est arrivé là. C’est la raison pour laquelle souvent nous rappelons les prémisses de nos raisonnements, ce que nous appelons le résumé des chapitres précédents.

Hélas, la matière est complexe, elle ne se donne ni à déchiffrer, ni à lire facilement. Il faut travailler beaucoup pour démasquer les mensonges, démystifier les propagandes, mettre en évidence les omissions. La vérité ne se donne pas à voir, elle se dissimule derrière les intérêts, les apparences, les lacunes et distorsions. Celui qui parle a toujours un intérêt à défendre, et sa parole ou son écrit doivent toujours être décodés. Cela est doublement vrai s’agissant des paroles politiques d’une part, et des paroles de crise d’autre part; Pour ces gens-là, tout est permis.

Le plus facile, c’est la mise à jour des mensonges ; puis viennent les omissions, puis encore les questions mal posées. Mais cela est encore aisé, avec un peu d’attention et de rigueur, il est possible de venir à bout de cette ou ces premières étapes de la pensée critique. Là où les choses se corsent et l’exercice se complique, c’est quand il faut révolutionner, renverser, remettre d’aplomb ce qui est sur la tête. Renverser les causes et les effets, échapper à la tyrannie du visible ; réintroduire ce que l’on ne voit pas, comme la logique du système, est ardu à réaliser, encore plus à exposer.

Finalement, sur la route, si l’on n’y prend garde, on perd beaucoup de lecteurs pourtant intéressés. Le public est impatient, il répugne à l’effort. Bien souvent il veut la solution immédiate à un problème et il a beaucoup de difficultés à admettre que les problèmes sont volontairement, sciemment mal posés afin de tromper les peuples. Par ailleurs la théorie rebute, faute ‘attention, on perd souvent le lien entre les préoccupations immédiates et les principes généraux . On veut des recettes, du prêt à consommer.

Notre méthode de pensée, part de ce que l’on voit ou entend pour montrer ce qu’il y a derrière dissimulé ou caché volontairement. Il est évident que cette méthode rend la lecture ardue, mais comme nous partons du Réel et non de l’Idée, la théorie; le lecteur peut accrocher , se trouver concerné, c’est notre espoir, pour l’inciter à l’effort; Il n’ y a pas de chèque au bout de la lecture, mais il y a la satisfaction de comprendre , de se sentir moins aliéné, plus libre.

Bien souvent nous employons des mots et des concepts et des liaisons hermétiques; Il faut avouer que c’est volontairement que nous le faisons. Nous le faisons pour inciter le lecteur à faire ses propres recherches. Pour qu’il construise ses propres convictions.

"Il n’ y a pas de route royale pour la science et ceux-là seulement ont chance d’arriver à ses sommets lumineux qui ne craignent pas de se fatiguer à gravir ses sentiers escarpés."

EN BANDE SON: 

09/05/2013 Publié par | Généralités et Inclassables | , | 9 Commentaires

Transmettez le virus Lupus, voici pourquoi!

Transmettez le virus Lupus, voici pourquoi!

EN LIEN: FAITES CIRCULER LE VIRUS « LUPUS »

 Lupus n’est pas repaire d’illuminés extrémistes. Nous sommes raisonnables, doués de raison. Nous produisons des textes qui donnent à voir et à penser. Réintroduire la pensée dans le débat politique et social est l’un de nos objectifs. Démystifier la propagande et la désinformation en est un autre. 

Nos références sont intellectuelles, historiques, mais nous ne sommes pas des idéologues, nous tenons compte de la modernité, de l’état de la société, de la demande sociale émise par la société civile. Mais nous luttons contre les idéologues qui prétendent régenter la société civile, qui prétendent créer un homme nouveau encore plus docile que celui qui vote actuellement. 

Méditez le texte ci dessous, il est d’un homme modéré, phare de la pensée occidentale, Alexis de Tocqueville. 

"Je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux mêmes pour se procurer de petites et vulgaires plaisirs dont ils emplissent leur âme. 

 Au dessus d’eux s’élève un Pouvoir immense et tutélaire qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il travaille au bonheur des citoyens; mais il veut être l’unique agent de leur bonheur et le seul arbitre. 

Il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs succession, divise leurs héritages: Que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre." 

