Chine: la statistique qui jette un nouveau froid
Chine: la statistique qui jette un nouveau froid
EN LIEN: Inquiétudes et incertitudes autour de la dette chinoise
En Chine, la dégradation économique devient de plus en plus palpable. Ce matin, la publication de l’indicateur préliminaire de l’activité manufacturière, établi par HSBC, a jeté un froid. Celui-ci s’est situé à 49,6 points en mai, sa plus mauvaise performance en sept mois, mais surtout un chiffre à nouveau situé sous la barre des 50, qui symbolise une stagnation économique. Autrement dit, il y a toutes les chances que le chiffre définitif, publié dans une semaine, traduise une contraction de l’activité manufacturière.
L’économiste de la banque HSBC Qu Hongbin a estimé, ce matin que «le ralentissement de l’activité manufacturière en mai traduit une demande interne moindre et la persistance de conditions externes difficiles». Concrètement, cette statistique rend de plus en plus crédible le scénario d’un ralentissement plus net de l’économie au deuxième trimestre, alors que nombre d’économistes espéraient, jusqu’à présent, un rebond après un premier trimestre décevant (à 7,7% de croissance).


Elle complique un peu plus l’équation pour le pouvoir chinois, qui ne dispose que de peu de marge de manœuvre pour stimuler l’activité, au moment où l’endettement de l’économie devient problématique et où ses rentrées fiscales augmentent moins vite du fait de la baisse de la croissance des résultats des entreprises. L’idée d’un nouveau plan de relance semble donc exclue. Li Keqiang, le Premier ministre, a récemment déclaré qu’il fallait donc, d’abord, «compter sur les mécanismes de marché» pour sortir l’économie chinoise de l’ornière.
Sous pression, Pékin tente de mettre de l’ordre dans son marché obligataire

Comment redonner confiance dans la machine financière chinoise au moment où celle-ci montre d’inquiétants signaux? En mettant de l’ordre sur le marché obligataire, répondent les autorités chinoises. La NDRC, principale instance de planification et de pilotage économique chinoise, a annoncé sur son site internet qu’elle allait «contrôler de façon appropriée la taille et le rythme» des émissions obligataires ne répondant pas à certains critères de qualité.
Il s’agit, par ce moyen, de limiter la capacité d’emprunt des «véhicules de financements» les moins solides. Ceux-ci avaient été mis en place par les gouvernements locaux pour contourner l’interdiction qui leur était faite d’emprunter mais concentrent aujourd’hui les inquiétudes du fait qu’ils ont probablement impulsé nombre de projets non solvables. Ceux dont le ratio actifs/passifs est supérieur à 65% et dont la notation est située sous AA + feront l’objet d’un suivi particulier.
De la même manière, les entreprises dont le taux d’endettement dépasse 75% et dont la notation financière est également située en dessous de AA + risquent de se voir refuser l’accès au marché, même si la NDRC, fidèle à ses formulations sobres, ne le dit pas aussi clairement. En revanche, Pékin assure qu’il donnera la priorité aux projets structurants d’infrastructures dans le secteur des énergies nouvelles et de l’environnement ainsi que dans les logements sociaux.
Source Les Echos Mai 2013
Inquiétudes et incertitudes autour de la dette chinoise
Inquiétudes et incertitudes autour de la dette chinoise
Le courtier CLSA a ouvert,le 13 Mai à Pékin, son 18e forum sur la Chine. L’occasion pour les analystes du groupe de présenter leurs points de vue sur la deuxième économie mondiale. Et ce matin, c’est Francis Cheung, qui dirige la stratégie pour la Chine, qui a donné le ton en présentant une étude faisant état d’un risque en forte croissance concernant la dette chinoise. Il a ainsi dressé le tableau d’une économie «droguée» à la dette, comme en témoigne la hausse du crédit de 58% constatée lors du premier trimestre de cette année. Dans la foulée du plan de relance massif décidé fin 2008, le cumul de dette a plus que doublé au cours des quatre dernières années. En faisant la somme des crédits contractés par des institutions publiques (notamment les gouvernements locaux) et privées, Francis Cheung estime qu’elle pèse aujourd’hui 205% du produit intérieur brut (PIB)et devrait atteindre 245% en 2015 . La plupart des estimations tournent autour de ce chiffre.
