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Politique Friction du Mardi 18 Juin 2013 : Retour sur « L’effondrement de la France » et le coq sur le tas de fumier Par Bruno Bertez

Politique Friction du Mardi 18 Juin 2013 : Retour sur « L’effondrement de la France » et le coq sur le tas de fumier Par Bruno Bertez

La France baigne dans l’ignorance économique et en est fière. Elle est le phare du monde, elle incarne l’Universel, c’est Monsieur « je sais tout » et Monsieur « je peux tout » réunis.

Peu importe qu’elle s’affaisse depuis le début des années 1900, peu importe que sa régression accélère depuis l’Union en Europe, peu importe qu’elle soit devenue vassale des Allemands, elle a toujours raison.

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   Au passage, faisons remarquer que la régression depuis l’Europe est terrible puisque l’Europe était une promesse de mieux être, une promesse de sécurité et de dignité, on allait faire la nique aux Américains. Laquelle promesse dolosive se retourne en austérité, retour en arrière, mal-vivre, insécurité. Quel mensonge, quel échec soit dit en passant, alors que les Français s’apprêtent à boire la coupe jusqu’au bout de l’amertume en abandonnant un partie de leur retraite! Déjà ils ont renoncé à assurer un futur à leurs enfants!

Nous ne sommes pas de ceux qui se réjouissent du mépris de l’étranger. Nous sommes humiliés lorsque nous recevons des leçons des Américains, des Allemands, et surtout de l’ennemi héréditaire, l’Anglais.

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18/06/2013 Publié par | Allemagne, Behaviorisme et Finance Comportementale, Douce France, Etats-Unis, Idées Courtes, Idées Fausses, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Répression Financière, Retraite, Démographie et Vieillissement, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Royaume Uni | | 3 Commentaires

L’Edito du Mardi 18 Juin 2013: On ne gouverne pas en salissant son peuple par Bruno Bertez

L’Edito du Mardi 18 Juin 2013: On ne gouverne pas en salissant son peuple par Bruno Bertez  

 

    Nous sommes d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Nous dirions même d’un temps que les moins de 40 ans ne peuvent imaginer: nous sommes entrés en Bourse en 1966, un an, avant notre sortie de HEC. A cette époque, le marché de Paris était au plus bas des plus bas, victime de ce que l’on appelait l’amendement Vallon. 

On traitait des volumes ridicules, mais il y avait encore une Bourse, lieu d’échanges d’actions et non pas de simples billets de loterie, passion du jeu. La Bourse reflétait autre chose que la politique des Banques Centrales. C’était encore autre chose qu’une courroie de transmission. 

C’était le temps où les opérateurs et investisseurs n’avaient pas été dépossédés de leur pouvoir et de leur capacité de choisir. Il y avait une répartition statistique des ordres, le mot " marché " voulait encore dire quelque chose, malgré l’étroitesse des échanges, malgré les opérations des initiés. Malgré  les opérations un peu biaisés des chefs de Bourse des grands établissements,  privilégiés du système. Malgré les difficultés à accéder à l’information. 

Notre expérience nous conduit à penser que les marchés étaient efficaces. Ils traduisaient un stade de développement du capitalisme, pas encore devenu financier, qui n’était pas déplaisant. Surtout pas scandaleux, comme celui que l’on voit maintenant, celui que l’on voit maintenant soi-disant moralisé, mais au seul profit des plus forts. Pas comme celui que l’on voit maintenant qui enrichit les plus riches et appauvrit les plus pauvres. 

Une action, c’était au sens propre, un actif, pas un ticket de Loto dont la valeur est fixée par la Banque Centrale par le biais des taux et de l’arrimage du risque. Il n’y a plus d’actions, il n’y a que des actifs financiers, dans un champ unifié, contrôlé, dominé par les Banques Centrales. C’est pour cela que les marchés sont moutonniers, suivistes. Comme le dit l’expression " don’t fight the Fed ", ils ont renoncé à faire valoir leur jugement. 

Ces actifs financiers sont des instruments, non pas de reconnaissance ou de découverte de la valeur des entreprises et de leur mérite, mais des instruments de transmission de la politique des nouveaux dirigistes globaux, les banquiers centraux. D’où, pour nous, l’utilisation du mot " passion " pour bien marquer la passivité,  perte de contrôle et, en même temps, la montée du phénomène de jeu,  jeu biaisé.La montée du concept de risque est significative de ce glissement, car il suffit de traduire et de marcher sur les pieds ; le risque, c’est " la chance ". La performance ne dépend plus de l’intelligence ou du savoir, mais du choix d’un degré de risque ou d’un autre!

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18/06/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Douce France, Etats-Unis, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vertus du Capitalisme, Les Vices du Capitalisme, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | 4 Commentaires

La ville de Detroit endettée: vers la plus grande faillite de l’histoire des USA?

La ville de Detroit endettée: vers la plus grande faillite de l’histoire des USA?

