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Banques centrales: achats d’or record depuis 1964

Banques centrales: achats d’or record depuis 1964

Les achats nets d’or par les banques centrales ont grimpé en 2011 à leur plus haut niveau depuis près d’un demi-siècle, contribuant, avec l’appétit robuste des investisseurs particuliers, à doper le marché du métal jaune, a indiqué hier le cabinet d’études GFMS.

source REUTERS NOV11

 A l’échelle mondiale, les banques centrales ont acquis l’an dernier 430 tonnes d’or de plus qu’elles n’en ont cédé, a rapporté cette société londonienne faisant référence dans le domaine des métaux précieux, dans une mise à jour de son rapport annuel. Redevenues acheteuses net d’or à l’échelle mondiale en 2010 (pour la première fois depuis 22 ans), les banques centrales ont vu leurs achats nets d’or multipliés par cinq en 2011 pour atteindre le volume annuel le plus important depuis 1964.

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18/01/2012 Publié par | Agefi Suisse, Changes et Devises, Chinamerica, Gold et Métaux Précieux, Le Graphique du Jour, Mon Banquier est Central, Pays Emergents, Reuters, RFI | | 2 Commentaires

Le jus d’orange secoué et sous pression comme jamais sur le marché de New York

Le jus d’orange secoué et sous pression comme jamais sur le marché de New York

Le marché du jus d’orange n’avait pas été aussi secoué en 34 ans d’existence ! Le jus d’orange concentré congelé est coté depuis 1977 sur le marché à terme de New York. Tous les ans à cette période les cours ont tendance à suivre une courbe inverse à celle des températures en Floride, parce que l’on craint les effets du gel sur la récolte du principal Etat producteur d’orange aux Etats-Unis. Cette année les cours ont commencé à grimper lorsque le thermomètre a affiché -5 degrés : on anticipe une perte de 5% de la production américaine, somme toute modeste.

Mais la hausse des cours est devenue une flambée mardi lorsqu’on a appris que les importations brésiliennes de jus d’orange risquaient d’être stoppées parce qu’elles contenaient des résidus d’un fongicide interdit aux Etats-Unis..

La livre de jus d’orange congelé concentré, livrable en mars, a atteint un sommet, mardi 10 janvier, à 2,0775 dollars sur la plate-forme Intercontinental Exchange de New York. Du jamais-vu depuis mars 2007 !

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16/01/2012 Publié par | Le Graphique du Jour, Le Monde, Matières Premières, Reuters, RFI | | Poster un commentaire

Ruée vers le gaz et le pétrole de schiste aux États-Unis

Ruée vers le gaz et le pétrole de schiste aux États-Unis

Le pétrole et le gaz de schiste aux États-Unis suscitent un appétit vorace de la part de géants internationaux comme le français Total, le chinois Sinopec ou le fonds américain KKR, dans un contexte de raréfaction des gisements d’hydrocarbures traditionnels.

Signe que le gaz de schiste est considéré comme une ressource énergétique d’avenir par les majors pétrolières, le Français Total et le Chinois Sinopec viennent d’annoncer de gros investissements dans les gaz de schiste aux États-Unis. 

Comme s’ils s’étaient donné le mot, le Français Total et le Chinois Sinopec ont choisi le même jour, mardi 3 janvier dernier, pour annoncer qu’ils investissaient chacun quelque 2 milliards et demi de dollars dans les gisements de gaz de schiste aux Etats-Unis. Total s’associe de nouveau à l’Américain Chesapeake, mais aussi à EnerVest, cette fois dans l’Ohio. Le Français détiendra un quart des 13 puits déjà exploités et son investissement permettra d’accélérer le rythme des forages : 25 nouveaux puits dans les deux ans qui viennent. De son côté Sinopec acquiert un tiers des avoirs de Devon Energy dans l’Oklahoma, la compagnie chinoise financera 80 % des nouveaux puits qui s’étendront dans tout l’arc appalachien, de l’Ohio à l’Alabama.

source Carpe Diem

Depuis quelques mois les transactions s’accélèrent, avec deux opérations majeures.

