France, l’espérance de vie augmente… mais l’espérance de vie en bonne santé diminue!
France, l’espérance de vie augmente… mais l’espérance de vie en bonne santé diminue!
Espérance de vie en bonne santé sur wikipedia ou encore la définition de l’INSEE:
Une bonne santé est définie par l’absence de limitations d’activités (dans les gestes de la vie quotidienne) et l’absence d’incapacités.
Espérance de vie et espérance de vie en bonne santé
Allez ! Courage ! Tout le monde au boulot jusque 70 ans ! Ça fera de la croissance et ça paiera toutes les rentes diverses et variées !
SOURCE ET REMERCIEMENTS: AUX INFOS DU NAIN
http://auxinfosdunain.blogspot.fr/search?updated-max=2013-05-16T12:35:00%2B02:00
Mr Ayrault et son chauffeur par Charles Gave
Mr Ayrault et son chauffeur par Charles Gave
Diffusez cette étude de Charles Gave, propagez le raisonnement, il est imparable. La question qu’il évoque, il l’a déjà évoquée d’ailleurs, est au cœur de l’injustice des retraites et des privilèges des fonctionnaires. On taxe et surtaxe la constitution du capital pour les citoyens privés, et on oublie le capital implicite qui sert à payer les retraites du public. Ces gens disposent d’un capital implicite considérable qui lui ne subit aucune taxation. Popularisez ce thème, faites circuler, nous sommes au cœur d’un problème d’équité, cette équité si chère aux socialistes.
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J’ai reçu par l’intermédiaire du net un petit calcul fait sur les retraites dont va bénéficier l’ineffable Monsieur Ayrault qui d’après la rumeur publique serait Premier Ministre en France (toutefois, cette information reste à vérifier et j’attends une confirmation de Médiapart sur cette question).
Je ne garantis en rien ces chiffres, que je n’ai pas vérifié, mais dans l’esprit de transparence totale dont le Président nous dit qu’il est essentiel, je vais les utiliser pour essayer de calculer la valeur du patrimoine qu’il me faudrait avoir pour que l’Etat me garantisse une retraite équivalente à celle de notre estimé premier ministre qui a fait don de sa personne à la France.
Commençons par le calcul des retraites que mon correspondant m’ a fourni. (En Italiques)
Selon ces calculs, Monsieur Ayrault percevra au minimum 2 000 euros par mois au titre d’ancien maire de Saint-Herblain et de Nantes, et à peu près autant comme ancien président du district de l’agglomération nantaise puis de la communauté urbaine, soit, pour commencer, 4 000 euros…
Mais n’oublions pas l’essentiel ! Le plus gros morceau, c’est bien sûr sa retraite d’ancien député : une pension « plein pot » de 6 630 euros par mois (en 2012), plus un gros bonus comme ancien président de groupe qui devrait lui rapporter, au bas mot, 2 500 euros supplémentaires.
En comptant serré (nous n’avons pas pu réussir à obtenir le montant officiel de sa retraite de conseiller général…), on peut estimer que Jean-Marc Ayrault a déjà cumulé, à ce stade, plus de 13 000 euros de pension retraite. Car, même s’il n’a enseigné que quelques années, on lit sur sa biographie officielle (publiée par les services du Premier ministre) qu’il est « professeur d’allemand, depuis 1973″ ! Grâce à cette « carrière », pour le moins fictive convenons-en, il peut donc prétendre à une pension de retraite d’enseignant : et voilà près de 1 800 euros par mois encore empochés…
Faites le calcul : on flirte avec la barre des 15 000 euros par mois.
Venons en au calcul de la richesse de monsieur Ayrault
Monsieur Ayrault touchera donc environ et au minimum 180000 euro par an et ce pendant une vingtaine d’années au moins compte tenu de l’espérance de vie que tout Français quand il a atteint l’âge de notre bien aimé bien qu’obscur Premier Ministre. S’il venait à décéder prématurément, épuisé par le travail qu’il a fourni, sa veuve continuerait à en percevoir une grande partie, ce qui contribuerait à atténuer un chagrin dont on ne doute pas qu’il serait immense.
