Le danger des taux bas par Bill Gross (Pimco)
Le danger des taux bas par Bill Gross (Pimco)
Les assouplissements quantitatifs et les taux zéro détruisent les modèles financiers et font obstacle à l’investissement.
Lettre investissement Pimco Janvier:
http://www.pimco.com/EN/Insights/Pages/Money-for-Nothin-Writing-Checks-for-Free.aspx

C’est Milton Friedman, et non Ben Bernanke, qui a le premier évoqué le largage de billets par hélicoptères pour prévenir la déflation. Dans son désormais célèbre «discours de l’hélicoptère», prononcé en 2002, Bernanke affichait une adhésion tout aussi enthousiaste à cette méthode. En s’exprimant ainsi, il se projetait clairement vers les solutions quasiment inimaginables qui allaient faire suite à l’exceptionnel naufrage financier de 2008: des taux directeurs fixés à zéro pour une période prolongée; une Fed qui élargit au-delà des bons du Trésor son programme d’achats d’actifs; et, bien entendu, des assouplissements quantitatifs quasiment illimités en fonction des besoins. Bernanke n’est pas l’inventeur de ces mesures, pas plus que du terme «assouplissement quantitatif» (QE). La plupart de ces méthodes avaient été appliquées à la fin des années 1930 et dans les années 1940, ainsi qu’au Japon plus récemment. Pourtant, les investisseurs auraient dû se douter qu’au vu du soutien aussi évident que Ben Bernanke, alors Gouverneur de la Fed, avait affiché pour la politique monétaire à venir, il allait vouloir piloter l’hélicoptère en cas de décollage d’urgence. «A l’image de l’or, les dollars américains n’ont de valeur que si l’offre en est strictement limitée», avait-il déclaré. «Mais le gouvernement américain dispose d’une technologie appelée planche à billets (ou son équivalent électronique actuel) qui lui permet de produire autant de dollars qu’il le souhaite et ce, pratiquement à coût zéro.»
M. Bernanke ne s’est jamais étendu sur ce qu’il entendait par «coût zéro». Peut-être voulait-il parler de taux d’intérêt proches de zéro, même si en 2002, les bons du Trésor à 10 ans offraient un rendement de 4%. Ou peut-être savait-il ce que les citoyens américains, leurs représentants politiques et pratiquement tous les investisseurs ignorent encore: l’assouplissement quantitatif, à savoir l’achat au secteur privé de bons du Trésor et de titres hypothécaires d’agences, ne coûte pratiquement rien à plusieurs titres. Aux yeux de la plupart d’entre nous cela peut sembler incroyable de signer des chèques gratuitement, mais dans les faits, c’est bien ce que font les banques centrales. Pourtant, si le citoyen ou l’entreprise lambda ne peut se mettre à découvert sans tomber dans l’illégalité, comment la Fed, la BCE ou toute autre banque centrale peut-elle impunément imprimer de «l’argent électronique» et le distribuer par hélicoptère à coups de milliers de milliards de dollars?
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Asset Manager : Pimco-Bill Gross/ Strawberry Fields forever?
Asset Manager : Pimco-Bill Gross/ Strawberry Fields forever?
Les hypothèses de taux de croissance réels doivent être traduites en décisions d’investissement. Malgré les incertitudes sur le contexte global.
http://www.pimco.com/EN/Insights/Pages/Strawberry-Fields-Forever.aspx
Si la campagne de Franklin Delano Roosevelt durant la Grande Dépression a été rythmée par Happy days are here again, le tube des années à venir ressemblera sûrement à Strawberry Fields Forever. Car comme se lamentait John Lennon, difficile d’être quelqu’un, même si l’on finit par s’en sortir. Pourquoi est-il aussi compliqué d’être quelqu’un par les temps qui courent, de payer ses études, de trouver un emploi bien rémunéré et de s’assurer une retraite confortable? C’était la grande question économique des élections 2012, une question qui n’a trouvé que très peu d’écho dans les deux camps. «Une vie meilleure est possible», annonçait le Gouverneur Romney à Des Moines, en Iowa, quelques jours avant la présidentielle. Mais dans les faits, il n’a jamais expliqué comment y arriver ou, mieux, pourquoi nous n’y étions pas arrivés jusqu’à présent. Le slogan du président, «Foward», était encore plus vague.
Les propos sonnaient creux et pour une bonne raison au moins: la véritable cause du ralentissement économique est nichée dans des obstacles structurels, et non cycliques, qui pourraient se révéler difficiles à abattre. Certes, il existe des potions aux hormones de croissance qui font baisser la fièvre mais il n’y aura probablement, cette fois, aucun remède politique miracle. Dans un discours politique majeur prononcé au New York Economic Club, le Président de la Réserve Fédérale Ben Bernanke a admis que le potentiel de croissance de l’économie américaine était entamé «de façon temporaire au moins». Il a de fait confirmé l’existence de la Nouvelle Norme de Pimco, définie voilà trois ans maintenant, l’attribuant en partie à la crise financière, au tassement des gains de productivité et à l’incertitude pesant sur les investissements en raison du précipice budgétaire qui se dessine à court terme. Nous sommes d’accord. Toutefois, nous identifions de nombreux autres obstacles structurels qui pourraient bien réduire la croissance réelle en deçà du taux «Nouvelle Norme» de 2% que Ben Bernanke vient de confirmer, non seulement aux USA mais aussi dans les autres économies développées.
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Investir : Mort et renaissance des actions
Investir : Mort et renaissance des actions

