Il est temps, nous semble-t-il, de tenter de réconcilier tout cela et de monter la cohérence profonde du scénario sous-jacent, cohérence malgré les apparentes contradictions.
Il nous faut d’abord faire la liaison avec ce que l’on voit, non seulement la hausse des marchés, mais également avec ce que l’on entend, à savoir les argumentaires des haussiers, des bulls.
Pour cette raison, nous vous livrons le scénario dominant.
Qu’il s’agisse du Dollar US Index qui forme un double top (pouvant signaler la fin de sa hausse), de l’or et de l’argent-métal ou de l’indice HUI des sociétés minières qui se trouvent exactement sur leurs lignes majeures de support (pouvant signaler la fin de leurs baisses) ou des indices boursiers comme le SMI suisse (souvent emblématique des marchés d’actions) qui forme une tête-épaule généralement négative et du S+P500 américain qui vient d’atteindre sa dernière résistance (pouvant signaler le début de leurs retournements baissiers), la plupart des marchés financiers sont à des niveaux de prix critiques indiquant qu’il est sage de se mettre quelques jours en situation d’attente (avec des positions les plus légères possibles) avant qu’ils donnent des signaux déterminants soit de fin de tendances, soit de début de nouvelles impulsions. Mai 2013 restera à coup sûr dans l’histoire financière comme un mois dont on se souviendra longtemps parce que “ça passe ou ça casse” ! Pour ce qui concerne les informations fondamentales, dont les liens ci-dessous donnent un aperçu, rien n’a changé: les bulles entretenues sur les actions et les obligations par les banques centrales restent évidentes et leurs manipulations à la baisse des monnaies et des métaux précieux le restent aussi.
Comme indiqué précédemment, le non franchissement du double top sur le Dollar US Index, du fait par exemple de l’implosion de l’administration Obama compromise dans plusieurs scandales majeurs -financiers mais aussi d’autres portant violation de la Constitution US- et qui échoue complétement à gérer démocratiquement les USA, ou bien d’un autre évènement significatif de portée générale (de géopolitique internationale par exemple), entrainant une rechute de cette monnaie, aurait des répercussions significatives sur l’ensemble des marchés (en particulier les métaux précieux qui alors pourraient entamer une correction significative -probablement temporaire mais néanmoins bienvenue pour ceux qui sont coincés avec du métal acheté trop cher dont ils profiteront alors pour s’en défaire- puisque c’est la hausse du dollar US qui est l’élément moteur de leur chute, indépendamment des manipulations de ces métaux par les banques centrales occidentales -via l’instauration d’un double marché du métal-papier et du métal-physique, le volume du papier atteignant plusieurs centaines de fois celui du physique- et des ventes à terme systématiques des bullion banks qu’elles financent pour casser leurs prix -ce qui n’est hélas pas prêt de cesser tant que les cours desdits métaux n’auront pas atteints leurs coûts de production et que les sociétés minières ayant fait faillite auront cessé d’en produire, ce qui alors entrainera la chute de leur offre en dessous de leur demande donc la remontée mécanique violente de leurs prix-).
Objet : Barack Obama’s Presidency Is Imploding – Business Insider
Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez (Réédition)
La Banque Centrale d’Australie, la RBA, vient de baisser son taux directeur à 2,75% contre 3% auparavant.La baisse était attendue par les économistes, mais elle est venue plus tôt que prévu. On l’attendait pour Juin. C’est un signe que la dernière baisse intervenue en Décembre n’a pas produit les résultats escomptés. Nous sommes en-dessous des taux qui avaient prévalu en 2009, lors de la crise. Le niveau bas de cette époque, 3%, avait été qualifié par les autorités de taux de crise, « emergency low ». On est en-dessous du taux de crise.
Les raisons invoquées par la RBA sont, comme à l’accoutumée: la croissance plus faible que prévu, le chômage qui monte, le secteur manufacturier qui plonge, des exportations qui s’essoufflent. Il s’agit de stimuler l’économie, l’emploi, le logement, mais il est aussi ajouté explicitement l’objectif de faire chuter la devise. Le dollar australien est trop cher, il vaut 1,01 dollar US, il valait 60 cents du même dollar en 2009. C’est le résultat de la spéculation dite « risk-on ».
Pourquoi s’intéresser à l’Australie? C’est loin, a priori , nous ne sommes pas concernés. Et puis, des baisses de taux directeurs, ce n’est pas rare. Sur les 168 décisions prises par les 90 Banques Centrales cette année, plus de 20% ont été des décisions de baisse. Un chiffre qui va croissant. Rien que la semaine dernière, il y a eu quatre baisses dans le monde, dont celle de la BCE. Justement, il y a beaucoup de baisses de taux et une de plus, comme celle de la RBA, a valeur phare, cela veut dire quelque chose: le monde rentre dans une phase délicate, une nouvelle phase de ralentissement. Une fois de plus, malgré le printemps, les jeunes pousses de Bernanke, les « green shoots » ne sont pas au rendez-vous, les racines ont, une fois de plus, pourri.
La RBA a pris sa décision de façon anticipée parce que la situation se dégrade plus vite et plus profondément que prévu. Les espoirs de reprise au second semestre sont une fois de plus reportés.
