On a vu lu, et entendu du Vendredi 17 Mai 2013: Pourquoi les NPL sont importantes?
On a vu lu, et entendu du Vendredi 17 Mai 2013: Pourquoi les NPL sont importantes?

Les non performing loans , NPL sont importantes car elles provoquent ce que l’on appelle la debt deflation , déflation par les dettes. Les banques qui ont un pourcentage élevé et croissant de NPL ne peuvent plus accomplir leur fonction bancaire normalement, elles réduisent leurs crédits, renforcent leurs conditions d’attribution et peu à peu la mécanique de transmission de la politique monétaire de la Banque Centrale se grippe. Ce sont surtout les petites entreprises qui en souffrent. Plus on fait de l’austérité, plus les NPL augmentent et plus le crédit se resserre, et plus l’activité ralentit. C’est un cercle vicieux.

En deux mots, le problème des banques Euro est la montée des NPL, crédits non performants. Cette montée est une vague de fond, aggravée par les politiques d’austérité mal pensées.
- Le taux des NPL de la périphérie est passé de 3% à 12% en l’espace de 6 ans et il accélère.
- Le taux de NPL core hors Allemagne est de 4% environ, il monte depuis 2 ans.
- Le taux des NPL du core allemand est de moins de 3 % et est déclinant.
(Sources BCE, BRI, JP Morgan).

Les taux de NPL sont :
- Grèce 25%
- Irlande 19%
- Espagne et Italie 10%.
Il y a, en zone Euro, 720 milliards de NPL :
- dont 500 pour la périphérie
- 150 pour le core ex-Allemagne
- 60/70 pour l’Allemagne
L’asset Quality Review de la BCE, préalable à la mise en place de la supervision unique, se fera dans quelques semaines, et on obligera ainsi les banques à cristalliser dans leurs comptes les pertes et NPL. On les forcera ensuite, soit seules, soit avec l’aide de leurs gouvernements, à se recapitaliser. Les autorités Euro excluent d’aider les banques et les Etats nationaux à nettoyer le passé.


Italie / Banques : les créances douteuses en forte hausse en mars.
Les créances douteuses détenues par les banques italiennes ont connu en mars leur plus forte hausse sur un an depuis décembre 2011, selon des données publiées jeudi par la Banque d’Italie.
Leur montant a atteint 131 milliards d’euros, une hausse de 21,7% par rapport au même mois de 2012, qui se compare à une augmentation de 18,6% en février.
Les banques espagnoles ont dans leurs livres 163,257 milliards d’euros de créances douteuses.
Le taux de créances douteuses des banques espagnoles a légèrement augmenté en mars, à 10,47% du total des crédits contre 10,4% en février, malgré le transfert d’actifs toxiques à la Sareb, la structure de défaisance du secteur en difficulté, selon les données officielles publiées vendredi.
Les créances douteuses, principalement des crédits immobiliers susceptibles de ne pas être remboursés, ont atteint 163,257 milliards d’euros en mars, contre 162,038 milliards d’euros en février (donnée révisée), selon la Banque d’Espagne.
Après le LIBOR, l’ISDAFIX! Les banques ont pipé les dés par Myret Zaki
Les banques ont pipé les dés par Myret Zaki
On aime à entretenir le mythe que «les marchés sont efficients» et que la valorisation des actifs financiers reflète les seules forces du marché. La réalité, dont le scandale du Libor n’a révélé que la surface, est à l’opposé. Pratiquement aucun prix, aucun taux, n’est pas manipulé aujourd’hui. Les taux d’intérêt, les dérivés, les monnaies, les matières premières et la valeur de l’argent lui-même sont faussés par les banques.
Il y a d’abord eu le scandale du Libor, dans lequel 15 banques manipulaient depuis des années les taux interbancaires, qui influent à leur tour sur la valeur de quelque 500 000 milliards de dollars d’instruments financiers.
Mais ce scandale n’était que le début. A présent, on apprend que les swaps de taux d’intérêt, un marché de 380 000 milliards de dollars, déjà affecté par les manipulations du Libor, seraient directement manipulés par les mêmes banques compromises avec le Libor. Le plus grand courtier de swaps de taux, la firme londonienne ICAP, est sous enquête américaine pour avoir faussé les prix, avec ces 15 banques, de l’ISDAfix, l’indice de référence mondial de ces dérivés.


