Approximations confondantes/ 67.000 milliards de dollars en shadow banking? Peu crédible
Approximations confondantes/67.000 milliards de dollars en shadow banking? Peu crédible
Le rapport* du Conseil de stabilité financière à Bâle (FSB) sur le shadow banking a été repris par plusieurs médias sur le ton de l’anxieuse indignation. Il prête toutefois à confusion tant sur le plan des chiffres que sur celui des concepts.



Il est d’abord regrettable que l’appellation «Finance de l’Ombre», traduction française de Shadow Banking, largement utilisée par la presse francophone, ait un parfum si sulfureux. Il ne s’agit en rien de comptes mafieux mais tout simplement de l’ensemble des institutions financières non soumises à la règlementation bancaire ou des assurances. Des activités somme toute légitimes et soumises à des régulations spécifiques. Après tout, le Shadow Chancellor of the Exchequer se traduit par Ministre des Finances de l’opposition, pas par Ministre des Finances de l’ombre.

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Asset Manager /Carmignac Gestion : Hausse inattendue de la position sur l’Espagne
Asset Market /Carmignac Gestion : Hausse inattendue de la position sur l’Espagne

Une approche vraiment globalisée des univers d’investissement.
Peu de fonds offrent simultanément une exposition aux marchés actions et obligataires, dans les pays développés et dans les émergents. L’approche exige une expertise macroéconomique globale couplée avec une bonne maitrise de chacune des classes d’actifs que peu de sociétés de gestion osent mettre en place.
Carmignac Patrimoine est un fonds diversifié qui utilise trois moteurs de performance : les obligations internationales, les actions internationales et les devises. Au moins 50% de son actif est investi en permanence en produits obligataires et monétaires. Ouvert en 1989 et élu 1st best Balanced funds en avril 2012 par DSW, le fonds offre une performance annualisée de +7,98% sur 10 ans et de +5,67% sur 5. Les actifs sous gestion se montent à 28 milliards d’euros.
De passage à Genève la semaine dernière, Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement de Carmignac Gestion, et Rose Ouahba, directrice de l’équipe taux, nous commentent quelques choix inattendus.
Quelles sont les convictions qui définissent le portefeuille actuel?
Sur les six prochains moins, nous envisageons une concomitance d’une stabilisation de la croissance des pays émergents et d’un redémarrage de la croissance aux Etats-Unis, tirée par le secteur immobilier doublé d’un «désengourdissement» du secteur industriel plombé depuis 6 mois par l’imminence de la falaise fiscale. En Europe, le ralentissement s’aggrave même si l’évolution du risque est améliorée par les mesures prises par Mario Draghi qui permettent de nous éloigner de la phase de risk-on/risk-off. Nous sommes redevenus plus ambitieux sur l’Europe dont nous étions complètement sortis en 2011 mais y parions sur les thématiques longues et surpondérons les valeurs exportatrices. Tant sur les titres des pays développés que sur ceux des pays émergents, nous envisageons de bonnes performances sur le thème de l’essor du niveau de vie dans les pays neufs.
Vous avez réduit votre position actions à zéro en juin et juillet de cette année. Pourquoi?
Jusqu’à la prise de position de Mario Draghi en août, nous avons estimé que que la défiance des investisseurs globaux à l’égard de la zone euro présentait un véritable risque de déstabilisation des marchés avec, à la clef, une possibilité de répétition des évènements de l’été 2011. Nous avons préféré rester à l’écart pour protéger le patrimoine de nos clients. Visiblement, Mario Draghi a lui aussi porté un jugement très alarmé sur la fragilité du système financier européen, ce qui l’a amené à s’engager.
Vous avez significativement accru votre exposition à la dette souveraine européenne depuis cet été, espagnole en particulier.
Nous avons fortement réduit notre exposition à la dette allemande dont les rendements sont excessivement faibles et nous sommes positionnés pour bénéficier de l’annonce de la BCE, faite en juin et renforcée en septembre, de soutenir les titres souverains espagnols, en achetant une dette très décotée de bonne qualité – senior et covered bonds – sur des durées courtes de 3 ans maximum. Le rendement en est excellent et nous estimons que les risques sont en partie couverts par les OMT (Outright monetary transactions). En dépit de la détérioration de l’environnement macro-économique dans la zone euro, les marchés de crédit ont affiché un comportement satisfaisant, grâce à l’abondance des liquidités liées aux interventions des Banques centrales. Le fonds a profité de la compression des marges de crédits sur le secteur financier en Europe et notamment de la surperformance des émetteurs espagnols et italiens, ajoutés au portefeuille cet été.
L’euro ne vous parait donc pas menacé?
Les soldes de l’Allemagne sur TARGET2 se montent à 700 milliards d’euros, une créance que l’Allemagne ne voudrait ni perdre ni voir se déprécier. L’euro sert les intérêts de l’Allemagne à plusieurs titres et il nous semble peu vraisemblable qu’elle s’en désolidarise.
Interview: Nicolette de Joncaire/Agefi Suisse mercredi, 28.11.2012
Philippe Béchade-Agora/BFM 05 Septembre 2012
Philippe Béchade-Agora/BFM 05 Septembre 2012
Gestion de portefeuille d’actifs/Instinct de survie: «Tentons d’échapper au crash!»
Gestion de portefeuille d’actifs/Instinct de survie: «Tentons d’échapper au crash!»
L’industrie globale des fonds de retraite fait face à un déficit de financement majeur, alimenté par l’écart croissant entre la performance de ses investissements et le besoin de rendement pour couvrir ses engagements présents et futurs
Si vous vous trouviez assis dans une voiture dont les freins viennent de vous lâcher, roulant à très vive allure sur une autoroute se terminant par un mur se rapprochant rapidement, ne serait-il pas temps de chercher à vous en échapper?


