L’immigration britannique a été trop forte et trop rapide!!!
L’immigration britannique a été trop forte et trop rapide!!!
Durant la crise, les emplois nouvellement créés ont été octroyés aux immigrés plutôt qu’à des Britanniques d’origine
Les partis politiques les plus restrictifs en matière d’immigration ont le vent en poupe. C’est vrai en France et au Royaume-Uni, où le Parti de l’indépendance (UKIP) a surpris tout le monde et accumulé 26% des voix lors des élections de la semaine dernière. L’expérience britannique de l’immigration mérite une analyse approfondie. C’est précisément le mérite de David Goodhart dans British Dreams*, un ouvrage salué récemment par la critique, notamment par le Financial Times.

«Trop forte et trop rapide»? L’immigration annuelle nette, entre 2004 et 2011, a été égale à l’ensemble de celle qui est intervenue entre 1066 et 1950, soit 250 000 personnes, selon David Goodhart.
L’immigration n’a pas vraiment été gérée. La première vague, de 1948 aux années 1990, était liée à ses obligations d’ex-pays impérial. Aucun obstacle ne pouvait être érigé. Mais le pays a été surpris par l’étendue du phénomène. Ses effets ont été d’autant plus incertains qu’il n’avait pas cherché à établir une culture d’intégration, au risque d’un affaiblissement du contrat social. La deuxième vague, à partir de l’élection des travaillistes en 1997, est le résultat d’une multitude de mini-décisions.
Si le Royaume-Uni avait confiance dans sa capacité d’intégration, la vitesse du changement n’aurait pas été problématique, selon l’auteur. Tel n’est pas le cas, si bien que des menaces pèsent aujourd’hui sur l’Etat social lui-même. «Lorsque les valeurs et les modes de vie s’écartent, il est plus difficile d’affirmer la légitimité de l’Etat social et d’amener les citoyens à partager les risques», selon David Willetts. Ceux que l’auteur nomme «les minorités visibles» sont 8 millions au Royaume-Uni. Dans certains cas, leur intégration aura été faible. Certaines minorités, notamment d’origine musulmane et rurale, ont reproduit l’essentiel de leurs coutumes.
Le Royaume-Uni doit choisir entre deux modèles d’immigration, celui des Etats-Unis et celui de la Suède. Un Etat social ne peut être généreux à l’image de la Suède qu’à la condition d’être une société homogène, selon l’auteur.
Les objections à l’égard d’une forte immigration ne sont pas nécessairement racistes. Les démocraties sont très exigeantes à l’égard de leurs citoyens. On ne risque plus sa vie pour sa patrie, mais on verse environ le tiers de son revenu à l’Etat pour gagner un accès aux infrastructures publiques. La coopération ne peut fonctionner que si la confiance est partagée. C’est pourquoi, selon l’auteur, derrière la diversité ethnique se cache le débat sur la diversité des valeurs.
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Après le LIBOR, l’ISDAFIX! Les banques ont pipé les dés par Myret Zaki
Les banques ont pipé les dés par Myret Zaki
On aime à entretenir le mythe que «les marchés sont efficients» et que la valorisation des actifs financiers reflète les seules forces du marché. La réalité, dont le scandale du Libor n’a révélé que la surface, est à l’opposé. Pratiquement aucun prix, aucun taux, n’est pas manipulé aujourd’hui. Les taux d’intérêt, les dérivés, les monnaies, les matières premières et la valeur de l’argent lui-même sont faussés par les banques.
Il y a d’abord eu le scandale du Libor, dans lequel 15 banques manipulaient depuis des années les taux interbancaires, qui influent à leur tour sur la valeur de quelque 500 000 milliards de dollars d’instruments financiers.
Mais ce scandale n’était que le début. A présent, on apprend que les swaps de taux d’intérêt, un marché de 380 000 milliards de dollars, déjà affecté par les manipulations du Libor, seraient directement manipulés par les mêmes banques compromises avec le Libor. Le plus grand courtier de swaps de taux, la firme londonienne ICAP, est sous enquête américaine pour avoir faussé les prix, avec ces 15 banques, de l’ISDAfix, l’indice de référence mondial de ces dérivés.