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Politique Friction du Jeudi 28 Février 2013: Comment peut- on être aussi nul ou nulle? Par Bruno Bertez
Politique Friction du Jeudi 28 Février 2013: Comment peut- on être aussi nul ou nulle? Par Bruno Bertez
Moscovici a dit hier le problème c’est la croissance. Cela nous l’aurait presque rendu sympathique.

C’est évident, c’est la croissance, mais comment produire de la croissance quand on ponctionne le pouvoir d’achat des agents économiques, quand ils ont peur au point de refuser de s’endetter, quand les moyens d’intervention de l’Etat sont limités, quand le handicap de compétitivité avoisine les 15%? Le keynésianisme cela marche dans les deux sens.
A savoir que lorsque vous créez du pouvoir d’achat et du crédit il y a de la demande et de la croissance et quand vous en retirez il y a récession. Si vous ajoutez que les salaires ne progressent plus et que le chômage augmente, vous avez un tour quasi complet de la situation. Il ne vous manque plus qu’a tenir compte de la frilosité des chefs d’entreprise et de l’absence d’opportunité d’investissement. Pour faire bon compte la conjoncture extérieure est médiocre.
Mais cela ne suffit pas, il faut créer, entretenir l’incertitude, faire peur.
Donc il faut qu’ils nous disent, il manque encore 6 milliards.
Donc il faut qu’ils nous disent " Nous allons faire une reforme des retraites globale"
Comme on sait que les 6 milliards ce sont les contribuables qui vont les fournir, comme on sait que la réforme globale des retraites ne peut être qu’une baisse des retraites, tout se passe comme si nos incapables annonçaient : Cela va mal, mais cela va encore aller plus mal, votre revenu disponible va encore baisser.
En terme économique on appelle cela l’incertitude institutionnelle, et cela est parfaitement étudié dans les livres. L’incertitude institutionnelle entretient la rétention, fait baisser la propension à consommer, réduit la demande globale et donc renforce la spirale sécessionniste. En clair cela tue toute velléité de croissance .
Comment un chef de gouvernement aux abois peut- il tolérer pareilles idioties?
L’austérité produit de la récession, la récession annule tous les bénéfices de l’austérité donc il faut augmenter l’austérité ….
Quand donc Hollande va t il se décider à mettre à la porte les Touraine et autres?
Quand donc va t il faire honneur à sa fonction et frapper du poing sur la table?
C’est la débandade, la pétaudière et on continue : Fabius qui tire le tapis, Sapin qui dit n’importe quoi, Moscovici qui joue les ectoplasmes, Cahuzac qui fait ses comptes …
ET pendant ce temps on écoute les leçons des Allemands, le bonnet d’âne sur la tète.
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Les enfants à problèmes
Après celles du CEO de Titan, les salariés français font l’objet de nouvelles attaques. D’Allemagne, cette fois. «Les Français doivent faire des économies pour gagner des marges de manoeuvre. Ils doivent aussi naturellement faire des réformes économiques», a déclaré vendredi à la radio publique Deutschlandfunk Michael Fuchs, vice-président du groupe CDU au Bundestag. Les Français «doivent modifier le temps de travail. Vous savez que les Français ont encore les 35 heures. Cela ne peut pas fonctionner quand on travaille 42 heures en Suisse et 40 heures en Allemagne», a-t-il dit. «En matière de retraites, les Français ont tout faux. On ne peut pas partir en retraite à 60 ans. Cela ne fonctionne pas. Les Français doivent y réfléchir». Puis sans ménagement: «Malheureusement, la France est un enfant à problèmes dans l’euro, car d’autres pays ont fait leurs devoirs de façon beaucoup plus intensive, comme l’Espagne et l’Italie».
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Tout part à vau l’eau, le pays n’est pas géré, on préférerait qu’il le soit même si cela devait être mal.
