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On a vu lu, et entendu du Vendredi 17 Mai 2013: Pourquoi les NPL sont importantes?

On a vu lu, et entendu du Vendredi 17 Mai 2013:  Pourquoi les NPL sont importantes?

Les non performing loans , NPL sont importantes car elles provoquent ce que l’on appelle la debt deflation , déflation par les dettes. Les banques qui ont un pourcentage élevé et croissant de NPL ne peuvent plus accomplir leur fonction bancaire normalement, elles réduisent leurs crédits, renforcent leurs conditions d’attribution et peu à peu la mécanique de transmission de la politique monétaire de la Banque Centrale se grippe. Ce sont surtout les petites entreprises qui en souffrent. Plus on fait de l’austérité, plus les NPL augmentent et plus le crédit se resserre, et plus l’activité ralentit. C’est un cercle vicieux.

En deux mots, le problème des banques Euro est la montée des NPL, crédits non performants. Cette montée est une vague de fond, aggravée par les politiques d’austérité mal pensées.

  •  Le taux des NPL de la périphérie est passé de 3% à 12% en l’espace de 6 ans et il accélère.
  •  Le taux de NPL core hors Allemagne est de 4% environ, il monte depuis 2 ans.
  •  Le taux des NPL du core allemand est de moins de 3 % et est déclinant.

 (Sources BCE, BRI, JP Morgan).

Les taux de NPL sont :

 - Grèce 25%

 - Irlande 19%

 - Espagne et Italie 10%.

Il y a, en zone Euro, 720 milliards de NPL :

 - dont 500 pour la périphérie

 - 150 pour le core ex-Allemagne

 - 60/70 pour l’Allemagne

L’asset Quality Review de la BCE, préalable à la mise en place de la supervision unique, se fera dans quelques semaines, et on obligera ainsi les banques à cristalliser dans leurs comptes les pertes et NPL. On les forcera ensuite, soit seules, soit avec l’aide de leurs gouvernements, à se recapitaliser. Les autorités Euro excluent d’aider les banques et les Etats nationaux à nettoyer le passé.

Italie / Banques : les créances douteuses en forte hausse en mars. 

Les créances douteuses détenues par les banques italiennes ont connu en mars leur plus forte hausse sur un an depuis décembre 2011, selon des données publiées jeudi par la Banque d’Italie. 

Leur montant a atteint 131 milliards d’euros, une hausse de 21,7% par rapport au même mois de 2012, qui se compare à une augmentation de 18,6% en février. 

Les banques espagnoles ont dans leurs livres 163,257 milliards d’euros de créances douteuses.

   

Le taux de créances douteuses des banques espagnoles a légèrement augmenté en mars, à 10,47% du total des crédits contre 10,4% en février, malgré le transfert d’actifs toxiques à la Sareb, la structure de défaisance du secteur en difficulté, selon les données officielles publiées vendredi. 

Les créances douteuses, principalement des crédits immobiliers susceptibles de ne pas être remboursés, ont atteint 163,257 milliards d’euros en mars, contre 162,038 milliards d’euros en février (donnée révisée), selon la Banque d’Espagne.

17/05/2013 Publié par | Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Déflation, Europe, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Immobilier, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Reuters, Trappe à Dettes | | Poster un commentaire

Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez(Réédition)

Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez (Réédition)

La Banque Centrale d’Australie, la RBA,  vient de baisser son taux directeur à 2,75% contre 3% auparavant.La baisse était attendue par les économistes, mais elle est venue plus tôt que prévu. On l’attendait pour Juin. C’est un signe que la dernière baisse intervenue en Décembre n’a pas produit les résultats escomptés. Nous sommes en-dessous des taux qui avaient prévalu en 2009, lors de la crise. Le niveau bas de cette époque, 3%, avait été qualifié par les autorités de taux de crise, « emergency low ». On est en-dessous du taux de crise.

Les raisons invoquées par la RBA sont, comme à l’accoutumée: la croissance plus faible que prévu, le chômage qui monte, le secteur manufacturier qui plonge, des exportations qui s’essoufflent. Il s’agit de stimuler l’économie, l’emploi, le logement, mais il est aussi ajouté explicitement l’objectif de  faire chuter la devise. Le dollar australien est trop cher, il vaut 1,01 dollar US, il valait 60 cents du même dollar en 2009. C’est le résultat de la spéculation dite « risk-on ».

Pourquoi s’intéresser à l’Australie? C’est loin, a priori , nous ne sommes pas concernés. Et puis, des baisses de taux directeurs, ce n’est pas rare. Sur les 168 décisions prises par les 90 Banques Centrales cette année, plus de 20% ont été des décisions de baisse. Un chiffre qui va croissant. Rien que la semaine dernière, il y a eu quatre baisses dans le monde, dont celle de la BCE. Justement,  il y a beaucoup de baisses de taux et une de plus, comme celle de la RBA, a valeur phare, cela veut dire quelque chose: le monde rentre dans une phase délicate, une nouvelle phase de ralentissement. Une fois de plus, malgré le printemps, les jeunes pousses de Bernanke, les « green shoots » ne sont pas au rendez-vous, les racines ont, une fois de plus, pourri.

La RBA a pris sa décision de façon anticipée parce que la situation se dégrade plus vite et plus profondément que prévu. Les espoirs de reprise au second semestre sont une fois de plus reportés.

La croissance globale recule, faiblit. Les organismes internationaux donnaient une prévision de 5,5% pour les émergents en 2013. Compte tenu du début d’année et des indicateurs PMI disponibles, on sera plus près des 4%. Pour les développés, ils donnaient 1,4%, mais il va falloir réviser plus près des 1%. Au total, compte tenu du poids respectif des émergents et des développés, on s’achemine vers une croissance globale qui ne sera pas supérieure à 2%. Et pour un pays exposé comme l’Australie, cela change tout.