Lisez Lupus, pensez par vous même, pour freiner, pour que ce ne soit jamais totalement ainsi. Apres on verra, on verra  si on peut retourner en arrière!

 1 Prenez conscience vous même de la situation afin d’acquérir la conviction que vous avez raison.

2 Expliquez aux autres, faites circuler, expliquez la situation.

3 N’écoutez ou ne regardez les medias officiels que d’une oreille ou d’un œil critique pour ne pas être pollué.

4 Propagez nos analyses, incitez à nous lire, parlez de Lupus et de son virus de la liberté.

5 Adaptez vos placements. On menace vos dépôts, ils ne rapportent rien, retirez les de la banque. Discutez vos frais.

6 Achetez de l’or métal, de l’immobilier de qualité qui n’a pas des charges excessives.

7 Faites des travaux chez vous pour réduire vos frais futurs.

8 Remettez en question vos dépenses ? la plupart sont injustifiées, les services sont du vol organisé, trop chers.

9 Remettez en question l’utilisation de votre temps, consacrez le à vous, votre famille, vos amis.

10 Si vous avez une entreprise, refusez de travailler à perte, fermez ce  qui est déficitaire, surdimensionné. 

Le combat est en partie culturel, démystifiez la propagande, les idées fausses, les mensonges de l’état et du système.

Vous êtes plus esclave et exploité par votre dépense que par les prélèvements sur votre travail. Vous êtes plus exploité par les ponctions subreptices sur votre patrimoine et l’inflation que par l’impôt. Considérez une fois pour toute que toutes ces balivernes sur l’intérêt général, public etc… sont des attrape nigauds. Ce que vous avez en face de vous ce sont des gens, comme vous, des gens qui profitent, abusent, satisfont leurs ambitions sur votre dos. Ils vous imposent l’austérité, ils ne font que gaspiller; ils vous contrôlent fiscalement et eux transfèrent leur argent à l’étranger; Ils taxent vos héritages et eux créent des dynasties de privilégiés etc…

EN BANDE SON:

07/04/2013 Publié par | Généralités et Inclassables | , | 3 Commentaires

FAITES CIRCULER LE VIRUS « LUPUS »

FAITES CIRCULER LE VIRUS « LUPUS »

Lupus ne fait aucune publicité. Il refuse toute publicité, tout sponsor.
Vous êtes de plus en plus nombreux à apprécier nos textes et nos images.
Votre bouche à oreilles spontané produit une croissance, selon les périodes, de 20 à 40% l’an.

Selon les périodes, car tout dépend du sentiment social, de l’ambiance. Nous avons plus de lecteurs quand les choses vont mal que lorsqu’elles vont bien. En un sens, comme cela va de mal en pis, nous sommes sur une vague porteuse!

Nous pensons que nous pouvons franchir de nouvelles étapes sans perdre notre identité, sans changer d’approche. Rien que par systématisation du bouche à oreilles, rien qu’en créant le reflexe chez les lecteurs, amis, contributeurs de la diffusion du virus « Lupus ». Diffusion en mettant des liens, des renvois, des citations. En envoyant à vos amis et collègues nos alertes de nouveaux textes, voire des discussions et commentaires.

Nous ne produisons pas de la propagande, du parti pris, du pouvoir occulte, de l’influence. Notre production, c’est de la mise en forme, du sens, de l’interprétation. Nous cherchons à donner à voir autrement. Par les choix de textes d’horizons divers, par le basculement des points de vue et des angles d’attaque, par l’utilisation d’outils intellectuels différents de ceux de la presse et des pouvoirs.
Notre succès, c’est quand vous vous dites : tiens, je ne l’avais pas vu comme cela.

Souvent, vous nous demandez: que faire?
Souvent, vous nous demandez de prédire l’avenir.

A ceux qui demandent « que faire », nous répondons d’abord comprendre, ensuite s’adapter, enfin s’opposer. Plus il y aura de gens qui garderont les yeux ouverts, qui démystifieront la propagande et la désinformation, plus les élites dominantes auront de difficultés à poursuivre leurs manœuvres de domination, confiscation, gaspillage, avilissement.

