Mister Market and Doctor Conjoncture du Mercredi 22 Mai 2013 : Une "englande" est plus dangereuse qu’une bulle par Bruno Bertez
Mister Market and Doctor Conjoncture du Mercredi 22 Mai 2013 : Une "englande" est plus dangereuse qu’une bulle par Bruno Bertez


Derrière une englande, il y a une volonté d’un homme ou d’un groupe d’hommes. Nous sommes dans le volontarisme, l’intentionnel, donc ce qui fait que normalement sur les marchés, on peut en étant vigilant opérer, tout cela fait défaut.
Il n’y a pas de répartition statistique. Les signaux font défaut. Les analyses techniques ou historiques ne servent à rien si ce n’est à tromper plus de gens.
Cela est particulièrement vrai de l’analyse chartiste : On déclenche les stops, on fait franchir les seuils techniques, on casse les formations et les figures à la main, à coup de pieds dans le c.l.
Cela a été fait à petite échelle dans les années 1929, il est évident que cela est fait en grand, au niveau global sous la conduite de Bernanke.
Le vrai problème c’est le relais; Il faut soit trouver des gogos relais, soit accepter le destruction, c’est à dire la ruine partielle de la masse des épargnants/classes moyennes. Dans les années 30 la solution a été trouvée par les destructions de la guerre.
La distinction entre "bulle " et « englande « est donc fondamentale dans la période présente; Nous y reviendrons.
Dans la bulle c’est la psychologie des foules, son exubérance qui est en action; Dans l’englande , c’est le cynisme des maitres du monde.
On peut étudier la foule, les signaux de son humeur, de ses excès, mais on ne peut savoir ce qui se passe dans les réunions confidentielles des maitres du monde.
Pourquoi ont il accepté par exemple le risque énorme de la dévaluation/guerre monétaire japonaise?
Les classes moyennes et épargnants lambda n’ont qu’un atout: leur résistance, leur passivité face au chant des sirènes de la Lorelei de la hausse des marchés. Ils ne viennent pas, les complices des maitres du monde sont entre eux, les requins dévorent les autres requins blessés, ceux qui sont"short".

BRUNO BERTEZ Le Mercredi 22 Mai 2013
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EN BANDE SON:
Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 21 Mai 2013: "L’englande du siècle!" par Bruno Bertez
Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 21 Mai 2013: "L’englande du siècle!" par Bruno Bertez


Le système ne peut supporter de hausse des taux un tant soit peu significative. Les intervenants financiers sont hedgés contre un risque de hausse des taux, mais qui couvre les hedgeurs ? Qui supporte le risque final? Il faut bien que quelqu’un assure contre la hausse des taux si la communauté financière est hedgée… Il y a un assureur caché quelque part, comme en 2008 et 2009, et cet assureur, vous ne le savez pas, mais …. c’est vous!
Si vous prenez une assurance "inondation" pendant une longue période de sècheresse, très longue, le prix des assurances s’effondre et tout le monde est couvert a peu de frais. Que se passe-t-il le jour, inéluctable ou les inondations arrivent? Eh bien il se passe que les sinistres se multiplient, couteux, graves et que les assureurs, en raison de la mauvaise appréciation des risques ne peuvent faire face et qui paie… vous , encore vous!
Le problème des taux artificiellement bas, est là, quand on veut en sortir.
Tout le monde est positionné dans l’autre sens. Le risque est plus que maximum, il est générationnellement catastrophique. Au point de vue strictement boursier nous sommes dans la situation de 1999. La hausse est forte, ininterrompue, les vendeurs a découvert sont étranglés, ils se rachètent jour après jour. Les grands prédateurs du type Goldman Sachs sentent l’odeur du sang, ils poussent à la roue, à la panique.