L’annonce par Bill Gross de la fin du «culte des actions» dans ses perspectives d’investissement d’août 2012 n’est pas isolée et fait échos à l’annonce de la mort des actions à la Une du Financial Times du 24 mai 2012. Cet avis de décès sonne comme les prémisses d’une capitulation ultime et n’est pas sans rappeler la Une de BusinessWeek du 13 août 1979, qui annonçait déjà la mort des actions. Le DowJones allait connaître son point bas quelques mois plus tard, le 21 avril 1980, mettant fin à un marché baissier qui avait démarré en 1966, et ouvrant la voie au plus grand marché haussier de l’histoire.
La thèse de Bill Gross repose sur le caractère non soutenable des performances historiques des actions, avec un rendement réel de 6.6% depuis 1912, contre une croissance de la richesse de seulement 3.5%. Il est vrai que les moyennes cachent de longues périodes de contre-performance. Ainsi, depuis 2000, les actions mondiales enregistrent un rendement moyen de seulement +1.6%, contre +2.1% pour les liquidités et +7.2% pour la dette des entreprises. Outre l’absence de rémunération pour le «risque actions», la période a connu deux corrections majeures de plus de 50% et une volatilité structurellement plus élevée.
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Les actions, c’est mort!"
« Le culte de l’action, c’est fini! ». Ce pavé lancé dans la marre au cœur de l’été dernier n’a guère ému les investisseurs. Il faut dire, qu’en plein mois d’août, il en faut plus pour se détourner du barbecue. Cette phrase n’est pourtant pas sortie de la bouche d’un hurluberlu en mal de publicité. C’est Bill Gross, co-fondateur et co-directeur de Pimco, le plus grand gestionnaire de fonds investis en obligations qui en est l’auteur.
Dans sa lettre d’investissement publiée en août, il annonçait la fin du « culte des actions ». Pour lui, le return annuel moyen de 6,6% dégagé par ce type de placement au cours des 100 dernières années, c’est bel et bien terminé. Les entreprises ne connaîtront pas de meilleur environnement que celui d’aujourd’hui et la croissance ralentie du PIB ne permettra pas de perpétuer un tel return.
Non, Bill Gross ne dénigre pas les actions pour mieux vendre des obligations, le produit-maison. Car, ces dernières, ne seront guère mieux loties, estime-t-il.
Aujourd’hui, Bill Gross et son compère de Pimco El-Erian remettent le couvert et prédisent des années de vaches maigres pour les investisseurs. Dans un article initulé « Pourquoi les actions sont mortes et les obligations plus mortes encore » un journaliste du Time résume en quelques points ce qu’il a glané de ses interviews avec les deux patrons de Pimco.
En voici trois :
–>Les économistes qui prévoient une croissance du PIB de 3 à 4% se trompent. Il faut désormais compter sur du 2%. Cela va devenir la norme. Pas pour quelques années mais pour des décennies.
–>La Bourse est désormais une escroquerie Ponzi où les nouveaux entrants paient pour rémunérer les plus anciens. « Vous ne verrez plus jamais de rendement réel à 6,6%. Au mieux du 3% ». Sans compter les effets dévastateurs de la politique de la Fed. « Sortez maintenant! » conseille le duo.
–>Où faut-il dès lors investir dans une période de récession qui peut se transformer en dépression ? Tout d’abord, « il faut bien se rendre compte que tout ce que l’on fera à l’avenir ne rapportera pas autant que par le passé » affirme Gross. Les rendements à deux chiffres, c’est fini.
La Bourse dans son ensemble ressemble à une fraude Ponzi mais les « blue chips sont devenues les nouvelles obligations. Des multinationales comme Coca-Cola, IBM ou Procter & Gamble peuvent répartir le risque et offrir un dividende qui bat une inflation de 3%. » Gross et El-Erian recommandent également des sociétés de croissance, bien capitalisées et sous-évaluées comme la banque Santander. Ils apprécient également tout ce qui est lié à l’habitation, aux matières premières, aux obligations protégées, aux pays émergents non-libellés en dollars.
Le résumé de l’article du Time se trouve ici.
Stéphane Wuille/Crack en Actions
http://blogs.lecho.be/lescracks/2012/11/les-actions-cest-mort.html
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La performance exceptionnelle de l’obligataire d’entreprises (+7.2% depuis 2000; une performance similaire à celle des actions depuis 1982 mais avec trois fois moins de risque) a sans surprise sonné le glas des actions. La part des actions dans les portefeuilles des investisseurs institutionnels est à un plus bas depuis 50 ans, les fonds actions ont connu près de USD 600bn de remboursements depuis 2007, tandis que les fonds obligataires attiraient près de USD 1000bn.
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A Chaud!!!! du Samedi 20 Octobre 2012 : Alerte boursière bis par Bruno Bertez
A Chaud!!!! du Samedi 20 Octobre 2012 : Alerte boursière bis par Bruno Bertez
Mercredi 10 octobre nous avons mis en ligne un texte intitulé : Alerte Boursière.
Nous vous incitons à le relire. Nous maintenons notre diagnostic et donc notre mise en garde, les marchés sont des pièges. On ne peut y gagner de l’argent, encore moins défendre son épargne et son patrimoine. L’incitation à la prise de risque est une incitation au suicide. Il n’y a aucun risque à prendre, les jeux sont faits, les paris sont et seront perdants. Seul l’espoir de revendre à un plus fou que soi ou l’espoir, si on ose dire, que la monnaie ne vaudra plus rien, permet d’anticiper des gains boursiers nominaux.