La croissance globale recule, faiblit. Les organismes internationaux donnaient une prévision de 5,5% pour les émergents en 2013. Compte tenu du début d’année et des indicateurs PMI disponibles, on sera plus près des 4%. Pour les développés, ils donnaient 1,4%, mais il va falloir réviser plus près des 1%. Au total, compte tenu du poids respectif des émergents et des développés, on s’achemine vers une croissance globale qui ne sera pas supérieure à 2%. Et pour un pays exposé comme l’Australie, cela change tout.
L’Australie est un canari dans la mine en raison de son exposition aux matières premières. Elle subit à plein la baisse des quantités vendues et la baisse des prix alors que les investissements marquent un pic. Les derniers indicateurs chinois font peur, on est à la limite de la récession, avec un PMI à 50,6 seulement. Et puis, les firmes chinoises ont encore des stocks énormes de matières premières.
Voici quelques chiffres du dernier PMI, celui d’avril pour l’Australie:
-PMI manufacturier 36,7 contre 44,4, sous les 50 c’est la récession
-En moyenne mobile 3 mois on est à 42,2 contre 43,4
-7 secteurs industriels sur 8 sont en recul
-les capacités utilisées sont 68,6 contre 71
-Les exports se contractent pour le 9e mois consécutifs
-L’emploi est en chute libre à 39,3 une dégringolade de 9,4 points
L’Australie a valeur importante dans le tableau de l’économie mondiale à plus d’un titre. Elle a bénéficié du grand cycle des matières premières, du grand bond chinois; elle a bénéficié d’afflux de capitaux considérables attirés par le risk-on, sa monnaie est un refuge anti-inflation, adossée aux commodities. Voilà pour les bons côtés car, à l’inverse, l’économie australienne est bullaire, les salaires ont dérapé, les prix des logements sont sortis de l’épure, le secteur manufacturier hors mines n’est plus compétitif, l’épargne intérieure est très faible, le pays dépend des entrées de capitaux étrangers. Les particuliers sont très endettés, la dette extérieure nationale a été multipliée par 5 entre 2008 et 2012.
Lombard Street Research
L’Australie est l’exemple de l’économie mal ajustée, vulnérable à la déflation et à un retour du risk-off. Elle est fragilisée par les excès antérieurs de la spéculation mondiale. Le secteur financier est hypertrophié, très exposé à l’international pour son refinancement.
On dit que Soros a vendu pour 1 milliard de dollars australiens à découvert. Vrai ou faux, cela fait réfléchir. Le pays est l’exemple type de ce qui s’est passé et a dysfonctionné ces dernières années. Il suffirait que la fameuse transitivité se mette en branle et la situation pourrait devenir rapidement très sérieuse. La situation fondamentale est vulnérable et déséquilibrée. Contrairement aux apparences, le chômage est très élevé. Le chiffre officiel est de 5,6%, mais le réel est de 11%, le sous-emploi est de 18%, 40% de la main d’œuvre est à temps partiel ou sous employée.
De « safe haven », le pays pourrait rapidement se transformer en enfer.
Pourquoi est-il de plus en plus difficile de réaliser des profits sur les marchés financiers ? par Pierre Leconte
Les politiques monétaires des banques centrales, ne visant à gagner du temps sans jamais traiter au fond les déséquilibres récents et actuels dont l’aggravation est évidente, n’ont pour objectifs depuis plusieurs années que de :
1/ permettre aux Etats de maintenir le plus longtemps possible leur endettement exponentiel qui continue de s’accroitre, pour leur éviter de devoir se déclarer en défaut,
et de :
2/ maintenir à flot les grandes banques privées et publiques dont les maigres actifs ne couvrent plus les colossaux passifs, pour leur éviter de devoir se déclarer en faillite.
Pour atteindre ce double objectif, les dites banques centrales, pratiquant des politiques de répression financière à outrance, ont :
1/ Institué des taux d’intérêt zéro, en réalité négatifs puisque inférieurs à la hausse des prix, ayant pour effet d’euthanasier mécaniquement la masse des rentiers dont le capital ne rapporte plus rien.
2/ Cassé au moyen de divers mécanismes de manipulation les prix des actifs historiquement les moins risqués (comme l’or), pour en éloigner les investisseurs qu’elles ont ainsi nettement appauvris.
3/ Dévalué leurs devises et crée une gigantesque quantité de monnaie fiduciaire de papier pour faire monter les prix des actifs qu’elles privilégient mais dont l’effet immédiat est la perte généralisée de pouvoir d’achat des détenteurs desdites devises que nous sommes tous.
Tout cela dans le but d’orienter l’épargne disponible vers les actifs actuellement les plus risqués, à savoir les obligations et les actions, dont la bulle sciemment organisée (nécessairement temporaire parce que n’ayant plus aucune correspondance avec les économies réelles en croissance zéro ou en récession) permet aux banques centrales d’atteindre leurs objectifs à court terme initialement précités, à savoir de financer gratuitement les Etats et de générer des profits artificiels pour les grandes banques privées et publiques. Alors que tout le monde sait pertinemment que la bulle des obligations et des actions finira nécessairement par un krach d’une telle ampleur que tous leurs acheteurs finiront ruinés s’ils les conservent.