GS vient d’annoncer une prévision de 1750 pour le SP&500 en fin d’année. Pourquoi, à votre avis?
La situation économique est mauvaise, tout se disloque comme cela se passait dans le secteur techno en 1999/2000, donc la divergence entre l’euphorie boursière et le fondamental est énorme.
On va étrangler les shorts , essayer de faire venir le public pour le b….r et puis quand tous ces prédateurs auront balancé leur papier ou tenté de le faire, ce sera le trou.
Contrairement à ce que disent les commentateurs contrarians classiques, nous ne sommes pas dans une bulle, une manie boursière; Une bulle c’est une "manie" une folie temporaire comme lors des techno ou du housing , ici nous sommes dans l’escroquerie pure et simple, on envoie sciemment les gens à l’abattoir. Il n’y a ni manie des tulipes ni manie des valeurs du Mississipi, non il y a "l’englande" , il faut oser parler vulgairement ," l’englande du siècle".

BRUNO BERTEZ Le Mardi 21 Mai 2013
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Avertissement!!! du Mercredi 15 Mai 2013: Déflagration? Quand un "Abé sardonique" cache un grand "Prêtre supersonique"! par Bruno Bertez
Avertissement!!! du Mercredi 15 Mai 2013: Déflagration? Quand un "Abé sardonique" cache un grand "Prêtre supersonique"! par Bruno Bertez
Ce qui se passe aux Etats Unis est central, certes, mais la crise se joue également ailleurs.

"Toner Man’s making his flight Deflation is starting to bite His sole super power A Keynesian shower To the Banks under cover of night"
The Limerick King
Ce sont les Etats Unis qui donnent le la, mais chacun joue sa partition, les uns sont en avance sur le chef d’orchestre, c’est le cas du Japon ; d’autres sont en retard, c’est le cas de l’Europe. Et puis il y a ceux qui sont perdus, qui rament , pédalent entre les deux comme la Chine et ses voisins .
Nous soutenons que depuis le début de la crise, depuis 2008, le Japon est le modèle, le canevas, le scénario que nous allons suivre .
Pourquoi ? Parce que, sous un mode d’apparaitre différent, la crise est organiquement sinon la même, du moins isomorphe. Nous sommes dans une crise de surendettement, d’excès de passif, qui mute en crise financière, puis économique, puis qui remute en debt déflation, et enfin mute en crise de la monnaie et des finances publiques.
Si vous regardez bien, avec des habillages différents, les étapes sont les mêmes, les discours sont les mêmes, les débats sont les mêmes, en Japonais alors, en Anglais maintenant.
Et Nous soutenons que ce que font les japonais en ce moment, est suicidaire. Et Nous soutenons que les Etats Unis , face à l’échec du monétaire de Bernanke , passeront à la vitesse supérieure avec son successeur. Le policy mix deviendra le même, stimulation monétaire accrue, maintient voire augmentation du stimulus fiscal et en même temps promesse de réformes structurelles lesquelles ne verront jamais le jour.
Mais là n’est pas notre propos.
Nous souhaitons attirer l’attention que nous vivons une étape de complexification de la crise et que pour comprendre il ne suffit plus de suivre ce qui se fait aux Etats Unis. Tout s’entrelace, la crise américaine, le ralentissement phénoménal de la croissance en Chine, la déflation des commodities, le glut pétrolier, la reflation désespérée de Abe, la guerre monétaire dont sont victimes des pays cmme la Corée et l’Australie etc . Et nous ajoutons, le gâchis européen qui va évoluer après les élections allemandes.
Ce qui signifie que, ce que certains font ici, peut se trouver temporairement contré là.
La résultante des forces en action est incertaine, puisque les flux de capitaux restent libres.
Le mess, le bo….el japonais favorisent les européens au plan financier, ils bénéficient d’entrées de capitaux, au détriment de l’économie réelle par le biais du change par exemple.
Le ralentissement chinois favorise les Etats Unis par la déflation des matières premières, laquelle agit comme une ristourne de pouvoir d’achat dans le système américain etc Mais le dollar monte ce qui ne fait pas leurs affaires.
Tout se mélange, le plus et le moins, le monétaire et le bancaire, le bancaire et le financier, le financier et les changes, les changes et l’économie réelle, etc . On est en train de mettre en place un feed back loop, une transitivité incroyable, complexe, imprévisible.
Ce qui se passe sur le bonds japonais est grave, avec des JGB en limit down et un marché fragilisé, suspendu dans les airs, avec une expérience désespérée qui conduit en terre inconnue.



