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Allemagne: Egan-Jones abaisse sa note le jour où Moody’s réitère sa confiance.

Allemagne: Egan-Jones abaisse sa note le jour où Moody’s réitère sa confiance.

Egan-Jones ne doute de rien. En désaccord complet avec Moody’s qui confirme sa confiance dans la  solvabilité de l’Allemagne, la mini-agence – dont le mérite principal est d’avoir mieux anticipé les désastres que ses consœurs – détériore le rating du pays de A+ à A. Après celui de la France en février (L’Agefi du 27 février) et celui de la Grande-Bretagne début avril (L’Agefi du 2 avril).

 EN LIENS: France et Grande-Bretagne- Egan-Jones dégrade la note des 2 pays pour la cinquième fois en quatre ans.

Sauvetage de l’Europe : dommage collatéral  par Hans Werner Sinn

En cause, la taille de Deutsche Bank et l’insuffisance de son ratio de capitaux propres/actifs mais aussi la rigidité des autorités allemandes vis-à-vis des pays de l’eurozone. Une rigidité qui, pour l’instant, affaiblit encore davantage les perspectives des pays en crise et fait fuir les capitaux.

Malgré des ratios de crédit respectables, le pays est exposé à un secteur bancaire dont les actifs représentent 3005 milliards d’euros soit 116% d’un PIB de 2589 milliards. Nous sommes loin des excès chypriotes ou même britannique mais c’est la faiblesse du provisionnement des actifs bancaires de Deutsche Bank qui semblent préoccuper l’agence. Avec 2012 milliards d’actifs, la banque n’offrirait que 2,7% de couverture en capitaux – un chiffre bien lointain des exigences de Bâle III – et serait susceptible d’exiger 100 milliards de soutien. Peut-être plus déterminante, l’exposition du pays à Target 2 est de 700 milliards dont 50% sont percevables car l’exposition de Deutsche Bank aux pays de la périphérie européenne est importante.

(cliquer pour agrandir)

Sur le plan économique, l’Allemagne reste robuste mais l’euro fort handicape les exportations des entreprises automobiles, pharmaceutiques et chimiques. La croissance du PIB fléchit d’ailleurs depuis juin 2011 (elle est passée de 4,5% à moins de 1%) et ne devrait pas s’améliorer dans la conjoncture mondiale actuelle. Avec un impact négatif sur le chômage, certes faible à 6,9% mais en hausse de 0,1% depuis un an.

La chancelière allemande, Angela Merkel, continue à résister à l’introduction des eurobonds et au quantitative easing, montrant une nette préférence pour les contrôles fiscaux et le sauvetage des banques par les investisseurs. Une politique qui pourrait accroitre encore la fuite des capitaux et l’isoler des autres membres de l’Union européenne. Les progrès de l’union bancaire européenne sont à surveiller de près.

C’est la quatrième fois que l’agence baisse la note allemande depuis 2009 où elle était de AA. Le rating actuel indique que la sensibilité du pays à des conditions économiques défavorables augmente sans toutefois compromettre sa capacité à respecter ses engagements financiers. L’agence estime la probabilité de défaut sur 5 ans à 1,7%. Une probabilité inférieure à celle de la France (2%) mais supérieure à celle de la Grande-Bretagne (1,3%) que l’agence note mieux que l’Allemagne ce qui ne laissera pas de surprendre.

Alors que Moody’s réitère les motivations de sa note Aaa  (elle avait pourtant abaissé la perspective du pays de «stable» à «négative» l’été dernier),  Egan-Jones ne confirme pas de progrès dans la consolidation des finances publiques. Là où Moody’s affiche un certain optimisme vis-à-vis d’un endettement allemand en baisse (jusqu’à 70% en 2017), Egan-Jones le prévoit en hausse à 98,2% en 2014.

