Another brick in the Wall: Cascade de signaux négatifs au Brésil- retour vers le passé!
Another brick in the Wall: Cascade de signaux négatifs au Brésil- retour vers le passé!

Faible croissance économique, inflation en hausse, chute du solde commercial: les indicateurs et signaux négatifs se succèdent au Brésil et font chuter la popularité du gouvernement de Dilma Rousseff, à un peu plus d’un an de la présidentielle.
«La présidente Rousseff sait que sa popularité chute et l’inflation est un mal redouté par tous les Brésiliens», a-t-elle ajouté. L’inflation s’est établie à 6,5% sur un an en mai, le taux de tolérance maximum fixé par le gouvernement.
En raison des craintes d’un retour de l’inflation, bête noire du pays pendant des décennies, le taux de popularité du gouvernement Rousseff a chuté pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir en 2011. La chute a été de 8 points (de 65% en mars à 57% en juin), selon un sondage de l’institut Datafolha et de deux points, selon celui de MDA (de 56,2% en juillet 2012 à 54,2% aujourd’hui). Mais la présidente reste de loin la favorite de la présidentielle en octobre 2014. «La crise touche la poche du Brésilien», a souligné le directeur de Datafolha, Mauro Paulino. Le prix des tomates a en effet grimpé de 96% en un an (à mai), celui des oignons de 70% et ceux du riz et du poulet de 20% et 23% respectivement.
«Le seul signal positif a été que la Banque centrale a relevé son taux d’intérêt directeur – de 0,5 point de pourcentage à 8%, au-dessus des prévisions du marché- pour contrer l’inflation», a déclaré Margarida Gutierrez, experte en macro-économie de l’Université Fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ).


And here’s a a chart of how the Brazilian central bank is trying to push down the rise of the dollar, without success (see spikes).

Pour 2013, le gouvernement table sur une croissance de 3,5% du PIB -alors que les marchés misent sur 2,5% seulement- et une inflation de 5,8%.
Le Brésil a enregistré une piètre croissance de 0,6% au premier trimestre par rapport au précédent, après une croissance de 0,9% en 2012 et de 2,7% en 2011, très loin des 7,5% de 2010.
Au cours des cinq premiers mois de l’année, la septième économie mondiale a accumulé un déficit commercial de 5,3 milliards de dollars, un très mauvais résultat.
Au vu des ces résultats, l’agence de notation Standard and Poor’s (S&P) a réduit sa perspective de la note de la dette souveraine du pays à long terme («BBB») de stable à négative.
Une réduction de «la confiance des investisseurs» en raison de la «politique fiscale plus expansive avec détérioration de l’excédent primaire» avec laquelle le gouvernement a répondu à la timide croissance, explique cette perspective négative, d’après Sebastian Briozzio, directeur chez S&P au Brésil. «Le Brésil pâtit de la mauvaise passe de l’économie mondiale, avec la récession dans la zone euro, la récupération lente des USA et le ralentissement de la Chine», explique Felipe Queiroz, analyste de l’agence de notation financière brésilienne Austin Rating.
«Il y a eu une chute des investissements (en provenance de l’étranger-fuite de la hot money)par rapport au PIB ce qui rend le pays moins compétitif sur le marché extérieur. En 2012 ils représentaient 18,1% par rapport au PIB contre 19,5% en 2010», souligne-t-il.
Au cours des 12 derniers mois, le real s’est déprécié de 24% face au dollar, coté à 2,15, ce qui pousse à la hausse le prix des produits importés et l’inflation dans un pays où 40 millions de personnes ont rejoint la classe moyenne au cours des douze dernières années grâce aux plans sociaux du gouvernement (soucieux de redistribution et bien peu d’investissement) et à un boom de l’économie portée par une consommation gourmande avant tout… de produits importés!
Le Carry trade n’est plus ce qu’il était!: yen contre real