Et les idiots d’Américains applaudissent ! Ils oublient l’interconnexion et le fait que le YEN est monnaie de carry. Un pépin sur le YEN ou les JGB peut provoquer une fuite devant le risque incontrôlable au niveau mondial.
Quelle sera l’issue finale, quelles forces prendront le dessus, voilà pour nous la question majeure.


BRUNO BERTEZ Le Mercredi 15 Mai 2013
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Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez(Réédition)
Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez (Réédition)
La Banque Centrale d’Australie, la RBA, vient de baisser son taux directeur à 2,75% contre 3% auparavant.La baisse était attendue par les économistes, mais elle est venue plus tôt que prévu. On l’attendait pour Juin. C’est un signe que la dernière baisse intervenue en Décembre n’a pas produit les résultats escomptés. Nous sommes en-dessous des taux qui avaient prévalu en 2009, lors de la crise. Le niveau bas de cette époque, 3%, avait été qualifié par les autorités de taux de crise, « emergency low ». On est en-dessous du taux de crise.
Les raisons invoquées par la RBA sont, comme à l’accoutumée: la croissance plus faible que prévu, le chômage qui monte, le secteur manufacturier qui plonge, des exportations qui s’essoufflent. Il s’agit de stimuler l’économie, l’emploi, le logement, mais il est aussi ajouté explicitement l’objectif de faire chuter la devise. Le dollar australien est trop cher, il vaut 1,01 dollar US, il valait 60 cents du même dollar en 2009. C’est le résultat de la spéculation dite « risk-on ».

Pourquoi s’intéresser à l’Australie? C’est loin, a priori , nous ne sommes pas concernés. Et puis, des baisses de taux directeurs, ce n’est pas rare. Sur les 168 décisions prises par les 90 Banques Centrales cette année, plus de 20% ont été des décisions de baisse. Un chiffre qui va croissant. Rien que la semaine dernière, il y a eu quatre baisses dans le monde, dont celle de la BCE. Justement, il y a beaucoup de baisses de taux et une de plus, comme celle de la RBA, a valeur phare, cela veut dire quelque chose: le monde rentre dans une phase délicate, une nouvelle phase de ralentissement. Une fois de plus, malgré le printemps, les jeunes pousses de Bernanke, les « green shoots » ne sont pas au rendez-vous, les racines ont, une fois de plus, pourri.
La RBA a pris sa décision de façon anticipée parce que la situation se dégrade plus vite et plus profondément que prévu. Les espoirs de reprise au second semestre sont une fois de plus reportés.
La croissance globale recule, faiblit. Les organismes internationaux donnaient une prévision de 5,5% pour les émergents en 2013. Compte tenu du début d’année et des indicateurs PMI disponibles, on sera plus près des 4%. Pour les développés, ils donnaient 1,4%, mais il va falloir réviser plus près des 1%. Au total, compte tenu du poids respectif des émergents et des développés, on s’achemine vers une croissance globale qui ne sera pas supérieure à 2%. Et pour un pays exposé comme l’Australie, cela change tout.


L’Australie est un canari dans la mine en raison de son exposition aux matières premières. Elle subit à plein la baisse des quantités vendues et la baisse des prix alors que les investissements marquent un pic. Les derniers indicateurs chinois font peur, on est à la limite de la récession, avec un PMI à 50,6 seulement. Et puis, les firmes chinoises ont encore des stocks énormes de matières premières.
Voici quelques chiffres du dernier PMI, celui d’avril pour l’Australie:

- -PMI manufacturier 36,7 contre 44,4, sous les 50 c’est la récession
- -En moyenne mobile 3 mois on est à 42,2 contre 43,4
- -7 secteurs industriels sur 8 sont en recul
- -les capacités utilisées sont 68,6 contre 71
- -Les exports se contractent pour le 9e mois consécutifs
- -L’emploi est en chute libre à 39,3 une dégringolade de 9,4 points