La ville de Detroit, au nord des Etats-Unis, a été contrainte vendredi de faire défaut sur une partie de sa colossale dette de 18,5 milliards de dollars en raison de ses grandes difficultés financières. 

En mal de liquidités, la municipalité a décidé d’imposer un moratoire sur des paiements qui étaient dus vendredi et a proposé un plan de restructuration de sa dette à certains créanciers qui devraient se prononcer dans les 30 jours.

Un moratoire sur le paiement du principal et des intérêts de la dette non-garantie de la ville, qui comprend une ligne de 34 millions de dollars arrivé à échéance ce vendredi, pourrait permettre à la ville de conserver suffisamment de liquidités pour continuer de fournir les services publics aux habitants, a expliqué Kevin Orr.

Le plan prévoit d’isoler 7 milliards de paiements dus par la ville, notamment à des fonds de retraites, qui ne seraient plus entièrement garantis.

Selon la proposition de 66 pages de Orr, la dette non garantie comprend en autres:

- 5,7 milliards de dollars en prestations post-retraite.

- 2 milliards de dollars pour la dette non provisionnée de la pension des salariés en général.

- 1,43 milliard de dollars en certificats de titres de pension.

- 265 millions de dollars sous forme de prêts non garantis.

- 33,6 millions de dollars en billets et  prêts.

En cas de rejet de la restructuration, la ville pourrait connaître la plus grande faillite de l’histoire des Etats-Unis.

Du "50/50"

C’est du "50/50", a évalué Kevyn Orr, un expert nommé par le gouverneur de l’Etat du Michigan pour gérer les problèmes de la ville, ancien berceau américain de l’automobile.

"Une mauvaise gestion financière, une population en baisse, une érosion de la base fiscale pendant ces quarante-cinq dernières années ont amené Detroit au bord de la ruine", a-t-il ajouté devant la presse.

Après l’annonce du défaut partiel, l’agence d’évaluation financière Standard and Poor’s a abaissé la note de solvabilité de la municipalité à "CCC-", ce qui correspond aux obligations très risquées.

M. Orr a toutefois assuré que le "chemin de Detroit vers la reprise commençait aujourd’hui".

Autrefois quatrième ville la plus peuplée des Etats-Unis, Detroit a vu sa population fondre de plus de moitié en soixante ans, passant de 1,8 million d’habitants en 1950 à 685.000 actuellement.

Les tensions raciales et les émeutes qui ont éclaté lors du mouvement des droits civiques dans les années 1960 ont accentué le mouvement de départ des populations blanches issues de la classe moyenne vers les banlieues ou hors de la ville.

Les entreprises ont suivi le mouvement, érodant les recettes fiscales et obligeant à réduire certains services publics.

Detroit, où les fonctionnaires ont du mal à assurer la sécurité du public et même l’éclairage des lampadaires, rejoint ainsi la Californie, les  villes de Stockton et San Bernardino en n’honorant pas leurs obligations vis-à-vis de leurs créanciers  obligataires. Jefferson County en  Alabama, le 5 Juin a conclu un accord pour mettre fin à sa faillite municipal actuel en offrant à ses principaux créanciers 60 pour cent de ce qui leur était dû.

AFP 14/6/2013

16/06/2013 Publié par | Etats-Unis, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Retraite, Démographie et Vieillissement, Trappe à Dettes | Poster un commentaire

Another brick in the Wall: Cascade de signaux négatifs au Brésil- retour vers le passé!

Another brick in the Wall: Cascade de signaux négatifs au Brésil- retour vers le passé!

Faible croissance économique, inflation  en hausse, chute du solde commercial: les indicateurs et signaux négatifs se succèdent au Brésil et font chuter la popularité du gouvernement de Dilma Rousseff, à un peu plus d’un an de la présidentielle.

«La présidente Rousseff sait que sa popularité chute et l’inflation est un mal redouté par tous les Brésiliens», a-t-elle ajouté. L’inflation s’est établie à 6,5% sur un an en mai, le taux de tolérance maximum fixé par le gouvernement.

En raison des craintes d’un retour de l’inflation, bête noire du pays pendant des décennies, le taux de popularité du gouvernement Rousseff a chuté pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir en 2011. La chute a été de 8 points (de 65% en mars à 57% en juin), selon un sondage de l’institut Datafolha et de deux points, selon celui de MDA (de 56,2% en juillet 2012 à 54,2% aujourd’hui). Mais la présidente reste de loin la favorite de la présidentielle en octobre 2014. «La crise touche la poche du Brésilien», a souligné le directeur de Datafolha, Mauro Paulino. Le prix des tomates a en effet grimpé de 96% en un an (à mai), celui des oignons de 70% et ceux du riz et du poulet de 20% et 23% respectivement.