Les marchés ont été horribles cette semaine, avec de la volatilité retrouvée, de l’escarpolette, bref des occasions de perdre beaucoup d’argent.
Le comportement post QE est décevant, inquiétant. Les choses ne se passent pas comme prévues ou espérées.
Les résultats des sociétés américaines ne sont pas conformes aux attentes, ils sont très en dessous.
Les vedettes du Ponzi comme Apple ou Google décrochent.
La déconnection entre les opinions sur l’économie réelle et les indices boursiers se creuse.
Les hedge funds ne réussissent plus à gagner de l’argent.
Les ventes de maisons neuves sont médiocres, celles des maisons existantes encore pire.
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États-Unis: rebond des saisies
Les saisies immobilières aux Etats-Unis ont rebondi en septembre, selon des chiffres publiés par le cabinet spécialisé RealtyTrac. Au total, 53.569 logements ont été repris par des créanciers ce mois-là, indique RealtyTrac dans un communiqué. Cela représente une hausse de 2,3% par rapport au chiffre publié par le cabinet pour août, où les saisies avaient reculé de 2%. En glissement annuel, le chiffre des reprises de possession apparaît en baisse pour le vingt-troisième mois d’affilée, de 18%. RealtyTrac met néanmoins en garde contre l’éventualité d’une poussée des saisies en réalisation de la garantie d’hypothèques dans les mois à venir, compte tenu du retard pris pendant plusieurs mois par un grand nombre de procédures à la suite de la révélation, à l’automne 2010, d’irrégularités à grande échelle au sein de plusieurs grandes banques et sociétés de recouvrement de créances dans le traitement de leurs dossiers.
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Les débats présidentiels américains relancent l’incertitude politique; ils sont tellement médiocres qu’ils tuent l’espoir d’un redressement.
Des gens comme Bill Gross n’hésitent pas à prédire un nouveau trou du style de celui de 87 car le Put de la Fed ne vaut rien comme celui des assureurs privés en 87.
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(Boursier.com) — Bill Gross, le très écouté gérant et fondateur du géant obligataire PIMCO, a livré ses prévisions mensuelles d’investissements les plus récentes. Gross y dépeint les États-Unis "sans illusions", puisqu’il pense qu’en l’absence d’une réforme fiscale et budgétaire vigoureuse, le pays pourrait se retrouver dans la même situation que la… Grèce avant la prochaine décennie.
Gross plaide ainsi pour une réduction des dépenses et des déficits, ainsi qu’une forte hausse de l’imposition dans les prochaines années, afin que les Etats-Unis demeurent "une place financière sûre".
C’est que les États-Unis se "feraient souvent plaisir avec des mesures budgétaires qui s’apparentent à de la drogue", selon le gestionnaire qui ajoute, catégorique, que le pays doit mettre un frein à ses dépenses publiques. Face à ces prévisions peu reluisantes, Bill Gross a d’ailleurs réduit, pour un troisième mois consécutif, ses avoirs en bons du Trésor américain
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Pour notre part nous sommes persuadés que les marchés sont en suspension, ils ne traduisent rien, ils tiennent par la foi dans le pouvoir des autorités et la poursuite de politique américaine de kick the can.
Si cette croyance venait à s’effondrer, il n’y aurait aucun parachute fondamental avant longtemps.
En sens inverse, la témérité des apprentis sorciers n’a plus de limites et ils peuvent très bien tenter le tout pour le tout pour inverser le sentiment, relancer la machine boursière de la spéculation haussière.