L’Australie a valeur importante dans le tableau de l’économie mondiale à plus d’un titre. Elle a bénéficié du grand cycle des matières premières, du grand bond chinois; elle a bénéficié d’afflux de capitaux considérables attirés par le risk-on, sa monnaie est un refuge anti-inflation, adossée aux commodities. Voilà pour les bons côtés car, à l’inverse, l’économie australienne est bullaire, les salaires ont dérapé, les prix des logements sont sortis de l’épure, le secteur manufacturier hors mines n’est plus compétitif, l’épargne intérieure est très faible, le pays dépend des entrées de capitaux étrangers. Les particuliers sont très endettés, la dette extérieure nationale a été multipliée par 5 entre 2008 et 2012.



L’Australie est l’exemple de l’économie mal ajustée, vulnérable à la déflation et à un retour du risk-off. Elle est fragilisée par les excès antérieurs de la spéculation mondiale. Le secteur financier est hypertrophié, très exposé à l’international pour son refinancement.


On dit que Soros a vendu pour 1 milliard de dollars australiens à découvert. Vrai ou faux, cela fait réfléchir. Le pays est l’exemple type de ce qui s’est passé et a dysfonctionné ces dernières années. Il suffirait que la fameuse transitivité se mette en branle et la situation pourrait devenir rapidement très sérieuse. La situation fondamentale est vulnérable et déséquilibrée. Contrairement aux apparences, le chômage est très élevé. Le chiffre officiel est de 5,6%, mais le réel est de 11%, le sous-emploi est de 18%, 40% de la main d’œuvre est à temps partiel ou sous employée.
De « safe haven », le pays pourrait rapidement se transformer en enfer.


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Mister Market and Doctor and Doctor Conjoncture du Lundi 6 Mai 2013: Déflation ici, spéculation inflationniste là.
Mister Market and Doctor and Doctor Conjoncture du Lundi 6 Mai 2013: Déflation ici, spéculation inflationniste là.

Lacker Président de la FDR de Richmond vient de suggérer que la Fed sorte des MBS, les titres adossés à l’hypothécaire pour éviter de surstimuler le logement et de créer une autre bulle.
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" Il arrive un moment où je pense que la reprise que nous constatons sur le marché du logement signifie que nous devrions penser à réduire la part de notre portefeuille détenue en titres adossés à des créances immobilières", a dit le président de la Réserve fédérale de Richmond, Jeffrey Lacker.
Il a ajouté que ce désengagement devrait prendre environ deux ans et pourrait se faire en utilisant les remboursements de MBS pour acheter des obligations du Trésor américain, plutôt que de les réinvestir dans d’autres MBS, ou encore en réduisant le rythme d’achats de MBS (mortgage-backed securities)."
"Si nous ne le faisons pas, je pense qu’il y a un risque d’en faire trop et de stimuler de façon excessive le marché du logement, et nous avons vu le désastre que cela peut provoquer"
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La spéculation sur le logement aux Etats Unis prend des allures épiques, les offres ont à peine le temps d’être listées qu’elles sont raflées par des pools d’investisseurs. Plus de 60% des acquisitions sont faites au comptant tant ces pools débordent de liquidités.
L’an dernier les prix du logement ont monté de 10% dans l’ensemble du pays, mais dans les zones chaudes comme Las Vegas, ils se sont envolés de plus de 30%.

Les gros intervenants raflent le disponible et surpaient sur tout le monde, y compris les particuliers. Dans la région de Végas , Blackstone , Colony et American Home 4 Rent sont les rois du marché. On dit que ces nouveaux spéculateurs commencent à avoir des difficultés à imposer les hausses de loyer programmées.
Une autre inflation spéculative !
Le dernier chiffre des Margin debt , la dette qui finance les positions spéculatives sur le NYSE sont quasi au record absolu. Il s’en faut de moins de 2 milliards; on a atteint 379,5 milliards à fin mars contre 381,4 milliards , record absolu en juillet 2007. La dette sur marge a doublé depuis Mars 2008.
Le record de 2007 a été enregistré trois mois avant le krach.