«Le seul signal positif a été que la Banque centrale a relevé son taux d’intérêt directeur – de 0,5 point de pourcentage à 8%, au-dessus des prévisions du marché- pour contrer l’inflation», a déclaré Margarida Gutierrez, experte en macro-économie de l’Université Fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ).

And here’s a a chart of how the Brazilian central bank is trying to push down the rise of the dollar, without success (see spikes).

BRIC interest rates - India China Russia Brazil

Pour 2013, le gouvernement table sur une croissance de 3,5% du PIB -alors que les marchés misent sur 2,5% seulement- et une inflation de 5,8%.

Le Brésil a enregistré une piètre croissance de 0,6% au premier trimestre par rapport au précédent, après une croissance de 0,9% en 2012 et de 2,7% en 2011, très loin des 7,5% de 2010.

Brazil industrial production and GDP growth 

Au cours des cinq premiers mois de l’année, la septième économie mondiale a accumulé un déficit commercial de 5,3 milliards de dollars,  un très mauvais résultat.

Au vu des ces résultats, l’agence de notation Standard and Poor’s (S&P) a réduit sa perspective de la note de la dette souveraine du pays à long terme («BBB») de stable à négative.

Une réduction de «la confiance des investisseurs» en raison de la «politique fiscale plus expansive avec détérioration de l’excédent primaire» avec laquelle le gouvernement a répondu à la timide croissance, explique cette perspective négative, d’après Sebastian Briozzio, directeur chez S&P au Brésil. «Le Brésil pâtit de la mauvaise passe de l’économie mondiale, avec la récession dans la zone euro, la récupération lente des USA et le ralentissement de la Chine», explique Felipe Queiroz, analyste de l’agence de notation financière brésilienne Austin Rating.

«Il y a eu une chute des investissements (en provenance de l’étranger-fuite de la hot money)par rapport au PIB ce qui rend le pays moins compétitif sur le marché extérieur. En 2012 ils représentaient 18,1% par rapport au PIB contre 19,5% en 2010», souligne-t-il.

Au cours des 12 derniers mois, le real s’est déprécié de 24% face au dollar, coté à 2,15, ce qui pousse à la hausse le prix des produits importés et l’inflation dans un pays où 40 millions de personnes ont rejoint la classe moyenne au cours des douze dernières années grâce aux plans sociaux du gouvernement (soucieux de redistribution et bien peu d’investissement) et à un boom de l’économie portée par une consommation gourmande avant tout… de produits importés!

Le Carry trade n’est plus ce qu’il était!: yen contre real

En raison de la volatilité du real, la Banque centrale est intervenue plusieurs fois sur le marché  pour soutenir sa devise face au billet vert.  «Produire au Brésil est très cher, l’industrie locale perd de la compétitivité et les importations ont beaucoup augmenté», explique encore  Mme Gutierrez de l’UFRJ. L’activité industrielle, moteur de l’économie brésilienne, a reculé de 0,8% en 2012 mais elle donne de légers signes d’amélioration avec un solde positif de  1,6% au cours des quatre premiers mois de cette année. Pour de nombreux experts, le gouvernement a encouragé la consommation mais l’offre n’a pas suivi la croissance de la demande, ce qui a entraîné la hausse de l’inflation causant un «décalage de croissance" qui affecte l’économie et se traduit par un secteur manufacturier faible et non compétitif et des dépenses de consommation trop forte.  Gris Newman, économiste en chef pour l’Amérique latine chez Morgan Stanley ajoute que le taux de change real/dollar a augmenté de façon spectaculaire au cours des dix dernières années, rendant certe les  produits d’exportation (agricoles et matières premières) toujours moins compétitifs mais bénéficiant d’une demande accrue du reste du monde (Chine en particulier) et que des mesures en termes d’investissement visant à accroître la productivité ( produire moins cher et ainsi  contrer la hausse du real à l’export) auraient dû accompagné  ce mouvement….Au lieu de cela le Brésil a dilapider cette manne dans le clientélisme électorale et dans la surconsommation ( de produits importés de surcroit certes  de moins en moins chers mais ne stimulant en aucun l’économie locale) 

Désormais il est trop tard le boom de la consommation "scandaleux" qui a conduit la croissance économique du Brésil entre 2003 et 2011 ne devrait pas probablement se répéter de sitôt. C’est fini. C’était un de ces cycles "marchandise" qui arrive une fois tous les 30 ans. 

 Le Brésil a loupé le coche d’ une sorte de  mercantilisme "à l’allemande",  une conjonction de 3 phénomènes:  des entrées de capitaux étrangers en provenance des pays développés qui stimule la fortune de l’économie locale relayé par des mesures visant à dynamiser l’investissement local et à créer une véritable économie de l’offre portée par des exportations bénéficiant d’une demande accrue parce que spécifique s sur fond d’une monnaie forte. Le tout étant protégé par la constitution de fortes réserves de change visant à protéger l’économie d’une fuite des capitaux étrangers et à soutenir la monnaie le cas échéant….laissant les coudées franches à la Banque Centrale de gérer ses taux à sa guise… 

Au lieu de cela le Brésil à fait le choix d’une surconsommation "à la française" il ne lui reste donc plus que l’arme de la dévaluation compétitive et à brader ses bijoux de famille s’il ne veut pas connaitre les "joies" d’une inflation galopante et d’un indice de la misère revenu à ses plus hauts!