De leur côté, les Etats écrasent épargnants et investisseurs sous une pression réglementaire et fiscale maximale, visant à leur permettre de contrôler tous les flux financiers et de les imposer le plus possible. Ce qui empêche toute reprise économique et diminution du chômage de masse, qui ne peuvent venir que d’un retour à une économie de liberté dans laquelle les impôts seraient fortement abaissés.
Passons maintenant à la situation des marchés d’obligations et d’actions. Les premières ne peuvent rapporter que quand les taux d’intérêt baissent. Ceux-ci étant à leurs plus bas historiques en réalité à des niveaux négatifs, les obligations n’offrent plus aucune perspective de profit. Quant aux actions, leur progression ne dépendant plus que des injections massives de liquidités artificielles créées par les banques centrales, leurs cours sont déconnectés de toute réalité économique.
Il résulte de tout cela qu’il est de plus en plus difficile de réaliser des gains durables sur la plupart des marchés financiers, même en prenant des risques accrus, parce que leurs prix artificiels ne sont plus quantifiables (quel est le juste prix du dollar US contre telle ou telle monnaie, du Standard and Poors ou de l’or? Personne n’en sait plus rien et ne sait pas comment les mesurer). Il n’y a donc pas d’autre solution de gestion pour s’en sortir tant bien que mal que de réaliser des opérations rapides à court terme. C’est ce que nous faisons.
Quinze jours après le krach sur l’or, la ruée sur les lingots se poursuit
Quinze jours après le krach sur l’or, la ruée sur les lingots se poursuit De Dubaï à Bangkok, la chute de 13% des cours mondiaux connue à la mi-avril a été mise à profit pour racheter du métal. Physique. Sous forme d’or et de lingots. Située au Tessin, la fonderie de la maison genevoise MKS dit avoir du mal à suivre
Vendre. Acheter. Vendre et acheter. Simultanément. Se débarrasser de l’or-assignat. Chasser l’or-métal. Profiter de la dépréciation du premier pour s’offrir le second. Le krach connu par le métal brillant sur les places d’échange internationales le lundi 15 avril – en deux jours les contrats reflétant la valeur du métal se sont retrouvés valoir 13% de moins – n’a pas été perdu pour tout le monde. La face cachée de la planète, celle disposant de pièces et de bijoux pour placer son épargne, s’est mise à acheter du métal jaune. En masse. Afin de tirer parti d’une dépréciation d’une violence inconnue depuis trente ans.
A vendredi 26 avril, 1048 sociétés du Russell 3000 représentant 61.3% de la capitalisation boursière ont publié leurs résultats trimestriels selon le consensus FactSet. Cela donne une idée assez complète sur la santé des entreprises et surtout sur les perspectives des prochains trimestres. Les résultats du premier trimestre ont été en moyenne 4.1% supérieurs par rapport au cadrage de fin février. Les sociétés financières ont eu le meilleur score avec +7.3% alors que les non financières ne faisaient que +3.2%.
Comme d’habitude, les sociétés ont à nouveau rabaissé les perspectives du 2ème trimestre (pour rebondir à l’arrivée…). 3.9% de moins au total, mais 5.1% pour les non financières alors que ces dernières affichent une bonne santé et maintiennent leurs prévisions à peu de choses près. Avec ses énormes profits, Apple a fortement impacté ces résultats. Excluant ce géant, les perspectives sont revues à la baisse de 2.8% pour l’ensemble et de 3.7% excluant les financières. Notre chiffre très préliminaire du mois dernier faisait état d’une révision globale de 2.5%.
Tous les secteurs du S&P500 ont vu leurs profits revus à la baisse à l’exception notoire du secteur financier.
Les secteurs les plus fortement revus à la baisse sont les produits de base et l’informatique enraison d’Apple, mais pas seulement. IBM a par exemple déçu, en revanche Google était superbe. La santé et la consommation non cyclique ont le mieux résisté. Il faut dire que les nouveaux marchés des tablettes et smartphones commencent à saturer et le marché attend la prochaine grande révolution.
Mais l’informatique, outil de productivité, est loin d’avoir dit son dernier mot et le secteur se confond de plus en plus avec l’industrie ou le commerce.
La conclusion la plus importante de ces parutions n’est pas sur les profits, mais dans les volumes de vente (donc l’activité économique). Les prévisions de volume de vente ont été abaissées en moyenne de 1.2% hors financières pour le 2ème trimestre, ce qui est historiquement élevé. Il faudra rattraper 1% de marge pour retrouver les niveaux de profits antérieurs. Les sociétés ont réussi à le faire au premier trimestre où les ventes n’ont même pas été à la hauteur des chiffres déjà révisés. Le plus grand marché mondial qu’est l’Europe et qui est en berne est partiellement responsable de cet état de fait. Tout le monde voit autour de lui les licenciements que les sociétés américaines pratiquent sans état d’âme en Europe à l’image de l’industrie automobile.
