Total Recall : Big Apple robotise aux États-Unis
Total Recall : Big Apple robotise aux États-Unis
En 2013, certains ordinateurs de la marque de la pomme seront de nouveau fabriqués aux États-Unis et non plus en Chine ou ailleurs en Asie.


Pour la première fois en une décennie, Apple va investir 100 millions de dollars US pour construire des ordinateurs Mac aux États-Unis, relate The Wall Street Journal.
Il faut dire que la firme a connu des pressions pour réimplanter des emplois sur le sol américain et réduire sa dépendance envers les sous-traitants étrangers. Apple, qui jusqu’à la fin des années 1990 fabriquait et assemblait de nombreux produits aux États-Unis, a délocalisé la fabrication en Asie pour profiter des coûts inférieurs de la main-d’œuvre dans cette région, rappelle Bloomberg.
Ce nouvel investissement dans le pays qui a vu naître la marque est une petite somme comparée aux milliards de dollars qu’Apple dépense chaque année dans la fabrication de ses produits dans le monde entier, principalement en Asie.
Pour le moment, la firme n’a pas fourni de détails sur ce transfert. Tim Cook n’a pas précisé où aurait lieu la fabrication, ni combien d’unités seraient produites aux États-Unis. Le PDG a seulement dévoilé que la compagnie travaillera avec des partenaires et que les opérations ne seront plus simplement un assemblage final. « Je ne pense pas que nous ayons la responsabilité de créer un certain type d’emplois, a dit Tim Cook. Mais je pense que nous avons la responsabilité de créer des emplois. »
Reste à savoir lesquels ?
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Prendre exemple sur l’Islande
Prendre exemple sur l’Islande
L’Islande a été frappée, en octobre 2008, par une tempête financière de grande ampleur. Le secteur bancaire, dont le bilan était dix fois supérieur à celui du produit intérieur brut du pays, s’est effondré.


Du jour au lendemain, la couronne islandaise a perdu de 50 % à 60 % de sa valeur. Quelques mois plus tard, le taux d’inflation se situait entre 20 % et 30 %. Le marché des actions et celui de l’immobilier se sont écroulés, avec une chute des prix réels d’environ 25 % dans le même temps.
De nombreux ménages et la plupart des entreprises détenaient de la dette en devises. L’emprunt hypothécaire en monnaie locale étant alors (et toujours) indexé sur les prix à la consommation, lorsque la valeur des actifs (actions, logements) en monnaie locale et en devises s’est effondrée, la valeur des prêts en monnaie locale est montée en flèche.
Cela a causé des ravages sur les bilans de la plupart des entreprises et de nombreux ménages. Beaucoup ont vu leur capital se volatiliser. Début 2009, il était évident qu’entre 80 % et 90 % des entreprises islandaises, dont certains fleurons de notre économie, auraient dû se déclarer en faillite. De 25 % à 30 % des ménages étaient dans la même situation.
En temps normal, la faillite d’une entreprise n’est pas une tragédie nationale. Au contraire, les faillites permettent d’éliminer les sociétés non performantes et de transférer les actifs productifs des entreprises peu rentables à celles qui le sont. C’est donc plutôt la preuve d’une économie saine et fonctionnelle. Mais un enchaînement de faillites est un désastre. Il est impossible qu’entre 80 % et 90 % de l’activité privée puissent brusquement mettre la clé sous la porte.
TRAUMATISANT
De même, dans des circonstances normales, un ménage qui détient des actifs immobiliers excédant ses capacités de remboursement de crédit doit accepter de réduire la voilure et de trouver une solution moins coûteuse à ses besoins en matière de logement. Le processus peut s’avérer traumatisant pour la famille concernée, mais il ne cause aucun tort à l’économie nationale.
Mais que se passe-t-il lorsque plus de 20 % des ménages endettés se retrouvent soudain dans l’incapacité de rembourser ? Est-ce productif pour le créancier d’expulser en masse les gens de leur logement ? Comment les banques rentabiliseraient-elles les propriétés qu’elles auront ainsi acquises ? En les vendant à des gens qui viennent de se faire expulser de chez eux par une autre banque ?