L’Australie est un canari dans la mine en raison de son exposition aux matières premières. Elle subit à plein la baisse des quantités vendues et la baisse des prix alors que les investissements marquent un pic. Les derniers indicateurs chinois font peur, on est à la limite de la récession, avec un PMI à 50,6 seulement. Et puis, les  firmes chinoises ont encore des stocks énormes de matières premières.

Voici quelques chiffres du dernier PMI, celui d’avril pour l’Australie:

  • -PMI manufacturier 36,7  contre 44,4, sous les 50 c’est la récession
  • -En moyenne mobile 3 mois on est à 42,2 contre 43,4
  • -7 secteurs industriels sur 8 sont en recul
  • -les capacités utilisées sont 68,6 contre 71
  • -Les exports se contractent pour le 9e mois consécutifs
  • -L’emploi est en chute libre à 39,3 une dégringolade de 9,4 points

L’Australie a valeur importante dans le tableau de l’économie mondiale à plus d’un titre. Elle a bénéficié du grand cycle des matières premières, du grand bond chinois; elle a bénéficié d’afflux de capitaux considérables attirés par le risk-on, sa monnaie est un refuge anti-inflation, adossée aux commodities. Voilà pour les bons côtés car, à l’inverse, l’économie australienne est bullaire, les salaires ont dérapé, les prix des logements sont sortis de l’épure, le secteur manufacturier hors mines n’est plus compétitif, l’épargne intérieure est très faible, le pays dépend des entrées de capitaux étrangers. Les particuliers sont très endettés, la dette extérieure nationale a été multipliée par 5 entre 2008 et 2012.

Lombard Street Research

L’Australie est l’exemple de l’économie mal ajustée, vulnérable à la déflation et à un retour du risk-off. Elle est fragilisée par les excès antérieurs de la spéculation mondiale. Le secteur financier est hypertrophié, très exposé à l’international pour son refinancement.

banks

On dit que Soros a vendu pour 1 milliard de dollars australiens à découvert. Vrai ou faux, cela fait réfléchir. Le pays est l’exemple type de ce qui s’est passé et a dysfonctionné ces dernières années. Il suffirait que la fameuse transitivité se mette en branle et la situation pourrait devenir rapidement très sérieuse.  La situation fondamentale est vulnérable et déséquilibrée. Contrairement aux apparences, le chômage est très élevé. Le chiffre officiel est de 5,6%, mais le réel est de 11%, le sous-emploi est de 18%, 40% de la main d’œuvre est à temps partiel ou sous employée.

De « safe haven », le pays pourrait rapidement se transformer en enfer.

BRUNO BERTEZ Le Mardi 14 Mai 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON:

14/05/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Australie, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Emploi, formation, qualification, salaire, Idées Courtes, Idées Fausses, Immobilier, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Reuters, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | | Poster un commentaire

Mister Market and Doctor Conjoncture du Vendredi 3 Mai 2013: La déflation est bien là mais elle est inégale par Bruno Bertez

Mister Market  and Doctor Conjoncture du Vendredi 3 Mai 2013: La déflation est bien là mais elle est inégale par Bruno Bertez 

EN LIEN: Mister Market and Doctor Conjoncture du Mercredi 1er Mai 2013:  Le retour des forces déflationnistes est incontestable par Bruno Bertez

    Ne vous laissez pas influencer par les chiffres de l’emploi américain, la déflation est là et le ralentissement économique également. Tous les indicateurs précurseurs américains sont médiocres et surtout les plus importantes comme les ventes finales. 

 L’emploi n’est pas un indicateur fiable, c’est indicateur retard, lagging. Il exprime ce qui s’est passé il y a trois à six mois, il ne préfigure rien. 

Ce n’est pour rien que les maitres du monde balancent 85 plus 75 billions de QE chaque mois, c’est à dire 160 milliards de dollars, c’est parce qu’ils savent…

 

L’Australie est plus que le canari dans la mine. Ce n’est pas seulement l’activité qui chute et l’économie qui s’effondre, c’est le risk financier qui revient. Car il faut savoir que l’Australie est un pays anglo-saxon, il pratique à grande échelle le deficit spending, il est mal géré, il a une bulle immobilière , il a une bulle des salaires , une bulle de la misallocation des ressources.

  Bref il a tout pour être déstabilisé et déstabiliser les autres par le canal bancaire et celui des marchés. L’économiste Steve Keen avait une fois de plus raison et on dira une fois de plus que personne n’avait vu venir la crise n’est-ce pas ?

 

Voici quelques chiffres du dernier PMI, celui d’avril pour l’Australie:

  • -PMI manufacturier 36,7  contre 44,4, sous les 50 c’est la récession
  • -En moyenne mobile 3 mois on est à 42,2 contre 43,4
  • -7 secteurs industriels sur 8 sont en recul
  • -les capacités utilisées sont 68,6 contre 71
  • -Les exports se contractent pour le 9e mois consécutifs
  • -L’emploi est en chute libre à 39,3 une dégringolade de 9,4 points

 

Le super cycle des commodities c’est fini!

Le super cycle du miracle chinois, c’est fini!

BRUNO BERTEZ Le Vendredi 3 Mai 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON:

03/05/2013 Publié par | Australie, Behaviorisme et Finance Comportementale, Bloomberg, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Immobilier, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Le Graphique du Jour, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Reuters, Trappe à Dettes | , | 6 Commentaires

L’Edito du Dimanche 28 Avril 2013: Que faire face aux maîtres du monde ? Par Bruno Bertez

L’Edito du Dimanche 28 Avril 2013: Que faire face aux maîtres du monde ? Par Bruno Bertez 

Ne vous y trompez pas, nous ne sommes pas partisans des thèses conspirationnistes. Les maîtres du monde ne se cachent pas, ils œuvrent au grand jour. Simplement, ils profitent du fait que la chose monétaire est compliquée et que les peuples ne comprennent pas.