BRUNO BERTEZ Le Jeudi 28 Février 2013
llustrations et mise en page by THE WOLF
En Espagne les réserves des fonds de retraite servent à financer les dépenses somptuaires de l’Etat et de "ses" Banques
En Espagne les réserves des fonds de retraite servent à financer les dépenses somptuaires de l’Etat et de "ses" Banques
Nonobstant de devoir puiser 3 milliards d’euros dans le « fonds de réserve » de la sécurité sociale pour boucler son budget 2013 le gouvernement à forcer celui-ci et quelques autres à se porter « acheteur en dernier ressort des obligations d’État espagnoles …. Ainsi Le pourcentage de la dette publique espagnole détenue par le fond de réserve de la sécurité sociale s’établissait à 55% en 2008, selon les chiffres officiels, à la fin de 2011, il était passé à 90%. Les analystes disent que le pourcentage a continué d’augmenter tout au long de 2012….

http://online.wsj.com/article/SB10001424127887323374504578217384062120520.html
Nicolas Doze-BFM/ Douce France: Les Retraites de Waterloo
Nicolas Doze-BFM/ Douce France: Les Retraites de Waterloo
Happy New Year du Samedi 29 Décembre 2012: Les dernières nouvelles en provenance de l’économie française ne vont pas vous rendre l’appétit! par Bruno Bertez
Happy New Year du Samedi 29 Décembre 2012: Les dernières nouvelles en provenance de l’économie française ne vont pas vous rendre l’appétit! par Bruno Bertez


La dégradation de la conjoncture s’accélère.
Les chiffres de l’emploi publiés en fin de semaine étaient mauvais, avec un chômage qui se situe au record de 14 ans.
Ceci a conduit Hollande à promettre et assurer que 2013 serait l’année de l’emploi.
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A Propos du Vendredi 21 Décembre 2012 : Hans Werner Sinn à lire et à relire par Bruno Bertez
A Propos du Vendredi 21 Décembre 2012 : Hans Werner Sinn à lire et à relire par Bruno Bertez
Il est difficile de contester la compétence de Werner Sinn. On est loin des ronrons politiciens ou des phrases creuses des officiels. Président de l’IFO allemand de recherche économique, il a toutes les distinctions imaginables dans son pays. Chaire d’Economie et de Finances Publiques à l’Université de Munich, chercheur invité à la London Scholl of Econnmics, à Princeton, à Stanford etc….
Il vient de republier un entretien dans le Handelsblatt. Comme on en parle peu, nous en profitons pour combler cette lacune et rappeler ses positions: Ce sont celles de quelqu’un qui a accès à toutes les informations, même celles que l’on cache, et qui ne pratique pas la langue de bois. Il est l’ennemi de la bien-pensance européenne. Vous ne lirez pas cela chez les économistes payés par les banques ou dans les médias.

Si on lui demande est ce que la politique de la BCE est efficace, il répond: «Tout ce que Draghi a fait, c’est d’expliquer aux investisseurs, aux banques, aux hedge funds que les contribuables des pays encore sains allaient payer et faire en sorte que eux puissent faire leur plein sur leurs créances »
Sur la fameuse Banking Union scélerate : « Cela collectivise les dettes des banques. Ces dettes sont trois fois supérieures à celles des souverains. Ce sont normalement les créanciers qui devraient supporter les pertes, pas les contribuables, pas les retraités, pas les épargnants. Les banques devraient être autorisées à faire faillite. L’Union Bancaire ne sauvera ni l’Europe ni l’Euro. Elle ne va bénéficier qu’aux financiers de Wall Street, de la City et à quelques institutions financières allemandes. Les banques continuent à fonctionner sur le dos des citoyens sous couvert de la solidarité ».
Nous ne pouvons qu’applaudir la démystification de cette solidarité que l’on nous jette au visage!
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Asset Manager : Pimco-Bill Gross/ Strawberry Fields forever?
Asset Manager : Pimco-Bill Gross/ Strawberry Fields forever?
