Nicolas Doze/BFM: La fin de la folle croissance d’Apple
Nicolas Doze/BFM: La fin de la folle croissance d’Apple




Mardi soir, à l’occasion de la présentation de ses résultats trimestriels, la firme de Tim Cook a dévoilé un plan visant à verser 100 milliards de dollars, d’ici à 2015, aux détenteurs de titres.
Dans le détail, Apple distribuera environ 30 milliards par an à ses actionnaires. Via un programme de rachat de titres portant sur 60 milliards. Mais aussi via une augmentation de 15% du dividende. Les premiers versements de l’histoire d’Apple, intervenus en 2012, avaient été de 2,65 dollars par action. Ils seront désormais de 3,05 dollars. De quoi faire entrer Apple, selon un classement de Standard & Poor’s, dans le top 20 des entreprises américaines les plus généreuses avec leurs actionnaires. «Le ratio par titre est de quelque 3%, car Apple verse un dividende chaque trimestre, ce qui équivaudra à 12,20 dollars en douze mois», précise Daniel Pellet, analyste chez Bordier. Apple devra emprunter pour financer ses plans, vu que la majorité de ses profits à l’étranger ne sont pas rapatriés aux Etats-Unis pour des raisons fiscales.
Sur le premier trimestre 2013, Apple a accumulé 12,5 milliards de cash-flow opérationnel, pour parvenir à un total de 145 milliards. «D’ici à 2015, Apple va verser à ses actionnaires un quart de sa capitalisation boursière, ce qui est énorme, poursuit Daniel Pellet. La société montre qu’elle a besoin du soutien de ses actionnaires.» Ceux-ci ont vu le titre chuter de 40% depuis le pic de 705,07 dollars du 21 septembre 2012. Mercredi, le titre ouvrait à 397 dollars.
Today’s graphic tracks the market value of Nokia, Sony, Samsung and Apple over the last 10+ years.

L’Edito du-Dimanche-21-avril-2013: Le plan secret des maîtres du monde par Bruno Bertez
L’Edito du-Dimanche-21-avril-2013: Le plan secret des maîtres du monde par Bruno Bertez
Il a fallu longtemps, beaucoup de patience, pour implanter l’idée de la répression financière. C’est maintenant chose faite, tout le monde, y compris le grand public, comprend que la politique des Banques Centrales et des gouvernements est une politique de confiscation. Même les médias les plus bornés comprennent et expliquent à leurs lecteurs que les taux d’intérêt nominaux sont nuls, que les taux réel sont négatifs et, bref, qu’ils s’appauvrissent. Ces médias n’en sont pas encore à montrer que les hausse de taxes, de frais, de commissions, qui touchent toutes les formes de placements, vont dans la même direction: celle de la confiscation du capital. Cela viendra.


Avec cette prise de conscience, le phénomène discret d’entonnoir se précise et s’amplifie. Qu’est-ce que l’effet d’entonnoir? C’est la canalisation des flux financiers, de l’épargne, vers des réceptacles précis, balisés. Un entonnoir, cela collecte large et cela dirige plus étroit. Ce que l’on voit, maintenant que la répression financière est du domaine public, ce sont des incitations à abandonner les formes d’épargne qui ne rapportent rien et s’érodent au profit de formes qui ont un rendement positif apparent. C’est la fameuse quête du rendement, the « search for yield », la SFY, qui provoque un flux de sortie des placements sans risque vers les placements à risque, comme les actions à haut rendement, les sociétés immobilières à bons dividendes, les emprunts risqués, high yield, etc.Une digression s’impose. Dans la première phase de la crise de 2008, il y a eu récession financière, les rendements ont été mis à zéro, mais ce n’était pas dans les mêmes conditions ni pour le même objectif. Il s’agissait de faciliter les refinancements des banques en faillite, de drainer les capitaux au profit des Etats. Le grand entonnoir de début de crise avait pour fonction de diriger les flux au profit des gouvernements pour faciliter leur keynésianisme et leur action de soutien des banques.
Non seulement, il n’était pas conçu comme l’entonnoir actuel, mais il n’était pas perçu comme durable, permanent. Il s’agissait de diriger les flux vers le risk-off, les placements sans risques, ceux qui étaient garantis par les gouvernements. On peut dire que c’est par ce biais que l’on a créé le paradigme du risk-on, risk-off, si utile pendant un certain temps. Car il faut le savoir le RONROFF est une création purement intellectuelle géniale, une fois élaborée, théorisée, il a suffi de quelques semaines de construction de corrélations pour que le paradigme soit implanté et incontournable.