La manipulation des swaps de taux d’intérêt affecte, entre autres, le marché de 550 milliards de dollars des obligations adossées à l’immobilier commercial, et aussi la valeur des retraites des fonctionnaires américains, ainsi que toute la ribambelle d’investisseurs, banques, entreprises et gouvernements qui, de par le monde, utilisent des swaps pour gérer leur dette. Barclays, UBS, Bank of America, JPMorgan Chase et RBS, qui sont évoquées dans ces deux affaires, étaient aussi impliquées dans la manipulation du marché de la dette municipale aux Etats-Unis.
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Bourse électronique: 27 000 ordres par seconde Par Jean-Pierre Béguelin
Bourse électronique: 27 000 ordres par seconde Par Jean-Pierre Béguelin
L’organisation des marchés boursiers s’atomise au point d’inquiéter, peut-être en réponse aux excès des échanges à très haute fréquence qu’un livre récent, «Krach Machine», vient de si bien décrire.


Dans leur tout récent livre Krach Machine, Frédéric Lelievre – bien connu des lecteurs du Temps – et François Pilet tracent un saisissant portrait de la structure et du fonctionnement des bourses électroniques les plus modernes, avec leurs bunkers, leurs connexions géantes, leurs prodigieuses et, peut-être, dangereuses capacités de traitement. Certes, on savait depuis longtemps que les bourses traditionnelles se mouraient et que partout, sauf aux Etats-Unis, les corbeilles physiques avec leurs crieurs, leurs coursiers et leur bruit infernal ne se voyaient plus que dans les films. Mais il a fallu attendre que Wall Street s’informatise à 100% pour que ces toutes dernières années une véritable révolution bouleverse les marchés électroniques. A l’origine en effet, ces derniers n’ont fait que copier le processus d’enchères physiques des agents de change. Au lieu de la criée autour de la corbeille, ceux-ci donnent leurs ordres de vente et d’achat avec les prix et les quantités désirées à un ordinateur central qui les trie, les ordonne, les compare et exécute celles qui s’accordent.
Le fait, toutefois, que tous les membres de la bourse peuvent dorénavant voir en permanence l’ensemble de la cote traitée et à traiter change alors profondément leur comportement, ne serait-ce qu’en les forçant à utiliser des programmes de plus en plus performants. Vu la quantité d’informations disponible en effet, seul un balayage électronique permet d’analyser la situation et d’en détecter assez vite les irrégularités potentiellement profitables. Mais, pour ce faire, il ne suffit plus de crier plus fort que les autres comme c’était le cas à la corbeille d’antan, d’autant qu’à présent les ordres sont exécutés strictement selon leur ordre d’entrée dans le système. Pour gagner, un courtier, ou plutôt son programme, doit maintenant être le premier à traiter, donc le plus rapide à réagir, d’où l’avantage à l’algorithme le plus souple et au matériel le plus performant. Une course s’est alors engagée entre les différents acteurs au point que la distance physique à l’ordinateur central a commencé à jouer son rôle pour désigner le vainqueur. Afin d’éviter des conflits sans fin, les bourses ont alors décidé d’uniformiser le temps d’accès à l’ordinateur central – 37 millionièmes de seconde actuellement à Londres – pour ceux de leurs membres prêts à payer ce privilège.
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Selon une étude qui vient d’être publiée par la Cnuced et l’EPFZ,les deux tiers des variations des prix des matières premières sont d’origine financière
Selon une étude qui vient d’être publiée par la Cnuced et l’EPFZ,les deux tiers des variations des prix des matières premières sont d’origine financière
Les deux tiers des variations des prix mondiaux des matières premières sont expliqués par des facteurs d’origine purement financière Selon une étude qui vient d’être publiée par la Cnuced et l’EPFZ, entre 60 et 70% des fluctuations de cours n’ont aucun lien avec les événements réels affectant la rareté – ou l’abondance – des produits de base. Le rôle de la spéculation et du «trading à haute fréquence» est clairement pointé du doigt.

La Cnuced ne lâche pas l’affaire. Un an après une première étude, deux chercheurs de l’agence des Nations unies basée à Genève – celle-ci a tenté, en vain, il y a trente ans, de mieux réguler le commerce des produits tropicaux – révèlent à nouveau l’influence de la finance sur les prix mondiaux du pétrole. Mais aussi sur ceux du sucre, du blé, du maïs, du soja. Nicolas Maystre et David Bicchetti se sont associés à Vladimir Filimonov et à Didier Sornette, de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Dirigeant l’Observatoire des crises financières, ce dernier est un spécialiste reconnu de la formation des cours sur les marchés boursiers et de leur «microstructure».
