On a vu lu, et entendu du Vendredi 17 Mai 2013: Pourquoi les NPL sont importantes?
On a vu lu, et entendu du Vendredi 17 Mai 2013: Pourquoi les NPL sont importantes?

Les non performing loans , NPL sont importantes car elles provoquent ce que l’on appelle la debt deflation , déflation par les dettes. Les banques qui ont un pourcentage élevé et croissant de NPL ne peuvent plus accomplir leur fonction bancaire normalement, elles réduisent leurs crédits, renforcent leurs conditions d’attribution et peu à peu la mécanique de transmission de la politique monétaire de la Banque Centrale se grippe. Ce sont surtout les petites entreprises qui en souffrent. Plus on fait de l’austérité, plus les NPL augmentent et plus le crédit se resserre, et plus l’activité ralentit. C’est un cercle vicieux.

En deux mots, le problème des banques Euro est la montée des NPL, crédits non performants. Cette montée est une vague de fond, aggravée par les politiques d’austérité mal pensées.
- Le taux des NPL de la périphérie est passé de 3% à 12% en l’espace de 6 ans et il accélère.
- Le taux de NPL core hors Allemagne est de 4% environ, il monte depuis 2 ans.
- Le taux des NPL du core allemand est de moins de 3 % et est déclinant.
(Sources BCE, BRI, JP Morgan).

Les taux de NPL sont :
- Grèce 25%
- Irlande 19%
- Espagne et Italie 10%.
Il y a, en zone Euro, 720 milliards de NPL :
- dont 500 pour la périphérie
- 150 pour le core ex-Allemagne
- 60/70 pour l’Allemagne
L’asset Quality Review de la BCE, préalable à la mise en place de la supervision unique, se fera dans quelques semaines, et on obligera ainsi les banques à cristalliser dans leurs comptes les pertes et NPL. On les forcera ensuite, soit seules, soit avec l’aide de leurs gouvernements, à se recapitaliser. Les autorités Euro excluent d’aider les banques et les Etats nationaux à nettoyer le passé.


Italie / Banques : les créances douteuses en forte hausse en mars.
Les créances douteuses détenues par les banques italiennes ont connu en mars leur plus forte hausse sur un an depuis décembre 2011, selon des données publiées jeudi par la Banque d’Italie.
Leur montant a atteint 131 milliards d’euros, une hausse de 21,7% par rapport au même mois de 2012, qui se compare à une augmentation de 18,6% en février.
Les banques espagnoles ont dans leurs livres 163,257 milliards d’euros de créances douteuses.
Le taux de créances douteuses des banques espagnoles a légèrement augmenté en mars, à 10,47% du total des crédits contre 10,4% en février, malgré le transfert d’actifs toxiques à la Sareb, la structure de défaisance du secteur en difficulté, selon les données officielles publiées vendredi.
Les créances douteuses, principalement des crédits immobiliers susceptibles de ne pas être remboursés, ont atteint 163,257 milliards d’euros en mars, contre 162,038 milliards d’euros en février (donnée révisée), selon la Banque d’Espagne.
La bulle chinoise semble être prête à éclater
La bulle chinoise semble être prête à éclater
L’augmentation du crédit et la diminution de la croissance économique annonce un désastre
EN LIENS: La corde pour nous pendre! Nouvelles de Chine par Richard Dupaul