Les hypothèses de taux de croissance réels doivent être traduites en décisions d’investissement. Malgré les incertitudes sur le contexte global.
http://www.pimco.com/EN/Insights/Pages/Strawberry-Fields-Forever.aspx
Si la campagne de Franklin Delano Roosevelt durant la Grande Dépression a été rythmée par Happy days are here again, le tube des années à venir ressemblera sûrement à Strawberry Fields Forever. Car comme se lamentait John Lennon, difficile d’être quelqu’un, même si l’on finit par s’en sortir. Pourquoi est-il aussi compliqué d’être quelqu’un par les temps qui courent, de payer ses études, de trouver un emploi bien rémunéré et de s’assurer une retraite confortable? C’était la grande question économique des élections 2012, une question qui n’a trouvé que très peu d’écho dans les deux camps. «Une vie meilleure est possible», annonçait le Gouverneur Romney à Des Moines, en Iowa, quelques jours avant la présidentielle. Mais dans les faits, il n’a jamais expliqué comment y arriver ou, mieux, pourquoi nous n’y étions pas arrivés jusqu’à présent. Le slogan du président, «Foward», était encore plus vague.
Les propos sonnaient creux et pour une bonne raison au moins: la véritable cause du ralentissement économique est nichée dans des obstacles structurels, et non cycliques, qui pourraient se révéler difficiles à abattre. Certes, il existe des potions aux hormones de croissance qui font baisser la fièvre mais il n’y aura probablement, cette fois, aucun remède politique miracle. Dans un discours politique majeur prononcé au New York Economic Club, le Président de la Réserve Fédérale Ben Bernanke a admis que le potentiel de croissance de l’économie américaine était entamé «de façon temporaire au moins». Il a de fait confirmé l’existence de la Nouvelle Norme de Pimco, définie voilà trois ans maintenant, l’attribuant en partie à la crise financière, au tassement des gains de productivité et à l’incertitude pesant sur les investissements en raison du précipice budgétaire qui se dessine à court terme. Nous sommes d’accord. Toutefois, nous identifions de nombreux autres obstacles structurels qui pourraient bien réduire la croissance réelle en deçà du taux «Nouvelle Norme» de 2% que Ben Bernanke vient de confirmer, non seulement aux USA mais aussi dans les autres économies développées.
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Nicolas Doze/BFM : Douce France-Retraites : une nouvelle reforme déjà inévitable ?
Nicolas Doze/BFM : Douce France-Retraites : une nouvelle reforme déjà inévitable ?
Politique Friction du Mercredi 12 Décembre 2012 : Pauvreté, qui veut l’ange fait la bête ou encore l’Enfer est pavé de bonnes intentions par Bruno Bertez
Politique Friction du Mercredi 12 Décembre 2012 : Pauvreté, qui veut l’ange fait la bête ou encore l’Enfer est pavé de bonnes intentions par Bruno Bertez
Partout où ils sont passés, les socialistes ont fait plus pour la pauvreté que ceux qui se réclamaient d’un système économique raisonnable fondé sur l’efficacité, le respect des libertés individuelles et une bonne morale. Quand nous disons que les socialistes ont fait plus pour la pauvreté, cela veut dire qu’ils l’ont entretenue, enracinée. Les socialistes ont leurs pauvres, leur clientèle qui vient compléter celle de tous ceux qui vivent de répartition des produits du travail des autres.

Pourquoi lutteraient-ils contre la pauvreté, puisque c’est leur fonds de commerce. Ils veulent que la population déshéritée continue d’augmenter, la preuve, ils sont pour que la France soit le réceptacle universel de la pauvreté et pour qu’il n’y ait ni équivoque, ni retour en arrière, ils veulent octroyer le droit de vote à ces personnes.