16/06/2013 Publié par | Agences de Notation, Another BRIC in the Wall, Brazil, Changes et Devises, crédit crunch, Cycle Economique et Financier, Hedge Funds, Private Equity..., Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation | | Poster un commentaire

Préparez-vous à l’effondrement économique de la France par Mish

AVANT PROPOS DE BRUNO BERTEZ

 Lire Mish pour changer de culture

   Nous aimons Mish. C’est la raison pour laquelle  nous portons, de temps à autre ses textes à la connaissance  des lecteurs français. 

Lire Mish , c’est basculer , changer de culture, c’est toucher du doigt à quel point la culture économique française est "spéciale", "exceptionnelle" au sens que l’on donne à l’exception française. 

La France est mal dans ce monde de concurrence, de recherche d’efficacité: elle refuse du fond d’elle même la fixation des prix par les marchés. Elle n’a pas accédé, comme les ex-satellites communistes à la notion d’offre et de demande. 

En fait la France vit sur l’idée que les choses ont un prix, un seul, peut être le fameux juste prix de l’émission de TV du même nom. 

Au début de la libération des pays communistes, nous sommes allés dans l’un de ces pays ; ce qui nous a frappé c’est que le même article était vendu partout au même prix. Nous nous  sommes dits : Tiens voilà  des gens qui mettent en pratique la théorie française, sa conception de l’économie. 

La France aime le monopole, c’est ainsi que sa pensée est structurée. C’est le résultat d’une culture de service public, d’une culture de capitalisme monopolistique d’état.

En fait la France confond le prix avec le cout, surtout quand la production ou le service sont inefficaces. Le juste prix c’est le cout, et un cout, ce n’est pas pour être compétitif, c’est pour verser des revenus et créer des emplois.

En URSS il y avait une plaisanterie pour qualifier ce mode de pensée : cette usine est très productive, la preuve, elle produit 6000 emplois alors qu’elle pourrait tourner avec 3000! 

La France aime le monopole, elle le prouve en matière fiscale, elle voudrait que l" Europe devienne un cartel fiscal, que tout le monde taxe au même taux, impose le même fardeau à ses citoyens et entreprises, ainsi il n’aurait plus de problème de concurrence.

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Préparez-vous à l’effondrement économique de la France par Mish

L’analphabétisme économique de la France est à en couper le souffle. Je vous prierai de considérer l’article French minister hits at Amazon ‘dumping’ paru dans le Financial Times.

La ministre Française de la Culture s’en est prise à Amazon, la société de vente en ligne, en l’accusant de concurrence injuste pour ses rivaux traditionnels et d’être à la tête d’un ‘quasi-monopole’. Voici donc à quoi ressemble le plus récent assaut des hommes politiques envers les sociétés internet. 

Aujourd’hui, nous en avons tous assez d’Amazon qui, au travers de ses pratiques, réduit les prix pour pénétrer les marchés avant de les faire gonfler à nouveau et occuper une place de quasi-monopole’, a déclaré Aurélie Filippetti, ministre de la Culture. 

Après avoir accusé Amazon d’être un ‘destructeur de librairies’, elle a ajouté qu’elle considérait illégales les offres de frais de livraison gratuits et le régime actuel qui autorise une réduction de 5% sur les livres. 

Madame Filippetti s’est prononcée à Bordeaux, où le gouvernement a annoncé un projet de 9 millions d’euros pour supporter les libraires. ‘Il s’agit d’un effort sans précédent en faveur du livre et de la lecture. Sans libraires indépendants, il y aura de moins en moins d’auteurs et d’éditeurs, moins de choix pour les lecteurs et moins de réseaux sociaux dans les villes’, a-t-elle dit. 

Quel est l’objectif de tout cela ? 

Si c’est de pousser les gens à lire, la logique voudrait que plus le prix des livres est bas, mieux c’est. Pensez aux lecteurs qui utilisent des Kindle, des Nook ou d’autres lecteurs d’eBooks. 

Que pourrait apporter une interdiction des frais de postage gratuits ? Amazon pourrait facilement augmenter les frais de livraison et diminuer le prix de ses livres et obtenir les mêmes résultats. Bien entendu, la France tenterait ensuite de lui dicter le prix de ses livres au nom de la ‘préservation de la culture’. 

Il n’est pas compliqué de comprendre quel est réellement le problème. La France n’a pas besoin – et ne peut pas se permettre – d’une ministre de la culture dont l’objectif clair est de mettre fin à l’expansion technologique et préserver la culture telle qu’elle l’entend. 

