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textes, grogs et patates chaudes…

Géopolitique: En chinois, pétrole se dit «shiyou»

Géopolitique: En chinois, pétrole se dit «shiyou»

En décembre dernier, la Chine a pour la première fois devancé les Etats-Unis comme principal importateur de pétrole au monde. Grâce à la fracturation hydraulique, Washington devrait assurer l’autarcie énergétique d’ici à 2030. A l’inverse, Pékin va se montrer de plus en plus gourmand de pétrole étranger. Un renversement qui devrait avoir de profondes répercussions sur les priorités géostratégiques des deux pays

Dans l’inflation de chiffres qui accompagnent la montée en puissance de la Chine, certains sont moins flatteurs que d’autres. La deuxième économie mondiale est récemment devenue le premier émetteur de gaz à effet de serre (par habitant, elle reste toutefois loin derrière les pays occidentaux). Le smog récurrent de Pékin est désormais l’un des symboles de cette nouvelle Chine en construction – comme on disait au début de l’ère communiste. Plus spectaculaires, les statistiques livrées cette semaine par l’Agence internationale pour l’énergie (AIE) indiquent que, pour la première fois, la Chine s’est placée devant les Etats-Unis comme principal importateur de pétrole. Un monde bascule.

 Pour être précis, ces données ne concernaient que le mois de décembre. Durant l’année 2012, les Etats-Unis ont importé en moyenne 7,41 millions de barils par jour contre 5,40 millions pour la Chine. Mais le rattrapage s’accélère. Les experts s’accordent à dire que la Chine devrait être le premier importateur de brut dès 2014 ou 2015 au plus tard, ce qui aura des implications géopolitiques majeures. Sont en jeu la course à de nouveaux marchés d’approvisionnement, la sécurisation des routes maritimes et des ajustements diplomatiques répondant aux impératifs énergétiques.

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09/03/2013 Publié par | Afrique, Art de la guerre monétaire et économique, Chinamerica, Etats-Unis, Le Temps, Matières Premières, Moyen Orient, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Russie | | Un commentaire

Les Clefs pour Comprendre du Mardi 12 Février 2013 : Le triangle magique du système monétaire international Par Bruno Bertez

Les Clefs pour Comprendre du Mardi 12 Février 2013 : Le triangle magique du système monétaire international  Par Bruno Bertez

On confond souvent « guerre des changes » et « guerre des monnaies ». La guerre, sous cet aspect, est d’actualité, tant en raison de la politique japonaise qu’en raison du débat qui se déroule au sein de l’Europe et encore en raison des réunions internationales G20 et G7.

La guerre des changes, c’est ce que fait le Japon. Il tente d’abaisser le prix du yen sur le marché global. Il le fait dans le but d’élargir sa part dans le marché mondial. Dans le but, si l’on peut dire méchamment, de « piller » la demande des autres pays.

La guerre des monnaies, c’est autre chose. C’est l’affrontement par lequel les belligérants cherchent, par le biais de la monnaie, par le biais du système monétaire, par le biais du système bancaire, par le biais du système de paiement, cherchent à affaiblir leurs adversaires et à les mettre en difficulté. La guerre des monnaies, c’est une tentative d’asphyxie, de paralysie, qui est censée porter un coup fatal à l’adversaire. D’une certaine façon, la guerre des changes est bénigne en regard de la guerre des monnaies.

   James Rickards a écrit un ouvrage qui s’intitule « Currency Wars ». Rickards fait état dans ce livre d’une simulation  de guerre des monnaies organisée par la CIA, simulation à laquelle il a participé. Pour les besoins de l’édition, Rickards mélange allègrement, on mélange toujours allégrement, suivant en cela Flaubert, Rickards mélange allègrement guerre des changes et guerre des monnaies. C’est normal, s’il n’avait pas fait la confusion, le livre aurait été trop mince et il n’aurait pas pu faire un best-seller d’édition. Dans ce qui suit, nous ne nous intéressons qu’à la guerre des monnaies.

 

Nous commencerons par une remarque fondamentale; en l’absence de cette remarque, nos développements sont suspendus dans les airs, sans consistance.

