Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 21 Mai 2013: "L’englande du siècle!" par Bruno Bertez
Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 21 Mai 2013: "L’englande du siècle!" par Bruno Bertez


Le système ne peut supporter de hausse des taux un tant soit peu significative. Les intervenants financiers sont hedgés contre un risque de hausse des taux, mais qui couvre les hedgeurs ? Qui supporte le risque final? Il faut bien que quelqu’un assure contre la hausse des taux si la communauté financière est hedgée… Il y a un assureur caché quelque part, comme en 2008 et 2009, et cet assureur, vous ne le savez pas, mais …. c’est vous!
Si vous prenez une assurance "inondation" pendant une longue période de sècheresse, très longue, le prix des assurances s’effondre et tout le monde est couvert a peu de frais. Que se passe-t-il le jour, inéluctable ou les inondations arrivent? Eh bien il se passe que les sinistres se multiplient, couteux, graves et que les assureurs, en raison de la mauvaise appréciation des risques ne peuvent faire face et qui paie… vous , encore vous!
Le problème des taux artificiellement bas, est là, quand on veut en sortir.
Tout le monde est positionné dans l’autre sens. Le risque est plus que maximum, il est générationnellement catastrophique. Au point de vue strictement boursier nous sommes dans la situation de 1999. La hausse est forte, ininterrompue, les vendeurs a découvert sont étranglés, ils se rachètent jour après jour. Les grands prédateurs du type Goldman Sachs sentent l’odeur du sang, ils poussent à la roue, à la panique.

GS vient d’annoncer une prévision de 1750 pour le SP&500 en fin d’année. Pourquoi, à votre avis?
La situation économique est mauvaise, tout se disloque comme cela se passait dans le secteur techno en 1999/2000, donc la divergence entre l’euphorie boursière et le fondamental est énorme.
On va étrangler les shorts , essayer de faire venir le public pour le b….r et puis quand tous ces prédateurs auront balancé leur papier ou tenté de le faire, ce sera le trou.
Contrairement à ce que disent les commentateurs contrarians classiques, nous ne sommes pas dans une bulle, une manie boursière; Une bulle c’est une "manie" une folie temporaire comme lors des techno ou du housing , ici nous sommes dans l’escroquerie pure et simple, on envoie sciemment les gens à l’abattoir. Il n’y a ni manie des tulipes ni manie des valeurs du Mississipi, non il y a "l’englande" , il faut oser parler vulgairement ," l’englande du siècle".

BRUNO BERTEZ Le Mardi 21 Mai 2013
llustrations et mise en page by THE WOLF
EN BANDE SON:
Alerte rouge du Mardi 21 Mai 2013: Dépôts bancaires, la vigilance s’impose à tous les niveaux, dès maintenant! par Bruno Bertez
Alerte rouge du Mardi 21 Mai 2013: Dépôts bancaires, la vigilance s’impose à tous les niveaux, dès maintenant! par Bruno Bertez



A tous les niveaux, cela signifie :
- 1 Politique
- 2 Financier
Politique, parce que les politiciens de droite et de gauche ont fait le choix de vous mentir. Quant aux autres, les extrêmes, ils ne travaillent pas, donc ils ne vous éclairent pas, ils ne cherchent qu’à récolter les mécontents. Plus il y en a et plus ils ont un gros marché potentiel, il ne faut donc pas compter sur eux pour être défendus.
Les politiques, Hollande en tète osent dire que la crise est finie, il l’a réaffirmé lors de sa conférence de presse. Les mêmes osent dire que les banques françaises sont saines et sans risque; Ils vous égarent délibérément. Egan Jones classe en catégorie spéculative type BB la plupart des banques françaises et il a raison; Le problème ce ne sont pas seulement les pertes enfouies dans les bilans, donc les faux bilans et les créances douteuses, le problème c’est l’accès au refinancement. Voilà ce que l’on vous cache. Les problèmes du capital insuffisant ou des pertes se comptent en dizaines ou centaines de milliards, celui du refinancement de gros est en trillions. Et de plus en dollars bien souvent, et non en euros.