La manipulation des swaps de taux d’intérêt affecte, entre autres, le marché de 550 milliards de dollars des obligations adossées à l’immobilier commercial, et aussi la valeur des retraites des fonctionnaires américains, ainsi que toute la ribambelle d’investisseurs, banques, entreprises et gouvernements qui, de par le monde, utilisent des swaps pour gérer leur dette. Barclays, UBS, Bank of America, JPMorgan Chase et RBS, qui sont évoquées dans ces deux affaires, étaient aussi impliquées dans la manipulation du marché de la dette municipale aux Etats-Unis.
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Quand les aveugles pilotent à vue par Bruno Bertez (Source AGEFI SUISSE)
Quand les aveugles pilotent à vue par Bruno Bertez (Source AGEFI SUISSE)

Le constat qui vient d’être fait dans les couloirs du FMI est clair malgré le phrasé politiquement correct: on ne sait pas du tout où l’on va.
Pour le public, la réunion de printemps du FMI est une réunion comme les autres. De la routine, on se congratule et on se pousse du col. Ainsi, Christine Lagarde est apparue sur les écrans de télévision pour proclamer, avec son culot habituel: «Je suis délibérément, désespérément, et de façon décisive, optimiste».
On sait depuis longtemps que, chez Lagarde, l’espoir et l’optimisme tiennent lieu de stratégie, mais quand même!
Au même moment, le FMI abaissait, pour la énième fois depuis 2008, ses prévisions de croissance globale.
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Nul besoin de s’attarder sur les prévisions conjoncturelles ou les recommandations du FMI. D’autant plus que ses erreurs sont éclatantes. Le FMI a annoncé en 2009 que l’Allemagne était celle qui allait le plus souffrir parmi les pays considérés, elle a pourtant dépassé son niveau d’avant la crise à peine un an plus tard. A l’inverse, le FMI ne cesse d’annoncer une reprise de la Grèce l’année suivante. En 2008, elle prévoyait que son PIB 2013 dépasserait de 22% celui de 2007. Il est aujourd’hui un quart inférieur!
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Au même moment, dans les couloirs du même FMI, loin des micros et des caméras, on s’interrogeait: «Est-ce que nous comprenons vraiment ce qui se passe dans les économies avancées?», ainsi s’exprimait l’Italien, ex-BCE, Lorenzo Bini Smaghi. Mervyn King, futur ex de la Bank of England exposait ses doutes: «N’y a-t-il pas un risque à promettre trop ou à laisser espérer plus que nous ne pouvons tenir?». James Bullard, patron de la Fed de Saint-Louis, l’un des meilleurs, le 21 février exprimait les mêmes doutes sur un mode plus académique: «L’instabilité financière, la formation de bulles, est un problème. La Fed en parle souvent, donc c’est important. Mais ce n’est pas nouveau, cela dure depuis 20 ans. Et franchement, il n’y a pas de bonne réponse parce que nous n’avons pas de modèle pour traiter de l’instabilité financière».
Laissons de côté la propagande, les mensonges et les dénégations de Lagarde, et attardons-nous sur l’essentiel. Cinq ans après la catastrophe, nous en sommes au même point, rien n’a changé. La crise financière et bancaire est toujours enfouie dans les comptes truqués du Système. Les économies ne repartent pas. Le chômage continue d’enfler. Les niveaux de vie régressent. Les patrimoines sont érodés, sinon confisqués, par la répression financière et la fiscalité. Les consensus sociaux s’effondrent.

L’incendie a été noyé sous des déluges de liquidités monétaires, les économies ont été tenues à bout de bras par les déficits et l’argent gratuit, les agents privés sont sommés, sans succès, de dépenser, les marchés sont manipulés à l’extrême pour éviter les accès de panique; rien n’y fait, la machine refuse de repartir.
Au contraire, le système est encore plus lourd, plus déséquilibré par le poids croissant des dettes. Ses marges de manœuvre ont disparu, ses amortisseurs sont usés. Le constat qui vient d’être fait dans les couloirs du FMI est clair malgré le parler politiquement correct: on ne sait pas où l’on va, personne chez les dirigeants n’en a la moindre idée. Voilà la vérité, voilà la réalité.

L’Edito du-Dimanche-21-avril-2013: Le plan secret des maîtres du monde par Bruno Bertez
L’Edito du-Dimanche-21-avril-2013: Le plan secret des maîtres du monde par Bruno Bertez
Il a fallu longtemps, beaucoup de patience, pour implanter l’idée de la répression financière. C’est maintenant chose faite, tout le monde, y compris le grand public, comprend que la politique des Banques Centrales et des gouvernements est une politique de confiscation. Même les médias les plus bornés comprennent et expliquent à leurs lecteurs que les taux d’intérêt nominaux sont nuls, que les taux réel sont négatifs et, bref, qu’ils s’appauvrissent. Ces médias n’en sont pas encore à montrer que les hausse de taxes, de frais, de commissions, qui touchent toutes les formes de placements, vont dans la même direction: celle de la confiscation du capital. Cela viendra.