En raison de la volatilité du real, la Banque centrale est intervenue plusieurs fois sur le marché pour soutenir sa devise face au billet vert. «Produire au Brésil est très cher, l’industrie locale perd de la compétitivité et les importations ont beaucoup augmenté», explique encore Mme Gutierrez de l’UFRJ. L’activité industrielle, moteur de l’économie brésilienne, a reculé de 0,8% en 2012 mais elle donne de légers signes d’amélioration avec un solde positif de 1,6% au cours des quatre premiers mois de cette année. Pour de nombreux experts, le gouvernement a encouragé la consommation mais l’offre n’a pas suivi la croissance de la demande, ce qui a entraîné la hausse de l’inflation causant un «décalage de croissance" qui affecte l’économie et se traduit par un secteur manufacturier faible et non compétitif et des dépenses de consommation trop forte. Gris Newman, économiste en chef pour l’Amérique latine chez Morgan Stanley ajoute que le taux de change real/dollar a augmenté de façon spectaculaire au cours des dix dernières années, rendant certe les produits d’exportation (agricoles et matières premières) toujours moins compétitifs mais bénéficiant d’une demande accrue du reste du monde (Chine en particulier) et que des mesures en termes d’investissement visant à accroître la productivité ( produire moins cher et ainsi contrer la hausse du real à l’export) auraient dû accompagné ce mouvement….Au lieu de cela le Brésil a dilapider cette manne dans le clientélisme électorale et dans la surconsommation ( de produits importés de surcroit certes de moins en moins chers mais ne stimulant en aucun l’économie locale)
Désormais il est trop tard le boom de la consommation "scandaleux" qui a conduit la croissance économique du Brésil entre 2003 et 2011 ne devrait pas probablement se répéter de sitôt. C’est fini. C’était un de ces cycles "marchandise" qui arrive une fois tous les 30 ans.
Le Brésil a loupé le coche d’ une sorte de mercantilisme "à l’allemande", une conjonction de 3 phénomènes: des entrées de capitaux étrangers en provenance des pays développés qui stimule la fortune de l’économie locale relayé par des mesures visant à dynamiser l’investissement local et à créer une véritable économie de l’offre portée par des exportations bénéficiant d’une demande accrue parce que spécifique s sur fond d’une monnaie forte. Le tout étant protégé par la constitution de fortes réserves de change visant à protéger l’économie d’une fuite des capitaux étrangers et à soutenir la monnaie le cas échéant….laissant les coudées franches à la Banque Centrale de gérer ses taux à sa guise…
Au lieu de cela le Brésil à fait le choix d’une surconsommation "à la française" il ne lui reste donc plus que l’arme de la dévaluation compétitive et à brader ses bijoux de famille s’il ne veut pas connaitre les "joies" d’une inflation galopante et d’un indice de la misère revenu à ses plus hauts!
Les politiques monétaires de Quantitative Easing ont échoué à empêcher la hausse des taux d’intérêts à moyen et long termes par Pierre Leconte
AVANT PROPOS DE BRUNO BERTEZ:
Commentaire sur l’article de Pierre Leconte.
Nous voudrions attirer l’attention sur une des idées de Pierre Leconte et y insister.
Pierre Leconte dit : « Il faut tracer un cordon sanitaire autour des Etats-Unis afin de les empêcher de nuire d’une part et de se protéger d’autre part. »
Nous pensons que nous sommes au cœur du problème de la crise, au cœur du problème de la prochaine et au cœur du problème de l’ultime, la finale.
La politique américaine a pollué toute la planète. La création de dollars sans limite a provoqué une myriade de bulles partout dans le monde. Les gouvernements ont été bien contents de cette politique qui leur a permis une expansion de leurs réserves, de leur masse de crédit intérieur, et de leurs dépenses. Leur objectif est que cela dure, d’en profiter et, lorsque le moment du grand reckoning se présentera de dire, ce n’est pas nous, c’est l’autre, cela vient de l’extérieur.
Au lieu de tracer le cordon sanitaire, tous, même les allemands ne cherchent qu’une chose : Bénéficier de la manne venue du ciel, d’ailleurs, des USA.
On voit ces jours ci la bulle du hot money et des capitaux spéculatifs globaux éclater chez les émergents. Les monnaies chutent, les capitaux fuient, les actions baissent, les marchés obligataires sont disloqués. Nous vous conseillons de regarder de très près ce qui se passe au Brésil, émergent modèle qui a lutté pendant des années pour empêcher la hausse de sa monnaie.
Le Brésil s’effondre, la monnaie est au plus bas, on doit supprimer les taxes pour tenter de garder les capitaux qui s’enfuient, c’est la débandade tragique. Bien sûr personne n’en parle, ignorance d’un côté et manipulation de l’autre. Le Brésil a essayé de tracer un cordon sanitaire, il s’est protégé, il a échoué, il sombre. L’enfant chéri de la communauté spéculative internationale est devenu le paria! Même chose pour l’Inde. Tous ces BRICS se sont développés de broc et ils ont des économies mal ajustées, coincées entre des menaces de récession et des tensions inflationnistes. Ils sont ingérables et la fuite des capitaux, du hot money, va faire la transitivité mortelle. En attendant la Chine.
Nous sommes dans une nouvelle phase de la crise, celle des émergents : La bulle des émergents, oiseaux de beau temps est en train de crever, comme la bulle des subprimes en son temps, comme la bulle du crédit souverain que l’on s’arqueboute pour empêcher de claquer.
Le cordon sanitaire est devenu impossible, tout est infecté, il suffit de regarder le mal se répandre.
C’est au niveau des individus qu’il faut maintenant se protéger.
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Les politiques monétaires de Quantitative Easing ont échoué à empêcher la hausse des taux d’intérêts à moyen et long termes par Pierre Leconte
Les politiques monétaires de Quantitative Easing ont échoué à empêcher la hausse des taux d’intérêts à moyen et long termes d’où l’effondrement du dollar US comme des obligations et des actions partout dans le monde qui devrait s’amplifier si lesdites politiques ne sont pas immédiatement stoppées et renversées