Nicolette de joncaire/Agefi Suisse 19/4/2013

http://agefi.com/europe-monde/detail/artikel/allemagne-egan-jones-abaisse-sa-note-le-jour-ou-moodys-reitere-sa-confiance.html

19/04/2013 Publié par | Agefi Suisse, Agences de Notation, Allemagne, Egan Jones, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Moody's, Normes Comptables et Règles Prudentielles | | Un commentaire

Politique Friction du Mardi 20 Novembre 2012 : Rating, la France victime de ses choix Par Bruno Bertez

 Politique Friction du Mardi 20 Novembre 2012  : Rating, la France victime de ses choix Par Bruno Bertez

La dégradation de la note de crédit de la France ne nous semble pas très négative dans la mesure où elle était attendue.  Les motifs de la dégradation, en revanche, sont intéressants. Ils mettent le doigt sur les causes de la mauvaise situation française. Il apparaît clairement que la France est victime,  d’abord de la politique choisie par ses dirigeants, et ensuite de ses choix régulièrement anticapitalistes. Le récent débat sur la compétitivité illustre parfaitement les vices du système français, ses contradictions et ses perversions.

  

Lundi soir, 19 novembre 2012, Moody’s  a annoncé la dégradation de la note de crédit de la France.

  La France perd son triple A et devient AA1. La perspective reste négative car les prévisions économiques sont négatives. Cependant, Moody’s ajoute que la note de la France reste plus élevée qu’elle ne devrait l’être,  ce qui veut dire qu’elle est encore surcotée, car elle a une économie large et diversifiée. L’Agence relève aussi ses promesses de consolidation budgétaire et de réformes structurelles.

Moody’s  trouve que la capacité de la France à résister à de futurs chocs européens  se réduit et que les risques qui pèsent sur la croissance s’amplifient. C’est sur ce dernier point que Moody’s insiste. Le driver premier de la révision en baisse, c’est le risque sur la croissance. Traduisez, en clair, cela veut dire: la politique de ponction sur le pouvoir d’achat, l’austérité. Ou encore, présenté autrement, la politique de « Goche » qui préfère tondre les citoyens. Spolier et décourager les actifs, pour maintenir les dépenses en faveur des inactifs. On a fait le choix de pénaliser ceux qui produisent pour maintenir le niveau de vie de ceux qui ne font rien.

Et voici pour l’essentiel.

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20/11/2012 Publié par | Agences de Notation, Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Douce France, Egan Jones, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vertus du Capitalisme, Marché Obligataire, Moody's, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Politique Friction, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, The Economist, Trappe à Dettes | | 8 Commentaires

Nicolas Doze /BFM : Moody’s retire son AAA à la France

Nicolas Doze /BFM : Moody’s retire son AAA à la France

20/11/2012 Publié par | BFM, Commentaire de Marché, Indicateur des Marchés, Marché Obligataire, Moody's, Trappe à Dettes | | Un commentaire

A Chaud!!!!! du Dimanche 15 Juillet 2012 : A coté de l’Italie / l’Espagne par Bruno Bertez

A Chaud!!!!! du Dimanche 15 Juillet 2012 :  A coté de l’Italie / l’Espagne par Bruno Bertez

Nous avons commenté la situation italienne car l’actualité de la dégradation de sa notation l’imposait ; Cependant l’information la plus importante nous vient non pas d’Italie, mais d’Espagne.

EN LIEN : Italie : Moody’s réduit la notation du pays de deux crans

La BCE a révélé cette semaine que les concours aux banques espagnoles avaient pulvérisé les records à 337 milliards d’euros pour Juin: C’est un bond de 50 milliards en un mois et tenez-vous bien de plus de 200 milliards en 5 mois !

 

   Les très graves manifestations de ces derniers jours, les gens n’ont plus grand chose à perdre, ne vont pas arranger les choses, elles vont les accélerer.