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12/02/2013 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Chinamerica, Commentaire de Marché, Etats-Unis, Europe, Gold et Métaux Précieux, Indicateur des Marchés, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Moyen Orient, Reuters | | 3 Commentaires

Les Clefs pour Comprendre du Mardi 5 Février 2013 : Le piège islamiste va t il se refermer sur la France ? par Bruno Bertez

Les Clefs pour Comprendre du Mardi 5 Février 2013 : Le piège islamiste va t il se refermer sur la France ? par Bruno Bertez 

Nous n’avons pas vocation à écrire sur les opérations militaires. Une simple similitude nous conduit à la faire, et à poser quelques questions. 

Le fou de guerre DéLiRiUs

http://www.directmatin.fr/sites/default/files/styles/image_630/public/ide_couts-opex-2012.jpg

  Quand la crise financière est devenue manifeste en 2008, il a été choisi de sortir des  politiques conventionnelles  fondées sur le jeu des marchés et de s’aventurer dans l’usage de la force. On a violé les marchés, on  les a forcés  à faire autre chose que ce qu’ils auraient fait spontanément, livrés à eux mêmes. Ce n’est pas un jugement, c’est un constat. Sans l’usage de la force des banques centrales et des gouvernements, les marchés auraient sombré. On est intervenu pour leur faire prendre un autre chemin que celui qu’ils auraient suivi en vertu de leur logique propre. 

L’usage de la force, de la violence en économie et en finance est plus fréquent qu’on ne le croit. Cela est normal, la violence est subreptice, cachée, elle touche des domaines peu accessibles au public et aux médias non spécialisés. Qui comprend que bloquer les prix d’une marchandise est une violence? Qui admet que fausser les prix par une subvention est un usage de la force? Il en va de même avec toutes ces mesures non conventionnelles, taux d’intérêt zéro, gonflement des bilans des banques centrales, fixation des taux des emprunts d’État par des QE, répression financière. Encore que là, par le choix justifié du vocabulaire, avec la répression, on perçoit clairement la violence et l’usage de la force. 

Les mesures non conventionnelles font sortir de l’économie contractuelle et de l’économie de marché, on s’écarte donc de ce que veulent les agents économiques, on les oblige à faire autre chose que ce qu’ils souhaitent. Violence sur les choses, violence sur les choix. 

Ainsi, on s’écarte, plus ou moins longtemps et plus ou moins loin de ce qui serait l’équilibre voulu par les gens. Plus cela dure et plus on s’éloigne, plus se pose le problème de ce que nous appelons l’Exit. Dès 2008 nous avons souligné l’importance qu’il fallait accorder à cette question de l’Exit. Il est bien de rentrer, mais il faut encore sortir. Il n’existe pas d’état stable, durable dans la violence et l’artificiel … sauf dans le cas … des solutions finales. 

Nous avons périodiquement évoqué cette question, soulignant que c’était à ce niveau qu’il convenait de porter la réflexion, comment sortir et avec le minimum de risque de dégâts, de rupture, de rechute. En matière de crise financière et économique, la solution n’est pas trouvée, l’Exit n’est pas en vue, pas défini, pas trouvé. On repousse.

 Vous voyez ou nous voulons en venir bien sur. En matière militaire, domaine privilégié de recours à la force et à la violence, la question de l’Exit est centrale. 

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05/02/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Afrique, Art de la guerre monétaire et économique, Commentaire de Marché, Douce France, Etats-Unis, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Mondialisation, Moyen Orient, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Une info importante qui peut en cacher une autre | 19 Commentaires

On a lu, vu et entendu du Vendredi 1er Février 2013

On a lu, vu et entendu du Vendredi 1er Février 2013

La Russie confie son image à Goldman Sachs

La Russie a engagé Goldman Sachs pour l’aider à améliorer son image auprès des investisseurs étrangers et des agences de notation, rapporte le quotidien russe Vedomosti. La banque américaine a signé un protocole d’accord avec le ministère du Développement économique et le Fonds russe pour les investissements directs,a confirmé une porte-parole de Goldman Sachs.

