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La corde pour nous pendre! Nouvelles de Chine par Richard Dupaul

La corde pour nous pendre! Nouvelles de Chine  par Richard Dupaul

La Chine place ses pions en Europe

Avec un pactole de 3400 milliards US en réserves monétaires, la Chine a commencé à diversifier ses investissements étrangers, délaissant ses placements prudents dans les obligations d’État. Les Chinois préfèrent de plus en plus les actifs tangibles dont la valeur est déprimée. Leur magasin préféré: l’Europe.

L’Europe va mal. L’économie rétrécit, le chômage grimpe sans cesse, et les jeunes quittent le navire. Décourageant? Non, une occasion en or pour la Chine qui continue de faire son marché sur le Vieux Continent, avec appétit.

D’après le fonds A Capital, une firme de Pékin qui fait un relevé trimestriel («dragon index») des investissements outre-frontière, c’est même la zone euro qui attire la plus grande part des capitaux chinois.

La firme se base sur les fusions-acquisitions menées par des groupes chinois à l’étranger. En 2012, l’Europe a recueilli 33% des fonds investis, soit 12,6 milliards US. Un record. C’est nettement plus qu’en 2011 (10,4 milliards US) et très loin devant l’Amérique du Nord, avec environ 5,5 milliards US. Un résultat surprenant, vu la reprise économique en cours aux États-Unis, qui devrait en principe attirer les investisseurs.

De toute évidence, les investisseurs chinois sont attirés par les actifs européens vendus à des prix attrayants en cette période de crise. Un petit retour sur 2012 montre que les Chinois ont d’ailleurs fait de belles prises.

Ils ont mis la main notamment sur des géants industriels allemands en difficulté, dont Kion Group (machinerie) et Putzmeister (cimenterie), et le producteur britannique de céréales Weetabix.

China Investment Corp., le plus important fonds d’investissement étatique en Asie, a aussi pris une participation minoritaire dans des infrastructures britanniques stratégiques, incluant l’aéroport Heathrow et la Thames Water Utility. C’est une percée au coeur du royaume de Sa Majesté. Sans oublier que des fonds chinois ont fait des achats importants au Portugal et en Grèce, deux pays à vendre à la découpe ces temps-ci.

Le fait que l’Europe attire plus de capitaux chinois que les États-Unis, malgré la prise de contrôle très médiatisée l’an passé de Wanda sur la chaîne de cinémas AMC Theatres, témoigne de l’accueil souvent glacial des Américains.

Washington est particulièrement vigilant quant aux investissements étrangers sur son territoire, et cela a pour effet de décourager les avances des acquéreurs. Dans ce domaine, le cadre réglementaire est plus souple en Europe qu’aux États-Unis où, par exemple, «le Sénat peut bloquer, de manière arbitraire, des investissements», explique dans une note financière André Loesekrug-Pietri, fondateur d’A Capital.

Les Chinois apprécient également le savoir-faire européen dans l’énergie, l’eau, les transports, l’automobile et l’aéronautique, tous des secteurs appelés à développer en Chine.

Les entreprises chinoises ont «besoin de savoir-faire, et c’est en Europe que se trouvent les meilleures technologies», affirme le responsable.

D’autres noms? Volvo (Suède), le port de Pirée (Grèce), McCormick (France)… autant d’entreprises ou d’actifs de valeur qui ont aussi été cueillis comme des fruits mûrs par les Chinois depuis 2009 pour leur valeur stratégique à long terme.

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09/05/2013 Publié par | Afrique, Art de la guerre monétaire et économique, Changes et Devises, Chinamerica, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Europe, Le Temps, Matières Premières, Monétarisme, Mondialisation, Pays Emergents, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, The Economist | | Poster un commentaire

On a lu, vu et entendu du Jeudi 18 Avril 2013: les tiques, les tics-tacs et les trocs de la Finance

On a lu, vu et entendu du Jeudi 18 Avril 2013: les tiques, les tics-tacs et les trocs de la Finance

Les réserves de change de la Chine, les plus importantes au monde, ont atteint fin mars le montant record de 3.440 milliards de dollars, contre 3.331 milliards de dollars enregistrés fin décembre, a rapporté la banque centrale chinoise.

Le montant des réserves de change est publié après la fin de chaque trimestre. Les colossales réserves de change de la deuxième économie mondiale, qui ont quadruplé depuis 2005, reflètent le déséquilibre des échanges extérieurs du pays et les entrées de capitaux spéculatifs en Chine, où les taux d’intérêt sont plus élevés que dans les économies développées.

La banque centrale chinoise accumule des réserves de change parce que les exportateurs sont pour la plupart tenus de déposer leurs revenus en devises auprès de cet organisme. En échange, l’institut d’émission injecte des yuans dans l’économie tandis qu’il place une partie de ses devises en bons du Trésor américains et en dette souveraine d’autres Etats.