Ce niveau est-il élevé? . Il se situe au-dessous des Etats-Unis et de la France, à 250% du PIB, du Royaume-Uni, à 300%, et a fortiori du Japon, qui flirte dangereusement avec la barre des 400%. Mais il est supérieur à l’Allemagne, et très au-dessus d’autres grands pays émergents comme le Brésil, la Russie ou l’Inde. Le risque est donc, note Francis Cheung, d’être coincé dans «la trappe des pays à revenus moyens», car la Chine affiche un endettement digne d’un pays développé à un stade de sa trajectoire économique qui nécessite pourtant d’investir massivement dans un système de retraites et de santé notamment.
Mais plus encore que les niveaux d’endettement, c’est l’efficacité de cette dette qui pose question. En quatre ans, les nouveaux crédits ont été presque trois fois supérieurs à la croissance du PIB. Lorsqu’on fait la somme, chaque année, de tous les nouveaux prêts, y compris informels, on constate que, tendanciellement, la part de l’endettement dans le PIB a crû de plus de 50% en dix ans. Sa moyenne se situait à 19,9% du PIB entre 2002 et 2008. Depuis quatre ans, ce chiffre est passé à 33,1%. Or la croissance chinoise ralentit. Plus de dette et moins de croissance: la trajectoire est donc insoutenable à long terme.
Au final, l’économie chinoise semble nécessiter une quantité croissante d’investissements pour produire une valeur ajoutée constante, et ce au moment où le taux d’utilisation des capacités de l’outil industriel a fortement diminué et suit une courbe globalement descendante depuis une vingtaine d’années. C’est du côté des entreprises que pourraient donc apparaître les problèmes. Plus le temps passe, moins l’investissement dans l’appareil productif est rentable. Attention aux crédits impossibles à rembourser qui viendraient ternir le bilan des banques…
Les autorités peuvent choisir de poursuivre la frénésie de crédit, mais le pouvoir productif de ces dettes s’amenuise de plus en plus. Le produit généré par chaque yuan prêté a été divisé par 2 en 4 ans.
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Bloomberg au centre d’une affaire d’espionnage
Bloomberg au centre d’une affaire d’espionnage
Scandale d’espionnage à Wall Street ? Des journalistes de la célèbre agence d’information financière Bloomberg se seraient servis des terminaux Bloomberg pour espionner entre autres les faits et gestes de certains employés de JPMorgan et de Goldman Sachs.
Goldman Sachs a tiré la première, vendredi 10 mai. Et depuis peu , l’affaire prend une autre tournure : JPMorgan serait également concernée selon le New York Times et selon CNBC, la Fed et le Trésor américain seraient en train de demander des comptes à Bloomberg.
Les terminaux Bloomberg sont une institution à Wall Street. Ils ont fait la fortune du maire de New York, Michael Bloomberg. On les trouve dans toutes les salles de marché du monde. Attention, ne pas mélanger Bloomberg et Bloomberg. La société, fondée par l’actuel maire de New York, Michael Bloomberg, qui n’en assure plus la gestion au jour le jour en raison de ses activités politiques, combine une agence de presse et la fourniture d’informations financières sur des terminaux ad hoc, des machines louées 20 000 dollars par an.
Ils donnent accès à une quantité d’informations, pas seulement sur les marchés mais aussi sur leurs utilisateurs. On peut notamment voir qui se connecte à quel moment. Des données accessibles à la fois aux clients de Bloomberg et aux journalistes de l’agence Bloomberg. C’est cet aspect qui pose aujourd’hui problème.Et c’est parce que des journalistes ont pu consulter des informations a priori destinées aux traders, investisseurs et autres banquiers que l’entreprise a dû présenter des excuses officielles à ses clients, et réétanchéifier le mur qui sépare son activité de presse de son activité d’information financière.
L’affaire est d’importance, car «Bloomberg a le monopole sur ces terminaux d’industrie financière, écrit le blog très informé Zerohedge, en raison des manquements massifs de leurs concurrents comme Reuters et son système Eikon […] Ce qui signifie que les journaleux de Bloomberg ont pu profiter d’un avantage injuste pour espionner leurs proies – les propres clients de Bloomberg.»
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Jens Weidmann et la Bundesbank dernier rempart contre les dérives budgétaires de la France et des Pays du Sud, et l’enlisement dans la monétisation et la mutualisation de la dette ?
Jens Weidmann et la Bundesbank dernier rempart contre les dérives budgétaires de la France et des Pays du Sud, et l’enlisement dans la monétisation et la mutualisation de la dette ?