Le 23 avril, HSBC Holding, une banque et organisation multinationale de services financiers, a publié pour le secteur manufacturier le Purchasing Managers Index (PMI), qui était au niveau de 50,5 au mois d’avril en Chine, ainsi que l’indice de la production manufacturière qui était à 51,1. Chaque indice était inférieur à ceux des mois précédents.
Ce jour là, l’indice boursier des actions A, publié par la bourse de Shanghai et évalué en yuans, a chuté de 2,57%. Cette baisse est considérée comme étant au-dessous de la zone de confort psychologique estimé à 2.200 points.
On n’a pas besoin d’être un expert du marché pour savoir que l’indice PMI n’était pas la seule raison de la chute de l’indice boursier.
Une semaine avant la publication des indices, le Bureau des statistiques du régime chinois a annoncé que le taux de croissance économique lors du premier trimestre 2013 était de 7,7%. Ce chiffre est beaucoup plus bas que les estimations des analystes.
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La croissance dans le secteur des services a fortement ralenti, en avril, en Chine pour retomber à l’un de ses plus bas niveaux des deux dernières années. Le 6 Mai, la banque HSBC a indiqué que son indice des directeurs d’achat (PMI) dans ce secteur clé avait été mesuré à 51,1 le mois dernier, loin de sa performance de 54,3 établie en mars. S’il reste au-dessus de 50, ce qui marque la limite entre une contraction et une expansion, cet indice PMI confirme que l’accélération de la croissance chinoise est plus difficile que prévu et que l’économie du pays reste fragilisée par l’enlisement de l’activité en Europe et la lenteur de la reprise aux Etats-Unis.
«Ce refroidissement de l’activité dans le secteur des services en avril est probablement une répercussion du ralentissement de la croissance manufacturière, du durcissement des contrôles sur le marché immobilier et de l’extension de la crise de la grippe aviaire», a commenté dans la matinée Qu Hongbin, l’économiste en chef d’HSBC pour la Chine.
Vendredi en 15, le gouvernement chinois avait déjà diffusé plusieurs indicateurs montrant que la croissance de l’activité économique dans le pays avait perdu de son dynamisme. L’indice des directeurs d’achat du secteur non manufacturier avait notamment été annoncé à 54,5 en avril, en baisse de 1,1% en glissement mensuel, par le Bureau d’état des statistiques.
Le 10 mai le Bureau national des statistiques a annoncé que les prix à la production, qui constituent généralement un bon indicateur des prix futurs à la consommation, avaient baissé de 2,6% sur un an en avril.Cette diminution, plus substantielle que prévu par la plupart des économistes, est perçue comme le signe que la reprise économique en cours n’est pas très vigoureuse. Elle résulte manifestement d’une offre industrielle supérieure à la demande du marché. Dans ce contexte, certains économistes avancent l’hypothèse d’un geste de la banque centrale, et notamment d’une baisse des taux d’intérêts, qui permettrait théoriquement de dynamiser l’économie. Mais ce scénario est très loin de faire l’unanimité, du fait que l’économie chinoise reste marquée par des déséquilibres et que Pékin se doit, en particulier, de rester extrêmement vigilant afin de prévenir un emballement du crédit bancaire…et celui de l’inflation car l’inflation sest accélèrée en avril
Ainsi la hausse des prix à la consommation, principale jauge de l’inflation en Chine, s’est accélérée à 2,4% sur un an en avril, après avoir atteint 2,1% en mars, a rapporté jeudi le Bureau national des statistiques (BNS). Cet indice est suivi de près par Pékin qui redoute que la hausse des prix alimentaires, qui frappe davantage les ménages les plus défavorisés, ou l’envolée des prix immobiliers, ne déclenchent des troubles sociaux dans ce pays de plus de 1,3 milliard d’habitants. Ce résultat dépasse la prévision d’un panel d’économistes interrogés par l’agence financière Dow Jones, qui avait tablé sur une hausse des prix à la consommation de 2,2% en avril. «La hausse des prix à la consommation s’explique principalement par celle relativement importante des prix des légumes», a expliqué Yu Qiumei, analyste au Bureau national des statistiques.
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Spécial "inondations": Transformez vos impôts en patrimoine avec la loi Duflot
Spécial "inondations: Transformez vos impôts en patrimoine avec la loi Duflot
Surtout ne suivez pas ce conseil , il fara de vous un privilégié , voir un tricheur qui habite les niches!!!



Mister Market and Doctor and Doctor Conjoncture du Lundi 6 Mai 2013: Déflation ici, spéculation inflationniste là.
Mister Market and Doctor and Doctor Conjoncture du Lundi 6 Mai 2013: Déflation ici, spéculation inflationniste là.