Ce que nous voulons souligner par la digression ci-dessus est que sous la même désignation, effet d’entonnoir ou « search for yield », il y a des réalités et surtout des objectifs différents.
Actuellement, la privation de rendement vise bien sûr encore à financer gratuitement les gouvernements, les banques, les agences publiques, à soutenir la valeur des créances irrécouvrables etc., mais on cherche aussi autre chose. Et cet autre chose commence à émerger dans les médias.
On cherche à reflater la bulle immobilière américaine. Nous avons décrit le phénomène. Il consiste à rafler le parc d’immobilier locatif, lequel offre un rendement de 4 à 5%, de le réhabiliter plus ou moins, de constituer un flux de revenus d’une certaine masse, de le titriser comme au bon vieux temps des années 2006, de le faire « rater » par une agence type Moody’s, puis de le vendre à un gogo-caisse de pension, avide de rendement. On établit une sorte de carry qui va dans le sens souhaité par les apprentis sorciers malhonnêtes des Banques Centrales. On refait les entourloupes de 2006. En plus cynique, plus dangereux.


PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT: Lire la suite »
Philippe Bechade(Agora)/BFM 13 Mars 2013
Philippe Bechade(Agora)/BFM 13 Mars 2013
Schumpeter et Tocqueville par Charles Gave
Schumpeter et Tocqueville par Charles Gave

Schumpeter, au début des années 20 était dans un café à Vienne avec un ami; entre Max Weber, le grand, l’immense sociologue, et tous les trois de commencer à discuter sur ce qui se passait à ce moment la en Russie, avec la prise de pouvoir par les communistes. Schumpeter, très calmement annonce que l’expérience va échouer et qu’elle sera a l’origine de dizaines voir de centaines de million de morts d’abord en Russie, et ensuite dans le monde entier. Plus Schumpeter développe ses arguments, plus Max Weber devient agité et plus il se met à hurler qu’il est absolument intolérable de prévoir de telles horreurs et de ne rien faire pour les empêcher. Le ton continue à monter au point que Schumpeter se croit obligé de reprendre son manteau pour sortir. Une fois dehors, son ami (qui a rapporte cette altercation) demande a Schumpeter ce qu’il pensait de cette discussion.
Très calme, notre héros lui dit : »Je ne comprends pas comment un homme aussi bien élevé peut crier aussi fort dans un café. »
Il y a dans cette anecdote tout ce que j’aime chez Schumpeter.
- Une capacité incroyable à analyser une situation et à en tirer une conclusion logique sans que ses préférences personnelles influent en quoi que ce soit sur son analyse. Von Mises ou Hayek auront aussi cette capacité, mais il sera toujours possible de leur opposer que leurs conclusions sont douteuses parce qu’entachées par leurs préférences politiques personnelles. Pas Schumpeter. Il analyse froidement la situation, et en tire les conclusions qui lui semblent s’imposer tout en faisant abstraction de tout à priori normatif. C’est ce qu’il appelait avoir l’esprit « scientifique ».
- Il avait un humour incroyable que seuls Bastiat, Milton Friedman ou Keynes ont approché, tant il est vrai que la plupart des économistes sont d’un ennui foudroyant. Il disait qu’il avait trois buts dans la vie, être le meilleur économiste de tous les temps, mais aussi le meilleur amant et le meilleur cavalier. Ensuite, il ajoutait « et pour ce qui est des chevaux, j’ai encore des progrès à faire »
- Il parlait toutes les langues, était d’une culture incroyable (voir son histoire des idées économiques) et il est mort en lisant les tragédies d’Eschyle dans le texte en Grec ancien. Il était aussi a l’aise en sociologie (son analyse de la sociologie de Karl Marx est un classique) qu’en économie ou en économétrie…Bref, un géant de la pensée, un vrai.
Son grand livre s’intitule » Capitalisme, Socialisme et Démocratie » et c’est dans ce livre qu’il introduit la notion de « création destructrice » qui seule permet la croissance économique, mais ce grand livre est incroyablement pessimiste.
Sa thèse, grossièrement résumée est la suivante.
PLUS DE GAVE EN SUIVANT: Lire la suite »
Un capitalisme à réinventer sans délai Par François Gilliéron
Un capitalisme à réinventer sans délai Par François Gilliéron
Initialement, le monde économique n’avait guère pris au sérieux l’initiative Minder (en Suisse) alors que son auteur, longtemps considéré comme un farfelu, avait su détecter une vague «lourde» de la vie économique. A ce titre, le résultat de Dimanche est déjà dépassé comme on va le voir. Car, dans le monde entier, la tendance est non seulement unanime contre les salaires abusifs, c’est aussi une voie sans retour.

