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Philippe Simonnot : Douce France: "Chômeurs ou esclaves ?"

Philippe Simonnot : Douce France: "Chômeurs ou esclaves ?"

19/04/2013 Publié par | Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Douce France, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Emploi, formation, qualification, salaire, Idées Courtes, Idées Fausses, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Vertus du Capitalisme, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | | Un commentaire

Claude Bébéar(Axa, Institut Montaigne) : « On crée un climat qui décourage les talents »

Claude Bébéar(Axa, Institut Montaigne) : « On crée un climat qui décourage les talents »

Entretien par Nicolas Barré et Henri Gibier/ Les Echos- Avril 2013

AVANT- PROPOS PAR BRUNO BERTEZ

  Lisez, relisez ce texte, critiquez le, appréciez le.

Voici un bon texte de Bébéar. Très bon même.

Tout y est, tant au plan économique que financier.

Le diagnostic économique est imparable.

La critique de la financiarisation également et bien sûr, compte tenu de nos postions, nous buvons du petit lait.

Pourtant, il manque l’essentiel : L’analyse et la critique sont faites au nom de l’entreprise. Cette position fait passer à côté de l’essentiel : le problème social.

La France reconnait les entreprises,  les cadres, l’énarchie et les énanistes, mais elle ignore les propriétaires.

Comme le Medef, Bébéar escamote les deux choses fondamentales qui incitent à l’effort et au risque : la propriété  et la liberté.

L’absence d’unité du monde patronal vient de là, la propriété unirait les  deux mondes de la grande et de la petite entreprise. Le refus, la pudeur des patrons à défendre la propriété est cause du glissement du système français. La propriété ce n’est pas noble, c’est injuste, vulgaire: nos élites reconnaissent les diplômes, surtout les leurs, elles ne reconnaissent pas les droits que confère la propriété. 

Et c’est la même chose avec la liberté, donc la même chose avec le marché. Si on ne met pas en avant la liberté des choix et la confrontation de ces choix, on considère que le marché se trompe toujours, on fait appel à l’état, collabore avec lui, et donc on arrive au pseudo capitalisme à la française. 

Pourtant bébéar est l’un des meilleurs. 

Sa vision sociale est digne, honnête. 

Son analyse du système est une erreur totale. 

Il ne parvient pas à comprendre et  faire comprendre que si les choses dérapent, par exemple par la financiarisation, c’est parce que l’on crée de la monnaie gratuite sans limite, parce qu’une classe klepto s’est formée, parce que précisément il n’ y a plus de marché, les prix essentiels sont faussés, à savoir ceux de l’argent et du risque. 

Bébéar reste dans le cadre du CME, le capitalisme à la française, monopolistique d’état ; avec élite cooptative, pantouflage, et toute la suite des conséquences, connivence état /pseudo privé. 

Cela n’ôte rien au mérite du texte et celui de Bébéar  lui-même.

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Claude Bébéar(Axa, Institut Montaigne) : « On crée un climat qui décourage les talents »

Entretien par Nicolas Barré et Henri Gibier/ Les Echos- Avril 2013

 

> Quel regard portez-vous sur l’évolution du capitalisme français ?

> Il y a de moins en moins de capitalistes ! L’impôt sur la fortune a été dévastateur. Beaucoup de capitaux sont partis. La France a de très bons entrepreneurs et pas assez de capitaux. L’inculture économique des Français et de ceux qui nous gouvernent est impressionnante. La dernière campagne présidentielle a été catastrophique sur ce point, à droite comme à gauche. Ce fut un concours de démagogie.

> Et sur le patronat ?

