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L’Edito du Dimanche 19 Mai 2013: Notre scénario, survol et articulation avec ce que l’on voit Par Bruno Bertez

L’Edito du Dimanche 19 Mai 2013: Notre scénario, survol et articulation avec ce que l’on voit Par Bruno Bertez

   Vous savez, car vous faites partie de nos fidèles lecteurs, que nous affirmons que les marchés d’actions sont chers. Que les analystes qui prétendent le contraire sont des incapables. Que la Fed, qui vient de réitérer une étude scandaleuse qui aboutit à conseiller l’achat du S&P 500 est un ramassis d’escrocs.

Vous savez aussi, si vous ne l’avez pas oublié, que nous sommes acheteurs d’actions depuis février 2009 et que nous le restons.

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Le 9 Mars 2009 les Marchés atteignaient leur point bas, le 11 Mars 2009 ce blog ouvrait ses portes résolument bullish sur les actions !!!

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Si vous nous lisez attentivement, vous avez également remarqué que nous avons, de moins en moins, donné des opinions de trading, à la hausse ou à la baisse. Vous savez que nous considérons qu’il faut être naïf pour se séparer de ses obligations et fonds d’Etat maintenant et  pour croire à l’imbécilité de la Grande Rotation tout en affirmant que les porteurs de titres à revenu fixe seront en grande partie ruinés.

Vous savez, car nous le répétons, que le marché financier est le Grand Piège, le lieu de destruction de l’excédent de capital qui asphyxie le Système. Nous soutenons que les mouvements boursiers, la volatilité, sont  à votre détriment et qu’ils n’ont  qu’une fonction, faire passer votre argent de votre poche dans celles des banques et des gouvernements. Les marchés, affirmons-nous, sont un pré sur lequel on vous tond, vous les sheoples, dans le cadre  de la Grande Répression Financière en cours.

Il est temps, nous semble-t-il, de tenter de réconcilier tout cela et de monter la cohérence profonde du scénario sous-jacent, cohérence malgré les apparentes contradictions.

Il nous faut d’abord faire la liaison avec ce que l’on voit, non seulement la hausse des marchés, mais également avec ce que l’on entend, à savoir les argumentaires des haussiers, des bulls.

Pour cette raison, nous vous livrons le scénario dominant.

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19/05/2013 Publié par | Argentine, Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Etats-Unis, Formation a la gestion de portefeuille, Gold et Métaux Précieux, Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Japon, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | , | 14 Commentaires

Etude PEW Research : Les Français s’écartent du nord et se rapprochent du sud ; les divergences avec l’Allemagne s’accroissent fortement Par Bruno Bertez

Etude PEW Research : Les Français s’écartent du nord et se rapprochent du sud ; les divergences avec l’Allemagne s’accroissent fortement Par Bruno Bertez

PEW Research a publié une étude importante sur l’attitude des Européens à l’égard de l’Europe. 

Cette étude, de 78 pages, s’intitule  “The new sick man of Europe, the European Union”.  Autant dire que l’étude n’est guère très optimiste sur l’évolution de l’Europe. En particulier, elle note le soutien de moins en moins important des populations à l’idée européenne. Les tendances dissociatives provoquées, non seulement par la crise, mais encore plus par les remèdes à cette crise, prennent de plus en plus d’ampleur.

EN LIEN: http://www.zerohedge.com/news/2013-05-13/just-say-non-new-sick-man-europe-support-eu-plunges-france-and-most-european-countri

Nous vous donnons ci-dessous l’essentiel de ce qui concerne la France.

La partie française s’intitule : « France in free fall », la France en chute libre.

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16/05/2013 Publié par | Allemagne, Changes et Devises, Cycle Economique et Financier, Déflation, Douce France, Europe, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | | Un commentaire

Les Clefs pour comprendre du Mardi 14 Mai 2013 : Alerte rouge. Bernanke a parlé. Il a planté le panonceau DANGER. par Bruno Bertez

Les Clefs pour comprendre du Mardi 14 Mai 2013 : Alerte rouge. Bernanke a parlé. Il a planté le panonceau DANGER. par Bruno Bertez 

Les historiens ne trouveront pas de mots assez durs pour qualifier le comportement et les choix des banquiers centraux.Malheureusement ces mots ne leur viendront que plus tard , bien plus tard quand le mal aura été fait .

Vendredi dernier, Bernanke a parlé, mais avant de vous dire ce qu’il a dit , il faut dresser le tableau logique , organique,  schématique, de la situation. Le cadre dans lequel les paroles sont prononcées.

La presse , qui devrait etre en quelque sorte l’histoire au quotidien,  portera une lourde responsabilité. La presse ou plus exactement les journalistes, puisque la presse cela n’existe pas, c’est une entité, une abstraction. Derrière les institutions il n’y a que des hommes.

Les oppositions politiques également, qui n’aurons pas su dénoncer, démystifier l’action des banquiers centraux comme l’une des actions les aventureuses, mégalomaniques, les plus cyniques jamais menées par des responsables de la conduite des affaires.

Les compétiteurs stratégiques des pays concernés , comme l’Allemagne, la Chine , la Russie sont des laches, eux  qui ont compris depuis longtemps la dangerosité des politiques monétaires non conventionnelles pratiquées par les anglo -saxons et maintenant le Japon.

Il aura manqué un De Gaulle , un Rueff pour dénoncer ces manipulations monétaires crimininelles qui dressent les citoyens des différents  pays et les peuples les uns contre les autres.

 

   La Reserve Fedérale américaine , la Bank of Japan , la Bank of Japan et quelques autres inondent le monde global de liquidités gratuites. Certains, comme Draghi vont mème, pour attiser le feu, jusqu’à dire qu’ils envisagent d’aller plus loin dans l’ignominie en instaurant les taux négatifs. On inonde la planète  de liquidités gratuites, distribuées au système financier pour qu’il fasse monter le prix des actifs, pour qu’il supprime le prix du risque, pour qu’il entretienne ce que l’on appelle l’appétit pour le risque lequel n’est que le gout de la spéculation. On gère la crise financière par le jeu.  