Si l’on veut bien s’extraire un moment du conditionnement médiatique ambiant consistant à faire abusivement croire aux peuples, désespérés par la chute de leur niveau de vie et le chômage de masse qui les frappent dans un contexte d’impuissance généralisée des dirigeants politiques à proposer des solutions viables, que la destruction des monnaies via la création de liquidités ex nihilo illimitée et l’émission non stop de nouveaux crédits (c’est-à-dire de nouvelles dettes) toujours plus élevés qui ne pourront jamais être remboursés, comme la fixation arbitraire des taux d’intérêt à court terme à zéro négatifs par rapport à l’inflation, sont le remède à la crise dont on ne sort pas, précisément parce que ce sont ces faux semblants qui ont sont la cause; tout un chacun devrait admettre que les banquiers centraux que plus personne ne contrôle et qui, eux mêmes ont perdu le contrôle des mouvements de capitaux à force de les manipuler, sont littéralement devenus fous parce que coupés de la réalité. Oui, Ben Bernanke et les autres dirigeants des banques centrales japonaise, britannique et même suisse, sans aucun mandat électoral populaire pour décider de telles politiques ultra laxistes destructrices des grands équilibres monétaires, financiers, économiques et sociaux, conduisant à la dépression, sont de dangereux irresponsables.
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Philippe Béchade: Le Dow Jones est le foyer de l’optimisme, le baromètre d’une pseudo reprise aux Etats-Unis
Philippe Béchade: Le Dow Jones est le foyer de l’optimisme, le baromètre d’une pseudo reprise aux Etats-Unis
Publiée le 13 juin 2013
Les devises et le yen ont été le thème abordé par Philippe Béchade, analyste, cerclefinance.com et agora interviewé par Sébastien Couasnon et Grégoire Favet, dans Intégrale Bourse, sur BFM Business.
Les experts/Nicolas Doze/BFM avec Olivier Delamarche – 14 juin 2013
Les experts/Nicolas Doze/BFM avec Olivier Delamarche – 14 juin 2013
La chute des marchés japonais, L’échec de la privatisation du GDF grec, la cour de Karlsruhe qui examine la validité du programme OMT, Les marchés se rendent compte qu’il va falloir apprendre a vivre sans la FED et Les banques centrales sont-elles en train de sauver l’économie mondiale ou préparent-elles la prochaine crise des subprimes ont été les thèmes abordés dans les Experts par Nicolas Doze et ses invités : Olivier Delamarche, associé-gérant chez Platinium Gestion, Jean-Pierre Petit, président de Cahiers Verts de l’économie et Jean-Michel Steg, Sénior advisor de Greenhill & Co, sur BFM Business
Les sables mouvants de l’assouplissement quantitatif par Allan H. Meltzer
Les sables mouvants de l’assouplissement quantitatif par Allan H. Meltzer
La quasi-totalité des reprises ayant fait suite à une récession ont impliqué une croissance rapide de l’emploi – du moins jusqu’à présent. Or, bien que les banques centrales des pays développés aient procédé à une politique monétaire expansionniste dans le sillage de la crise économique mondiale, afin de stimuler la demande, la création d’emploi n’a pas suivi. Ainsi, de plus en plus persuadés qu’ils ne pourront trouver un emploi sur une période prolongée, les travailleurs se retirent en masse de la population active.