Nous en déduisons que les profits seront de plus en plus difficiles à réaliser et à développer si la reprise mondiale ne s’accélère pas. Les pôles de croissance restent heureusement nombreux dans les pays émergents pour les grands groupes européens et américains.
Le bilan du premier trimestre est provisoirement estimé à une hausse de 4% par rapport à l’an dernier et 2% ex financières. Le deuxième trimestre ressort dans les mêmes ordres de grandeur. Il faut attendre le 3ème et 4ème trimestre pour une croissance plus élevée grâce à un effet de base déprimé en 2012. L’ensemble de 2013 est attendu en hausse de 7.6% contre 4.6% en 2012. Il sera difficile de dépasserles 4 à 5% selon nous, qui correspondent à la croissance du PIB mondial plus l’inflation, car les marges sont en haut de cycle. JACQUES CHAHINE
Finie l’idiotie de la Grande Rotation : Les matières premières sont dans les plus bas, les capitaux commencent à fuir les émergents, les bourses des émergents ne se sont pas solidarisées du rally Américain, l’Australie est en difficulté, les grands producteurs de matières premières commencent à deleverager , le marché chinois des actions est le canari dans la mine!
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L’Australie taille dans son budget
Le retour à l’équilibre est compromis par le niveau du dollar australien et la baisse des exportations.
Le budget australien pour 2012/2013 sera amputé de 7,5 milliards de dollars australiens (5,9 mds d’euros), affecté par la fermeté du dollar et le repli des exportations lié au recul de la demande chinoise en matières premières, a annoncé le ministre des Finances. Wayne Swan présentera le budget en mai avant des élections législatives en septembre, données perdues pour le parti travailliste au pouvoir malgré une croissance toujours élevée (+3,1% au 4e trimestre 2012 sur un an) et un chômage relativement bas, à 5,6% en mars, au plus haut toutefois depuis trois ans.
Le gouvernement prévoyait de ramener le budget à l’équilibre au cours de l’exercice courant mais y a renoncé en décembre. Le dollar fort et le ralentissement du taux de croissance de la Chine pèsent sur les industries exportatrices en particulier le secteur minier.
«Cela a porté un coup violent aux recettes fiscales de 7,5 milliards de dollars depuis la révision (des prévisions de budget) à la fin du premier semestre», a déclaré Wayne Swan à la télévision publique ABC. Et «bien entendu l’impact ne sera pas circonscrit à cette année budgétaire mais concernera également les prévisions pour le futur», a-t-il averti.
L’Australie bénéficie depuis plusieurs années de la forte demande des pays émergents en matières premières
La Chine est au bord de l’implosion financière sous le poids de son shadow banking system. Les provinces chinoises n’arrivent plus à refinancer leurs paiements d’intérêt, le roll over des dettes des provinces est bloqué, les CDS du secteur financier se retendent etc etc…
La prolifération d’un système bancaire parallèle opaque et vaguement réglementé (voire pas réglementé du tout) en Chine a soulevé des craintes quant à une possible instabilité financière. Mais quels sont au juste l’étendue et le degré de risque du système bancaire parallèle chinois?
Selon la Commission Chinoise de Contrôle Bancaire (CBRC), le système bancaire parallèle (toutes les opérations au crédit non réglementées par les mêmes normes que les prêts bancaires classiques) a augmenté de 800 milliards de yens (130 milliards de dollars) en 2008 à 7,6 trillions de yens en 2012 (environ 14,6% du PIB). On a estimé que l’activité totale hors bilan en Chine – composée de crédits à des promoteurs immobiliers (30-40%), des administrations locales (20-30%), des petites moyennes entreprises (PME), des particuliers et à des emprunteurs de crédit relais – est estimée à 17 trillions de yens en 2012, soit approximativement un tiers du PIB.
Le terme de «système bancaire parallèle» a pris de l’importance pendant la crise des subprimes aux Etats-Unis pour justifier les capitaux non-bancaires sur le marché financier, tel que les fonds monétaires, les valeurs adossées à des créances mobilières et les produits dérivés spéculatifs, habituellement financés par des banques d’affaires et par de grands investisseurs institutionnels. En 2007, le volume des transactions du système bancaire parallèle aux États-Unis a dépassé celui des actifs bancaires classiques.
Le Conseil de stabilité financière a estimé que le total des actifs du système bancaire parallèle mondial en 2011 s’élevait à 67 trillions de dollars, dont 23 milliards de dollars pour les Etats-Unis, 22 trillions de dollars pour la zone euro et 9 milliards de dollars pour le Royaume-Uni.
Le montant du système bancaire parallèle chinois s’élève seulement à environ 2,2 trillions de dollars.
Le système bancaire parallèle en Chine est dominé par le prêt aux emprunteurs à haut-risque, tels que les administrations locales, les promoteurs immobiliers et les PME. Il est finalement financé par des dépôts de réseaux bancaires, des produits de gestion de patrimoine et par le capital à risque privé. Ainsi le vrai problème de la Chine n’est pas le volume du système bancaire parallèle, mais sa qualité et la capacité du système bancaire à absorber des pertes potentielles. Les forces du marché et les conflits politiques ont déclenché l’émergence du système bancaire parallèle en Chine. Avec la Banque populaire de Chine (PBOC) qui maintient ses taux d’intérêt artificiellement bas, les petits épargnants ont commencé à profiter des taux de rendement plus élevés offerts par les administrations locales, les promoteurs immobiliers et les PME, qui ont eu besoin de financement pour maintenir les investissements et pour s’adapter au nouvel environnement du marché.