Avec cette prise de conscience, le phénomène discret d’entonnoir se précise et s’amplifie. Qu’est-ce que l’effet d’entonnoir? C’est la canalisation des flux financiers, de l’épargne, vers des réceptacles précis, balisés. Un entonnoir, cela collecte large et cela dirige plus étroit. Ce que l’on voit, maintenant que la répression financière est du domaine public, ce sont des incitations à abandonner les formes d’épargne qui ne rapportent rien et s’érodent au profit de formes qui ont un rendement positif apparent. C’est la fameuse quête du rendement, the « search for yield », la SFY, qui provoque un flux de sortie des placements sans risque vers les placements à risque, comme les actions à haut rendement, les sociétés immobilières à bons dividendes, les emprunts risqués, high yield, etc.Une digression s’impose. Dans la première phase de la crise de 2008, il y a eu récession financière, les rendements ont été mis à zéro, mais ce n’était pas dans les mêmes conditions ni pour le même objectif. Il s’agissait de faciliter les refinancements des banques en faillite, de drainer les capitaux au profit des Etats. Le grand entonnoir de début de crise avait pour fonction de diriger les flux au profit des gouvernements pour faciliter leur keynésianisme et leur action de soutien des banques.
Non seulement, il n’était pas conçu comme l’entonnoir actuel, mais il n’était pas perçu comme durable, permanent. Il s’agissait de diriger les flux vers le risk-off, les placements sans risques, ceux qui étaient garantis par les gouvernements. On peut dire que c’est par ce biais que l’on a créé le paradigme du risk-on, risk-off, si utile pendant un certain temps. Car il faut le savoir le RONROFF est une création purement intellectuelle géniale, une fois élaborée, théorisée, il a suffi de quelques semaines de construction de corrélations pour que le paradigme soit implanté et incontournable.
Ce que nous voulons souligner par la digression ci-dessus est que sous la même désignation, effet d’entonnoir ou « search for yield », il y a des réalités et surtout des objectifs différents.
Actuellement, la privation de rendement vise bien sûr encore à financer gratuitement les gouvernements, les banques, les agences publiques, à soutenir la valeur des créances irrécouvrables etc., mais on cherche aussi autre chose. Et cet autre chose commence à émerger dans les médias.
On cherche à reflater la bulle immobilière américaine. Nous avons décrit le phénomène. Il consiste à rafler le parc d’immobilier locatif, lequel offre un rendement de 4 à 5%, de le réhabiliter plus ou moins, de constituer un flux de revenus d’une certaine masse, de le titriser comme au bon vieux temps des années 2006, de le faire « rater » par une agence type Moody’s, puis de le vendre à un gogo-caisse de pension, avide de rendement. On établit une sorte de carry qui va dans le sens souhaité par les apprentis sorciers malhonnêtes des Banques Centrales. On refait les entourloupes de 2006. En plus cynique, plus dangereux.


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La Chine refinance ses gouvernements locaux par Mish
La Chine refinance ses gouvernements locaux par Mish