C’est aux États-Unis que ce phénomène est le plus prononcé, là où la Réserve fédérale a abaissé les taux d’intérêts à des niveaux sans précédent, et augmenté les réserves bancaires en acquérant des actifs financiers, à travers l’assouplissement quantitatif. Inévitablement alimentée par l’accroissement rapide de la masse monétaire, l’inflation est quant à elle restée faible, autour de 2%, dans la mesure où les banques ne font pas usage de leurs abondantes réserves en direction de l’extension du crédit et de l’accroissement de la liquidité. Bien que ceci permette de canaliser la volatilité des prix, la croissance de l’emploi s’en trouve d’un autre côté entravée.
Or, plutôt que de changer d’approche, la Fed a réagi à la lenteur de la croissance de l’emploi en procédant à de nouveaux cycles d’assouplissement quantitatif. Il semble que son raisonnement consiste à considérer qu’étant donné que l’accroissement des réserves pour plus de 2 milliards $ n’a pas produit les résultats escomptés, un apport supplémentaire de 85 milliards $ mensuels – soit 1 000 milliards de plus cette année – serait susceptible de faire l’affaire.
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A Chaud!!! Du Jeudi 13 Juin 2013: Le temps des taux par Bruno Bertez
A Chaud!!! Du Jeudi 13 Juin 2013: Le temps des taux par Bruno Bertez
C’est le temps des taux, et ce n’est pas un hasard, c’est voulu…
Comme le dit Blankfein, le patron de Goldman Sachs, vous savez celui qui accomplit l’œuvre de Dieu, la discussion sur les taux est bonne pour le marché.

"Il est normal d’introduire un peu d’incertitude dans le marché, par petites doses, puisque les choses vont bientôt changer".
"Finalement, dit l’intermédiaire de Dieu, les taux doivent se normaliser… il n’est pas normal d’avoir des taux des Treasuries à 10 ans à 2%."
"Par ailleurs Blankfein est optimiste sur l’économie bien que l’on entre dans la partie du cycle qui est incertaine" Bien, pas très clair, mais bien. Blankfein pratique déjà le Fed speak!
La situation lui fait penser à des périodes passées, comme la fin des années 70 et le début des années 80, il précise : « On était au seuil d’un grand bull market ».
Vous avez compris GS veut que vous achetiez des actions. Ils viennent de faire prendre des pertes colossales à leurs clients sur le Nikkei, mais peu importe, on fait toujours crédit à Goldman Sachs.



Les avis sur les taux se multiplient, chacun y va de son opinion et de sa prévision.
D’une façon schématique il semble que la moyenne des observateurs donne des taux normaux, normalisés autour de 3,7% à 4% sur le 10 ans US, les pessimistes disent que laissés à eux-mêmes, si le gouvernement ne réduit pas ses dépenses et son déficit, les taux normaux devraient être à 6%. L’argument des pessimistes est que du temps ou la dette représentait 40% du GDP, les taux moyens étaient à 4%, mais qu’avec une dette à 80%, l’équilibre devrait être plus élevé à 6%.
Ce qui parait évident c’est que plus on tardera à opérer la normalisation, plus le risque de hausse brutale des taux sera important et difficile à gérer.
Nous sommes toujours admiratif des gens qui osent ce type de prévision!