Dans le capitalisme américain, puis mondial, les cadres supérieurs ont supplanté les actionnaires il y a 50 ans environ. Un livre culte, publié en 1966, expliquait ce phénomène: c’était Le Nouvel Etat industriel de John Kenneth Galbraith, dans lequel l’auteur forgeait un néologisme, la technostructure, décrivant cette nouvelle forme du capitalisme. Ce livre qui n’a, au demeurant, pas pris une ride, expliquait à merveille cette prise de pouvoir par les cadres non pas tant grâce à de nouvelles lois que par une simple modification des rapports de force.
«Marxien» convaincu, Galbraith en profitait pour rappeler que c’était toujours la technologie – et non l’idéologie – qui structurait nos sociétés. Or, aujourd’hui, Internet a changé la donne. La transparence et le pouvoir de l’information sont devenus beaucoup plus importants et contraignants qu’alors; d’où ce changement actuel de paradigme que nous sommes en train de vivre et que nos capitaines d’industrie n’ont pas vu venir.
Pour revenir à ces cadres supérieurs imbus de leurs privilèges et de leur impunité, ils ont fini par attirer les foudres. Organisés en petits groupes acquis à leurs exigences, ils faisaient partie d’une sorte de caste qui savait d’abord faire prévaloir ses intérêts particuliers et justifier de son importance. Comme disait de Gaulle, les sommets sont peu encombrés: la vraie compétition avait donc lieu à l’étage inférieur et laissait sur le carreau d’autres dirigeants qui auraient tout aussi bien fait l’affaire, mais à moindres frais.
Par ailleurs, on ne répétera jamais assez que ces dirigeants n’auront jamais eu besoin d’assumer avec du capital propre – donc avec leur argent personnel – le risque de faillite de leur entreprise. A ce titre, ils seront toujours restés des employés, de luxe certes, mais des employés. A l’inverse des grands entrepreneurs, Hayek chez nous, Bill Gates outre-Atlantique, dont ni le statut ni l’immense fortune n’ont jamais été contestés jusqu’à ce jour!
L’aveuglement des élites de la technostructure est une réalité qu’il n’est plus possible de cacher et que les marchés financiers n’ont pas encore réellement assimilée. Un nouveau système, qui devra concilier efficacité redoublée et légitimité retrouvée, est à réinventer sans délai, d’autant que le temps presse.
François Gilliéron Consultant indépendant/Le Temps le 4/3/13
On a lu, vu et entendu du Lundi 25 Février 2013: Banques- entendez vous la dette rugir au fond du bois?
On a lu, vu et entendu du Lundi 25 Février 2013: Banques- entendez vous la dette rugir au fond du bois?

///////////////////////////////////////////////////////////////////
Hopium, la nouvelle drogue des financiers
Saipem, une compagnie pétrolière italienne, a annoncé fin janvier une estimation de ses bénéfices 2013 50% en dessous des précédentes. Cela, juste quelques heures après que Meryll Lynch ait vendu pour un particulier pour plus de 10 millions d’actions entrainant une perte colossale pour les acheteurs. C’est à cause des attentes qui se sont révélées exagérées, qui ont fait gonfler les actions Saipem et on attisé le syndrome d’hopium. L’hopium, cette nouvelle drogue du financier se basant sur des espoirs ne date pas d’hier, mais cet exemple démontre à quel point les conséquences peuvent être importantes. Meryll Lynch va mener une enquête pour savoir si les vendeurs des titres qu’elle avait placés auprès d’investisseurs étaient au courant des nouvelles imminentes que Saipem s’apprêtait à faire au sujet de leurs estimations 2013. La trop grande liberté sur les marchés et la dépendance majeur à la spéculation ne cesse d’attiser l’effet d’hopium, des attentes de bénéfices exagérées, ne correspondant pas à la réalité. Le sentiment de sevrage peut lui être associé à la chute brutale de la valeur de l’action et la détresse dans laquelle se retrouvent les acheteurs.
///////////////////////////////////////////////////////
La BCE a dévoilé son exposition aux dettes souveraines périphériques et issues de son programme SMP. A fin décembre 2012, la BCE détient €218 Mds de dettes souveraines valorisées à leur prix d’acquisition soit €209 Mds. Ces titres ont une durée de vie moyenne de 4,3 années et sont répartis ainsi : €103 Mds sur l’Italie, €44 Mds sur l’Espagne, €34 Mds sur la Grèce, €23 Mds sur le Portugal et €14 Mds sur l’Irlande.