Malheureusement, de nombreux investisseurs institutionnels sont pris dans un tel piège. Ils doivent trouver une issue à la situation dans laquelle ils se sont enfermés depuis longtemps, les condamnant à évaluer la performance relative de leurs portefeuilles par rapport à des indices souvent peu pertinents par rapport à leurs objectifs de rendement.
De manière générale, l’industrie globale des fonds de retraite fait face à un déficit de financement majeur, alimenté par l’écart croissant entre la performance de ses investissements et le besoin de rendement pour couvrir ses engagements présents et futurs. Dans le contexte de taux d’intérêt durablement faibles, voire nuls, et de risques croissants, tous les investisseurs s’interrogent sur la meilleure manière de générer du rendement. La réponse ne peut consister, comme avant, à se reposer simplement sur des espoirs de croissance toujours plus forte.
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Les fonds monétaires américains retournent à pas très modéré vers les banques françaises
Les fonds monétaires américains retournent à pas très modéré vers les banques françaises
Les plus grands fonds monétaires américains sont revenus peu à peu vers les banques françaises en janvier, après s’être défait des titres qu’elles émettaient pendant sept mois consécutifs, selon une étude de l’agence de notation Fitch Ratings publiée jeudi.
A la fin janvier, les dix plus grands fonds avaient placé 2,7% de leurs avoirs dans les titres de ces banques (certificats de dépôt, billets de trésorerie et prises en pension) contre 1,1% fin décembre."Cependant, environ 90% des prises en pension avec les banques françaises étaient soutenues par un collatéral sous forme d’obligations du Trésor ou des organismes parapublics américains, ce qui indique une aversion au risque persistante de la part des fonds monétaires vis-à-vis de ces établissements", a relevé Fitch.
Fin mai, l’exposition des fonds vis-à-vis des banques françaises était montée jusqu’à 15,1%, loin devant les banques de n’importe quel autre pays. Mais huit mois plus tard, les banques inspirant la plus forte confiance aux grands fonds monétaires américains, des institutions financières qui cherchent le minimum de risque, sont canadiennes (11,1% de leurs placements), américaines (10,8%), australiennes (10,1%), britanniques (9,4%) et japonaises (8,0%). Les banques du continent européen ne viennent qu’ensuite, avec les suisses (6,5%) devant les nordiques (5,9%), les néerlandaises (5,4%) et les allemandes (3,3%).
source AFP fev12
Pétrole : Le scénario résolument pessimiste
Pétrole : Le scénario résolument pessimiste
Le cours du pétrole suit décidément une courbe ascendante à long terme. Le prix du Brent atteignait plus de 117 dollars le baril en fin de semaine dernière, en hausse régulière depuis le plancher d’octobre dernier et se rapproche du pic de début 2011. Difficile pour les investisseurs de se positionner sur ce marché d’une importante considérable mais difficile à comprendre. Partie de cette observation, la société de gestion La Française AM a demandé à deux spécialistes, Luca Baccarini et Olivier Rech, co-fondateurs de Energy Funds Advisors, société financière de conseil en investissements, de les conseiller dans la gestion active de l’impact du pétrole sur une gamme d’actifs centrés autour de sa production et de sa distribution. C’est ainsi que le fonds UCITS IV LFP ENFA Vision Pétrole a été lancé en novembre dernier. Luca Baccarini nous explique les objectifs et la stratégie du fonds.