BRUNO BERTEZ Le Jeudi 13 Juin 2013
llustrations et mise en page by THE WOLF
EN BANDE SON:
Jean Borjeix/ BFM: Krach boursier sur les marchés asiatiques ?
Jean Borjeix/ BFM: Krach boursier sur les marchés asiatiques ?
Mister Market and Doctor Conjoncture du Jeudi 13 Juin 2013: Voyage au bout de la ruine Par Bruno Bertez
Mister Market and Doctor Conjoncture du Jeudi 13 Juin 2013: Voyage au bout de la ruine Par Bruno Bertez
Nous vous invitons à relire tous nos textes antérieurs qui se rapportent au thème de l’instabilité financière. Nous y sommes.
Ce qui est en cause en ce moment, c’est la grande vague de deleveraging qui touche les émergents.
Elle se manifeste par des liquidations désordonnées des devises émergentes sur les marchés de changes, des ventes pressantes sur les marchés obligataires correspondants et des pertes importantes sur les marchés d’actions.



Pendant des années, les capitaux ont été attirés par la croissance plus forte de ces pays, par un couple risque/rentabilité favorable; maintenant, le mouvement s’inverse. Les capitaux fuient les émergents, il faut soutenir les devises pour empêcher leur dégringolade, le risque parait majeur.
Il y a un lien entre le leveraging et la liquidité. Ce lien est à double sens. Quand la liquidité est perçue comme élevée, on prend des risques, on s’endette pour gagner plus et cela augmente la liquidité: c’est la transitivité. Quand on sent que la liquidité disparait ou menace de disparaitre, on fait l’inverse, on réduit les dettes, on vend les positions, les acheteurs se dérobent, la liquidité disparait encore plus. C’est la transitivité en sens inverse. Là-dessus arrivent les appels de marge.
On attribue, dans la presse, le sell-off, les liquidations sur la périphérie mondiale au risque de réduction progressive des quantitative easing américains. Cela joue certes, mais le nœud de causalités est plus complexe.
- il y a la perspective de récession globale, l’embellie américaine ne parvient pas à dissimuler la réalité du ralentissement global.
- il y a les bouffées de déflation sur les matières premières, l’énergie, l’immobilier localisé.
- il y a les difficultés chinoises, croissance au point mort, système bancaire en piteux état.
- il y a les erreurs de gestion terribles de pays comme l’Inde ou le Brésil ou encore l’Australie.
- il y a les craquements sociaux dans des pays comme la Turquie ou l’Afrique du Sud.
- il y a le suicide, le crime de l’Abenomics, qui a tout enflammé avant de se dégonfler en baudruche.
- il y a les rédemptions colossales de mutuals funds spécialisés dans les placements chez les émergents.
- il y a la tension générale sur les taux longs souverains ou autres.
On est en train de faire les simulations sur ce qui se passerait si le taux sur les Treasuries US à 10 ans se normalisait à 4%. Il y a même des simulations en cours sur une normalisation à 6%. Nous disons, inutile de se fatiguer à payer des gens à faire des simulations, en cas de normalisation des taux, les grands banques, c’est simple, à peine mathématique, perdent 40% de leurs fonds propres; à 6%, elles sont liquidées.
