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"Les droits individuels et le combat contre "l’évasion fiscale" de Pierre Bessard

"Les droits individuels et le combat contre "l’évasion fiscale" de Pierre Bessard

Pierre Bessard publie ce mois une étude d’une brûlante actualité sur le site de l’Institut libéral  dont il est le directeur

Ce qui ne gâte rien, elle est précédée d’un avant-propos éblouissant de Pascal Salin

En effet on parle beaucoup ces temps d’exil fiscal ou d’évasion fiscale… 

Curieusement – c’est une façon de dire, parce que ce n’est si curieux que cela – on omet de parler à cette occasion des droits individuels, auxquels tout libéral ne peut qu’être attaché et qui sont piétinés allègrement par les Etats. 

Dans son avant-propos, après avoir dit que "la mondialisation peut être décrite comme la concurrence au niveau mondial", Pascal Salin rappelle que "la concurrence ne signifie pas que les activités deviennent identiques dans le monde entier, mais tout à fait le contraire: elle encourage les producteurs à se différencier les uns des autres". 

Il conclut en ces termes cet avant-propos sur la concurrence fiscale, qui est une concurrence entre juridictions et qui est bénéfique, comme toutes les concurrences: 

"La concurrence fiscale est un instrument puissant pour éviter des impôts excessifs. Au lieu de combattre "l’évasion fiscale", il n’est peut-être pas de tâche plus urgente à notre époque que de limiter l’oppression fiscale en renforçant la concurrence fiscale." 

Dans son introduction Pierre Bessard explique pourquoi certains gouvernements s’en prennent aux "paradis fiscaux", qui désignent en fait des "juridictions connaissant des impôts moins élevés et de meilleures règles de protection de la sphère privée financière" :  

"Les Etats déjà fortement endettés et dotés d’une fiscalité élevée ont en effet recouru ces dernières années à des programmes de "relance", qui ont empiré leurs positions budgétaires et, à en juger des résultats de programmes similaires dans le passé, sont susceptibles d’avoir prolongé la crise et mené à une stagnation assortie d’un chômage élevé." 

Ces Etats ont un besoin pressant d’augmenter leurs ressources fiscales puisqu’ils ne veulent pas remettre en cause l’essentiel de leurs dépenses publiques, notamment de santé et d’éducation, ce qui, sinon, prétendent-ils, se traduirait par une baisse de niveau de vie, aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement… 

Ces Etats, membres du G20, ont donc fait appel à l’OCDE, pour combattre la confidentialité bancaire afin de débusquer leurs évadés fiscaux. 

Quand ces Etats sont membres de l’Union européenne (qui n’est rien d’autre qu’un cartel politique), ils ont, parallèlement, développé sous cette entité une politique similaire propre contre la confidentialité, tout comme l’ont fait de leur côté les Etats-Unis, ce de manière très hypocrite puisque certains Etats, comme le Nevada et le Delaware, sont les champions du monde de l’opacité.    

Pierre Bessard, dans son étude, montre que l’argument de la baisse de niveau de vie en cas de baisse des dépenses publiques ne tient pas. Au contraire une étude montre que "plus l’Etat dépense, moins l’économie prospère": la croissance du PIB réel des Etats est inversement proportionnelle à leurs dépenses publiques exprimées en % du PIB sur la période 1960-2005. 

Cette corrélation négative résulte du fait que les coûts de la dépense publique sont plus élevés que ceux des solutions privées: conformité bureaucratique aux impôts, réglementation, politiques monétaires expansives, absence d’information sur les préférences des consommateurs sont autant de facteurs d’inefficacité par rapport au secteur privé, dont l’éviction par l’Etat, dans certains domaines, est, de plus, fort préjudiciable. 

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02/03/2013 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Etats-Unis, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Libéralisme, OCDE, Répression Financière, Suisse | , | Poster un commentaire

Cette crise s’inscrit-elle dans un "changement de monde" ? Entretien Atlantico avec Bruno Bertez, Guy Sorman et Jean-Paul Betbèze

Cette crise s’inscrit-elle dans un "changement de monde" ? Entretien Atlantico avec Bruno Bertez, Guy Sorman et Jean-Paul Betbèze

Atlantico : Lors de son intervention devant la presse le 13 novembre, François Hollande a déclaré "nous vivons bien plus qu’une crise, un changement de monde." En quoi la crise que traverse les économies occidentales depuis 2008 est différente des précédentes et dépasse le simple cadre des cycles économiques ?  Cette crise s’inscrit-elle dans un "changement de monde" ?