BRUNO BERTEZ Le Samedi 20 Octobre 2012
llustrations et mise en page by THE WOLF
EN BANDE SON :
L’Edito du Dimanche 14 Octobre 2012 : Au voleur, au voleur! Quand le pillage est organisé Par Bruno Bertez
L’Edito du Dimanche 14 Octobre 2012 : Au voleur, au voleur! Quand le pillage est organisé Par Bruno Bertez
Comme le dit Aznavour, je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre.
Un temps où la morale existait encore, où le cynisme ne régnait pas en maître et où ceux qui dérogeaient étaient punis.
Un temps où la kleptocratie n’imposait pas ses lois et où les manquements à l’éthique étaient sanctionnés, à tous les niveaux.



En ce temps-là, il était de pratique courante que les émetteurs obligataires rachètent leurs titres obligataires avant l’échéance, ils avaient un programme de rachat, lequel était avantageux pour la société en raison des décotes observées, dans certaines conditions, sur les titres concernés.
Comme il y avait une décote, il y avait un écart, un bénéfice. Il y avait du gras, un petit gras; mais un petit gras prélevé sur des dizaines ou des centaines de milliers de titres, cela fait du beurre dans les épinards ou de la graisse dans le cassoulet. D’autant que certains émetteurs avaient des dettes colossales et multiples.
La pratique était que le donneur d’ordre, le représentant de l’institution émettrice qui souhaitait racheter ses titres, se mette en cheville, en compte à demi avec l’intermédiaire boursier chargé de l’opération pratique du ramassage. L’intermédiaire pour son compte et celui de son associé, achetait en avance sur le marché, front-runnait l’ordre réel, final, se mettait donc au milieu et empochait un écart. Ecart qu’il rétrocédait en partie à la personne qui lui avait confié l’ordre de ramassage.
C’était en quelque sorte une opération d’initié sur le dos de l’institution finale qui rachetait les titres. Pas seulement d’initié, mais aussi contraire à l’éthique, puisque le client final n’était pas vraiment bien servi, il était traité comme un pigeon. Son prix de revient n’était pas aussi bon qu’il aurait pu être.
Les bonnes choses ont une fin et les autorités boursières ont mis leur nez dans cette pratique, elle a été stigmatisée et punie.
On a beau avoir de la sympathie comme nous, pour les marchés à l’ancienne, on ne peut qu’approuver et encourager la sanction de ces pratiques. Elles sont, vues avec les yeux de maintenant, infâmes.