> Le patronat et les syndicats sont éclatés. Notre dialogue social fonctionne mal. C’est très difficile à gérer. Il faut revoir la représentation patronale et celle des syndicats. Nous n’arrivons pas à sortir du syndicalisme politisé issu de la guerre. Côté patronal, la division n’aide pas non plus. Cela permet aux pouvoirs publics de jouer les uns contre les autres, ce qui n’est pas sain. Il n’y a pas d’unité sur les grands sujets. Or il faudrait une expression commune. Le patronat doit être capable de parler d’une même voix sur les sujets les plus importants. Notre pays doit faire face à des défis considérables. La concurrence est mondiale. Notre compétitivité décroche. Or quel spectacle offrons-nous ? Vous avez d’une part le CAC 40 qui fait 80 % de son business à l’étranger et de l’autre des entreprises franco-françaises. On a l’impression de deux mondes qui s’ignorent. C’est très différent d’un pays comme l’Allemagne où les grands groupes se font un devoir de soutenir les PME du pays. Cet esprit d’unité n’est pas assez développé chez nous. D’où la force de l’Allemagne qui permet à ses PME de grandir. Cette dichotomie qui existe dans la représentation patronale explique en partie les difficultés de croissance de nos PME.

> Quel devrait être le message du patronat s’il était uni ?

> D’abord et avant tout un message de compétitivité. Nos entreprises font face à une concurrence mondiale de plus en plus redoutable provenant des pays développés mais aussi de Chine, du Brésil etc. Les charges qui pèsent sur elles ne leur permettent pas de lutter à armes égales avec leurs concurrents. Le message devrait être aussi simple que cela. Le grand souci en France aujourd’hui, ce n’est pas le niveau des salaires mais le poids de ces charges, de ces impôts et de ces taxes beaucoup plus élevés qu’ailleurs. Il y a un risque de décrochage, de marginalisation, de pertes définitives de positions. Nous avons calculé, à l’Institut Montaigne, qu’il serait nécessaire de faire un transfert de charges d’au moins 2,5 points de PIB pour alléger le fardeau des entreprises d’une cinquantaine de milliards d’euros. Je remarque que lorsque Louis Gallois avait entamé ses réflexions, il était dans cet ordre de grandeur. Il est malheureusement arrivé à un chiffre beaucoup plus bas. La France, à tort, a fait le choix de la consommation. Nous disons que les efforts doivent porter sur la production.

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14/04/2013 Publié par | A PROPOS, Allemagne, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Cycle Economique et Financier, Douce France, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Emploi, formation, qualification, salaire, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vertus du Capitalisme, Les Vices du Capitalisme, Marchés Financiers et Boursiers Actions | , | 2 Commentaires

Les clefs pour Comprendre du Samedi 6 Avril 2013: Bill Gates a-t-il raison de penser que le capitalisme a des priorités viciées ? par Bruno Bertez

Les clefs pour Comprendre du Samedi 6 Avril 2013: Bill Gates a-t-il raison de penser que le capitalisme a des priorités viciées ? par Bruno Bertez 

La presse américaine rapporte une intervention de Bill Gates à la Royal Academy of Engineering. Dans cette intervention, et c’est ce qui justifie notre intérêt, Bill Gates critique le capitalisme " comme ayant des priorités fondamentalement viciées".    

Dans cette intervention, Bill Gates soutient que le vaccin contre la malaria devrait être une priorité mondiale. Cependant, les recherches sur ce vaccin ne disposent pour ainsi dire d’aucun financement. Bill Gates le déplore car, comme il dit, si vous travaillez sur la calvitie des hommes, vous récoltez et vous mettez en œuvre des fonds absolument énormes. Grosso modo donc, Bill Gates critique le capitalisme, le capital, le critère du profit. Il oppose en quelque sorte l’économie du désir à l’économie des besoins.

 

    Première remarque , l’intervention de Bill Gates nous fait sourire. Certes, il est sympathique, mais il a quand même tort de se mêler de ce qui le dépasse. Il devrait faire le bien, tel qu’il l’entend, tranquillement de son côté et laisser la critique de la société et du système à d’autres, plus habilités à le faire. 