Le système bancaire Chinois est insolvable. Nous savons tous que le système bancaire tout entier est insolvable, mais aujourd’hui, c’est au tour de la Chine d’être sous les projecteurs. Je vous conseille de lire China averts local government defaults.
Les banques Chinoises ont refinancé au moins un tiers des prêts aux gouvernements locaux qui devaient arriver à maturité avant la fin de l’année 2012, ce qui indique clairement les difficultés qu’a la Chine a réduire sa dette.
Les gouvernements locaux ont énormément emprunté aux banques pour financer le programme de stimulus de la Chine en vue de faire face à la crise financière, et éprouvent aujourd’hui des difficultés à générer des revenus pour les rembourser, ce qui devrait jeter de l’ombre sur la croissance économique du pays.
Les banques ont rallongé d’un minimum de 3 trillions de renminbis (482 millions de dollars) le prêt de 4 trillions de renminbis que les gouvernements locaux auraient dû rembourser à la fin de l’an dernier, selon les calculs du Financial Times basés sur les données officielles.
Faire semblant à la Chinoise
Puisque la Chine ne nous dit pas tout de ses projets de refinancement et de ses taux d’intérêts, les 482 milliards de dollars sont certainement une sous-estimation.
Le fait est que d’importants refinancements ont dû être entrepris pour éviter les défauts.
‘C’est une observation correcte’, a déclaré Stanley Li, analyste bancaire chez Mirae Asset Securities. ‘Au vu de la période de remboursement des projets d’infrastructures des gouvernements locaux, il faudra attendre plus de 10 ans avant que ces dettes puissent être annulées’.
Dix ans? Et pourquoi pas pour toujours? Bon nombre de ces projets ne sont pas économiquement viables, tout particulièrement pour ce qui concerne l’aménagement du territoire et les projets immobiliers.
http://globaleconomicanalysis.blogspot.fr/
EN COMPLEMENTS:
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Les prix immobiliers s’emballent à nouveau en Chine
A peine installé au poste de premier ministre chinois, Li Keqiang a déjà un sérieux casse-tête à résoudre: l’inflation immobilière repart très nettement. les autorités ont annoncé que, sur les 70 villes dont elles suivent l’évolution des prix, 62 avaient connu une hausse du mètre carré sur un an au cours du mois de février. Une situation qui rappelle la fin 2011, période de hausse qui avait poussé Pékin à employer les grands moyens pour calmer la spéculation immobilière. Les autorités chinoises, qui savent à quel point cette envolée des prix de la pierre démoralise les classes moyennes, ont annoncé, le 1er mars dernier, toute une série de mesures visant à empêcher la spéculation, obligeant les ménages à un apport plus substantiel pour l’achat d’un deuxième appartement, rehaussant les taux d’intérêt sur les prêts servant à acquérir ces biens, mettant en place une taxe sur les plus-values immobilières, et sommant les villes les plus concernées par ce phénomène de prendre des mesures ciblées pour l’enrayer. Mais Pékin ne peut pas aller trop loin, car le secteur immobilier reste l’un des moteurs de la croissance chinoise. Les investisseurs pourraient mal réagir si la tendance s’inversait.
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Les autorités de régulation bancaire ont annoncé qu’elles allaient sévir à l’encontre du très florissant secteur des produits de gestion de fortune. Ces placements se sont rapidement développés ces dernières années dans les banques, explosant même de 56% en 2012, pour atteindre l’équivalent de 1,1 milliard de dollars, ce qui représenterait 7,6% des dépôts bancaires totaux, selon les estimations de Standard & Poor’s. Un succès qui découle du fait que, contrairement aux dépôts classiques, leur rémunération n’est pas plafonnée par l’Etat à des niveaux très bas. Mais ils sont soupçonnés d’être souvent adossés à des projets économiquement risqués, notamment dans le secteur immobilier. L’année dernière, l’effondrement de l’un d’eux, proposé par un employé de la banque Huaxia à Shanghai, avait provoqué la colère des épargnants et attiré l’attention des autorités sur ces placements échappant à tout contrôle. Désormais, les banques vont devoir préciser clairement à quel type d’opération chacun de ces placements est adossé et devra le soumettre à un audit préalable. Les banquesvont aussi devoir réduire leur exposition à ces produits. Par ailleurs, le Conseil d’Etat a annoncé qu’il allait poursuivre une politique de libéralisation des taux d’intérêt. Ce qui pèse également sur les actions des banques, car, depuis des années, c’est le très strict encadrement des taux de dépôts et de prêts qui garantit à ces dernières une marge financière confortable.
A Chaud!!! Du Mardi 26 Mars 2013: Chypre, le danger se précise…. pour les autres Européens par Bruno Bertez
A Chaud!!! Du Mardi 26 Mars 2013: Chypre, le danger se précise…. pour les autres Européens par Bruno Bertez
Nous avons expliqué que l’affaire chypriote pouvait être interprétée comme une répétition, un test, un rodage. Les responsables européens ont fait, en maquette ou modèle réduit une sorte d’exercice de pompier -pyromane. Fermeture des banques, le fameux bank holiday, blocage des comptes et transferts, limitation des retraits, contrôle des mouvements d’argent, usage de la force et des polices-anti-émeutes… Chypre est une ile, elle se prêtait bien à cet exercice, lequel est planifié de puis la restructuration de la dette grecque.
Ceci a été confirmé ce jour par le président de l’Eurogroupe Jeroen Djisselbloem.
Il a déclaré : « Le plan de sauvetage élaboré pour Chypre représente un nouveau cadre de résolution des difficultés bancaires de la zone euro et d’autres pays pourraient devoir restructurer leur secteur bancaire » Voila ce qu’il a dit et qui a fait passer les marchés européens de +1,2% à -1,1% en quelques minutes. Le démenti est baliverne.
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Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), a jugé que le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem avait "eu tort" de dire, avant de revenir sur ses propos, que le sauvetage des banques à Chypre pourrait servir de modèle en Europe.
Dans un entretien au Financial Times et à une agence de presse, le président des ministres des Finances de la zone euro avait laissé entendre que la solution apportée à Chypre pourrait être appliquée à d’autres pays fragiles de la zone euro. Quelques heures plus tard, il revenait sur ses propos en affirmant que Chypre était un cas spécifique et que le plan de sauvetage ne saurait servir de modèle au règlement d’autres problèmes à l’avenir.
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La place financière est aussi idiote que l’ami Jeroen, elle n’aurait jamais du monter sur le plan Chypriote qui est la plus belle tentative que l’on pouvait imaginer pour relancer le tail risk en Europe. Hélas les journaux sont nuls et les commentateurs boursiers professionnels le sont encore plus: Il faut des bévues énormes pour leur faire comprendre le sens d’une décision Européenne.
Nous avons expliqué ce week- end que l’Europe changeait de doctrine, elle essayait de limiter les bail out par les contribuables, en contrepartie elle cherchait le bail-in.
Qu’est ce que le bail-in?
C’est le fait de faire payer le sauvetage des banques par tous ceux qui contribuent à son passif. En clair : les actionnaires, les obligataires, les déposants non garantis.
Ceci peut être fait , on vient de la voir avec la supercherie vicieuse Chypriote sans vote démocratique , alors que la taxe initiale, elle nécessitait un vote. On a trouvé la parade.
Nous sommes pour le bail-in, ceux qui ont pris des risques, actionnaires, obligataires juniors et seniors doivent payer. Nous sommes formellement contre le bail in par les dépôts qu’ils soient garantis ou non .
Pourquoi? Parce que les comptes des banques sont faux. Les comptes des banques sont faux, archi faux, on comptabilise les dettes souveraines comme si elles valaient le pair, comme si elles étaient sans risque : Mieux même certaines banques les revalorisent.
Ceci empêche les déposants de choisir leur banque en toute connaissance de cause. Les pouvoirs, la Banque Centrale, le gouvernement dissimulant les risques, ils n’ont pas le droit de dire : Vous saviez !!!
Tous les dépôts sont sacrés dès lors que les comptes des banques sont frauduleux et que les institutions de supervision et le pouvoir politique sont complices ET couvrent.
En 1932 la Commission Pecora a ouvert une enquête sur les responsabilités et les causes de la crise. Il faut d’ores et déjà prendre date et constituer les dossiers, il y aura des commissions Pecora à la fin de la crise, tous comme il y a eu l’épuration à la fin de la guerre. Les ministres des finances, les banquiers centraux ont du souci à se faire.
Note : le terme de « bankster » que certains s’approprient sans vergogne a été précisément construit par Ferdinand Pecora. Rendons à César ….