Le plus probable est que la maison restera inoccupée, pendant que les taxes immobilières et les factures seront portées à la charge du propriétaire de la dette, c’est-à-dire la banque !
Après son effondrement, le système bancaire islandais a été réorganisé avec la création de trois banques de réseaux, d’une banque immobilière publique et de quelques petits établissements d’épargne et de prêt.
Vu ce nombre limité d’acteurs, il était évident que le secteur financier connaîtrait à nouveau le même sort si toutes les entreprises en difficulté étaient contraintes à la faillite et si toutes les familles endettées étaient expulsées de leur logement.
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Décès du directeur du Monde, Erik Izraelewicz
Décès du directeur du Monde, Erik Izraelewicz
Erik Izraelewicz, directeur du journal Le Monde, est mort mardi à l’âge de 58 ans, annonce le quotidien français sur son site internet.

"Pris d’un malaise au journal, Erik a été hospitalisé en fin d’après-midi à l’hôpital de la Salpêtrière. En dépit des premiers soins qui lui ont été prodigués au journal, puis de l’intervention du corps médical, Erik est mort en tout début de soirée", a déclaré le président du directoire du groupe Le Monde Louis Dreyfus dans un communiqué aux salariés.
Diplômé d’HEC et du Centre de formation des journalistes, Erik Izraelewicz avait débuté sa carrière comme journaliste économique à l’hebdomadaire L’Usine nouvelle et participé en 1985 à la création de La Tribune avant d’intégrer la rédaction du Monde un an plus tard.Il y avait grimpé les échelons jusqu’au poste de rédacteur en chef avant de rejoindre le quotidien Les Echos en 2000, dont il était devenu le directeur de la rédaction.
Après un bref retour à La Tribune, il avait été nommé directeur du Monde, directeur des rédactions en février 2011.
"Je garderai le souvenir d’un économiste réputé, d’un professionnel reconnu et d’un homme aussi exigeant que généreux", a déclaré le président François Hollande dans un communiqué. "La France perd un journaliste de grand talent, respecté de tous."
Jean-Stéphane Brosse/Reuters 28/11/2012
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J’ai connu Erik Izrelewicz quand nous avons crée La Tribune. je suis fier de l’avoir eu parmi nous, c’était quelqu’un de bien. J’aurais aimé le connaitre mieux que je ne l’ai connu.
Tout au long de sa carrière, j’ai apprécié et admiré la qualité de son travail.
Il avait une démarche intellectuelle rigoureuse dont on sentait qu’elle était nourrie par la recherche et la réflexion, cela donnait à ses écrits une densité hors du commun. Je regrettais qu’il n’écrive pas plus.
Je suis triste. Je présente mes condoléances à tous ses proches, à ses collègues du journal Le Monde. Je m’associe à leur douleur.
Bruno Bertez
Politique Friction du Vendredi 19 Octobre 2012: Le sommet européen, l’interview de Hollande par Bruno Bertez
Politique Friction du Vendredi 19 Octobre 2012: Le sommet européen, l’interview de Hollande par Bruno Bertez
François Hollande a décidé de donner une interview à la presse étrangère. Il s’agit de sa première interview importante depuis son élection en mai. Le texte est publié dans le Guardian, la Stampa, El Pais, la Süddeutsche Zeitung.
L’actualité de cette interview est fournie par le sommet européen.



Nous ferons d’abord remarquer que la pratique par les leaders européens de donner des interviews dans les journaux étrangers se généralise. On ne se contente plus de manipuler sa propre opinion publique, on essaie de manipuler celle de ses voisins. La diplomatie ne consiste plus seulement à transmettre des messages par les canaux habituels, elle consiste également à transmettre ses messages par les médias publics. Dans une certaine mesure, il s’agit de peser sur les peuples afin qu’indirectement ceux-ci fassent pression sur leurs propres gouvernements. Une sorte de supranationalité, par conséquent, s’ébauche. Sans le dire, on change de système. Nous aurons certainement l’occasion d’y revenir.