La Chine utilise aussi une partie de ces réserves pour investir dans des entreprises à l’étranger à travers son principal fonds souverain, le CIC. La Chine refuse de dévoiler la répartition entre les différentes devises des réserves de change qu’elle détient.

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 Nick Leeson, le trader "voyou" devenu conseiller

En 1995, Nick Leeson avait fait perdre 1,5 milliard de dollars à la banque britannique Barings. Il revient aujourd’hui dans l’industrie en tant que conseiller.

Il semble qu’il y ait une vie après la « case prison. » Nick Leeson vient de retrouver un emploi dans l’industrie financière. Celui qui est connu pour avoir fait « sauter » la banque Barings fait son retour.

Nick Leeson a rejoint, à Belfast, le bureau irlandais de la firme néerlandaise GDP Partnership. Cette dernière est spécialisée dans la médiation entre les banques et les particuliers surendettés. La compagnie n’a pas hésité à mettre en avant le rôle de Nick Leeson dans la chute de la banque britannique, dans son bulletin publié sur son site internet. Au sein de GDP Partnership, le nouveau métier de Nick Leeson sera donc d’aider les emprunteurs irlandais en difficulté à renégocier leurs dettes hypothécaires avec leurs banques, annonce The Wall Street Journal.

« Nick Leeson a dit qu’il avait rejoint avec M. Devine et M. Gibbons dans leur entreprise à Dublin parce qu’il avait été impressionné par leur capacité dans leurs solutions de courtage, impliquant souvent un allégement de la dette pour leurs clients dans le Nord », rapporte le site internet irlandais, independent.ie. «Nick Leeson contribuera à fournir des services de médiation à toute personne luttant pour trouver une solution avec sa banque dans le pays», a indiqué GDP dans une newsletter mise en ligne dimanche par Nick Leeson sur son compte Twitter. «J’ai rencontré un certain nombre de situations difficiles par le passé et je les ai vues évoluer récemment pour le meilleur. Il est parfois difficile de voir la solution mais soyez assurés qu’il y en a toujours une», a déclaré Nick Leeson.

Selon The Wall Street Journal, il s’agit de la dernière tentative de Nick Leeson pour relancer sa carrière sur le dos de sa notoriété.

« Nick Leeson -dont son site web personnel le décrit comme « le trader voyou dont la prise de risque incontrôlée a causé le plus grand scandale financier du XXe siècle- a écrit un mémoire qui est devenu un film et presque un conte populaire avec une mise en garde pour le secteur bancaire.Dernièrement, il a même présenté une conférence. »

« L’ancien trader sait de quoi il parle, lui qui avait écopé de six ans et demi de prison il y a 18 ans, pour avoir ruiné la Barings en prenant des positions non autorisées sur l’indice Nikkei, lorsqu’il était jeune trader au sein de la filiale singapourienne de cette vénérable banque créée en 1763 », indique La Tribune.

Pendant des mois, le jeune trader a dissimulé ses pertes à ses supérieurs, en les portant sur un compte fictif, avec pour numéro 88888. Le tremblement de terre de Kobé, en janvier 1995, avait mis fin à ses dissimulations. Loin de se rendre à la police, Nick Leeson s’était rapidement enfui. Rattrapé par la police en Allemagne, il avait été extradé à Singapour avant d’y être jugé et emprisonné et condamné à une peine de prison de six ans et demi à Singapour pour avoir fait perdre 1,5 milliard de dollars à la banque. A la suite de cette affaire, Barings avait été rachetée pour une livre symbolique par le néerlandais ING.

Nick Leeson a finalement été libéré au bout de quatre ans et demi, a survécu à un cancer, et refait sa vie, à la fois sentimentale et professionnelle. Il a notamment dirigé de 2006 à 2011 un petit club de foot irlandais, Galway United. Il a également été l’auteur d’un best-seller, «Le Courtier voyou», qui a été adapté au cinéma avec, dans le rôle titre, l’acteur britannique Ewan McGregor.

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Le marché disparaît progressivement, rongé par les intérêts personnels des politiciens et banquiers centraux. Altruistes, les représentants du contribuable?

Décédé à 93 ans, James Buchanan, Prix Nobel d’économie en 1986, a éclairé d’une lumière nouvelle, froide et réaliste, les relations entre gouvernants et gouvernés. Pour lui, les décideurs politiques ne sont ni plus ni moins altruistes que les autres. Dans un contexte d’étatisation rampante, son propos est fort actuel.

Même aux Etats-Unis, le processus d’étatisation est en marche: «Les Etats-Unis ont supprimé le plus grand marché capitaliste», selon un titre de la NZZ. L’économiste indépendant Klaus Wellershoff expliquait, lors d’une table ronde, que les Américains avaient remplacé le capitalisme par un système planifié par les banques centrales. Le plus grand marché, c’est bien sûr le marché des taux d’intérêt. Car «100% des obligations émises par le Trésor américain avec une durée supérieure à 5 ans ont été achetées par la banque centrale américaine. Ce qui veut dire qu’à la place d’avoir un vendeur, le Trésor, et des millions d’acheteurs (les épargnants du monde entier), nous avons un acheteur et un vendeur, tous les deux parties prenantes de l’administration américaine», écrit  Charles Gave, également choqué par la nouvelle.