Mais la France reste la France. A quand la taxe sur les Kindle et la campagne pour le grand retour des calèches à chevaux ? 

Préparez-vous à l’effondrement économique de la France

Les dépenses du gouvernement s’élèvent déjà à 56% du PIB. Hollande a menacé de mettre la main sur les industries de l’acier, de l’automobile et d’autres secteurs pour préserver les emplois. Chaque mois, la France devient de moins en moins compétitive. Il n’est pas surprenant que le taux de chômage grimpe. Et ce n’est pas terminé ! 

L’imbécilité économique de la France a même débouché sur une querelle entre le président Français François Hollande et la chancelière Allemande Angela Merkel. Pour plus de détails, je vous conseille de lire Simmering Feud Between France and Germany Erupts Into Verbal Warfare; France Tells Brussels to Shove It 

Préparez-vous à l’effondrement économique de la France. Et l’Allemagne ne pourra certainement pas supporter le fardeau de l’Europe toute seule. C’est une autre raison pour laquelle les estimations de croissance Allemande émises par le FMI sont bien trop optimistes. 

Par MishGlobal Economic Analysis Publié le 07 juin 2013

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-preparez-vous-a-l-effondrement-economique-de-la-france.aspx?article=4400714164G10020&redirect=false&contributor=Mish.

EN LIEN:  http://h16free.com/2013/06/04/24169-amazon-ca-suffit-a-la-fin

15/06/2013 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Douce France, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous | | 6 Commentaires

Espagne: nouveau record de la dette publique à 88,2% du PIB au 1er trimestre

Espagne: nouveau record de la dette publique à 88,2% du PIB au 1er trimestre

La dette publique de l’Espagne a fortement progressé au cours du premier trimestre 2013, établissant un nouveau record à 88,2% du PIB, un niveau bien supérieur à la limite européenne de 60% du PIB.

 

Spain’s real GDP is -2.0%.

And they are running 10.6% budget deficits.

While housing prices continue to decline.

Unemployment rates in Spain are at 27.16%.

La dette du pays a augmenté de 15,2 points de pourcentage par rapport à la même période de l’année précédente, une hausse liée tant à l’administration centrale qu’aux 17 régions autonomes, selon les chiffres publiés vendredi par la Banque d’Espagne.

En montant brut, l’endettement du pays atteignait 922,828 mds d’euros au premier trimestre 2013, un record absolu depuis l’année 2000, contre 774,926 milliards un an plus tôt. 

La dette de l’administration centrale (Etat et Sécurité sociale) atteignait 796,817 milliards d’euros au premier trimestre, soit 76,2% du PIB, contre 655,365 milliards un an auparavant. 

La dettes des régions qui inquiètent le gouvernement après avoir largement contribué au dérapage des comptes publics, a bondi de 29,51% à 189,589 milliards d’euros, soit 18,1% du PIB. 

Les municipalités affichent elles une dette de 42,795 milliards d’euros, soit 4,1% du PIB, en hausse sur un an de 16,1% sur un an. 

Les chiffres publiés vendredi, qui sont ceux pris en compte par l’UE dans le cadre de la procédure pour déficit excessif, tiennent compte du prêt européen de 41,3 milliards d’euros au secteur bancaire espagnol, a précisé à l’AFP une porte-parole de la Banque d’Espagne. 

Le gouvernement prévoit que la dette publique du pays, qui s’alourdit mécaniquement avec la hausse des déficits, devrait s’envoler à 91,4% en 2013, 96,2% en 2014, 99,1% en 2015 et 99,8% en 2016. 

Après avoir annoncé en 2012 un programme d’économies atteignant 150 milliards d’euros jusqu’en 2014, le gouvernement a dû relever fin avril son objectif de déficit public, à 6,3% du PIB cette année contre une prévision de 4,5%, puis 5,5% en 2014, 4,1% en 2015 et 2,7% en 2016. 

D’autant que la récession devrait se prolonger cette année, avec un recul de l’activité de 1,4% du PIB, selon le gouvernement, qui ne table que sur une faible reprise de 0,2% en 2014.

Source AFP le 14/06/2013

15/06/2013 Publié par | Espagne, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Reuters, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | Poster un commentaire

Les sables mouvants de l’assouplissement quantitatif par Allan H. Meltzer

Les sables mouvants de l’assouplissement quantitatif par Allan H. Meltzer

La quasi-totalité des reprises ayant fait suite à une récession ont impliqué une croissance rapide de l’emploi – du moins jusqu’à présent. Or, bien que les banques centrales des pays développés aient procédé à une politique monétaire expansionniste dans le sillage de la crise économique mondiale, afin de stimuler la demande, la création d’emploi n’a pas suivi. Ainsi, de plus en plus persuadés qu’ils ne pourront trouver un emploi sur une période prolongée, les travailleurs se retirent en masse de la population active.