Bill Gates a choisi d’améliorer son image, il a choisi de se construire une "réputation". Ses conseillers l’ont orienté vers la lutte contre la malaria. C’était un domaine disponible. Ses conseillers en relations publiques et attachés de presse lui recommandent de "bien faire et de le faire savoir". Jusque-là il n’y a rien à dire. Là où il dérape, c’est quand il veut en plus intervenir dans des débats politiques, voire philosophiques. 

Les capitalistes ne devraient pas se mêler de ce qui leur est étranger. Ils savent innover, entreprendre, gérer ; c’est parfait. C’est de leur ressort et de leurs compétences. 

Est-ce que leur réussite capitaliste ou entrepreneuriale les autorise à s’exprimer sur des sujets dont ils ignorent tout, sur des sujets complexes ? Des sujets qui font l’objet de recherches et de débats depuis des siècles? Nous ne le pensons pas. Nous pensons qu’ils commettent ce que nous appelons un abus d’autorité. Bien entendu, nous caricaturons, mais l’avis de Bill Gates sur le système capitaliste ne vaut guère plus que celui de Zidane sur les rémunérations élevées. 

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06/04/2013 Publié par | Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Les Clefs pour Comprendre, Les Vertus du Capitalisme, Les Vices du Capitalisme, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme | , , , | Poster un commentaire

L’Edito du Dimanche 10 Mars 2013: A propos du salaire des dirigeants et des salaires "abusifs" en général par Bruno Bertez

L’Edito du Dimanche 10 Mars 2013:  A propos du salaire des dirigeants et des salaires "abusifs" en général par Bruno Bertez

Le présent article n’a nullement pour objectif de prendre position sur la question de savoir s’il faut limiter ou non les salaires de dirigeants. La question des inégalités est complexe. C’est un vaste sujet qui pour être abordé nécessite que l’on se place de différents points de vue: économique, moral, social, sociétal et symbolique. Par ailleurs il est relié à la question de la justice sociale qui, en elle-même, constitue un débat à part entière. 

Simplement nous voulons attirer l’attention sur un aspect passé sous silence. 

Les sommes touchées par les managers ont pour origine : la professionnalisation, la montée du pouvoir de ces managers et leur constitution en classe sociale hybride entre le salariat et le capital. 

   Le capitalisme familial, pour maintenir son patrimoine et son profit, a fait appel à des managers.

En même temps, les entreprises se sont ouvertes sur l’extérieur, sur l’actionnariat populaire et la dette bancaire, le levier. L’origine du profit et de l’enrichissement est devenue plus floue, plus complexe. 

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10/03/2013 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Commentaire de Marché, Droit, propriété, propriété intellectuelle, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vertus du Capitalisme, Les Vices du Capitalisme, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Regulation des Marchés, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | | 4 Commentaires

Olafur Ragnar Grimsson(Islande): "Nous avons laissé les banques faire faillite"

Olafur Ragnar Grimsson(Islande): "Nous avons laissé les banques faire faillite"

02/02/2013 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Cycle Economique et Financier, Islande, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Vertus du Capitalisme, Mon Banquier est Central | Un commentaire

Hong Kong est toujours l’économie la plus "libre" au monde

Hong Kong est toujours l’économie la plus "libre" au monde

20/01/2013 Publié par | Chinamerica, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Vertus du Capitalisme, Libéralisme, Wall Street Journal in french | | Un commentaire

La lutte contre la pauvreté est d’abord un combat d’idées

La lutte contre la pauvreté est d’abord un combat d’idées

 La pauvreté n’a pas disparu. Mais l’économie a donné tort aux prophètes de malheur

Nommé tant par The Economist que par le Financial Times dans la liste des meilleurs livres économiques de l’année, le Why Nations Fail: Their Origins of Power, Prosperity and Poverty 1 de James Robinson et Daron Acemoglu révèle que le déclin d’une nation s’explique par la cupidité, l’égoïsme et l’ignorance de l’histoire des leaders politiques et par la faiblesse des institutions. Quel plaisir de voir ainsi honorée, certes avec retard, la théorie des choix publics de James Buchanan, Prix Nobel d’économie. Dans The Calculus of Consent (1962), il partait de l’hypothèse que les politiciens n’étaient ni plus ni moins altruistes que les autres et que l’action collective était le résultat de choix individuels. Les faits contés par Why Nations Fail lui donnent raison.