Cette politique injecte dans le circuit global près de 200 milliards de dollars par mois par le biais d’achats de titres qui portent un rendement. Cette politique est un retrait de rendement du système mondial et en mème temps une injection de monnaie à rendement nul. Si vous achetez quelque chose qui rapporte et que vous payez avec quelque chose qui ne rapporte rien , vous retirez du rendement du système, c’est l’évidence mème. Donc vous augmentez le pool des liquidités en quete de rendement au moment mème ou vous en retirez. Ce faisant , vous attisez la concurrence pour le peu de rendement qui reste. Tout se passe comme si vous augmentiez la soif tout en asséchant le puits, en confiquant l’eau.

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Ron Paul : Je crois qu’il va y avoir une crise économique et politique. L’économie, dans le monde, et pas seulement aux Etats-Unis, est bien plus faible que ce que l’on nous en dit. Je pense que le taux de chômage aux Etats-Unis dépasse les 20%. Je pense même qu’il y a vraiment de l’inflation avec le dollar. Bien sûr, l’inflation peut être définie comme l’augmentation de l’offre de monnaie et de crédits, et tout le monde sait qu’ils impriment 85 milliards de dollars par mois, cela peut être vu comme de l’inflation.  (…) Je m’attends à ce qu’il y ait bien plus de chaos, et ce ne sera pas limité à l’Europe, ce sera un phénomène mondial auxquels les Etats-Unis n’échapperont pas. Il y a tant de distorsions flagrantes dans le monde, parce que nous avons désobéi aux lois économiques, et on ne peut pas faire ça, quoi que Ben Bernanke vous dise» 

Jim Rogers  « Le président actuel de la banque centrale [américaine] est un homme qui ne comprend pas l’économie, il ne comprend pas les finances, il ne comprend pas les devises, tout ce qu’il comprend, c’est l’impression d’argent. Toute sa carrière intellectuelle a été consacrée à l’étude de l’impression d’argent, et vous savez, on lui a confié les planches à billets. Et il a dit : « Je vais faire tourner les planches à billets aussi rapidement que je le peux ».

Ron Paul: «J’ai demandé à Ben Bernanke si l’or était de l’argent et il a répondu « non ».

Jim Rogers: «Je pensais qu’il mentait ou qu’il stupide, mais il était sous serment, donc je présume qu’il ne mentait pas ».

Jim Rogers: « Ils ne vont pas confisquer nos comptes bancaires, ils prendront nos comptes de retraite et nos « 401k » [système d’épargne retraite par capitalisation], ils diront « vous avez tous eu tellement de mal à gagner de l’argent pour le mettre sur vos 401k, donc ce que nous allons faire,  nous allons vous épargner, et nous allons vous donner des obligations d’Etat à 30 ans garanties, et vous aurez 3% d’intérêt, et en échange, vous nous donnez les actifs qui se trouvent sur vos comptes de retraite. 

Ron Paul: «Je n’en doute pas une minute [qu’ils confisqueront les comptes de retraite]. Ils feront ce qu’ils pensent nécessaire, ils utiliseront la force, ils utiliseront l’intimidation, ils utiliseront les armes parce que vous ne pouvez pas empêcher l’Etat, le soi-disant Etat de droit, de contrôler l’argent ».

http://www.sovereignman.com/ron-paul-jim-rogers-on-the-government-theyll-use-force-and-theyll-use-intimidation/

 

Que se passe- il? 

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14/05/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Hedge Funds, Private Equity..., Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Répression Financière, Une info importante qui peut en cacher une autre | , , , , | 5 Commentaires

Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez(Réédition)

Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez (Réédition)

La Banque Centrale d’Australie, la RBA,  vient de baisser son taux directeur à 2,75% contre 3% auparavant.La baisse était attendue par les économistes, mais elle est venue plus tôt que prévu. On l’attendait pour Juin. C’est un signe que la dernière baisse intervenue en Décembre n’a pas produit les résultats escomptés. Nous sommes en-dessous des taux qui avaient prévalu en 2009, lors de la crise. Le niveau bas de cette époque, 3%, avait été qualifié par les autorités de taux de crise, « emergency low ». On est en-dessous du taux de crise.

Les raisons invoquées par la RBA sont, comme à l’accoutumée: la croissance plus faible que prévu, le chômage qui monte, le secteur manufacturier qui plonge, des exportations qui s’essoufflent. Il s’agit de stimuler l’économie, l’emploi, le logement, mais il est aussi ajouté explicitement l’objectif de  faire chuter la devise. Le dollar australien est trop cher, il vaut 1,01 dollar US, il valait 60 cents du même dollar en 2009. C’est le résultat de la spéculation dite « risk-on ».

Pourquoi s’intéresser à l’Australie? C’est loin, a priori , nous ne sommes pas concernés. Et puis, des baisses de taux directeurs, ce n’est pas rare. Sur les 168 décisions prises par les 90 Banques Centrales cette année, plus de 20% ont été des décisions de baisse. Un chiffre qui va croissant. Rien que la semaine dernière, il y a eu quatre baisses dans le monde, dont celle de la BCE. Justement,  il y a beaucoup de baisses de taux et une de plus, comme celle de la RBA, a valeur phare, cela veut dire quelque chose: le monde rentre dans une phase délicate, une nouvelle phase de ralentissement. Une fois de plus, malgré le printemps, les jeunes pousses de Bernanke, les « green shoots » ne sont pas au rendez-vous, les racines ont, une fois de plus, pourri.

La RBA a pris sa décision de façon anticipée parce que la situation se dégrade plus vite et plus profondément que prévu. Les espoirs de reprise au second semestre sont une fois de plus reportés.

La croissance globale recule, faiblit. Les organismes internationaux donnaient une prévision de 5,5% pour les émergents en 2013. Compte tenu du début d’année et des indicateurs PMI disponibles, on sera plus près des 4%. Pour les développés, ils donnaient 1,4%, mais il va falloir réviser plus près des 1%. Au total, compte tenu du poids respectif des émergents et des développés, on s’achemine vers une croissance globale qui ne sera pas supérieure à 2%. Et pour un pays exposé comme l’Australie, cela change tout.

L’Australie est un canari dans la mine en raison de son exposition aux matières premières. Elle subit à plein la baisse des quantités vendues et la baisse des prix alors que les investissements marquent un pic. Les derniers indicateurs chinois font peur, on est à la limite de la récession, avec un PMI à 50,6 seulement. Et puis, les  firmes chinoises ont encore des stocks énormes de matières premières.