////////////////////////////////////////////////////////////////////
Zone euro: les banques remboursent moins que prévu
Au total 356 banques ne vont rembourser mercredi que 61,1 milliards d’euros empruntés durant la seconde opération de prêt exceptionnel sur 3 ans de la BCE il y a un an, sur un montant initial alloué de 529 milliards d’euros.
La BCE quant à elle ne divulgue pas l’identité des banques participantes ni leurs emprunts et remboursements respectifs.
Mais à en croire les bilans de janvier des banques centrales nationales, les banques françaises ont remboursé 51 milliards d’euros à la BCE pour le premier LTRO, les banques espagnoles 44 milliards et les banques allemandes 20,6 milliards. En revanche les banques italiennes semblent n’avoir pas encore remboursé le moindre centime, selon Barclays.
Depuis le 30 janvier, les banques peuvent continuer de rembourser chaque semaine le premier LTRO, ce qu’elles font au compte-gouttes: environ 12 milliards d’euros supplémentaires ont été remboursés depuis, et 1,74 milliard d’euros de plus sont programmés pour mercredi.
/////////////////////////////////////////////////////////////////////////////
Le trading à haute fréquence autorisé en France
Les députés ont retiré leur amendement qui visaient à renforcer le contrôle sur cette finance ultra-rapide
La loi bancaire votée mardi par l’Assemblée nationale française comporte un volet consacré au trading à haute fréquence (HFT). Jugeant que ces transactions plus rapides qu’un clin d’œil fragilisent les marchés financiers, plusieurs députés avaient rédigé un amendement pour les limiter. Car le projet de loi n’interdisait que les transactions taxables, moins de 20% du HFT selon les élus. Au final, l’amendement a toutefois été retiré. Le ministre de l’Economie Pierre Moscovici aurait promis aux députés de «continuer à travailler sur ce sujet», en l’échange de ce retrait. Le HFT représente en Europe, selon les estimations, jusqu’à 40% des transactions boursières.
////////////////////////////////////////////////////
Le FBI se penche sur le rachat de Heinz
La police fédérale américaine (FBI) examine à son tour des transactions boursières suspectes ayant précédé le rachat des ketchups Heinz par le milliardaire américain Warren Buffett et un fonds d’investissement propriétaire de Burger King.
«Nous avons connaissance d’anomalies de courtage à la veille de l’annonce» de l’acquisition, qui a été dévoilée jeudi, a indiqué mardi à l’AFP une porte-parole du FBI, Kelly Langmesser. «Nous consultons la SEC», la commission américaine des opérations boursières, «pour voir si un crime a été commis», a-t-elle ajouté.
La SEC avait déjà annoncé vendredi en 15 qu’elle avait obtenu le gel des actifs d’un compte de courtage basé en Suisse, qu’elle soupçonnait d’avoir été utilisé dans le cadre de délits d’initiés autour du rachat pour 28 milliards de dollars de Heinz par Berkshire Hathaway, holding du milliardaire Warren Buffett, et 3G Capital, fonds brésilien actionnaire majoritaire de la chaîne de restauration rapide Burger King.
La perspective de cette transaction, qui n’avait pas du tout filtré à l’avance, avait fait bondir l’action du groupe de 20% jeudi. La SEC fait valoir dans une plainte, déposée devant un tribunal new-yorkais, que «des courtiers inconnus ont fait des paris risqués sur une hausse de l’action Heinz» le jour précédant l’annonce.
La SEC juge ces opérations suspectes car le compte qu’elle a fait geler n’avait pas opéré de transaction concernant Heinz dans les six derniers mois, et que l’activité sur les options d’achat Heinz avait de manière générale été «minime» dans les jours précédant l’annonce, selon son communiqué
///////////////////////////////////////////////////////////////////
L’Hôtel de la monnaie américaine, la US Mint, a rapporté un volume record mensuel de vente de pièces d’argent American Eagle en janvier. Un peu moins de 7,5 millions d’onces de pièces d’argent (produites uniquement pour l’investissement) ont été vendues le mois dernier. Les ventes des pièces d’or American Eagle était à leur plus haut niveau depuis juillet 2010, à 150 000 onces.