Lacker Président de la FDR de Richmond vient de suggérer que la Fed sorte des MBS, les titres adossés à l’hypothécaire pour éviter de surstimuler le logement et de créer une autre bulle.
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" Il arrive un moment où je pense que la reprise que nous constatons sur le marché du logement signifie que nous devrions penser à réduire la part de notre portefeuille détenue en titres adossés à des créances immobilières", a dit le président de la Réserve fédérale de Richmond, Jeffrey Lacker.
Il a ajouté que ce désengagement devrait prendre environ deux ans et pourrait se faire en utilisant les remboursements de MBS pour acheter des obligations du Trésor américain, plutôt que de les réinvestir dans d’autres MBS, ou encore en réduisant le rythme d’achats de MBS (mortgage-backed securities)."
"Si nous ne le faisons pas, je pense qu’il y a un risque d’en faire trop et de stimuler de façon excessive le marché du logement, et nous avons vu le désastre que cela peut provoquer"
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La spéculation sur le logement aux Etats Unis prend des allures épiques, les offres ont à peine le temps d’être listées qu’elles sont raflées par des pools d’investisseurs. Plus de 60% des acquisitions sont faites au comptant tant ces pools débordent de liquidités.
L’an dernier les prix du logement ont monté de 10% dans l’ensemble du pays, mais dans les zones chaudes comme Las Vegas, ils se sont envolés de plus de 30%.

Les gros intervenants raflent le disponible et surpaient sur tout le monde, y compris les particuliers. Dans la région de Végas , Blackstone , Colony et American Home 4 Rent sont les rois du marché. On dit que ces nouveaux spéculateurs commencent à avoir des difficultés à imposer les hausses de loyer programmées.
Une autre inflation spéculative !
Le dernier chiffre des Margin debt , la dette qui finance les positions spéculatives sur le NYSE sont quasi au record absolu. Il s’en faut de moins de 2 milliards; on a atteint 379,5 milliards à fin mars contre 381,4 milliards , record absolu en juillet 2007. La dette sur marge a doublé depuis Mars 2008.
Le record de 2007 a été enregistré trois mois avant le krach.

La corrélation entre le niveau du S&P 500 et celle du niveau de la dette sur marge est exceptionnellement forte.

Les allusions de Bernanke à une éventuelle hausse du montant des QE au-delà des 85 milliards actuels n’a bien sûr pas calmé les joueurs.

BRUNO BERTEZ Le Lundi 6 Mai 2013
llustrations et mise en page by THE WOLF
Après le LIBOR, l’ISDAFIX! Les banques ont pipé les dés par Myret Zaki
Les banques ont pipé les dés par Myret Zaki
On aime à entretenir le mythe que «les marchés sont efficients» et que la valorisation des actifs financiers reflète les seules forces du marché. La réalité, dont le scandale du Libor n’a révélé que la surface, est à l’opposé. Pratiquement aucun prix, aucun taux, n’est pas manipulé aujourd’hui. Les taux d’intérêt, les dérivés, les monnaies, les matières premières et la valeur de l’argent lui-même sont faussés par les banques.
Il y a d’abord eu le scandale du Libor, dans lequel 15 banques manipulaient depuis des années les taux interbancaires, qui influent à leur tour sur la valeur de quelque 500 000 milliards de dollars d’instruments financiers.
Mais ce scandale n’était que le début. A présent, on apprend que les swaps de taux d’intérêt, un marché de 380 000 milliards de dollars, déjà affecté par les manipulations du Libor, seraient directement manipulés par les mêmes banques compromises avec le Libor. Le plus grand courtier de swaps de taux, la firme londonienne ICAP, est sous enquête américaine pour avoir faussé les prix, avec ces 15 banques, de l’ISDAfix, l’indice de référence mondial de ces dérivés.