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C’est aux États-Unis que ce phénomène est le plus prononcé, là où la Réserve fédérale a abaissé les taux d’intérêts à des niveaux sans précédent, et augmenté les réserves bancaires en acquérant des actifs financiers, à travers l’assouplissement quantitatif. Inévitablement alimentée par l’accroissement rapide de la masse monétaire, l’inflation est quant à elle restée faible, autour de 2%, dans la mesure où les banques ne font pas usage de leurs abondantes réserves en direction de l’extension du crédit et de l’accroissement de la liquidité. Bien que ceci permette de canaliser la volatilité des prix, la croissance de l’emploi s’en trouve d’un autre côté entravée.

Or, plutôt que de changer d’approche, la Fed a réagi à la lenteur de la croissance de l’emploi en procédant à de nouveaux cycles d’assouplissement quantitatif. Il semble que son raisonnement consiste à considérer qu’étant donné que l’accroissement des réserves pour plus de 2 milliards $ n’a pas produit les résultats escomptés, un apport supplémentaire de 85 milliards $ mensuels – soit 1 000 milliards de plus cette année – serait susceptible de faire l’affaire.

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14/06/2013 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Project Syndicate | | Poster un commentaire

Mister Market and Doctor Conjoncture du Jeudi 13 Juin 2013: Voyage au bout de la ruine Par Bruno Bertez

Mister Market and Doctor Conjoncture du Jeudi 13 Juin 2013: Voyage au bout de la ruine Par Bruno Bertez 

Nous vous invitons à relire  tous nos  textes antérieurs qui se rapportent au thème de l’instabilité financière. Nous y sommes. 

Ce qui est en cause en ce moment, c’est la grande vague de deleveraging qui touche les émergents. 

Elle se manifeste par des  liquidations désordonnées des devises émergentes  sur les marchés de changes, des ventes pressantes sur les marchés obligataires correspondants et des pertes importantes sur les marchés d’actions. 

   Pendant des années, les capitaux ont été attirés par la croissance plus forte de ces pays, par un couple risque/rentabilité favorable; maintenant, le mouvement s’inverse. Les capitaux fuient les émergents, il faut soutenir les devises pour empêcher leur dégringolade, le risque parait majeur. 

Il y a un lien entre le leveraging et la liquidité. Ce lien est à double sens. Quand la liquidité est perçue comme élevée, on prend des risques, on s’endette pour gagner plus et cela augmente la liquidité: c’est la transitivité. Quand on sent que la liquidité disparait ou menace de disparaitre, on fait l’inverse, on réduit les dettes, on vend les positions, les acheteurs se dérobent, la liquidité disparait encore plus. C’est la transitivité en sens inverse. Là-dessus arrivent les appels de marge. 

On attribue, dans la presse, le sell-off, les liquidations sur la périphérie mondiale au risque de réduction progressive des quantitative easing américains. Cela joue certes, mais le nœud de causalités est plus complexe. 

-             il y a la perspective de récession globale,  l’embellie américaine ne parvient pas à dissimuler la réalité du ralentissement global. 

-             il y a les bouffées de déflation sur les matières premières, l’énergie, l’immobilier localisé. 

-             il y a les difficultés chinoises, croissance au point mort, système bancaire en  piteux état. 

-             il y a les erreurs de gestion terribles de pays comme l’Inde ou le Brésil ou encore l’Australie. 

-             il y a les craquements sociaux dans des pays comme la Turquie ou l’Afrique du Sud. 

-             il y a le suicide, le crime de l’Abenomics, qui a tout enflammé avant de se dégonfler en baudruche. 

-             il y a les rédemptions colossales de mutuals funds spécialisés dans les placements chez les émergents. 

-             il y a la tension générale sur les taux longs souverains ou autres. 

On est en train de faire les simulations sur ce qui se passerait si le taux sur les Treasuries US  à 10 ans se normalisait à 4%. Il y a même des simulations en cours sur une normalisation à 6%. Nous disons, inutile de se fatiguer à payer des gens  à faire  des simulations, en cas de normalisation des taux, les grands banques, c’est simple, à peine mathématique, perdent 40% de leurs fonds propres;  à 6%, elles sont liquidées. 

On en est au stade où, commençant à entrevoir les risques produits, créés par la politique non-conventionnelle, on se dit: il vaudrait peut-être mieux  arrêter avant, avant le terme fixé, avant la reprise économique. 

Que se passerait-il si, poussant encore les feux monétaires, le chômage se réduisant, l’immobilier spéculatif continuant de s’enflammer, les actions elles, flambants,  l’exubérance gagnant,  l’Etat se révélait  incapable de réduire ses dépenses? 

Réponse : soit une forte hausse des taux, soit une explosion inflationniste: BRRR! 

La réalité est que nous vivons une émergence de doute, nous respirons en ce moment une bouffée de réel et cela fait mal aux poumons, l’air pur est insupportable, les marchés sont accrocs à la pollution dirigiste, à la névrose klepto. 