Guy Sorman : Le monde n’arrête pas de changer. Le changement a commencé dans les années 1980 avec le début de ce que l’on appelle aujourd’hui la "mondialisation" qui n’est rien d’autre qu’une économie de marché généralisée à la planète entière. La France ne s’en est pas aperçue à temps et a "raté" son tournant en continuant d’agir comme si le monde était statique. 

Dans ce contexte, la crise qui a débuté en 2008 est quelque peu anecdotique puisque l’économie capitaliste est, par définition, parcourue par  des accidents. Elle s’est d’ailleurs à peu près résorbée partout sauf en Europe. Il s’agit même d’une crise moyenne par rapport aux autres crises que le capitalisme a déjà connu, et d’une crise banale dans la manière dont elle a émergé : une innovation – la création de dérivés financiers – a mal tourné et le risque fut mal géré. La réaction à la crise de 2008, caractérisée par une politique de relance par la dépense publique, a conduit à des déficits importants. A l’heure actuelle, nous ne sommes plus dans la crise de 2008, nous subissons simplement les conséquences de sa mauvaise gestion. 

Jean-Paul Betbèze : Cette crise dépasse largement une simple mauvaise conjoncture due aux cycles économiques. La preuve : on voit bien qu’elle ne peut pas se résoudre par les outils traditionnels de sortie de crise que sont la politique monétaire et budgétaire puisqu’ils ont déjà été utilisés au maximum, les taux d’intérêt sont au plus bas, les déficits budgétaires au plus haut ! Restent les "mesures non-conventionnelles", où les banques centrales financent les Etats, aux Etats-Unis, au Japon, au Royaume-Uni, et financent les banques en zone euro. Partout, les mesures classiques et non classiques sont au maximum et la reprise n’est pas là : preuve qu’il se passe quelque chose de différent, et de plus grave. 

Il ne s’agit pas en effet d’une crise financière ou monétaire, mais d’une crise de surendettement provenant d’une adaptation trop tardive des pays riches à la nouvelle donne mondiale. Nous traversons une crise de production qui a été masquée jusque-là par de la dette. Nous étions en sous-activité et en sous réactivité par rapport à un monde qui s’ouvre et qui change : il devient davantage asiatique et orienté par et sur les outils de communication. C’est ainsi que se manifeste ce changement de monde : révolution commerciale, révolution informationnelle. 

Plus profondément, pour en sortir, la question consiste à déterminer les moyens à mettre en œuvre pour s’adapter à l’arrivée des pays émergents, aux nouvelles technologies et aux nouveaux modes de consommation. Notre organisation sociale est calquée sur un modèle ancien et de parvient pas à s’adapter à ce nouveau cadre mondial. Cette mutation est une nécessité. L’enjeu est donc largement culturel. 

 Bruno Bertez : Les premiers symptômes de la crise sont apparus en 2007, au mois d’août. En fait, la crise s’est nouée en 2006 lorsque les prix de l’immobilier américain ont atteint leur paroxysme. 

  Calculez, cela fait donc au minimum 6 ans que le monde est en crise. Personne n’oserait dire qu’une crise qui dure depuis 6 ans est une simple crise conjoncturelle. D’autant plus que nous sommes, non pas à la veille d’une sortie de crise et d’un abandon des politiques non-conventionnelles, mais au contraire au tout début de leur élargissement et de leur prolongation. 

Les mesures non-conventionnelles sont pratiquées par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Europe, le Japon. Elles durent, leur montant enfle, le terme est sans cesse repoussé pour devenir maintenant indéfini. La masse engagée dans ces mesures non-conventionnelles pulvérise non seulement tout ce que l’on a connu dans le passé, mais aussi tous les repères habituels que constituent par exemple les bilans des Banques Centrales, les produits intérieurs bruts, les budgets des Etats. Tout est à compter par multiples des chiffres auxquels on avait pu être habitués. A la fois la durée et les montants engagés attestent que nous sommes dans une situation exceptionnelle. 