La banque va se charger de la communication avec les investisseurs, et participera aux présentations et aux tournées à l’étranger, explique Vedomosti, citant le vice-ministre du Développement économique Sergueï Beliakov. Ce dernier a assuré que Moscou poursuivait par ailleurs ses efforts pour améliorer son climat d’investissement. Mais «pour l’instant, nous n’informons pas assez efficacement les investisseurs de nos actions», a-t-il déclaré, estimant que les progrès du pays n’étaient pas assez mis en valeur,  soulignant que le pays avait connu en 2012 une croissance de son PIB de 3,5% et que la dette russe s’élève à environ 11% de son PIB, un chiffre dérisoire par rapport à la plupart des pays occidentaux….Pourtant, la Russie est notée BBB par Standard and Poor’s et Fitch, et Baa1 par Moody’s, ce qui signifie qu’elle est considérée comme un émetteur de qualité moyenne…

Allez Goldman un petit effort!!! et quelques trouvailles et peut ètre mème que la Russie pourra rentrer en Zone euro….A l’image de nos amis grecs qui connaitront peut ètre bientot les délices des palais des mille et une nuits de la charia…

L’investissement massif du Qatar en Grèce

Le Qatar va investir jusqu’à un milliard d’euros dans des PME grecques, via un fonds d’investissement commun avec la Grèce, en pleine récession, a annoncé le premier ministre du richissime Etat gazier, cheikh Hamad ben Jassem Al-Thani, cité par l’agence officielle QNA.

«Nous voulons rééditer l’accord conclu avec l’Italie il y a quelques mois pour la constitution d’un fonds d’investissement doté de deux milliards d’euros, partagés à égalité entre les deux pays», a-t-il dit, lors d’une conférence de presse avec son homologue grec Antonis Samaras à Doha mardi soir.«Nous ne voyons aucune objection à investir la même somme dans le nouveau fonds avec la Grèce», a-t-il ajouté. La constitution du fonds s’inscrit dans le cadre d’une série d’accords de coopération signés mardi à Doha entre le Qatar et la Grèce, qui entre dans sa sixième année de récession. Le Premier ministre du Qatar a indiqué que les deux pays avaient «discuté de plusieurs projets concernant les routes, l’électricité, l’énergie et le tourisme».Le Qatar et la Grèce avaient signé en 2010 un accord cadre pour faciliter les investissements

Le 19 novembre, l’Italie et le Qatar ont signé un accord prévoyant la création d’une joint venture destinée à investir dans des entreprises italiennes actives dans le secteur du «Made in Italy». Baptisée «IQ Made in Italy Venture», elle est dotée dans l’immédiat de 300 millions d’euros, un montant appelé à grimper jusqu’à 2 milliards d’euros d’ici 4 ans, versés à parts égales par la Qatar Holding LLC et le FSI, une holding contrôlée par la Caisse des dépôts et prêts italienne.

Mais pourquoi donc la Grèce s’est elle inspirée de l’Italie et non pas de l’Islande…

Faillite bancaire: la victoire de l’Islande

L’Islande avait le droit, lorsque ses banques se sont effondrées en octobre 2008, de refuser de rembourser les épargnants étrangers, a tranché lundi la cour de l’AELE. La Cour a rejeté les arguments présentés par le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Le jugement était attendu pour savoir si l’argent public doit sauver ou non des banques en faillite. Après la faillite de la première banque privée du pays, Landsbanki, l’Islande a dû nationaliser en urgence son système bancaire, sans pouvoir répondre aux inquiétudes des déposants d’Icesave, une banque en ligne filiale de Landsbanki prisée par les épargnants britanniques et néerlandais. A l’époque du krach, Icesave comptait près de 4 milliards d’euros de dépôts. Les gouvernements britannique et néerlandais avaient alors remboursé intégralement les épargnants d’Icesave avant de réclamer la facture à Reykjavik. Mais, en 2010 puis 2011, les Islandais ont refusé par référendum les modalités de remboursement, en arguant qu’il n’y avait pas d’obligation légale pour qu’ils assument les pertes d’une banque privée.La Commission européenne a poursuivi l’Islande devant le tribunal de l’AELE pour violation de la directive européenne relative sur les garanties des dépôts, qui oblige à assurer un minimum de 20.000 euros aux déposants d’une banque en faillite.