La manipulation des swaps de taux d’intérêt affecte, entre autres, le marché de 550 milliards de dollars des obligations adossées à l’immobilier commercial, et aussi la valeur des retraites des fonctionnaires américains, ainsi que toute la ribambelle d’investisseurs, banques, entreprises et gouvernements qui, de par le monde, utilisent des swaps pour gérer leur dette. Barclays, UBS, Bank of America, JPMorgan Chase et RBS, qui sont évoquées dans ces deux affaires, étaient aussi impliquées dans la manipulation du marché de la dette municipale aux Etats-Unis.
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Mister Market and Doctor Conjoncture du Vendredi 3 Mai 2013: La déflation est bien là mais elle est inégale par Bruno Bertez
Mister Market and Doctor Conjoncture du Vendredi 3 Mai 2013: La déflation est bien là mais elle est inégale par Bruno Bertez

Ne vous laissez pas influencer par les chiffres de l’emploi américain, la déflation est là et le ralentissement économique également. Tous les indicateurs précurseurs américains sont médiocres et surtout les plus importantes comme les ventes finales.

L’emploi n’est pas un indicateur fiable, c’est indicateur retard, lagging. Il exprime ce qui s’est passé il y a trois à six mois, il ne préfigure rien.
Ce n’est pour rien que les maitres du monde balancent 85 plus 75 billions de QE chaque mois, c’est à dire 160 milliards de dollars, c’est parce qu’ils savent…
L’Australie est plus que le canari dans la mine. Ce n’est pas seulement l’activité qui chute et l’économie qui s’effondre, c’est le risk financier qui revient. Car il faut savoir que l’Australie est un pays anglo-saxon, il pratique à grande échelle le deficit spending, il est mal géré, il a une bulle immobilière , il a une bulle des salaires , une bulle de la misallocation des ressources.


Bref il a tout pour être déstabilisé et déstabiliser les autres par le canal bancaire et celui des marchés. L’économiste Steve Keen avait une fois de plus raison et on dira une fois de plus que personne n’avait vu venir la crise n’est-ce pas ?


Voici quelques chiffres du dernier PMI, celui d’avril pour l’Australie:

- -PMI manufacturier 36,7 contre 44,4, sous les 50 c’est la récession
- -En moyenne mobile 3 mois on est à 42,2 contre 43,4
- -7 secteurs industriels sur 8 sont en recul
- -les capacités utilisées sont 68,6 contre 71
- -Les exports se contractent pour le 9e mois consécutifs
- -L’emploi est en chute libre à 39,3 une dégringolade de 9,4 points

Le super cycle des commodities c’est fini!
Le super cycle du miracle chinois, c’est fini!

BRUNO BERTEZ Le Vendredi 3 Mai 2013
llustrations et mise en page by THE WOLF
EN BANDE SON:
Quand les aveugles pilotent à vue par Bruno Bertez (Source AGEFI SUISSE)
Quand les aveugles pilotent à vue par Bruno Bertez (Source AGEFI SUISSE)

Le constat qui vient d’être fait dans les couloirs du FMI est clair malgré le phrasé politiquement correct: on ne sait pas du tout où l’on va.
Pour le public, la réunion de printemps du FMI est une réunion comme les autres. De la routine, on se congratule et on se pousse du col. Ainsi, Christine Lagarde est apparue sur les écrans de télévision pour proclamer, avec son culot habituel: «Je suis délibérément, désespérément, et de façon décisive, optimiste».
On sait depuis longtemps que, chez Lagarde, l’espoir et l’optimisme tiennent lieu de stratégie, mais quand même!
Au même moment, le FMI abaissait, pour la énième fois depuis 2008, ses prévisions de croissance globale.
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Nul besoin de s’attarder sur les prévisions conjoncturelles ou les recommandations du FMI. D’autant plus que ses erreurs sont éclatantes. Le FMI a annoncé en 2009 que l’Allemagne était celle qui allait le plus souffrir parmi les pays considérés, elle a pourtant dépassé son niveau d’avant la crise à peine un an plus tard. A l’inverse, le FMI ne cesse d’annoncer une reprise de la Grèce l’année suivante. En 2008, elle prévoyait que son PIB 2013 dépasserait de 22% celui de 2007. Il est aujourd’hui un quart inférieur!
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Au même moment, dans les couloirs du même FMI, loin des micros et des caméras, on s’interrogeait: «Est-ce que nous comprenons vraiment ce qui se passe dans les économies avancées?», ainsi s’exprimait l’Italien, ex-BCE, Lorenzo Bini Smaghi. Mervyn King, futur ex de la Bank of England exposait ses doutes: «N’y a-t-il pas un risque à promettre trop ou à laisser espérer plus que nous ne pouvons tenir?». James Bullard, patron de la Fed de Saint-Louis, l’un des meilleurs, le 21 février exprimait les mêmes doutes sur un mode plus académique: «L’instabilité financière, la formation de bulles, est un problème. La Fed en parle souvent, donc c’est important. Mais ce n’est pas nouveau, cela dure depuis 20 ans. Et franchement, il n’y a pas de bonne réponse parce que nous n’avons pas de modèle pour traiter de l’instabilité financière».
Laissons de côté la propagande, les mensonges et les dénégations de Lagarde, et attardons-nous sur l’essentiel. Cinq ans après la catastrophe, nous en sommes au même point, rien n’a changé. La crise financière et bancaire est toujours enfouie dans les comptes truqués du Système. Les économies ne repartent pas. Le chômage continue d’enfler. Les niveaux de vie régressent. Les patrimoines sont érodés, sinon confisqués, par la répression financière et la fiscalité. Les consensus sociaux s’effondrent.