Résultats du filtrage, à l’aide de modèles mathématiques complexes, de milliards de transactions enregistrées par Thomson Reuters? Aujourd’hui, moins du tiers des variations de prix des matières premières à court terme peuvent être expliquées par des événements liés à l’économie «réelle». Comme les propos tenus par le ministre saoudien du Pétrole, ou les prévisions de récoltes dans le Midwest.
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Nicolas Doze/BFM: Chypre : De quelle ampleur va être le "Bank Run" ?
Nicolas Doze/BFM: Chypre : De quelle ampleur va être le "Bank Run" ?
Les banques chypriotes vont rouvrir après 12 jours de fermeture /AFP
Toutes les banques à Chypre, fermées depuis le 16 mars pour éviter une fuite des capitaux, vont rouvrir jeudi après l’adoption de restrictions inédites dans la zone euro, censées limiter les effets d’une éventuelle panique bancaire
La banque centrale et le ministère des Finances ont confirmé cette réouverture, y compris pour la Laïki (Popular Bank) et la Bank of Cyprus, les deux principales banques de Chypre les plus durement touchées par le plan de sauvetage international qui a évité la faillite à l’île.
Selon la banque centrale, les banques ouvriront de 12H00 à 18H00 (10H00 à 16H00 GMT) jeudi, puis reviendraient à leurs horaires habituels. Selon l’agence de presse CNA, un décret ministériel valable au moins quatre jours limite tous les retraits à 300 euros par personne et par jour.
A la veille du jour J, l’inquiétude grandit sur l’île en récession depuis deux ans. En cette fin de mois, beaucoup se demandent quand ils vont pouvoir être payés et des centaines de personnes ont encore manifesté contre le plan de sauvetage obtenu au prix d’une restructuration drastique du système bancaire.
Craignant des débordements, le syndicat des employés de banque, Etyk, a appelé la population à ne pas faire retomber sa frustration sur eux.
«En tant qu’employés de banque, nous ne sommes pas responsables mais au contraire, les collègues sont eux-mêmes victimes d’actes et/ou d’omissions criminels qui ont conduit à ce désastre et placent beaucoup de gens dans une situation très tragique», a-t-il souligné dans un communiqué.
L’accord conclu lundi entre Chypre au bord de la faillite et la troïka (Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) prévoit notamment la liquidation de la Laïki et l’absorption d’une partie de ses activités par Bank of Cyprus.
Prix «trop élevé»
Actuellement, les clients de ces deux banques, disposant de 40% des dépôts, ne peuvent retirer respectivement que 120 et 100 euros par jour.
L’ouverture des banques s’accompagne de lourdes restrictions pour les mouvements de capitaux. Les paiements et virements à l’étranger sont limités à 5000 euros par mois, par personne et par banque et les voyageurs quittant l’île ne pourront porter sur eux plus de 1000 euros en espèces.
Le décret ministériel justifie ces mesures en évoquant «le manque de liquidités conséquentes et le risque important de fuite des dépôts, avec pour résultat possible l’effondrement des institutions de crédit» et des «réactions en chaîne» menaçant «l’économie dans son ensemble».
Pour faire face à la demande, plusieurs conteneurs chargés d’argent liquide sont arrivés mercredi soir à la banque centrale à Nicosie, a constaté un photographe de l’AFP. Selon les médias, ils pourraient contenir des milliards d’euros.
L’Europe a imposé un prix «trop élevé» à Chypre, alimentant «amertume» et «colère», a affirmé le ministre chypriote des Affaires étrangères Ioannis Kasoulides. «Nous devons recommencer à zéro», comme après l’invasion turque de 1974.
«Nous allons connaître des jours pires en 2013 […], l’économie va connaître une récession encore plus profonde», a prévenu le ministre des Finances, Michalis Sarris, à la télévision.
«Nous sommes contrôlés, fuyons»
La crise à Chypre continue de peser sur les marchés où l’euro évoluait vers 19H00 GMT, l’euro évoluait autour de 1,2770, soit ses plus bas niveaux depuis quatre mois. Et les bourses ont toutes terminé en baisse, Athènes frôlant les -4%, après avoir perdu plus de 6% dans la journée.
Les investisseurs s’inquiètent d’une possible contagion à d’autres pays de la zone euro d’une éventuelle panique bancaire à Chypre.