Nous soutenons que si on triche, si on cache la vérité sur la situation réelle des banques, alors, on ne peut légitimement vous tenir pour responsables et vous obliger à financer les futures pertes. Vous ne pouvez être tenus pour responsables que pour ce que vous connaissez!… Les banques euros sont en faillite virtuelle, elles tiennent par les assurances de la BCE, les promesses de swaps de la FED, les fausses comptabilités, les maquillages de comptes, les certifications bidons des réviseurs, ceci exclut sauf recours à la violence que vous puissiez être tenus comme devant participer aux pertes. Ceci exclut, tant que les comptes ne sont pas honnêtes, que vous puissiez être mis à contribution. Si cela était fait, vous seriez légitime, face à la violence d’Etat à recourir vous-même à la violence.
Financier. Un groupe vient de déposer un projet à Bruxelles qui prévoit le bail in, la participation des soi-disant gros déposants bancaires aux éventuelles faillites; un gros déposant étant quelqu’un qui a plus de 100 000 euros sur son compte. Qu’est-ce que 100 000 euros pour préparer une retraite? Rien à coté du capital implicite qui assure le paiement des retraites des fonctionnaires.
L’excellent Charles Gave a dit ce qu’il fallait dire sur ce sujet.
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Un projet de législation européenne approuvé lundi par une commission du Parlement européen prévoit que l’épargne des petits déposants sera protégée à concurrence de 100.000 euros tandis que les titulaires de comptes disposant de soldes supérieurs risqueront de devoir passer des pertes en cas de faillite bancaire.
Ce projet fait écho à la solution retenue dans le dossier chypriote dans le cadre duquel les déposants les plus fortunés avaient été contraints d’accepter de passer des pertes pour éviter un naufrage du système bancaire local.
Pour entrer en vigueur, ce projet doit encore être approuvé par les 27 ministres des Finances de l’Union européenne et par les Parlementaires européens.
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Ce sont les Pays du Nord qui poussent dans cette direction de la confiscation des dépôts, pour réduire leur risque en cas de faillite bancaire. Ces pays préfèrent que ce soit vous qui payiez les additions de leurs âneries plutôt qu’eux. Vous n’avez choisi ni la politique suicidaire d’austérité, ni le sauvetage des banques coute que coute, ni de sauver les Pays du Sud, ni de maintenir en vie la Deutsche Bank etc… Rien de tout cela n’a été expliqué, débattu ou voté; seule la force et le mensonge l’ont imposé. Les plus gros risques européens ne sont pas français, ce sont Barclays et Deutsche Bank. Ne croyez pas les âneries sur la Suisse et le Luxembourg, ce sont idioties de gens qui ne savent pas lire un bilan bancaire et qui ne voient que le total du bilan sans savoir ce qu’il y a derrière.
Il y a deux échéances majeures en Europe
1 L’AQR, la procédure de contrôle et de vérification des actifs des banques avant la mise en place de la Banking Union; au cours de cette procédure, les « pots aux roses » risquent d’être découvert car les Pays du Nord ont intérêt a ce que rien ne soit caché, ils ne veulent pas payer pour le passé, pour les « cochonneries » cachées sous les tapis. Donc il y a un risque majeur de révélation.
2 Les élections en Allemagne. Merkel ment et triche, elle entretient l’ambiguïté sur la réelle position de son pays jusqu’aux échéances. Pourquoi? Parce que ses rivaux politiques sont internationalistes socialistes donc pour l’avilissement des monnaies, ils sont au service des banquiers. Et Merkel louvoie.
Que faire? Si vous êtes menacés, il vous faut réagir, vous préparer… Notre objectif est de vous aider à le faire .