L’incendie a été noyé sous des déluges de liquidités monétaires, les économies ont été tenues à bout de bras par les déficits et l’argent gratuit, les agents privés sont sommés, sans succès, de dépenser, les marchés sont manipulés à l’extrême pour éviter les accès de panique; rien n’y fait, la machine refuse de repartir.
Au contraire, le système est encore plus lourd, plus déséquilibré par le poids croissant des dettes. Ses marges de manœuvre ont disparu, ses amortisseurs sont usés. Le constat qui vient d’être fait dans les couloirs du FMI est clair malgré le parler politiquement correct: on ne sait pas où l’on va, personne chez les dirigeants n’en a la moindre idée. Voilà la vérité, voilà la réalité.

On a lu, vu et entendu du Jeudi 18 Avril 2013: les tiques, les tics-tacs et les trocs de la Finance
On a lu, vu et entendu du Jeudi 18 Avril 2013: les tiques, les tics-tacs et les trocs de la Finance
Les réserves de change de la Chine, les plus importantes au monde, ont atteint fin mars le montant record de 3.440 milliards de dollars, contre 3.331 milliards de dollars enregistrés fin décembre, a rapporté la banque centrale chinoise.

La banque centrale chinoise accumule des réserves de change parce que les exportateurs sont pour la plupart tenus de déposer leurs revenus en devises auprès de cet organisme. En échange, l’institut d’émission injecte des yuans dans l’économie tandis qu’il place une partie de ses devises en bons du Trésor américains et en dette souveraine d’autres Etats.
La Chine utilise aussi une partie de ces réserves pour investir dans des entreprises à l’étranger à travers son principal fonds souverain, le CIC. La Chine refuse de dévoiler la répartition entre les différentes devises des réserves de change qu’elle détient.

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Nick Leeson, le trader "voyou" devenu conseiller