////////////////////////////////////////////////////////
Le Monetary Policy Committee de la Bank of England avait déjà émis de sérieux doutes quant à l’efficacité et à la nécessité de poursuivre sa politique de Quantitative Easing (achat de Gilts). Le MPC avait en janvier voté à l’unanimité moins une voix la « non augmentation » de son programme (£375 Mds). Or, en février, 3 membres sur 9, dont le gouverneur Mervyn King lui même, ont voté en faveur d’une augmentation de ce plan de £25 Mds à £400 Mds. La BoE s’autorisera désormais un horizon plus lointain concernant le retour de l’inflation à son niveau cible de 2% et ce, dans le but de ménager l’économie. Elle réinvestira totalement les £6,6 Mds de Gilt mars 2013 détenus en portefeuille.
Cela signifie que pour le Royaume Uni l’espoir d’un retour de la croissance à court terme est faible. La livre sterling, qui a déjà reculé de 7% face au dollar depuis le début de l’année, risque de connaître un nouveau glissement. «La bonne volonté du marché vis-à-vis du plan d’austérité pourrait disparaître encore davantage (après la perte du AAA)», estiment les analystes de HSBC. L’arrivée d’un nouveau gouverneur à la Banque d’Angleterre, réputé très agressif dans son utilisation de la planche à billets, peut également accentuer le mouvement.
Le problème est que les coupes budgétaires sont loin d’être finies. L’austérité se répartit entre 15% de hausses d’impôts et 85% de coupes budgétaires. La première partie est presque entièrement réalisée, mais la seconde – la plus difficile – n’est guère entamée. Selon l’IFS, seul le tiers des réductions des allocations sociales et un cinquième des baisses des dépenses courantes dans les services publics ont été effectués.
////////////////////////////////////////////////////////
Le gouvernement irlandais a annoncé la liquidation de l’ex Anglo Irish Bank, renommée Irish Bank Resolution Corp (IBRC). Cette dissolution va permettre à l’Etat irlandais de substituer le financement exceptionnel octroyé par la banque centrale irlandaise à IBRC pour €25 Mds par l’émission de nouveaux titres d’Etats d’une maturité de 25 à 40 ans. La banque centrale nationale va ainsi détenir près de 13% de la dette nationale en échange d’un engagement à céder ces titres sur les marchés progressivement durant les 20 prochaines années. La BCE a pris note de cette décision mais ne s’est pas encore prononcée sur la légalité de l’opération, notamment le respect de l’Article 123 qui interdit le financement des Etats par les banques centrales de la zone Euro.
PLUS DE NEWS EN SUIVANT: Lire la suite »
Surveiller les marchés avec Twitter
Surveiller les marchés avec Twitter
Twitter est devenu un outil d’information indispensable pour tout ceux qui désirent suivre l’actualité au plus près. Elle s’y diffuse à la vitesse de l’éclair battant les agences de presse de quelques encablures aussi bien en rapidité qu’en contenu.
Bien sûr on trouve de tout sur ce site de microblogging. Mais pour peu que l’on sélectionne minutieusement les personnes que l’on suit, il se transforme en flux informatif inépuisable, fiable et… gratuit.
Pour les investisseurs que vous êtes, Twitter est un instrument incontournable pour ne rien rater de ce qui se passe sur les marchés. Je vous ai donc rassemblé dans ce post une série de comptes Twitter qui traitent de l’actualité économique et financière en Belgique et plus particulièrement de la Bourse de Bruxelles et de ses sociétés cotées. Cette sélection ne se veut aucunement exhaustive. N’hésitez pas à ajouter, dans les commentaires, les noms des personnes ou institutions qui méritent d’être suivies.
PLUS DE TWEETER EN SUIVANT: Lire la suite »
Jean-Marc Daniel/BFM 06 Février 2013 – L’entrepreneur selon Schumpeter
Jean-Marc Daniel/BFM 06 Février 2013 – L’entrepreneur selon Schumpeter
Des robots humanoïdes qui jouent de la musique Par Mish – Global Economic Analysis
Des robots humanoïdes qui jouent de la musique Par Mish – Global Economic Analysis
Sans nécessairement vouloir divulguer mon âge, je n’avais jusqu’il y a très peu de temps jamais entendu parler du groupe Motorhead, ni de leur titre ‘Ace of Spades’.
Jusqu’il y a peu de temps. Le magazine Popular Science rapportait récemment que des robots humanoïdes sont capables de jouer le morceau ‘Ace of Spades’, de Motorhead.
Je suis passionné par les robots. Et il semblerait également que j’aime désormais Motorhead. Vous comprendrez donc certainement que j’apprécie grandement l’idée que des robots puissent jouer l’un de leurs titres. Je n’avais jamais espéré qu’une telle chose soit possible – et elle l’est, grâce à des ingénieurs en robotique Berlinois.