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Bill Gross (Pimco) prévoit des rendements de misère pour les obligations et les actions
Bill Gross (Pimco) prévoit des rendements de misère pour les obligations et les actions
Bill Gross, célèbre gestionnaire de fonds d’obligations chez PIMCO, soutient que le « culte des actions » est terminé et que les titres boursiers et les obligations offriront des rendements minimes à la prochaine génération d’investisseurs.

Couverture du Business Week du 13 août 1979 intitulée « The Death of Equities ». L’histoire se répète mais se répètera-t-elle encore ?
Dans son plus récent rapport mensuel, Bill Gross prévient les investisseurs qu’ils feraient mieux d’oublier les rendements annuels de 6,6 % pour les actions américaines. En effet, le gestionnaire prévoit que les conditions de marché vont continuer de se détériorer dans un avenir proche.
« La question est la suivante : comment un rendement réel de 6,6 % pourrait être reproduit dans le futur si, actuellement, les conditions sont plus favorables que jamais aux profits des entreprises [et que le futur n'est pas favorable] », écrit Bill Gross dans un extrait publié par le Globe and Mail.
Selon lui, les bénéfices des entreprises ne pourront pas continuer à dépasser la croissance du PIB américain, qui augmente de 3,5 % annuellement en moyenne, si plus d’argent n’est pas injecté dans l’économie par le gouvernement ou par les salariés.
Or, la portion du PIB attribuable aux salaires diminue depuis les quarante dernières années et, de son côté, le gouvernement américain a accumulé un gigantesque déficit, rappelle le gestionnaire.
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L’histoire semble indiquer que nous devrions connaître une période de croissance du PIB faible voire nulle pouvant durer jusqu’à dix ans, après une récession déclenchée par les faillites de banques (Reinhart et Reinhart, 2010). Ces longues périodes sont dominées par le désendettement des gouvernements, des banques et des ménages, par un épuisement des politiques et par l’expérimentation, autant de facteurs qui se traduisent par une croissance faible voire nulle. L’accélération du processus de reconstitution des stocks a provoqué un recul de la croissance du PIB puisque les stocks se résorbent ensuite. Quant aux rebonds des marchés financiers, ils cèdent la place au découragement. Cependant, d’une certaine façon, le repli brutal des indicateurs avancés depuis le début de l’année, à l’instar des indices des directeurs d’achat (PMI) et des indices de surprise économique, ne constitue pas véritablement… une surprise. L’économie mondiale se redressera elle-même.
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Selon le réputé gestionnaire, les investisseurs devraient remettre en question la bonne vieille philosophie d’acheter des actions dans le but de les détenir à long terme. Fini, donc, les rendements annuels de 6,6 % (après inflation) que les actions ont procuré depuis cent ans, affirme M. Gross. Ce taux de rendement, qu’il qualifie d’«aberration historique», ne se reproduira pas de sitôt en raison du ralentissement de l’économie mondiale.
Gross n’est pas le seul à prédire un avenir sombre aux actions. le stratège de Bank of America, Savita Subramanian, a souligné qu’un indicateur boursier maison, qui prend le pouls des investisseurs, a décliné pour la dixième fois cette année à un nouveau creux historique, soit depuis 1985. Cet indicateur signale que les stratèges des firmes de courtage sont plus pessimistes envers les actions qu’ils ne l’ont jamais été en 27 ans.
Par ailleurs, en mai dernier, le Financial Times de Londres titrait une analyse « Out of stock », dans laquelle il affirmait que six décennies de passion envers les actions ont pris fin, citant les pressions réglementaires sur les assureurs et les caisses de retraite pour qu’elles privilégient les obligations. «Les actions n’ont pas été aussi en défaveur depuis un demi-siècle. Plusieurs affirment que le culte des actions est mort», peut-on lire dans l’article qui précise que l’assureur allemand Allianz a seulement 6 % de son actif à la Bourse.
Mais Attention Bill Gross n’est pas plus optimiste pour les obligations. Les bons du Trésor américain frôlant le fonds du baril, « il est encore plus improbable de penser que les obligations à long terme vont reproduire les performances du passé ».
Bill Gross prévoit que les obligations amèneront des rendements de 2 % annuellement alors que les actions pourraient produire jusqu’à 4 % par année. Une fois l’inflation prise en compte, la performance d’un portefeuille équilibrée serait près de zéro, ce qui serait « désastreux pour les régimes de retraite et les assureurs».