En 1995, Nick Leeson avait fait perdre 1,5 milliard de dollars à la banque britannique Barings. Il revient aujourd’hui dans l’industrie en tant que conseiller.
Il semble qu’il y ait une vie après la « case prison. » Nick Leeson vient de retrouver un emploi dans l’industrie financière. Celui qui est connu pour avoir fait « sauter » la banque Barings fait son retour.
Nick Leeson a rejoint, à Belfast, le bureau irlandais de la firme néerlandaise GDP Partnership. Cette dernière est spécialisée dans la médiation entre les banques et les particuliers surendettés. La compagnie n’a pas hésité à mettre en avant le rôle de Nick Leeson dans la chute de la banque britannique, dans son bulletin publié sur son site internet. Au sein de GDP Partnership, le nouveau métier de Nick Leeson sera donc d’aider les emprunteurs irlandais en difficulté à renégocier leurs dettes hypothécaires avec leurs banques, annonce The Wall Street Journal.
« Nick Leeson a dit qu’il avait rejoint avec M. Devine et M. Gibbons dans leur entreprise à Dublin parce qu’il avait été impressionné par leur capacité dans leurs solutions de courtage, impliquant souvent un allégement de la dette pour leurs clients dans le Nord », rapporte le site internet irlandais, independent.ie. «Nick Leeson contribuera à fournir des services de médiation à toute personne luttant pour trouver une solution avec sa banque dans le pays», a indiqué GDP dans une newsletter mise en ligne dimanche par Nick Leeson sur son compte Twitter. «J’ai rencontré un certain nombre de situations difficiles par le passé et je les ai vues évoluer récemment pour le meilleur. Il est parfois difficile de voir la solution mais soyez assurés qu’il y en a toujours une», a déclaré Nick Leeson.
Selon The Wall Street Journal, il s’agit de la dernière tentative de Nick Leeson pour relancer sa carrière sur le dos de sa notoriété.
« Nick Leeson -dont son site web personnel le décrit comme « le trader voyou dont la prise de risque incontrôlée a causé le plus grand scandale financier du XXe siècle- a écrit un mémoire qui est devenu un film et presque un conte populaire avec une mise en garde pour le secteur bancaire.Dernièrement, il a même présenté une conférence. »
« L’ancien trader sait de quoi il parle, lui qui avait écopé de six ans et demi de prison il y a 18 ans, pour avoir ruiné la Barings en prenant des positions non autorisées sur l’indice Nikkei, lorsqu’il était jeune trader au sein de la filiale singapourienne de cette vénérable banque créée en 1763 », indique La Tribune.
Pendant des mois, le jeune trader a dissimulé ses pertes à ses supérieurs, en les portant sur un compte fictif, avec pour numéro 88888. Le tremblement de terre de Kobé, en janvier 1995, avait mis fin à ses dissimulations. Loin de se rendre à la police, Nick Leeson s’était rapidement enfui. Rattrapé par la police en Allemagne, il avait été extradé à Singapour avant d’y être jugé et emprisonné et condamné à une peine de prison de six ans et demi à Singapour pour avoir fait perdre 1,5 milliard de dollars à la banque. A la suite de cette affaire, Barings avait été rachetée pour une livre symbolique par le néerlandais ING.
Nick Leeson a finalement été libéré au bout de quatre ans et demi, a survécu à un cancer, et refait sa vie, à la fois sentimentale et professionnelle. Il a notamment dirigé de 2006 à 2011 un petit club de foot irlandais, Galway United. Il a également été l’auteur d’un best-seller, «Le Courtier voyou», qui a été adapté au cinéma avec, dans le rôle titre, l’acteur britannique Ewan McGregor.
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Le marché disparaît progressivement, rongé par les intérêts personnels des politiciens et banquiers centraux. Altruistes, les représentants du contribuable?

Décédé à 93 ans, James Buchanan, Prix Nobel d’économie en 1986, a éclairé d’une lumière nouvelle, froide et réaliste, les relations entre gouvernants et gouvernés. Pour lui, les décideurs politiques ne sont ni plus ni moins altruistes que les autres. Dans un contexte d’étatisation rampante, son propos est fort actuel.
Même aux Etats-Unis, le processus d’étatisation est en marche: «Les Etats-Unis ont supprimé le plus grand marché capitaliste», selon un titre de la NZZ. L’économiste indépendant Klaus Wellershoff expliquait, lors d’une table ronde, que les Américains avaient remplacé le capitalisme par un système planifié par les banques centrales. Le plus grand marché, c’est bien sûr le marché des taux d’intérêt. Car «100% des obligations émises par le Trésor américain avec une durée supérieure à 5 ans ont été achetées par la banque centrale américaine. Ce qui veut dire qu’à la place d’avoir un vendeur, le Trésor, et des millions d’acheteurs (les épargnants du monde entier), nous avons un acheteur et un vendeur, tous les deux parties prenantes de l’administration américaine», écrit Charles Gave, également choqué par la nouvelle.
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L’Edito du Lundi 8 Avril 2013: Les maîtres de l’univers organisent délibérément la fuite devant la monnaie par Bruno Bertez
L’Edito du Lundi 8 Avril 2013: Les maîtres de l’univers organisent délibérément la fuite devant la monnaie par Bruno Bertez
Nous avons le sentiment confus qu’une phase nouvelle de la crise est en train de se dérouler. Il est possible que cette phase ait commencé il y a quelques mois déjà. Il est possible aussi qu’elle soit entièrement nouvelle. La situation dans laquelle nous nous trouvons est complexe. Les forces qui sont à l’œuvre sont entremêlées ; ce que l’on appelle la situation recouvre en fait plusieurs situations qui glissent les unes sur les autres. Nous allons tenter de mettre un peu d’ordre. Sans grande prétention à ce stade.



