Les Français préfèrent la Dette : Les Institutionnels français hostiles aux actions
Les Français préfèrent la Dette : Les Institutionnels français hostiles aux actions
Une écrasante majorité d’investisseurs institutionnels (banques, assureurs, fonds de pensions) en France souhaitent maintenir voire diminuer leur exposition aux actifs risqués comme les actions, en raison de la crise européenne, révèle une enquête de Morningstar.

Au total, ils sont 38% à vouloir maintenir leur allocation stratégique d’actifs risqués et 41% à souhaiter la diminuer, dans les années à venir, en réponse à la crise européenne. Ils sont seulement 12% à envisager de l’augmenter.Ces investisseurs privilégient largement les actifs de rendement, de type obligations. Dans ce domaine, les obligations d’entreprises les mieux notées et l’immobilier sont particulièrement prisés.
L’enquête remarque que dans cette catégorie d’actifs, les obligations à haut rendement et la dette émergente sont autant recherchées que les emprunts d’Etat en zone euro.
Par ailleurs, parmi les actifs les plus risqués, les actions internationales et de pays émergents prennent le pas sur les actions de la zone euro
Opportunités pour les actions européennes : Potentiel de gains volatile mais élevé pour les investisseurs boursiers
Opportunités pour les actions européennes : Potentiel de gains volatile mais élevé pour les investisseurs boursiers
La perception des investisseurs est très négative envers les bourses de la zone euro. Ils ont raisons d’adopter cette attitude : Cela fait presque 2 ans que les mauvaises nouvelles arrivent de cette zone, hantant les marchés financiers et provoquant d’importantes baisses boursières en Europe et des impacts négatifs sur les bourses mondiales.
Conséquences : Le ratio cours/bénéfices des 500 plus importantes sociétés est de 12.6 fois (au 8 février 2012), ce qui représente une escompte de 22% sur les ratios historiques d’après-guerre. En France et en Allemagne, les cours se transigent encore moins chers:10.5 fois les profits.
Les investisseurs ont de fortes craintes que la récession en place dans la majeure partie des pays de la zone euro ne justifie cette sous-évaluation. Toutefois, il est surprenant que les profits des sociétés européennes continuent leur croissance malgré ces récessions.
Selon un sondage effectué par Bloomberg auprès d’un grand nombres d’économistes et d’analystes, la hausse des profits serait de 5% par année en 2012 et 2013. Cette prévision serait possible, car près de 50% des revenus des grandes sociétés européennes proviennent de l’étranger, et les marges bénéficiaires sont bien gérées.
Les investisseurs auraient avantage à ne pas négliger les bourses européennes dans leur portefeuilles. La reprise des marchés est déjà amorcée, mais elle est encore fragile. Comme les bourses anticipent 3 à 6 mois d’avance le comportement de l’économie et que les économistes prévoient une courte récession pour ces pays, le potentiel de gain est élevé mais volatile.
La bourse américaine se négocie en dessous de sa valeur économique
Le “Market Fair Value” de Morningstar évalue que le marché boursier américain est actuellement sous-évalué de 4 %. La majorité des actions américaines se retrouvent actuellement sous leur valeur d’équilibre
Le “Market Fair value” de Morningstar est à 0,90. Selon cet indicateur, le marché américain est actuellement sous-évalué de 10 %.
Comme l’indique le tableau suivant, 7 des 11 secteurs répertoriés par Morningstar sont sous-évalués. Les secteurs des services communications, des matériaux de base et de l’énergie sont les plus sous-évalués.
| 11 secteurs | Évaluation* |
| Matériaux de base | -10% |
| Consommation cyclique | +2% |
| Services financiers | -9% |
| Immobilier | +11% |
| Consommation de base | +2% |
| Santé | -4% |
| Services publics | -2% |
| Services communications | -13% |
| Énergie | -10% |
| Industriel | -1% |
| Technologies | +5% |
| Marché américain | -4% |
*+ = surévalué en %, 0 = justement évalué, – = sous-évalué en %
À moyen terme et long terme, le marché revient toujours à sa valeur économique.
Jean-Luc Charest et William André Nadeau /Gestionnaires de portefeuilles Orientation finance fev12
Dark Pools : Le côté le plus obscur de la finance
Dark Pools : Le côté le plus obscur de la finance
Leur nom inspire la crainte, vous savez qu’elles existent, mais vous en entendez parler très peu: ce sont les Dark pools (littéralement «piscines obscures»), c’est à dire des plateformes extérieures aux circuits financiers réglementés. Leur apparition remonte à l’avènement de l’électronique dans la finance, il y a vingt ans, même si leur poids a augmenté énormément au cours des six dernières années. La revue britannique The Economist a estimé qu’en Europe 10% des actions échangées passent par les Dark pools, alors qu’en 2005 ce chiffre était de moins de 5%.