Source Globe and Mail/F&I /Les Affaires.com Aout12
Bill Gross (Pimco) : La Dette fédérale , la dette des Etats et les promesses et engagements sociaux font monter la Dette publique américaine à 800% du PIB
Bill Gross (Pimco) : La Dette fédérale , la dette des Etats et les promesses et engagements sociaux font monter la Dette publique américaine à 800% du PIB
Les rendements de 7% garantis sont devenus totalement illusoires
On ne résout pas une crise de la dette en s’endettant encore davantage. Les taux d’intérêt quasi nuls n’ont qu’un effet limité sur ce fardeau.

Lorsque le maire de la ville de New York, Michael Bloomberg, s’est rendu dans la capitale de son Etat en février dernier pour discuter du financement des retraites, il a déclaré à un législateur: «Si je peux vous donner un conseil financier, ce serait ceci: si quelqu’un vous garantit 7% de rendement sur votre argent pour le reste de votre vie, signez et assurez-vous simplement que la personne ne s’appelle pas Madoff». Il semblerait donc que les noms soient importants. Et je devrais m’abstenir de changer mon prénom et mon nom, car j’ai au moins la chance de ne pas m’appeler Madoff. Mais revenons-en aux 7% de rendement. Je ne suis pas sûr que cela soit possible à l’époque de la «Nouvelle Norme», caractérisée par des taux d’intérêt réels négatifs sur les bons du Trésor et son corollaire, c’est à dire la répression financière qui règne sur les marchés des actifs, notamment celui des obligations. Hormis les 7% attendus, seuil minimum affiché par de nombreux fonds de pension et structures ayant des problématiques de gestion du passif similaires, l’élément le plus frappant du commentaire de M. Bloomberg portait sur sa conviction qu’il existait bel et bien des sociétés garantissant un rendement sur les investissements (par des moyens légaux) à travers le monde.
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A Chaud!!!!! du Samedi 11 février 2012 : "Géopolitique: quand Gribouille gére l’Europe" par Bruno Bertez
A Chaud!!!!! du Samedi 11 février 2012 : "Géopolitique: quand Gribouille gére l’Europe" par Bruno Bertez
"L’Europe choisit l’austérité , les Etats Unis la refusent
L’Europe affaiblit ses banques, les Etats Unis les protègent"

Bill Gross : “We are witnessing the death of abundance and the borning of austerity, for what may be a long, long time”.
Étant marchand de valeurs à revenus fixes , Bill Gross ne peut que parier et prier pour sa paroisse. Les détenteurs d’obligations aiment la déflation, ils sont enclins à prévoir donc des mondes déflationnistes. C’est la même chose pour Rosenberg , ne conseillant que les obligations et les valeurs à haut rendement il a tendance à voir partout les stigmates de la déflation. En passant, chez lui, cela n’est certainement pas lui qui fait les courses et paie les factures. Gross a essayé de se lancer sur les actions, avec les conseils du maestro Greenspan qui y a cru un moment, cela ne lui a pas vraiment réussi. Donc il revient à ses premiers amours et prêche pour elles.
Il faut toujours se poser la question de savoir pourquoi les gens parlent, àquel titre, quels intérêts ils défendent, qu’est ce qui les fait vivre etc. Cela aide à décoder.
Churchill disait et l’étayait par de multiples références historiques que les Etats Unis finissaient toujours par faire ce qu’il fallait après qu’ils aient épuisé toutes les autres alternatives. C’est une nation contradictoire, avec de grandes idées de grandes convictions, mais dans les circonstances sérieuses, ils sont pragmatiques, réalistes et ils se déterminent cyniquement en fonction de leur seul intérêt. La morale, les valeurs, c’est bon pour les autres, en régime de croisière, par temps calme.