Son analyse des causes de la pauvreté est d’autant plus actuelle que la période de Noël s’accompagne de douteuses statistiques à ce sujet, couplées à des appels de dons et de renforcement des politiques redistributives. Elles sont douteuses, parce que la pauvreté est mesurée en termes relatifs (écart avec la médiane). C’est une mesure d’inégalité et non de pauvreté. D’ailleurs, au sein des pays industrialisés, les 10% les plus pauvres ont un revenu supérieur à celui du milieu des années 1980, selon l’OCDE. Il n’y a que deux exceptions: Israël et le Japon.

Sur le même sujet, le best-seller de Robert D. Kaplan2 réactualise la piste géographique comme cause de progrès ou de pauvreté. L’auteur fait fausse route. En Chine, des centaines de millions de personnes sont sorties de la pauvreté, mais la géographie du pays n’a pas changé. Le succès de la Chine provient uniquement du changement culturel initié par Deng Xiaoping, à son ouverture à l’économie de marché, à un climat favorable à l’éclosion d’une «bourgeoisie», comme l’explique Deirdre McCloskey dans Das Ende der Armut 3, ouvrage collectif de l’Institut Libéral.

L’histoire a donné tort aux prophètes de malheur. Robert Malthus avertissait à la fin du XVIIIe siècle que la croissance démographique provoquerait la misère et la famine. La réalité est autre. La population a été multipliée par six depuis Malthus. La consommation moyenne est dix fois supérieure à celle de 1800. Et en Europe, la classe moyenne gagne 45 fois plus qu’en 1800, selon Deirdre McCloskey.

Le débat est vif sur les causes de ce progrès, mais l’économie ne peut à elle seule expliquer cette multiplication par 45 du niveau de vie, selon McCloskey. C’est le pouvoir des idées, des valeurs morales et un autre regard sur la bourgeoisie qui décident du sort d’un pays. Au cours du XIXe siècle, le marché et l’innovation ont lentement été reconnus pour leurs mérites.

La liberté économique ne suffit pas à elle seule à créer la croissance. Les indices de liberté économique publiés depuis des décennies par l’Institut Fraser confirment le lien direct entre liberté économique et revenu par habitant. Mais cette corrélation positive n’en fait pas une cause. Une culture favorable à la bourgeoisie, au commerce et à la prise de risque, telle est la vraie raison de cette multiplication par 45 des revenus.

Le discours de François Hollande, sa méfiance à l’égard des commerçants, des entrepreneurs et des «riches» s’inscrit dans une logique inverse. Elle se nourrit du vocabulaire de François Mitterrand et de son hostilité à l’égard de la bourgeoisie. Ce qui n’est pas de bon augure pour nos voisins. Les attaques contre les riches ne sont qu’un prélude à une lente expropriation de la classe moyenne.

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27/12/2012 Publié par | Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Douce France, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Financial Times, Idées Courtes, Idées Fausses, Innovation Technologique, scientifique ou financière, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Temps, Les Vertus du Capitalisme, Libéralisme, Suisse, The Economist | | 2 Commentaires

La monnaie et la Réforme Par Bruno Colmant

La monnaie et la Réforme Par Bruno Colmant

Il est un facteur qui, au cours des siècles passés, semble avoir été corrélé avec l’évolution de nos communautés.

Ce facteur, intimement lié au phénomène monétaire, est la transformation de l’empreinte ecclésiastique dans nos communautés ou, plus exactement, une meilleure délimitation de son influence sur les choses temporelles et spirituelles.