Ce qui trompe c’est le fait que cette fois la déflation revient par la périphérie mondiale. Un peu à l’image de ce qui s’est fait en Europe. Lorsque les tendances déflationnistes reviennent et que l’on commence à fuir le risque. En fait c’est le marginal, le périphérique qui fournit les premiers symptômes.
Marc Faber: " Dr Doom" était de passage en Avril à Genève- Fidèle à son immense légende!
A l’occasion d’une conférence organisée par Natixis à Genève, le financier zurichois a clos la matinée de débats. Toujours contrariant, volontiers provocateur et amateur de bons mots, l’auteur du «Boom, gloom and doom report» anticipe une crise massive découlant en partie du surendettement américain et de leur politique monétaire et fiscale expansionniste, mais également de la Chine. Deux pays dont il se méfie des statistiques officielles. «Je ne saurais pas vous dire si cela se produira dans cinq, dix ou quinze ans, mais nous allons assister à une crise majeure à laquelle personne ne pourra échapper», a-t-t-il asséné, tout en convenant qu’en attendant, il fallait tout de même investir. Et en concédant que ses prévisions étaient floues quant au timing. La stratégie d’investissement est en revanche limpide et axée sur quatre classes d’actifs équipondérées: 25% d’actions, 25% en cash et obligations, 25% en immobilier et 25% en or. Avec une nette préférence pour la détention d’or physique, traditionnellement conservé dans un coffre. Ou, mieux encore, dans un port franc à Genève ou Singapour. En ce qui concerne l’immobilier, il privilégie l’investissement direct et la proximité géographique. Même raisonnement pour les actions: Nestlé, Novartis ou Roche. Mais pas les financières. Quant au cash et aux obligations, ils jouent un rôle de préservation de valeur.
EN LIEN: Interview de Marc Faber ( en Français ) sur l’or
Plaidoyer pour les actifs tangibles/ L’équipondération du portefeuille
L’auteur du «Boom, gloom and doom report» et du site internet éponyme,, Marc Faber se distingue non seulement par son style mais aussi et surtout par son analyse et sa stratégie d’investissement. Le financier zurichois, conscient des limites des analyses économiques purement quantitatives, s’est attaché à démontrer l’importance de facteurs qualitatifs comme la finalité de la dette: est-elle destinée à la consommation ou à l’investissement?
«Aucun pays n’est devenu riche avec la consommation, seul l’investissement créé de la valeur et il s’est effondré aux USA depuis 2000».
Même conclusion du côté des chiffres de l’emploi:
«Depuis la crise, les USA n’ont récupéré qu’environ 60% des emplois détruits, et la grande majorité de ces emplois sont des emplois mal payés ou dans des emplois peu qualifiés et donc créent peu de valeur».
La Fed devrait relever ses taux
L’auteur du «Gloom, Boom & Doom Report», estime que le loyer de l’argent est trop bas, alors que la croissance est soutenue
Quatre ans de croissance économique et des taux d’intérêt qui restent à zéro. C’est la contradiction qu’a voulu souligner Marc Faber, d’autant que les marchés financiers ont, eux aussi, rebondi depuis lors. L’indice des actions américaines, le S&P 500, a grimpé de 84% sur les quatre dernières années.
Planche à billets inefficace
S’il devait prendre la tête de la Réserve fédérale américaine (Fed), il «normaliserait les taux d’intérêt à un niveau bien plus élevé qu’aujourd’hui. En ce moment, la banque centrale ne s’occupe pas seulement de politique monétaire, mais aussi de politique budgétaire», a-t-il souligné. Il préférerait, quant à lui, encourager le gouvernement à réduire la dette et augmenter la participation du secteur privé, quitte à «menacer le gouvernement d’augmenter les taux d’intérêt encore davantage», a assuré ce Suisse installé en Asie depuis 1973.
Il a critiqué la banque centrale américaine, dont l’utilisation de la planche à billets n’est pas efficace. «Les fonds ne sont pas répartis de manière égale. Pire, ils alimentent des bulles», a-t-il prévenu. Ainsi, «au lieu de calmer la situation, cette politique accroît la volatilité» et risque de mener à «une crise majeure», selon le «Dr Doom». En outre, il a voulu pointer certaines incohérences: «Les bénéfices des entreprises sont au plus haut parce que les taux d’intérêt bas favorisent l’utilisation du capital plutôt que du travail.»
Dans son scénario, «Dr. Doom» anticipe une crise massive découlant en partie du surendettement américain et de leurs politiques monétaire et fiscale expansionnistes «qui ne seront pas éternelles», mais également de certains pays comme la Chine, dont l’endettement le préoccupe également.
Deux pays dont par ailleurs il se méfie des statistiques officielles et encourage à ne pas les prendre au pied de la lettre.
