Les Clefs pour Comprendre : François Hollande, Finance, Financiarisation ,Inégalités par Bruno Bertez
François Hollande : Finance, Financiarisation ,Inégalités par Bruno Bertez
Vous avez entendu, comme nous, François Hollande désigner son ennemi: la finance. Il est dommage qu’il n’ait pas précisé l’analyse sous-jacente à cette stigmatisation de la sphère financière. La finance, comme la langue d’Esope recouvre la meilleure et la pire des choses.

Dans le sens populaire, et les commentaires de la presse de ce lundi en attestent, le public confond la finance avec le profit. Ainsi, les travailleurs de Lejaby considèrent que c’est l’exigence d’un taux de profit qui a coulé leur entreprise et, nommément, ils incriminent la finance.
La finance, cela peut être aussi l’existence de l’argent, du système bancaire, l’existence en quelque sorte du moyen et de la circulation des échanges.
Dans notre conception, la finance, ce n’est ni le profit, ni l’argent, ni le système bancaire, c’est la perversion du système dans lequel nous sommes tombés depuis le début des années 80 et c’est pour cela qu’au lieu de la désigner sous le vocable de finance nous préférons la désigner sous le vocable de financiarisation.
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Contre la lutte contre les inégalités, contre l’austerité! par Bruno Bertez (reprise)
La financiarisation génère des inégalités au lieu d’être productrice de richesse. L’économie de marché a été saisie par les classes dominantes et l’Etat.


Vous avez noté comme nous la montée du thème de l’aggravation des inégalités. On le retrouve dans les différentes plateformes électorales, bien sûr, mais aussi chez les économistes comme Stiglitz, Shiller, les gourous comme Roubini et les grands prêtres du système comme Warren Buffett et Soros.
Nous-mêmes, dans nos chroniques, mentionnons très souvent les inégalités, leur aggravation et l’accélération de ces aggravations comme un élément de la crise et du système qui produit cette crise.
Les différents mouvements sociaux qui se développent, Occupy Wall Street, les Indignés, les grévistes de Grèce, du Portugal ou d’ailleurs, brandissent de nombreuses pancartes, quelquefois fort imaginatives sur cette question.

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New Deal à la ZorrObama : En attendant le QE3 rien ne vaut une petite relance budgétaire à la "Papa Keynes" !!!! par The Wolf
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Pendant que ces (de plus en plus) pauvres Zheureuropéens toujours hors jeux et à contre courant se débattent avec leur austérité rimant chez eux avec frugalité , ces "chers" Etats Unis, inventeur du merveilleux système économique dans lequel nous vivons, se "payent" une petite relance en roue libre en attendant les nouvelles inventions macro électro-économiques du sulfureux "Professeur 100000 volts" Bernanke…
Nouveau Jeux à Rome : le plan pour l’emploi présenté jeudi par ZorrObama fait le pari de la relance de la consommation et d’investissements publics…

source The Big Picture
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Dette Publique US : Bush plus dépensier qu’Obama
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source New York Times
Au Regard de l’Histoire face à la dette Républicains comme Démocrates se sont comportés de manière irresponsable

source The Economist

L’indice du Bonheur Inversé : le Misery Index
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Ronald Reagan a popularisé en son temps l’idée d’un "Misery Index"initié par l’économiste Arthur Okun, un conseiller du président Lyndon Johnson dans les années 1960. Cet Index était tout simplement le résultat du taux de chômage ajouté au taux d’inflation.

L’indice de misère dans le monde fin 2010 : l’Espagne en tête
PLUS/MOINS DE MISERE EN SUIVANT :
Barack Obama a sauvé sa présidence, mais à quel prix? par Beat Kappeler
Barack Obama a sauvé sa présidence, mais à quel prix? par Beat Kappeler

Beat Kappeler s’alarme du fait que les compromis passés par le président américain – prolonger les réductions d’impôts et les indemnités de chômage – coûteront un prix élevé. Il devient risqué de financer la dette américaine et la facture finale pèsera sur les épaules des prochaines générations…

Une nouvelle récession n’est pas impossible selon Alan Magic Greenspan
Une nouvelle récession n’est pas impossible selon Alan Magic Greenspan

Lors d’une entrevue télévisiée dimanche, il a déclaré qu’il y a des risques d’un retour de la récession et que ceux-ci ne doivent pas être ignorés. Selon ce qu’Alan Greenspan a déclaré lors de l’émission Meet the Press (cliquez sur le lien)sur les ondes de NBC, la modeste reprise économique est actuellement en pause et cela donne l’impression d’une «quasi-récession».
PLUS DE MAESTRO EN SUIVANT :
Moins d’impôts, mais pas moins d’Etat par Michel Juvet
Moins d’impôts, mais pas moins d’Etat par Michel Juvet