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18/04/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Allemagne, Chinamerica, Etats-Unis, Europe, Immobilier, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Pays Emergents, Une info importante qui peut en cacher une autre, Wall Street Journal in french | | Poster un commentaire

On a vu, lu et entendu du Lundi 15 Avril 2013: Les fragilités de l’économie chinoise exacerbées par la guerre des changes et révélées par sa croissance ralentie

On a vu, lu et entendu du Lundi 15 Avril 2013:  Les fragilités de l’économie chinoise exacerbées par la guerre des changes  et révélées par sa croissance ralentie

7,7%.  Les analystes avaient pour la plupart prédit une légère accélération de la hausse du produit intérieur brut (PIB) en Chine par rapport au dernier trimestre, la valeur médiane du panel de 12 experts interrogés par l’AFP étant de 8%.

Au quatrième trimestre 2012, la croissance chinoise s’était accélérée à 7,9%, après sept trimestres de ralentissement, suscitant l’espoir d’un rebond durable de l’activité dans la deuxième économie mondiale, dont le PIB a connu l’an dernier, avec 7,8%, son augmentation la plus faible en 13 ans.

D’un trimestre sur l’autre, la croissance de la Chine, moteur de l’économie mondiale, s’est élevée à 1,6%, contre 2% au quatrième trimestre, a précisé le Bureau national des Statistiques (BNS).

Environnement économique «compliqué et instable»

Dans un communiqué, le BNS a mis en avant «l’environnement économique compliqué et instable, à la fois à l’intérieur du pays et au niveau international» pour expliquer le mauvais résultat de la croissance.

Les dirigeants chinois ont assoupli depuis l’année dernière leur politique monétaire et les conditions de crédit, tout en voulant réorienter l’économie pour accorder une part plus importante à la consommation des ménages.

En mars, Pékin s’est doté d’un objectif de croissance de 7,5% pour l’ensemble de l’année 2013, le même qu’en 2012. En Chine, ces objectifs fixés a minima sont régulièrement dépassés.

Perte de confiance

«La croissance au quatrième trimestre 2012 et au premier trimestre a été largement soutenue par une rapide hausse du crédit» qui a augmenté sur un an de 60% durant les trois premiers mois de l’année, relèvent Ren Xianfang et Alistair Thornton, économistes de IHS Global Insight basés à Pékin.

Comme ce sursaut du crédit ne se reflète pas dans la croissance, ces analystes «ont perdu confiance dans une reprise vigoureuse» de l’économie chinoise, où l’injection de crédit est selon eux de moins en moins efficace.

«Le chiffre de la croissance est inférieur aux attentes du marché, ce qui indique que la reprise de l’économie réelle ne repose pas sur des fondements solides et reste fragile», a déclaré pour sa part à l’AFP Wendy Chen, une économiste de Nomura Securities basée à Shanghai.

La faiblesse de la croissance «est principalement liée au ralentissement de la hausse de la consommation, lui-même dû au fait que les nouveaux dirigeants ont réprimé les dépenses en produits de luxe faites par les fonctionnaires», a réagi Lu Ting, économiste chez Merrill Lynch Bank of America, dans une note d’analyse.

Les ventes de détail, jauge de la consommation des ménages, ont progressé de 12,6% en mars et de 12,4% au premier trimestre, alors que les importations ont fortement progressé le mois dernier. Ces ventes avaient augmenté de 14,3% l’an dernier, et de 17,1% en 2011.

La hausse de la production industrielle est quant à elle tombée à 8,9% sur un an en mars, et à 9,5% au premier trimestre.

Politiques monétaires étrangères en cause

L’économie chinoise continue à être fortement tirée par l’investissement en capital fixe, qui a progressé de 20,9% au premier trimestre. Ces investissements se sont élevés au cours des trois premiers mois de l’année à 5 809 milliards de yuans (716 milliards d’euros), soit près de la moitié du PIB, qui a atteint 11 885 milliards de yuans (1 466 milliards d’euros) sur la même période.

Sur le plan externe, les politiques monétaires des pays riches ont contribué aux difficultés des exportateurs chinois, a expliqué lors d’une conférence de presse le porte-parole du BNS, Sheng Laiyun.

«La reprise est lente, en particulier dans certains pays développés qui ont mis en œuvre des politiques d’assouplissement quantitatif (QE)», selon Sheng Laiyun qui ajoute que «cela a créé une plus forte pression pour que les monnaies des pays en développement s’apprécient et a rendu plus difficile une augmentation des exportations»….et un renchérissement des importations.