A ceux qui nous demandent de prédire l’avenir, nous répondons l’avenir est incertain, il n’est ni joué ni écrit. Il se construit. Et c’est à tout un chacun de le construire, d’empêcher que les « débâtisseurs » et les « constructivistes » ne foutent en l’air ce que des générations ont mis, dans leur sagesse, des millénaires à ériger.

Le problème de la désinformation est central dans nos sociétés. Il est au cœur de l’emprise étatiste qui veut remplacer l’homme tel qu’il est, par l’homme nouveau, plus conforme à l’exercice de la volonté de puissance d’une minorité non qualifiée. Il est au cœur de votre capacité de résistance et de révolte contre l’érosion continue, subreptice, mais inexorable, de votre liberté et de vos libertés de choix. Il est au cœur de ce que certains appellent « le remplacisme » et qui est la volonté de détruire votre culture, vos traditions, vos liens familiaux par l’importation de soi-disant citoyens nouveaux, mais en réalité citoyens plus dociles dont le nombre favorise la disparition de vos spécificités. L’entreprise du remplacisme est une entreprise de dilution.

Ne vous y trompez pas, résister à l’étatisme, ou au constructivisme, ou au socialisme, n’est pas nier le fait social ou prôner l’individualisme ou claironner l’égoïsme, non ! C’est remettre les choses à leur place, c’est replacer le curseur là où il doit être: sur l’axe qui réunit le social et l’individuel. Nous sommes à la fois êtres sociaux et individus. Et l’histoire, la société civile, déplacent, au fil des siècles, au fil des expériences et des adaptations, le curseur dans un sens ou dans l’autre. Qui ne voit que ce fameux curseur est déplacé par le mensonge, la violence, l’épouvantail de la peur, la menace sécuritaire, au-delà de ce que souhaite la société? Qui ne voit que l’on rompt les équilibres raisonnables. On fait une société de dépendants, de morts vivants, de déjà vieux. Notre mot d’ordre, c’est la préservation de l’authentique au vrai sens: est authentique un être, un individu, qui s’autorise de lui-même, qui trouve en lui-même le sens de ses actions, de ses projets, de sa vie.

On socialise trop. Alors, la réaction des citoyens soucieux de leurs responsabilités à l’égard des générations futures, à l’égard de leurs enfants, doit être de lutter pour préserver la liberté et les libertés. Car il faut toujours mêler les deux, elles se complètent mais ne se recouvrent pas. La liberté ne se réduit pas aux libertés.

Au début et avant tout, il y a l’individu et cela doit rester ainsi. L’individu est une réalité concrète incontournable, une existence, une donnée. Vous avez conscience d’être un individu, vous vivez votre vie et vous avez envie que cela continue, c’est votre vie que vous voulez vivre, pas celle que conçoivent pour vous les pouvoirs.

Ensuite, mais seulement ensuite, il y a la société.
Mais la société n’est pas dotée d’une existence au même titre que l’individu, c’est une existence construite, elle habite la tête des gens. Elle est imaginée, elle fait partie de l’imaginaire… social. L’action sociale n’est pas spécifique, c’est toujours l’action d’individus et ceux, les socialistes, étatistes, constructivistes, qui veulent imposer leur idée de la société ne sont pas légitimes à le faire car ils agissent au nom d’une idéologie, un dogme. Et cette idéologie, ce dogme, on a vu ce qu’il a donné quand il a été mis en application, mis en œuvre et incarné dans le socialisme réel. C’est au nom de leur idée à eux de la société qu’ils vous commandent, qu’ils utilisent la violence sociale à leur profit et au profit de leurs alliés. Car le socialisme qui crée des égaux crée aussi des inégaux qui s’octroient tout, richesses, honneurs, usage de la force, usage du mensonge au nom de…. Ah, le fameux au nom de …, cousin du « il » de « il pleut » et du « il » de « il faut »!