Entendons-nous, nous aussi, nous nous sommes généreux, nous voulons de toutes nos forces lutter contre la pauvreté ou plus exactement la misère. Le spectacle, quand nous allons à Paris, des SDF grelottants, avinés, loques humaines, nous révolte. Nous sommes révoltés du gaspillage de la Mairie de Paris qui distribue subventions abusives, de cette Mairie festive, méprisante des travailleurs, de cette Mairie qui se vante de faire la fête et de se coucher quand les autres se lèvent, joue à la culture et se prend pour Walt Disney avec les ressources qui seraient mieux utilisées à restaurer la dignité des sans-abris.
Nous sommes authentiquement généreux, pas électoralement. La bonté, cela commence ici et maintenant, autour de soi, avec son argent à soi, pas celui des autres, avec sa patience, son respect pour l’autre, avec sa disponibilité pour s’intéresser à celui qui agonise sous un porche alors que les employés de l’Etat payés pour s’intéresser à ces personnes ne lui jettent même pas un regard. Normal. Ceux-là sont des professionnels de la charité, celle qui, bien ordonnée commence par soi-même.
Les socialistes et communistes aiment les pauvres car ils leurs sont utiles, ils leurs servent de marche pied pour leur ascension.

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Ignorer l’évidence même Par Eric Sprott et Étienne Bordeleau
Ignorer l’évidence même Par Eric Sprott et Étienne Bordeleau
Pas un jour ne passe sans qu’on entende parler du gouffre financier, du plafond de la dette ou d’une autre impasse politique. Il ne fait aucun doute que certaines de ces questions sont importantes et doivent être résolues, mais, dans le grand ordre des choses, elles sont relativement superficielles.
Comme nous le savons tous, les banques centrales du monde entier ont fait des pieds et des mains pour gonfler leur bilan. Même si des situations exceptionnelles justifient des mesures exceptionnelles, la Figure 1 ci-dessous brosse un tableau plutôt inquiétant. La base monétaire, soit la somme d’argent en circulation dans l’économie, s’est accrue à un rythme incroyable. Depuis le milieu des années 1980, la base monétaire des États-Unis est très stable, représentant environ de 5 à 6 % du PIB. Grâce aux banques à couverture fractionnaire, ce montant était suffisant pour maintenir le taux annuel d’inflation aux alentours de 2 à 3 %. Or, compte tenu de l’effondrement du système bancaire en 2008-2009, la Réserve fédérale américaine a dû accroître la base monétaire. Toutefois, les banques sont maintenant en bien meilleure santé qu’elles l’étaient à cette époque, si bien que les avantages de la politique d’expansion monétaire semblent s’atténuer.
La Réserve fédérale n’est pas la solution à chaque déboire économique et difficulté sociale, et essayer de cacher les véritables problèmes (par exemple, un taux de chômage structurellement élevé, la pauvreté, qui augmente à un rythme effréné, le problème de l’inégalité des revenus, qui n’est pas viable, et l’explosion de l’endettement des gouvernements) en imprimant des billets ne donne rien de constructif.
FIGURE 1 : BASE MONÉTAIRE DES ÉTATS-UNIS, EN % DU PIB
Source : Banque fédérale de réserve de St. Louis, U.S. Department of Commerce: Bureau of Economic Analysis
Situation de l’emploi
En premier lieu, pendant que nous sommes supposément en pleine reprise économique, environ un Américain sur cinq a recours au programme de coupons alimentaires (Figure 2). Comme le démontre le tableau ci-dessous, cette mesure de la pauvreté a été relativement stable au cours de la dernière année. Cela dit, nous avons du mal à concilier ce point de données avec les manchettes concernant le taux de chômage, qui semble s’améliorer. Nous préférons une mesure du chômage plus juste, communément appelée « U6 », qui tient compte des travailleurs découragés et de ceux qui travaillent à temps partiel contre leur gré. En utilisant cette mesure, nous constatons que, même si le taux de chômage total a baissé, il demeure extrêmement élevé, représentant environ 14 % de la population active. De plus, les statistiques concernant le programme de coupons alimentaires et le taux de chômage total ont tendance à évoluer dans le même sens. Si le nombre d’Américains ayant recours au programme de coupons alimentaires se stabilisait aux niveaux élevés actuels, il s’agirait là, selon nous, d’un signe voulant que le taux de chômage naturel de l’économie américaine soit maintenant considérablement plus élevé qu’il l’était avant la crise.