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08/01/2012 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Canada, Chinamerica, Douce France, Etats-Unis, Innovation Technologique, scientifique ou financière, Matières Premières, RFI, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | 4 Commentaires

Matières premières : la Chine cherche à sécuriser au maximum ses approvisionnements

Matières premières : la Chine cherche à sécuriser au maximum ses approvisionnements 

La Chine sera la première à exploiter le pétrole afghan

La China National Petroleum Corp s’est engagée non seulement à payer des royalties de 15%, à laisser jusqu’à 70% des profits au gouvernement afghan, mais elle construira aussi de toutes pièces une raffinerie.

La compagnie publique chinoise CNPC a remporté le premier appel d’offres du gouvernement afghan dans le secteur pétrolier. Le contrat a été signé ce mercredi 28 décembre 2011.

Trois autres sociétés avaient répondu à l’appel d’offres du gouvernement afghan mais à part le géant américain Schlumberger, il s’agissait d’opérateurs très mineurs, une compagnie pakistanaise, Shahzad International, et une petite compagnie britannique, Tethys Petroleum, incapables de concurrencer l’offre chinoise. La China National Petroleum Corp, s’est en effet engagée non seulement à payer des royalties de 15%, à laisser jusqu’à 70% des profits au gouvernement afghan, soit, selon les estimations de Kaboul, 5 milliards de dollars sur les dix prochaines années. Mais elle construira aussi de toutes pièces une raffinerie. La fourniture de carburant et de bitume est en effet cruciale en Afghanistan, qui doit pour l’instant importer pratiquement tous les produits raffinés dont il a besoin, ce qui provoque des flambées des prix alimentaires lorsque les transports routiers sont bloqués par une pénurie de carburant. Et cela se produit régulièrement lorsque la frontière iranienne est fermée.

Avec la fourniture d’infrastructures incluses dans les contrats d’exploitation des ressources naturelles, la Chine réédite ce qu’elle a souvent fait en Afrique, et ce qu’elle a commencé à faire en Afghanistan il y a quatre ans, lorsqu’elle a remporté le méga-gisement de cuivre d’Aïnak, au sud de Kaboul, en promettant une centrale électrique et une voie de chemins de fer.

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29/12/2011 Publié par | Agefi Suisse, Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Chinamerica, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Matières Premières, RFI | | Poster un commentaire

Le mode d’emploi de l’élection tunisienne

Le mode d’emploi de l’élection tunisienne

 Les Tunisiens sont appelés aux urnes, dimanche 23 octobre 2011, pour élire une assemblée nationale constituante. C’est le premier scrutin libre de la Tunisie post-Ben Ali. Un dispositif exceptionnel a été mis en place pour assurer la transparence du scrutin.

 
Latifa Mouaoued/RFI

21/10/2011 Publié par | Droit, propriété, propriété intellectuelle, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Pays Emergents, RFI | Poster un commentaire

L’or au distributeur en Chine

L’or au distributeur en Chine

Malmené en septembre, l’or a finalement retrouvé de son éclat ces dernières semaines profitant du regain de confiance sur les places financières. La demande pour le métal précieux est tirée par les pays qui ne connaissent pas la crise : l’Inde, le Moyen-Orient et surtout la Chine où depuis début octobre, les lingots s’achètent au distributeur comme le soda.

   

Les poissons rouges ne sont pas rouges en Chine mais « dorés », il n’est donc pas étonnant d’en trouver un plein aquarium à l’entrée de Gongmei, la société chargée d’installer le premier distributeur de lingots dans l’une des artères commerçantes les plus anciennes de la capitale chinoise. La date choisie pour l’implantation de l’étrange machine vient d’ailleurs souligner le symbole. Le premier distributeur exploité par la Banque commerciale agricole de Pékin et son fabricant allemand a fait son apparition au cœur de la semaine des « vacances (dites) en or », long-pont effectué à l’occasion de la fête nationale début octobre.