Ils parlent d’égalité, ils ne définissent jamais l’égalité et déplacent sans arrêt le fléau de la balance qui sert à mesurer cette égalité. Ils parlent au nom de valeurs qu’ils détournent, récupèrent et vident de tout contenu. Ils inventent des équivalences absurdes, contre nature, entre les carpes et les lapins, ils nient les complémentarités au profit d’une pseudo-identité destructrice dont l’avancement ultime et la généralisation aboutiraient à la destruction de la société… et même de l’espèce. Ils veulent faire de la déviance et de la marginalité des modèles sans se rendre compte que si la société a progressé grâce aux déviants et marginaux, c’est précisément parce qu’ils étaient déviants et marginaux, maudits en quelque sorte. Leur statut non-bourgeois en a fait des moteurs de progrès ; intégrés, reconnus bourgeois, ils auraient fini lamentablement dans l’obscurité et la complaisance de leurs vices et débauches.

Ils parlent de solidarité et ils n’en connaissent qu’un aspect, la confiscation des produits de l’activité des uns, au profit d’une classe sans cesse plus nombreuse, sans cesse moins productive. De la solidarité réelle, vécue, celle qui vient du cœur, .il ne connaissent que ce qui justifie leurs atteintes au droit de propriété, fondement de la liberté individuelle. Fondement de l’incitation à travailler, épargner, produire, créer, innover. Ils parlent d’amour, mais n’agissent qu’au nom de la haine, du désir de revanche, de l’envie et de la jalousie.

La parole, les textes de Lupus sont à la fois publics et privés, ils s’adressent à ceux qui ont envie de partager quelque chose et, à ceux-là, nous demandons d’élargir le cercle, par proximité, par voisinage intellectuel moral, voire professionnel. Les textes de Lupus sont publics, mais ils s’adressent à une communauté privée.

Parler en public est d’une nature différente. Il manque l’adhésion à quelque chose qui donne son sens aux textes, l’ouverture, la demande qui fait que l’offre tombe à point. Mais nous souhaitons l’élargissement du cercle privé.

Nous terminerons par un sourire, hommage à quelqu’un que nous avons respecté et aimé, l’humoriste Georges Elgozy.

« Qui parlerait encore en public s’il avait dénombré les fois où il fut compris? Ou plus rarement encore, les fois où il parvint lui-même à comprendre les autres. Les imbéciles font effort pour comprendre, en vain. Les intelligents, pour ne pas comprendre, avec succès. Crainte de se trouver convaincus. Quant aux Français moyens, mi finauds, mi connards, ils se piquent de ne rien comprendre à tout ce qui leur échappe, afin de tirer vanité de leurs insuffisances ».

Propagez le virus LUPUS!

PUNCH THAT SICK, PUNCH IT RIGHT IN THE VIRUS

16/03/2013 Publié par | Généralités et Inclassables | , | 14 Commentaires

Les Clefs pour Comprendre du Lundi 4 Mars 2013: Vive le pessimisme ! par Bruno Bertez

Les Clefs pour Comprendre du Lundi 4 Mars 2013: Vive le pessimisme ! par Bruno Bertez 

Nous nous sommes permis de republier ce billet de Jacques Attali, ce n’est pas gratuit, bien entendu.

EN LIEN:  Eloge du pessimisme par Jacques Attali

 Pour reprendre  un plan d’exposition que nous affectionnons et qu’utilise Attali, nous utiliserons le découpage en: d’abord, ensuite et enfin. 

     D’abord parce qu’Attali est un des rares intellectuels qui apporte quelque chose en cette époque de renoncement de la pensée. Les citoyens sont abreuvés d’informations. Ces informations sont nombreuses, complexes, contradictoires. L’une chasse l’autre, créant l’illusion que l’on est informé, que l’on comprend. Ces informations ne sont bien souvent ni vraies ni fausses, elles sont simplement, faute d’être remises dans leur contexte et insérées dans une grille de connaissance préalable, radicalement désinformantes. L’information résulte d’un travail qui permet de trier, classer, mettre en relation, interpréter. C’est le but de la pensée. La pensée révèle, crée du sens. Elle articule, montre les liens, fait découvrir sous la surface, la logique profonde des évènements. Et en ce sens donc Attali est un penseur. Il montre les liaisons cachées, enfouies, logiques et dialectiques. Il intègre les données dans un schéma d’interprétation, dans un tissu de connaissances qui produisent du sens. Il contribue à lutter contre l’acculturation, la désinformation dont les politiques, la ploutocratie et les médias tirent leur pouvoir. Les pouvoirs, eux ne cherchent pas le sens, ils cherchent le bon mot, la belle phrase d’idiot utile qui va frapper, oblitérer la réflexion et l’esprit critique.