Voici quelques chiffres du dernier PMI, celui d’avril pour l’Australie:

  • -PMI manufacturier 36,7  contre 44,4, sous les 50 c’est la récession
  • -En moyenne mobile 3 mois on est à 42,2 contre 43,4
  • -7 secteurs industriels sur 8 sont en recul
  • -les capacités utilisées sont 68,6 contre 71
  • -Les exports se contractent pour le 9e mois consécutifs
  • -L’emploi est en chute libre à 39,3 une dégringolade de 9,4 points

L’Australie a valeur importante dans le tableau de l’économie mondiale à plus d’un titre. Elle a bénéficié du grand cycle des matières premières, du grand bond chinois; elle a bénéficié d’afflux de capitaux considérables attirés par le risk-on, sa monnaie est un refuge anti-inflation, adossée aux commodities. Voilà pour les bons côtés car, à l’inverse, l’économie australienne est bullaire, les salaires ont dérapé, les prix des logements sont sortis de l’épure, le secteur manufacturier hors mines n’est plus compétitif, l’épargne intérieure est très faible, le pays dépend des entrées de capitaux étrangers. Les particuliers sont très endettés, la dette extérieure nationale a été multipliée par 5 entre 2008 et 2012.

Lombard Street Research

L’Australie est l’exemple de l’économie mal ajustée, vulnérable à la déflation et à un retour du risk-off. Elle est fragilisée par les excès antérieurs de la spéculation mondiale. Le secteur financier est hypertrophié, très exposé à l’international pour son refinancement.

banks

On dit que Soros a vendu pour 1 milliard de dollars australiens à découvert. Vrai ou faux, cela fait réfléchir. Le pays est l’exemple type de ce qui s’est passé et a dysfonctionné ces dernières années. Il suffirait que la fameuse transitivité se mette en branle et la situation pourrait devenir rapidement très sérieuse.  La situation fondamentale est vulnérable et déséquilibrée. Contrairement aux apparences, le chômage est très élevé. Le chiffre officiel est de 5,6%, mais le réel est de 11%, le sous-emploi est de 18%, 40% de la main d’œuvre est à temps partiel ou sous employée.

De « safe haven », le pays pourrait rapidement se transformer en enfer.

BRUNO BERTEZ Le Mardi 14 Mai 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON:

14/05/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Australie, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Emploi, formation, qualification, salaire, Idées Courtes, Idées Fausses, Immobilier, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Reuters, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | | Poster un commentaire

L’Edito du Dimanche 12 Mai 2013 : Quand Robin des Bois trahit le peuple par Bruno Bertez

 L’Edito du Dimanche 12 Mai 2013 : Quand Robin des Bois trahit le peuple par Bruno Bertez

Qu’il s’agisse de Bernanke ou de Draghi , ils prétendent lutter contre le chômage; qu’il s’agisse de Obama ou de Hollande, ils prétendent lutter contre les inégalités. Le mythe de la lutte contre le chômage, tout comme son jumeau, la lutte contre les inégalités, est utile, il permet de tromper les peuples et de faire précisément le contraire. Ce que les Pouvoirs disent n’est destiné qu’à masquer la réalité. Et c’est pour cela qu’ils sont élus.

Au fond, nous sommes persuadés que les gens le savent et qu’ils l’acceptent . Ils ont compris que chômage et l’aggravation des inégalités étaient des maux nécessaires… pour maintenir l’ordre/désordre établis. Au fond, les peuples ont peur, ils ont une peur panique du changement, de l’aventure, de prendre leur destin en mains et mettre toutes ces cliques dehors. Comme ils sont lâches, mais humains, ils trichent, ils se jouent la comédie. Ils votent pour des gens qui sont comme eux, dont ils savent qu’ils sont contre le changement, des gens qui sont les mieux à même d’entretenir leurs rêves, tout en ne touchant à rien d’essentiel. Les gens veulent qu’on leur fredonne l’air du changement.

    Les banquiers l’ont compris, qui, dans les médias à la botte, subrepticement, quotidiennement,  entretiennent la peur. La peur de l’Armageddon financier. Tous ces gens sont clivés, schizophrènes, capables -pas toujours sans rougir pour certains, suivez mon regard– ces gens  sont capables de dire une chose et de faire le contraire. En fait, ce ne sont pas des menteurs, car nous sommes persuadés qu’ils croient ce qu’ils disent, ils croient à leur promesse. Mais c’est à un certain niveau.  Et le secret de leurs capacités, c’est d’être capables de vivre en même temps plusieurs niveaux de réalité. Ceux qui ne sont pas convaincus eux-mêmes, qui ne sont pas aliénés dans leurs propres illusions, sont des cyniques et ceux-là ne sont pas convaincants, ils ne sont pas populaires.
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12/05/2013 Publié par | Commentaire de Marché, Emploi, formation, qualification, salaire, Idées Courtes, Idées Fausses, Innovation Technologique, scientifique ou financière, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Répression Financière | | 22 Commentaires

Abénomics made in Japan: Inspiré par la folie économique Par Mish

Abénomics made in Japan: Inspiré par la folie économique Par Mish

N’espérez pas d’un gouvernement et de sa banque centrale qu’ils tirent des leçons de l’Histoire. Notamment au Japon. Notamment aujourd’hui.

Takahashi

Lisez l’extrait suivant tiré de l’article Bank of Japan Finds Inspiration in a 1930s Iconoclast.

Le directeur de la banque du Japon, Haruhiko Kuroda, a annoncé l’arrivée d’une nouvelle dimension du quantitative easing en promettant de doubler les achats d’obligations de son gouvernement et d’étendre la base monétaire de son pays. La banque du Japon avait préalablement adopté une cible d’inflation de 2% sur deux ans. Le quantitative easing sera donc l’activité première de la banque sur le court terme, une stratégie qui ressemble de près à la réponse de la Réserve Fédérale à l’effondrement de Lehman Brothers Holdings Inc.

La décision de la banque du Japon marque un retour, au moins partiel, aux efforts peu orthodoxes du ministre des Finances Japonais du début des années 1930, Korekiyo Takahashi, qui selon Ben Bernanke avait ‘brillamment sorti le Japon de la Grande Dépression grâce à ses politiques de relance’.