Mais au fond, tout se résume à ceci. Sous l’influence des politiques monétaires idiotes,   aventureuses et irresponsables, une myriade de bulles spéculatives se sont développées partout dans le monde et ceci rend le monde financier d’abord, bancaire ensuite et économique enfin, fragile, instable et vulnérable. Le moindre changement dans les anticipations provoque en boule de neige des bouleversements  dans ce que l’on appelle « le sentiment » et, comme rien n’est soutenu par les fondamentales, c’est tout de suite la débandade. Voilà le risque des marchés suspendus dans les airs du momentum, des marchés dits, de tendance. 

Attendez-vous à ce que les manipulations et interventions se multiplient pour permettre le maintien artificiel de l’édifice. Ils, le grand « ILS » ont encore beaucoup de munitions. Ils peuvent encore tricher beaucoup plus, mentir plus, contrôler plus: ils peuvent s’opposer au processus d’établissement des vrais  prix sur les marchés, sur tous les marchés, puisqu’ils contrôlent tout avec une puissance de feu infinie et l’éternité devant eux et l’assurance de l’impunité. 

Mais, plus ils interviennent et plus il faut de munitions, plus il faut distordre le système, plus il y a de fuites, de leaks. La neige s’accumule devant le chasse-neige, il faut repousser devant soi de plus en plus de conséquences inattendues et non voulues. Tout se disloque, les soutiens sociaux se dérobent, les bases se fissurent. Tout se passe comme si le système tenait sur une pointe de plus en plus étroite avec une masse de plus en plus lourde à tenter d’équilibrer. 

Nous pensons que le système peut tenir encore, il peut repousser ses propres limites, en vous en faisant supporter le coût, bien sûr. 

Pourquoi? Parce  qu’il n’y a pas de voyou, pas d’institution ou d’Etat rogue qui dise « stop ». Il n’y a pas de Général de Gaulle pour dire, on arrête de jouer, maintenant on paie cash, par ici la monnaie, par ici, l’or. 

Les Allemands qui auraient pu être l’ancrage du système mondial, avec leur « traditional banking » et leur refus des délices keynésiens, les Allemands ont préféré le jeu de profiteur égoïste à la mission de statue du commandeur: Honte à eux. Les Chinois eux, ont leur m…e à ramasser sous leur tapis. 

Personne n’a intérêt à mettre une limite; donc la limite,  quand elle arrivera, ce sera la limite physique, la limite du réel. Il n’y a pas de « system vigilante », ils sont neutralisés. Les boucles d’autorégulations sont détruites. On ira jusqu’au bout, pas de la nuit, mais de la ruine.

BRUNO BERTEZ Le Jeudi 13 Juin 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON:

13/06/2013 Publié par | Alerte Rouge, Allemagne, Art de la guerre monétaire et économique, Asie hors émergents, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Etats-Unis, Europe, Formation a la gestion de portefeuille, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Hedge Funds, Private Equity..., Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Japon, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Pays Emergents, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | | 7 Commentaires

Politique friction du Mercredi 12 Juin 2013: La France doit réécrire sa mémoire collective. par Bruno Bertez

Politique friction du Mercredi 12 Juin 2013: La France doit réécrire sa mémoire collective. par Bruno Bertez

Ce qui frappe l’étranger qui entre en contact avec les Français, surtout ceux de haut niveau, ce sont leurs certitudes. Les Français ne doutent pas un seul instant d’avoir raison sur tout. 

Le compte rendu récent, dans un organe Suisse, d’un voyage de sénateurs Français  après des autorités du pays en atteste: ils ne doutent de rien et profèrent énormités sur énormités sans sourciller. Les Suisses traient cela avec humour, ils ont tort: Pourquoi? Parce que ce pays est pollué par la culture Française, le mal Français, les erreurs Françaises. Tout se transmet par la ligne de fausse bien pensance des internationales socialistes. La Suisse est sous contagion. 

Nous nous demandons souvent comment se fait-il que le mensonge et l’imbécillité réussissent si bien?

Nous ne trouvons à ce jour que des réponses partielles, mais déjà les partielles apportent un peu de compréhension.

la France vue par la presse suisse

   Il est évident qu’il y a une similitude énorme entre la situation du gouvernement Hollande et celle de Mitterrand. Hollande en un an c’est la contraction de Mitterrand en 3 ans.

On part sur des rêves, on se heurte au réel , on le nie , puis on cède et on se soumet.

On masque le tout dans un galimatias verbeux et on détourne l’attention sur le sociétal et les grands mots creux.

Ensuite on tourne le dos radicalement, cyniquement à ses analyses et ses promesses. On met au rencart le thème de l’égalité, on le remplace par le thème de la compétitivité… On essaie de tendre la main aux patrons et on marche sur les travailleurs, en pensant tout bas, de toutes façons, ils n’ont pas le choix….