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Des manifestations anti-austérité ont eu lieu à Madrid. Des manifestants ont rejoint les mineurs des mines de charbon des Asturies, de Castille, d’Aragon et de Leon qui protestent contre la fin des subventions publiques au secteur, qui pourrait signifier la fermeture des mines. Des heurts ont eu lieu avec les forces de polices, qui ont riposté avec des tirs à balles de caoutchouc.

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15/07/2012 Publié par | A Chaud!!!!!, Art de la guerre monétaire et économique, Commentaire de Marché, Déflation, Europe, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Moody's, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Reuters, Trappe à Dettes | , , , , | Un commentaire

Italie : Moody’s réduit la notation du pays de deux crans

Italie : Moody’s réduit la notation du pays de deux crans

 La solidité financière de l’Italie se dégrade, selon l’agence Moody’s, qui a abaissé de deux crans, de "A3" à "Baa2", la notation souveraine transalpine cette nuit, tout en maintenant la note court terme à "A-2" et la perspective à "négative". Une obligation notée "Baa2" offre un risque crédit "modéré", selon la terminologie de l’agence, qui la considère comme de niveau intermédiaire, encore solide mais qui affiche déjà certaines caractéristiques spéculatives. Ce niveau est égal à un "BBB" chez S&P et Fitch, qui utilisent une autre échelle de notation. S&P suit actuellement l’Italie à "BBB+" et Fitch à "A-", chacune avec perspective négative.

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13/07/2012 Publié par | A Chaud!!!!!, Cycle Economique et Financier, Europe, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Moody's, Reuters, Trappe à Dettes | , , , , | 3 Commentaires

Waterloo budgetaire : Quand la France bat en retraite…..et court à ses pertes !!!!

Waterloo budgetaire : Quand la France bat en retraite…..et court à ses pertes !!!!

 L’OCDE rappelle à l’ordre le gouvernement français qui en matière de retraite  comme sur l’Euro pense pouvoir avoir raison tout seul…. 

  Pour l’OCDE c’est clair :  Des âges de départs à la retraite encore plus élevés sont nécessaires….

Face à l’augmentation de l’espérance de vie, les gouvernements vont devoir relever l’âge de départ à la retraite et promouvoir des systèmes de pension privée afin de garantir la pérennité des systèmes de pension nationaux, estime un rapport de l’OCDE d’hier.

Dans les cinquante prochaines années, l’espérance de vie à la naissance devrait s’accroître de plus de 7 ans dans les économies développées, selon l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

L’âge de départ à la retraite sera de 65 ans à terme pour la moitié des pays de l’OCDE (Canada, Japon, Corée, Suisse, Turquie, Nouvelle-Zélande, Mexique, Suède, etc.) et de 67 à 69 ans pour 13 d’entre eux (Allemagne, Norvège, Islande, Espagne, Etats-Unis, Royaume-Uni, Italie, etc.). Des relèvements de l’âge de la retraite sont en cours ou prévus dans 28 des 34 pays de l’OCDE Mais ils ne devraient absorber les effets de l’allongement de l’espérance de vie que dans six pays pour les hommes, dix pour les femmes.

La "bombe budgétaire" des retraites menace la note de la France

Le rétablissement de la retraite à 60 ans pour certains salariés français menace la notation du pays, estime le Wall Street Journal. "Une dose de pragmatisme bismarckien serait appropriée" pour le gouvernement Hollande, recommande le quotidien financier.

Le nouveau gouvernement va permettre à certains salariés (environ 110.000) de continuer à partir à la retraite dès 60 ans, sans attendre les 62 ans prévus par la réforme du précédent président conservateur Nicolas Sarkozy votée en 2010. "Abaisser l’âge de la retraite rapproche la France d’une nouvelle dégradation" de sa notation par les agences financières, prévient dans un éditorial le Wall Street Journal, pour qui cette réforme a été "la réalisation la plus importante de Nicolas Sarkozy en matière de politique intérieure". "C’était plus d’un an avant que la France perde sa notation triple A et se déplace vraiment dans le camp à risque", ajoute-t-il. L’agence de notation Standard & Poor’s a retiré en janvier à la France sa note maximale "AAA". Sa concurrente Moody’s l’a confirmée fin mai mais a laissé la perspective négative, signifiant qu’elle pourrait abaisser la note "à moyen terme".