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"Cela fait presque deux ans que l’on sait que Chypre se trouve dans une situation intenable. Malgré cela, la mise en œuvre du plan de sauvetage a été marquée par un extraordinaire degré d’improvisation. Les premières décisions ont été si manifestement inappropriées qu’il fallut immédiatement reprendre les discussions. Au passage, la crédibilité de la zone euro, déjà mal en point après tant d’erreurs précédentes, a encore baissé, au point que la survie de l’euro devient de plus en plus menacée.
Les banques chypriotes ont subi de lourdes pertes parce qu’elles avaient beaucoup prêté à la Grèce, à son gouvernement et à ses banques. Lorsque la Grèce est entrée en crise, les banques chypriotes n’ont pas liquidé leurs avoirs, sans doute pour des raisons politiques. De ce fait, elles ont été les premiers perdants lorsqu’une partie de la dette publique grecque a été annulée il y a environ un an. Depuis ce temps-là, il fallait faire quelque chose. Rien n’a été fait parce que l’on attendait l’élection d’un nouveau président. Trois semaines après l’élection, ce fut chose faite, mais de la plus mauvaise des manières possibles.
Techniquement, il n’y a pas de grande difficulté. Depuis longtemps on a acquis une grande expérience en matière de reconstruction d’un système bancaire qui s’est effondré. Le principe est le suivant. D’abord, on évalue les pertes. Ensuite, on détermine qui va les absorber. Les premiers perdants sont les actionnaires; si le trou dépasse le capital de la banque en faillite, les actionnaires perdent tout, comme c’est le cas pour chaque entreprise. Les seconds sont ceux qui ont fait des prêts dits juniors, sans priorité explicite. Si le montant de ces prêts ne suffit pas à boucher le trou qui reste, les investisseurs perdent tout et on passe à la troisième catégorie, celle des prêts dits seniors parce qu’ils ont été identifiés comme tels au moment où ils ont été mis en place. Là encore, les investisseurs perdent tout ce qui est nécessaire pour finir de couvrir les pertes. Si cela ne suffit toujours pas, il reste les dépôts bancaires. Ils devront être ponctionnés jusqu’à ce que les pertes aient été entièrement absorbées. A ce stade, il est bon de noter qu’un dépôt bancaire est techniquement un prêt.
C’est simple et logique, mais ça ne se passe pas toujours ainsi, pour beaucoup de mauvaises raisons et pour une bonne raison. Les mauvaises raisons sont toujours les mêmes: certains des perdants potentiels (actionnaires, investisseurs seniors ou juniors) trouvent des arguments pour convaincre les autorités que c’est une mauvaise idée de les «lessiver». Ils vont évoquer des risques de contagion, de récession, de fuite des capitaux, etc., mais ils utilisent toujours leur proximité avec les autorités, et des moyens de pression inavouables, pour obtenir que l’on fasse plutôt appel aux contribuables pour couvrir au moins une partie des pertes. C’est ce qui s’est passé en 1995 lorsque le Crédit Lyonnais s’est effondré: les contribuables français ont largement sauvé la mise des investisseurs jugés trop stratégiques pour subir des pertes importantes." Par Charles Wyplosz/Telos
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BRUNO BERTEZ Le Mardi 26Mars 2013
llustrations et mise en page by THE WOLF
EN BANDE SON:
POUR RAPPEL: Le secteur bancaire de Chypre en chiffres
Le montant total des dépôts dans les banques à Chypre s’élève, selon des statistiques de la Banque centrale et des Coopératives bancaires citées par l’Association des banques de Chypre, à 70 milliards d’euros
La Bank of Cyprus et la Laïki Bank Group – qui sera fermée dans le cadre d’un plan de sauvetage européen de Chypre -sont les deux principales banques de l’île. Le secteur financier représente une part essentielle de l’activité économique du pays.
Le montant total des dépôts dans les banques à Chypre s’élève, selon des statistiques de la Banque centrale et des Coopératives bancaires citées par l’Association des banques de Chypre, à 70 milliards d’euros (85,6 milliards de francs), dont 15 milliards dans les très nombreuses agences coopératives qui émaillent tout le territoire. Les avoirs russes sur l’île sont estimés par l’agence Moody’s à 24 milliards d’euros, soit plus du tiers des dépôts.
Le secteur bancaire de Chypre emploie plus de 20 000 personnes, dont près de la moitié à Chypre, les autres travaillant dans les filiales à l’étranger, notamment en Russie, de la Bank of Cyprus et de la Laïki.
Le secteur bancaire de l’île et les services financiers qui y sont liés représentent environ 45% du produit intérieur brut (PIB) de Chypre (17,5 milliards d’euros) et le secteur bancaire seul environ 30%, d’après un haut responsable de la Bank of Cyprus.
Selon des données publiées en septembre par le Fonds monétaire international (FMI), Chypre abritait en 2011 la plus grande concentration de banques commerciales au monde.
Quelques chiffres