Ainsi les statistiques officielles montrent que le géant asiatique a, selon ses calculs, enregistré, le mois dernier, un étonnant déficit commercial de 880 millions de dollars. Ses exportations, portées par une solide demande aux Etats-Unis et en Asie du Sud-Est, ont bien progressé, en glissement annuel, de 10% pour atteindre 182,19 milliards, ont révélé les douanes. Mais ses importations ont, elles, bondi dans le même temps de 14,1% et ont été évaluées sur un mois à 183,07 milliards de dollars.

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15/04/2013 Publié par | Another BRIC in the Wall, Art de la guerre monétaire et économique, Asie hors émergents, Changes et Devises, Chinamerica, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Japon, Mon Banquier est Central, On a lu, vu et entendu, Pays Emergents | | Poster un commentaire

L’hypermanipulation monétaire par Pierre Leconte

L’hypermanipulation monétaire par Pierre Leconte

Néométallisme. Comment les banques centrales occidentales sont-elles parvenues depuis 2011 à casser les prix de l’or et de l’argent-métal.

Depuis la répudiation de l’étalon-or au début de la Première Guerre Mondiale – et tout de suite après dans les années 1920 surtout- jusqu’à la cessation américaine de convertibilité entre banques centrales du dollar US en or d’août 1971 – et l’instauration progressive des taux de change flottants, les pouvoirs publics (Etats et banques centrales) en Occident n’ont pas eu de cesse d’exclure l’or – et préalablement l’argent-métal – du Système monétaire international (jusqu’à les confisquer aux USA et dans plusieurs pays totalitaires). Le but de tout cela étant de se donner les moyens de créer autant de monnaie fiduciaire de papier que possible et d’organiser un endettement public et privé maximum via le mécanisme des «réserves fractionnaires», dont ils attendaient une plus forte croissance économique que par le passé. Croissance qu’ils pensaient d’ailleurs – évidemment à tort – être en mesure de créer eux-mêmes, en toutes circonstances, au moyen de politiques monétaires discrétionnaires et de politiques budgétaires constructivistes, toutes les deux ultra laxistes.

Mais, évidemment, plus cet interventionnisme – préconisé par les fausses idées socialistes keynésiennes – s’est développé en Occident, plus les mécanismes monétaires et économiques ont été manipulés par les pouvoirs publics jusqu’à ce que l’augmentation de la création monétaire devienne hors de contrôle et que les dettes publiques et privées croissent pour atteindre des niveaux à partir desquels elles ne sont plus remboursables.

Pendant que la croissance économique s’est, en même temps, fortement ralentie au fur et à mesure que lesdits pouvoirs publics augmentaient les taxes et impôts sur les particuliers et les entreprises et que leurs politiques monétaires créaient une masse croissante d’investissements improductifs se détournant des économies réelles pour aller se placer dans la spéculation financière ou boursière qui a été constamment favorisée par les banques centrales, la formation de bulles donnant l’illusion de la richesse tout en faisant abusivement croire au bien fondé du laxisme monétaire. Bulles qui, évidemment, ne peuvent qu’exploser périodiquement puisque artificiellement entretenues par la fixation de taux d’intérêts les plus bas possibles ne reflétant pas les données réelles du marché et la création d’une masse croissante de liquidités sans valeur ne trouvant pas à s’investir dans les économies réelles faute de débouchés productifs (d’où d’ailleurs la «trappe à liquidités» actuelle, se traduisant par une modération des pressions inflationnistes en Occident et au Japon, consécutive à la chute de la vitesse de circulation de la monnaie).

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06/04/2013 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Chypre, Commentaire de Marché, Etats-Unis, Europe, Gold et Métaux Précieux, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Pays Emergents, Répression Financière, Trappe à Dettes | | Un commentaire

Chypre: Touche pas à ma Banque- Je prends ton oseille, et tire toi!!!

Chypre: Touche pas à ma Banque – Je prends ton oseille, et tire toi!!!

Toucher à l’épargne, la mesure de dernier recours!!!!

 Comme en Argentine en 2001, Chypre se met à dévorer ses propres épargnants. Illustrant combien les Etats en viennent, in fine, à faire payer les ardoises d’une crise financière à la population.

C’est une première dans la crise secouant l’Europe depuis trois ans. Ponctionner les dépôts bancaires. C’est également censé être une dernière. Le chef de fil des argentiers de la zone euro, Jeroen Dijsselbloem, a martelé au cours du week-end «qu’il n’y a pas l’ombre d’une raison permettant d’évoquer» l’imposition d’une solution similaire aux Espagnols ou aux Italiens.

De la Côte d’Ivoire en 1988 à l’Equateur ou l’Ukraine dix ans plus tard, les précédents de crises bancaires se soldant par l’effacement d’une partie des dépôts restent pourtant nombreux.

Souvenirs du «corralito»

L’Argentine de la fin 2001 résonne d’une manière particulière en Europe. Alors que les mesures d’austérité promettent le «déficit zéro» et que le chômage explose, Buenos Aires installe un «corralito» empêchant l’accès au liquide sur les comptes bancaires. Peu après, le nouveau président du pays abolit la règle du «un peso pour un dollar». Puis, revenant sur sa promesse, annonce que seuls des pesos seront récupérés des comptes sur lesquels étaient déposés des dollars. Sur la base du nouveau taux de change. Nombre d’Argentins voient leur épargne divisée par deux.