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12/06/2013 Publié par | Cela se passe près de chez vous, Douce France, Idées Courtes, Idées Fausses, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Spectacle de la Société, Les Tribulations de la Kleptocratie | | 3 Commentaires

Bons baisers de Russie….

Bons baisers de Russie….

Depardieu_20se_20lache_20_C3_A0_20nouveau

09/06/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Douce France, Droit, propriété, propriété intellectuelle, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Spectacle de la Société, Les Tribulations de la Kleptocratie, Répression Financière, Une info importante qui peut en cacher une autre | 3 Commentaires

Humour: L’abbé "comique" François "No Land": La crise est finie!!!

Humour: L’abbé "comique" François "No Land":  La crise est finie!!!  

François Hollande :  "La crise dans la zone euro est terminée". C’est la phrase du jour. Elle a été prononcée par François Hollande au troisième et dernier jour de sa visite au Japon….

France unemployment rate ILO  French government spending   France trade balance since 1970France new car registrations  French unemployment rate by age 

EN BANDE SON:

09/06/2013 Publié par | Cycle Economique et Financier, Douce France, Japon, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie | 8 Commentaires

La complaisance déplacée de l’Amérique à l’égard de son déficit par Martin Feldstein

La complaisance déplacée de l’Amérique à l’égard de son déficit par Martin Feldstein

Les Etats-Unis restent confrontés à un déficit budgétaire dangereux, même si on pourrait ne pas en être conscient au vu de la complaisance qui domine les discussions budgétaires à Washington. Considéré comme un problème urgent jusqu’il y a peu, le déficit fédéral est maintenant relégué sur la liste d’attente de la politique américaine.

Le changement de point de vue a été déclenché par les nouvelles prévisions de déficit qui ont été récemment publiées par le Congressional Budget Office, l’organisme technique indépendant chargé de conseiller le Congrès sur les questions budgétaires. Selon le rapport du CBO, le déficit budgétaire américain va diminuer de 7% du PIB en 2012 à 4% en 2013. Cette diminution reflète la réduction des dépenses publiques consacrées aux programmes du secteur de la défense et d’autres secteurs, qui sont le résultat du « séquestre » budgétaire en place depuis mars, ainsi que la hausse des recettes causée par l’augmentation des taux d’impôts sur le revenu et des charges sociales depuis la fin de 2012.

Plus frappante encore est la projection du CBO selon laquelle le déficit continuera à diminuer rapidement, pour atteindre seulement 2,1% du PIB en 2015 avant de remonter progressivement jusqu’à peine 3,5% du PIB en 2023 – la fin de la période de prévision officielle du CBO. Cette évolution du déficit implique que le ratio dette / PIB du gouvernement restera à peu près au niveau actuel de 75% au cours des dix prochaines années.

Malheureusement, ces chiffres largement médiatisés ont peu de chance de se confirmer dans la réalité : en effet, même le CBO ne pense pas qu’ils représentent ce qui va se produire effectivement. Au lieu de cela, ces prévisions officielles représentent un scénario « de référence » que le CBO est tenu de présenter. Le « budget de référence » de la CBO suppose que tous les éléments de réduction du déficit présents dans la loi actuelle resteront inchangés. Ces éléments incluent, par exemple, une vieille exigence législative que les paiements aux médecins du programme public Medicare soient fortement réduits dans les années à venir, une exigence que le Congrès a reporté chaque année.

Afin de fournir des indications plus utiles, le CBO présente un « scénario budgétaire alternatif », qui évite ces caractéristiques hautement improbables. Ce scénario prévoit que le déficit budgétaire annuel sera de nouveau à 4,7% du PIB au bout de dix ans, avec un ratio dette / PIB à 83% et en augmentation. De plus, ces estimations sont fondées sur l’hypothèse optimiste que l’économie retournera progressivement au plein emploi, accompagné d’une faible inflation et de taux d’intérêt modérés.

Les fonctionnaires et autres personnes qui sont en faveur d’une stimulation de la croissance via l’augmentation des dépenses du gouvernement ignorent le scénario alternatif plus réaliste du CBO. Ils étayent leur argument selon lequel le déficit n’est pas un problème immédiat en pointant les très faibles taux d’intérêt sur la dette publique à long terme, grâce à un rendement de 2% sur le bon du Trésor à dix ans et un taux d’intérêt réel négatif sur les obligations du Trésor protégées contre l’inflation (TIPS). Le problème, c’est que ces faibles taux ne reflètent pas le sentiment du marché ordinaire ; au contraire, ils proviennent du fait que la Réserve fédérale achète désormais plus de titres à long terme que le gouvernement n’en émet pour financer le déficit budgétaire.

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09/06/2013 Publié par | Changes et Devises, Commentaire de Marché, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Retraite, Démographie et Vieillissement, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | | Poster un commentaire

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