Takahashi reçoit depuis peu à nouveau l’attention des économistes, historiens et responsables politiques. Au Japon, le nombre de publications à son sujet suggèrent un grand attrait du public pour ses politiques. La biographie From Foot Soldier to Finance Minister: Takahashi Korekiyo, Japan’s Keynes, écrite par Richard Smethurst, a connu un grand succès après avoir été publiée au Japon en 2010.

La fin de l’histoire

Mon ami Pater Tenebrarum, qui publie sur le blog Acting Man, m’a fait part de son opinion par mail :

‘Pour une raison que j’ignore, personne ne semble vouloir parler de la manière dont se sont achevées les politiques de Korekiyo Takahashi. Voici la fin de l’histoire… Le Japon finit par entrer en guerre, ce qui mit fin à l’hyperinflation et empêcha une destruction complète de l’économie Japonaise. Faire l’apologie des politiques de Takahashi revient un peu à faire l’apologie des politiques d’Hitler. C’est complètement absurde’.

Et pourtant, nous voilà encore en proie à l’absurdité Keynésienne.

Par MishGlobal Economic Analysis Publié le 17 avril 2013

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-inspire-par-la-folie-economique.aspx?article=4329692436G10020&redirect=false&contributor=Mish.

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Le dollar passe la barre symbolique des 100 yens

Le 10 Mai, le gouvernement japonais a tenté, au fil de ses interventions, de dissimuler sa satisfaction mais, en coulisse, l’équipe de Shinzo Abe, le premier ministre, savoure l’accélération, ces dernières heures, de la chute de la monnaie japonaise. Dans la nuit, le dollar est repassé pour la première fois en quatre ans au-dessus de la barre symbolique des 100 yens. A Tokyo, un billet vert achetait ce matin plus de 101 yens. Particulièrement emballés, les investisseurs de la place de Tokyo, qui notent que la baisse du yen fait mathématiquement gonfler les résultats comptables des entreprises nippones, ont fait bondir dans la matinée le Nikkei de près de 3%. L’indice a gagné 65% depuis la fin de novembre et l’enclenchement de la baisse de la devise nippone face aux grandes devises de la planète.

Depuis début janvier, le yen a ainsi perdu plus de 16% de sa valeur face à la monnaie américaine. C’est indéniablement une victoire pour le gouvernement conservateur japonais, qui estime que la force du yen – un dollar ne valait plus que 75 yens en octobre 2011 – avait largement participé à l’enlisement de l’économie dans la stagnation. Sans jamais admettre qu’il cherchait précisément à faire chuter la valeur de sa devise pour avantager notamment ses exportateurs, l’exécutif a bouleversé depuis le début de l’année la politique économique de l’Archipel afin, officiellement, de sortir le pays de la déflation.

Pour réorienter les prix à la hausse, et redonner de la confiance aux entreprises, Tokyo a impulsé une campagne de dépenses publiques et contraint la banque centrale (BoJ) à nourrir un vaste programme d’assouplissement quantitatif. Présidée par un allié de Shinzo Abe, la BoJ a promis de doubler, au cours des deux prochaines années, le volume de monnaie en circulation dans le pays. En théorie, ce mouvement doit redonner confiance aux entreprises et faire monter les prix, mais il participe aussi à la baisse du yen.

Présentant cette semaine leurs résultats, plusieurs grandes entreprises nippones ont reconnu que la baisse du yen avait un impact très positif sur leurs revenus. Toyota a ainsi indiqué que, sur les douze derniers mois, le recul de la devise avait dopé son profit opérationnel de 150 milliards de yens (1,2 milliard d’euros). D’autres groupes sont toutefois très handicapés par cette dépréciation qui renchérit le coût de leurs importations. Les grands électriciens qui achètent leur gaz naturel, leur pétrole et leur charbon à l’étranger ont notamment mis en garde contre une forte hausse des factures de courant, qui risque de peser rapidement sur le pouvoir d’achat des ménages, auquel le gouvernement espérait justement redonner confiance avec ses initiatives économiques osées.

Le Nikkei au-dessus des 14 000 points pour la première fois depuis juin 2008

Depuis la mi-novembre, le yen a perdu plus de 21% de sa valeur face au billet vert. Les fonds qui anticipent, avec cette dépréciation, une poussée comptable des résultats des exportateurs de l’Archipel – leurs gains effectués en dollars ou en euros à l’étranger apparaissent supérieurs lorsqu’ils sont rapatriés et convertis en yens – ont acheté en masse les titres des grands industriels nippons. Particulièrement porté par ce mouvement, le titre de Toyota… Toyota qui renoue avec les 10 milliards de profits 

Après des années difficiles, Toyota, le plus grand constructeur automobile mondial, a retrouvé, sur le dernier exercice fiscal, un niveau de profitabilité comparable à ceux qu’il connaissait avant la crise financière mondiale. Selon le quotidien japonais Nikkei, le groupe a ainsi annoncer cette semaine qu’il a enregistré un profit opérationnel de 1300 milliards de yens (10 milliards d’euros) sur la période allant d’avril 2012 à mars 2013, ce qui représente un bond de 270% par rapport à l’exercice précédent.

Il n’avait plus dépassé la barre symbolique des 1000 milliards de yens de profits depuis 2007. Sur l’année fiscale, sa performance aurait été portée par des ventes en hausse de 16% à 9,69 millions de véhicules et par une chute spectaculaire de la valeur du yen qui gonfle mathématiquement les montants de ses résultats réalisés à l’étranger.

Chaque dépréciation d’un yen face au dollar fait progresser de manière comptable les profits annuels de Toyota de 35 milliards de yens. Les analystes estiment qu’une poursuite de la baisse du yen et une bonne croissance des ventes du groupe, notamment sur le marché clé de l’Asie du Sud-Est, pourraient lui permettre de générer sur l’exercice fiscal en cours plus de 2000 milliards de yens de profits opérationnels.

Autre conséquence la chute du yen pousse Nissan à suspendre ses délocalisations

La récente chute du yen face aux grandes devises internationales aurait convaincu Nissan de renoncer, pour un temps au moins, à délocaliser la production de plusieurs de ses véhicules aux Etats-Unis. La dépréciation de la devise nippone,  aurait en effet permis de faire rebondir la profitabilité de ses chaînes d’assemblage situées dans l’Archipel et aurait redoré la compétitivité prix des véhicules exportés dans le monde depuis les usines locales.