A chacun son fardeau mais l’herbe n’est pas necessairement plus verte ailleurs!

Les rois sud-africains coûtent à l’entretien

Les dix rois et quelque 6000 chefs traditionnels que compte l’Afrique du Sud ont coûté plus de 650 millions de rands (près de 70 millions de francs) au contribuable l’an dernier, a rapporté lundi le quotidien «Beeld». La somme concerne les salaires et avantages des dix rois et 5311 petits chefs reconnus et salariés par la République sud-africaine. Chaque roi gagne 927.000 rands (près de 95.000) par an, ce à quoi les provinces peuvent ajouter des avantages. Le roi des Zoulous Goodwill Zwelethini a ainsi reçu un bonus de 59 millions de rands (5 millions) de sa province du KwaZulu-Natal (est), qui lui a en outre bâti un palais de 18 millions de rands (1,5 million) pour la plus jeune de ses six épouses. Le monarque zoulou, âgé de 64 ans, a 27 enfants. D’autres provinces offrent à leurs rois de grosses voitures, leur assurent une couverture maladie ou leur paient des femmes de ménage.

01/02/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Afrique, Agences de Notation, Art de la guerre monétaire et économique, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Europe, Islande, Italie, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Moyen Orient, On a lu, vu et entendu, Russie, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | | Poster un commentaire

Pétrole : gain record en 2012 pour l’Opep

Pétrole : gain record en 2012 pour l’Opep

Dans l’actualité des matières premières, 2012 aura été une fois de plus un excellent cru pour les producteurs de pétrole. Malgré la crise, les prix sont restés élevés et les pays producteurs ont enregistré des revenus record.

Plus de 1000 milliards de dollars. C’est la somme totale gagnée l’année dernière par les membres de l’organisation des pays exportateurs de pétrole. Jamais le pétrole n’a autant rapporté au cartel qui fournit  40% de l’offre mondiale. Il y a dix ans ses revenus pétroliers n’étaient que de 200 milliards de dollars. Alors que le chef de file du cartel, le ministre saoudien du Pétrole estimait il y a tout juste un an qu’un maintien des cours autour des 100 dollars serait une belle performance, alors qu’on s’attendait à un retournement du marché en 2012, les prix ont contre toute attente continué à grimper.

Le cours moyen d’un baril de brent a été de 111,65 dollars, c’est 2,5% de plus que l’année précédente. Les centaines de milliards de pétro-dollars encaissées par le cartel n’ont pas été également réparties entre ses membres. L’Iran, de plus en plus entravé pour exporter son brut, a perdu des parts de marché au profit de ses partenaires. La manne pétrolière a surtout profité en 2012 à l’Arabie Saoudite, au Koweit et aux Emirats Arabes Unis. Les torrents de billets verts vont alimenter leurs fonds souverains, ils reviendront aussi indirectement à la population de certains Etats. Riyad a par exemple annoncé en début de semaine une hausse de son budget de près de 20%. Pour les pays consommateurs la facture est de plus en plus indigeste, les économies occidentales déjà chancelantes sont plombées par la note du brut.  Des experts parlent de choc pétrolier rampant car la hausse est constante depuis quatre ans maintenant. 

La tendance va-t-elle enfin s’inverser en 2013 ? C’est ce que prévoient tous les analystes. Le rebond de la production irakienne, mais aussi la nouvelle production américaine issue des gisements de schiste pourraient faire baisser la pression. A moins que l’Arabie Saoudite contre balance cet afflux de brut en fermant les vannes de ses puits, histoire de limiter une éventuelle baisse des cours.