«Dark pool est un terme utilisé pour décrire des mécanismes de négociation qui se caractérisent par un manque de transparence», affirme Barbara Alemanni, professeur de finance à l’Université de Gênes et à la School of Management Bocconi de Milan. «Les deux principaux mécanismes sont les suivants: il y a d’une part des intermédiaires financiers qui répondent à des ordres de vente et d’achat qu’ils reçoivent, sans passer par un marché réglementé et qui fixent eux-mêmes un prix, d’autre part il y a les segments des marchés boursiers dans lequel les operateurs de Dark pools fournissent un filtre passif, avec lequel le prix des titres est déterminé ailleurs, en l’occurrence sur les marchés réglementés. Dans les deux cas, les négociations ne sont pas traçables et se réalisent dans un environnement totalement anonyme.»
PLUS DE LUMIERE EN SUIVANT : Lire la suite »
Les banques Européennes pourraient avoir besoin de 4000 milliards de dollars, selon la BRI
Les banques Européennes pourraient avoir besoin de 4000 milliards de dollars, selon la BRI
La recapitalisation de certaines banques européennes est désormais présentée comme inévitable. De plus, le spectre de l’assèchement de crédit a rejailli. Les banques européennes pourraient faire face à des besoins de liquidités à court terme d’au moins 4000 milliards de dollars, selon une étude de la Banque de règlements internationaux (BRI) rendue publique il y a une semaine mais passée inaperçue

Les banques doivent donc diversifier leurs actifs obligataires pour éviter une trop forte exposition aux pays en difficulté, mais elles ne pourront pas totalement se prémunir des risques pesant sur les dettes d’Etat, ont estimé dans une étude des économistes de la Banque des règlements internationaux (BRI), qui a son siège à Bâle.

source Morningstar
Le danger est particulièrement élevé pour les banques de pays qui sont eux-mêmes en difficultés budgétaires, car un abaissement de la notation d’un pays augmente le coût de financement pour ces banques et détériore leur accès au marché.
Des banques grecques, irlandaises et portugaises ont ainsi vu augmenter “à des niveaux extrêmement élevés” les coûts pour les contrats de couverture contre le défaut de paiement (CDS, Credit Default Swap) et certaines ont même vu leurs actifs de clientèle diminuer, devenant du coup plus dépendantes des liquidités fournies par les banques centrales, selon toujours l’étude de la BRI

Les obligations ont longtemps été perçues comme un placement plus sûr que les actions, même si les rendements sur les titres de dette d’Etats sont généralement plus faibles. Mais avec la crise des dette publiques dans la zone euro et aux Etats-Unis, les obligations souveraines sont devenues un danger pour les établissements financiers.
Selon les statistiques de la BRI, les banques françaises détenaient ainsi fin mars une exposition de 146,1 milliards de dollars à la dette espagnole, dont 32,6 milliards du secteur public.