 2 000 de ces distributeurs devraient être déployés chez les bijoutiers, dans les clubs privés et autres commerces sécurisés, assurent ses promoteurs, alors que la demande pour le métal jaune a fait un bond de 27% l’an passé, avec l’achat de 580 tonnes d’or, ce qui place la Chine juste derrière l’Inde (et ses 963 tonnes). Les deux géants asiatiques se talonnent. Selon un rapport publié par le Conseil mondial de l’or en mai dernier, la consommation des Chinois aurait même dépassé celle des Indiens au premier trimestre de cette année. Le Conseil estimant par ailleurs que la demande chinoise devrait doubler d’ici à 2020.

 Garantie contre l’inflation

 Alors d’où vient un tel appétit ? L’or en Chine est d’abord une garantie contre l’inflation. Pour les ménages chinois qui ont vu s’envoler les prix de tous les jours de plus de 6% en trois ans, le métal précieux est en effet un moyen de ne pas voir fondre son épargne. Les ventes d’or sont de surcroît encouragées par le gouvernement qui cherche à divertir les épargnants des placements immobilier. Les autorités faisant tout pour démotiver les investissements dans le foncier afin d’enrayer la spéculation et les risques de bulle immobilière.

 Les banques chinoises d’Etat et privées ont donc suivi le mouvement. ICBC, la Banque industrielle et commerciale de Chine propose ainsi depuis 2010 des comptes épargne en or à ses clients. La première banque mondiale en termes de capitalisation boursière est aussi l’une de celles qui attirent le plus grand nombre de clients. Impossible de passer à sa banque en coup de vent en Chine où il faut souvent s’armer de patience et d’un numéro comme chez le boucher avant d’arriver au guichet. En attendant pour patienter, point de distributeur automatique mais des vitrines avec les mêmes lingots, les mêmes médailles dorées destinés à répondre à la boulimie des clients.  La baisse des cours a donc eu pour effet de relancer la demande asiatique, quand les investisseurs occidentaux vendaient à tout va pour tenter de couvrir leurs pertes sur d’autres marchés. 

En Chine visiblement, les fonds d’investissements avaient un besoin de liquidité moins important dans l’immédiat. Les seules à souffrir  finalement de cette chute des cours ont été les petites entreprises ; car le métal précieux est aussi bien souvent un outil pour accéder au crédit. Face à des prêts rendus plus difficiles, les PME chinoises utilisent l’or ou le cuivre pour garantir leurs emprunts. Une baisse des cours entrainant automatiquement la diminution des garanties et donc des emprunts.

 Par Stéphane Lagarde/rfi oct11

20/10/2011 Publié par | Changes et Devises, Chinamerica, Gold et Métaux Précieux, Mon Banquier est Central, RFI | Poster un commentaire

L’Edito du 30 Septembre : La volatilité, le court terme, le long terme, the big picture par Bruno Bertez

L’Edito du 30 Septembre : La volatilité, le court terme, le long terme, the big picture par Bruno Bertez 

Vous l’avez remarqué, depuis quelques semaines la volatilité est extrême. Extrême d’un jour sur l’autre, extrême d’une heure à l’autre. Deux facteurs se conjuguent: un facteur réel, fondamental et un facteur imaginaire, de surface. 

  • Le facteur réel, c’est évidemment le risque.