  

   Pour comprendre ce qui se passe sur les marchés et dans le monde réel en ce moment, il faut revenir aux fondamentaux et les simplifier à l’extrême. C’est la complexité de la situation, caractérisée par l’entrelacs des causes et des effets, l’enchevêtrement des actions et réactions, qui empêchent de voir clair. 

La situation se schématise de la façon suivante: excès de passif du système global sur son actif présent et même son actif futur anticipé. 

Le passif est constitué de tous les papiers émis, monnaie, dettes, actions, retraites promises, répartitions sociales octroyées, couvertures santé, etc. etc. 

L’actif est constitué de tous les assets existants et de la somme actualisée des cash-flows futurs, ou présenté autrement, l’actif est plus ou moins indexé sur la croissance future. 

Le système s’est arrêté en 2008 par la prise de conscience que le monde était insolvable.

On a trop promis, on ne peut pas tenir.

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Willem Buiter, l’économiste en chef de la Citibank, a déterminé que pour recapitaliser toutes les banques de la zone euro, il faudrait réunir un fonds de 3.000 milliards d’euros – une somme colossale qui représente 30% du PIB de l’ensemble de la zone euro. Steen Jakobsen, l’économiste en chef de la Saxo Bank.  estime quant à lui que le fonds devrait atteindre 2.000 milliards d’euros, ce que l’on pourrait atteindre avec une taxation des actifs de 10% à 15%. Déjà en 2011, le Boston Consulting Group avait indiqué qu’une taxe de 30% sur l’ensemble des actifs serait le seul moyen de sortir de la crise de l’euro.

KEYNESIAN BULSHIT HORN

Pire, toute l’ingénierie financière qui a été construite sur ces anticipations s’est grippée. Chacun a voulu retirer ses billes. Le système financier s’est bloqué sous le poids conjoint de l’insolvabilité,  de la crise de liquidité et de la fuite devant le risque. 

Tout cela est intervenu alors que la communauté spéculative mondiale était très chargée, le système était très leveragé. 

Pour stabiliser tout cela, les marchés, les banques, le shadow banking system, on a injecté des trillions et des trillions dans le système, on a donné l’assurance des Etats au secteur privé,  on a maquillé les bilans. On l’a fait en disant que c’était pour les économies réelles, pour lutter contre le chômage, etc. 

Cela n’a jamais été vrai.

 

L’argent créé ne s’est pas comporté comme on pouvait l’espérer. Il n’est pas allé dans les économies réelles, il n’y a pas eu ce que l’on appelle « transmission de la politique monétaire ». Il a servi très partiellement à stabiliser les positions spéculatives globales, il a servi à des opérations spéculatives temporaires, des coups de fusil, mais surtout il a servi à renforcer la sécurité des banques et du système financier. Ce que l’on appelle rétablir la confiance. En effet, instruit par le grippage de 2008, les banques  se sont dits, plus jamais cela: Plus jamais nous ne nous mettrons en position de ne plus pouvoir nous refinancer, nous allons constituer des réserves. Comme l’ont fait les pays asiatiques victimes de la crise de 1998. Ces réserves, elles sont là, accumulées dans les livres des Banques Centrales, oisives, même si elles rapportent un peu. L’essentiel de la quantité de monnaie  fabriquée par les Banques Centrales est oisif. Neutralisé. Il n’a, si l’on veut,  même pas le statut de vraie monnaie, tout au plus a-t-il le statut de monnaie potentielle. 

La communauté spéculative mondiale n’a pas liquidé les positions qu’elle aurait dû liquider en 2008,  on l’a incité à rouler ses positions. Elle a, pour ce faire, bénéficié d’un carry avantageux, l’argent pour financer les positions, n’a rien coûté,  et ce carry avait beaucoup d’origines, puisque beaucoup de pays pratiquent les taux zéro et cherchent à faire baisser leurs devises. Il était assuré et pour ce faire d’ailleurs,  les autorités n’ont cessé de promettre que les taux zéro étaient là pour longtemps.

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28/04/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Citigroup, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Etats-Unis, Europe, Gold et Métaux Précieux, Idées Courtes, Idées Fausses, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Japon, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Clefs pour Comprendre, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Répression Financière, Reuters, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | , | 9 Commentaires

Réponse à George Soros par Hans Werner Sinn

Réponse à George Soros par Hans Werner Sinn 

AVANT PROPOS DE BRUNO BERTEZ

Sinn uberalles! Sinn est le meilleur!

   Sinn uberalles! Sinn est le meilleur! 

Le texte de Sinn est comme à l’accoutumée remarquable. 

La logique y règne en maitre. Il démystifie les propositions de Soros comme il se doit c’est à dire en montrant que les eurobonds sont la solution des kleptos , debtocrates qui veulent faire leur plein sur le dos des peuples. 

Il trace l’articulation entre la crise financière et les problèmes économiques sous-jacents comme la sous compétitivité des pays du sud et de la France. Car l’essentiel est là. Faire l’économie d’une restructuration économique ne permet que de gagner du temps, les problèmes restent intacts, mieux ils s’enracinent , et Sinn le montre bien. 

Il nous fournit le chiffre colossal déjà consenti :  1,2 trillions ont été consentis à ce jour. 

Là ou Sinn est faible, c’est lorsqu’il aborde la politique. Il ne considère pas que les demandes des eurosceptiques doivent être prises en compte, il faut les balayer, il faut faire contre elles, contre la volonté, finalement, des peuples. Cela le conduit à prendre ses désirs pour des réalités :  Le redressement par l’austérité et la dévaluation interne sont possibles. Il néglige la politique et donc le social, ce qui est une faiblesse considérable. 