Nous qualifions la crise de générationnelle pour bien marquer que sa durée s’inscrit à l’échelle d’une génération. Une analyse objective de la crise permet de faire ressortir qu’il s’agit d’un combat. D’un côté, il y a des forces qui sont à l’œuvre, qui cherchent à tout prix à prolonger et reproduire le statu quo ancien; de l’autre, il y a des forces qui tentent de faire émerger non pas un monde nouveau, mais un monde différent de celui que l’on a connu au cours des 30 dernières années. Ce que l’on appelle improprement les remèdes à la crise constitue en réalité un ensemble de mesures destinées à prolonger le statu quo et à éviter que les changements nécessaires ne se produisent. 

Les 30 dernières années se caractérisent par la conjonction de 6 éléments importants : 

■des progrès technologiques considérables

■une globalisation de l’activité économique

■des déséquilibres gigantesques entre les blocs de pays consommateurs et les blocs de pays producteurs

■une financiarisation extrême, des taux d’intérêt bas, un recours considérable à l’endettement

■l’accroissement considérable des inégalités au sein des groupes sociaux

■l’instabilité et la fragilité du système avec des crises récurrentes, rapprochées, et de plus en plus coûteuses. 

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18/11/2012 Publié par | Allemagne, Atlantico, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Douce France, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Europe, Hedge Funds, Private Equity..., Immobilier, Inde, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Innovation Technologique, scientifique ou financière, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, OCDE, Pays Emergents, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | , | 9 Commentaires

AChaud!!!! du Jeudi 6 septembre 2012: Draghi Empereur d’Europe ou "l’irrésistible ascension d’Arturo Draghi" par Bruno Bertez (Régne actualisé au 7/9/2012 à 6h45)

AChaud!!!! du Jeudi 6 septembre 2012:  Draghi Empereur d’Europe ou "l’irrésistible ascension d’Arturo Draghi" par Bruno Bertez (Régne actualisé au 7/9/2012 à 6h45)

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EN LIENS :A Chaud!!!!!! du Vendredi 31 Aout 2012 : Attention mise au point à usage boursier /Le pessimisme n’exclut pas l’euphorie par Bruno Bertez

Humeurs de Loups du Samedi 4 Aout 2012: Suite . Draghi . suite/Déclaration de guerre par Bruno Bertez

Politique Friction du Samedi 1er Septembre 2012 : De la troisième voie de Draghi à la lâcheté française par Bruno Bertez

Humeurs de Loups du Mercredi 1er Aout 2012: Coup d’Etat de Draghi / Draghi tente de prendre le pouvoir. par Bruno Bertez (Actualisé au 02/08/2012 à 21h15)

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 Nous avons en son temps décortiqué l’action de Draghi et ses déclarations lors de l’ouverture des Jeux Olympiques. Nous avons immédiatement compris que quelque chose d’important se passait et que cela était « game changer ». La preuve, notre titre très fort, qui détonnait avec les commentaires de la presse MSM, laquelle, dans un premier temps, a considéré que Draghi bluffait. 

Les marchés, hésitants pendant quelques jours, nous ont, par la suite,  donné raison, les propos et réactions des politiciens sont ensuite venus valider l’ensemble.

Le vrai point important, nous y insistons, c’est la prise de pouvoir de Draghi. Le patron de la BCE a décidé que l’heure était venue d’occuper une place vide.

    Draghi a pour objectif de faire évoluer la BCE vers la FED américaine. Il veut autant de latitude que Bernanke, avoir la possibilité d’être le sauveur de derniers recours. 

Mais il y a quelque chose de plus que Bernanke n’a pas, il a la possibilité de prendre le pouvoir politique. 

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06/09/2012 Publié par | A Chaud!!!!!, Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Europe, Financial Times, Idées Courtes, Idées Fausses, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Mon Banquier est Central, Monétarisme, OCDE, Reuters | , , , | 9 Commentaires

Pétrole : Le scénario résolument pessimiste

Pétrole :  Le scénario résolument pessimiste

Le cours du pétrole suit décidément une courbe ascendante à long terme. Le prix du Brent atteignait plus de 117 dollars le baril en fin de semaine dernière, en hausse régulière depuis le plancher d’octobre dernier et se rapproche du pic de début 2011. Difficile pour les investisseurs de se positionner sur ce marché d’une importante considérable mais difficile à comprendre. Partie de cette observation, la société de gestion La Française AM a demandé à deux spécialistes, Luca Baccarini et Olivier Rech, co-fondateurs de Energy Funds Advisors, société financière de conseil en investissements, de les conseiller dans la gestion active de l’impact du pétrole sur une gamme d’actifs centrés autour de sa production et de sa distribution. C’est ainsi que le fonds UCITS IV LFP ENFA Vision Pétrole a été lancé en novembre dernier. Luca Baccarini nous explique les objectifs et la stratégie du fonds.