Les théories en cours créent une relation, voire une assimilation entre le risque et la volatilité et prennent l’un pour l’autre ou l’autre pour l’un. Rien d’étonnant si, en situation de crise ouverte, de risque palpable, les mesures du risque explosent

    Non seulement il y a risque, mais il apparait clairement aux yeux de tous, même les moins informés et les moins sophistiqués, que les responsables de la conduite des affaires ne semblent plus détenir les solutions. Les remèdes passés se sont avérés inopérants ou insuffisants, les réserves et marges de manœuvre se rétrécissent. Les pilotes donnent l’impression d’être perdus, de patauger, de ne pas être d’accord entre eux et diverger aussi bien sur les diagnostics que sur les remèdes.

On prend conscience du fait que nous ne sommes plus dans la théorie financière ou bancaire, mais que nous sommes dans le sang et les larmes, dans la douleur et les sacrifices.

 Enfin, on décèle une certaine fatigue sociale, les citoyens en particulier européens mais aussi américains en ont assez de voir se creuser les déficits, monter le chômage, accélérer l’inflation réelle etc. Le tout sans perspective. Bref, il y a non seulement crise, mais aussi crise de confiance. Au risque financier et économique s’ajoute le risque social.

  •  Le facteur imaginaire, celui que nous nous appelons imaginaire par opposition au réel, est créé par l’intervention des gouvernements, du personnel politique, des banquiers centraux présents ou anciens. Ils s’expriment. Ils parlent

Ils cherchent à peser dans le débat  Ils tentent de manipuler les médias, les marchés, les opinions publiques, les électeurs etc. Tous ces gens ne sont pas forcément crédibles, autorisés et cela provoque une incroyable cacophonie, un vacarme de non sens, un fatras de contradictions.

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30/09/2011 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vices du Capitalisme, Mon Banquier est Central, RFI, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, The Economist, Trappe à Dettes | | 4 Commentaires

Le palmarès des banques les plus «stables» du monde selon Global Finances

Le palmarès des banques les plus «stables» du monde  selon Global Finances

Les banques européennes occupent les 10 premières places du classement annuel des banques les plus sûres du monde établi en août 2011, par le magazine américain Global Finance. Ce palmarés s’appuie notamment sur les cotes de crédits à long terme décernées par les agences de notation Moody’s, Standard&Poor’s et Fitch. Les banques françaises Société générale et Crédit agricole dont les notes viennent d’être rétrogradées par Moody’s occupent les places 21 et 35.

source RFI

26/09/2011 Publié par | Banque Pratique, Indicateur des Marchés, Le Graphique du Jour, Mon Banquier est Central, RFI | Poster un commentaire

L’or devise alternative ou quand les Etats thésaurisent leur propre production d’or

L’or devise alternative ou quand les Etats thésaurisent leur propre production d’or

L’annonce de la Banque centrale suisse signifiant qu’elle interviendrait sur les marchés des changes pour éviter que le franc suisse s’apprécie au-delà de 1,20 face à l’euro  élimine un concurrent à l’or et renforce le caractère de devise alternative du métal jaune face aux autres devises susceptibles d’être manipulées.

La liste des états souhaitant acheter leur production aurifère domestique pour augmenter le poids de l’or dans leurs réserves s’allonge avec la Roumanie et la Bolivie (après une annonce similaire de la part du Kazakhstan et du Venezuela. Les quantités produites dans ces pays ne sont pas colossales mais c’est autant de matériel qui n’atteindra pas le marché.

C’est i pour se prémunir contre la dévalorisation de leurs réserves de devises, que les Etats sont de plus en plus tentés de stocker leur production d’or, plutôt que de la vendre à l’étranger… C’est le choix qu’a officiellement fait le Venezuela, le 23 août, au lendemain du record historique du métal précieux : 1911 dollars l’once. Désormais toute la production vénézuélienne restera aux mains du gouvernement d’Hugo Chavez, et non plus seulement la moitié de l’or extrait dans le pays, comme la loi l’imposait auparavant. Les autorités de Caracas vont aussi rapatrier toutes les réserves d’or qui sont stockées dans des banques à l’étranger, soit selon elle 17 000 lingots de 441 onces (12 kilos et demi), ce qui, au prix actuel de l’or, représente la bagatelle de 11 milliards de dollars !