La corrélation entre le niveau du S&P 500 et celle du niveau de la dette sur marge est exceptionnellement forte.

Les allusions de Bernanke à une éventuelle hausse du montant des QE au-delà des 85 milliards actuels n’a bien sûr pas calmé les joueurs.

BRUNO BERTEZ Le Lundi 6 Mai 2013
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Mister Market and Doctor Conjoncture du Vendredi 3 Mai 2013: La déflation est bien là mais elle est inégale par Bruno Bertez
Mister Market and Doctor Conjoncture du Vendredi 3 Mai 2013: La déflation est bien là mais elle est inégale par Bruno Bertez

Ne vous laissez pas influencer par les chiffres de l’emploi américain, la déflation est là et le ralentissement économique également. Tous les indicateurs précurseurs américains sont médiocres et surtout les plus importantes comme les ventes finales.

L’emploi n’est pas un indicateur fiable, c’est indicateur retard, lagging. Il exprime ce qui s’est passé il y a trois à six mois, il ne préfigure rien.
Ce n’est pour rien que les maitres du monde balancent 85 plus 75 billions de QE chaque mois, c’est à dire 160 milliards de dollars, c’est parce qu’ils savent…
L’Australie est plus que le canari dans la mine. Ce n’est pas seulement l’activité qui chute et l’économie qui s’effondre, c’est le risk financier qui revient. Car il faut savoir que l’Australie est un pays anglo-saxon, il pratique à grande échelle le deficit spending, il est mal géré, il a une bulle immobilière , il a une bulle des salaires , une bulle de la misallocation des ressources.


Bref il a tout pour être déstabilisé et déstabiliser les autres par le canal bancaire et celui des marchés. L’économiste Steve Keen avait une fois de plus raison et on dira une fois de plus que personne n’avait vu venir la crise n’est-ce pas ?


Voici quelques chiffres du dernier PMI, celui d’avril pour l’Australie:

- -PMI manufacturier 36,7 contre 44,4, sous les 50 c’est la récession
- -En moyenne mobile 3 mois on est à 42,2 contre 43,4
- -7 secteurs industriels sur 8 sont en recul
- -les capacités utilisées sont 68,6 contre 71
- -Les exports se contractent pour le 9e mois consécutifs
- -L’emploi est en chute libre à 39,3 une dégringolade de 9,4 points

Le super cycle des commodities c’est fini!
Le super cycle du miracle chinois, c’est fini!

BRUNO BERTEZ Le Vendredi 3 Mai 2013
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Mister Market and Doctor Conjoncture du Mercredi 1er Mai 2013: Le retour des forces déflationnistes est incontestable par Bruno Bertez
Mister Market and Doctor Conjoncture du Mercredi 1er Mai 2013: Le retour des forces déflationnistes est incontestable par Bruno Bertez
Le taux du 10 ans US est revenu dans les plus bas de l’année.
Finie l’idiotie de la Grande Rotation : Les matières premières sont dans les plus bas, les capitaux commencent à fuir les émergents, les bourses des émergents ne se sont pas solidarisées du rally Américain, l’Australie est en difficulté, les grands producteurs de matières premières commencent à deleverager , le marché chinois des actions est le canari dans la mine!
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L’Australie taille dans son budget
Le retour à l’équilibre est compromis par le niveau du dollar australien et la baisse des exportations.
Le budget australien pour 2012/2013 sera amputé de 7,5 milliards de dollars australiens (5,9 mds d’euros), affecté par la fermeté du dollar et le repli des exportations lié au recul de la demande chinoise en matières premières, a annoncé le ministre des Finances. Wayne Swan présentera le budget en mai avant des élections législatives en septembre, données perdues pour le parti travailliste au pouvoir malgré une croissance toujours élevée (+3,1% au 4e trimestre 2012 sur un an) et un chômage relativement bas, à 5,6% en mars, au plus haut toutefois depuis trois ans.
Le gouvernement prévoyait de ramener le budget à l’équilibre au cours de l’exercice courant mais y a renoncé en décembre. Le dollar fort et le ralentissement du taux de croissance de la Chine pèsent sur les industries exportatrices en particulier le secteur minier.
«Cela a porté un coup violent aux recettes fiscales de 7,5 milliards de dollars depuis la révision (des prévisions de budget) à la fin du premier semestre», a déclaré Wayne Swan à la télévision publique ABC. Et «bien entendu l’impact ne sera pas circonscrit à cette année budgétaire mais concernera également les prévisions pour le futur», a-t-il averti.
L’Australie bénéficie depuis plusieurs années de la forte demande des pays émergents en matières premières