Les établissements allemands sont également fortement exposés à la dette ibérique, avec une exposition totale de 177,9 milliards de dollars à la fin du premier trimestre, dont 29,4 milliards du secteur public espagnol. Les banques britanniques sont quant à elles particulièrement exposées à la dette irlandaise avec 136,6 milliards de dollars, dont seulement 4,6 milliards est issue du secteur public.
Si l’exposition au secteur public paraît faible comparée au total de l’exposition, une faillite éventuelle d’un Etat aurait des répercussions sur l’ensemble d’un pays, notamment sur le secteur privé. Les banques seraient ainsi amenées à effectuer des amortissements sur les titres de dette privés.
Pour les économistes de la BRI, les perspectives moroses de croissance et la hausse de l’endettement des Etats a renforcé les craintes quant aux risques que représentent les obligations d’Etat. Entre la fin 2007 et la fin 2010, les déficits budgétaires moyens dans la zone OCDE ont augmenté de 1% à 8% du produit intérieur brut (PIB) et la dette des Etats de 73% à 97% du PIB.
La BRI recommande la fin des avantages fiscaux à l’emprunt
Les gouvernements devraient envisager de supprimer les avantages fiscaux accordés aux ménages et aux entreprises pour l’emprunt, s’ils souhaitent abaisser le niveau de leur dette à des niveaux plus gérables, les politiques fiscales ont probablement joué un rôle dans le fait que "la dette est à un niveau aussi élevé".
Les politiques favorables à l’endettement consistent en des remboursements à taux préférentiels pour les entreprises afin d’émettre des crédits ou en une exonération fiscale pour les remboursements des intérêts des crédits immobiliers.
Si un certain niveau d’endettement peut contribuer à relancer la croissance à travers les investissements des entreprises ou conférer une certaine stabilité en favorisant l’accession à la propriété, un endettement excessif peut avoir des effets négatifs.
Une fois que la dette publique atteint 85% du Produit intérieur brut, toute hausse supplémentaire de l’endettement peut nuire à la croissance, estime la BRI. Les niveaux de dettes dans les grandes économies sont déjà actuellement à des niveaux où tout endettement supplémentaire a un effet négatif.
"Au cours des 30 dernières années, le ratio de la dette par rapport au PIB (toutes dettes confondues), dans les économies développées a crû sans discontinuité, passant de 167% en 1980 à 314% aujourd’hui. En moyenne, la hausse est de plus de 5 points de pourcentage du PIB par an", selon le rapport.
Si la dette publique dans l’Union européenne est au centre des préoccupations, ce ne sont pas seulement les gouvernements qui tirent l’endettement à la hausse mais également les ménages et les entreprises.
Les pays occidentaux doivent "agir vite et de façon décisive face à ces problèmes d’avantages fiscaux" et maîtriser leur dette publique.
"Plus ils tardent (à le faire), plus l’impact négatif sur la croissance sera grand, et plus il sera difficile de l’ajuster", note l’étude de la BRI.
source le temps+agences sep11
Selon l’Indicateur Morningstar : La bourse américaine se négocie très légèrement au dessus de sa juste valeur économique
Selon l’Indicateur Morningstar : La bourse américaine se négocie très légèrement au dessus de sa juste valeur économique
Le “Market Fair Value” de Morningstar évalue que le marché boursier américain est actuellement surévalué de 2 %. Les actions américaines se retrouvent actuellement légèrement plus évaluées que leur valeur d’équilibre
Le “Market Fair value” de Morningstar est à 1,02. Selon cet indicateur, le marché américain est surévalué de 2 %.
Comme l’indique le tableau suivant, sur les 12 secteurs répertoriés par Morningstar, 8 sont surévalués et 4 sont sous-évalués. Les secteurs du matériel informatique (+11%) et des médias (+8%) sont les plus surévalués alors que celui des services d’affaires est le plus sous-évalué (-9%).
| 11 secteurs | Évaluation* |
| Matériaux de base | +7% |
| Consommation cyclique | +3% |
| Services financiers | -6% |
| Immobilier | +16% |
| Consommation de base | +3% |
| Santé | +1% |
| Services publics | +4% |
| Services communications | -3% |
| Énergie | +5% |
| Industriel | +1% |
| Technologies | +11% |
| Marché américain | +2% |
*+ = surévalué en %, 0 = justement évalué, – = sous-évalué en %
À moyen terme et long terme, le marché revient toujours à sa valeur économique.
Jean Luc Charest Gestionnaire de portefeuilles/orientation finances avril11
EN RAPPEL : A l’indicateur Morningstar nous préférons quant à nous pour mesurer si un marché est cher ou pas le fameux Shiller PER ratio basé sur 10ans , ajustée à l’inflation et qui indique quant à lui que les actions sont actuellement largement sur évalués…