Il est incontestable qu’une étape nouvelle a été franchie. Nous la caractériserions par le « coûte que coûte ». Les autorités monétaires mondiales ont pratiqué une escalade sans précédent dans la prise de risques. C’est évident pour les Etats-Unis de Bernanke qui tentent d’enfoncer à fond la pédale d’accélérateur monétaire alors que le moteur économique frémit à peine. C’est vrai du Japon qui vient de décider d’accepter jeudi dernier d’utiliser la bombe atomique et de mettre sur le tapis 1,4 trillion de dollars en deux ans. Kuroda a l’audace d’annoncer qu’il veut doubler la masse monétaire au cours de cette période ! Thérapie de choc qui illustre bien notre caractérisation de « coûte que coûte ». C’est vrai aussi, s’agissant de l’Europe ; mais là, nous en sommes au stade des déclarations d’intentions et des promesses puisque le gros bazooka de Draghi n’a pas encore été vraiment utilisé. Pour l’Europe, nous serions tentés d’ailleurs de dire que l’on est en train d’explorer une autre voie pour faire en sorte que les gens fuient devant la monnaie. N’est-ce pas ainsi, par exemple, que l’on peut interpréter l’incroyable décision d’oser menacer les dépôts bancaires ? On aurait voulu que les gens fuient la monnaie que l’on ne s’y serait pas pris autrement. Laissons-là pour aujourd’hui, nous aurons l’occasion d’y revenir.

Quand nous disons « nouvelle phase », nous visons également quelque chose d’autre que ce que nous venons de décrire : cette nouvelle phase est celle que nous qualifierons de « phase de doute ». Dès lors que le « coûte que coûte » ne donne pas les résultats attendus, il est normal que le doute s’installe. Au lieu d’accélérer, l’économie américaine redevient hésitante, comme le prouvent les derniers chiffres de l’emploi. Au lieu de chuter comme espéré, le yen refuse d’obéir aux impulsions de la Banque Centrale. C’est peut-être la réapparition des inquiétudes européennes qui explique tout cela. Et si nous interrogions Bernanke, c’est certainement ce qu’il nous répondrait. Mais c’est peut-être aussi autre chose : on est peut-être en train de buter sur les limites des politiques monétaires. Écrasées par le poids des dettes globales, les économies mondiales n’ont peut-être plus la possibilité de transmettre les stimuli monétaires comme les maîtres de l’univers l’espéraient. Avec 200 trillions de dettes globales, peut-être que l’économie mondiale souffre d’asphyxie. Nous vous rappelons qu’en 2002, la dette globale ne représentait, si l’on peut dire, que 80 trillions.