Parmi les nombreux facteurs qui affectent nos modèles économiques, le facteur religieux, issu de la rupture confessionnelle du XVIe siècle entre les catholiques et les protestants, a pu exercer un rôle en arrière-plan des vecteurs de développement.

Un filigrane religieux, ou plutôt une prédisposition mentale découlant de l’organisation cléricale et de la pratique religieuse, relayée dans l’organisation économique, aurait agi comme un facteur discriminant des communautés anglo-saxonnes et latines (ou romaines).

Alors que l’économie de marché fut, dans un premier temps, réfutée par le clergé catholique, les communautés anglo-saxonnes et protestantes intégrèrent le facteur religieux au modèle économique en lui permettant d’épouser les faits de commerce.

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25/12/2012 Publié par | Changes et Devises, Commentaire de Marché, Echo, Les Vertus du Capitalisme | , | Poster un commentaire

Les Clefs pour Compendre du Samedi 22 Décembre 2012: Quand un capitalisme peut en "gacher" un autre par Bruno Bertez

Les Clefs pour Compendre du Samedi 22 Décembre 2012: Quand un capitalisme peut en "gacher" un autre par Bruno Bertez   

En matière monétaire, rien n’est simple et c’est pour cela:

- Que les erreurs de politique monétaire abondent.

- Que les politiciens quand ils s’en mêlent ne font que des idioties.

- Qu’il est facile de tromper le public.

- etc. etc.

Nous vous invitons à relire, à assimiler en particulier la différence entre les assets papiers, qui étant cotés sur les marchés sont censés être de la quasi-monnaie, les différentes formes de substituts de monnaie, et finalement les "plays" sur la Monnaie, les "Fiat moneys", monnaie de crédit, qui sont à la base du non-système monétaire actuel.

    Ce qui est en cause dans la crise, c’est la constitution d’une masse considérable d’assets papiers qui ont pour origine la croissance du crédit global, lequel a pour origine les excès du crédit américain, lequel a pour origine la disparition de la discipline monétaire permise par la décision de 1971.

Les déficits des uns ont fait les excédents et les réserves des autres et, ce faisant, le crédit a muté en capital. Capital non productif, fictif qui, au lieu de servir les économies, les empêchent maintenant d’avancer. Ce faux capital s’est dialectiquement retourné contre le système capitaliste.

Il a pris la forme capital sans en avoir le contenu. Mystification liée  aux facilités de la modernité.

Le paradoxe du joueur de billes de Rueff proposait une analyse correcte, tout comme l’analyse de Triffin, mais ils ne sont pas allés jusqu’au bout, ils n’ont pas vu que ce qui constituait des dettes pour les uns, dialectiquement constituait un capital pour les autres, avec intérêt et remboursement et que ce faux-capital, non productif, tenait rang de capital et qu’il venait à son tour réclamer sa mise en valeur, son droit de prélever des richesses, aux côtés du vrai capital, le productif celui-là; qu’il lui faisait concurrence pour attirer à lui, le profit. Cette constitution d’une masse considérable de capital fictif est le processus même de la financiarisation, formation d’un capital parasite qui, peu à peu, a des effets terribles.

Le capital parasite est ce par quoi le système bancaire et kleptocratique écrème la masse de profits, réduit le taux de profit qui devrait revenir aux investissements productifs, il pèse sur l’emploi, il oblige pour satisfaire ce que l’on doit appeler des usuriers, à fabriquer de l’austérité, à réduire le pouvoir d’achat réel, etc. etc.

Le capital financier, contrairement à l’idéologie dominante, n’est pas productif de profit, on ne produit aucune richesse en dormant, ce capital n’est auto-productif que par apparence dans la mesure où la finance exerce son droit de prélèvement sur la masse de profits qui tire son origine de la production.

En fait, rien n’a spontanément  statut de capital, ce statut n’est pas dans l’ordre des choses, il est social, lié à un système.