Le Wall Street Journal évoque la "bombe budgétaire" qui menace les régimes de retraite en Europe en raison de l’allongement de la durée de vie et de la baisse de la natalité. Il rappelle que quand le chancelier allemand Bismarck avait créé le premier système de sécurité sociale en 1889, l’âge de la retraite était fixé à 70 ans, quand les travailleurs en dépassaient rarement 50.

 "Une fiscalité plus élevée pourrait aider à aplanir les chiffres durant un moment, mais au prix d’une hausse du coût du travail salarié et donc en endommageant la création d’emplois et la croissance", souligne-t-il. "A moins que les taxes sur les salaires n’atteignent des niveaux astronomiques, il s’avérera impossible sur la durée d’équilibrer un système dans lequel les retraités

Synthèse réalisée par THE WOLF 

Source Afp juin12

12/06/2012 Publié par | Agences de Notation, Douce France, Droit, propriété, propriété intellectuelle, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Moody's, Retraite, Démographie et Vieillissement, S&P, The Economist, Trappe à Dettes, Wall Street Journal in french | , , , , | Poster un commentaire

La Dette des Pays Emergents se vend comme des petits pains

La Dette des Pays Emergents se vend comme des petits pains

 Du Brésil à l’Indonésie en passant par les  Philippines, les pays émergents se financent à tour de bras sur le marché obligataire, profitant de la demande des investisseurs pour leur  vendre de la dette à des taux d’intérêt exceptionnellement bas. Les gouvernements et les organisations liées au gouvernement dans le monde en développement ont ainsi vendu 11,3 milliards de dollars en obligations rien que sur  les deux premières semaines de l’année, selon le fournisseur de données Dealogic

source Wall Street Journal

Les notes des pays émergents ne cessent d’être relevées

Infographie. 36 relèvements en 2011

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27/01/2012 Publié par | Agences de Notation, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Moody's, Pays Emergents, S&P, Wall Street Journal in french | Poster un commentaire

Quel ratio Dette/PIB maximal est « supportable » pour un Pays en fonction d’un taux d’intérêt à 10 ans maximal donné

Quel ratio Dette/PIB  maximal  est « supportable » pour un Pays en fonction d’un taux d’intérêt à 10 ans maximal donné

La variable d’ajustement se faisant par la latitude fiscale de chacun

Compte tenu de sa latitude fiscale c’est à dire de sa capacité à lever davantage d’impots la France peut par exemple supporté un taux d’endettement allant jusqu’à 127% avec un taux d’intérêt ne dépassant pas 5.5%…au delà c’est l’effet boule de neige et la spirale infernale de la dette…

Au de cette analyse de chez Moody’s certains pays auraient déjà atteint un point de non retour : l’Irlande, l’Italie , la Grèce, et le Portugal …

 source The Economist

17/12/2011 Publié par | Etats-Unis, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Marché Obligataire, Moody's, The Economist, Trappe à Dettes | Un commentaire

Baisse de la notation des plus grandes banques américaines et de l’Etat US

Baisse de la notation des plus grandes banques américaines et de l’Etat US 

L’agence de notation Standard and Poor’s a abaissé mardi la note des plus grandes banques américaines, à l’occasion d’une réévaluation des notations des 37 plus grandes banques du monde destinée à tenir compte de nouveaux critères de notation.

Fitch place le triple A américain sous surveillance négative | Economie et Finance | Scoop.it 

 

L’agence a "passé en revue la notation des 37 plus grandes institutions financières du monde en appliquant les nouveaux critères de notation pour les banques" publiés le 9 novembre, explique S&P dans un communiqué.