L’usage du pétrole n’est-il pas en baisse?

La demande de pétrole reste forte et en croissance, essentiellement tirée par le développement des transports. Pétrole et transports restent inséparables. Le transport de passagers absorbe 25% du pétrole dans le monde et la demande de mobilité individuelle explose sous l’effet conjugué de la démographie et de la hausse des revenus.

Le nombre de voitures pour 1000 habitants est d’environ 50 en Chine et 20 en Inde contre 500 à 800 dans les pays de l’OCDE.

Le transport routier de marchandises, pour sa part, couvre environ un quart du transport total et représente 15% de la demande pétrolière.

Le transport maritime en absorbe 6% et augmente en proportion du commerce international qui croît beaucoup plus rapidement que les revenus. Le volume des marchandises a été multiplié par 32 depuis 1959 alors que le PIB mondial n’a été multiplié que par 8.

Enfin, le transport aérien qui en consomme 6% lui aussi est en forte croissance et il n’existe strictement aucune alternative énergétique aux hydrocarbures liquides.  Les transports maritimes et aériens croissent de 3 à 5% par an. Hors transport, le pétrole conserve des parts importantes du marché de l’énergie en dépit des substituts existants. Sans compter les usages non combustibles comme bitume, lubrifiants, solvants, paraffines et cires.

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14/02/2012 Publié par | Agefi Suisse, Art de la guerre monétaire et économique, Cycle Economique et Financier, Matières Premières, OCDE, OPCVM et Gestion Collective, Pays Emergents | 4 Commentaires

Bienvenue dans le Monde des 1%

Bienvenue dans le Monde des 1%

source The Big Picture

30/01/2012 Publié par | Emploi, formation, qualification, salaire, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mondialisation, OCDE | Un commentaire

L’emploi s’est dégradé depuis 2007 dans les pays de l’OCDE

L’emploi s’est dégradé depuis 2007 dans les pays de l’OCDE

De fin 2007 à fin 2011, le nombre de personnes ayant perdu leur emploi dans le club des pays riches de l’OCDE a augmenté de 14 millions et dépasse les 44 millions.

 Source OCDE
Source OCDE

 La crise de 2007-2008 aura été dévastatrice sur le front du chômage. En quatre ans, de fin 2007 à fin 2011, le nombre de personnes ayant perdu leur emploi dans le club des pays riches de l’OCDE a augmenté de 14 millions et dépasse les 44 millions. Le pic a été atteint en octobre 2009, avec un taux de chômage à 8,7%, soit un niveau sans précédent depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. «Le chômage a diminué depuis deux ans, mais très lentement, en raison de la faible reprise économique», commente Stefano Scarpetta, directeur adjoint de l’emploi de l’OCDE. L’expert souligne aussi de grandes disparités entre les pays, selon l’ampleur des chocs macroéconomiques et la structure des marchés du travail. Le choc fut particulièrement violent aux États-Unis, où le taux de chômage a plus que doublé, ainsi qu’en Espagne et en Irlande, où il a quasiment triplé. Ces trois pays ont été durement frappés par la crise financière et l’explosion de la bulle immobilière. La péninsule ibérique détient même le record avec un taux qui a atteint en octobre 22,8%, selon Eurostat. «C’est lié au secteur de la construction, très utilisateur de main-d’œuvre, qui s’est retrouvé en première ligne ainsi qu’au recours important en Espagne au travail temporaire, qui représentait un tiers des emplois avant la crise», explique Stefano Scarpetta.

En Grèce et au Portugal, deux autres pays européens à afficher des taux très élevés à respectivement 18,3% et 12,3%, fin 2011, la hausse est restée plus modérée pendant la crise de 2008. Ce sont surtout dans ces deux pays, placés sous assistance internationale, la crise souveraine et les plans d’austérité qui pèsent sur l’emploi. Le chômage devrait d’ailleurs continuer d’augmenter dans les prochains mois, sous l’effet de la récession.

Pas d’embellie avant 2013

À l’inverse, plusieurs petits pays en Europe – Autriche, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas et Suisse – ainsi que l’Australie et le Japon – ont réussi à maintenir un taux de chômage inférieur à 5,5 %. «Le chômage structurel avait bien baissé avant la crise, grâce à des réformes du marché du travail incitant les chômeurs à des recherches actives, et une croissance économique dynamique», ajoute l’économiste de la Muette. En France, l’augmentation est restée modérée. Le chômage est passé de 8,4% en 2007 à 9,8% en 2010-grâce à la politique de traitement social du chômage.