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22/12/2012 Publié par | A Chaud!!!!!, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Gold et Métaux Précieux, Idées Courtes, Idées Fausses, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vertus du Capitalisme, Les Vices du Capitalisme, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Répression Financière, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | | 9 Commentaires

A PROPOS!!!! du Lundi 26 Novembre 2012 : Le mal de la Droite vient de loin par Bruno Bertez

A PROPOS!!!! du Lundi 26 Novembre 2012 :  Le mal de la Droite vient de loin par Bruno Bertez

 Déjà, au début des années 1900 , Gustave Le Bon écrivait dans"Psychologie du Socialisme":  

"Sous l’influence inconsciente des socialistes, la classe dirigeante a perdu toute confiance dans la justesse de sa cause. Elle recule de plus en plus et plus elle recule, plus elle abandonne de terrain, plus les socialistes les méprisent. Ces derniers ne seront satisfaits que lorsqu’ils  auront dépouillés leurs adversaires, aussi bien de leur vie que de leur fortune." 

Comme du Mont Blanc, on devrait lire du Le Bon plus souvent. 

    La question que soulève Le Bon est intéressante. Quel est le mécanisme qui fait que systématiquement la Droite abandonne tout à son adversaire. Par quel processus social et psychologique la Droite politique abandonne t elle? 

Au plan psychologique, il y a de la culpabilité la dedans, cela parait évident. 

L’une de nos idées est que le capitalisme ne sait pas assez faire son ménage; il laisse trop le champ libre aux brebis galeuses qui en fait ne sont pas capitalistes, pas producteurs, mais sont surtout des profiteurs. Et quand on est profiteur, on ne se sent pas très légitime, donc on ne sait se défendre face aux arguments socialistes. 

Un capitalisme qui fait du gras, ou qui devient financier klepto  ou rentier est plus tenté de se laisser culpabiliser qu’un capitalisme de chef d’entreprise ou de capitaine d’industrie. En quelque sorte la version soft du capitalisme, le keynésien par exemple qui gomme les risques, produit des élites économiques qui n’en sont pas, et qui à ce titre sont prêtes à rendre les armes et plus s’il le faut aux adversaires socialistes. 

Il faudrait réfléchir sur cette question de la bonne ou mauvaise conscience. 

On aurait tort me semble t il de ne pas tenir du fait que, de l’intérieur, le capitalisme se mine. Et ce phénomène n’a rien à voir avec les contradictions du système capitaliste, avec ses faiblesses intrinsèques, cela a à voir avec l’absence de discipline provoquée par les dérives monétaires.

BRUNO BERTEZ Le Lundi 26 Novembre 2012

llustrations et mise en page by THE WOLF

26/11/2012 Publié par | A PROPOS, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Douce France, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vertus du Capitalisme, Les Vices du Capitalisme, Politique Friction | | 9 Commentaires

Suisse : En rappel et pour mémoire -Wegelin: les irréductibles banquiers

Suisse :  En rappel et pour mémoire -Wegelin: les irréductibles banquiers

Des citoyens suisses, exerçant leur activité en Suisse, dans le respect du droit suisse, ont refusé de se rendre à la convocation d’un tribunal étranger, dans un pays étranger, à des milliers de kilomètres de là.

Ce qui reste de la banque Wegelin, qui est, sans doute, tout ce qui reste de fierté au milieu bancaire suisse, a refusé de se plier à l’ordre d’un juge New-Yorkais, prétextant que le fait de se rendre aux décisions d’un tribunal étranger pouvait la conduire à violer le droit suisse. Le juge Jed Rakoff a riposté en déclarant la banque et ses représentants fugitifs.

Fugitif… Fugitif d’un Etat où l’on n’a jamais mis les pieds, fugitif d’un droit auquel on n’a jamais été soumis. Comme si le simple fait d’exercer une activité économique soumettait de facto au droit américain.