 Le Venezuela n’est pas le seul à faire ce choix : le Kazakhstan l’a précédé. Certes, ce sont des petits producteurs, mais la Chine aujourd’hui le premier producteur mondial de métal précieux avec 300 tonnes annuelles, conserve son or depuis plusieurs années. La Russie 5ème producteur mondial achète aussi son or, une production de 150 tonnes par an. Prises individuellement, ces opérations de stockage paraissent négligeables, mais si on les additionne et qu’on les rapporte à la production mondiale, 2000 tonnes annuelles, c’est autant d’or qui n’est plus disponible pour répondre à une demande croissante d’or physique, en Occident et surtout en Asie. L’Australie et l’Afrique du Sud, 3ème et 4ème producteurs au monde, vont-ils à leur tour stopper les ventes d’or ? Certains analystes le croient. Pourquoi continueraient-ils à le faire contre des dollars américains qui se déprécient jour après jour ?

source edram/Claire Fages rfi sep11

19/09/2011 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Changes et Devises, Gold et Métaux Précieux, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, RFI | | Un commentaire

Matières Premières : Les ventes de cuivre au point mort

Matières Premières :  Les ventes de cuivre au point mort

L’inquiétude sur les marchés financiers gagne le marché des métaux et les industriels, devenus très attentistes. Lundi 12 septembre, à Londres, le prix du cuivre a presque rejoint son plus bas niveau de l’année.

Les craintes de plus en plus fortes d’une faillite de la Grèce ne rassurent pas les investisseurs sur l’avenir des économies occidentales. Et les industriels qui transforment le cuivre en Europe ou aux Etats-Unis, ne sont pas plus optimistes, puisqu’ils auraient, d’après la presse chilienne, renoncé à certaines commandes auprès du chilien Codelco, le plus grand producteur mondial de cuivre. Il ne s’agit pas des contrats à long terme, précise une source proche de Codelco. Sans doute de quantités additionnelles à ces contrats, dont l’achat ne s’est pas concrétisé.

La demande de cuivre est inexistante en ce moment, confirme un négociant en métaux. A quelques jours de la semaine des métaux à Londres, on est exactement dans la configuration inverse de l’an dernier. A l’automne 2010 le marché était aux mains des vendeurs : il avait été programmé ainsi par les producteurs de cuivre et les fonds, qui laissaient entendre que l’année 2011 allait être très tendue en production. «En réalité, on est à la mi-septembre 2011, et on n’a pas vu le moindre signe de pénurie, observe notre négociant, on a pu acheter tout ce que l’on voulait».

 Les industriels vont prendre leur temps pour revenir aux achats, après avoir trop acheté jusqu’à présent par peur de manquer. Nombreux sont ceux qui avaient acquis des cathodes – la qualité de cuivre qui s’échange sur le marché à terme londonien – uniquement pour se couvrir, alors qu’ils avaient en fait besoin de déchets de cuivre. Désormais, il y a plein de cathodes de cuivre disponibles sur le marché et chez les gros producteurs de cathode français, espagnols ou autrichien. Soit beaucoup de marchandise hors des entrepôts du marché londonien des métaux, 2 millions de tonnes selon les chiffres les plus faramineux.

 Ce qui fait baisser les prix du marché spot encore plus que ceux du marché à terme, où la tonne est repassée sous les 8700 dollars, bien loin des 10150 dollars de février dernier. Le sursaut pourrait venir de la Chine, qui après avoir largement vidé ses stocks, pourrait revenir aux achats de cuivre à Londres parce qu’ils sont plus avantageux qu’à la bourse de Shanghai, une situation rarissime.