De la même façon , il écarte la possibilité que l’Allemagne sorte de l’euro, non en se situant au niveau économique , mais en se situant au niveau de la politique étrangère, la frontière avec la France, C’est une pirouette! Ce n’est pas parce que le mythe de la réconciliation forcée entre la France et l’Allemagne a la vie dure qu’il faut y souscrire. Le peuple Français ne se rapproche pas du peuple Allemand, il s’en écarte , mieux , l’animosité se développe des deux cotés du Rhin. L’euro forcé, l’euro à tout prix, dresse les peuples les uns contre les autres , il ne les rapproche pas. Donc l’argument de Sinn ne résiste pas à l’analyse. 

Il y a une voie que Sinn n’a pas encore explorée dans ses réflexions, c’est celle de la restructuration européenne concertée des dettes et des créances. C’est la seule voie qui permet de traiter le passé,. de libérer l’avenir, de libérer les énergies , de s’attaquer au problèmes conjoints de la compétitivité et de l’investissement. 

On ne peut à la fois solder les comptes du passé et  préparer l’avenir, Il faut choisir. Les ressources sont rares, si on les consacre à payer des dettes et solvabiliser des créances fictives, on ne peut en même temps avoir les capitaux pour investir.  Le refus de restructurer les dettes condamne à plus de 10 ans de régression. 

La restructuration concertée des dettes serait la contrepartie qu’il faudrait donner aux peuples pour qu’ils acceptent l’effort de la productivité, de la mise à plat des systèmes sociaux. Elle serait la pierre angulaire d’un grand projet  qui redonnerait un avenir à l’Europe et un sens aux efforts demandés aux citoyens.

Nous voudrions insister sur la faiblesse fondamentale du papier de Sinn. Nous pouvons nous permettre de le faire parce qu’ au plan économique , nous partageons quasi sans réserve son analyse. Mais précisément le plan économique ne suffit pas . Les hommes ne sont pas des abstractions, ce sont des êtres vivants, pas toujours intelligents, plutot « sheople », dociles, mais jusqu’à un certain point . Dans l’analyse il faut réintroduire l’humain, la société, la société civile, l’effort, le sang, les larmes, bref il faut remettre du concret.

On ne peut raisonner en stricte économie car l’économie c’est bon en rythme de croisière, de beau temps. Derrière l’économie, ce qui se dissimule et n’apparait que dans les périodes de crise et de dislocation , c’est la force, la violence.

Notre idée est que nous approchons d’une de ces périodes. Ce ne sera pas linéaire, progressif comme le pensent les politiques et les économistes, non, ce sera en rupture. En tout ou rien. Un jour on supporte,  les idiots croient à la linéarité et puis le lendemain, c’est le fétu de paille sur le dos du chameau, la goutte qui fait déborder le vase et les réactions non linéaires, les réactions de foule s’enclenchent. C’est cela la vie, c’est cela l’humain… Bien sûr cela se situe en dehors de la capacité d’entendement des  Bernanke , des Enanistes, des socialistes de la sociale démo . Et c’est pour cela que la crise précisément a éclaté en 2008, la non linéarité, les phénomènes de foule.

Quand c’est trop, c’est trop.

Ce jour un universitaire réputé espagnol vient de publier un texte de grande qualité sur une éventuelle sortie de l’Espagne de la zone euro. C’est un texte disons nous de qualité. Rien a voir avec les déclamations populistes que les pseudo élites n’ont aucune difficulté à ridiculiser.

Ce professeur part du réel, le chômage et la baisse du niveau de vie des espagnols. Il ne part pas de l’économie et de la finance, il part de la vie. C’est lui, avec ses compétences, son expérience, sa connaissance de l’histoire qui cette fois ridiculise les tenants de la thèse officielle bien-pensante. La sortie de l’euro est catastrophique, elle est inimaginable, impossible.

Nous pensons que la sortie d’un pays faible n’est pas la meilleure solution technique, la meilleure solution c’est la sortie des pays du nord par le biais et la transition de la création d’un second euro, L’EUROMARK. Les études existent, au plus haut niveau, on les dissimule de peur que l’on sache qu’il y a des alternatives à la situation présente.

EN BANDE SON: 

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Réponse à George Soros par Hans Werner Sinn 

Le débat sur les eurobonds n’a rien de désintéressé. Les financiers veulent limiter leurs pertes en déchargeant la toxicité de leurs instruments sur les sauveteurs intergouvernementaux. L’Allemagne ne cédera pas. 

L’été dernier, le financier George Soros invitait l’Allemagne à accepter la mise en place du Mécanisme européen de stabilité, appelant le pays à «diriger ou se retirer». Il considère aujourd’hui que, si l’Allemagne veut continuer de faire obstacle à l’introduction des euro-bonds, elle devrait alors quitter la zone euro (L’Agefi Suisse du 11 avril). 

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26/04/2013 Publié par | Agefi Suisse, Allemagne, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Douce France, Emploi, formation, qualification, salaire, Espagne, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Project Syndicate, Reuters, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | , , | 8 Commentaires

Mister Market and Doctor Conjoncture du Jeudi 18 Avril 2013: Quelque chose change, les craquements se précisent par Bruno Bertez

Mister Market and Doctor Conjoncture du Jeudi 18 Avril 2013:  Quelque chose change, les craquements se précisent par Bruno Bertez

Dans notre dernier article sur la chute de l’or, nous avons évoqué la possibilité et la probabilité assez fortes d’un changement en cours dans le paysage économique et financier mondial. La cassure sur l’or nous paraît suffisamment importante pour témoigner d’autre chose que d’un phénomène de marché. Si la monnaie mondiale réelle, la vraie, pas le dollar, mais l’or, chute, cela veut forcément dire quelque chose au sujet de l’état de l’économie réelle.