Charles Gave : A l’évidence, j’ai un problème…
Charles Gave : A l’évidence, j’ai un problème…
Contrairement à la plupart des lecteurs, dont je suis bien sûr qu’ils ne lisent que Le JDF quand ils veulent s’informer sur les marchés financiers, je me sens obligé de lire tous les jours un grand nombre de journaux ou de magazines économiques ou financiers. Et partout je note que chacun fait assaut de pessimisme, mais pas toujours pour les mêmes raisons. Les pessimistes se répartissent en effet en deux groupes.
PLUS DE GAVE EN SUIVANT :
William André Nadeau : la croissance en L en Europe crée de la volatilité sur les marchés
William André Nadeau : la croissance en L en Europe crée de la volatilité sur les marchés
Le dilemme des trois vitesses de croissance économique.
L’indice de la “peur” ou l’indice de volatilité VIX a grimpé à plus de 30, ce vendredi et la semaine dernière.
Il est, toutefois, largement inférieur aux grandes variations de 2008. À plus de 30 signifie que les décisions émotives sur les marchés l’emportent sur les décisions rationnelles.
Plusieurs gestionnaires anticipent une possible volatilité élevée pour quelques semaines.
PLUS DE NADEAU EN SUIVANT :
Indicateur Morningstar : Surévaluation de 7% de la bourse américaine
Selon Morningstar, le rendement des indices boursiers progresse plus rapidement que ne le justifie la valeur fondamentale en 2010.
Selon La méthode d’évaluation boursière de Morningstar.com
Vous constaterez que la bourse américaine au 19 avril était surévaluée de 7% pour l’ensemble du marché.
Sous-évaluation ou surévaluation par secteur en pourcentage
· – Santé ; -2%
· – Énergie +4%
· – Finance +6%
· – Logiciel +24%
Consulter les évaluations de ces indices sur http://www.morningstar.com/cover/market-fair-value.aspx (cliquez sur le lien)
William André Nadeau : Où investir pour les 12 prochains mois ?
L
a Bourse, les obligations, l’immobilier ou les fonds de couverture?
Quelles sont les perspectives de chacune de ces classes d’actifs, pour la deuxième année de la reprise boursière ?
Le choix du placement demeure une grande question que les investisseurs ont à clarifier.
PLUS DE NADEAU EN SUIVANT :
William André Nadeau : Pourquoi utiliser un indice de référence pour vos placements?
Quand on se compare on se console ou on se désole.
Une blague bien connue des vieux routiers de Wall Street met en scène deux gestionnaires de portefeuille partis pour une fin de semaine en camping: « Le gardien du parc m’a prévenu qu’un ours noir rôde par ici, dit l’un. Ça ne m’inquiète pas beaucoup car je cours très vite, répond son ami. Tu ne peux pas courir plus vite qu’un ours noir, il se déplace à 25 milles à l’heure quand vient le temps d’attraper une proie, reprend le premier. Bien sûr que je sais que l’ours noir court plus vite que moi: mais ce qui m’importe c’est que je cours plus vite que toi »
Dans l’univers des sciences, une seule branche peut prétendre fournir une réponse absolue c’est la physique. On connait précisément la vitesse de la lumière et du son. Toutes les autres données des sciences pures et humaines sont relatives. Le cerveau humain, pour se sécuriser, tente de ramener sa compréhension à des comparables absolus mais malheureusement ce n’est pas la réalité.
Dans un monde où la compétition est vive et pour mesurer le niveau de satisfaction de l’évolution de rendement d’un placement, il est essentiel d’utiliser des comparables appelés “indices de référence”.
PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :
Frédéric Lorenzini (Morningstar) : gestion portefeuille boursier/ Point et Bilan du phénomène des ETF »
Quelle est la croissance du marché des ETF ?
On observe un engouement grandissant sur les ETF. 2006, nous comptions sur le marché français 130 ETF. Nous avons terminé l’année 2009 avec plus de 360 ETF.
Aux Etats-Unis, où le marché est plus ancien qu’en Europe, les ETF représentaient environ 420 milliards de dollars en 2006 et près de 784 milliards de dollars fin 2009.
Les encours sur le territoire américain ont augmenté de l’ordre de 50% par an. Seule l’année 2008 a marqué un léger recul de 13%.
Le marché ne représente plus un marché de niche…
Aux Etats-Unis les ETF représentaient en 2007 environ 6% des encours des fonds conventionnels (hors fonds monétaires et fonds de fonds), 422 milliards de dollars sur 6051 milliards.
A partir de 2008 les encours des ETF ont dépassé la barre symptomatique de 10% des encours des fonds conventionnels. En 2009 les encours des ETF représentent 784 milliards et les encours des fonds conventionnels (hors fonds monétaires et fonds de fonds) 6906 milliards.
PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :









