Le précédent de l’Italie en 1992

La taxe sur les dé­pôts ban­caires à Chypre a eu un pré­cé­dent en 1992 en Ita­lie sous le gou­ver­ne­ment de Giu­liano Amato, lui aussi confronté à une si­tua­tion éco­no­mique très dif­fi­cile, ainsi qu’en Nor­vège en 1936, quoique pour des rai­sons bien dif­fé­rentes.

Le pré­lè­ve­ment, dé­cidé par M. Amato en juillet 1992 et avec un effet ré­tro­ac­tif de deux jours, por­tait sur 6/1000 des dé­pôts ban­caires des Ita­liens, rap­pelle Marco Gior­gino, pro­fes­seur de fi­nance à l’ins­ti­tut MIP Po­li­tec­nico de Milan, in­ter­rogé par l’AFP. Un mon­tant par consé­quent bien in­fé­rieur à celui qui pour­rait à pré­sent être exigé à Chypre (6,75% sur les dé­pôts ban­caires en deçà de 100.000 euros et 9,9% au-delà de ce seuil, ainsi qu’une re­te­nue à la source sur les in­té­rêts de ces dé­pôts).

La ma­noeuvre de M. Amato, très ra­pide et qui avait pris les mar­chés de court, vi­sait à ré­ta­blir les comptes pu­blics très dé­fi­ci­taires du pays. Elle avait per­mis de lever 30.000 mil­liards de lires.

"L’Ita­lie était au bord du gouffre, il n’y avait pas tant de so­lu­tions. Agir sur les im­pôts, sur le pa­tri­moine ou l’im­mo­bi­lier au­rait pris trop de temps: agir sur des comptes cou­rants déjà li­quides a été la so­lu­tion", ex­plique M. Gior­gino.

A l’époque, la po­pu­la­tion avait eu "une ré­ac­tion de sur­prise, pour cer­tains né­ga­tive, mais avec aussi la conscience que c’était né­ces­saire", rap­pelle-t-il. "Cela en a peut-être fait en­ra­ger cer­tains, mais il n’y avait pas tant d’al­ter­na­tives".

Quoi­qu’il en soit, plus de 20 ans après, cet épi­sode "n’a pas été ou­blié", sou­ligne-t-il, no­tant que le pic de la crise de la dette en Ita­lie fin 2011 s’est tra­duit par un exode de ca­pi­taux vers l’étran­ger par crainte no­tam­ment de voir la ponc­tion se ré­pé­ter.

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19/03/2013 Publié par | Argentine, Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Chypre, Echo, Europe, Gold et Métaux Précieux, Italie, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Temps, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Pays Emergents, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | 21 Commentaires

Hugo Chavez, la fin d’une ère d’idolâtrie décriée

Hugo Chavez, la fin d’une ère d’idolâtrie décriée

 Les pouvoirs despotiques survivent rarement à leurs icônes dans l’immédiat. C’est du moins ce que prédit la presse internationale après la mort du leader bolivariste du Venezuela

EN LIENS: Chavez, trois questions en héritage

Chavez ou la colère de Dieu…./Questions sur la santé mentale du Boss Hugo

«A las 4:25 de la tarde falleció Chávez», titre El Universal, le journal antichaviste de Caracas qui entame sa nécrologie par une ironique allusion au fait qu’il espérait «gouverner le pays jusqu’en 2021». C’est raté. Soixante ans jour pour jour après un autre dictateur célèbre, Joseph Staline, celui qui s’était imposé comme le visage du Venezuela au fil de ses quatorze années de pouvoir (voir la chronologie sur le site de Ouest-France), a finalement été vaincu par un cancer à l’âge de 58 ans, après près de deux ans de secret autour de sa santé.

Alors, les Ultimas Noticias vénézuéliennes, le plus gros tirage du pays (170 000 exemplaires), de sensibilité plutôt proche du gouvernement, sortent un immense dossier dont on voit bien qu’il a été préparé à l’avance, pour «marquer la fin d’une ère». Celle d’un homme ivre de pouvoir, mais d’un homme qui était aussi un père très affectionné, selon le site ABC, comme le montrent les nombreux minimessages retweetés par sa fille, M. Gabriela Chávez C., diffusés la nuit sur son compte Twitter (@Maby80).

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11/03/2013 Publié par | Agefi Suisse, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Cycle Economique et Financier, Douce France, Etats-Unis, Europe, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Le Temps, Pays Emergents, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | 2 Commentaires

Mister Market and Doctor Conjoncture du Lundi 4 Mars 2013: Le sursaut italien sur la route des marchés par Bruno Bertez

 Mister Market and Doctor Conjoncture du Lundi 4 Mars 2013: Le sursaut italien sur la route des marchés par Bruno Bertez 

La situation redevient indécise sur les marchés financiers. L’optimisme du début d’année suggérait une tentative de retour à un marché du risque clairement haussier, le comportement de ces derniers jours, à l’inverse, fait craindre que la fameuse bipolarité soit de retour. 