On en est au stade où, commençant à entrevoir les risques produits, créés par la politique non-conventionnelle, on se dit: il vaudrait peut-être mieux arrêter avant, avant le terme fixé, avant la reprise économique.
Que se passerait-il si, poussant encore les feux monétaires, le chômage se réduisant, l’immobilier spéculatif continuant de s’enflammer, les actions elles, flambants, l’exubérance gagnant, l’Etat se révélait incapable de réduire ses dépenses?
Réponse : soit une forte hausse des taux, soit une explosion inflationniste: BRRR!
La réalité est que nous vivons une émergence de doute, nous respirons en ce moment une bouffée de réel et cela fait mal aux poumons, l’air pur est insupportable, les marchés sont accrocs à la pollution dirigiste, à la névrose klepto.
Mais au fond, tout se résume à ceci. Sous l’influence des politiques monétaires idiotes, aventureuses et irresponsables, une myriade de bulles spéculatives se sont développées partout dans le monde et ceci rend le monde financier d’abord, bancaire ensuite et économique enfin, fragile, instable et vulnérable. Le moindre changement dans les anticipations provoque en boule de neige des bouleversements dans ce que l’on appelle « le sentiment » et, comme rien n’est soutenu par les fondamentales, c’est tout de suite la débandade. Voilà le risque des marchés suspendus dans les airs du momentum, des marchés dits, de tendance.
Attendez-vous à ce que les manipulations et interventions se multiplient pour permettre le maintien artificiel de l’édifice. Ils, le grand « ILS » ont encore beaucoup de munitions. Ils peuvent encore tricher beaucoup plus, mentir plus, contrôler plus: ils peuvent s’opposer au processus d’établissement des vrais prix sur les marchés, sur tous les marchés, puisqu’ils contrôlent tout avec une puissance de feu infinie et l’éternité devant eux et l’assurance de l’impunité.
Mais, plus ils interviennent et plus il faut de munitions, plus il faut distordre le système, plus il y a de fuites, de leaks. La neige s’accumule devant le chasse-neige, il faut repousser devant soi de plus en plus de conséquences inattendues et non voulues. Tout se disloque, les soutiens sociaux se dérobent, les bases se fissurent. Tout se passe comme si le système tenait sur une pointe de plus en plus étroite avec une masse de plus en plus lourde à tenter d’équilibrer.
Nous pensons que le système peut tenir encore, il peut repousser ses propres limites, en vous en faisant supporter le coût, bien sûr.
Pourquoi? Parce qu’il n’y a pas de voyou, pas d’institution ou d’Etat rogue qui dise « stop ». Il n’y a pas de Général de Gaulle pour dire, on arrête de jouer, maintenant on paie cash, par ici la monnaie, par ici, l’or.
Les Allemands qui auraient pu être l’ancrage du système mondial, avec leur « traditional banking » et leur refus des délices keynésiens, les Allemands ont préféré le jeu de profiteur égoïste à la mission de statue du commandeur: Honte à eux. Les Chinois eux, ont leur m…e à ramasser sous leur tapis.
Personne n’a intérêt à mettre une limite; donc la limite, quand elle arrivera, ce sera la limite physique, la limite du réel. Il n’y a pas de « system vigilante », ils sont neutralisés. Les boucles d’autorégulations sont détruites. On ira jusqu’au bout, pas de la nuit, mais de la ruine.