Selon le quotidien financier Nikkei, le constructeur va donc continuer de fabriquer dans la préfecture de Fukuoka ses modèles Rogue et Murano, qui avaient pâti, jusqu’à la fin de l’année dernière, du yen fort. Originellement, le groupe pensait déplacer la production de 200’000 unités vers deux de ses sites américains. Sa production locale serait alors tombée de 1,19 million d’unités par an à 950’000 unités.

Le Nikkei estime que le groupe pourrait à terme toujours enclencher un transfert de la fabrication de ces modèles, mais il maintiendrait de l’activité localement en introduisant de nouvelles voitures pour le marché japonais. Depuis le début de l’année, plusieurs autres constructeurs, tels que Mazda ou Toyota, ont indiqué qu’ils pourraient doper leurs productions locales pour profiter du recul du yen.

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EN LIENS: http://www.zerohedge.com/news/2013-05-10/japanese-government-bonds-halted-limit-down-yields-spike-10-week-high-worst-day-5-ye

http://www.zerohedge.com/news/2013-05-09/south-korea-joins-global-currency-war-cuts-rates-response-abenomics

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/fa340554-a525-11e2-afc2-7ebb45946cc8/Faites_le_2222_et_demandez_Korekiyo_Takahashi#.UWtKQytajQY

EN BANDE SON: 

11/05/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Art de la guerre monétaire et économique, Asie hors émergents, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Indicateur des Marchés, Japon, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Une info importante qui peut en cacher une autre | | Un commentaire

La bulle chinoise semble être prête à éclater

La bulle chinoise semble être prête à éclater

L’augmentation du crédit et la diminution de la croissance économique annonce un désastre

EN LIENS: La corde pour nous pendre! Nouvelles de Chine  par Richard Dupaul

Mister Market and Doctor Conjoncture du Mercredi 1er Mai 2013:  Le retour des forces déflationnistes est incontestable par Bruno Bertez

Le 23 avril, HSBC Holding, une banque et organisation multinationale de services financiers, a publié pour le secteur manufacturier le Purchasing Managers Index (PMI), qui était au niveau de 50,5 au mois d’avril en Chine, ainsi que l’indice de la production manufacturière qui était à 51,1. Chaque indice était inférieur à ceux des mois précédents.

Ce jour là, l’indice boursier des actions A, publié par la bourse de Shanghai et évalué en yuans, a chuté de 2,57%. Cette baisse est considérée comme étant au-dessous de la zone de confort psychologique estimé à 2.200 points.

On n’a pas besoin d’être un expert du marché pour savoir que l’indice PMI n’était pas la seule raison de la chute de l’indice boursier.

Une semaine avant la publication des indices, le Bureau des statistiques du régime chinois a annoncé que le taux de croissance économique lors du premier trimestre 2013 était de 7,7%. Ce chiffre est beaucoup plus bas que les estimations des analystes.

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La croissance dans le secteur des services a fortement ralenti, en avril, en Chine pour retomber à l’un de ses plus bas niveaux des deux dernières années. Le 6 Mai, la banque HSBC a indiqué que son indice des directeurs d’achat (PMI) dans ce secteur clé avait été mesuré à 51,1 le mois dernier, loin de sa performance de 54,3 établie en mars. S’il reste au-dessus de 50, ce qui marque la limite entre une contraction et une expansion, cet indice PMI confirme que l’accélération de la croissance chinoise est plus difficile que prévu et que l’économie du pays reste fragilisée par l’enlisement de l’activité en Europe et la lenteur de la reprise aux Etats-Unis.

«Ce refroidissement de l’activité dans le secteur des services en avril est probablement une répercussion du ralentissement de la croissance manufacturière, du durcissement des contrôles sur le marché immobilier et de l’extension de la crise de la grippe aviaire», a commenté dans la matinée Qu Hongbin, l’économiste en chef d’HSBC pour la Chine. 

Vendredi en 15, le gouvernement chinois avait déjà diffusé plusieurs indicateurs montrant que la croissance de l’activité économique dans le pays avait perdu de son dynamisme. L’indice des directeurs d’achat du secteur non manufacturier avait notamment été annoncé à 54,5 en avril, en baisse de 1,1% en glissement mensuel, par le Bureau d’état des statistiques.

Le 10 mai le Bureau national des statistiques a annoncé que les prix à la production, qui constituent généralement un bon indicateur des prix futurs à la consommation, avaient baissé de 2,6% sur un an en avril.Cette diminution, plus substantielle que prévu par la plupart des économistes, est perçue comme le signe que la reprise économique en cours n’est pas très vigoureuse. Elle résulte manifestement d’une offre industrielle supérieure à la demande du marché. Dans ce contexte, certains économistes avancent l’hypothèse d’un geste de la banque centrale, et notamment d’une baisse des taux d’intérêts, qui permettrait théoriquement de dynamiser l’économie. Mais ce scénario est très loin de faire l’unanimité, du fait que l’économie chinoise reste marquée par des déséquilibres et que Pékin se doit, en particulier, de rester extrêmement vigilant afin de prévenir un emballement du crédit bancaire…et celui de l’inflation car l’inflation sest accélèrée en avril

Ainsi la hausse des prix à la consommation, principale jauge de l’inflation en Chine, s’est accélérée à 2,4% sur un an en avril, après avoir atteint 2,1% en mars, a rapporté jeudi le Bureau national des statistiques (BNS). Cet indice est suivi de près par Pékin qui redoute que la hausse des prix alimentaires, qui frappe davantage les ménages les plus défavorisés, ou l’envolée des prix immobiliers, ne déclenchent des troubles sociaux dans ce pays de plus de 1,3 milliard d’habitants. Ce résultat dépasse la prévision d’un panel d’économistes interrogés par l’agence financière Dow Jones, qui avait tablé sur une hausse des prix à la consommation de 2,2% en avril. «La hausse des prix à la consommation s’explique principalement par celle relativement importante des prix des légumes», a expliqué Yu Qiumei, analyste au Bureau national des statistiques. 