L’économiste de Bordier et Cie veut lever la confusion qui règne sur le débat entre les défenseurs de l’austérité budgétaire et ceux qui redoutent qu’elle ne fasse replonger l’économie en récession…Le Moins d’impot pourrait servir de variable d’ajustement…
PLUS DE JUVET ET DE LAFFER EN SUIVANT :
Jean Pierre Petit : Que peut faire Cameron? (3/3)
Jean Pierre Petit : Que peut faire Cameron? (3/3)
ON RECONNAÎTRA À LA FOIS LA PERTINENCE, LA LUCIDITÉ ET L’AMBITION DU PROGRAMME GOUVERNEMENTAL.
Afin de remédier aux faiblesses structurelles de l’économie britannique, David Cameron a exposé, le 28 mai dernier dans son premier discours sur l’économie, la stratégie de croissance du nouveau gouvernement, en allant audelà de ses choix en matière de finances publiques qu’il dévoilera de façon plus précise le 22 juin avec le «budget d’urgence».
PLUS DE PETIT EN SUIVANT :
La Hongrie joue pleinement la carte des affaires
La Hongrie joue pleinement la carte des affaires
Sur le nouveau gouvernement de Viktor Orban, les sceptiques ont eu tort, selon l’éditorial du Wall Street Journal.
Les autorités ont décidé de baisser l’impôt sur les entreprises et d’introduire la «flat tax». Le changement devrait intervenir en 2011. Il est urgent d’agir car les impôts hongrois sont parmi les plus élevés de l’OCDE.
Comme le pays a obtenu un crédit du FMI, le projet fiscal doit être approuvé par le FMI et l’UE.Ce dernier aspect explique le relèvement de l’imposition des banques. Il est dommage que les créanciers comprennent moins les lois de l’économie que les Hongrois eux-mêmes…
Trappe à Dettes / Krach goulache: bienvenue chez les PIIGS! (cliquez sur le lien)
Une forte baisse des dépenses publiques pour accroître le PIB?
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La confiance des citoyens joue un rôle majeur dans la transmission d’une politique économique à travers le multiplicateur fiscal. Aujourd’hui, la dette publique est si élevée que le doute est légitime sur la capacité du système à éviter une crise. La recette keynésienne ne marche plus
PLUS/MOINS DE KEYNESIANISME EN SUIVANT :
L’Australie, meilleur élève de tous les pays industrialisés
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Dans un environnement post-crise, où les niveaux d’endettement de la plupart des pays industrialisés frôlent l’insoutenable, l’Australie pourrait faire figure d’ovni. "L’Australie a sans doute le prix d’excellence toutes catégories, tant en matière de dette que de déficit", souligne Christine Altuzarra, économiste à la Coface, l’agence de notation des risques pays.
En 2010, la dette du pays restera, selon le Fonds monétaire international (FMI), inférieure à 20 % de son produit intérieur brut (PIB). Le meilleur élève de tous les pays industrialisés. A titre de comparaison, l’endettement de la Grèce dépassera, lui, 133 % du PIB, quand celui des Etats-Unis est estimé à 92,6 %.
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Quand les aveugles pilotent à vue par Bruno Bertez (Source AGEFI SUISSE)
Quand les aveugles pilotent à vue par Bruno Bertez (Source AGEFI SUISSE)
Le constat qui vient d’être fait dans les couloirs du FMI est clair malgré le phrasé politiquement correct: on ne sait pas du tout où l’on va.
Pour le public, la réunion de printemps du FMI est une réunion comme les autres. De la routine, on se congratule et on se pousse du col. Ainsi, Christine Lagarde est apparue sur les écrans de télévision pour proclamer, avec son culot habituel: «Je suis délibérément, désespérément, et de façon décisive, optimiste».
On sait depuis longtemps que, chez Lagarde, l’espoir et l’optimisme tiennent lieu de stratégie, mais quand même!
Au même moment, le FMI abaissait, pour la énième fois depuis 2008, ses prévisions de croissance globale.
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Laissons de côté la propagande, les mensonges et les dénégations de Lagarde, et attardons-nous sur l’essentiel. Cinq ans après la catastrophe, nous en sommes au même point, rien n’a changé. La crise financière et bancaire est toujours enfouie dans les comptes truqués du Système. Les économies ne repartent pas. Le chômage continue d’enfler. Les niveaux de vie régressent. Les patrimoines sont érodés, sinon confisqués, par la répression financière et la fiscalité. Les consensus sociaux s’effondrent.
L’incendie a été noyé sous des déluges de liquidités monétaires, les économies ont été tenues à bout de bras par les déficits et l’argent gratuit, les agents privés sont sommés, sans succès, de dépenser, les marchés sont manipulés à l’extrême pour éviter les accès de panique; rien n’y fait, la machine refuse de repartir.
Au contraire, le système est encore plus lourd, plus déséquilibré par le poids croissant des dettes. Ses marges de manœuvre ont disparu, ses amortisseurs sont usés. Le constat qui vient d’être fait dans les couloirs du FMI est clair malgré le parler politiquement correct: on ne sait pas où l’on va, personne chez les dirigeants n’en a la moindre idée. Voilà la vérité, voilà la réalité.
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24/04/2013 Publié par The Wolf | Agefi Suisse, Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, FMI, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Idées Courtes, Idées Fausses, Immobilier, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Répression Financière, Reaganomics, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | Bruno Bertez, lorenzo bini smaghi, mervyn king | 11 Commentaires