“When the music stops, in terms of liquidity, things will be complicated. But as long as the music is playing, you’ve got to get up and dance. We’re still dancing,” Chuck Prince-Citigroup 2007

 dancingpig

    L’une de nos hypothèses est que nous sommes dans une phase de transition. Transition d’une phase du système global à une autre. Les signes, en dehors du comportement du marché de l’or, se multiplient. Ainsi le pétrole décroche fortement et l’on commence à parler de réunion de l’OPEP pour soutenir les prix. Ainsi les matières premières accélèrent leur baisse. Le cuivre en particulier, et vous savez qu’il constitue un indicateur avancé, parait bien malade pour un docteur. Vous savez qu’en langage financier, le cuivre est souvent appelé Docteur Copper.

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   Et puis, il y a d’autres chutes aussi symboliques que celle de l’or. Il y a Apple par exemple qui passe sous les 400$. Il y a la bourse allemande qui fait un flash crash inquiétant. En Chine, les mini-krachs localisés sur le crédit se multiplient. La mécanique financière des provinces se grippe. Tout cela constitue certes de petits phénomènes qui ont chacun leur explication, mais qui, comme nous l’avons dit, mettent la puce à l’oreille. Pour nous, cette accumulation constitue une sorte de craquement dans l’édifice. De multitudes petites fissures se dessinent, se multiplient, apparemment sans relation entre elles. Et pourtant, elles en ont une qui ne se manifestera peut-être que plus tard : elles fragilisent la construction.

 

"J’adore les marchés. J’adore le fait que l’or finisse par chuter. Cela offrira une excellente opportunité d’achat. Je voudrais juste faire un commentaire. En ce moment, beaucoup de gens voient le prix de l’or à la baisse. Mais si nous observons les chiffres, nous enregistrons aujourd’hui en baisse de 21% par rapport au plus haut de septembre 2011. Apple a reculé de 39% par rapport au plus haut de l’année dernière". Marc Faber- Bloomberg

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18/04/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Allemagne, Chinamerica, Citigroup, Commentaire de Marché, Consommation, Cycle Economique et Financier, Déflation, Etats-Unis, Gold et Métaux Précieux, Immobilier, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Clefs pour Comprendre, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Reuters, Une info importante qui peut en cacher une autre | , | 12 Commentaires

Mister market and Doctor Conjonture du Mardi 16 Avril 2013: A falling knife par Bruno Bertez

Mister market and Doctor Conjonture du Mardi 16 Avril 2013: A falling knife par Bruno Bertez 

 Il y a un vieux dicton boursier qui dit : "Ne cherchez pas à attraper un couteau qui tombe."

Cette sentence est beaucoup plus profonde qu’il y paraît. Pratiquement, c’est vrai, que l’on peut se faire mal. Mais l’expression va plus loin car elle touche au plus profond de l’inconscient. Cette instance perçoit clairement l’image des doigts coupés, le sang, cette sorte d’angoisse qui étreint face à la coupure, bien au-delà de la douleur. C’est que l’image du doigt coupé nous touche dans ce que nous avons de plus primaire : elle évoque la castration. Ce n’est pas un hasard si nous nous amusons à ce rapprochement, car il y a un lien entre la souffrance imaginaire de la castration et la souffrance narcissique que l’opérateur boursier ressent quand il se trompe. Il perd son aura, son scintillement, ce qu’il croyait avoir et qu’il n’a pas.

 

   Il n’est jamais bon de réagir à chaud sur un événement de marché. 

La première raison en est que, bien souvent, les réactions sont intempestives, quelles soient à l’achat ou à la vente. Il n’est pas vrai qu’il n’y ait que deux sens en bourse. Il y en a beaucoup d’autres. Car la bourse est une succession de décisions et, lorsqu’elles sont malencontreuses, le coût de ces décisions s’additionne. Ainsi, on peut, par exemple, croire que l’on achète bien dans une baisse pendant quelques jours, puis, lorsque la baisse reprend, s’emmêler les pieds et ensuite faire toute une série toutes plus ruineuses les unes que les autres. Une décision initiale apparemment juste peut s’avérer catastrophique à terme. Et c’est là où il faut introduire la notion de conviction. 

La conviction, c’est ce qui vous permet de croire en quelque chose et de vous y tenir, quelle que soit la suite des événements. Grâce à cette croyance, vous travaillez sur un cycle complet de hausses et de baisses intercalaires et, si votre conviction était la bonne, vous faîtes une performance exceptionnelle. 

Ce petit préambule pour vous dire qu’en aucun cas, face à des mouvements violents, que ce soit sur les actions, les matières premières ou l’or, il ne faut se précipiter. A nos élèves, lorsque nous enseignions, nous avions coutume de dire : sur les marchés, les trains passent toujours plusieurs fois.

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Revenons à la situation présente. Elle se caractérise par une forte chute du métal jaune. Chute qui a été accélérée par les manipulations techniques. On a fait casser le fameux seuil des 20% qui est celui qui, soi-disant, indique qu’un marché devient fondamentalement baissier. Goldman Sachs, trois jours avant l’effondrement des cours, a conseillé à ses clients de vendre à découvert le métal. Quelques jours plus tard, pour faire bonne mesure, il « en a remis une couche » en abaissant son objectif annuel pour le cours du métal jaune. 

Tout cela, c’est de la manipulation ou, si l’on veut, du circonstanciel. 

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 «La tendance baissière devrait s’accélérer, selon Jeffrey Currie et Damien Courvalin, analystes auprès de Goldman Sachs. Il faut se positionner pour une baisse future des prix et vendre le métal jaune à découvert», écrivent-ils dans une étude parue mercredi 10 Avril. Goldman Sachs a ainsi abaissé ses objectifs de cours à 1450 dollars l’once en 2013, 1270 dollars en 2014 et 1200 dollars en 2017. Il faudrait ensuite que l’inflation parte à la hausse pour engendrer un nouveau cycle haussier, selon eux.

Tactiquement, Goldman Sachs avertit que les investisseurs devraient vendre à découvert, car la baisse pourrait être plus rapide et forte que prévu: «Mieux vaut établir des positions baissières trop tôt plutôt que trop tard», écrivent-ils.