 Ensuite parce que la question du pessimisme, en 2010 se posait. On était submergés par les mensonges européens, ceux de Lagarde, ceux des banquiers centraux. La crise était maitrisée, la reprise passait sa tète au coin de la rue. On a vu ce qu’il en était: Ce texte datant de 2010, on a vu, on voit, qui avait raison des optimistes et des pessimistes. C’est sur maintenant, ce sont les pessimistes qui ont vu juste.  Nous sommes pessimistes depuis le début des années 2000, nous prévoyons que de subterfuges en mensonges, et kick the can, on s’acheminerait vers un véritable chaos. Le chaos s’est révélé en 2008 pour le public, et dés cette époque nous avons dit que les remèdes n’en étaient pas et que sur la voie suivie, les responsables de la conduite des affaires avaient choisi un chemin sans retour, un aller simple, il ne pouvait y avoir d’exit. Encore maintenant, nous rappelons notre position, de temps à autre, pour que nos lecteurs ne se trouvent pas emportés par la déferlante périodique de maniaquerie euphorique. 

Enfin Attali ne se contente pas de fournir son analyse et son opinion, il s’interroge sur l’origine de l’optimisme officiel, l’optimisme des pouvoirs, des nantis. Et bien sur c’est là ou nous buvons du petit lait. Aucune information, aucune opinion, aucune production intellectuelle n’est innocente, elle est toujours diffusée par quelqu’un, un groupe, des intérêts, souvent dominants. Pour Attali, cet optimisme, discrédité par l’évolution réelle de l’histoire de la crise, cet optimisme est une posture de nantis. Nous sommes d’accord. 

PLUS DE BERTEZ ET DE RICHARD EN SUIVANT : Lire la suite »

04/03/2013 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Généralités et Inclassables, Idées Courtes, Idées Fausses, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie | | 4 Commentaires

Eloge du pessimisme par Jacques Attali

Eloge du pessimisme par Jacques Attali

 Il court en ce moment, une petite dispute dans le monde intellectuel et politique français,  qui en dit long sur ce que nous sommes : quiconque  dévoile  quelque risque est accusé de « pessimisme », grave accusation   discréditant celui qui en est ainsi qualifié : le pessimiste   voit tout en noir, donc son avis  n’a pas d’intérêt, puisqu’il jurerait qu’il pleut en plein soleil. 

Bien sur, il peut y avoir, dans certains cas, une dimension pathologique à un pessimisme systématique ; en, particulier quand il  vient de gens pour qui tout était mieux avant,  tout simplement parce qu’avant, ils étaient jeunes. Bien sur aussi, dans notre monde complexe, où les anticipations jouent un rôle déterminant, des prévisions pessimistes peuvent contribuer  à un climat qui conduit au pire : par exemple en annonçant qu’un pays est insolvable, on pousse les préteurs à s’en éloigner, le rendant vraiment incapable d’honorer ses échéances. 

Pour  autant, il serait terriblement dangereux de discréditer le pessimisme.    

D’abord parce que, malheureusement, dans  les  périodes  les plus noires de l’histoire, les pessimistes ont eu raison ;  et ceux qui les ont écouté se sont épargnés bien des désagréments. Ben Gurion avait, par exemple,  raison de dire que, à sa connaissance, seuls quelques pessimistes étaient  sortis vivants des camps de concentration. 

Ensuite parce que ceux qui, dans les années récentes, ont annoncé l’imminence de catastrophes écologiques, économiques et financières  n’ont pas été démentis par les faits. 

Enfin,  parce que la dénonciation systématique du  pessimisme et l’apologie de l’optimisme systématique correspond à une posture de nantis : les riches peuvent se permettre d’être  optimistes, parce qu’ils savent que, dans tous les maelstroms, ils s’en tireront mieux que les autres ;  par exemple,  la crise  financière actuelle peut être pour eux une source de profit.   Ainsi Guizot disait-il : « Le monde appartient aux optimistes ; les pessimistes ne sont que des spectateurs. ». En effet : les plus pauvres, eux, ne sont que des spectateurs, et ils ont raison aujourd’hui de craindre en particulier le risque de déclassement.  