Aux États-Unis, la situation demeure incertaine. La baisse de novembre, elle est liée à une reprise des créations d’emplois dans le secteur privé mais aussi à une sortie des statistiques des chômeurs de longue durée. Globalement, alerte l’OCDE, les personnes inscrites depuis plus d’un an – près de 50 % des demandeurs d’emploi – sont les principales victimes de cette crise, avec les jeunes. «Ils occupent souvent des emplois temporaires et ont beaucoup de mal dans cette période d’incertitude à trouver un premier poste», ajoute Stefano Scarpetta. L’OCDE, qui n’anticipe pas de baisse du chômage avant 2013, insiste sur le maintien des politiques d’emploi malgré le resserrement des dépenses publiques.

 Source le figaro.fr janv12

05/01/2012 Publié par | Douce France, Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Europe, Indicateur des Marchés, Le Figaro, Le Graphique du Jour, OCDE, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | Un commentaire

Le Graphique du Jour : OCDE/Classement des Pays en fonction des dépenses d’éducation par élève

 Le Graphique du Jour : OCDE/Classement des Pays en fonction des dépenses d’éducation par élève

03/01/2012 Publié par | Emploi, formation, qualification, salaire, Innovation Technologique, scientifique ou financière, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, OCDE | Un commentaire

Les inégalités se creusent et mettent en péril la cohésion sociale, avertit l’OCDE

Les inégalités se creusent et mettent en péril la cohésion sociale, avertit l’OCDE

Selon le Boston Consulting Group, le montant total de la richesse des plus riches dans le monde s’élevait à 120.000 milliards de dollars en 2010 ; mais le Crédit Suisse a estimé pour sa part qu’elle se montait à 230.000 milliards de dollars à la fin du premier semestre 2011. Dans son rapport concernant les 11 millions de plus riches individus du monde qui possèdent plus de 1 million de dollars en actifs, Merrill Lynch/Capgemini a calculé que cet agrégat valait 45.000 milliards de dollars.  Il n’y a donc pas vraiment d’accord sur la population qui pourrait correspondre à ces critères.

Cependant un constat s’impose :  Les inégalités se creusent et mettent en péril la cohésion sociale, avertit l’OCDE Les 10% les plus riches gagnent 9 fois plus que les 10% les plus pauvres dans les pays industrialisés Les programmes d’austérité pénalisent les classes les plus défavorisées

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06/12/2011 Publié par | Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Europe, Le Graphique du Jour, Le Temps, Mondialisation, OCDE, Pays Emergents, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | Un commentaire

Les prévisions économiques de l ‘OCDE …

Les prévisions économiques de l ‘OCDE …

Le scénario  de base implique une légère récession en Europe et un ralentissement dans le reste du monde dit "riche". Dans  la zone euro la croissance du PIB devrait chuter de 1,6% cette année et croitre de  0,2% en 2012. Pendant ce temps l’économie américaine devrait enregistrer une croissance d’à peine 2%.

source The Economist

30/11/2011 Publié par | Cycle Economique et Financier, Déflation, Etats-Unis, Europe, Indicateur des Marchés, OCDE, The Economist | Poster un commentaire

Le Graphique du Jour : Taux de chômage de longue durée dans les pays de l’OCDE

Le Graphique du Jour : Taux de chômage de longue durée dans les pays de l’OCDE

 Le  Chômage de longue durée peut conduire à la marginalisation sur le  marché du travail à cause de la dépréciation des compétences et d’une perte de motivation . Bien que le chômage total ait commencé à diminuer en 2010, le chômage de longue durée continue d’augmenter. Les chômeurs de longue durée sont plus susceptibles d’être des hommes avec des niveaux moyens de compétence professionnelle, plus particulièrement aux États-Unis, qui ont  connu  la plus forte augmentation de chômeurs de longue durée dans l’OCDE. En Espagne, qui a également connu une forte augmentation de ceux-ci , les personnes ayant de faibles compétences professionnelles comptent  pour plus de la moitié des chômeurs de longue durée. En revanche, l’Allemagne et la Pologne ont vu diminuer le  chômage de longue durée depuis le début de la crise financière

source The Economist

 Le chômage demeure obstinément élevé dans la zone OCDE et les dernières projections économiques laissent à penser que la création d’emplois devrait rester très faible à court terme», relève l’Organisation de coopération et de développement économiques dans son rapport sur les perspectives de l’emploi en 2011, publié jeudi. 