«L’or a perdu son pouvoir de fascination en tant que valeur refuge durant la crise de la dette et de l’euro», a déclaré mardi 9 Avril au China Morning Post l’Américain George Soros, fondateur de Quantum Fund.

Citigroup Private Bank a déclaré sortir entièrement l’or de son allocation. A la fin de mars, la Société Générale prévoyait un cours de 1375 dollars l’once pour 2013.

A l’inverse, les banques centrales achètent de l’or à un rythme qui s’est accru ces trois derniers mois…

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Evidemment, si vous êtes spéculateur, vous ne pouvez pas vous en désintéresser. 

Evidemment, si vous êtes acheteur à cœur de lièvre, c’est à dire sans conviction, c’est la même chose. Vos perceptions sont telles que vous souffrez, non seulement dans votre patrimoine, mais dans votre narcissisme. Le nombre de personnes qui souffrent de s’être trompées dans une décision d’investissement est beaucoup plus important qu’on ne le croit. La preuve en est que le nombre de personnes qui mentent sur les résultats de leurs choix d’investissement en se prétendant plus intelligents et plus avisés qu’ils ne le sont, est de plus de 70%, selon une vieille enquête. 

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L’évolution des cours a été dictée par les transactions sur l’or papier. Les positions nettes détenues par les spéculateurs ont diminué de 6 millions d’onces durant le trimestre. Mais contrairement aux précédents mouvements de ce type, celui-ci est dû à une explosion de positions shorts. Elles ont atteint un niveau record de 13 millions d’onces en février et se trouvent à 12 millions d’onces à la fin du trimestre. L’or pâtit  durement et de la concurrence des marchés boursiers, jugés plus rémunérateurs que les métaux précieux, et de la fermeté du Dollar.  Plusieurs rumeurs font état d’appels de marge et de ventes forcées de la part d’un important hedge fund en difficulté. Avec en conséquence et en stimuli  un emballement des systèmes de trading à haute fréquence (THF).

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En revanche, si vous accumulez de l’or dans une vraie optique d’assurance anti-catastrophe, alors là, vous restez sereins. Cela fait des années que nous répétons cette évidence : l’or n’est pas un placement. L’or n’est pas une classe d’actif. Si on l’a transformé en classe d’actif, c’est à dire en papier, c’est pour pouvoir le dénaturer. Pour pouvoir assurer la victoire des Banques Centrales et des gouvernements -vendeurs de papier- sur les citoyens -acheteurs d’or-. L’or, c’est l’anti-monnaie de papier, c’est l’anti-servitude, c’est la monnaie au service des individus. L’or, c’est l’arme suprême des terroristes de la liberté.

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16/04/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Chinamerica, Citigroup, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Gold et Métaux Précieux, Hedge Funds, Private Equity..., Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Reuters, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | | 8 Commentaires

Marchés: L’effort de propagande antirusse!

Marchés: L’effort de propagande antirusse!

Qui affecte les actions et favorise la dette.

Comment se positionner face aux actifs financiers russes? «Le ralentissement de la croissance se confirme», alerte Credit Agricole, dans ses Perspectives des pays émergents publiées la semaine dernière. «La tendance est nette en février pour la plupart des indicateurs. L’activité est en déclin et il n’y a pas, pour l’instant, de signe de reprise. Faut-il réviser les prévisions annuelles?», s’interroge la banque française.

«Certains le font, comme JP Morgan, qui a ramené sa prévision de PIB 2013 à 2,8%. Cela représente cependant l’une des hypothèses basses du marché, le consensus étant encore à 3,3%.». Depuis des mois, les investisseurs sont restés plutôt réservés quant aux actions, privilégiant de loin les obligations. Une erreur stratégique, selon East Capital. Qui observe que le marché applique une décote presque historique par son ampleur au marché russe, tandis que les investisseurs obligataires valorisent la Russie à un niveau jamais atteint. Un écart non seulement valable par rapport aux autres marchés émergents, mais également historique pour la Russie.

L’écart entre le rendement implicite des obligations à 10 ans et le ratio bénéfice/cours des actions se situait auparavant autour de 5%, et restait, quoiqu’il advienne, largement inférieur à 10% avant la crise financière mondiale. Il a presque atteint 20% aujourd’hui. Le marché actions s’est montré volatil au fil des années, mais pendant les années 2000, il est apparu comme l’un des marchés les moins chers au monde. En 1998, c’est le marché obligataire qui s’était écroulé.

L’avis qui prédomine est que la Russie fait face à un grave déficit de gouvernance, que ce soit dans le secteur public (d’un point de vue politique) ou privé (à l’échelon des entreprises). «Les investisseurs en actions partagent la même vision du marché russe que le magazine The Economist, pour qui quasiment rien ne va dans la Russie de Vladimir Poutine. Ils affirment que l’économie et les finances publiques ne doivent leur vigueur qu’au niveau élevé des cours du pétrole – en négligeant volontairement les réformes monétaires et la courbe très positive de la consommation – tandis que toutes les tentatives de lutter contre la corruption et d’améliorer la gouvernance sont soit ignorées, soit rejetées d’emblée, soit considérées comme déstabilisantes.»

Les stratèges et économistes d’East Capital ajoutent à juste titre que l’on mentionne rarement que la Russie se classe déjà mieux que le Brésil et l’Inde au classement de l’enquête Doing Business de la Banque mondiale, et que l’un des objectifs de Vladimir Poutine pour son troisième mandat est de passer de la 120e place mondiale en 2012 à la 20e place d’ici 2018. «Au lieu de cela, les investisseurs en actions préfèrent se focaliser sur les Pussy Riot et dénigrer le caractère démocratique de la Russie tout en investissant sans scrupules en Chine qui, elle, n’a rien d’une démocratie.»