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11/05/2013 Publié par | Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Immobilier, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | Poster un commentaire

Pourquoi est-il de plus en plus difficile de réaliser des profits sur les marchés financiers ? par Pierre Leconte

Pourquoi est-il de plus en plus difficile de réaliser des profits sur les marchés financiers ? par Pierre Leconte

 

Les politiques monétaires des banques centrales, ne visant à gagner du temps sans jamais traiter au fond les déséquilibres récents et actuels dont l’aggravation est évidente, n’ont pour objectifs depuis plusieurs années que de : 

1/ permettre aux Etats de maintenir le plus longtemps possible leur endettement exponentiel qui continue de s’accroitre, pour leur éviter de devoir se déclarer en défaut, 

et de : 

2/ maintenir à flot les grandes banques privées et publiques dont les maigres actifs ne couvrent plus les colossaux passifs, pour leur éviter de devoir se déclarer en faillite. 

Pour atteindre ce double objectif, les dites banques centrales, pratiquant des politiques de répression financière à outrance, ont : 

1/ Institué des taux d’intérêt zéro, en réalité négatifs puisque inférieurs à la hausse des prix, ayant pour effet d’euthanasier mécaniquement la masse des rentiers dont le capital ne rapporte plus rien. 

2/ Cassé au moyen de divers mécanismes de manipulation les prix des actifs historiquement les moins risqués (comme l’or), pour en éloigner les investisseurs qu’elles ont ainsi nettement appauvris. 

3/ Dévalué leurs devises et crée une gigantesque quantité de monnaie fiduciaire de papier pour faire monter les prix des actifs qu’elles privilégient mais dont l’effet immédiat est la perte généralisée de pouvoir d’achat des détenteurs desdites devises que nous sommes tous. 

Tout cela dans le but d’orienter l’épargne disponible vers les actifs actuellement les plus risqués, à savoir les obligations et les actions, dont la bulle sciemment organisée (nécessairement temporaire parce que n’ayant plus aucune correspondance avec les économies réelles en croissance zéro ou en récession) permet aux banques centrales d’atteindre leurs objectifs à court terme initialement précités, à savoir de financer gratuitement les Etats et de générer des profits artificiels pour les grandes banques privées et publiques. Alors que tout le monde sait pertinemment que la bulle des obligations et des actions finira nécessairement par un krach d’une telle ampleur que tous leurs acheteurs finiront ruinés s’ils les conservent. 

De leur côté, les Etats écrasent épargnants et investisseurs sous une pression réglementaire et fiscale maximale, visant à leur permettre de contrôler tous les flux financiers et de les imposer le plus possible. Ce qui empêche toute reprise économique et diminution du chômage de masse, qui ne peuvent venir que d’un retour à une économie de liberté dans laquelle les impôts seraient fortement abaissés. 

Passons maintenant à la situation des marchés d’obligations et d’actions. Les premières ne peuvent rapporter que quand les taux d’intérêt baissent. Ceux-ci étant à leurs plus bas historiques  en réalité à des niveaux négatifs, les obligations n’offrent plus aucune perspective de profit. Quant aux actions, leur progression ne dépendant plus que des injections massives de liquidités artificielles créées par les banques centrales, leurs cours sont déconnectés de toute réalité économique. 

Il résulte de tout cela qu’il est de plus en plus difficile de réaliser des gains durables sur la plupart des marchés financiers, même en prenant des risques accrus, parce que leurs prix artificiels ne sont plus quantifiables (quel est le juste prix du dollar US contre telle ou telle monnaie, du Standard and Poors ou de l’or? Personne n’en sait plus rien et ne sait pas comment les mesurer). Il n’y a donc pas d’autre solution de gestion pour s’en sortir tant bien que mal que de réaliser des opérations rapides à court terme. C’est ce que nous faisons.

SOURCE ET REMERCIEMENTS: FORUM MONETAIRE DE GENEVE 

http://www.forum-monetaire.com/?p=8250

11/05/2013 Publié par | Commentaire de Marché, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Répression Financière | | Poster un commentaire

L’Edito du Dimanche 5 Mai 2013: Au bout du chemin, la servitude, merci Monsieur Rehn Par Bruno Bertez

L’Edito du Dimanche 5 Mai 2013: Au bout du chemin, la servitude, merci Monsieur Rehn Par Bruno Bertez 

Les socialistes et étatistes ont utilisé l’image des meutes de loups, des wolfpacks pour caractériser le comportement de la communauté spéculative mondiale lors des premières escarmouches de la crise européenne. Ce sont les wolfpacks qui ont gagné; elles ont obtenu:

1°) que l’on plonge les peuples dans l’austérité pour que leurs créances soient honorées

2°) que, pendant la période intermédiaire, la BCE de Draghi leur garantisse le plein de leurs créances par la promesse de rachat illimité de leurs créances pourries.

 

    ​Les usuriers ont gagné une bataille, sur le dos des institutions des peuples, les gouvernements et les Banques Centrales. Bien sûr, cela ne suffit pas. Les institutions, malgré leur opacité, n’existent pas, elles sont des tenants lieux, des intermédiaires, entre les usuriers et les peuples. Il reste maintenant donc, aux intermédiaires, sortes de fermiers-généraux collecteurs, de faire le sale travail, à savoir collecter, tondre les serfs pour rembourser les banquiers. 

La wolfpack a mué, changé de nature. La nouvelle wolfpack, ce sont les banquiers centraux et les gouvernements au service de sa Majesté, la Banque. La wolfpack tourne autour de sa proie, l’argent, les dépôts bancaires, les économies, la sécurité, la retraite des citoyens comme  une meute assoiffée de sang. Elle encercle, hurle, terrorise le peuple afin de le saisir à la gorge, sans défense, même sans combat. Impatiente de saisir sa proie et de la rapporter docile à ses maitres, comme de bons chiens bien dressés. Au passage, la wolfpack mute, elle se transforme en hyène, déchiquète les cadavres de l’économie productive.