BRUNO BERTEZ Le Mardi 21 Mai 2013
llustrations et mise en page by THE WOLF
EN BANDE SON:
Olivier Delamarche/BFM : "On assiste en direct à la mort du Japon" – 21 Mai 2013
Olivier Delamarche/BFM : "On assiste en direct à la mort du Japon" – 21 Mai 2013
Acheter au plus haut, c’est financer le krach par Myret Zaki
Acheter au plus haut, c’est financer le krach par Myret Zaki

Entrer dans le marché quand il a atteint son record historique, et que les perspectives de croissance sont des plus faibles, c’est hautement spéculatif. Certains professionnels de la finance, résolument «bullish» (haussiers), vous jureront que la hausse n’en est qu’à ses débuts. Et un Prix Nobel comme Paul Krugman arrive à regarder en face le S&P 500 au tracé vertical surréaliste – si ce n’est madoffien -, et à nous assurer qu’il n’existe aucune bulle boursière, que c’est là une vue de l’esprit. Et pendant ce temps, des investisseurs sophistiqués n’attendent que vos ordres d’achat pour se débarrasser maintenant de leurs titres. A vos dépens.
En achetant, les crédules sauvent les initiés
Il se pourrait qu’on revive l’année 2006, lorsque des investisseurs crédules, et même des banques, ont décidé au pire moment qu’il était temps de commencer à acheter des actifs subprimes. Cela a permis aux vendeurs initiés de Wall Street, qui savent sortir à temps d’un marché spéculatif, comme Goldman Sachs, de se délester de leurs actifs en passe de s’effondrer.
Puis vint juillet 2007: fin de partie, les acheteurs de dernière minute ont encaissé toutes les pertes. Il faut bien que quelqu’un finance le krach. Comment cela se passera-t-il cette fois, avec des marchés d’actions et d’obligations à leur sommet, dans lesquels on conseille vivement à des investisseurs de sauter à pieds joints, en leur faisant croire à une poursuite de la chevauchée fantastique?
Voyons sur quoi reposent les arguments «bullish». On compare la période actuelle à l’année 1982, qui fut suivie de deux décennies de hausse, et on nous dit qu’il serait dommage de rater ces fabuleux profits. Comparaison hasardeuse, car à cette époque les banques centrales n’intervenaient pas dans la Bourse.
La hausse ne devait pas tout, comme aujourd’hui, à l’argent emprunté à 0% qui va s’investir sur les marchés. Les Bourses reflétaient des perspectives de croissance réelles, alors qu’aujourd’hui l’investisseur ne fait que chevaucher la bulle monétaire de la Fed, entièrement déconnectée de l’économie réelle et donc 100% spéculative. Les investisseurs sophistiqués, eux, sauront sauter du wagon quand la Fed aura épuisé ses cartouches. Mais les autres?
En 1981, la dette des Etats-Unis était de 900 milliards de dollars, contre 17 000 milliards aujourd’hui. Le bilan de la Fed atteignait 200 milliards, ou 6% du PIB, contre plus de 3000 milliards aujourd’hui, ou 22% du PIB, conséquence de la prise en charge sans précédent des marchés.

Les taux d’intérêt américains évoluaient entre 12 et 20% pour combattre une inflation à deux chiffres; depuis, le Consumer Price Index (CPI) (modifié à deux reprises) est devenu une statistique inopérante, qui ne mesure plus la différence de pouvoir d’achat, au fil du temps, entre deux denrées identiques, ni la flambée des actifs immobiliers (l’erreur fatale commise par la Fed en 2003-2007), ni les bulles financières, ni l’inflation des matières premières. Et les taux d’intérêt américains, qui sont à 0,00-0,25% depuis 2009 et peut-être jusqu’en 2017, créent l’excès de liquidités qui fausse les valorisations.
Comme à chaque bulle, on s’invente de nouveaux concepts pour croire à un rallye infini.
En 2000, la «Nouvelle économie» justifiait le miracle du Nasdaq; en 2006, c’était le «nouveau paradigme» de la titrisation du crédit; et depuis le rallie artificiel de 2009, on a la très en vogue «New Normal», qui signifie que des choses anormales sont devenues normales. Comme par exemple une «reprise économique» sans emploi et sans croissance.
Il fallait le faire.