Après avoir atteint un pic du fait de la crise – à 8,7% fin 2009, contre 5,7% début 2008 -, le taux de chômage n’a que «modestement reculé» dans la zone OCDE, s’inscrivant en juillet dernier à 8,2%. 

À la mi-2011 le chômage touchait un peu plus de 44 millions de personnes dans l’ensemble des 34 pays de l’OCDE, un niveau supérieur de plus de 13 millions aux chiffres enregistrés juste avant la crise.

 «Le risque que le taux de chômage ne s’installe durablement à un niveau élevé s’est accru parallèlement à la forte augmentation du chômage de longue durée», prévient le rapport. 

«Il s’agit là du visage humain de la crise», a souligné lors d’une conférence de presse le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, qui a pointé deux problèmes majeurs: «le chômage des jeunes et le chômage de longue durée» qui «accroît fortement le risque de pauvreté».

 Ainsi, aux États-Unis la proportion de demandeurs d’emploi au chômage depuis plus d’un an a triplé à un record de plus de 30%. Elle est plus de 40% en Espagne. Seule l’Allemagne a vu son chômage de longue durée baisser.

17/09/2011 Publié par | Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Europe, Indicateur des Marchés, Le Graphique du Jour, OCDE, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, The Economist | Poster un commentaire

Qui est le plus actif ? : heures de travail et tâches ménagères à travers l’OCDE

Qui est le plus actif ? : heures de travail et tâches ménagères à travers l’OCDE

 

 Le Belge travaille en moyenne sept heures par jour, de manière rémunérée ou non : c’est le temps le plus faible de tous les pays de l’OCDE, selon le rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques publié mardi. 

Dans les pays de l’OCDE, les Mexicains sont ceux qui ont les journées les plus longues, entre travail rémunéré et tâches ménagères. Les Français sont ceux qui consacrent le plus de temps à consommer. Et le vainqueur est ? Le Mexique. Selon les résultats de la sixième édition du Panorama de la société, recueil d’indicateurs sociaux de vingt-six pays de l’OCDE, que l’Organisation publie tous les deux ans, c’est en effet au Mexique que l’on travaille le plus. Au total, un Mexicain travaille environ 350 minutes dans le cadre d’un travail rémunéré et 250 minutes sans être rémunéré, à domicile le plus souvent, pour préparer les repas, entre autres tâches ménagères. Soit un peu plus de 10 heures par jour. Le Japon et le Portugal se classent respectivement en deuxième et troisième position.

 Cette étude porte sur vingt-six pays de l’OCDE, ainsi que l’Afrique du Sud, la Chine et l’Inde. 

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13/04/2011 Publié par | Douce France, Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Europe, La Tribune, Les Affaires, OCDE | Poster un commentaire

Indicateurs composites OCDE d’activité économique Dec10

Indicateurs composites OCDE d’activité économique DEC10

Les indicateurs composites avancés de l’Organisation de coopération et de développements économiques, conçus pour anticiper les points de retournements de l’activité économique par rapport à sa tendance, continuent de signaler une expansion dans la plupart des pays de l’OCDE pour le mois de décembre 2010, indique l’organisation dans un communiqué

Expansion «robuste» aux USA, «infléchissement» en Chine

 Les indicateurs composites avancés de l’Allemagne, du Japon et des Etats-Unis montrent «de manière relativement robuste» une expansion par rapport à la tendance. Ceux du Canada, de la France et du Royaume-Uni continuent de signaler une expansion «modérée». Néanmoins, des signes d’un infléchissement émergent en Italie, prévient l’OCDE. 

Les nouvelles données pour la Chine «suggèrent un infléchissement, renversant la tendance d’un possible retour vers une dynamique de croissance reporté lors du dernier communiqué de presse». Avec trois de ses sept composantes pointant vers le haut, les perspectives restent «volatiles». 

L’indicateur composite avancé pour l’Inde signale un ralentissement. Pour la Fédération de Russie, l’indicateur composite avancé continue de montrer une expansion, tandis que celui du Brésil reste proche de sa tendance de long terme. 

source agence fev11

17/02/2011 Publié par | Cycle Economique et Financier, Indicateur des Marchés, OCDE | Poster un commentaire

   

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