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30/11/2011 Publié par | Agences de Notation, Etats-Unis, FitchRatings, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Moody's, S&P, Trappe à Dettes | Un commentaire

Moody’s va abaisser la note de la dette junior de nombreuses banques européennes

Moody’s va abaisser la note de la dette junior de nombreuses banques européennes

L’agence d’évaluation Moody’s Investors Service a prévenu mardi qu’elle allait abaisser la note de la dette subordonnée de nombreuses banques européennes, pour réfléter le fait que les gouvernements de la région sont moins susceptibles qu’autrefois de voler à leur rescousse. 

source Zerohedge

Moody’s a placé sous revue pour un possible abaissement la note accordée à la dette subordonnée ou “junior” de 87 banques, implantées dans 15 pays européens, selon un communiqué publié par l’agence. En cas de faillite, cette dette est la dernière à être remboursée. 

En acheter est donc par définition un placement plus risqué qu’un achat de dette “senior”, dont le remboursement est prioritaire. Selon les types de dette concernées, Moody’s pourrait abaisser ses notes de un à deux crans, selon son communiqué. Sept banques banques françaises sont visées par la décision de l’agence.

 Les banques espagnoles sont les plus directement touchées (21 établissements), avec celles d’Italie (17), d’Autriche (9) et de Norvège (5).

Austria (9), Belgium (3), Cyprus (2), Finland (3), France (7), Italy (17), Luxembourg (3), Netherlands (6), Norway (5), Poland (1), Portugal (2), Slovenia (2), Spain (21), Sweden (4),Switzerland (2).

Les établissements visés, dont font partie Credit Suisse et UBS, ne méritent pas leur note actuelle dans la mesure où les gouvernements seront moins prompts à leur porter secours que par le passé, selon les analystes de Moody’s. En outre, il paraît de plus en plus acceptable que les détenteurs de dette subordonnée partagent le fardeau en cas de problème dans le secteur bancaire, jugent-ils.

Pour Loïc Bhend, analyste financier à la banque Bordier, «l’annonce de Moody’s est tout sauf une surprise. La dégradation reflète ainsi le fait que les Etats ne pourront plus sauver leurs banques le cas échéant, soit parce qu’ils n’en ont pas les moyens soit, à l’image de la Suisse, parce qu’ils n’en ont plus l’envie».

source afp nov11

29/11/2011 Publié par | Europe, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Moody's, Normes Comptables et Règles Prudentielles | Poster un commentaire

Inde: l’inflation se rapproche de 10%

Inde: l’inflation se rapproche de 10%

 Le taux d’inflation en Inde s’est rapproché du seuil symbolique des 10% en octobre en dépit de la stricte politique monétaire du pays. Le taux annuel, mesuré par l’indice des prix de gros, s’élève à 9,73% en octobre, soit légèrement au-dessus des 9,72% enregistrés en septembre, en raison de l’envolée des prix des denrées alimentaires et du carburant.

Le prix de l’essence a été augmenté de 1,8 roupie/l et l’inflation sur les denrées alimentaires a atteint un pic sur les neuf derniers mois à 12,21%. L’inflation restera donc élevée en Inde,justifiant la hausse des taux du mois dernier de la Reserve Bank of India

A noté aussi que le déficit commercial indien au mois d’octobre a atteint un record depuis les années 90 : 19,4 milliards de dollars américains.

Que le coût du risque des banques indiennes continue de se détériorer : à titre d’exemple le taux de créances douteuses de State Bank of India a augmenté de 46% sur les 12 derniers mois. Cependant, avec un taux net de créances douteuses à2,04%, la situation reste sous contrôle mais incite à la vigilance. C’est la raison pour laquelle Moody’s a placé les banques indiennes sous surveillance négative. 

 De manière plus positive, Tata Consultancy a gagné un contrat de 2,2 milliards de dollars américainsavec Friends Life Insurance, démontrant ainsi que la sous-traitance informatique, en ces temps difficiles, répond à unerationalisation des coûts.