Enfin, l’argument préféré des «bulls»: «Les actions sont toujours profitables à long terme.» La généralité est correcte, mais au plan des individus, cela ne veut rien dire. Les points d’entrée et de sortie restent déterminants. La psychologie de masse mène trop souvent à acheter au plus haut et à vendre au plus bas. Et surtout, qu’est-ce que le «long terme»? Auparavant, c’était 20-30 ans; aujourd’hui, c’est souvent 3-5 ans.
Source Bilan.ch Publié le 14 Mai 2013
http://www.bilan.ch/myret-zaki/redaction-bilan/acheter-au-plus-haut-cest-financer-le-krach
Gourmandise irrationnelle Par Michel Juvet
Gourmandise irrationnelle Par Michel Juvet
La baisse universelle des taux recherchée par les banques centrales provoque aujourd’hui des effets de gourmandise évidents dans l’esprit des investisseurs
Pendant longtemps, on s’est interrogé sur les bienfaits et méfaits des politiques monétaires non conventionnelles menées, depuis la crise de 2008, par les banques centrales.
Si la banque centrale américaine a réussi à rétablir le fonctionnement des banques et du système de crédit américain, la Banque centrale européenne a pu, elle, à défaut d’influencer l’économie réelle, relancer le financement des Etats européens en éliminant les menaces systémiques.

Mais la baisse universelle des taux recherchée par les banques centrales provoque aujourd’hui des effets de gourmandise évidents dans l’esprit des investisseurs. Affamés par des rendements traditionnels devenus grêles, ils se sont alors précipités sur les obligations de débiteurs à plus hauts rendements, de moins bonne qualité, faisant ainsi fondre les surplus de rendements traditionnels observés sur ces débiteurs les plus risqués.
Confrontés aux manques d’alternatives disponibles sur les marchés pour nourrir leurs besoins de rendements, les investisseurs ont alors redécouvert avec délectation depuis plusieurs mois les rendements alléchants des dividendes des actions, supérieurs aux rendements obligataires. Aux Etats-Unis, les flux d’entrées nettes de capitaux depuis le début de l’année dans les fonds en actions atteignent ainsi des montants record, proches de ceux observés en 2007…
Plus inquiétant, le niveau des achats de titres réalisés à crédit (margin accounts) est également proche de celui atteint en 2007. Il paraît clair qu’une grosse partie de la hausse des marchés s’est donc réalisée dans un but spéculatif. L’inflation que tout le monde redoutait ne s’est pas concrétisée dans l’économie réelle, mais bien dans les marchés financiers…
Plus gourmandes également, et dans la lignée des années Greenspan, les entreprises, sans grandes perspectives économiques, empruntent massivement à taux très bas, non pas pour investir dans des machines ou pour racheter d’autres entreprises, mais pour, comme en 1998-1999 ou 2007… racheter leurs propres actions! Dans un environnement à faible croissance, quoi de plus rationnel pour améliorer ses rendements sur fonds propres? Et quoi de mieux pour pousser les actions vers le haut?
Plus pervers encore, certaines banques centrales, aux bilans gonflés de titres sans rendement, plutôt que de commencer un régime amincissant pour leurs réserves, s’intéressent désormais également aux actions…
Face à la mondialisation qui abaissait les revenus des citoyens, Alan Greenspan avait volontairement créé un effet de richesse en stimulant exagérément les prix des actifs mobiliers et immobiliers… Mais quelle est donc la différence avec la politique actuelle, qui tente de lutter contre la paupérisation due à la crise?
Vite, que la croissance revienne pour justifier tout ça!