Dénoncer le pessimisme, c’est  donc se satisfaire du monde comme il est ; et d’une  certaine façon, l’optimisme est conservateur. Le pessimisme est révolutionnaire. 

  Etre  pessimiste ne veut donc pas dire être résigné, au contraire ; cela implique d’être capable de faire l’analyse des menaces, de les comprendre, de les prendre au sérieux, et d’agir.  Car on peut être à la fois pessimiste dans le diagnostic et optimiste dans l’action. Par exemple, je reste aujourd’hui,  résolument pessimiste sur l’évolution à  moyen terme  de la crise économique et financière, si on continue à ne pas agir à l’échelle mondiale pour l’enrayer, et très optimiste sur la possibilité de la dépasser,  et sur l’avenir formidable qui peut s’ouvrir au-delà. 

   Picabia a raison d’écrire que : « le pessimiste pense qu’un jour est entouré de deux nuits, alors que l’optimiste sait qu’une nuit est entourée de deux jours. ».   Mais  le pessimiste sait, comme  l’écrivait le jeune   Jean Racine,  que les nuits  peuvent être  plus belles que les  jours. Et que c’est justement dans l’adversité que se révèle le meilleur de l’homme.

le 31 mai 2010 6H49 | par Jacques Attali

http://blogs.lexpress.fr/attali/2010/05/31/eloge_du_pessimisme/

02/03/2013 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Douce France, Généralités et Inclassables, Idées Courtes, Idées Fausses | | 8 Commentaires

Lectures de ci, de là et au delà….recommandées mais pas necessairement recommandables

Lectures de ci, de là et au delà….recommandées mais pas necessairement recommandables

Un récapitulatif sur le HFT (selection fair trade)

Cette année 2012, le trading à haute fréquence aura fait couler beaucoup d’encre.

- Scott Patterson- Dark Pools: High Speed Traders, A.I. Bandits, and the Threat to the Global Financial System. Très dense, mais très complet

- Sal Arnuk, Joe Saluzzi- Broken Markets : How High Frequency Trading and Predatory Practices on Wall Street are destroying investors confidence and your portfolio. Très technique.

- Christopher Steiner – Automate This: how algorithms came to rule our world. Pour comprendre le phénomène dans son ensemble.

- (Et en français) Ervin Karp – 6 qui sera publié le 24 janvier 2013.

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Treize livres pour tourner la page

Le cygne blanc

L’auteur du célèbre Cygne noir et analyste des événements improbables mais dévastateurs, inverse sa thèse. L’incertitude devient désirable. Il devient également l’un des rares défenseurs du modèle suisse et du «small is beautiful».

«Antifragile, Things that Gain from Disorder», Nassim Nicholas Taleb, Random House, 518 p.

PLUS DE LIVRES EN SUIVANT : Lire la suite »

31/12/2012 Publié par | A PROPOS, Echo, Généralités et Inclassables, Le Temps | Poster un commentaire

En se rappelant le bon vieux temps d’une époque très "rock and roll" Barrack Obama adore plaisanter, cela tombe bien nous aussi!!!

En se rappelant le bon vieux temps d’une époque très "rock and roll"  Barrack Obama adore plaisanter, cela tombe bien nous aussi!!!

Led Zeppelin distingué par le centre Kennedy….

Washington et le président des Etats-Unis en tête, ont célébré dimanche dernier l’acteur Dustin Hoffman, récompensé du prix le plus prestigieux de la capitale américaine. A ses côtés, le groupe Led Zeppelin à qui Barack Obama a demandé en plaisantant de ne pas dévaster la Maison Blanche.

 

 Obama s’est moqué des légendaires excès du groupe de rock dans les années 1970 alors qu’il recevait tous les lauréats des 35e Honneurs du Kennedy Center attribués cette année à la danseuse Natalia Makarova, 72 ans, le bluesman Buddy Guy, 76 ans et l’animateur de télévision David Letterman, 65 ans. Les trois membres de Led Zeppelin, le guitariste Jimmy Page, 68 ans, le bassiste John Paul Jones, 66 ans et le chanteur Robert Plant, 64 ans, ont également reçu le prix à titre individuel. «Ces types ont redéfini le style de vie rock’n’roll», a affirmé Obama dans l’East Room, la salle d’apparat de la Maison Blanche.