François Hollande, dans cette interview, trace les grandes lignes, l’articulation de son action. Il tente, en quelque sorte, de résumer et de concilier les points importants, voire contradictoires.
Ainsi, il considère que le retour à la croissance implique que l’on mobilise des fonds au niveau européen. Il nous dit que c’était l’objet du pacte de croissance adopté au sommet en juin dernier.
Nous nous arrêtons d’ores et déjà sur cette affirmation car c’est un choix fondamental que d’oser dire que le retour à la croissance implique de mobiliser des fonds. Pourquoi pas mobiliser des prières et des invocations? Nous sommes dans une faiblesse d’esprit congénitale qui consiste à croire que ce sont les signes, bref, l’argent, qui produisent la croissance. Croyance typique de personne qui n’a jamais eu d’activité productrice et qui marche sur la tête. Ce sont les hommes qui créent la croissance par leur travail, par leur innovation, par leur ambition. Et ils le font par le biais de l’incitation; le mot clé de la croissance, c’est l’incitation. L’argent est une incantation magique. Nous rappelons en passant une très vieille phrase du regretté Marcel Dassault que tout gouvernement devrait méditer, tout syndicat, toute organisation patronale, bref que tous les participants du monde de la magie devraient apprendre par cœur. Marcel Dassault disait: « ce sont les produits qui créent l’argent, jamais l’argent qui crée les produits ». Et les produits, ce sont les hommes qui les font.

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Crony Capitalism : Aux US comme en Europe les politiques et le secteur de la finance font très bon ménage….
Crony Capitalism : Aux US comme en Europe les politiques et le secteur de la finance font très bon ménage….
- Le Financial Times révèle que Timothy Geithner, le secrétaire d’État américain au Trésor, est de plus en plus proche de la firme BlackRock.


« Quand Tim Geithner, le secrétaire américain au Trésor, veut un témoignage de première main sur la façon dont les marchés financiers interprètent les politiques gouvernementales ou réagissent à la dernière crise, l’homme vers lequel il se tourne le plus souvent est Larry Fink de BlackRock », relate le Financial Times dans son édition de vendredi.
Laurence D. (Larry) Fink est le président et chef de la direction de BlackRock, qu’il a cofondée en 1988. La firme est le plus important gestionnaire de portefeuille au monde avec 3 600 G$US sous gestion, note Le Monde.
Le Financial Times s’est particulièrement intéressé à l’emploi du temps du secrétaire d’État. Accessible au public, l’agenda enregistre toutes les démarches officielles, y compris avec des représentants de l’administration, des conseillers et dirigeants d’entreprises. Au cours des 18 derniers mois, les deux hommes se sont entretenus au moins 49 fois, soit une fois tous les 11 jours. Une fréquence beaucoup plus importante qu’avec d’autres chefs d’entreprise.
Les appels et rencontres avec Larry Fink tout au long de l’année 2011 et jusqu’à la fin de juin 2012 sont plus nombreux que les appels et réunions avec les chefs des six plus grandes banques américaines. Ils sont également plus nombreux que ceux qu’ils pourraient avoir avec des cadres de groupes d’investissement tels que Pimco, Fidelity ou AllianceBernstein.
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Pourquoi Paris et Berlin s’opposent par Hans Werner Sinn
Pourquoi Paris et Berlin s’opposent par Hans Werner Sinn
Hans-Werner Sinn est considéré comme l’économiste le plus influent en Allemagne. Il est professeur d’économie et de finances publiques à l’université de Munich et y dirige le Centre d’études économiques. Il est président du think tank CESifo (Société munichoise pour la promotion de la recherche en économie), et membre du Conseil d’experts économiques pour le ministère de l’économie allemand. Il préside l’Institut international de finances publiques.