Une commission de surveillance du Parlement chypriote a demandé à la Banque centrale de lui fournir la liste des personnes ayant transféré des fonds hors de l’île avant l’annonce du plan de sauvetage.
En Grèce, pays qui entretient comme la Russie d’étroits liens économiques et culturels avec Chypre, les agences des trois filiales grecques de Bank of Cyprus, Laïki et Hellenic Bank, ont rouvert après être passées sous contrôle de l’établissement Piraeus Bank.
A Londres, où vivent de nombreux Chypriotes, les agences de Bank of Cyprus et Laïki sont restées ouvertes.
«Malgré les contrôles, les capitaux vont sortir pendant longtemps, peut-être 6 mois», a estimé Simona Mihai-Yiannaki, professeur à la European University, spécialisée dans la banque, évoquant «l’impact psychologique» des restrictions: «Les gens pensent: Nous sommes contrôlés, fuyons».
M. Sarris s’est cependant montré optimiste sur les avoirs russes des banques chypriotes. «Je pense que nous allons voir de larges sorties de liquidités, mais qu’une partie va rester et une partie va revenir».
« Comme il est étrange de voir comment dans le « New Normal », une nation est menée à une mort prématurée sans qu’un seul coup de feu soit tiré », écrit Zero Hedge à propos de Chypre.
L’Edito du Dimanche 10 Mars 2013: A propos du salaire des dirigeants et des salaires "abusifs" en général par Bruno Bertez
L’Edito du Dimanche 10 Mars 2013: A propos du salaire des dirigeants et des salaires "abusifs" en général par Bruno Bertez
Le présent article n’a nullement pour objectif de prendre position sur la question de savoir s’il faut limiter ou non les salaires de dirigeants. La question des inégalités est complexe. C’est un vaste sujet qui pour être abordé nécessite que l’on se place de différents points de vue: économique, moral, social, sociétal et symbolique. Par ailleurs il est relié à la question de la justice sociale qui, en elle-même, constitue un débat à part entière.
Simplement nous voulons attirer l’attention sur un aspect passé sous silence.
Les sommes touchées par les managers ont pour origine : la professionnalisation, la montée du pouvoir de ces managers et leur constitution en classe sociale hybride entre le salariat et le capital.

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Le capitalisme familial, pour maintenir son patrimoine et son profit, a fait appel à des managers.
En même temps, les entreprises se sont ouvertes sur l’extérieur, sur l’actionnariat populaire et la dette bancaire, le levier. L’origine du profit et de l’enrichissement est devenue plus floue, plus complexe.

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Humeur de Loup du Mercredi 6 Mars 2013 : Le scandale du tabac, marre des constructivistes par Bruno Bertez
Humeur de Loup du Mercredi 6 Mars 2013 : Le scandale du tabac, marre des constructivistes par Bruno Bertez
Quand donc la prétention à régenter la vie des autres s’arrêtera t elle?
D’accord, on a compris le peuple français tel qu’il est ne plait pas aux étatistes, mais il y a peut être des limites à ce que la société civile peut tolérer comme ingérence.

Ils ne font rien en matière de politique générale, de grande politique, sauf erreur sur erreur. En contrepartie, ils se mêlent de vouloir changer non seulement la société, mais également les individus… Ils détruisent la culture, les valeurs, la famille, et jusqu’à la morale.
Ils prétendent remplacer le peuple des électeurs français par les électeurs venus d’ailleurs, plus dociles, plus sensibles aux largesses nationales et municipales.
Ils raillent notre religion, notre sexualité trop normale. Ils méprisent notre travail, nos ambitions, notre désir de promotion dans l’échelle sociale, l’aide que nous apportons à nos enfants. Ils donnent en modèle les banlieues qui terrorisent les plus pauvres. Ils veulent légaliser les drogues.
Soit dit en passant et au risque de déplaire, nous remercions la fille Lacub qui a mis en scène la dépravation d’un ex-futur candidat à la présidence de la République, pour la bonne raison que nous sommes toujours pour que le scandale arrive, pour la loi de l’omerta soit levée. Et ce ci ne change rien à notre position personnelle à l’égard de DSK, nous savons que l’homme est pervers et même pervers polymorphe. Mais si nos idiots disent que le footballeur a une fonction de modèle, alors ils doivent admettre que DSK et Hollande aussi ont cette fonction.