Pour environ 40% des sociétés du Sensex qui ont publié leurs résultats, ces derniers sont dans l’ensemble meilleursqu’anticipés, avec une croissance bénéficiaire de 14% contre 9% attendue.

15/11/2011 Publié par | Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Le Graphique du Jour, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Moody's, Pays Emergents, Reuters | Poster un commentaire

Dans un scénario du pire, S&P envisage une baisse de la note de la France

Dans un scénario du pire, S&P envisage une baisse de la note de la France

Dans un scénario du pire, qui tente d’extrapoler les conséquences d’une rechute violente dans la récession de la zone euro, l’agence d’évaluation financière Standard & Poor’s envisage une baisse de la note de la France, selon une étude communiquée vendredi.

 

Dans ce cas de figure, la France pourrait perdre son précieux “AAA” –la meilleure note possible dans la classification de l’agence. Sa note pourrait être dans ce scénario abaissée d’un cran, à AA+”, précise l’agence. La décision de Standard & Poor’s serait identique dans l’hypothèse d’une simple rechute dans la crise ou dans l’hypothèse extrême d’une nouvelle récession accompagnée d’une envolée des taux d’intérêt.

 Une porte-parole de S&P a précisé que “ces simulations ne reflètent pas les hypothèses de base de Standard & Poor’s, qui sont celles intégrées dans les notes actuelles”. En outre, a-t-elle ajouté, “la magnitude des +stress+ (tensions) utilisés dans cette étude est, elle, improbable”. Mais des pays comme l’Espagne, l’Italie, le Portugal verraient leur note degradée de deux crans. Pour l’Irlande, la baisse serait d’un cran.Dans tous les cas de figure, l’Allemagne conserverait son “AAA”.

Pour la première fois, l’écart (spread) entre les taux des deux pays, l’Allemagne et la France a dépassé 120 points de base en séance vendredi. Par comparaison, il n’est que de 45 points de base pour les Pays-Bas, 49 pour la Finlande ou 72 pour le Royaume Uni, tous détenteurs eux aussi de la note maximale «AAA».

«Il faut être réaliste, aux yeux du marché, la France a déjà perdu son précieux +triple A+», commente Philippe Hab, gérant de fonds pour la société de gestion SPGP. Ce sésame lui permet d’emprunter dans des conditions très favorables pour financer ses déficits budgétaires.

les investisseurs s’inquiètent aussi du fait, même s’ils ne veulent pas l’admettre, que la gauche remporte l’élection présidentielle. «Un gouvernement socialiste sera peu à même, aux yeux du marché, de mettre en place une fiscalité plus importante», commente le gérant Philippe Hab. 

Mais c’est surtout le spectre d’un ralentissement de la croissance française qui inquiète par dessus tout. 

«Le pays s’apprête à abaisser ses prévisions économiques pour 2012. Sans croissance, il ne pourra jamais se désendetter. Il semble bien que l’on soit rentrer dans une spirale infernale», souligne un analyste parisien sous couvert d’anonymat

Première à écorner le précieux «triple A» français lundi, l’agence d’évaluation financière Moody’s Investors Service s’est donnée trois mois pour déterminer si la perspective «stable» de la note souveraine de la France était toujours justifiée au vu de la dégradation de la situation économique.

Mais les pressions des marchés sont de jour en jour plus perceptibles.

 Ainsi, les CDS, les contrats d’assurance contre le défaut de remboursement, sur la France, ressortaient à 190 points de base ce vendredi. Cela signifie que pour s’assurer contre le défaut de paiement de l’État français sur une dette de 10 millions d’euros à échéance de cinq ans, un investisseur devra s’acquitter de 190 000 euros par an.

source afp oct11

22/10/2011 Publié par | Douce France, Europe, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Moody's, S&P, Trappe à Dettes | Un commentaire

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