Levi-sergio mutemba/Agefi Suisse 2/4/2013

http://agefi.com/marches-produits/detail/artikel/qui-affecte-les-actions-et-favorise-la-dette.html?issueUID=295&pageUID=8803&cHash=087a3d3d123db96b42c439392da35926

09/04/2013 Publié par | Agefi Suisse, Behaviorisme et Finance Comportementale, Chinamerica, Consommation, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Reuters, Russie, The Economist | | Poster un commentaire

L’Edito du Lundi 8 Avril 2013: Les maîtres de l’univers organisent délibérément la fuite devant la monnaie par Bruno Bertez

L’Edito du Lundi 8 Avril 2013: Les maîtres de l’univers organisent délibérément la fuite devant la monnaie par Bruno Bertez 

Nous avons le sentiment confus qu’une phase nouvelle de la crise est en train de se dérouler. Il est possible que cette phase ait commencé il y a quelques mois déjà. Il est possible aussi qu’elle soit entièrement nouvelle. La situation dans laquelle nous nous trouvons est complexe. Les forces qui sont à l’œuvre sont entremêlées ; ce que l’on appelle la situation recouvre en fait plusieurs situations qui glissent les unes sur les autres. Nous allons tenter de mettre un peu d’ordre. Sans grande prétention à ce stade.

   Il est incontestable qu’une étape nouvelle a été franchie. Nous la caractériserions par le « coûte que coûte ». Les autorités monétaires mondiales ont pratiqué une escalade sans précédent dans la prise de risques. C’est évident pour les Etats-Unis de Bernanke qui tentent d’enfoncer à fond la pédale d’accélérateur monétaire alors que le moteur économique frémit à peine. C’est vrai du Japon qui vient de décider d’accepter jeudi dernier d’utiliser la bombe atomique et de mettre sur le tapis 1,4 trillion de dollars en deux ans. Kuroda a l’audace d’annoncer qu’il veut doubler la masse monétaire au cours de cette période ! Thérapie de choc qui illustre bien notre caractérisation de « coûte que coûte ». C’est vrai aussi, s’agissant de l’Europe ; mais là, nous en sommes au stade des déclarations d’intentions et des promesses puisque le gros bazooka de Draghi n’a pas encore été vraiment utilisé. Pour l’Europe, nous serions tentés d’ailleurs de dire que l’on est en train d’explorer une autre voie pour faire en sorte que les gens fuient devant la monnaie. N’est-ce pas ainsi, par exemple, que l’on peut interpréter l’incroyable décision d’oser menacer les dépôts bancaires ? On aurait voulu que les gens fuient la monnaie que l’on ne s’y serait pas pris autrement. Laissons-là pour aujourd’hui, nous aurons l’occasion d’y revenir. 

Quand nous disons « nouvelle phase », nous visons également quelque chose d’autre que ce que nous venons de décrire : cette nouvelle phase est celle que nous qualifierons de « phase de doute ». Dès lors que le « coûte que coûte »  ne donne pas les résultats attendus, il est normal que le doute s’installe. Au lieu d’accélérer, l’économie américaine redevient hésitante, comme le prouvent les derniers chiffres de l’emploi. Au lieu de chuter comme espéré, le yen refuse d’obéir aux impulsions de la Banque Centrale. C’est peut-être la réapparition des inquiétudes européennes qui explique tout cela. Et si nous interrogions Bernanke, c’est certainement ce qu’il nous répondrait. Mais c’est peut-être aussi autre chose : on est peut-être en train de buter sur les limites des politiques monétaires. Écrasées par le poids des dettes globales, les économies mondiales n’ont peut-être plus la possibilité de transmettre les stimuli monétaires comme les maîtres de l’univers l’espéraient. Avec 200 trillions de dettes globales, peut-être que l’économie mondiale souffre d’asphyxie. Nous vous rappelons qu’en 2002, la dette globale ne représentait, si l’on peut dire, que 80 trillions.

 

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08/04/2013 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Etats-Unis, Europe, Immobilier, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Reuters, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | | 6 Commentaires

Petite Leçon d’Economie appliquée à Chypre par Charles Gave

Petite Leçon d’Economie appliquée à Chypre par Charles Gave

Une monnaie a deux prix, un prix extérieur (le taux de change) et un prix intérieur (le taux d’intérêt).

 Si le pouvoir politique bloque le taux de change avec un deuxième pays « plus productif », alors le commerce extérieur du pays le moins productif va commencer à se dégrader avec le temps et l’on assistera à une chute de ce qu’il est convenu d’appeler le taux de couverture des importations par les exportations. Dans une situation « normale » où le premier pays aura conservé sa souveraineté monétaire, on assiste à chaque fois à une lente montée des taux d’intérêts dans le pays le moins efficace, cette hausse du taux de l’argent anticipant en quelque sorte l’inévitable dévaluation qui clôt le processus et remet les pendules à l’heure, ce qui se serait passé si Chypre avait conservé sa souveraineté.

Euro zone unemployment 

Au lieu de cela, comme rien de tout cela n’est possible dans l’Euro, le pays le moins efficace voit son activité ralentir structurellement, mais ne peut rien faire pour corriger les déséquilibres. 

Activité en baisse veut dire déficit budgétaire en hausse (plus de dépenses, moins de rentrées, conséquences inéluctables de la perte de compétitivité). Ces déficits toujours croissants se financent sans difficultés, au moins au début, sur les marchés financiers. 

Malheureusement, les déficits accumulés se transforment petit à petit en dettes, et il arrive toujours un moment ou les marchés commencent à prendre peur sur la capacité de l’Etat du pays faible à rembourser sa dette dans ce qui est en fait la monnaie du pays fort. De ce fait, l’ajustement nécessaire ne se fait plus par la dévaluation, mais plus brutalement par la faillite de l’Etat qui a collé son système économique dans une situation d’infériorité. En Economie, comme le disait Bastiat, le meilleur économiste que la France ait eu, il y a ce que vous voyez, la possibilité de se balader en Europe et de payer partout avec les mêmes billets, et ce que vous ne voyez pas, l’inéluctable faillite des Etats Chypriotes, Italiens, Espagnols, Portugais que cette possibilité entraine.