Iran

Par Dominique Baillard/Chronique des matières premières/RFI Janv13

http://www.rfi.fr/emission/20130103-petrole-gain-record-opep

05/01/2013 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Commentaire de Marché, Etats-Unis, Europe, Fonds Souverains, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Le Graphique du Jour, Matières Premières, Moyen Orient, Wall Street Journal in french | Poster un commentaire

L’Edito du Lundi 10 Décembre 2012 : L’or, horizon des monnaies, la globalisation était l’extension du système des équivalences par Bruno Bertez (2ème Partie)

L’Edito du Lundi 10 Décembre 2012 : L’or, horizon des monnaies, la globalisation était l’extension du système des équivalences par Bruno Bertez (2ème Partie) 

 EN LIEN : L’Edito du Lundi 3 Décembre 2012 : L’or, horizon des monnaies par Bruno Bertez (1ère Partie actualisée avec commentaires et textes adjuvants )

 A y réfléchir de plus près, la globalisation des 30 dernières années s’analyse comme une extension du système des équivalences. Cette globalisation s’effectuant sous un mode centralisé contient en elle-même les germes de la destruction du système qu’elle a tenté d’imposer.

  Vouloir comprendre les choses économiques, les monnaies profanes, la finance, sans aller voir là où cela se passe, c’est à  dire chez l’homme, dans sa tête, dans son âme, bref, sans recourir aux fonctions symboliques, c’est comme vouloir comprendre la sexualité sans le désir et la réduire au besoin et à l’usage. Car c’est ce qu’ils veulent, le grand « Ils ». Vous réduire au besoin, à la consommation , à tout ce qu’ils manipulent et maîtrisent. Ils peuvent tout sur vous, sauf agir sur le sens des choses et c’est pour cela que le sens, l’interprétation, la découverte, l’herméneutique, tout cela est rejeté. Il faut vous résumer,  vous mettre en carte comme disait Ferré, vous identifier, vous équivaloir à ce qui, en vous,  est manipulable. Tout doit être marchandise, avec son équivalent de fausse monnaie. C’est leur domaine, ils y sont rois. Et c’est pour cela d’ailleurs qu’ils sont rois, parce que vous êtes et vous vivez sujets en raison de leurs balivernes qui servent à acheter autant de votes qu’ils en ont besoin pour vous dominer.

Nous avons pointé le fait que la pierre angulaire du système était « l’équivalence » et le pouvoir de l’imposer.  L’équivalence se noue sur un marché, des marchés, sur la généralisation des marchés, marchés de tout. D’où la financiarisation qui a tout mis sur les marchés, le pétrole est un papier, l’or est un papier, le cattle est un papier, les droits CO2 sont un papier… bientôt on mettra sur le marché des droits à détruire la planète, à consommer et consumer l’extinction.

Il faut souligner le génie inconscient du système qui, peu à peu, met tout sous sa coupe pour tout dominer, tout manipuler. Tout rendre fait ou faisable, à  la main au sens propre, à leur main.

Le réel est rare, il est physique donc soumis à la rareté. Mais le réel-papier est infini. On peut généraliser et multiplier les free lunchs. On peut vendre de l’or papier que l’on n’a pas, du pétrole qui n’existe nulle part, et faire chuter les prix. On peut faire léviter les actions, les actifs à risque et jouer de l’inverse pour vous tondre mieux encore en faisant de temps en temps des pauses de risk-off, etc. Tracer l’équivalence entre le signe, le cours, l’actif papier, le vent,  traités sur un marché et le réel épais, dense, lourd,  a été le trait de génie qui a permis au système d’ aller aussi loin dans sa dégradation et ses déséquilibres. Transformer le sang et la sueur des hommes en chiffres, l’incertitude  en volatilité, en dérivés, en dérivés de dérivés, en  a été leur miracle.