Source Bordier et Cie/ Le Temps Mai13
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/027326c0-bb31-11e2-9845-54c5094ca3e6/Gourmandise_irrationnelle
Inquiétudes et incertitudes autour de la dette chinoise
Inquiétudes et incertitudes autour de la dette chinoise
Le courtier CLSA a ouvert,le 13 Mai à Pékin, son 18e forum sur la Chine. L’occasion pour les analystes du groupe de présenter leurs points de vue sur la deuxième économie mondiale. Et ce matin, c’est Francis Cheung, qui dirige la stratégie pour la Chine, qui a donné le ton en présentant une étude faisant état d’un risque en forte croissance concernant la dette chinoise. Il a ainsi dressé le tableau d’une économie «droguée» à la dette, comme en témoigne la hausse du crédit de 58% constatée lors du premier trimestre de cette année. Dans la foulée du plan de relance massif décidé fin 2008, le cumul de dette a plus que doublé au cours des quatre dernières années. En faisant la somme des crédits contractés par des institutions publiques (notamment les gouvernements locaux) et privées, Francis Cheung estime qu’elle pèse aujourd’hui 205% du produit intérieur brut (PIB)et devrait atteindre 245% en 2015 . La plupart des estimations tournent autour de ce chiffre.
Ce niveau est-il élevé? . Il se situe au-dessous des Etats-Unis et de la France, à 250% du PIB, du Royaume-Uni, à 300%, et a fortiori du Japon, qui flirte dangereusement avec la barre des 400%. Mais il est supérieur à l’Allemagne, et très au-dessus d’autres grands pays émergents comme le Brésil, la Russie ou l’Inde. Le risque est donc, note Francis Cheung, d’être coincé dans «la trappe des pays à revenus moyens», car la Chine affiche un endettement digne d’un pays développé à un stade de sa trajectoire économique qui nécessite pourtant d’investir massivement dans un système de retraites et de santé notamment.
Mais plus encore que les niveaux d’endettement, c’est l’efficacité de cette dette qui pose question. En quatre ans, les nouveaux crédits ont été presque trois fois supérieurs à la croissance du PIB. Lorsqu’on fait la somme, chaque année, de tous les nouveaux prêts, y compris informels, on constate que, tendanciellement, la part de l’endettement dans le PIB a crû de plus de 50% en dix ans. Sa moyenne se situait à 19,9% du PIB entre 2002 et 2008. Depuis quatre ans, ce chiffre est passé à 33,1%. Or la croissance chinoise ralentit. Plus de dette et moins de croissance: la trajectoire est donc insoutenable à long terme.
Au final, l’économie chinoise semble nécessiter une quantité croissante d’investissements pour produire une valeur ajoutée constante, et ce au moment où le taux d’utilisation des capacités de l’outil industriel a fortement diminué et suit une courbe globalement descendante depuis une vingtaine d’années. C’est du côté des entreprises que pourraient donc apparaître les problèmes. Plus le temps passe, moins l’investissement dans l’appareil productif est rentable. Attention aux crédits impossibles à rembourser qui viendraient ternir le bilan des banques…
Les autorités peuvent choisir de poursuivre la frénésie de crédit, mais le pouvoir productif de ces dettes s’amenuise de plus en plus. Le produit généré par chaque yuan prêté a été divisé par 2 en 4 ans.
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Bloomberg au centre d’une affaire d’espionnage
Bloomberg au centre d’une affaire d’espionnage
Scandale d’espionnage à Wall Street ? Des journalistes de la célèbre agence d’information financière Bloomberg se seraient servis des terminaux Bloomberg pour espionner entre autres les faits et gestes de certains employés de JPMorgan et de Goldman Sachs.
Goldman Sachs a tiré la première, vendredi 10 mai. Et depuis peu , l’affaire prend une autre tournure : JPMorgan serait également concernée selon le New York Times et selon CNBC, la Fed et le Trésor américain seraient en train de demander des comptes à Bloomberg.
Les terminaux Bloomberg sont une institution à Wall Street. Ils ont fait la fortune du maire de New York, Michael Bloomberg. On les trouve dans toutes les salles de marché du monde. Attention, ne pas mélanger Bloomberg et Bloomberg. La société, fondée par l’actuel maire de New York, Michael Bloomberg, qui n’en assure plus la gestion au jour le jour en raison de ses activités politiques, combine une agence de presse et la fourniture d’informations financières sur des terminaux ad hoc, des machines louées 20 000 dollars par an.