Trois éléments se conjuguent pour inciter à la prudence: 

  • - L’entrée en vigueur du séquestre américain.
  • - Les déceptions sur la reprise chinoise et l’activité molle chez les émergents.
  • - Le retour du risque européen, le fameux « tail risk ». 

Nous n’accordons pas une importance très grande au séquestre américain, suivant en cela Bernanke lui-même. Bernanke a fait remarquer que tout cela était connu, anticipé, et probablement dans les cours. C’est notre avis. 

S’agissant des déceptions chinoises, elles sont évidentes. La surchauffe immobilière est réapparue, les autorités s’en émeuvent, un tour de vis monétaire surprenant a été donné. Le dernier PMI  n’est pas encourageant. Par ailleurs, l’activité en Inde, Brésil et autres BRIC, laisse à désirer; c’est le moins que l’on puisse dire. Tout cela augure mal pour les commodities et l’énergie.

WIR_Global Trend

    Le retour du tail-risk européen est bien réel, mais il est complexe. Il s’articule autour de la situation conjuguée de l’Italie et de la France. Ce qui rejaillit, nous l’évoquerons, sur la position japonaise de façon dangereuse.

 Nous avons interprété le résultat des élections italiennes comme il se doit, c’est à dire un échec pour Monti, l’Europe et Merkel. Le vote en faveur de Beppé Grillo est un vote de jeunes en refus de la classe politique professionnelle et de l’homme imposé par l’Europe. Un vote a priori anti-européen.

Grillo a annoncé qu’il ne participerait à aucune coalition et qu’il soutiendrait, au coup par coup, les mesures qui lui conviendrait.

 MOVIMENTO MORRISON

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04/03/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Allemagne, Art de la guerre monétaire et économique, Asie hors émergents, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Europe, Indicateur des Marchés, Italie, Japon, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Pays Emergents, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | , | 2 Commentaires

Petite bande dessinée pour expliquer la situation Française par Charles Gave

Petite bande dessinée pour expliquer la situation Française par Charles Gave

Cette semaine, je vais me livrer à un exercice quelque peu inhabituel. Je vais remonter dans le temps pour essayer d’expliquer pourquoi la France est dans une situation très difficile. Pour y arriver, je vais limiter au maximum les commentaires, présentant mon diagnostique sous forme de graphiques. 

Graphique Numéro 1: Ce qu’il faut regarder et ce qui ne sert à rien.

N1

 Les thuriféraires de l’économie officielle (du type INSEE) nous enjoignent de regarder l’évolution du PIB. La ligne noire ci dessus donne l’évolution relative du PIB Français par rapport au PIB Allemand depuis 1992, tandis que la ligne rouge donne l’évolutionrelative des productions industrielles. A en croire les économistes « officiels »  qui regardent le PIB, la France a fait 5 % de  mieux que l’Allemagne depuis 1993. (Qui peut croire une telle ânerie?). Par contre si l’on en croit le ratio des productions industrielles elle a fait 25 % moins bien.

Que croire?

Bien sur , c’est le ratio des productions industrielles qui reflète la réalité puisque le PIB ne prend en compte ni la détérioration du bilan de l’Etat ni la hausse du poids de ce même Etat dans l’économie: si les pouvoirs publics embauchent des dizaines de milliers de fonctionnaires et les payent en empruntant de l’argent, le PIB monte. On voit la stupidité d’une telle mesure statistique qui ne peut satisfaire qu’un Etatiste acharné du style Mélenchon.

Par contre la production industrielle mesure ce qui se passe dans une partie de l’économie non étatique, celle qui produit des biens. Dans cette partie là, l’économie Française a reculé par rapport à sa concurrente outre Rhin d’environ 25% en 20 ans. Depuis 20 ans, la France s’est désindustrialisée comme jamais depuis deux siècles et cela est incontestable. Que le lecteur me comprenne bien: je ne dis pas que l’économie Française a reculé de 25 % par rapport à l’économie Allemande depuis vingt ans. Je dis que le secteur privé en France a reculé par rapport au secteur privé Allemand et que dans l’industrie ce recul atteint 25 %. Ce n’est probablement pas le cas dans les services ou le tourisme, mais c’est la tendance qui compte ici , pas les chiffres absolus. Le secteur privé a reculé en France depuis 20 ans tandis qu’il augmentait en Allemagne, voila la vérité .

La question que ce graphique amène à se poser est bien entendu la suivante : pourquoi ce recul Française qui a commencé aux alentours de l’an 2000? Avant cette date et depuis 1960, les productions industrielles dans les deux pays avaient exactement le même taux de croissance.