NI PUB, NI SPONSOR, NI SUBVENTION, SEULEMENT VOUS ET NOUS....SOUTENEZ CE BLOG FAITES UN DON


Comment qualifier la Bourse en 2011?
Comment qualifier la Bourse en 2011?
Une volatilité record en 2011 pour les secteurs boursiers, un marché sans tendances stables et les titres défensifs, tout comme en 2000, ont volé la vedette aux secteurs traditionnels. Après 2 ans de hausse des marchés, l’année 2011 aura été celle d’un marché baissier d’amplitude moyenne.
Forte volatilité
Selon Bloomberg, les actions ont été deux fois plus volatiles que la moyenne des 50 dernières années.
Source Wall Street Journal
Les titres défensifs se sont bien comportés comme le témoignent nos portefeuilles dividendes canadiens ou américains. Toutefois, ce n’est pas le cas pour 80% des titres qui ont décliné beaucoup plus que les indices généraux. Un marché sans tendance stable qui a crée des maux de tête à tous les gestionnaires y compris chez Orientation Finance ainsi que les investisseurs qui gèrent en fonction des stratégies fondamentales.
Les secteurs cycliques que sont les matériaux et l’énergie ont sous-performé, malgré la hausse des profits de ces secteurs durant l’année. Selon les analystes, les secteurs cycliques connaitront encore une autre fois une hausse des profits supérieure au marché en 2012.
Une bourse très sous-évaluée et une chute des cours malgré la hausse des profits
Le marché s’est transigé à fort escompte à 13.3 fois ses bénéfices actuels, et à 14.4 fois pour le TSX canadien . Les cours actuels se transigent à 16% d’escompte sur la moyenne des 55 dernières années. En dehors du marché bousier américain qui a relativement mieux performé que les autres places financières, on a observé des baisses de plus de 10% pour la grande majorité des pays. Il n’y a pas eu de corrélation, cette année, entre la progression des actions et la hausse des profits. On enregistre aussi des profits en hausse d’environ 6% en 2011 et, malgré cette hausse, les cours boursiers sont en baisse. Ce sont les inquiétudes de la zone euro qui ont été les principaux tourments des marchés mondiaux. Les bourses des pays émergents ont décliné en moyenne de 20%, malgré la forte hausse des profits et de la croissance économique. Les pays émergents sont sous-évalués de 30% par rapport à leurs normes historiques.
La bourse américaine se négocie en dessous de sa valeur économique
Le “Market Fair Value” de Morningstar évalue que le marché boursier américain est actuellement sous-évalué de 11 %. La grande majorité des actions américaines se retrouvent actuellement sous leur valeur d’équilibre
Le “Market Fair value” de Morningstar est à 0,89. Selon cet indicateur, le marché américain est actuellement sous-évalué de 11 %.
Comme l’indique le tableau suivant, à l’exception de 3 secteurs qui sont légèrement surévalués, tous les autres secteurs répertoriés par Morningstar sont sous-évalués. Les secteurs des services financiers et des matériaux de base sont les plus sous-évalués.
11 secteurs
Évaluation*
-20%
-9%
-19%
+3%
+1%
-12%
+1%
-16%
-15%
-9%
-6%
-11%
*+ = surévalué en %, 0 = justement évalué, – = sous-évalué en %
À moyen terme et long terme, le marché revient toujours à sa valeur économique.
Pour 2012, quels seront les secteurs boursiers favorisés?
Si la croissance économique mondiale se maintient à plus de 3.2 % du PNB, les secteurs cycliques pourraient être les gagnants. Si ce n’est pas le cas, et que les inquiétudes sur la croissance mondiale persistent, les titres défensifs et de dividendes pourraient poursuivre leurs élans des deux dernières années. Toutefois, il est fort possible que le momentum pour la bourse américaine soit favorisé parmi tous les pays avancés. Comme c’est le cas depuis quelques mois, les récessions et les déboires de la zone euro pourraient faire grimper les actions américaines à des niveaux de 10% à 20%.
Une reprise pourrait être amorcée par un rattrapage de la valeur à sa "Fair Value" grâce à une hausse des profits de l’indice de 5% attendu par le consensus des analystes en 2012, La première phase de la hausse proviendrait du passage de la sous-évaluation à la “Fair Value” et la seconde hausse découlerait de la hausse de profits et des nouvelles acceptables d’une croissance économique lente mais progressive. Le déplacement de capitaux de la zone euro vers les États-Unis pourrait grandement contribuer à alimenter la bourse américaine en 2012.
À notre avis et d’après l’opinion d’une majorité de stratèges financiers, les actions des pays émergents offriront un grand potentiel parce qu’ils sont très sous-évalués. Les pays émergents connaissent un niveau de croissance économique élevé supérieur à 5% l’an en moyenne. Le marché boursier devrait reconnaître, avec le temps, les bonnes occasions dans ces régions. En Chine, la classe moyenne représente 12% de la population avec 30 millions d’augmentation par année. En Inde, c’est 5% de la population.
Comportement historique de la volatilité
Historiquement, après une année volatile, la seconde qui suit l’est beaucoup moins. Il est fort possible qu’il y ait moins d’écart d’un secteur boursier à un autre en 2012. Historiquement, quand une période de tendance instable se produit durant plus de 8 mois, les 8 mois suivants sont caractérisés par des tendances plus stables.
William André Nadeau Gestionnaire de portefeuille/ orientation finances dec11
Évaluez ceci :
Share this:
WordPress:
29/12/2011 Publié par The Wolf | Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Formation a la gestion de portefeuille, Indicateur des Marchés, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Morningstar, Pays Emergents, Wall Street Journal in french | William André Nadeau | Poster un commentaire