L’usage du pétrole n’est-il pas en baisse?
La demande de pétrole reste forte et en croissance, essentiellement tirée par le développement des transports. Pétrole et transports restent inséparables. Le transport de passagers absorbe 25% du pétrole dans le monde et la demande de mobilité individuelle explose sous l’effet conjugué de la démographie et de la hausse des revenus.
Le nombre de voitures pour 1000 habitants est d’environ 50 en Chine et 20 en Inde contre 500 à 800 dans les pays de l’OCDE.
Le transport routier de marchandises, pour sa part, couvre environ un quart du transport total et représente 15% de la demande pétrolière.
Le transport maritime en absorbe 6% et augmente en proportion du commerce international qui croît beaucoup plus rapidement que les revenus. Le volume des marchandises a été multiplié par 32 depuis 1959 alors que le PIB mondial n’a été multiplié que par 8.
Enfin, le transport aérien qui en consomme 6% lui aussi est en forte croissance et il n’existe strictement aucune alternative énergétique aux hydrocarbures liquides. Les transports maritimes et aériens croissent de 3 à 5% par an. Hors transport, le pétrole conserve des parts importantes du marché de l’énergie en dépit des substituts existants. Sans compter les usages non combustibles comme bitume, lubrifiants, solvants, paraffines et cires.
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Lectures : guide de survie pour investisseur éprouvé
Lectures : guide de survie pour investisseur éprouvé
Il existe un AVANT 2008 et un APRÈS. C’est du moins l’opinion du chroniqueur en finances personnelles au journal américain Wall Street Journal, Jason Zweig. C’est pourquoi il a décidé d’écrire un « guide de survie » destiné aux investisseurs qui, selon lui, sont en train de vivre « la pire crise financière depuis le crash de 1929 ».

Publié le 24 janvier aux Éditions Transcontinental, Investir dans un marché en montagnes russes – Protéger son capital quand rien ne va plus, a pour but de répondre à plusieurs questions que se posent inévitablement les investisseurs qui ont perdu de l’argent depuis la crise de 2008 :
• Comment préserver ce qui reste d’argent?
• Comment le mettre à l’abri?
• Comme le faire fructifier sans faire de compromis en matière de sécurité?
• Vers qui se tourner pour obtenir des conseils?
• Comment trouvez le courage de retourner sur le marché des placements?
Les 3 commandements à la sauce Jason Zweig
Pour l’auteur, les investisseurs doivent absolument suivre trois commandements s’ils veulent s’assurer de conserver leur argent investi :
• ne prendre aucun risque inutile;
• ne prendre aucun risque « qui n’amène pas la plus grande certitude possible de récompense »;
• ne pas risquer de l’argent qu’on ne peut pas se permettre de perdre.
La principale leçon que doivent retenir les investisseurs de la crise financière est qu’ils doivent miser sur un portefeuille à la fois « liquide » et « solide ». Qu’est-ce que cela signifie? « Par souci de sécurité, vous devez donc couler les fondations de votre avenir financier non sur le roc, mais sur un réservoir de liquidités, écrit-il. Et la seule façon de le faire, c’est de déterminer les risques d’illiquidité que comporte votre portefeuille », explique Jason Zweig. Il rappelle également aux investisseurs que tant leurs biens que leurs dettes font partie intégrante de leur avoir net.
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Le Graphique du Jour : la baisse constante de l’exposition des fonds mutuels US aux Banques Européennes
Le Graphique du Jour : la baisse constante de l’exposition des fonds mutuels US aux Banques Européennes