«Je ne saurais pas vous dire si cela se produira dans 5, 10 ou 15 ans, mais nous allons assister à une crise majeure à laquelle personne ne pourra échapper. Mais en attendant, il y a toujours des opportunités d’investissement».
L’Edito du Dimanche 28 Avril 2013: Que faire face aux maîtres du monde ? Par Bruno Bertez
Ne vous y trompez pas, nous ne sommes pas partisans des thèses conspirationnistes. Les maîtres du monde ne se cachent pas, ils œuvrent au grand jour. Simplement, ils profitent du fait que la chose monétaire est compliquée et que les peuples ne comprennent pas.
Pour comprendre ce qui se passe sur les marchés et dans le monde réel en ce moment, il faut revenir aux fondamentaux et les simplifier à l’extrême. C’est la complexité de la situation, caractérisée par l’entrelacs des causes et des effets, l’enchevêtrement des actions et réactions, qui empêchent de voir clair.
La situation se schématise de la façon suivante: excès de passif du système global sur son actif présent et même son actif futur anticipé.
Le passif est constitué de tous les papiers émis, monnaie, dettes, actions, retraites promises, répartitions sociales octroyées, couvertures santé, etc. etc.
L’actif est constitué de tous les assets existants et de la somme actualisée des cash-flows futurs, ou présenté autrement, l’actif est plus ou moins indexé sur la croissance future.
Le système s’est arrêté en 2008 par la prise de conscience que le monde était insolvable.
Willem Buiter, l’économiste en chef de la Citibank, a déterminé que pour recapitaliser toutes les banques de la zone euro, il faudrait réunir un fonds de 3.000 milliards d’euros – une somme colossale qui représente 30% du PIB de l’ensemble de la zone euro. Steen Jakobsen, l’économiste en chef de la Saxo Bank. estime quant à lui que le fonds devrait atteindre 2.000 milliards d’euros, ce que l’on pourrait atteindre avec une taxation des actifs de 10% à 15%. Déjà en 2011, le Boston Consulting Group avait indiqué qu’une taxe de 30% sur l’ensemble des actifs serait le seul moyen de sortir de la crise de l’euro.
Pire, toute l’ingénierie financière qui a été construite sur ces anticipations s’est grippée. Chacun a voulu retirer ses billes. Le système financier s’est bloqué sous le poids conjoint de l’insolvabilité, de la crise de liquidité et de la fuite devant le risque.
Tout cela est intervenu alors que la communauté spéculative mondiale était très chargée, le système était très leveragé.
Pour stabiliser tout cela, les marchés, les banques, le shadow banking system, on a injecté des trillions et des trillions dans le système, on a donné l’assurance des Etats au secteur privé, on a maquillé les bilans. On l’a fait en disant que c’était pour les économies réelles, pour lutter contre le chômage, etc.
Cela n’a jamais été vrai.
L’argent créé ne s’est pas comporté comme on pouvait l’espérer. Il n’est pas allé dans les économies réelles, il n’y a pas eu ce que l’on appelle « transmission de la politique monétaire ». Il a servi très partiellement à stabiliser les positions spéculatives globales, il a servi à des opérations spéculatives temporaires, des coups de fusil, mais surtout il a servi à renforcer la sécurité des banques et du système financier. Ce que l’on appelle rétablir la confiance. En effet, instruit par le grippage de 2008, les banques se sont dits, plus jamais cela: Plus jamais nous ne nous mettrons en position de ne plus pouvoir nous refinancer, nous allons constituer des réserves. Comme l’ont fait les pays asiatiques victimes de la crise de 1998. Ces réserves, elles sont là, accumulées dans les livres des Banques Centrales, oisives, même si elles rapportent un peu. L’essentiel de la quantité de monnaie fabriquée par les Banques Centrales est oisif. Neutralisé. Il n’a, si l’on veut, même pas le statut de vraie monnaie, tout au plus a-t-il le statut de monnaie potentielle.
La communauté spéculative mondiale n’a pas liquidé les positions qu’elle aurait dû liquider en 2008, on l’a incité à rouler ses positions. Elle a, pour ce faire, bénéficié d’un carry avantageux, l’argent pour financer les positions, n’a rien coûté, et ce carry avait beaucoup d’origines, puisque beaucoup de pays pratiquent les taux zéro et cherchent à faire baisser leurs devises. Il était assuré et pour ce faire d’ailleurs, les autorités n’ont cessé de promettre que les taux zéro étaient là pour longtemps.
Mister Market and Doctor Conjoncture: Bulletin d’alerte par le Doctor Copper!!!
Doctor copper le grand PHD de l’èconomie a cassé sa ligne de tendance haussière qui prévalait depuis 2009 : Ses prévisions de l’activité économique future ont toujours été meilleures que celles de Lagarde et du FMI.
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Bien qu’il soit indispensable à l’économie, le cuivre ne fait habituellement pas l’objet de spéculations. Il est relativement bon marché (même s’il augmente), lourd et facile à extraire. On ne le stocke donc pas pour jouer sur les variations de prix, à l’exception de quelques hedge funds : on l’achète pour l’utiliser au fur et à mesure.