BRUNO BERTEZ Le Jeudi 13 Juin 2013
llustrations et mise en page by THE WOLF
EN BANDE SON:
BIP, BIP ou la théorie boursière du parachute par Charles Gave
BIP, BIP ou la théorie boursière du parachute par Charles Gave

Dans le fond, depuis la nuit des temps, il y a trois façons de gagner de l’argent dans les marchés financiers, et seulement trois.
1. La première, celle de Warren Buffet, consiste à repérer des investissements « sous-évalués », c’est-à-dire des actifs qui produiront dans le futur un cash flow supérieur à ce à quoi s’attendent les marchés, et de les acheter en attendant tranquillement qu’ils remontent vers leur « vraie » valeur. Cette méthode, nous l’appellerons celle du « retour à la moyenne ».
2. La deuxième est celle du « momentum » illustrée par la vieille histoire du boursier sommeillant sur la plage, à qui son fils dit « Papa, la marée monte » et qui répond « Achète ». L’idée est que si un mouvement est lancé qui parait durable, le plus simple est de le suivre, sans se poser trop de questions.
3. La troisième, qui est celle du « portage » est un peu plus sophistiquée. Si l’investisseur peut emprunter, mettons à 2 % et investir dans un actif – qui bien sûr ne peut pas baisser – et qui donne un rendement de 4 %, le risque ne semble pas bien grand.
La plupart des gérants utilisent une combinaison de ces trois méthodes avec plus ou moins de discipline. Au bout d’un certain temps, dans un marché haussier, il est normal de trouver de moins en moins de valeurs « sous-évaluées » et donc les fins de marché haussier sont toujours caractérisées par la prééminence de gens suivant une stratégie de momentum combinée à des stratégies de portage, c’est-à-dire de stratégies où chacun s’endette pour acheter de plus en plus d’actifs qui montent de ce fait de façon vertigineuse, ce qui entraine plus d’achat et ainsi de suite.
D’ou les bulles si caractéristiques des fins de hausse. Depuis six à neuf mois, nous avons eu de solides hausses sur de nombreux actifs et donc il devient de plus en plus difficile de trouver des investissements clairement sous-évalués.
Il est donc très probable que ceux qui participent aux marchés de façon active aujourd’hui suivent soit des techniques liées au momentum, soit des stratégies de portage, soit les deux à la fois, les « Buffetiens » étant passés en mode neutre. Lorsque ce phénomène se produit, les marchés deviennent soudain vulnérables à de violents mouvements de mauvaise humeur. Nous en avons eu quelques exemples depuis deux ou trois semaines.
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Philippe Béchade(Agora)/ BFM : Le marché était drogué, maintenant c’est un junkie! 12 Juin 2013
Philippe Béchade(Agora)/ BFM : Le marché était drogué, maintenant c’est un junkie! 12 Juin 2013












































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L’Edito du Mardi 18 Juin 2013: On ne gouverne pas en salissant son peuple par Bruno Bertez
L’Edito du Mardi 18 Juin 2013: On ne gouverne pas en salissant son peuple par Bruno Bertez
On traitait des volumes ridicules, mais il y avait encore une Bourse, lieu d’échanges d’actions et non pas de simples billets de loterie, passion du jeu. La Bourse reflétait autre chose que la politique des Banques Centrales. C’était encore autre chose qu’une courroie de transmission.
C’était le temps où les opérateurs et investisseurs n’avaient pas été dépossédés de leur pouvoir et de leur capacité de choisir. Il y avait une répartition statistique des ordres, le mot " marché " voulait encore dire quelque chose, malgré l’étroitesse des échanges, malgré les opérations des initiés. Malgré les opérations un peu biaisés des chefs de Bourse des grands établissements, privilégiés du système. Malgré les difficultés à accéder à l’information.
Notre expérience nous conduit à penser que les marchés étaient efficaces. Ils traduisaient un stade de développement du capitalisme, pas encore devenu financier, qui n’était pas déplaisant. Surtout pas scandaleux, comme celui que l’on voit maintenant, celui que l’on voit maintenant soi-disant moralisé, mais au seul profit des plus forts. Pas comme celui que l’on voit maintenant qui enrichit les plus riches et appauvrit les plus pauvres.
Une action, c’était au sens propre, un actif, pas un ticket de Loto dont la valeur est fixée par la Banque Centrale par le biais des taux et de l’arrimage du risque. Il n’y a plus d’actions, il n’y a que des actifs financiers, dans un champ unifié, contrôlé, dominé par les Banques Centrales. C’est pour cela que les marchés sont moutonniers, suivistes. Comme le dit l’expression " don’t fight the Fed ", ils ont renoncé à faire valoir leur jugement.
Ces actifs financiers sont des instruments, non pas de reconnaissance ou de découverte de la valeur des entreprises et de leur mérite, mais des instruments de transmission de la politique des nouveaux dirigistes globaux, les banquiers centraux. D’où, pour nous, l’utilisation du mot " passion " pour bien marquer la passivité, perte de contrôle et, en même temps, la montée du phénomène de jeu, jeu biaisé.La montée du concept de risque est significative de ce glissement, car il suffit de traduire et de marcher sur les pieds ; le risque, c’est " la chance ". La performance ne dépend plus de l’intelligence ou du savoir, mais du choix d’un degré de risque ou d’un autre!
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18/06/2013 Publié par The Wolf | A Chaud!!!!!, Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Douce France, Etats-Unis, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vertus du Capitalisme, Les Vices du Capitalisme, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | 4 Commentaires