Nous ne fumons pas. Cela ne nous concerne donc pas. Mais nous ne supportons pas l’acharnement contre les malheureux qui sont suffisamment mal dans leur peau pour ne pas réussir à arrêter de fumer. Car c’est ainsi qu’il faut raisonner, il y a des gens que ne trouvent leur équilibre psychologique que de cette façon.
Le tabac leur fait du bien, les aide à supporter l’angoisse d’une vie qui a de moins en moins de sens. Il les aide à supporter leur pauvreté, leur chômage, leur détresse affective. C’est leur béquille, ou encore le soutien de leur image, d’une personnalité difficile à assumer.
Et que fait-on ? On renchérit au delà du raisonnable le prix de leurs béquilles, le prix de ce qui les aide à vivre, à travailler, à assumer tant bien que mal leurs responsabilités.
Est ce que l’un de ces imbéciles qui vient de poser un nouveau rapport sur le bureau de l’Assemblée des privilégiés prébendiers nationaux pour demander une nouvelle hausse des prix du tabac a réfléchi à ce que cela représente dans le budget d’un pauvre ou d’un chômeur? Le tabac pour eux c’est le prix d’un loyer.
Non bien sur.
Les hommes sont malheureux, regardez autour de vous, on côtoie plus de misère affective et psychologique que de confort et sérénité.
Et le tabac aide à vivre, à travailler, à se sentir mieux dans sa peau. Le tabac favorise la création sinon le génie. Freud aurait-il été le père de la psychanalyse sans ses eternels cigares? Sartre aurait il été Sartre, merveilleux chantre de la liberté, sans sa cigarette? La conception bourgeoise de la vie mesurée par la durée et non par la qualité et la plénitude est elle meilleure que celle de nos médiocres comptables. On glorifie les vices sexuels de Rimbaud parce que cela fait plaisir aux clients homos, mais on récuse le vice de fumer, de jouir seul, de son intériorité, de son oralité.
Nous sommes d’accord pour que l’on ne fume pas en présence de tiers qui ne fument pas.
Nous sommes d’accord pour que l’on aide les gens à stopper la nicotine.
Nous refusons l’interdiction implicite que constitue une hausse des prix trop forte qui pénalise les plus malheureux.
Les lois sont déjà trop en avance par rapport à ce que souhaite le corps social, il ne faut pas encore accélérer l’évolution.
Aux Etas Unis, la répression est considérable. SI les gens ont des désirs de violence, de vengeance, la faute n’en est pas aux armes mais au mal-être. Sous cet aspect, la cause de la violence américaine est la répression généralisée, la pression sociale. .
Veut-on que la France suive le même chemin?

BRUNO BERTEZ Le Mercredi 6 Mars 2013
llustrations et mise en page by THE WOLF
EN BANDE SON:
Dompter le Léviathan par Michael Boskin
Dompter le Léviathan par Michael Boskin
Une société prospère a besoin d’un gouvernement efficace et peu coûteux pour exercer convenablement ses fonctions, et elle doit disposer des revenus suffisants à l’entretien de ces fonctions. Mais un gouvernement qui devient trop grand, trop centralisé, trop bureaucratique et trop cher, met sensiblement à mal l’économie privée et décourage les initiatives individuelles et les responsabilités. Il nuit en outre aux investissements du secteur privé, à la consommation et aux œuvres de bienfaisance. Et il peut aussi causer du tort aux mesures incitatives par de lourds impôts. Cela risque aussi de nuire à certaines fonctions essentielles au gouvernement, comme par exemple à la défense. Voilà à grands traits un portrait de l’Europe d’aujourd’hui, talonnée de près par les Etats-Unis.

La mort récente de James M. Buchanan, le père de l’économie du choix public, est une occasion de nous pencher sur ses conseils avisés. Buchanan a obtenu le prix Nobel en 1986 pour son étude sur le gouvernement et sur le comportement des représentants du gouvernement. Il les avait analysés avec la même rigueur que les économistes ont longtemps portée sur le domaine des prises de décisions économiques du secteur privé. Buchanan a conclu que la poursuite de l’intérêt personnel des politiciens conduisait inévitablement à des résultats médiocres.