Face aux exces de la France et des Pays du Sud les critiques des Allemands peuvent se comprendre, à en juger par une étude de Credit Suisse publiée hier dans la « Frankfurter Allgemeine Zeitung ». Celle-ci fait état d’une répartition des richesses très inégale au sein de la zone euro. Contrairement aux idées reçues, les pays du Sud y figurent en meilleure position que l’Allemagne. Le patrimoine moyen des Allemands s’élèverait à 135.000 euros par adulte, contre 206.000 euros pour les Français ou 165.000 pour les Italiens. Selon le quotidien francfortois, les 17 banques nationales de la zone euro auraient réalisé une étude similaire, dont la BCE aurait décidé de retarder la publication pour ne pas perturber les discussions sur le programme d’aide à Chypre. Les Chypriotes ne seraient pas dans le besoin…

Source les Echos Mars 2013
La France, le pays aux 400.000 normes
La France, le pays aux 400.000 normes
Face à une plus grande demande en matière de sécurité ou de protection de l’environnement, les textes réglementaires se sont multipliés, virant au casse-tête. Pour y remédier, le gouvernement vient de créer une mission chargée de lister les textes jugés « absurdes » et pouvant être facilement abrogés

Certes, le phénomène n’est pas propre à la France : tous les pays doivent répondre à une demande croissante de leurs concitoyens en matière de sécurité, de protection des générations futures, ou d’application du principe de précaution. Mais dans ce domaine, l’administration française bat tout de même des records. A elle seule, l’action des élus locaux est encadrée par la somme phénoménale de 400.000 textes réglementaires et circulaires ! Des textes dont une bonne partie s’applique aussi, par ricochet, aux entreprises travaillant avec les collectivités locales. Et le flux ne fait que croître. Déjà en 1991, le Conseil d’Etat mettait en garde contre « la prolifération de textes, l’instabilité croissante des règles et la dégradation manifeste de la norme juridique ». Dans le cadre de sa contribution aux travaux de la commission Attali, l’OCDE enfonçait le clou en 2007, estimant qu’en trente ans « le corpus législatif a augmenté de 35 %, le volume du "Bulletin officiel" a doublé et la longueur des lois s’est allongée de 93 lignes en moyenne ». Dans le même esprit, le classement 2012-2013 du World Economic Forum place la France au… 126e rang sur 144 pays en matière de complexité administrative.
Si cette complexité se nourrit à une multitude de sources, l’inflation normative procède surtout par empilement de textes.
Cette lourdeur a bien sûr un coût… tellement élevé parfois qu’il peut aboutir à l’inverse de l’effet recherché, une règle excessive devenant vite inapplicable
Source Les Echos 20/2/2013
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A PROPOS PAR BRUNO BERTEZ
Faire et défaire c’est toujours travailler!
La caricature classique du keynésianisme c’est le terrassier qui fait un trou pendant que son voisin le rebouche, mouvement perpétuel si on dispose les terrassiers en rond. Les fonctionnaires sont des terrassiers keynésiens, mais leur pelle c’est le crayon de papier. Et la fatigue ce n’est pas la leur, mais celle des autres. Et l’argent ce n’est pas celui de leurs chefs c’est celui des autres, des tiers payants, des cochons de payants. Je ne parle pas des travaux publics, source éternelle de pots de vin privés.
Mais le problème va au delà de l’absurde, du gaspillage et de la prévarication, il est dans la mauvaise allocation des ressources. Ainsi, dans un secteur comme l’hôtellerie par exemple où les normes changent sans cesse, chaque année à l’occasion des contrôles, les inspecteurs imposent des travaux nouveaux. Ces travaux représentent très souvent, avec le simple entretien obligatoire le cash-flow disponible de ces entreprises. Que se passe t il ? Et bien il se passe que rien ne reste disponible pour améliorer, progresser, dans le seul domaine qui rapporte : la satisfaction de la clientèle. Les hôtels français sont ringards, chers, dépassés mais les fonctionnaires sont heureux: Les normes obligent à donner la priorité aux 4 volontés des fonctionnaires comme si le secteur était nationalisé, collectivisé.
Ce qui est extraordinaire, c’est la reconnaissance du caractère absurde du mode de fonctionnement /dysfonctionnement français. On reconnait l’absurde, mais on en remet une couche!
La seule solution c’est de changer de système, fondamentalement. Il faut légiférer pour réintroduire la notion de responsabilité des fonctionnaires, du monde politique. Il faut agir à la source radicalement. Stopper le tiers payant généralisé, forcer les fonctionnaires à s’identifier, à être responsables de leurs imbécilités, il faut les sanctionner. Il faut réinstaurer la continuité partout là où ces gens jouent la discontinuité en arguant: ce n’est pas moi, c’est l’autre.