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10/12/2012 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Europe, Gold et Métaux Précieux, Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Moyen Orient, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Pays Emergents, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | | 18 Commentaires

Egypte: la Constitution des Frères

Egypte: la Constitution des Frères

Les Frères musulmans au pouvoir en Egypte ont fait adopter une nouvelle Constitution en l’absence de l’opposition laïque et de la minorité chrétienne. Un texte qui n’est pas de nature à réconcilier une nation qui reste profondément divisée

«Produisez d’abord, exprimez-vous ensuite.» La formule est de Mohamed Morsi. Jeudi soir, à la télévision, il tentait de justifier son dernier coup de force pour museler la justice afin de s’assurer le vote d’une nouvelle Constitution au pas de charge. Le nouveau Pharaon, comme l’appelle désormais l’opposition laïque, a un souci: éviter la banqueroute de son pays. Ses réserves de devises ont fondu à 15,5 milliards de dollars, la moitié moins qu’il y a deux ans. Et chaque mois, elles diminueraient d’un milliard supplémentaire sans l’aide du Qatar et de l’Arabie saoudite. Récemment, c’est le FMI qui a débloqué un crédit de 4,8 milliards. Une respiration avant le gouffre?

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05/12/2012 Publié par | Changes et Devises, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Temps, Moyen Orient, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | Poster un commentaire

La montée en puissance de l’Irak prête à bousculer la scène pétrolière

La montée en puissance de l’Irak prête à bousculer la scène pétrolière

 La montée en puissance de l’Irak prête à bousculer la scène pétrolière Le pays va doubler sa production d’ici à 2020, selon l’AIE. Ses barils seront le facteur clé de la hausse des quantités de brut disponibles

Voix des pays industrialisés sur la scène pétrolière, l’Agence internationale de l’énergie a rendu public mardi EN 7 un rapport détaillant à quel point Bagdad pourrait bouleverser la donne énergétique mondiale. Le pays envahi par les Etats-Unis en 2003 devrait ainsi assurer à lui seul la moitié de l’augmentation de la production mondiale de pétrole au cours de la décennie actuelle. Et ceci en doublant son rythme d’extraction à 6,1 millions de barils d’ici à 2020, essentiellement grâce aux gisements géants du sud du pays, près de Bassorah. En août dernier, 3,3 millions de barils sortaient chaque jour des puits du pays, un rythme qui n’avait pas été atteint depuis 1979. Ceci a permis à Bagdad de redevenir le deuxième plus important pays du cartel de l’OPEP, devant l’Iran dont il a dépassé la production en juin dernier. 

Cette prévision reste inférieure aux 9 millions de barils que laissaient espérer les accords de production signés avec les «majors». 

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17/10/2012 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Etats-Unis, Financial Times, Indicateur des Marchés, Le Graphique du Jour, Le Temps, Matières Premières, Moyen Orient, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Russie | Poster un commentaire

Une enquête sur le nucléaire, l’Etat et les réseaux du pouvoir

Une enquête sur le nucléaire, l’Etat et les réseaux du pouvoir

Les événements économiques et technologiques nécessitent de s’immerger dans la culture locale et de dénouer les relations de pouvoir. En France, un réseau tel que celui de X-Mines doit figurer dans l’étude des recompositions industrielles. Le livre de Thierry Gadault Areva mon amour *en est la parfaite illustration. L’auteur est journaliste indépendant, auteur d’ouvrages sur l’industrie de défense et ancien de La Tribune, de L’Expansion et du Nouvel Economiste.

L’auteur évite le débat sur l’avenir du nucléaire. Mais le lecteur en ressort avec la certitude de mieux comprendre l’histoire de l’industrie nucléaire française, de connaître ses acteurs, le rôle du gouvernement et les dégâts d’une politique économique qui ne tient nullement à laisser une entreprise décider de sa stratégie. «En concentrant toutes ses forces sur la seule déstabilisation d’Anne ­Lauvergeon, tout en espérant que cela soit suffisant pour qu’elle jette l’éponge, l’Etat a laissé une entreprise aller droit dans le mur», écrit-il. En effet, dès 2008 il était évident qu’Areva était au bord de la rupture financière.

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27/09/2012 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Douce France, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Temps, Matières Premières, Moyen Orient | | Poster un commentaire

Géopolitique/Israel : Le prix d’une guerre avec l’Iran

Géopolitique/Israel : Le prix d’une guerre avec l’Iran

Les conséquences d’un conflit avec l’Iran

«Trois cents morts maximum.» Tel serait, selon le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, le bilan des pertes de l’Etat hébreu si celui-ci devait déclencher une guerre avec l’Iran qui riposterait en entraînant le Hezbollah et peut-être la Syrie.