La réponse est simple: à infrastructures égales, un investissement industriel dépend des couts relatifs du capital et du travail par rapport aux pays concurrents.

Compte tenu du fait que le cout du capital a été le même en France et en Allemagne pendant longtemps, la responsabilité doit sans doute être recherchée du coté du cout du travail.

Vérifions.

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25/02/2013 Publié par | Allemagne, Argentine, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Douce France, Emploi, formation, qualification, salaire, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Trappe à Dettes | | 5 Commentaires

Les Clefs pour Comprendre du Samedi 2 Février 2013: « Stay away of the public eye » par Bruno Bertez

Les Clefs pour Comprendre du Samedi 2 Février 2013:   « Stay away of the public eye » par Bruno Bertez

Une interprétation hâtive de notre texte  Les Clefs pour Comprendre du Samedi 2 Février 2013 : Les Banquiers, la Finance contre les Marchés, contre les Citoyens  pourrait faire croire que nous tombons dans le piège du soviétisme: à savoir le système est bon, ce sont les banquiers qui sont mauvais. Ce serait une grave erreur, une erreur théorique qui déboucherait sur de nouvelles catastrophes pratiques.

En effet, admettre que le système est bon, mais que ce sont les banquiers qui sont mauvais, débouche sur le réformisme bancaire. Il suffirait de mieux contrôler, encadrer, réglementer, et le système pourrait repartir auto-équilibré. Ainsi on validerait les réformes et réglementations bidons qui sont actuellement mises en place à titre de cosmétique. En particulier, on accepterait la confusion des rôles qui permet à la BCE de prétendre assurer le contrôle et la surveillance des banques.

    Non, ce ne sont pas les hommes qui sont nuls et malhonnêtes, les hommes ne font que s’adapter à un système et en tirer profit. Ils voient passer la confiture et, en passant, se servent, la confiture colle aux doigts. C’est la logique.

Ce qui est en cause, c’est, radicalement, fondamentalement, l’alliance organique entre le système bancaire et le système politique. Il y a un lien organique entre le gouvernement par la démocratie et la pratique bancaire du fractionnal banking couplée au monopole des fausses monnaies (fiat monney). L’un permet l’autre et l’autre permet l’un.

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02/02/2013 Publié par | Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Droit, propriété, propriété intellectuelle, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Pays Emergents, Répression Financière, Trappe à Dettes | | 7 Commentaires

Pourquoi les banques centrales rapatrient leurs stocks d’or

Pourquoi les banques centrales rapatrient leurs stocks d’or

04/01/2013 Publié par | Allemagne, Challenge, Changes et Devises, Chinamerica, Douce France, Etats-Unis, Gold et Métaux Précieux, Mon Banquier est Central, Pays Emergents | Un commentaire

Main Basse sur la "campagne": «La course aux terres agricoles se poursuit»

Main Basse sur la "campagne":  «La course aux terres agricoles se poursuit»

C’est la ruée en Afrique, mais aussi dans les autres continents. Des pays, dont la Chine et l’Inde, veulent assurer la sécurité alimentaire. Des exploitations sont consacrées aux biocarburants. Trois entreprises suisses exploitent 242000 hectares à l’étranger à cet effet. Madiodio Niasse, de l’International Land Coalition, décortique le phénomène et ses enjeux multiples

Accaparement. Mainmise. Hold-up. Recolonisation. De nombreuses expressions ont été utilisées ces dernières années pour décrire un phénomène nouveau et considéré comme alarmant. Il s’agit de l’achat ou de la location de grandes surfaces des terres, principalement en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, en vue d’un développement agricole.

Ce n’est pas la première fois que des pays ou des entreprises étrangères investissent dans l’exploitation agricole ou minière dans les pays du Sud. Mais c’est l’arrivée de nouveaux acteurs, notamment des Chinois, des Indiens ou encore des Brésiliens, ainsi que le nombre élevé de transactions foncières qui frappent les esprits. Selon l’organisation Oxfam, 67 millions d’hectares ont changé de mains rien qu’en Afrique, ce qui représente 17 fois la superficie de la Suisse. Le cri d’alarme s’est amplifié du fait que presque la moitié des terres concernées n’est pas affectée à la production alimentaire, mais aux biocarburants. En Sierra Leone, en Afrique de l’Ouest, l’entreprise genevoise Addax Energy a négocié la location de 57 000 hectares à cet effet pour une durée de cinquante ans. Au total, trois entreprises suisses cultivent la canne à sucre ou le jatropha sur 242 000 hectares dans le continent noir. Le Sénégalais Madiodio Niasse dirige l’International Land Coalition, une sorte d’observatoire qui traque les transactions foncières, sise à Rome.

Infographie. Achat,vente et location des terres agricoles: les grands enjeux

Le Temps: Comment se poursuivent les achats ou locations de terres agricoles dans le monde? Est-ce que le phénomène s’estompe?