La réinstauration de la continuité/responsabilité au niveau des politiques et de la fonction publique avec contrôle effectif de ce qu’ils font, sanctions très fortes changera la France plus que toute autre couche de réglementation ou loi. Si ces gens deviennent responsables ils seront moins tentés de se substituer au privé, ils le comprendront mieux, ils seront plus économes.
Les Contribuables européens "actionnaires de 1er rang" de la nouvelle Bad Bank espagnole : Sareb
Les Contribuables européens "actionnaires de 1er rang" de la nouvelle Bad Bank espagnole : Sareb
L’Espagne a pris les premières mesures (SIC) pour résoudre sa crise de la dette, explique sans rire le Financial Times : Elle vient de créer une « bad bank », Sareb dont l’objectif sera de racheter aux banques (et banksters) les actifs très dévalués, qu’ils soient des biens immobiliers ou des emprunts, pour les revendre à d’éventuels investisseurs sur les 15 prochaines années. Sareb sera financée, tenez vous bien, par une fraction des 100 milliards du plan de sauvetage qui a été accordé par l’UE à l’Espagne pour recapitaliser son système bancaire.


Cqfd il fallait y penser !!!! Cependant, pour que ce plan et ce tour de passe passe fonctionnent, l’Espagne doit tenir compte du fait que l’acceptation du plan d’urgence va augmenter son endettement total, c’est pourquoi la revente de ces actifs actifs pourris doit donc être réalisée très rapidement, disons dans un horizon de 5 ans, par exemple et à des investisseurs privés ; L’Espagne pourrait aussi revendre les parts de la Sareb pour réduire son endettement. L’enjeu est de taille : si le capital de la Sareb est majoritairement public, sa dette sera comptabilisée comme dette publique. Ce qui plomberait encore plus un indicateur déjà censé atteindre près de 80 % du PIB à la fin de l’année (contre 36 % en 2007).
Mais d’ors et déjà il est un peu pathétique et terriblement kafkaien de constater que Madrid échoue à attirer des capitaux étrangers dans sa fameuse« bad bank » : Les actionnaires privés de la « bad bank » espagnole sont pour l’heure les banques et les assureurs domestiques. Santander déjà intéressé.. Les autres grandes banques saines du pays (CaixaBank, Banco Sabadell, BBVA, etc.) sont encore en phase de réflexion mais ne devraient plus tarder à se décider.
Deux phases de développement
Le capital de la Sareb sera constitué en deux phases. Avant le 31 décembre 2012, date limite pour le transfert des 45 milliards d’euros d’actifs toxiques des quatre banques nationalisées, la Sareb devra avoir un capital de 3,9 milliards d’euros, dont 45 % proviendront de l’aide européenne et 55% des investisseurs privés (2,2 milliards d’euros). Le capital devra ensuite être élevé à 5 milliards en début d’année prochaine, quand la Sareb recevra les actifs des autres banques ayant reçu des aides publiques. La constitution d’une « bad bank » est l’une des conditions du prêt d’un maximum de 100 milliards d’euros obtenu en juillet par l’Espagne auprès de ses partenaires de la zone euro pour recapitaliser ses banques fragiles. La Sareb est prévue pour recevoir un maximum de 90 milliards d’actifs mais ne devrait pas compter plus de 60 à 65 milliards d’euros d’actifs (logements terminés, promotions en cours, terrains non construits, prêts douteux aux promoteurs). D’une durée de vie de 15 ans, elle espère vendre 35 % de ses actifs dans les cinq premières années, 74 % au bout de 10 ans et 85 % en 12 ans.
Source FT/Les Echos Nov12
Brève de Trottoir : L’ouragan "Bernanke/QE3" maintient la place boursière et financière de Hong Kong sur son petit nuage
Brève de Trottoir : L’ouragan "Bernanke/QE3" maintient la place boursière et financière de Hong Kong sur son petit nuage
Du jamais vu depuis 2005. La bourse de Hong Kong vient d’enchaîner onze jours d’affilée de hausse. Après des mois de déprime, l’ancienne colonie britannique est portée par deux mouvements de fond. D’une part, un regain d’optimisme s’est manifesté ces dernières semaines au sujet de la deuxième économie mondiale: plusieurs statistiques concordantes font état d’un rebond au mois de septembre.L’économie de Hong Kong, et les entreprises qui y sont cotées, sont très fortement liées à la conjoncture chinoise, et profitent donc de cet espoir d’une stabilisation, voire d’une accélération de la croissance.