Mentalité inflexible qui, devant une légitime concurrence, choisit la force et en vient à croire que celle-ci attribue tous les droits. La Suisse n’est pas devenue un paradis fiscal du jour au lendemain, ce sont ces grandes unions d’Etats qui, au fur et à mesure de leurs diverses réformes, sont devenus des enfers. La Suisse s’est retrouvée là où elle en est pour ne s’être tout simplement pas sentie obligée d’aligner sa politique fiscale sur celle des nations prises de fièvre socio-démocrate.

Ce sentiment d’impunité totale, de continuité universelle de sa souveraineté, pousse les Etats-Unis à violer quotidiennement le droit international. Pour mémoire, le Pakistan menacé d’être ramené à l’«âge de pierre» s’il refusait de servir de base arrière à la campagne d’Afghanistan, les agents du FBI extorquant les données bancaires de pays «alliés» et ceux de l’IRS, le fisc, pourchassant leurs concitoyens jusque sur les rives du Léman.

La Suisse veut être libre, n’obéir à d’autres lois que celles qu’elle s’est données, c’est d’ailleurs la raison même de son existence: un territoire incohérent, sans peuple, sans race, sans langue ni culture identique, où ne s’est trouvé de commun que cette volonté de n’être gouverné par personne ; communauté de volonté, Willensgemeinschaft. Pour cela la Suisse est criminelle et fugitive, fugitive d’un mondialisme qui après avoir unifié les peuples par écrasement de leurs institutions souveraines et nivellement de leur culture, s’en prend au dernier élément qui puisse fonder la liberté; la volonté humaine.

Adrien de Riedmatten/ Les Observateurs le 25/5/2012

http://www.lesobservateurs.ch/politique/wegelin-les-irreductibles-banquiers

24/11/2012 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Etats-Unis, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vertus du Capitalisme, Mon Banquier est Central, Mondialisation, Suisse | 6 Commentaires

Politique Friction du Mardi 20 Novembre 2012 : Rating, la France victime de ses choix Par Bruno Bertez

 Politique Friction du Mardi 20 Novembre 2012  : Rating, la France victime de ses choix Par Bruno Bertez

La dégradation de la note de crédit de la France ne nous semble pas très négative dans la mesure où elle était attendue.  Les motifs de la dégradation, en revanche, sont intéressants. Ils mettent le doigt sur les causes de la mauvaise situation française. Il apparaît clairement que la France est victime,  d’abord de la politique choisie par ses dirigeants, et ensuite de ses choix régulièrement anticapitalistes. Le récent débat sur la compétitivité illustre parfaitement les vices du système français, ses contradictions et ses perversions.

  

Lundi soir, 19 novembre 2012, Moody’s  a annoncé la dégradation de la note de crédit de la France.

  La France perd son triple A et devient AA1. La perspective reste négative car les prévisions économiques sont négatives. Cependant, Moody’s ajoute que la note de la France reste plus élevée qu’elle ne devrait l’être,  ce qui veut dire qu’elle est encore surcotée, car elle a une économie large et diversifiée. L’Agence relève aussi ses promesses de consolidation budgétaire et de réformes structurelles.

Moody’s  trouve que la capacité de la France à résister à de futurs chocs européens  se réduit et que les risques qui pèsent sur la croissance s’amplifient. C’est sur ce dernier point que Moody’s insiste. Le driver premier de la révision en baisse, c’est le risque sur la croissance. Traduisez, en clair, cela veut dire: la politique de ponction sur le pouvoir d’achat, l’austérité. Ou encore, présenté autrement, la politique de « Goche » qui préfère tondre les citoyens. Spolier et décourager les actifs, pour maintenir les dépenses en faveur des inactifs. On a fait le choix de pénaliser ceux qui produisent pour maintenir le niveau de vie de ceux qui ne font rien.

Et voici pour l’essentiel.

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20/11/2012 Publié par | Agences de Notation, Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Douce France, Egan Jones, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vertus du Capitalisme, Marché Obligataire, Moody's, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Politique Friction, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, The Economist, Trappe à Dettes | | 8 Commentaires

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