FIGURE 2 : LA SITUATION DE L’EMPLOI N’EST PAS AUSSI BONNE QU’ELLE LE SEMBLE
Source : U.S. Department of Labor : Bureau of Labor Statistics
Inégalité des revenus
En deuxième lieu, l’inégalité des revenus s’accentue graduellement depuis le milieu des années 1980. La Figure 3 présente la proportion des revenus totaux gagnés par la classe moyenne américaine et par la tranche de 5 % représentant les ménages les mieux nantis. À la fin de 2011, ce dernier groupe empochait plus de 22 % du revenu total gagné au pays, et la tranche de 20 % du milieu (littéralement, la classe moyenne) avait reçu moins de 15 %. Cette situation, de concert avec le niveau du taux de chômage, démontre que la majorité de la population américaine a perdu du terrain, et ce, au profit des plus riches. Dans une société dont 70 % de l’activité économique repose sur la consommation, ce tableau n’est pas de bon augure, puisque les plus riches ne dépensent habituellement qu’une petite partie de leur revenu. Pour couronner le tout, la récente entente afférente au « gouffre financier » vient tout juste de réduire davantage le revenu disponible en augmentant de 2 % les déductions à la source relatives aux services sociaux de tous les travailleurs, soumettant ainsi la classe ouvrière et ses dépenses discrétionnaires à des pressions accrues. (Se reporter à la Figure 3).
FIGURE 3 : PROPORTION DU REVENU TOTAL REÇUE PAR LES MÉNAGES
Source : U.S. Census Bureau, « Current Population Survey, Annual Social and Economic Supplements »
Endettement des gouvernements
Un autre problème évident réside dans l’endettement du gouvernement fédéral. La méthode de comptabilité de caisse que le département du Trésor des États-Unis utilise actuellement minimise considérablement son déficit et ses engagements futurs. Selon certaines estimations, les engagements non capitalisés actuels du gouvernement fédéral s’élèvent à environ 222 billions de dollars, et son déficit a augmenté de près de 11 billions de dollars entre 2010 et 2011, ce qui représente environ 70 % du PIB total des États-Unis1.
Nous pouvons effectuer de simples calculs en utilisant le document « Financial Report of the United States Government – 2012 » publié par le département du Trésor, qui donne une répartition détaillée de ses engagements financiers futurs en matière de soins de santé, de sécurité sociale et d’autres services gouvernementaux2. Ce rapport est similaire à celui que chaque entreprise doit présenter en vertu des principes comptables généralement reconnus des États-Unis.
Évidemment, les données comptables peuvent toujours être « manipulées » de façon à donner une meilleure image de la situation réelle. Ce problème est encore plus grave lorsque l’on doit poser de nombreuses hypothèses, comme celles afférentes à la comptabilisation des régimes de retraite et des avantages sociaux (c.-à-d. la sécurité sociale et les programmes Medicaid et Medicare). La société ShadowStats a apporté les ajustements nécessaires et constaté que, pour 2012 seulement, le déficit s’élève à 6,9 billions de dollars3, ce qui représente environ 45 % du PIB annuel. Quoique très louable, le marchandage actuel des dirigeants pour réduire le déficit d’une maigre somme de 2 billions de dollars sur 10 ans ne représente que la pointe de l’iceberg.
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09/03/2013 Publié par The Wolf | Mon Banquier est Central, Behaviorisme et Finance Comportementale, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Indicateur des Marchés, Etats-Unis, Europe, l'hérésie keynésienne, Monétarisme, Commentaire de Marché, Retraite, Démographie et Vieillissement, Statistiques et Modèles Mathématiques, Cycle Economique et Financier, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes, Emploi, formation, qualification, salaire, Le Graphique du Jour, Déflation, Les Tribulations de la Kleptocratie, Répression Financière | Eric Sprott | 2 Commentaires