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La France, le pays aux 400.000 normes
La France, le pays aux 400.000 normes
Face à une plus grande demande en matière de sécurité ou de protection de l’environnement, les textes réglementaires se sont multipliés, virant au casse-tête. Pour y remédier, le gouvernement vient de créer une mission chargée de lister les textes jugés « absurdes » et pouvant être facilement abrogés

Certes, le phénomène n’est pas propre à la France : tous les pays doivent répondre à une demande croissante de leurs concitoyens en matière de sécurité, de protection des générations futures, ou d’application du principe de précaution. Mais dans ce domaine, l’administration française bat tout de même des records. A elle seule, l’action des élus locaux est encadrée par la somme phénoménale de 400.000 textes réglementaires et circulaires ! Des textes dont une bonne partie s’applique aussi, par ricochet, aux entreprises travaillant avec les collectivités locales. Et le flux ne fait que croître. Déjà en 1991, le Conseil d’Etat mettait en garde contre « la prolifération de textes, l’instabilité croissante des règles et la dégradation manifeste de la norme juridique ». Dans le cadre de sa contribution aux travaux de la commission Attali, l’OCDE enfonçait le clou en 2007, estimant qu’en trente ans « le corpus législatif a augmenté de 35 %, le volume du "Bulletin officiel" a doublé et la longueur des lois s’est allongée de 93 lignes en moyenne ». Dans le même esprit, le classement 2012-2013 du World Economic Forum place la France au… 126e rang sur 144 pays en matière de complexité administrative.
Si cette complexité se nourrit à une multitude de sources, l’inflation normative procède surtout par empilement de textes.
Cette lourdeur a bien sûr un coût… tellement élevé parfois qu’il peut aboutir à l’inverse de l’effet recherché, une règle excessive devenant vite inapplicable
Source Les Echos 20/2/2013
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A PROPOS PAR BRUNO BERTEZ
Faire et défaire c’est toujours travailler!
La caricature classique du keynésianisme c’est le terrassier qui fait un trou pendant que son voisin le rebouche, mouvement perpétuel si on dispose les terrassiers en rond. Les fonctionnaires sont des terrassiers keynésiens, mais leur pelle c’est le crayon de papier. Et la fatigue ce n’est pas la leur, mais celle des autres. Et l’argent ce n’est pas celui de leurs chefs c’est celui des autres, des tiers payants, des cochons de payants. Je ne parle pas des travaux publics, source éternelle de pots de vin privés.
Mais le problème va au delà de l’absurde, du gaspillage et de la prévarication, il est dans la mauvaise allocation des ressources. Ainsi, dans un secteur comme l’hôtellerie par exemple où les normes changent sans cesse, chaque année à l’occasion des contrôles, les inspecteurs imposent des travaux nouveaux. Ces travaux représentent très souvent, avec le simple entretien obligatoire le cash-flow disponible de ces entreprises. Que se passe t il ? Et bien il se passe que rien ne reste disponible pour améliorer, progresser, dans le seul domaine qui rapporte : la satisfaction de la clientèle. Les hôtels français sont ringards, chers, dépassés mais les fonctionnaires sont heureux: Les normes obligent à donner la priorité aux 4 volontés des fonctionnaires comme si le secteur était nationalisé, collectivisé.
Ce qui est extraordinaire, c’est la reconnaissance du caractère absurde du mode de fonctionnement /dysfonctionnement français. On reconnait l’absurde, mais on en remet une couche!
La seule solution c’est de changer de système, fondamentalement. Il faut légiférer pour réintroduire la notion de responsabilité des fonctionnaires, du monde politique. Il faut agir à la source radicalement. Stopper le tiers payant généralisé, forcer les fonctionnaires à s’identifier, à être responsables de leurs imbécilités, il faut les sanctionner. Il faut réinstaurer la continuité partout là où ces gens jouent la discontinuité en arguant: ce n’est pas moi, c’est l’autre.
La réinstauration de la continuité/responsabilité au niveau des politiques et de la fonction publique avec contrôle effectif de ce qu’ils font, sanctions très fortes changera la France plus que toute autre couche de réglementation ou loi. Si ces gens deviennent responsables ils seront moins tentés de se substituer au privé, ils le comprendront mieux, ils seront plus économes.
La Suède lutte contre la bulle immobilière
La Suède lutte contre la bulle immobilière
Les ménages canadiens ne sont pas les seuls à avoir beaucoup de dettes. En effet, le régulateur financier suédois souhaite renforcer les restrictions sur les prêts hypothécaires et limiter l’endettement.
« Les foyers suédois sont aujourd’hui parmi les plus endettés d’Europe et nous ne pouvons pas laisser les prêts des ménages échapper à tout contrôle », a déclaré Martin Andersson, directeur général de l’Autorité de surveillance financière en entrevue à Bloomberg.