Les fonds obligataires bien moins recherchés en 2011 qu’en 2010
Les fonds obligataires bien moins recherchés en 2011 qu’en 2010
Les fonds obligataires bien moins recherchés en 2011 qu’en 2010 Selon les statistiques d’EPFR, les investisseurs sont sortis des fonds obligataires européens durant 46 semaines sur 52
Infographie. L’attirance des fonds obligataires, sauf en Europe
La plupart des banques recommandaient les actions il y a un an et promettaient des gains d’environ 10%. Les investisseurs ont rapidement déchanté et ont progressivement quitté cet instrument de placement pour privilégier des placements apparemment moins risqués, les obligations. Sur l’ensemble de 2011, les entrées de fonds se sont élevées à 110,6 milliards de dollars dans les obligations et les sorties à 160,1 milliards dans les actions, selon les statistiques de EPFR Global. Cette dernière analyse pour un total de 13 000 milliards de dollars de fonds de placement au plan global.

source The Economist
Après avoir investi 95 milliards de dollars dans les fonds émergents en 2010, les sorties de fonds dans ce secteur ont atteint 47,7 milliards de dollars en 2011. La fin d’année n’a pas signalé d’amélioration avec sept semaines consécutives de sorties de fonds. Le nom de BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) n’est plus une garantie de succès. Les désinvestissements se sont succédé durant 48 des 52 semaines pour ce type de fonds. Les désinvestissements ont même atteint un niveau record en Amérique latine, notamment au Brésil. Les émergents moins connus, comme les «marchés frontières» et les nouveaux fonds dits Civits (Colombie, Indonésie, Vietnam, Egypte, Thaïlande et Afrique du Sud) ne s’en sortent guère mieux.
Dans les pays industrialisés, les fonds en actions n’ont pas davantage convaincu. Le désaveu est encore plus marquant puisque les sorties de fonds ont doublé à 123,8 milliards de dollars. Le dernier trimestre a mis en évidence un changement majeur en faveur des Etats-Unis. Les fonds américains ont attiré 3,7 milliards au dernier trimestre, avec des gains durant huit des dix dernières semaines. Si le grand public reste à l’écart, les institutionnels sont plus confiants à cet égard.
Fort désengagement
L’analyse sectorielle indique un fort désengagement hors des financières, après une année 2010 légèrement positive.
Le secteur de la santé et de la biotechnologie a connu sa meilleure année depuis 2004, même si au total les investisseurs ont encore été vendeurs nets (pour 0,5 milliard de dollars).
Les fonds obligataires ont été les principaux gagnants de l’année. Mais l’afflux de fonds atteint à peine le tiers du niveau des deux années précédentes. Les experts de l’EPFR mettent en évidence deux constantes: l’aversion pour les titres européens et l’appétit pour les titres du gouvernement américain. L’intérêt pour les fonds obligataires américains s’est encore renforcé en fin d’année. Par contre, les sorties hors des fonds européens ont dépassé le record de 2008. Les ventes nettes se sont produites durant 46 semaines en 2011.
Par Emmanuel Garessus Zurich/le temps jan12
Carmignac Gestion : Diversifions les régions et les classes d’actifs
Carmignac Gestion : Diversifions les régions et les classes d’actifs
Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement de Carmignac Gestion, explique le mécanisme qui permet aux fonds de sa société de limiter les baisses lors d’une année aussi mauvaise que 2011. La société a lancé un nouveau fonds «émergent» en avril.