Voici quelques chiffres pour les trois principales banques, selon le rapport 2011-2012 de l’Association des banques de Chypre.
La Bank of Cyprus compte 583 agences, dont 137 à Chypre. Elle est fortement implantée en Russie avec 199 filiales, en Grèce (188) et en Ukraine (42). L’établissement emploie 11 326 personnes, dont 3239 à Chypre. En mars 2012, il représentait 36,7% (975 millions d’euros) de la capitalisation boursière de Chypre.
La Laïki Bank Group dispose de 116 agences. Elle est présente dans dix pays, dont la Russie, l’Ukraine, la Serbie, Guernesey et la Grèce. Elle compte 2362 collaborateurs à Chypre, plus quelque 8000 à l’étranger, selon un responsable. En mars 2012, l’institut représentait 17,3% (460 millions d’euros) de la capitalisation boursière à Chypre. D’après un haut responsable, à fin décembre 2012, le montant de ses dépôts atteignait 9,2 milliards d’euros, soit 13,2% de la totalité des dépôts à Chypre.
L’Hellenic Bank possède 88 agences, dont 67 à Chypre, 20 en Grèce et une à Moscou et dispose de 1976 employés, dont 1423 à Chypre. En mars 2012, la banque représentait 3,9% (103 millions d’euros) de la capitalisation boursière de l’île. L’Eglise orthodoxe de Chypre est son actionnaire principal avec 30% des parts, d’après le site de l’établissement.
Source ATS Mars 2013
Etat des lieux avec The Economic Collapse : Le monde en quelques chiffres ….effroyables…à vous donner le vertige !
AVANT PROPOS PAR BRUNO BERTEZ
John Law n’était pas un financier, c’était un joueur
L’expérience qui, dans l’histoire ressemble le plus à l’expérience actuelle est celle de l’écossais John Law. Il avait plusieurs fois fait fortune grâce au jeu , auquel il appliquait sa science du calcul des probabilités. Ses innovations en matière de jeu, il eut l’idée de les appliquer à la monnaie , partant du fait que statistiquement , il y avait peu de retraits d’or . Il trouva en France un Régent assez désargenté pour lui accorder sa confiance et tenter l’expérience.
Son Système était basé sur la certitude que peu de gens retireraient leur or dès lors que des usages plus profitables s’offraient aux détenteurs de la monnaie émise par Law. En particulier la monnaie de Law permettait de spéculer sur les actions de la Cie du Mississipi et autres.
L’émission excessive, désordonnée de monnaie mina le Système de Law ; il suffit que quelques Princes et autres gens de prestige retirent leur or , pour que la couverture de la monnaie émise fonde comme neige au soleil. La boule de neige des retraits suivit.
La déconfiture fut achevée lorsque les actions de la Cie du Mississipi s’effondrèrent malgré les printing , QE d’alors, pour en soutenir les cours.
Cela ne vous rappelle rien?
La crise actuelle n’a rien a voir avec celle de 1929, elle est en revanche isomorphique de celle de la Great Experiment de John Law, en plus sophistiqué, en plus leveragé.
Elle se terminera de la même façon. Il suffit de très peu d’imagination pour remplacer les divers constituants de l’isomorphisme.
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Etat des lieux avec The Economic Collapse : Le monde en quelques chiffres ….effroyables…à vous donner le vertige !
Aux Etats-Unis,la dette totale du système financier est d’ environ 56.280.790.000.000 $ mais il y a seulement environ 9.283.000.000.000 $ dans les comptes bancaires.
Ainsi, vous pouvez prendre chaque centime dans les banques, les multiplier par six, et vous n’aurez ,toujours pas, assez d’argent pour payer toutes les dettes accumulés
Il y a une dette totale sur la planète environ 190.000.000.000.000 $ .
La valeur nominale totale de tous les produits dérivés à travers le monde se situe entre 600.000.000.000.000 $ à 1.500.000.000.000.000
Le système financier mondial est chateau de cartes très fragile qui a été construit sur de la dette et des dérivés .
Nous vivons la plus grande bulle financière de l’histoire du monde, et il ne faudra pas beaucoup de temps pour provoquer un chaos lors de son éclatement.
Cela sera le le plus grand désastre financier de l’histoire de la planète.
Le système financier mondial est plus interconnecté que jamais, et une crise dans une région du monde peut se propager à une vitesse fulgurante.
Le système bancaire européen dans son ensemble a un système de levier de 26-1 .
Une baisse de la valeur des actifs de seulement 4 pour cent effacerait les capitaux propres de la plupart de ces banques.
Une fois la panique financière lancée nous pourrions potentiellement voir les grandes institutions chuter par un effet de dominos.
PLUS DE CHIFFRES HALLUCINANTS EN QUELQUE SORTE: Lire la suite »
Les malveillants: naufrage à Chypre Par Jean-Pierre Béguelin
Les malveillants: naufrage à Chypre Par Jean-Pierre Béguelin
En exigeant des banques chypriotes qu’elles fassent payer leurs déposants, les ministres nord-européens ont été malveillants puisqu’ils viennent de tuer dans l’œuf tout schéma crédible d’assurance des dépôts et donc d’Union bancaire véritable en Europe.