La hausse des prix du cuivre reflète donc la convergence des standards de vie chinois, sud-américains, indiens et occidentaux, plutôt qu’une spéculation sur la valeur future du métal rouge. Comme le prix du papier, celui du cuivre est un bon baromètre économique.
On notera que des cours en baisse signent une détérioration de l’économie, alors qu’une hausse signe une reprise économique. De même une augmentation des stocks traduit une baisse de la demande des industriels ,alors qu’une baisse signe une forte demande des industriels concomitante d’une reprise économique.
Nous constatons depuis deux mois une dégradation de cet indicateur.
"Homo Homini Lupus" : Parce que Hobbes est un killer et Rousseau un doux rèveur….
Nouveau blog , nouvelle année, nouveau cycle ,nouvelle action…croix de bois, croix de fer, si nous mentons, nous allons en enfer…le regard est hagard mais l’écriture aussi…courte et acérée et souvent trop alambiquée, pressée par le temps, empressée d’embrasser l’actualité économique et financière…orthographe approximative….pensée sms pour une mise en lumière, un simple coup de projecteur sur un théâtre d’ombres financières témoins de nos passions et de nos désirs les plus obscurs…magnéto Serge et bienvenue donc à bord du radeau médusé: Capitaine "Devil"Virtual Lupus est à la barre du 1er site garanti 100% porno financier…parce qu’ici si on ne vous cache rien, on ne vous dit parfois, pas grand chose non plus….enfin en apparence….seulement en apparence…
le blog a lupus…un regard hagard sur l’écocomics et ses finances….
« Depuis que le Président Nixon a rompu le lien final entre le dollar et l’or, aucune monnaie majeure pour la première fois dans l’histoire n’a de connexion avec une commodity ». Milton Friedman, 1991.
« Il n’y a pas de moyen plus subtil et plus sûr de détruire les bases de la société que de débaucher la monnaie ». John Maynard Keynes,1920.
« Le papier monnaie sans ancrage s’est régulièrement avéré une malédiction pour le pays qui l’a employé ». Irving Fisher, 1921.
« Il y a de bonnes raisons de croire que la nature de la monnaie n’est pas vraiment comprise ». John Law, 1720.
« Nous pensons que si vous sapez les bases de la monnaie, vous sapez aussi les bases de l’économie. La difficulté est de définir quelle est la part de la structure de liquidités qui correspond à de la vraie monnaie » ; « la monnaie, je ne sais plus très bien ce que c’est ». Alan Greenspan, 2000.
« La liquidité, l’abondance monétaire, c’est quand on croit que l’on va vendre plus cher que l’on a acheté ». D. Kohn, 2003.
The Wolf international corporation edition est heureux de vous présentez ses bruits, cris et hurlements à l’oreille des Loups
Chronique des Matières Premières
Céréales, minerais ou pétrole, les ressources naturelles sont au cœur de l’économie. Chaque jour la chronique des matières premières décrypte les tendances de ces marchés souvent méconnus.
Fair Trade/ Le Blog de Jennifer Nille
Ce blog veut essayer de faire découvrir le monde obscur du trading. Il veut décrire comment les dark pools, algo-traders, MTFs,… fonctionnent, et ce qu’ils entraînent comme changement sur les marchés. Les autres acteurs (régulateurs et Bourses trad
Frogonomics
Commentaire et analyse de l’actualité économique par des universitaires français
Global Macro Monitor
We anticipate, monitor, and comment on market moving global economic and geopolitical issues. No dark side brooding, no wanting the world to end, no political rants. Traders, investors, policymakers, or market observers can’t afford to ignore us.
Immobilier-Finance-gestion
Le marché immobilier : articles, réflexions, études, indicateurs de tendance, courbes de Friggit, avantages fiscaux. La bourse, l’économie, la finance et votre retraite.
Institut Coppet
Que l’Etat se borne à être juste nous nous chargeons d’être heureux….
La Vitre Cassée
Le titre de ce blogue, “La vitre cassée”, n’a pas été choisi au hasard. Il fait référence au Sophisme de la vitre cassée exposé par Frédéric Bastiat dans son célèbre essai publié en 1850: Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas.
Le Blog de Bruno Colmant
L’objectif de son blog est de clarifier certains débats économiques avec un angle d’approche différent. Les sujets traités relèvent essentiellement des problèmes de dettes et déficits publics, de gestion des devises et de fiscalité.