Le Temps: Pourquoi les actions des pays émergents sont-elles si décevantes en 2011?
Didier Saint-Georges : Effectivement leur performance boursière a été décevante avec un recul de 15%, ce qui est tout de même meilleur que l’Euro Stoxx. Mais les pays émergents ne connaissent pas du tout une crise aussi grave que l’Europe. Jusqu’à récemment les pays émergents étaient confrontés à un problème spécifique, une poussée d’inflation. Ce n’est que depuis deux mois que l’inflation a commencé à baisser. Les effets positifs de cette nouvelle tendance se liront dans les cours ces prochains trimestres.
La deuxième raison de la baisse est très différente. Dans les pays industrialisés, les marchés émergents sont encore perçus par les investisseurs comme des actifs dans lesquels on investit seulement lorsque l’on a un fort appétit pour le risque. Dans le cas actuel, cela incite à rapatrier ses fonds pour acheter des actifs européens ou américains. L’année a été très mouvementée en Europe et aux Etats-Unis, si bien que les marchés émergents souffrent de sorties de capitaux. C’est un grand classique. Notre métier consiste à regarder au-delà de ce phénomène et à tirer profit des opportunités créées par ces effets secondaires.
– Pour préserver son capital, est-il préférable d’investir sur les ex-placements sans risque, les obligations souveraines AAA, ou les titres des pays émergents?
– En tant qu’investisseur européen, les actifs sans risque sont de plus en plus rares. Si nos ambitions dépassent la conservation de notre argent sous notre matelas, nous proposons un portefeuille contenant des actifs permettant de couvrir les principaux risques.
– Quels sont ces risques?
– Le risque principal est une détérioration de la dette souveraine des pays périphériques européens. Un second est celui d’une récession en Europe en 2012. Un troisième risque est l’exposition au secteur bancaire, lequel est soumis aux risques conjoncturels et au crédit en Europe. Un quatrième risque doit être intégré, celui de la baisse de la monnaie.
L’épargnant européen doit couvrir ces 4 risques. Le premier risque est couvert en investissant dans d’autres actifs que la dette souveraine. La gestion globale de Carmignac ne détient aucune dette souveraine européenne en dehors de la dette allemande. De même, elle ne détient aucune action de banque européenne. Ensuite, pour se couvrir contre le risque de ralentissement économique en Europe, notre choix s’est porté sur les actions de sociétés les moins exposées au risque européen et le plus exposées aux régions de croissance, dans les pays émergents, ou des actions d’entreprises de ces pays-là, en Asie ou en Amérique latine. Cela permet une très forte diversification.
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Investir : Mort et renaissance des actions
Investir : Mort et renaissance des actions
L’annonce par Bill Gross de la fin du «culte des actions» dans ses perspectives d’investissement d’août 2012 n’est pas isolée et fait échos à l’annonce de la mort des actions à la Une du Financial Times du 24 mai 2012. Cet avis de décès sonne comme les prémisses d’une capitulation ultime et n’est pas sans rappeler la Une de BusinessWeek du 13 août 1979, qui annonçait déjà la mort des actions. Le DowJones allait connaître son point bas quelques mois plus tard, le 21 avril 1980, mettant fin à un marché baissier qui avait démarré en 1966, et ouvrant la voie au plus grand marché haussier de l’histoire.
La thèse de Bill Gross repose sur le caractère non soutenable des performances historiques des actions, avec un rendement réel de 6.6% depuis 1912, contre une croissance de la richesse de seulement 3.5%. Il est vrai que les moyennes cachent de longues périodes de contre-performance. Ainsi, depuis 2000, les actions mondiales enregistrent un rendement moyen de seulement +1.6%, contre +2.1% pour les liquidités et +7.2% pour la dette des entreprises. Outre l’absence de rémunération pour le «risque actions», la période a connu deux corrections majeures de plus de 50% et une volatilité structurellement plus élevée.
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La performance exceptionnelle de l’obligataire d’entreprises (+7.2% depuis 2000; une performance similaire à celle des actions depuis 1982 mais avec trois fois moins de risque) a sans surprise sonné le glas des actions. La part des actions dans les portefeuilles des investisseurs institutionnels est à un plus bas depuis 50 ans, les fonds actions ont connu près de USD 600bn de remboursements depuis 2007, tandis que les fonds obligataires attiraient près de USD 1000bn.
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29/11/2012 Publié par The Wolf | Agefi Suisse, Commentaire de Marché, Formation a la gestion de portefeuille, Indicateur des Marchés, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, OPCVM et Gestion Collective, Pimco | Bill Gross, Mohamed el Erian | Poster un commentaire