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Les Clés pour comprendre : L’illusion de la stabilité produit l’instabilité par Bruno Bertez
Les Clés pour comprendre : L’illusion de la stabilité produit l’instabilité par Bruno Bertez

Nous avons analysé dans nos dernières publications deux phénomènes apparemment distincts, mais complémentaires. Deux phénomènes indissociables qui, à la limite, sont la manifestation de la même réalité, les deux faces d’une même pièce.

Les phénomènes dont nous avons discuté sont:
-1) la bulle des fonds d’Etat, des obligations souveraines
-2) l’instabilité du système épinglée par le constat titre: "Un équilibre de plus en plus précaire".
Il nous faut revenir sur ces thèmes et les approfondir.
S’agissant du premier, notre argument est le suivant:
la crise de 2008 est une crise du Crédit, de l’excès de Crédit. Pour les spécialistes, ce que l’on appelle un moment Minsky.
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Le Graphique du Jour : Comparatif des soldes bilanciels des principales Banques Centrales rapportés à leur PIB respectif
Le Graphique du Jour : Comparatif des soldes bilanciels des principales Banques Centrales rapportés à leur PIB respectif

source Pimco













































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La tempérance rationnelle par Bill Gross (Pimco)
La tempérance rationnelle par Bill Gross (Pimco)
Le directeur de Pimco encourage les investisseurs à ne pas quitter la table de jeux mais à réduire leurs attentes.
Grand ami et ancien conseiller de PIMCO, Alan Greenspan avait lancé cette célèbre phrase fin 1996, dans un contexte qui se révèlera a posteriori relativement rationnel en termes de valorisations des actions. Alors que, trois ou quatre ans plus tard, le marché allait effectivement être pris de fièvre technologique, le Dow Jones Industrial Average de l’époque affichait un niveau relativement faible à 6000 points et le PER glissant se montait péniblement à 12x.
De son côté, la banque centrale se souciant davantage de la croissance économique et de l’inflation que des cours boursiers, des spreads de risque et du niveau artificiellement bas des taux d’intérêt, la question du patron de la Fed avait fait la une mondiale, devenant le titre d’un livre du Professeur Robert Shiller et une référence stratégique pour les gérants de portefeuilles. Depuis le discours de Greenspan, les investisseurs ont connu deux, voire trois, accès d’irrationalité sur les marchés (la crise asiatique de 1998, la bulle internet de 2000 et, bien entendu, l’euphorie des subprimes en 2007).
Autant dire qu’ils sont à l’affût du moindre signe de recrudescence du phénomène. Si la partie tient davantage des chaises musicales que d’un marathon de danse, mieux vaut rester à proximité d’un endroit où poser son séant, même en 2013, où les gérants d’actifs du monde entier sont pris dans l’euphorique tourbillon de la partie gagnée d’avance.
C’est un autre représentant de la Fed, non plus son Président cette fois, mais un Gouverneur relativement nouveau mais tout aussi curieux, qui entre aujourd’hui dans ce débat académique confus mais porteur d’un fort enjeu. Si le discours de février 2013 de Jeremy Stein n’a pas bénéficié du même éclairage médiatique que celui d’Alan Greenspan, on retiendra qu’il lui y est remarquablement similaire, tant sur le fond que sur la forme de sa question initiale: «Quels sont les facteurs qui mènent à des épisodes de surchauffe sur les marchés du crédit? Pourquoi les choses se retrouvent-elles parfois en déséquilibre?». Sans paraphraser Alan Greenspan, Jeremy Stein repose la même question, près d’une décennie et demie plus tard: «Comment pouvons-nous savoir à quel moment l’exubérance irrationnelle a exagérément augmenté la valeur des actifs?»
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15/04/2013 Publié par The Wolf | Agefi Suisse, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Formation a la gestion de portefeuille, Indicateur des Marchés, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Pimco | Alan Greenspan, Bill Gross | Poster un commentaire