A l’époque où ces Britanniques régnaient sur le rock, «il y a eu des chambres d’hôtel saccagées, des destructions généralisées», a t-il ajouté sous les rires de l’assistance. «Donc, c’est plutôt bien que nous organisions (cette cérémonie) dans une salle dont les vitres font 10 cm d’épaisseur, et avec des agents du Secret Service dans tous les coins.»

EN BANDE SON :

09/12/2012 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Brèves de Trottoirs, Etats-Unis, Généralités et Inclassables, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | | Poster un commentaire

Décès du directeur du Monde, Erik Izraelewicz

Décès du directeur du Monde, Erik Izraelewicz

 Erik Izraelewicz, directeur du journal Le Monde, est mort mardi à l’âge de 58 ans, annonce le quotidien français sur son site internet.

 

"Pris d’un malaise au journal, Erik a été hospitalisé en fin d’après-midi à l’hôpital de la Salpêtrière. En dépit des premiers soins qui lui ont été prodigués au journal, puis de l’intervention du corps médical, Erik est mort en tout début de soirée", a déclaré le président du directoire du groupe Le Monde Louis Dreyfus dans un communiqué aux salariés. 

Diplômé d’HEC et du Centre de formation des journalistes, Erik Izraelewicz avait débuté sa carrière comme journaliste économique à l’hebdomadaire L’Usine nouvelle et participé en 1985 à la création de La Tribune avant d’intégrer la rédaction du Monde un an plus tard.Il y avait grimpé les échelons jusqu’au poste de rédacteur en chef avant de rejoindre le quotidien Les Echos en 2000, dont il était devenu le directeur de la rédaction. 

Après un bref retour à La Tribune, il avait été nommé directeur du Monde, directeur des rédactions en février 2011. 

"Je garderai le souvenir d’un économiste réputé, d’un professionnel reconnu et d’un homme aussi exigeant que généreux", a déclaré le président François Hollande dans un communiqué. "La France perd un journaliste de grand talent, respecté de tous." 

Jean-Stéphane Brosse/Reuters 28/11/2012

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J’ai connu Erik Izrelewicz quand nous avons crée La Tribune. je suis fier de l’avoir eu parmi nous, c’était quelqu’un de bien. J’aurais aimé le connaitre mieux que je ne l’ai connu.

Tout au long de sa carrière, j’ai apprécié et admiré la qualité de son travail.

Il avait une démarche intellectuelle rigoureuse dont on sentait qu’elle était nourrie par la recherche et la réflexion, cela donnait à ses écrits une densité hors du commun. Je regrettais qu’il n’écrive pas plus.
Je suis triste. Je présente mes condoléances à tous ses proches, à ses collègues du journal Le Monde. Je m’associe à leur douleur.

Bruno Bertez

28/11/2012 Publié par | Généralités et Inclassables, Le Monde | , , , | 3 Commentaires

Brève de Trottoirs : Sur le bucher des vanités la beauté a un prix….

Brève de Trottoirs : Sur le bucher des vanités la beauté a un prix….

 Injuste, mais apparement vrai : les gens «beaux» gagnent jusqu’à 8 % de plus que les gens d’apparence ordinaire… . Cette loi d’airain s’applique jusque chez les investisseurs, qui donnent une prime aux «beaux» rapports annuels ! Selon une recherche menée par un chercheur en marketing de l’Université de Miami, les investisseurs individuels en perdent la tête. Un rapport annuel à l’esthétique bien étudiée aurait autant d’influence sur leur analyse que si le chiffre d’affaires de l’entreprise avait explosé de 20 % au cours de l’année….Ce qui tendrait à infirmer le vieil adage selon lequel, qu’importe le flacon pourvu qu’il y ait l’ivresse …

(http://tiny.cc/6xnmkw) !

18/10/2012 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Brèves de Trottoirs, Formation a la gestion de portefeuille, Généralités et Inclassables, Marchés Financiers et Boursiers Actions | Poster un commentaire

Points de vue d’ailleurs, le nouveau couple Merkoland en Images ou la Famille décomposée

Points de vue d’ailleurs, le nouveau couple Merkoland en Images ou la Famille décomposée

Il est parfois bon de découvrir comment les autres pays considèrent le nouveau couple Franco-Allemand.