 

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05/05/2013 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Douce France, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vices du Capitalisme, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | | 9 Commentaires

Les Clefs pour comprendre du Jeudi 2 Mai 2013: Le Rogoff-gate, une aubaine pour les socialistes Par Bruno Bertez

Les Clefs pour  comprendre du Jeudi 2 Mai 2013: Le Rogoff-gate, une aubaine pour les socialistes Par Bruno Bertez

Nous avons résisté, jusqu’à présent, à la tentation de commenter le Rogoff-gate. Vous savez,  c’est la découverte que Rogoff et Reinhart se sont soi-disant trompés dans leurs calculs lorsqu’ils démontrent que le seuil de 90% de dettes d’un Etat pénalise la croissance durablement. 

L’affaire est montée en épingle par les keynésiens, pure souche, et les socialistes (en fait, c’est la même chose) pour démolir les politiques d’austérité. Krugman, en particulier, comme il se doit, s’est montré comme à l’accoutumée à la fois le plus virulent et le plus de mauvaise foi. Les socialistes français essaient de rattraper Krugman dans la course à la mauvaise foi. Ils ont des handicaps, mais ils font de leur mieux.

 

   Rogoff et Reinhart ont produit un travail statistique mettant en évidence une corrélation entre le niveau de dettes étatiques et la croissance ou perte de compétitivité. Ce seuil serait de 90%. L’étude a été utilisée à des fins politiques pour justifier les politiques d’austérité. Elle a été utilisée par Rogoff et Reinhart pour se faire mousser et toucher des cachets de conférences colossaux. 

Apres vérification des calculs de nos deux zozos, il apparait, soit qu’ils se sont trompés, soit qu’ils ont menti. Nous avons toujours penché pour la seconde hypothèse, ils ont menti. Menti parce que c’était opportun et rentable.

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En Europe, l’article de Reinhart et Rogoff fait même figure de parole d’évangile. Il a servi de caution aux politiques d’austérité mises en place depuis le début de la crise financière.

Ainsi, Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, déclare en 2011: «Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff ont démontré la règle du 90%. Une dette publique élevée pèse sur l’activité économique et sur la dynamique entrepreneuriale et, en conséquence, grève la croissance. Cette conclusion est particulièrement importante actuellement pour l’Europe, où les niveaux de dette des principaux pays sont au seuil des 90%, seuil que les Etats-Unis ont déjà passé.»

Cette défaite intellectuelle des défenseurs de l’austérité survient tout juste quatre mois après que le Fonds monétaire international (FMI), en la personne de son chef économiste, Olivier Blanchard, a piteusement admis, qu’il avait significativement sous-estimé les multiplicateurs fiscaux, c’est-à-dire les impacts négatifs des mesures d’austérité sur la croissance. Le FMI a dans la foulée avoué qu’en conséquence, ses recommandations de politique économique n’étaient peut-être pas les meilleures possibles.

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Krugman n’a pas fait à ce jour moins de 8 articles pour descendre en flammes les  deux compères menteurs et ainsi enfoncer le clou de « plus de dette est souhaitable ». « More debt is better  », c’est le refrain de frère Paul, lequel fait valoir qu’en temps de guerre, on fait des déficits supérieurs aux déficits actuels et qu’il n’y a pas de catastrophe, on s’en sort.

Le frère Krugman, dans sa croisade pour la dette, avance qu’en 1943 les déficits étaient de 30,8% du GDP et que l’on n’en est pas mort, au contraire… De là, il envisage 1 trillion de dépenses nouvelles sans sourciller. Nous reviendrons bientôt sur les délires de frère Krugman, il vient d’écrire un livre intitulé: « End this depression »

         

Le Rogoff-gate, comparé au climate-gate de quelques années plus tôt a permis aux socialistes et keynésiens de se relancer et lancer une vigoureuse campagne contre l’austérité, entendez par là, l’Allemagne. On le voit en France sous la forme d’une charge anti-Merkel.

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02/05/2013 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Idées Courtes, Idées Fausses, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Monétarisme, Répression Financière, Trappe à Dettes | , , | 4 Commentaires

Mais où sont donc passés les Oints du Seigneur? par Charles Gave

Mais où sont donc passés les Oints du Seigneur? par Charles Gave

Les « Oints du Seigneur » sont ces gens qui se sentent appelés par une force supérieure à guider le Peuple, l’Europe, voir l’Humanité toute entière vers de lendemains qui chantent. Hélas, leur parcours vers la Gloire est en général accompagné de désastres inouïs. On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs me disent leur supporters. Ce à quoi je leur réponds que je vois beaucoup d’œufs cassés mais jamais une omelette.

Le concept, mis au point par le grand économiste Américain Thomas Sowell (noir, ancien marine et patriote en diable) explique que ces bienfaiteurs de l’humanité procèdent toujours de la même façon.

  • Tout  d’abord, ils « identifient » un problème (qui en général n’existe que dans leur imagination).
  • Ayant identifié le problème, ils proposent une solution.
  • La solution implique toujours un accroissement du rôle de l’Etat, et comme ils sont en général payés par ce même Etat, un  accroissement de leur pouvoir à eux… Voila qui n’est guère surprenant.
  • Apres moult campagnes de presse, leur solution est adoptée. Ceux qui s’opposent à cette solution sont traités de réactionnaires et de petits esprits      égoïstes. (Eux , ils sont généreux, avec l’argent des autres, bien sur…)
  • La situation, à chaque fois se dégrade très rapidement APRES L’ADOPTION DE LA  « SOLUTION ».
  • Qu’à cela ne tienne, nos oints du Seigneur ont déjà dans leurs cartons (j’ai      presque envie de dire dans leur boite à outils), une solution aux problèmes que la précédente solution a apporté…
  • Et on repart pour un tour…

L’exemple parfait de cette démarche peut se trouver dans l’Euro

Avant l’Euro, l’Europe allait tres bien.

Depuis nous vivons en plein cauchemar. Et on attend toujours l’acte de contrition des oints du Seigneur de l’époque et de leur chefs bien aimés les ineffables messieurs Delors et Trichet qui à eux deux ont été capables de ruiner leur pays en vingt ans.On ne peut qu’être admiratifs.Ruiner un pays aussi riche et talentueux que la France, en aussi peu de temps, requiert une intelligence exceptionnelle.

J’écrivais il ya 12 ans que l’Euro allait foutre en l’air l’Europe, nous y sommes.