L’étape suivante est très facile à décrire. Tout le monde va se rendre compte qu’un Euro dans une banque Chypriote ne vaut pas un Euro dans une banque Allemande et tout un chacun va se précipiter pour transférer tous ses Euros des banques Chypriotes vers les banques Allemandes. En termes techniques, cela s’appelle une crise bancaire ou en Anglais, un « bank run » Ce mouvement est marqué par une chute rapide des dépôts bancaires dans les pays faibles et bien entendu par une hausse extravagante des taux d’intérêts dans ces mêmes pays faibles, l’argent devenant rare devient fort normalement hors de prix

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30/03/2013 Publié par | Changes et Devises, Chypre, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Emploi, formation, qualification, salaire, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Reuters, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | , | Poster un commentaire

Douce France- A chacun ses sources: Le PS salue Cahuzac, l’UMP rappelle le cas Woerth

Douce France- A chacun ses sources: Le PS salue Cahuzac, l’UMP rappelle le cas Woerth

Démission Cahuzac

Jérôme Cahuzac passe la main mercredi à Bernard Cazeneuve au ministère du Budget après avoir présenté sa démission la veille suite à l’annonce de l’ouverture d’une information judiciaire, notamment sur l’éventuelle détention illégale d’un compte bancaire en Suisse.

Plusieurs responsables du Parti socialiste ont apporté leur soutien au ministre démissionnaire et insisté sur le caractère "exemplaire" de la décision qui a conduit à son départ.

L’UMP a fait preuve de modération dans ses réactions, tout en reprochant au PS son comportement "ignoble" vis-à-vis d’Eric Woerth, ancien ministre du Budget qui avait été pris dans une tourmente similaire sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Interrogé sur France Info, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Christian Jacob, a déclaré qu’il fallait "laisser faire la justice".

"Nous en tirerons les enseignements lorsque la justice aura été au bout de son enquête", a-t-il dit. "On ne va pas se comporter de manière ignoble comme le faisait Monsieur Ayrault en colportant des rumeurs médiatiques (…) à l’adresse d’Eric Woerth", a-t-il ajouté.

Seul l’ancien ministre des affaires étrangères Alain Juppé est allé plus loin, en estimant sur BFM TV et RMC que cet événement "fragilisait considérablement le gouvernement et le président de la République."

"Il y a d’abord cette prétention insupportable de la gauche à faire la morale à tout le monde en se prétendant irréprochable. C’est terminé, tout le monde à ses ennuis", a-t-il dit.

Source Cahuzac DéLiRiUs

Source Reuters Mars13

20/03/2013 Publié par | Douce France, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Reuters, Suisse | 2 Commentaires

Douce France: Hausse continue du chômage

Douce France: Hausse continue du chômage

Nouveau record chez les jeunes qui restent les plus touchés (25,7%).

   

Comme en 1999, le taux de chômage a dépassé les 10% d’actifs en France métropolitaine au quatrième trimestre 2012, bondissant à 10,2% et accusant un nouveau record parmi les jeunes (25,7%), selon les chiffres de l’Insee publiés hier.

Avec l’Outre-mer, où cette barre symbolique avait été franchie dès le premier trimestre, le chômage a atteint 10,6% en moyenne sur le dernier trimestre.

Le taux de chômage est en hausse depuis six trimestres (mi-2011).

Sur un an, la hausse est de 0,8 point (0,3 point par rapport au trimestre précédent) en métropole. Le dernier taux supérieur à 10% avait été enregistré au deuxième trimestre 1999 (10,2% également).

Le record absolu, 10,8%, a été atteint en 1994 et 1997.

L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), qui établit chaque trimestre une projection à partir d’une enquête auprès de 100.000 personnes, estime désormais que 2,9 millions de personnes sont au chômage en métropole au sens des normes du Bureau international du travail (BIT).

L’Insee considère comme chômeurs les personnes de plus de 15 ans cherchant activement un emploi et n’ayant pas du tout travaillé au cours de la semaine de référence de l’enquête.

Plus généralement, 3,7 millions de personnes souhaitaient travailler, qu’elles soient ou non disponibles dans les deux semaines et qu’elles recherchent ou non activement un emploi.

Une nouvelle fois, les jeunes sont les plus durement frappés: le taux de chômage des 15-24 ans grimpe de 3,4 pts sur un an, marquant un nouveau record avec plus d’un jeune actif sur quatre au chômage (25,7%), soit 730.000 personnes. Comparativement, ce taux est supérieur de près de 4,5 points au chômage des jeunes mi-1999. 

Les seniors «restant actifs plus longtemps» du fait des réformes des retraites, «il y a de moins en moins de places disponibles pour les jeunes sur le marché du travail», par ailleurs sclérosé, analyse Marion Cochard, de l’Observatoire français des conjonctures économiques.

Plus nombreux en emploi (leur taux d’emploi progresse de 3 pts sur un an, à 45,8%), les 55-64 ans sont toutefois aussi plus souvent au chômage (+0,8 pt sur un an à 7,2%). 

En 2012, année de croissance nulle, l’économie française a perdu 66.800 emplois privés et la situation n’est pas près de s’arranger. L’Insee prévoit un chômage à 10,5% au deuxième trimestre 2013 (10,9% Dom compris). D’après l’OFCE, le taux de chômage atteindra 11% en fin d’année, pour se stabiliser seulement en 2014.

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08/03/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Douce France, Emploi, formation, qualification, salaire, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Reuters, Une info importante qui peut en cacher une autre | Un commentaire

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