L’euro traverse une grave crise, et il n’est pas évident que tous ses membres puissent s’y maintenir. Néanmoins, il faut espérer que l’euro survive à ce choc, car il s’agit d’un élément clé du projet européen. Tout comme la France, l’Allemagne est prête à faire les sacrifices nécessaires pour sauver la zone euro. Cependant, il ne faudrait pas demander à Berlin de mettre à disposition des sommes démesurées. Hors de l’Allemagne, et particulièrement en France, certains ignorent les risques déjà assumés par ces deux pays.
Le président français François Hollande souhaite une mutualisation des dettes souveraines, un projet auquel l’Allemagne s’oppose. Comment comprendre cette position ?
Pour convaincre l’Allemagne de mettre davantage la main à la poche, on a affirmé qu’elle en avait le devoir moral, prétendant qu’elle était le principal bénéficiaire de l’euro. Mais c’est oublier que l’Allemagne a subi sa propre crise de l’euro.
En effet, la monnaie unique a éliminé le risque de change pour ses partenaires de la zone et a dévié l’épargne allemande vers d’autres pays européens, alimentant l’inflation. Le niveau de vie, les salaires et les prix ont ainsi augmenté au-delà du point d’équilibre.
Dans les années précédant la crise, deux tiers de l’épargne allemande sont donc partis à l’étranger, au moment même où la reconstruction de l’Allemagne de l’Est demandait des investissements importants. Une certaine torpeur s’est installée, comme en témoignent plusieurs indicateurs.
Pendant de nombreuses années, l’Allemagne a donc affiché les plus bas taux d’investissement net de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et la croissance la plus faible d’Europe.
La sortie des capitaux hors d’Allemagne a provoqué une hausse importante du chômage. En 2005, il a atteint un sommet et a poussé le chancelier Gerhard Schröder à mener des réformes sociales douloureuses. Des millions de chômeurs allemands se sont retrouvés privés de leurs allocations. Le résultat ne s’est pas fait attendre : Gerhard Schröder n’est pas parvenu à se faire réélire en 2005.
On envie souvent à l’Allemagne sa balance courante excédentaire. Mais on en oublie la cause, la sortie des capitaux. Car en vérité, les deux termes sont identiques. C’est la règle du capitalisme : si les capitaux quittent un pays A pour un pays B, le pays A connaît un effondrement alors que le pays B connaît un boom. Au pays B, les importations augmentent avec l’accroissement des revenus, alors que la hausse des revenus mine la compétitivité de l’industrie exportatrice.
En revanche, au pays A, les importations chutent, le chômage augmente, les salaires restent figés et les exportations décollent. L’Allemagne a suivi le modèle du pays A, et les pays de l’Europe du Sud ont joui d’une situation similaire au pays B, grâce à l’afflux du crédit.
Ceci explique sans doute pourquoi Berlin rejette le projet de mutualisation de la dette. Après avoir souffert d’un manque de capitaux nécessaires à la création d’emplois, les Allemands devraient maintenant compenser en partie les pertes causées par les titres "toxiques" émis par les pays du sud de l’Europe. C’est un peu trop leur demander.
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Raillée et tancée par l’étranger, la Banque nationale suisse se défend
Raillée et tancée par l’étranger, la Banque nationale suisse se défend
La Suisse est comparée à la Chine, en raison de l’explosion de ses réserves de changs. Les effets secondaires du taux plancher font débat
Le plancher fait jaser. Et ce n’est pas tant à cause de la politique adoptée par la Banque nationale suisse (BNS), voilà bientôt un an. «Lorsque l’on explique à nos homologues étrangères la raison pour laquelle nous avons choisi de défendre un taux plancher, nous sommes assez bien compris, assure-t-on à la BNS. L’été dernier, le mouvement de hausse du franc était si brutal que cette intervention était justifiée.»
En empêchant sa monnaie de s’apprécier, la Suisse n’est pas accusée d’un quelconque protectionnisme vis-à-vis de ses exportateurs. En fait, ce sont plutôt les conséquences et les effets collatéraux de la défense du taux de 1,20 franc pour 1 euro qui provoquent ironie et agacements.