Ce chiffre lancé au début du mois d’août, à l’occasion de la visite du secrétaire d’Etat américain à la Défense, Leon Panetta, infirme pourtant les estimations officieuses des services de la Défense passive (DP) selon lesquelles les pertes civiles israéliennes pourraient s’élever à «plusieurs milliers de personnes».

Pour l’heure, indépendamment de la querelle au sommet qui oppose le tandem Binyamin Netanyahou-Ehoud Barak (a priori favorable à une frappe sur l’Iran dans les trois-quatre mois à venir) à l’ensemble des responsables de l’armée et du renseignement, l’Etat hébreu ne semble pourtant pas prêt à soutenir un conflit d’une telle ampleur et Aviv Dichter, l’ex-patron du Shabak (Sûreté générale) fraîchement promu ministre du Front intérieur, n’aura pas la tâche facile.

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27/08/2012 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Le Temps, Moyen Orient, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | , | Un commentaire

Géopolitique : Quel impact aurait sur l’Iran la chute de Damas?

Géopolitique : Quel impact aurait sur l’Iran la chute de Damas?

Par Mohammad-Reza Djalili, professeur émérite à l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève, et Thierry Kellner, chargé de cours au département de science politique de l’Université libre de Bruxelles/Le Temps Aout12

Galvanisée par la chute de ses ennemis, de Saddam Hussein et des talibans, la République islamique avait gagné en importance géopolitique dans la décennie 2000. Mais son obstination à soutenir à tout prix Bachar el-Assad est en train de l’affaiblir et de l’isoler de façon spectaculaire.

Depuis un peu plus d’une décennie, nombreux sont les observateurs qui ont discerné un renforcement de l’importance géopolitique de la République islamique d’Iran, tant sur la scène internationale qu’au plan régional. Cette montée en puissance est cependant le produit d’événements étrangers à l’action du régime iranien. Le renversement des talibans en Afghanistan en 2001 par une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, puis, en 2003, la guerre d’Irak qui a éliminé le régime de Saddam Hussein ont eu des retombées extrêmement positives pour l’Iran sans que ce dernier y soit pour grand-chose. Ces deux conflits ont non seulement mis fin à l’existence de deux régimes ennemis du pouvoir iranien, en place dans deux pays voisins, mais ils ont aussi offert à Téhéran l’occasion de redéployer toute sa politique régionale.

A ces transformations de son environnement géopolitique s’est aussi ajouté un autre facteur, non moins déterminant pour la puissance iranienne: l’envolée des prix du pétrole sur le marché international pendant la décennie 2000. Ce prix élevé du pétrole, principale source de revenu de l’Etat iranien, conjugué aux transformations de l’environnement géopolitique du pays, devait en principe permettre à l’Iran d’améliorer considérablement sa position internationale et de renforcer ses capacités d’action. Si Téhéran, empêtré dans la crise du nucléaire et incapable de tempérer ses propres contraintes idéologiques, n’est pas parvenu à tirer le meilleur parti de ce contexte favorable, la faute n’en incombe qu’à lui-même.

Avec le Printemps arabe, la République islamique a eu l’impression qu’une nouvelle chance se présentait. Pour Téhéran, les révoltes arabes signifiaient «le réveil de l’islam», l’arrivée au pouvoir des courants islamistes solidaires avec le régime iranien, une défaite pour les Américains, Israël et plus généralement pour l’Occident. Mais contrairement aux attentes de Téhéran et au discours du régime, le Printemps arabe n’est pas annonciateur d’une nouvelle phase ascendante pour la puissance iranienne. Il marque au contraire plutôt l’amorce d’un retournement de conjoncture. En effet, si Téhéran a bien enregistré quelques gains en raison des transformations régionales du Moyen-Orient, consécutives à l’effondrement des régimes tunisien, égyptien et libyen, au total, le Printemps arabe est venu considérablement affaiblir ses positions, à la fois dans le golfe Persique et au Levant.

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27/08/2012 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Le Temps, Les Tribulations de la Kleptocratie, Moyen Orient, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | , , | Poster un commentaire

   

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