Par Claire Fages /rfi sep11

18/09/2011 Publié par | Financial Times, Indicateur des Marchés, Le Graphique du Jour, Matières Premières, Reuters, RFI | | Poster un commentaire

Terre Rare : Les énergies « vertes » devraient ouvrir un nouveau débouché au vanadium

Les énergies « vertes » devraient ouvrir un nouveau débouché au vanadium

Ce mois-ci, un gisement géant de vanadium va redémarrer en Australie. Ce métal rare, utilisé dans la fabrication des aciers, est aussi promis à un bel avenir dans des batteries de nouvelle génération adaptées aux énergies renouvelables.

 80 % du vanadium est utilisé dans la fabrication des aciers, auxquels il apporte à la fois résistance et élasticité. C’est pourquoi on le retrouve dans le fer à béton des constructions, comme dans les pipelines. La crise de 2008 qui avait donné un coup d’arrêt à toutes ces activités, avait décoté de 80 dollars à 20 dollars le kilo de teneur en vanadium en 2009. A l’époque plusieurs nouveaux gisements de vanadium avaient dû fermer, dont celui de Windimurra, dans l’ouest de l’Australie. « Aujourd’hui que le vanadium a retrouvé un niveau de prix relativement stable autour de 30 dollars le kilo, de nouveaux investisseurs ont remis sur pied les installations de l’énorme gisement australien, à même de fournir 7 % de la consommation mondiale », précise Georges Pichon, dirigeant de la société de négoce spécialisée dans les métaux rares, Marsmétal. 

D’autres projets gigantesques sont en négociations : Maracas au Brésil, développé par une société canadienne et Géant Vert à Fotadrevo dans le sud de Madagascar, où Canadiens et Chinois sont associés. 

Traditionnellement la Russie et l’Afrique du Sud sont les plus grands exportateurs de vanadium, mais leurs ventes sont freinées par des mesures antidumping aux Etats-Unis. Les Etats-Unis retrouvent de ce fait un intérêt à relancer la production de vanadium chez eux. Dans le Nevada, le gisement de Gibellini sera le premier exploité uniquement pour le vanadium – dont l’extraction est d’habitude associée à celle du fer, de l’uranium, ou du titane. Le projet américain est aussi le premier à prévoir conjointement l’extraction, la transformation en électrolyte de vanadium et la fabrication de batteries qui comporteront ce composant. Des batteries à flux, dites Redox, qui se rechargent aussi vite qu’elle se déchargent sans s’user et qui sont donc très adaptées aux énergies intermittentes, comme le solaire et l’éolien. 

Ces batteries sont déjà fabriquées mais en petite quantité en Chine, en Inde et en Allemagne. Si leur production venait à s’accélérer, un nouveau débouché s’ouvrirait au vanadium, qui dans la sidérurgie, est de plus en plus concurrencé par un autre métal rare, le niobium, lorsqu’il dépasse un certain prix. Le vanadium retrouverait alors un lustre digne de la déesse scandinave, Vanadis, qui lui a donné son nom.

Par Claire Fages/RFI SEP11

18/09/2011 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Chinamerica, Etats-Unis, Innovation Technologique, scientifique ou financière, Le Graphique du Jour, Matières Premières, Reuters, RFI | | Poster un commentaire

Corne de l’Afrique : plusieurs millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire

Corne de l’Afrique : plusieurs millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire

 L’ONU a déclaré, mercredi 20 juillet 2011, que deux régions du sud de la Somalie, le sud de Bakool et Lower Shabelle, sont frappées par la famine. D’autres régions de la Corne de l’Afrique risquent d’être dans le même situtation dans les prochaines semaines, comme en témoigne l’état des lieux fait par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l’ONU. Plusieurs régions sont actuellement au niveau 4 de la classification IPC. La faim dans le monde est mesurée par un outil, le «cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire » (IPC), dévelopé par l’ONU. Ce système classifie la situation dans un pays ou une région du monde sur cinq niveaux.

source RFI

21/07/2011 Publié par | Le Graphique du Jour, Pays Emergents, RFI, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | Un commentaire

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