Par ailleurs, Hong Kong voit les capitaux affluer en raison du troisième round d’assouplissement quantitatif initié par la Banque centrale américaine. Depuis que celui-ci a été décidé, 314 des 335 actions qui composent l’indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong sont reparties à la hausse, selon Bloomberg. Une situation qui n’est pas sans inconvénient: face à cet afflux de capitaux, l’autorité monétaire de Hong Kong – sorte de Banque centrale qui n’en a pas le statut officiel – a dû intervenir pour empêcher le dollar de Hong Kong de s’envoler.
Source Les Echos
Brève de trottoir : Pékin tente de reprendre la main sur son propre marché des terres rares
Brève de trottoir : Pékin tente de reprendre la main sur son propre marché des terres rares
Le groupe Baotou Steel Rare-Earth, numéro un chinois de la production de terres rares (des matériaux précieux utilisés dans la confection de nouveaux produits technologiques), a annoncé hier soir qu’il allait temporairement stopper sa production dans l’un de ses hauts-fourneaux. En cause, la chute des prix de certaines terres rares. Baotou cherche à «promouvoir un développement stable et sain du marché», a précisé le groupe.

La Chine, qui produit aujourd’hui plus de 90% des terres rares du monde, a décidé de monnayer cette situation de quasi-monopole en restreignant ses exportations, déclenchant la colère des pays consommateurs. Mais elle peine à faire régner l’ordre sur son propre marché, du fait de la prolifération des mines illégales. Ce qui explique les surcapacités constatées actuellement et la baisse des prix. Pékin multiplie donc les initiatives pour reprendre la main. Une bourse des terres rares a été ouverte cet été afin de tenter de rationaliser le marché. Et les autorités font la chasse aux producteurs illégaux qui, selon certaines estimations, pourraient représenter jusqu’à 40% de la production nationale.
source Les Echos
Géopolitique Asie: Pékin et Séoul exaspérés par les visites d’élus japonais à Yasukuni
Géopolitique Asie: Pékin et Séoul exaspérés par les visites d’élus japonais à Yasukuni
A chaque jour sa provocation. Les autorités chinoises et sud-coréennes ont immédiatement condamné, ce matin, la série de visites d’élus japonais au sanctuaire shinto nationaliste de Yasukuni à Tokyo où sont «célébrées» les âmes de 2,5 millions de soldats tombés pour le Japon. Ce temple, situé au centre de la ville, rend notamment hommage à l’esprit de 14 criminels de guerre et symbolise, pour Pékin et Séoul, l’incapacité du Japon à mener à terme un travail de mémoire sur les atrocités perpétuées par ses militaires, en Asie, dans les années 1930 et 1940.

Profitant d’une fête traditionnelle d’automne, deux ministres de l’actuel gouvernement et des députés de la majorité se sont rendus tôt ce matin pour prier sur le site. Hier soir, Shinzo Abe, le chef du principal parti d’opposition, qui pourrait prochainement prendre la tête du gouvernement à la faveur de législatives anticipées, avait lui aussi effectué ce pèlerinage que les leaders du pays s’étaient abstenus de faire pendant plusieurs années pour ne pas compliquer, encore, leurs relations diplomatiques avec Séoul et Pékin. Condamnant cette visite, l’agence d’information chinoise d’Etat, Xinhua, a expliqué que cette démarche allait encore empoisonner les relations bilatérales, qui sont déjà mises à mal par un différend territorial concernant de petites îles de la mer de Chine orientale. «A un moment aussi délicat, la visite de M. Abe […] ajoute une nouvelle insulte», a martelé Xinhua, qui est très liée au Parti communiste chinois. De son côté, le ministère sud-coréen des Affaires étrangères s’est déclaré «très inquiet».
Source Les Echos Oct12
L’Edito du Dimanche 14 Octobre 2012 : Au voleur, au voleur! Quand le pillage est organisé Par Bruno Bertez
L’Edito du Dimanche 14 Octobre 2012 : Au voleur, au voleur! Quand le pillage est organisé Par Bruno Bertez
Comme le dit Aznavour, je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre.
Un temps où la morale existait encore, où le cynisme ne régnait pas en maître et où ceux qui dérogeaient étaient punis.