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L’Edito du Lundi 28 Mai 2012: Les marchés « too big to fail » par Bruno Bertez(Actualisé au 31/5/2012 21h15)
L’Edito du Lundi 28 Mai 2012: Les marchés « too big to fail » par Bruno Bertez(Actualisé au 31/5/2012 21h15)
On connait le « too big to fail » appliqué aux banques. Les médias et même les politiques en parlent souvent, comme l’on parle du mauvais temps, on le déplore, mais on ne fait rien pour le changer.

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Ce qui est plus discret et moins bien compris, c’est que les marchés aussi sont « too big to fail ». La dérégulation, financiarisation a transféré aux marchés et au shadow banking system la plupart des fonctions bancaires. Histoire de multiplier les effets de levier, en particulier sur le dos du public et de ses institutions de prévoyance et retraites. À partir du moment où les marchés remplissent les fonctions bancaires, il est obligatoire de les surveiller, de les contrôler, de les manipuler. En temps normal, manipuler les marchés par le biais des taux d’intérêt, par les injections de liquidités et par le pilotage verbal, en temps normal, cela suffit. Mais il y a des moments où, d’une part, les armes de la panoplie habituelle font défaut, et d’autre part, il y a urgence.
Nous avons la conviction que c’est ce qui s’est passé la semaine dernière, mercredi. Précisément. Ce jour-là tout était horrible, les émergents, les emprunts des souverains périphériques européens, les CDS, le S&P américain enfonçait les 1300! Comme par hasard, alors que l’on était autour des 1295, les acheteurs sont apparus en masse sur les futures, alors que de nombreuses rumeurs se répandaient. Finalement, on a pu rejoindre, à coup de pieds dans les f….s, le niveau des 1320. L’hémorragie du risk-on a été stoppée sur tous les véhicules du complexe. Et aussi sur l’euro bien entendu.

La rumeur la plus insistante était que Merkel avait fait une déclaration -verbale- selon laquelle elle garantissait les dépôts bancaires de toute la zone euro. Bien entendu, cette rumeur est imbécile, une telle garantie serait suicidaire, et en plus inconstitutionnelle selon les textes allemands.
Pour ne pas en rester là, cela ne coûte rien, pourquoi ne pas faire bonne mesure avec une autre rumeur, de vrais acheteurs, solides, seraient, dit-on de bonne source, en train d’accumuler des OAT françaises.
Pour ne pas être en reste JPM, la fameuse Morgan, diffusait une note selon laquelle, selon toute probabilité, la BCE ferait un LTRO de 1 an et l’annoncerait en juillet, ceci étant suivi d’une baisse de 25 pbs des taux en septembre.
Compte tenu de la façon de travailler, compte tenu de l’origine des achats, compte tenu du niveau technique fragile, nous faisons le pari que rien n’a été spontané, tout a été fait à la main.
Les professionnels n’aiment pas en parler, ils ont tendance à démentir, car c’est leur beefsteak qui est en jeu, mais, pour notre part, et compte tenu de notre expérience, nous sommes sûr que mercredi, « Ils » ont évité ce que l’on appelle le trou.
Comme les banques, les marchés sont « too big to fail ».


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L’Edito du Lundi 21 Mai 2012 : Une triplice d’un nouveau genre pour sauver les kleptocrates sur le dos des peuples par Bruno Bertez (actualisé au 27 Mai 2012 12H00)
L’Edito du Lundi 21 Mai 2012 : Une triplice d’un nouveau genre pour sauver les kleptocrates sur le dos des peuples par Bruno Bertez (actualisé au 27 Mai 2012 12H00)
La Triplice, triple alliance conduite par les Allemands vit le jour au XIXe siecle. Elle avait pour objectif d’isoler la France ; La Triplice à l’envers dont nous faisons notre titre, réunit au sein d’une alliance insolite Wall Street, la City de Londres et la France nouvellement socialiste de Francois Hollande contre l’Allemagne.

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Pour remplir un agenda electoral, la France rejoint le camp des opposants a son alliée, l’Allemagne et signe un texte étonnant qui prone la productivité à tous crins, c’est à dire les licenciements,les réformes structurelles c’est à dire la flexibilité et la précarité, les changements des lois sur le travail.