Que les peuples soient gouvernés avec légèreté, on le savait; mais que certains ministres aillent jusqu’à risquer sciemment des paniques bancaires étendues, c’est du jamais vu, du moins dans des économies évoluées ou supposées telles. Car c’est exactement ce que les Européens du Nord ont fait le week-end dernier en exigeant de Chypre que ses banques fassent supporter 40% de leurs pertes à leurs déposants, y compris, à l’origine, aux plus modestes d’entre eux. Craignant des lendemains électoraux difficiles, responsables finlandais et, surtout, allemands ont en effet refusé de mettre plus de 10 milliards d’euros sur la table alors que Nicosie en demandait 17 pour sauver son système bancaire. Les autorités chypriotes se sont alors résolues à essayer de couvrir l’essentiel des milliards manquants par un prélèvement unique et forcé sur une fraction des 63 milliards d’euros déposés dans leurs banques. Tout n’est pas définitivement réglé certes, mais, pour le moment, cette opération devrait se traduire par une charge de 2 à 3 milliards d’euros sur les comptes que possèdent les non-résidents – essentiellement des Russes – dans les banques chypriotes et de 3 à 4 milliards sur ceux des habitants de l’île où Venus est née. Or, c’est pour ces derniers une somme considérable, proche des 20% du PIB; à l’échelle suisse cela représenterait 120 milliards de francs, soit l’ensemble des comptes-salaire des ménages helvétiques, excusez du peu.
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A Chaud!!! du Dimanche 17 Mars 2013 : Chypre, le bail-in un nouveau précédent!!!
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Nous n’avons pas hésité, en son temps, à affirmer que la bêtise politicienne des Allemands et singulièrement de Merkel était à l’origine de l’aggravation de la crise européenne. C’est elle, en effet, qui a déclenché la panique sur les marchés en s’attaquant au principe du caractère sacré des dettes des govies. Tant que ce caractère sacré était maintenu, même si c’était artificiel, le keynésianisme était praticable. En effet il repose sur l’émission de dettes souveraines. Quand vous imposez, comme l’a fait Merkel, la participation du secteur privé aux pertes, vous tuez le caractère sacré des dettes govies, et du même coup, vous dévalorisez toutes les dettes émises par ces émetteurs.