Ils donnent accès à une quantité d’informations, pas seulement sur les marchés mais aussi sur leurs utilisateurs. On peut notamment voir qui se connecte à quel moment. Des données accessibles à la fois aux clients de Bloomberg et aux journalistes de l’agence Bloomberg. C’est cet aspect qui pose aujourd’hui problème.Et c’est parce que des journalistes ont pu consulter des informations a priori destinées aux traders, investisseurs et autres banquiers que l’entreprise a dû présenter des excuses officielles à ses clients, et réétanchéifier le mur qui sépare son activité de presse de son activité d’information financière.
L’affaire est d’importance, car «Bloomberg a le monopole sur ces terminaux d’industrie financière, écrit le blog très informé Zerohedge, en raison des manquements massifs de leurs concurrents comme Reuters et son système Eikon […] Ce qui signifie que les journaleux de Bloomberg ont pu profiter d’un avantage injuste pour espionner leurs proies – les propres clients de Bloomberg.»
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Bilan hebdo Marchés/BFM : Philippe Béchade Jean Borjeix, et JeanLouis Cussac – 17 Mai 2013
Bilan hebdo Marchés/BFM : Philippe Béchade et JeanLouis Cussac – 17 Mai 2013
Jean Borjeix/BFM : Japon, "il y a presque accélération de la déflation" – 16 Mai 2013




























































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Philippe Béchade/BFM : "il n’y aura aucune reprise au Japon" – 22 Mai 2013
Philippe Béchade/BFM : "il n’y aura aucune reprise au Japon" – 22 Mai 2013
L’Arroseur arrosé! Malgré la chute du yen, le déficit commercial japonais se creuse
Les dernières statistiques commerciales japonaises ont jeté un froid, ce matin, sur l’enthousiasme des analystes qui affirment depuis janvier que le nouveau gouvernement conservateur japonais aurait enfin réussi à réveiller l’économie de l’archipel après des années de stagnation. Pour nourrir leur optimisme, ils pointent la chute spectaculaire du yen orchestrée par le gouvernement de Shinzo Abe et prédisent une forte progression des exportations de produits «made in japan».
Les économistes pariaient d’ailleurs sur un bond de 5% des importations au mois d’avril. Cette progression n’aura été finalement que de 3,8% en valeur. Les entreprises du pays ont exporté, le mois dernier, pour 5780 milliards de yens de marchandises. Leurs envois de téléphones portables et de machines ont particulièrement reculé quand les exportations de voitures étaient, elles, plus solides. Dans le même temps, le pays a importé pour 6660 milliards de yens de produits ou de ressources énergétiques, ce qui représente une poussée de 9,4%, par rapport au mois d’avril 2012.
Si les commandes de gaz, de pétrole ou de charbon n’ont pas forcément explosé en volumes, elles ont coûté beaucoup plus cher aux acheteurs nippons qui doivent travailler avec un yen ayant vu sa valeur plonger face au dollar. Ce matin, un dollar pouvait acheter 103 yens. Il y a un an, en avril 2012, un billet vert ne valait que 82,3 yens. Au total, le déficit commercial japonais a augmenté de 70% à 879,9 milliards de yens, le mois dernier, et les experts s’attendent à d’autres mois difficiles pour la balance commerciale japonaise qui est désormais dans le rouge depuis dix mois. Ils soulignent que le recul de la monnaie japonaise ne pourra prouver son efficacité économique que si la demande extérieure pour des produits «made in japan» est solide sur les grands marchés occidentaux et asiatiques. Or, la reprise reste timide aux Etats-Unis et n’est toujours pas d’actualité en Europe.
Source Les Echos 22/5/13
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22/05/2013 Publié par The Wolf | Asie hors émergents, Behaviorisme et Finance Comportementale, BFM, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, Japon, Le Graphique du Jour, Les Echos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Normes Comptables et Règles Prudentielles | Philippe Béchade | Poster un commentaire