Les paragraphes 7 et 8 du communiqué sont un modèle de reniement de ce pour quoi les électeurs de gauche ont voté: on met l’accent sur la productivité, les réformes structurelles, la poursuite de l’intégration du marché international, l’ouverture des marchés, lerefus du protectionnisme, l’insistance sur le role de l’OMC, les dérégulations etc etc; Mélenchon s’il n’etait pas pressé par son calendrier électoral personnel devrait déjà ètre en train,avec ses amis de l’ex LCR d’organiser les premières grèves de masse.
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The Global Economy
2. Our imperative is to promote growth and jobs.
3. The global economic recovery shows signs of promise, but significant headwinds persist.
4. Against this background, we commit to take all necessary steps to strengthen and reinvigorate our economies and combat financial stresses, recognizing that the right measures are not the same for each of us.
5. We welcome the ongoing discussion in Europe on how to generate growth, while maintaining a firm commitment to implement fiscal consolidation to be assessed on a structural basis. We agree on the importance of a strong and cohesive Eurozone for global stability and recovery, and we affirm our interest in Greece remaining in the Eurozone while respecting its commitments. We all have an interest in the success of specific measures to strengthen the resilience of the Eurozone and growth in Europe. We support Euro Area Leaders’ resolve to address the strains in the Eurozone in a credible and timely manner and in a manner that fosters confidence, stability and growth.
6. We agree that all of our governments need to take actions to boost confidence and nurture recovery including reforms to raise productivity, growth and demand within a sustainable, credible and non-inflationary macroeconomic framework. We commit to fiscal responsibility and, in this context, we support sound and sustainable fiscal consolidation policies that take into account countries’ evolving economic conditions and underpin confidence and economic recovery.
7. To raise productivity and growth potential in our economies, we support structural reforms, and investments in education and in modern infrastructure, as appropriate. Investment initiatives can be financed using a range of mechanisms, including leveraging the private sector. Sound financial measures, to which we are committed, should build stronger systems over time while not choking off near-term credit growth. We commit to promote investment to underpin demand, including support for small businesses and public-private partnerships.
8. Robust international trade, investment and market integration are key drivers of strong sustainable and balanced growth. We underscore the importance of open markets and a fair, strong, rules-based trading system. We will honor our commitment to refrain from protectionist measures, protect investments and pursue bilateral, plurilateral, and multilateral efforts, consistent with and supportive of the WTO framework, to reduce barriers to trade and investment and maintain open markets. We call on the broader international community to do likewise. Recognizing that unnecessary differences and overly burdensome regulatory standards serve as significant barriers to trade, we support efforts towards regulatory coherence and better alignment of standards to further promote trade and growth.
9. Given the importance of intellectual property rights (IPR) to stimulating job and economic growth, we affirm the significance of high standards for IPR protection and enforcement, including through international legal instruments and mutual assistance agreements, as well as through government procurement processes, private-sector voluntary codes of best practices, and enhanced customs cooperation, while promoting the free flow of information. To protect public health and consumer safety, we also commit to exchange information on rogue internet pharmacy sites in accordance with national law and share best practices on combating counterfeit medical products.
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Il est temps, grand temps de se remettre au travail. Les semaines qui viennent vont ètre agitées. Nous sommes un peu comme des funanbules sur un fil, c’est-à-dire en équilibre dans un environnement instable. C’est le moment d’abandonner les oeillères élctotorales, d’ètre rigoureux, de juger du réel en fonction non pas des opinions et de la propagande mais en fonction des éléments concrets mis à notre disposition. Plus que jamais il faut décoder, déconstruire, revenir aux faits et aux fondamentales.
Pourquoi ?
Parce que :
- -La crise grecque est à un tournant-L’Espagne a rejoint l’enfer.
-L’offensive, la pression anglo saxonne est à son comble
-La France est à nouveau en p2riode electorale
-Merkel est aux abois.