La Chine est au bord de l’implosion financière sous le poids de son shadow banking system. Les provinces chinoises n’arrivent plus à refinancer leurs paiements d’intérêt, le roll over des dettes des provinces est bloqué, les CDS du secteur financier se retendent etc etc…
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La prolifération d’un système bancaire parallèle opaque et vaguement réglementé (voire pas réglementé du tout) en Chine a soulevé des craintes quant à une possible instabilité financière. Mais quels sont au juste l’étendue et le degré de risque du système bancaire parallèle chinois?
Selon la Commission Chinoise de Contrôle Bancaire (CBRC), le système bancaire parallèle (toutes les opérations au crédit non réglementées par les mêmes normes que les prêts bancaires classiques) a augmenté de 800 milliards de yens (130 milliards de dollars) en 2008 à 7,6 trillions de yens en 2012 (environ 14,6% du PIB). On a estimé que l’activité totale hors bilan en Chine – composée de crédits à des promoteurs immobiliers (30-40%), des administrations locales (20-30%), des petites moyennes entreprises (PME), des particuliers et à des emprunteurs de crédit relais – est estimée à 17 trillions de yens en 2012, soit approximativement un tiers du PIB.
Le terme de «système bancaire parallèle» a pris de l’importance pendant la crise des subprimes aux Etats-Unis pour justifier les capitaux non-bancaires sur le marché financier, tel que les fonds monétaires, les valeurs adossées à des créances mobilières et les produits dérivés spéculatifs, habituellement financés par des banques d’affaires et par de grands investisseurs institutionnels. En 2007, le volume des transactions du système bancaire parallèle aux États-Unis a dépassé celui des actifs bancaires classiques.
Le Conseil de stabilité financière a estimé que le total des actifs du système bancaire parallèle mondial en 2011 s’élevait à 67 trillions de dollars, dont 23 milliards de dollars pour les Etats-Unis, 22 trillions de dollars pour la zone euro et 9 milliards de dollars pour le Royaume-Uni.
Le montant du système bancaire parallèle chinois s’élève seulement à environ 2,2 trillions de dollars.
Le système bancaire parallèle en Chine est dominé par le prêt aux emprunteurs à haut-risque, tels que les administrations locales, les promoteurs immobiliers et les PME. Il est finalement financé par des dépôts de réseaux bancaires, des produits de gestion de patrimoine et par le capital à risque privé. Ainsi le vrai problème de la Chine n’est pas le volume du système bancaire parallèle, mais sa qualité et la capacité du système bancaire à absorber des pertes potentielles. Les forces du marché et les conflits politiques ont déclenché l’émergence du système bancaire parallèle en Chine. Avec la Banque populaire de Chine (PBOC) qui maintient ses taux d’intérêt artificiellement bas, les petits épargnants ont commencé à profiter des taux de rendement plus élevés offerts par les administrations locales, les promoteurs immobiliers et les PME, qui ont eu besoin de financement pour maintenir les investissements et pour s’adapter au nouvel environnement du marché.
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Ce qui trompe c’est le fait que cette fois la déflation revient par la périphérie mondiale. Un peu à l’image de ce qui s’est fait en Europe. Lorsque les tendances déflationnistes reviennent et que l’on commence à fuir le risque. En fait c’est le marginal, le périphérique qui fournit les premiers symptômes.