Comme la plupart des pays du reste de l’Europe sont aux prises avec l’austérité et de la récession, les pays riches de la région : la Suède, la Norvège et la Suisse, ont dû faire face à un boom du crédit, alimenté par l’immobilier. Les régulateurs suisses et scandinaves doivent trouver des solutions pour contrer l’effet des faibles taux d’intérêt sur leurs marchés.
L’Autorité de surveillance financière est prête à appliquer un plafond limitant les prêts hypothécaires à moins de 85 % de la valeur de la propriété. Les banques pourraient également augmenter le poids du risque sur les actifs hypothécaires. Si ces deux mesures s’avèrent insuffisantes, le régulateur suédois a déjà réfléchi à d’autres mesures qu’il pourrait rapidement appliquer.
La Suède souhaite à tout prix éviter la crise immobilière et celle des banques qu’elle a connues dans les années 1990. Le régulateur a donc mis en place des règles plus strictes dès 2010, avec notamment un prêt hypothécaire limité à un ratio de 85 % de la valeur de la propriété.
Cette mesure a contribué à une croissance plus lente des emprunts, passant ainsi de plus de 10 % entre 2004 et 2008 à 4,5 % en décembre dernier. C’est encore un rythme trop rapide, selon le ministre des Finances, Anders Borg, qui soutient la croissance du crédit ne doit pas dépasser 3 à 4 %.
Toutefois, Stefan Ingves, le gouverneur de Riksbank, également à la tête du Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, a mis en garde contre le maintien des taux d’intérêt bas pendant trop longtemps.
Le Conseil national pour le logement de la Suède fait valoir que le pays est déjà en proie à une bulle immobilière. Les prix de l’immobilier résidentiel, ajustés à l’inflation, sont surévalués d’environ 20 %, estime l’analyste Bengt Hansson. Les prix des logements pourraient chuter de 10 % au cours des 18 à 24 prochains mois, selon Jens Hallen, directeur des institutions financières chez Fitch.
« Il faut se préparer à une crise, a dit Martin Andersson à l’Autorité de surveillance financière.Les prix des logements ne peuvent pas continuer à la hausse pour l’éternité. »
Source: BLOOMBERG/ FINANCE ET INVESTISSEMENT 18/2/2013
http://www.finance-investissement.com/la-su-de-lutte-contre-la-bulle-immobili-re/a/46560
Loi bancaire : Les contribuables ne doivent pas payer pour la finance.
Loi bancaire : Les contribuables ne doivent pas payer pour la finance.
Plus de 75 économistes ont publié une tribune dans laquelle ils se prononcent pour une profonde modification de la réforme bancaire proposée par le gouvernement. Ils dénoncent un "projet de loi qui ne résout rien", laissant "une porte ouverte à une nouvelle crise ».
"Nous, économistes, pensons que le projet de loi de séparation bancaire présenté à l’Assemblée nationale ne fait pas ce qu’il prétend et ne protègera pas plus qu’avant les dépôts des ménages français. En réalité, il laisse libre cours aux activités spéculatives des banques et sauvegarde leur pouvoir.
L’objectif affiché du projet consiste à sécuriser les dépôts et, pour cela, à séparer les activités de marché dangereuses des activités de crédit-dépôt. L’intention est bonne, compte tenu de l’hypertrophie des banques françaises. En effet, les actifs bancaires français représentent 340 % du PIB (contre 85 % aux États-Unis). Il existe au moins quatre banques dont la faillite peut entraîner la chute de l’ensemble du pays, contrairement à l’Allemagne qui n’en compte qu’une. Ces banques sont à la fois trop grosses pour qu’il soit possible de les laisser faire faillite (too big to fail) et « trop grosses pour être sauvées » (too big to save).
Le secteur bancaire français présente un niveau de risque systémique parmi les plus élevés du monde : Dexia a déjà coûté 12 milliards d’euros aux contribuables français et belges et l’État vient d’y ajouter 85 milliards en garantie. Le Crédit agricole prévoit des pertes record en 2012, voisines de 6 milliards d’euros et la Société générale aurait perdu 11,9 milliards en 2008 sans le secours du contribuable américain.