-La droite francaise est dans les cordes
-La situation iranienne est instable
-Les marchés sont fragiles, au bord du précipice.
Commencons par les marchés.
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Douce France un pays dans le déni selon The Economist
Douce France un pays dans le déni selon The Economist

« Visitez la zone euro et vous serez revigoré par des rafales de réforme. Le plan « sauvons l’Italie » a suffisamment bien fonctionné pour que Mario Monti, le Premier Ministre, déclare, quoique prématurément, que la crise de l’euro était presque terminée. En Espagne, le gouvernement de Mariano Rajoy s’est attaqué au marché du travail et est sur le point de dévoiler un budget serré. Malgré leurs problèmes, les Grecs savent que les dépenses en roue-libre et l’évasion fiscale sont finies. Mais un pays doit encore faire face à ses circonstances nouvelles.
« La France est entrée dans les trois dernières semaines de sa campagne présidentielle. Le classement du premier tour, le 22 avril, demeure très incertain mais les sondages créditent François Hollande, le challenger socialiste, d’une victoire au second tour. En effet, lors des élections intervenues depuis que la crise de l’euro a éclaté, presque tous les gouvernements de la zone euro ont été lâchés par les électeurs. Mais Nicolas Sarkozy, le président gaulliste, a récupéré du terrain. La récente atrocité terroriste de Toulouse a remis la sécurité et l’islamisme au devant de la scène et ces questions tendent à favoriser la droite –ou l’extrême droite en la personne de Marine le Pen.
« Pourtant, ce qui est le plus frappant avec ces élections françaises c’est de constater à quel point on parle peu de l’impasse économique désastreuses du pays . Les candidats font au moins autant de promesses de dépenses supplémentaires que de réduction des dépenses. Personne n’a de programme sérieux pour réduire le taux d’imposition pathétique de la France. M. Sarkozy, qui, en 2007 promettait des réformes en parlant d’une rupture, offre maintenant aux électeurs du protectionnisme, des attaques contre les exilés fiscaux, des menaces de quitter la zone de Schengen et (du moins avant Toulouse) parle des maux liés à l’immigration et à la viande halal. M. Hollande promet d’accroitre la taille de l’État, de créer 60 000 postes d’enseignants, de revenir en partie sur la hausse de l’âge du départ à la retraite de 60 à 62 ans voulue par M. Sarkozy, et de pressurer les riches (qu’il a un jour dit joyeusement ne pas aimer) avec une tranche supérieure de l’impôts sur le revenu à 75%. »
Une pléthore de problèmes
« Les défenseurs de la France soulignent que le pays n’est en rien comparable à ceux de la zone euro méditerranéenne. Contrairement à ces économies, il devrait éviter la récession cette année. Bien qu’une agence de notation ait privé la France de son AAA, le coût de ses emprunts reste bien en deçà de ceux de l’Italie et de l’Espagne (bien que l’écart avec l’Allemagne ait augmenté). La France dispose d’enviables atouts économiques : une main-d’œuvre instruite et productive, plus de grandes entreprises dans le Fortune Global 500 que n’importe quel autre pays européen et des points forts dans les services et l’industrie haut de gamme.
« Toutefois, les fondamentaux sont beaucoup plus sombres. La France n’a pas équilibré son budget depuis 1974. La dette publique s’élève à 90% du PIB et continue à augmenter. La dépense publique, à 56% du PIB, engloutit un plus grosse part de la production que dans n’importe quel autre pays de la zone euro – plus encore qu’en Suède. Les banques sont sous-capitalisées. Le taux de chômage atteint des niveaux que l’on avait plus vu depuis la fin des années 1990 et n’est pas tombée en dessous des 7% depuis près de 30 ans, créant un déficit d’emploi chronique dans les banlieues en proie à la criminalité qui entourent les grandes villes françaises. Les exportations stagnent alors qu’elles explosent en Allemagne. La France affiche maintenant le compte courant nominal le plus déficitaire de la zone euro. La France pouvait peut-être vivre à crédit avant la crise financière, lorsque l’emprunt était facile. Plus maintenant. De fait, une France trainarde et non réformée pourrait même se retrouver au centre de la prochaine crise de l’euro.