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Mister Market and Doctor Conjoncture: Bulletin d’alerte par le Doctor Copper!!!
Mister Market and Doctor Conjoncture: Bulletin d’alerte par le Doctor Copper!!!
Doctor copper le grand PHD de l’èconomie a cassé sa ligne de tendance haussière qui prévalait depuis 2009 : Ses prévisions de l’activité économique future ont toujours été meilleures que celles de Lagarde et du FMI.
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Bien qu’il soit indispensable à l’économie, le cuivre ne fait habituellement pas l’objet de spéculations. Il est relativement bon marché (même s’il augmente), lourd et facile à extraire. On ne le stocke donc pas pour jouer sur les variations de prix, à l’exception de quelques hedge funds : on l’achète pour l’utiliser au fur et à mesure.
La hausse des prix du cuivre reflète donc la convergence des standards de vie chinois, sud-américains, indiens et occidentaux, plutôt qu’une spéculation sur la valeur future du métal rouge. Comme le prix du papier, celui du cuivre est un bon baromètre économique.
On notera que des cours en baisse signent une détérioration de l’économie, alors qu’une hausse signe une reprise économique. De même une augmentation des stocks traduit une baisse de la demande des industriels ,alors qu’une baisse signe une forte demande des industriels concomitante d’une reprise économique.
Nous constatons depuis deux mois une dégradation de cet indicateur.

Marchés/Bilan hebdo : Philippe Béchade et Jean-Louis Cussac 26 Avril 2013
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Les Clefs pour Comprendre du Jeudi 23 Mai 2013: Déclaration de Bernanke ou Quand les "green shoots" voient…rouge par Bruno Bertez
Les Clefs pour Comprendre du Jeudi 23 Mai 2013: Déclaration de Bernanke ou Quand les "green shoots" voient…rouge par Bruno Bertez
"Early tightening could end growth": "Un resserrement prématuré pourrait casser la croissance".
Le point important c’est que si un resserrement à partir d’une politique ultra laxiste de taux zéro, de la création de 2 trillions de crédit fédéral met en danger la reprise, alors: Où sont les green shoots de la croissance autoentretenue? Où et.. quand?
S’agissant des excès et des risques spéculatifs, la doctrine de Bernanke est maintenant bien arrêtée: On n’utilise pas la politique monétaire, on ne resserre pas, on utilise les contrôles et l’arsenal règlementaire … dont il dit lui-même, par ailleurs, qu’il est insuffisant!
Nous vous proposons une idée:
Bernanke n’est pas sot, il sait qu’il fabrique des excès spéculatifs, et que ces excès se révéleront quand il faudra revenir à une politique moins accommodante. Pour lutter contre les effets de l’éclatement d’une bulle, on fabrique une nouvelle bulle, ailleurs. Quelle bulle reste disponible pour cet objet alors que l’on est déjà en train d’utiliser la marge qui était disponible pour regonfler une bulle immobilière?
House prices are exploding in much of the US, particularly California where prices have risen over 20% over the past year (Zillow).
Il y a une idée qui a été lancée il y a peu de temps, elle mérite réflexion approfondie, un économiste américain a lancé l’idée qu’il n’y avait pas de bulle en cours sur les assets, que la seule bulle en cours de gonflement était celle du cash. A méditer.
Si les responsables prennent conscience du fait que le cash fait bulle, c’est à dire qu’il y en a trop et qui ne va pas là où ils veulent, alors la réflexion la plus importante est celle-ci: que peuvent-ils imaginer, à la lueur de l’histoire qui permettrait de résorber la bulle de cash excédentaire? Comme en Argentine, souscription forcée aux titres du géant pétrolier national? Comme en Europe, prélèvement et prédation d’une partie des comptes bancaires? Conversions obligatoires? Contrôle des changes qui dévalue le cash détenu à l’étranger ? Voilà de quoi faire fonctionner ses méninges!
BRUNO BERTEZ Le Jeudi 23 Mai 2013
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23/05/2013 Publié par The Wolf | A Chaud!!!!!, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Une info importante qui peut en cacher une autre | Bruno Bertez | Un commentaire