Par ailleurs, le « modèle » français se révèle défaillant dans sa tâche de financement de l’économie : seuls 10 % du bilan de nos banques sont consacrés aux prêts aux entreprises non financières et 12 % aux prêts aux particuliers. Le reste relève d’opérations de marché essentiellement spéculatives : sur les 200 milliards d’obligations émises par le secteur bancaire français en 2012 pour "financer les prêts hypothécaires", seuls 22 milliards ont été distribués aux ménages et 27 milliards aux entreprises. Et combien consacrés à l’emploi, la recherche et l’investissement ?
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Alerte rouge du Mardi 21 Mai 2013: Dépôts bancaires, la vigilance s’impose à tous les niveaux, dès maintenant! par Bruno Bertez
Alerte rouge du Mardi 21 Mai 2013: Dépôts bancaires, la vigilance s’impose à tous les niveaux, dès maintenant! par Bruno Bertez
A tous les niveaux, cela signifie :
Politique, parce que les politiciens de droite et de gauche ont fait le choix de vous mentir. Quant aux autres, les extrêmes, ils ne travaillent pas, donc ils ne vous éclairent pas, ils ne cherchent qu’à récolter les mécontents. Plus il y en a et plus ils ont un gros marché potentiel, il ne faut donc pas compter sur eux pour être défendus.
Les politiques, Hollande en tète osent dire que la crise est finie, il l’a réaffirmé lors de sa conférence de presse. Les mêmes osent dire que les banques françaises sont saines et sans risque; Ils vous égarent délibérément. Egan Jones classe en catégorie spéculative type BB la plupart des banques françaises et il a raison; Le problème ce ne sont pas seulement les pertes enfouies dans les bilans, donc les faux bilans et les créances douteuses, le problème c’est l’accès au refinancement. Voilà ce que l’on vous cache. Les problèmes du capital insuffisant ou des pertes se comptent en dizaines ou centaines de milliards, celui du refinancement de gros est en trillions. Et de plus en dollars bien souvent, et non en euros.
Nous soutenons que si on triche, si on cache la vérité sur la situation réelle des banques, alors, on ne peut légitimement vous tenir pour responsables et vous obliger à financer les futures pertes. Vous ne pouvez être tenus pour responsables que pour ce que vous connaissez!… Les banques euros sont en faillite virtuelle, elles tiennent par les assurances de la BCE, les promesses de swaps de la FED, les fausses comptabilités, les maquillages de comptes, les certifications bidons des réviseurs, ceci exclut sauf recours à la violence que vous puissiez être tenus comme devant participer aux pertes. Ceci exclut, tant que les comptes ne sont pas honnêtes, que vous puissiez être mis à contribution. Si cela était fait, vous seriez légitime, face à la violence d’Etat à recourir vous-même à la violence.
Financier. Un groupe vient de déposer un projet à Bruxelles qui prévoit le bail in, la participation des soi-disant gros déposants bancaires aux éventuelles faillites; un gros déposant étant quelqu’un qui a plus de 100 000 euros sur son compte. Qu’est-ce que 100 000 euros pour préparer une retraite? Rien à coté du capital implicite qui assure le paiement des retraites des fonctionnaires.
L’excellent Charles Gave a dit ce qu’il fallait dire sur ce sujet.
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Ce sont les Pays du Nord qui poussent dans cette direction de la confiscation des dépôts, pour réduire leur risque en cas de faillite bancaire. Ces pays préfèrent que ce soit vous qui payiez les additions de leurs âneries plutôt qu’eux. Vous n’avez choisi ni la politique suicidaire d’austérité, ni le sauvetage des banques coute que coute, ni de sauver les Pays du Sud, ni de maintenir en vie la Deutsche Bank etc… Rien de tout cela n’a été expliqué, débattu ou voté; seule la force et le mensonge l’ont imposé. Les plus gros risques européens ne sont pas français, ce sont Barclays et Deutsche Bank. Ne croyez pas les âneries sur la Suisse et le Luxembourg, ce sont idioties de gens qui ne savent pas lire un bilan bancaire et qui ne voient que le total du bilan sans savoir ce qu’il y a derrière.
Il y a deux échéances majeures en Europe
Que faire? Si vous êtes menacés, il vous faut réagir, vous préparer… Notre objectif est de vous aider à le faire .
BRUNO BERTEZ Le Mardi 21 Mai 2013
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21/05/2013 Publié par The Wolf | A Chaud!!!!!, Alerte Rouge, Art de la guerre monétaire et économique, Commentaire de Marché, Douce France, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Répression Financière, Regulation des Marchés, Suisse, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | Bruno Bertez | 4 Commentaires