Madiodio Niasse: On peut parler de vague en 2007-2008, dans le sillage de l’envolée des prix des produits alimentaires et du pétrole ainsi que de la crise financière. Le sommet en termes de volume de transactions foncières a été atteint en 2009. Nous avons remarqué un répit en 2010-2011. En revanche, on peut affirmer que le phénomène est là pour durer, parce que les causes sous-jacentes sont toujours valables. C’est un fait que la demande en produits alimentaires continue à augmenter alors que la production ne suit pas.

– Serait-ce parce qu’une partie des terres est consacrée à la production de biocarburants?

– Les statistiques divergent sur l’affectation des terres. Certains chiffres suggèrent que 50 à 60% des cultures sont consacrés à la production de vivres. Une partie de plus en plus importante des terres est allouée à la production de biocarburants. L’impulsion a été donnée par la directive européenne qui impose 10% de biocarburants dans les réservoirs des véhicules. Ce facteur influence largement les investissements sur l’affectation des terres. On peut par ailleurs noter une tendance suivant laquelle les pays émergents (Inde, Chine et pays du Golfe) investissent dans le but de sécuriser leur approvisionnement alimentaire. Par contre, les investisseurs occidentaux exploitent l’opportunité que représente la politique énergétique européenne.

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31/12/2012 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Chinamerica, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Europe, Hedge Funds, Private Equity..., Inde, Investissements alternatifs: vin, bois , art..., Le Temps, Matières Premières, Pays Emergents, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Zinzins (institutionnels) et Eléphants | 6 Commentaires

Or : une solution à la crise bancaire Par Eric Sprott et David Baker

Or : une solution à la crise bancaire Par  Eric Sprott et David Baker

Le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire est une entité unique en son genre et quelque peu mystérieuse qui est responsable d’émettre des lignes directrices bancaires à l’intention des plus importantes institutions financières du monde. Cet organisme fait partie de la Banque des règlements internationaux (BRI) et on l’appelle souvent la « Banque centrale » des banques centrales. Depuis l’effondrement du système financier il y a quatre ans, le Comité de Bâle travaille d’arrache-pied pour établir, à l’échelle internationale, de nouveaux règlements conçus pour minimiser le risque qu’un autre écroulement financier de taille se produise. Le plus récent « cadre » du Comité, comme il l’appelle, est l’Accord de Bâle III, qui impose des règles plus rigoureuses en matière de capital, lesquelles forceront toutes les banques à plus de tripler (soit de 2 % à 7 %) le montant de fonds propres de base qu’elles détiennent afin d’éviter d’avoir besoin de plans de sauvetage subventionnés par les contribuables à l’avenir. Cette hausse semble insignifiante et, selon une étude menée par le groupe de Bâle lui-même, les 100 plus importantes banques mondiales n’auront besoin que d’environ 370 milliards d’euros de réserves additionnelles pour satisfaire aux nouvelles règles d’ici 20191. Comme on estime que les banques espagnoles à elles seules ont aujourd’hui besoin de bien plus de 100 milliards d’euros simplement pour tenir leur ratio de capital en échec, il est difficile de croire qu’une somme de 370 milliards d’euros sera suffisante pour protéger les banques « trop imposantes pour faire faillite » contre d’autres crises éventuelles; toutefois, il s’agit là d’un pas dans la bonne direction2.

Les règles en matière de capital de l’Accord de Bâle III devaient initialement entrer en vigueur le 1er janvier 2013, mais les organismes de réglementation des banques américaines ont publié un communiqué de presse le 9 novembre dernier déclarant que celles-ci ne seraient pas en mesure de respecter cette échéance, citant comme raisons l’importante quantité de lettres (c’est-à-dire de plaintes) reçues des banques participantes et la « grande diversité d’opinions exprimées pendant la période de commentaires3 ». Il a aussi été question du fait que les banques régionales américaines hésitent à adopter la nouvelle réglementation, qu’elles perçoivent comme étant excessivement compliquée et susceptible d’avoir des effets dévastateurs sur leurs résultats. La Independant Community Bankers of America a demandé qu’on accorde une exemption à l’Accord de Bâle III à toutes les banques détenant un actif de moins de 50 milliards de dollars « afin d’éviter une forte concentration de banques de plus grande taille au sein de l’industrie, laquelle viendrait entraver l’octroi de crédits aux consommateurs et aux emprunteurs commerciaux, particulièrement dans les petites communautés4 ». Comme, à long terme, la période de mise en oeuvre de toutes les mesures de l’Accord de Bâle III s’étend jusqu’en 2019, les retards rencontrés ne sont peut-être pas dignes de mention, mais ils témoignent des divergences grandissantes entre le cartel des banques américaines et celui des banques européennes concernant le cadre de l’Accord de Bâle III.

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25/12/2012 Publié par | B.R.I. (Banque des Règlements Internationaux), Chinamerica, Commentaire de Marché, Etats-Unis, Europe, Gold et Métaux Précieux, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Pays Emergents, Regulation des Marchés | | Poster un commentaire

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