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Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez(Réédition)
Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez (Réédition)
La Banque Centrale d’Australie, la RBA, vient de baisser son taux directeur à 2,75% contre 3% auparavant.La baisse était attendue par les économistes, mais elle est venue plus tôt que prévu. On l’attendait pour Juin. C’est un signe que la dernière baisse intervenue en Décembre n’a pas produit les résultats escomptés. Nous sommes en-dessous des taux qui avaient prévalu en 2009, lors de la crise. Le niveau bas de cette époque, 3%, avait été qualifié par les autorités de taux de crise, « emergency low ». On est en-dessous du taux de crise.
Les raisons invoquées par la RBA sont, comme à l’accoutumée: la croissance plus faible que prévu, le chômage qui monte, le secteur manufacturier qui plonge, des exportations qui s’essoufflent. Il s’agit de stimuler l’économie, l’emploi, le logement, mais il est aussi ajouté explicitement l’objectif de faire chuter la devise. Le dollar australien est trop cher, il vaut 1,01 dollar US, il valait 60 cents du même dollar en 2009. C’est le résultat de la spéculation dite « risk-on ».
Pourquoi s’intéresser à l’Australie? C’est loin, a priori , nous ne sommes pas concernés. Et puis, des baisses de taux directeurs, ce n’est pas rare. Sur les 168 décisions prises par les 90 Banques Centrales cette année, plus de 20% ont été des décisions de baisse. Un chiffre qui va croissant. Rien que la semaine dernière, il y a eu quatre baisses dans le monde, dont celle de la BCE. Justement, il y a beaucoup de baisses de taux et une de plus, comme celle de la RBA, a valeur phare, cela veut dire quelque chose: le monde rentre dans une phase délicate, une nouvelle phase de ralentissement. Une fois de plus, malgré le printemps, les jeunes pousses de Bernanke, les « green shoots » ne sont pas au rendez-vous, les racines ont, une fois de plus, pourri.
La RBA a pris sa décision de façon anticipée parce que la situation se dégrade plus vite et plus profondément que prévu. Les espoirs de reprise au second semestre sont une fois de plus reportés.
La croissance globale recule, faiblit. Les organismes internationaux donnaient une prévision de 5,5% pour les émergents en 2013. Compte tenu du début d’année et des indicateurs PMI disponibles, on sera plus près des 4%. Pour les développés, ils donnaient 1,4%, mais il va falloir réviser plus près des 1%. Au total, compte tenu du poids respectif des émergents et des développés, on s’achemine vers une croissance globale qui ne sera pas supérieure à 2%. Et pour un pays exposé comme l’Australie, cela change tout.
L’Australie est un canari dans la mine en raison de son exposition aux matières premières. Elle subit à plein la baisse des quantités vendues et la baisse des prix alors que les investissements marquent un pic. Les derniers indicateurs chinois font peur, on est à la limite de la récession, avec un PMI à 50,6 seulement. Et puis, les firmes chinoises ont encore des stocks énormes de matières premières.
Voici quelques chiffres du dernier PMI, celui d’avril pour l’Australie:
L’Australie a valeur importante dans le tableau de l’économie mondiale à plus d’un titre. Elle a bénéficié du grand cycle des matières premières, du grand bond chinois; elle a bénéficié d’afflux de capitaux considérables attirés par le risk-on, sa monnaie est un refuge anti-inflation, adossée aux commodities. Voilà pour les bons côtés car, à l’inverse, l’économie australienne est bullaire, les salaires ont dérapé, les prix des logements sont sortis de l’épure, le secteur manufacturier hors mines n’est plus compétitif, l’épargne intérieure est très faible, le pays dépend des entrées de capitaux étrangers. Les particuliers sont très endettés, la dette extérieure nationale a été multipliée par 5 entre 2008 et 2012.
L’Australie est l’exemple de l’économie mal ajustée, vulnérable à la déflation et à un retour du risk-off. Elle est fragilisée par les excès antérieurs de la spéculation mondiale. Le secteur financier est hypertrophié, très exposé à l’international pour son refinancement.
On dit que Soros a vendu pour 1 milliard de dollars australiens à découvert. Vrai ou faux, cela fait réfléchir. Le pays est l’exemple type de ce qui s’est passé et a dysfonctionné ces dernières années. Il suffirait que la fameuse transitivité se mette en branle et la situation pourrait devenir rapidement très sérieuse. La situation fondamentale est vulnérable et déséquilibrée. Contrairement aux apparences, le chômage est très élevé. Le chiffre officiel est de 5,6%, mais le réel est de 11%, le sous-emploi est de 18%, 40% de la main d’œuvre est à temps partiel ou sous employée.
De « safe haven », le pays pourrait rapidement se transformer en enfer.
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14/05/2013 Publié par The Wolf | A Chaud!!!!!, Australie, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Emploi, formation, qualification, salaire, Idées Courtes, Idées Fausses, Immobilier, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Reuters, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | Bruno Bertez | Poster un commentaire