Quoi de plus métal qu’un drummer à quatre bras ? Je suis impatient de voir ce que de tels robots pourraient faire sur du Neil Peart, du Mike Portnoy ou sur les bizarreries de Flo Fournier.
Vidéo du titre Ace of Spades :
Les mouvements des joueurs de guitare sont particulièrement limités, mais le drummer met le feu.
Combien de temps devrons-nous attendre pour que des robots humanoïdes deviennent des boxeurs et basketteurs professionnels ?

Publié le 15 janvier 2013
Marchés: Où va le HFT? (trading à haute fréquence)
Marchés: Où va le HFT? (trading à haute fréquence)
Le trading à haute fréquence a du plomb dans l’aile aux Etats-Unis, comme le montre ce graphique (Source: Rosenblatt Securities, TABB group) :
La raison de ce déclin? Trop de compétition. Plusieurs analystes soulignaient, dès 2011, que les firmes de trading, sous l’effet de la concurrence, se sont mises à se tourner vers des stratégies plus intelligentes, parmi lequelles une consistant à surveiller les algorithmes des firmes adverses. Elles se sont mises aussi en quête de nouveaux marchés.
En Europe, le HFT ne faiblit pas. D’après Simmy Grewal, analyste chez Aite Group, il représente encore entre 35 et 40 % des volumes de transactions, contre 30% en 2010 et 35% en 2011. "Il ne progresse plus autant qu’avant. De 2007 à 2010, la croissance du HFT en Europe a été significative. On est passé de 10 à 30% des volumes de transactions" indique -t-elle.
En Asie et dans les pays émergents, le HFT progresse. Sauf à Hong Kong, précise Simmy Grewal, à cause d’une taxe sur les opérations boursières onéreuses.
Les autres classes d’actifs que les actions sont aussi devenues un terrain de jeu pour le HFT, à l’image des devises, comme le souligne un rapport de la BRI.
Un autre facteur pousse aussi le HFT vers de nouveaux marchés: la régulation. En Europe et aux Etats-Unis, les régulateurs durcissent le ton à l’égard de ces traders. En Europe, la directive MiFID2 n’est toutefois pas encore enterinée. Il reste une incertitude sur l’application ou non du temps de détention minimum (d’une demi- seconde) et de frais supplémentaires sur les annulations d’ordres.
Posté le 14 janvier 2013 par Jennifer Nille/Fair Trade
http://blogs.lecho.be/fairtrade/2013/01/o%C3%B9-va-le-hft.html










































NI PUB, NI SPONSOR, NI SUBVENTION, SEULEMENT VOUS ET NOUS....SOUTENEZ CE BLOG FAITES UN DON


L’Edito du Dimanche 12 Mai 2013 : Quand Robin des Bois trahit le peuple par Bruno Bertez
Qu’il s’agisse de Bernanke ou de Draghi , ils prétendent lutter contre le chômage; qu’il s’agisse de Obama ou de Hollande, ils prétendent lutter contre les inégalités. Le mythe de la lutte contre le chômage, tout comme son jumeau, la lutte contre les inégalités, est utile, il permet de tromper les peuples et de faire précisément le contraire. Ce que les Pouvoirs disent n’est destiné qu’à masquer la réalité. Et c’est pour cela qu’ils sont élus.
Au fond, nous sommes persuadés que les gens le savent et qu’ils l’acceptent . Ils ont compris que chômage et l’aggravation des inégalités étaient des maux nécessaires… pour maintenir l’ordre/désordre établis. Au fond, les peuples ont peur, ils ont une peur panique du changement, de l’aventure, de prendre leur destin en mains et mettre toutes ces cliques dehors. Comme ils sont lâches, mais humains, ils trichent, ils se jouent la comédie. Ils votent pour des gens qui sont comme eux, dont ils savent qu’ils sont contre le changement, des gens qui sont les mieux à même d’entretenir leurs rêves, tout en ne touchant à rien d’essentiel. Les gens veulent qu’on leur fredonne l’air du changement.
Évaluez ceci :
Share this:
WordPress:
12/05/2013 Publié par The Wolf | Commentaire de Marché, Emploi, formation, qualification, salaire, Idées Courtes, Idées Fausses, Innovation Technologique, scientifique ou financière, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Répression Financière | Bruno Bertez | 22 Commentaires