Et la solution que propose monsieur Attali (oint du Seigneur entre tous, et depuis fort longtemps, il n’y a pas un désastre auquel il n’a pas participé activement depuis 1981) est de supprimer la Démocratie, en donnant le Pouvoir à un Conseil de Sages (dont il ferait partie, bien sur) ce qui est après tout le but ultime de toute cette Classe de sangsues: supprimer la Démocratie et créer des instances dirigeantes non soumises à l’élection (pouah!) pour rouler dans des voitures de fonction avec chauffeur sans jamais craindre de devoir prendre le Metro à nouveau.

Ils y sont arrivés à Bruxelles, pourquoi pas à Paris?

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01/05/2013 Publié par | Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Douce France, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie | | 2 Commentaires

Mister Market and Doctor Conjoncture du Mercredi 1er Mai 2013: Le retour des forces déflationnistes est incontestable par Bruno Bertez

Mister Market and Doctor Conjoncture du Mercredi 1er Mai 2013:  Le retour des forces déflationnistes est incontestable par Bruno Bertez

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Le taux du 10 ans US est revenu dans les plus bas de l’année.

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 Finie l’idiotie de la Grande Rotation : Les matières premières sont dans les plus bas, les capitaux commencent à fuir les émergents,  les bourses des émergents ne se sont pas solidarisées du rally Américain, l’Australie est en difficulté,  les grands producteurs de matières premières commencent à deleverager , le marché chinois des actions est le canari dans la mine!

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L’Australie taille dans son budget 

Le retour à l’équilibre est compromis par le niveau du dollar australien et la baisse des exportations.

Le budget australien pour 2012/2013 sera amputé de 7,5 milliards de dollars australiens (5,9 mds d’euros), affecté par la fermeté du dollar et le repli des exportations lié au recul de la demande chinoise en matières premières, a annoncé le ministre des Finances. Wayne Swan présentera le budget en mai avant des élections législatives en septembre, données perdues pour le parti travailliste au pouvoir malgré une croissance toujours élevée (+3,1% au 4e trimestre 2012 sur un an) et un chômage relativement bas, à 5,6% en mars, au plus haut toutefois depuis trois ans.

Le gouvernement prévoyait de ramener le budget à l’équilibre au cours de l’exercice courant mais y a renoncé en décembre. Le dollar fort et le ralentissement du taux de croissance de la Chine pèsent sur les industries exportatrices en particulier le secteur minier.

«Cela a porté un coup violent aux recettes fiscales de 7,5 milliards de dollars depuis la révision (des prévisions de budget) à la fin du premier semestre», a déclaré Wayne Swan à la télévision publique ABC. Et «bien entendu l’impact ne sera pas circonscrit à cette année budgétaire mais concernera également les prévisions pour le futur», a-t-il averti.

L’Australie bénéficie depuis plusieurs années de la forte demande des pays émergents en matières premières

La Chine est au bord de l’implosion financière sous le poids de son shadow banking system. Les provinces chinoises n’arrivent plus à refinancer leurs paiements d’intérêt, le roll over des dettes des provinces est bloqué, les CDS du secteur financier se retendent etc etc…

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La prolifération d’un système bancaire parallèle opaque et vaguement réglementé (voire pas réglementé du tout) en Chine a soulevé des craintes quant à une possible instabilité financière. Mais quels sont au juste l’étendue et le degré de risque du système bancaire parallèle chinois?

China shadow banking

Selon la Commission Chinoise de Contrôle Bancaire (CBRC), le système bancaire parallèle (toutes les opérations au crédit non réglementées par les mêmes normes que les prêts bancaires classiques) a augmenté de 800 milliards de yens (130 milliards de dollars) en 2008 à 7,6 trillions de yens en 2012 (environ 14,6% du PIB). On a estimé que l’activité totale hors bilan en Chine – composée de crédits à des promoteurs immobiliers (30-40%), des administrations locales (20-30%), des petites moyennes entreprises (PME), des particuliers et à des emprunteurs de crédit relais – est estimée à 17 trillions de yens en 2012, soit approximativement un tiers du PIB.

Le terme de «système bancaire parallèle» a pris de l’importance pendant la crise des subprimes aux Etats-Unis pour justifier les capitaux non-bancaires sur le marché financier, tel que les fonds monétaires, les valeurs adossées à des créances mobilières et les produits dérivés spéculatifs, habituellement financés par des banques d’affaires et par de grands investisseurs institutionnels. En 2007, le volume des transactions du système bancaire parallèle aux États-Unis a dépassé celui des actifs bancaires classiques.

Le Conseil de stabilité financière a estimé que le total des actifs du système bancaire parallèle mondial en 2011 s’élevait à 67 trillions de dollars, dont 23 milliards de dollars pour les Etats-Unis, 22 trillions de dollars pour la zone euro et 9 milliards de dollars pour le Royaume-Uni.

Le montant du système bancaire parallèle chinois s’élève seulement à environ 2,2 trillions de dollars.

Le système bancaire parallèle en Chine est dominé par le prêt aux emprunteurs à haut-risque, tels que les administrations locales, les promoteurs immobiliers et les PME. Il est finalement financé par des dépôts de réseaux bancaires, des produits de gestion de patrimoine et par le capital à risque privé. Ainsi le vrai problème de la Chine n’est pas le volume du système bancaire parallèle, mais sa qualité et la capacité du système bancaire à absorber des pertes potentielles. Les forces du marché et les conflits politiques ont déclenché l’émergence du système bancaire parallèle en Chine. Avec la Banque populaire de Chine (PBOC) qui maintient ses taux d’intérêt artificiellement bas, les petits épargnants ont commencé à profiter des taux de rendement plus élevés offerts par les administrations locales, les promoteurs immobiliers et les PME, qui ont eu besoin de financement pour maintenir les investissements et pour s’adapter au nouvel environnement du marché.

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Ce qui trompe c’est le fait que cette fois la déflation revient par la périphérie mondiale. Un peu à l’image de ce qui s’est fait en Europe. Lorsque les tendances déflationnistes reviennent et que l’on commence à fuir le risque. En fait c’est le marginal, le périphérique qui fournit les premiers symptômes.

 

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01/05/2013 Publié par | Agefi Suisse, Allemagne, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Chinamerica, Commentaire de Marché, Déflation, Indicateur des Marchés, l'hérésie keynésienne, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme | | 9 Commentaires

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