Obamagate à répétition : Scandale d’écoutes téléphoniques, biais partisan du fisc américain dans certain… wp.me/psQMo-e6X via @lupus23 hours ago
Obamagate à répétition : Scandale d’écoutes téléphoniques, biais partisan du fisc américain dans certaines enquêtes, exploitation politique… 3 hours ago
RT @PhrasePolitique: « La seule chose que le socialisme ait jamais faite pour les pauvres est de leur donner beaucoup de compagnie. » L.W R… 5 hours ago
@CahiPaccio @b11alpina77 les mutuelles ne s'y trompent pas qui font exploser les cotisations après 45 ans....et plus après 50 si affinités! 13 hours ago
@CahiPaccio @b11alpina77 moi pas vu le nbre de cancers, diabet, maladie cardio, maladie pro, avc, et tout le toutim après 45 ans... 13 hours ago
"Le sexe, la drogue et le rock and roll sont au jeune fou ce que les textes, le grog et les patates chaudes sont au vieux Sage"
" Mieux vaut une fin terrifiante qu’une terreur sans fin "
"Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort… Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche"
"Ce qui ne peut perdurer finira forcément par cesser"
"Celui qui a péché par la Dette doit périr dans la Dèche"
« L’Ultraliberalisme et le Néokeynésianisme sont les deux faces d’une même pièce : Une sorte d’immense farce tragico-comique »
BRUNO BERTEZ
"Le Pouvoir et les richesses, à l'échelle de l'histoire passent toujours de ceux qui y ont titre à ceux qui y ont droit et le droit c'est le droit du plus fort"
« La valeur de l'or n'est pas liée a la tradition c'est plus fondamental que cela
L'or fait partie des archétypes qui constituent l'esprit humain au sens de Carl Jung et des alchimistes L'or est un symbole et c'est pour cela qu il est éternel
L'éternité du métal ne réside pas dans sa matière mais dans son caractère symbolique ancré dans l'âme humaine il est éternel et universel dans l'esprit humain
Mais pour comprendre cela il faudrait que Bernanke ait une culture !
L'or , le soleil, l'arbre , l'eau etc sont non pas des réalités concrètes mais des réalites symboliques qui peuplent et constituent le fond de la psyché partout et de tous les temps ! »
« Bernanke et Geithner veulent ce qu’ils appellent « un dollar fort ». Mais dans leur pensée et dans leur conception, un dollar fort ce n’est pas comme on le croit un dollar cher. C’est un dollar qui impose sa loi, c’est un dollar que l’on force à accepter, un dollar que l’on continue de stocker. Bref, un dollar qui, négativement, faute d’alternative et à la faveur de la puissance militaire, continue de bénéficier de son rôle de monnaie impériale, de safe-haven. Ils veulent un dollar à la fois faible en prix mais en même temps roi ».
”Les gens, y compris les économistes ont du mal à considérer et à comprendre que les états souverains sont des agents économiques comme les autres; soumis aux mêmes lois de la valeur , de la rareté et de la comptabilité; simplement ils sont plus gros que les autres et se sont octroyé le droit de tricher”
“Dans les temps anciens, les Banquiers prêtaient aux Rois, aux Souverains. Incapables de se modérer, les Souverains se su rendettaient et se mettaient en situation de défaut de paiement. C’est alors que les Banquiers faisaient pression sur le Roi, lui dictait sa politique fiscale. Placés sous tutelle, les Souverains pressuraient le peuple pour honorer les créances des Banquiers. Les Banques Centrales ont été créées pour aider les Banquiers à faire le plein de leur créances en ajoutant à l’impôt visible , l’inflation tax invisible. Quand la Banque Centrale octroie de l’argent à un Banquier, elle dilue l’argent qui se trouve dans les mains des citoyens. L’histoire de la Great Experiment de John Law, n’est rien d’autres que celle là, poussée à sa plus extrême limite, c’est le modèle de la Great experiment de Greenspan, puis Bernanke; la bulle de la Compagnie du Mississipi est l’ancêtre de toutes les bulles car elle a été soufflée volontairement, cyniquement ».
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L’Edito du Dimanche 19 Mai 2013: Notre scénario, survol et articulation avec ce que l’on voit Par Bruno Bertez
L’Edito du Dimanche 19 Mai 2013: Notre scénario, survol et articulation avec ce que l’on voit Par Bruno Bertez
Vous savez aussi, si vous ne l’avez pas oublié, que nous sommes acheteurs d’actions depuis février 2009 et que nous le restons.
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Si vous nous lisez attentivement, vous avez également remarqué que nous avons, de moins en moins, donné des opinions de trading, à la hausse ou à la baisse. Vous savez que nous considérons qu’il faut être naïf pour se séparer de ses obligations et fonds d’Etat maintenant et pour croire à l’imbécilité de la Grande Rotation tout en affirmant que les porteurs de titres à revenu fixe seront en grande partie ruinés.
Vous savez, car nous le répétons, que le marché financier est le Grand Piège, le lieu de destruction de l’excédent de capital qui asphyxie le Système. Nous soutenons que les mouvements boursiers, la volatilité, sont à votre détriment et qu’ils n’ont qu’une fonction, faire passer votre argent de votre poche dans celles des banques et des gouvernements. Les marchés, affirmons-nous, sont un pré sur lequel on vous tond, vous les sheoples, dans le cadre de la Grande Répression Financière en cours.
Il est temps, nous semble-t-il, de tenter de réconcilier tout cela et de monter la cohérence profonde du scénario sous-jacent, cohérence malgré les apparentes contradictions.
Il nous faut d’abord faire la liaison avec ce que l’on voit, non seulement la hausse des marchés, mais également avec ce que l’on entend, à savoir les argumentaires des haussiers, des bulls.
Pour cette raison, nous vous livrons le scénario dominant.
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19/05/2013 Publié par The Wolf | Argentine, Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Etats-Unis, Formation a la gestion de portefeuille, Gold et Métaux Précieux, Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Japon, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | Bruno Bertez, David Stockman | 4 Commentaires