Un temps où la kleptocratie n’imposait pas ses lois et où les manquements à l’éthique étaient sanctionnés, à tous les niveaux.



En ce temps-là, il était de pratique courante que les émetteurs obligataires rachètent leurs titres obligataires avant l’échéance, ils avaient un programme de rachat, lequel était avantageux pour la société en raison des décotes observées, dans certaines conditions, sur les titres concernés.
Comme il y avait une décote, il y avait un écart, un bénéfice. Il y avait du gras, un petit gras; mais un petit gras prélevé sur des dizaines ou des centaines de milliers de titres, cela fait du beurre dans les épinards ou de la graisse dans le cassoulet. D’autant que certains émetteurs avaient des dettes colossales et multiples.
La pratique était que le donneur d’ordre, le représentant de l’institution émettrice qui souhaitait racheter ses titres, se mette en cheville, en compte à demi avec l’intermédiaire boursier chargé de l’opération pratique du ramassage. L’intermédiaire pour son compte et celui de son associé, achetait en avance sur le marché, front-runnait l’ordre réel, final, se mettait donc au milieu et empochait un écart. Ecart qu’il rétrocédait en partie à la personne qui lui avait confié l’ordre de ramassage.
C’était en quelque sorte une opération d’initié sur le dos de l’institution finale qui rachetait les titres. Pas seulement d’initié, mais aussi contraire à l’éthique, puisque le client final n’était pas vraiment bien servi, il était traité comme un pigeon. Son prix de revient n’était pas aussi bon qu’il aurait pu être.
Les bonnes choses ont une fin et les autorités boursières ont mis leur nez dans cette pratique, elle a été stigmatisée et punie.
On a beau avoir de la sympathie comme nous, pour les marchés à l’ancienne, on ne peut qu’approuver et encourager la sanction de ces pratiques. Elles sont, vues avec les yeux de maintenant, infâmes.

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Philippe Béchade/BFM : "il n’y aura aucune reprise au Japon" – 22 Mai 2013
Philippe Béchade/BFM : "il n’y aura aucune reprise au Japon" – 22 Mai 2013
L’Arroseur arrosé! Malgré la chute du yen, le déficit commercial japonais se creuse
Les dernières statistiques commerciales japonaises ont jeté un froid, ce matin, sur l’enthousiasme des analystes qui affirment depuis janvier que le nouveau gouvernement conservateur japonais aurait enfin réussi à réveiller l’économie de l’archipel après des années de stagnation. Pour nourrir leur optimisme, ils pointent la chute spectaculaire du yen orchestrée par le gouvernement de Shinzo Abe et prédisent une forte progression des exportations de produits «made in japan».
Les économistes pariaient d’ailleurs sur un bond de 5% des importations au mois d’avril. Cette progression n’aura été finalement que de 3,8% en valeur. Les entreprises du pays ont exporté, le mois dernier, pour 5780 milliards de yens de marchandises. Leurs envois de téléphones portables et de machines ont particulièrement reculé quand les exportations de voitures étaient, elles, plus solides. Dans le même temps, le pays a importé pour 6660 milliards de yens de produits ou de ressources énergétiques, ce qui représente une poussée de 9,4%, par rapport au mois d’avril 2012.
Si les commandes de gaz, de pétrole ou de charbon n’ont pas forcément explosé en volumes, elles ont coûté beaucoup plus cher aux acheteurs nippons qui doivent travailler avec un yen ayant vu sa valeur plonger face au dollar. Ce matin, un dollar pouvait acheter 103 yens. Il y a un an, en avril 2012, un billet vert ne valait que 82,3 yens. Au total, le déficit commercial japonais a augmenté de 70% à 879,9 milliards de yens, le mois dernier, et les experts s’attendent à d’autres mois difficiles pour la balance commerciale japonaise qui est désormais dans le rouge depuis dix mois. Ils soulignent que le recul de la monnaie japonaise ne pourra prouver son efficacité économique que si la demande extérieure pour des produits «made in japan» est solide sur les grands marchés occidentaux et asiatiques. Or, la reprise reste timide aux Etats-Unis et n’est toujours pas d’actualité en Europe.
Source Les Echos 22/5/13
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22/05/2013 Publié par The Wolf | Asie hors émergents, Behaviorisme et Finance Comportementale, BFM, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, Japon, Le Graphique du Jour, Les Echos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Normes Comptables et Règles Prudentielles | Philippe Béchade | Poster un commentaire