Ces premiers dessins sont tiré du journal londonien : The Economist

 Le deuxième dessin est tiré du journal autrichien : Kronen Zeitung.

Prenez le temps de découvrir  les détails de cette récente caricature.

merkel-hollande

 ————————————— Regardez cuisse gauche !!!!

04/10/2012 Publié par | Douce France, Europe, Généralités et Inclassables | Poster un commentaire

Debt Bomb…..par David Frisby

Debt Bomb…..par David Frisby

SOURCE ET REMERCIEMENTS : CROTTAZ FINANCE

http://blog.crottaz-finance.ch/?p=9869

07/08/2012 Publié par | Etats-Unis, Généralités et Inclassables, Trappe à Dettes | , | Poster un commentaire

Les Clefs pour comprendre : La loi du triangle par Bruno Bertez

Les Clefs pour comprendre : La loi du triangle par Bruno Bertez

Pas besoin d’être franc-maçon ou adepte de Jung pour connaitre et comprendre la loi du triangle. Cette loi dit que, lorsqu’une force s’exerce et tente de provoquer une action dans un sens, cela déclenche une force de réaction et que le résultat constaté n’est pas celui que l’on attendait au début, sur la base de la constatation de la force initiale, mais une résultante complexe, mélange des deux forces d’action et de réaction.

   Une variante, un peu fausse, se retrouve dans la sagesse des nations qui dit: de deux choses l’une, c’est toujours la troisième qui se produit.

Nous voudrions attirer votre attention sur l’importance qu’il y a à toujours utiliser la loi du triangle, en bourse, quand on opère sur les marchés, surtout en spéculation.

Spéculer, il faut le répéter, c’est prévoir et prendre position en conséquence avec ses risques et périls. Tout le monde spécule sans arrêt et surtout ceux qui ne le savent pas. Garder du cash à la banque en ce moment est une spéculation colossale qui se chiffre par trillions, spéculation sur la possibilité de régler les problèmes actuels d’une façon ordonnée sans « run » sur les banques.

Les gouvernements ne font que spéculer. Alors qu’ils ne savent pas, qu’ils n’y sont pas préparés et que le jeu est radicalement faussé. Ils n’ont aucune chance d’apprendre. Pour bien spéculer, il faut payer, payer soi-même avec ses sous. Or, les govies spéculent sans arrêt, mais sur votre dos, ils se trompent quasi toujours car la politique ne prépare pas à cela, la politique prépare à séduire et charmer, pas à prévoir.

C’est dans les temps anciens, avant le tiers payant généralisé, du temps où les chefs étaient des chefs et allaient au combat, que l’on disait : gouverner, c’est prévoir.

Donc, si vous spéculez, pensez de la façon suivante. Compte tenu de ce que je sais, de ce que je pense, il va se produire, ceci ou cela. Sitôt que vous avez tracé ce scénario, passez à l’autre branche, interrogez-vous, demandez-vous quelles sont les forces de sens contraires qui vont se trouver déclenchées? Après analyse, passez à l’étape suivante et essayer d’imaginer la résultante des deux forces ainsi mises à jour par votre réflexion.

Si vous avez encore un peu de matière grise, vous pouvez continuer de travailler. Mais, à notre avis, il vaut mieux vous reposer un peu car l’exercice est fatiguant, les facultés s’émoussent, la lucidité faiblit.

Reposez-vous et, quand vous êtes prêts, posez-vous la question à 64.000 dollars, celle du calendrier, du temps de réalisation des événements.

Les plus belles constructions achoppent sur ce facteur temps. Comme le disait un vieux boursier, on a toujours raison pour une autre raison que celle que l’on avait anticipée et plus tard qu’on ne l’avait espéré.

Bon courage.

BRUNO BERTEZ Le 31 Mai 2012

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08/06/2012 Publié par | Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Formation a la gestion de portefeuille, Généralités et Inclassables, Indicateur des Marchés, Les Clefs pour Comprendre, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières | , | Poster un commentaire

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