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Jean Marc Daniel : le chroniqueur du «Monde» qui veut en finir avec le keynésianisme
Jean Marc Daniel : le chroniqueur du «Monde» qui veut en finir avec le keynésianisme
La campagne présidentielle est l’occasion pour quantité d’économistes français de présenter leur lecture de l’économie. Si bien des ouvrages nous laissent sur notre faim, celui de Jean-Marc Daniel, professeur à l’ESCP, fait exception
La campagne présidentielle française est l’occasion pour quantité d’économistes de débattre des thèmes actuels. Avec son Ricardo, reviens! Ils sont restés keynésiens, Jean-Marc Daniel, professeur à l’ESCP, s’inscrit dans cette logique. Ce chroniqueur au Monde et à la radio BFM Business se livre à une analyse approfondie des politiques économiques et en particulier du keynésianisme*. Ouvrage admirablement construit, portant d’abord son regard d’économiste sur l’état du monde puis sur celui de la science économique pour conclure sur ses propositions pour la France, il offre, dans un style très agréable, d’intéressantes pistes de réflexion.

L’auteur se place d’emblée à mille lieues du «politiquement correct». Pour lui, «nous ne traversons ni une crise de l’économie de marché, ni du capitalisme, mais une crise de la politique économique». L’universitaire ose écrire que «la crise ne vient pas de la folie des banques», mais de l’arbitraire de l’Etat dominant, les Etats-Unis, plus exactement des «cigales de Washington». Les politiques keynésiennes ont fait exploser la dette publique américaine. Barack Obama et Ben Bernanke tentent de la gérer en la vendant à l’étranger et en créant de la monnaie sans limites. Mais cette politique est inefficace et dangereuse. A son avis, «le monde vit dans la stagflation, mais les commentateurs ne le voient pas parce que le chômage et l’inflation ne sont pas à la même place». La hausse des prix perturbe les pays émergents (Printemps arabe) et le chômage frappe les pays occidentaux.
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Nicolas Doze/BFM : La Grande-Bretagne quittera-t-elle l’Union européenne ?
Nicolas Doze/BFM: La Grande-Bretagne quittera-t-elle l’Union européenne ?
Le Royaume-Uni quitte l’UE… un scénario catastrophe pour la City Par Marc Roche, correspondant du «Monde»
A Londres, on ne parle plus que du référendum sur l’Europe, projet énoncé par David Cameron. La City s’inquiète profondément.
Qu’est-ce qui passionne la City en ce début 2013? L’Europe. Ah, le probable référendum sur l’adhésion britannique à l’Union, quelle affaire! Dans les clubs de Pall Mall aux profonds fauteuils de cuir comme dans les cafés branchés de Canary Wharf, il n’est plus d’autre sujet de conversation.
La BBC a imaginé les conséquences d’une sortie du Royaume-Uni de l’Europe à l’issue de la victoire du non lors d’un référendum prévu en 2015. Après une période transitoire de cinq ans, en juillet 2020, le Royaume-Uni rompt toutes les attaches avec l’Union européenne. Fini les fardeaux de la politique agricole commune, de la pêche, de la Cour de justice européenne ou les oukases de la Commission. Du jour au lendemain, les PME d’Albion sont libérées du joug des directives communautaires. Des centaines de milliers de ressortissants est-européens quittent le pays, allégeant le budget du service de santé et des écoles. Le Trésor n’a plus à contribuer au budget communautaire. Le Royaume-Uni signe avec Bruxelles les mêmes types d’accords bilatéraux qu’ont conclus la Norvège ou la Suisse. La City devient un vrai centre offshore. Et tout va bien Madame la marquise, version anglaise…
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18/01/2013 Publié par The Wolf | BFM, Commentaire de Marché, Etats-Unis, Europe, Le Monde, Mon Banquier est Central, Royaume Uni | Marc Roche, Nicolas Doze | Poster un commentaire