Merkel vient de récidiver, sous la pression de son concurrent aux élections prochaines. Elle vient d’imposer le Bail-in, c’est à dire la participation des déposants des banques à leur sauvetage. C’est une terrible erreur, le caractère sacré des dépôts est maintenant violé, et ce sera un précédent, dont on anticipera qu’il va se répéter. La fuite des dépôts qui a failli couler l’euro il y a quelques mois trouve là de nouvelles justifications.

Jamais on n’a fait preuve d’autant de bêtise, d’ignorance, et d’inconséquence. Bien sur on va répéter que le cas est unique, mais qui va le croire puisque les eurocrates, élus et nommés, n’ont aucune parole, aucune maitrise, et que l’on improvise dans le cadre de comité Diafoirus, lieux de gestations de moutons à cinq pattes.
Honte à ces gens.
Le fait que Chypre soit le lieu de repli bancaire des oligarques russes pose des problèmes d’éthique certes, mais l’éthique doit laisser le pas à l’efficacité technique. Le mélange des genres est explosif.
Nous sommes pour le moratoire, la restructuration volontaire, systématique des dettes dans le cadre d’une opération globale, mais nous nous élevons contre tous les bail-in et restructurations sauvages, non maitrisés, qui ne font que nuire au peu de confiance qui reste dans l’action des irresponsables.



BRUNO BERTEZ Le Dimanche 17 Mars 2013
llustrations et mise en page by THE WOLF
EN BANDE SON:
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Elizabeth Warren: "Quand, pour la dernière fois, avez-vous intenté un procès à une grande banque de Wall Street ?"
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Deutsche Bank, la banque la plus exposée aux produits dérivés dans le monde
Deutsche Bank, la banque la plus exposée aux produits dérivés dans le monde
C’est la petite info de la semaine, qui est passée sous les radars, mais sur laquelle il faut revenir : la banque qui possède la plus forte exposition aux produits dérivés dans le monde n’est pas la JP Morgan, comme on le pensait, mais la Deutsche Bank. Comme l’indique son rapport annuel 2012, la banque est exposée à hauteur de, attention retour à la ligne :
55.605.039.000.000 euros, autrement dit 55.605 milliards d’euros, 55 mille milliards d’euros, ou 55,6 trillions d’euros, ouf.
Par comparaison, le PIB de l’Allemagne s’élevait à 2012 à 2.644 milliards d’euros, ce qui signifie que les engagements de la première banque du pays dans les produits dérivés sont vingt fois plus élevés que toute la richesse crée en un an dans la première puissance économique européenne. Converti en dollars, cela représente 72,8 trillions de dollars, soit un peu plus que la JP Morgan. L’Europe détient le record, la première banque au cœur du pays le plus solide, bravo !
Mais il ne faudrait pas s’inquiéter selon les comptables de la banque allemande, car tous ces engagements sont compensés et, au final, l’exposition nette ressort à 20,3 milliards d’euros seulement. C’est ce qu’expliquent les dirigeants des grandes banques lorsqu’on met ce sujet sur la table : les positions s’équilibrent. Quand un engagement est pris sur un produit dérivé, la banque achète une protection (la position inverse) pour se prémunir.
Mais au fait, à qui achète-t-elle cette protection ? A une autre banque… En réalité toutes les grandes banques se vendent des produits dérivés, ce qui signifie que si l’une d’entre elles fait faillite, toutes les autres plongent ! Les protections vendues par la banque en faillite s’évanouissent, et les autres banques voient leur exposition nette exploser et tombent également. C’est ce qui a failli se produire avec la faillite d’AIG en septembre 2008 qui était la contrepartie de nombreux établissements financiers, et qui a été sauvée en catastrophe par l’Etat américain. Le calcul de l’exposition nette est ainsi purement théorique. Les dépôts de la Deutsche Bank représentent un centième de ces 55,6 trillions d’euros de produits dérivés, Chypre à côté c’est de la rigolade.
Toutes les grandes banques se tiennent ainsi en équilibre sur une montagne de produits dérivés qui devient très friable en période de crise. Il y a tout de même un point positif dans cette affaire : le siège de la Deutsche Bank se trouve à Francfort, comme celui de la BCE, ainsi Mario Draghi n’aura que quelques rues à traverser en cas de problème.
Publié le 2013-05-02
Par Philippe Herlin – Chercheur en finance / Contributeur pour Goldbroker.com
https://fr.goldbroker.com/news/deutsche-bank-banque-plus-exposee-produits-derives-monde-246.html
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04/05/2013 Publié par The Wolf | Allemagne, Commentaire de Marché, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central | Phillippe Herlin | Un commentaire