Philippe Béchade(Agora)/ BFM 17 Avril 2013
Philippe Béchade(Agora)/ BFM 17 Avril 2013
Marchés: L’effort de propagande antirusse!
Marchés: L’effort de propagande antirusse!
Qui affecte les actions et favorise la dette.

Comment se positionner face aux actifs financiers russes? «Le ralentissement de la croissance se confirme», alerte Credit Agricole, dans ses Perspectives des pays émergents publiées la semaine dernière. «La tendance est nette en février pour la plupart des indicateurs. L’activité est en déclin et il n’y a pas, pour l’instant, de signe de reprise. Faut-il réviser les prévisions annuelles?», s’interroge la banque française.
«Certains le font, comme JP Morgan, qui a ramené sa prévision de PIB 2013 à 2,8%. Cela représente cependant l’une des hypothèses basses du marché, le consensus étant encore à 3,3%.». Depuis des mois, les investisseurs sont restés plutôt réservés quant aux actions, privilégiant de loin les obligations. Une erreur stratégique, selon East Capital. Qui observe que le marché applique une décote presque historique par son ampleur au marché russe, tandis que les investisseurs obligataires valorisent la Russie à un niveau jamais atteint. Un écart non seulement valable par rapport aux autres marchés émergents, mais également historique pour la Russie.

L’écart entre le rendement implicite des obligations à 10 ans et le ratio bénéfice/cours des actions se situait auparavant autour de 5%, et restait, quoiqu’il advienne, largement inférieur à 10% avant la crise financière mondiale. Il a presque atteint 20% aujourd’hui. Le marché actions s’est montré volatil au fil des années, mais pendant les années 2000, il est apparu comme l’un des marchés les moins chers au monde. En 1998, c’est le marché obligataire qui s’était écroulé.
L’avis qui prédomine est que la Russie fait face à un grave déficit de gouvernance, que ce soit dans le secteur public (d’un point de vue politique) ou privé (à l’échelon des entreprises). «Les investisseurs en actions partagent la même vision du marché russe que le magazine The Economist, pour qui quasiment rien ne va dans la Russie de Vladimir Poutine. Ils affirment que l’économie et les finances publiques ne doivent leur vigueur qu’au niveau élevé des cours du pétrole – en négligeant volontairement les réformes monétaires et la courbe très positive de la consommation – tandis que toutes les tentatives de lutter contre la corruption et d’améliorer la gouvernance sont soit ignorées, soit rejetées d’emblée, soit considérées comme déstabilisantes.»

Les stratèges et économistes d’East Capital ajoutent à juste titre que l’on mentionne rarement que la Russie se classe déjà mieux que le Brésil et l’Inde au classement de l’enquête Doing Business de la Banque mondiale, et que l’un des objectifs de Vladimir Poutine pour son troisième mandat est de passer de la 120e place mondiale en 2012 à la 20e place d’ici 2018. «Au lieu de cela, les investisseurs en actions préfèrent se focaliser sur les Pussy Riot et dénigrer le caractère démocratique de la Russie tout en investissant sans scrupules en Chine qui, elle, n’a rien d’une démocratie.»

Levi-sergio mutemba/Agefi Suisse 2/4/2013
Chypre : Les banksters braquent les économies des citoyens
Chypre : Les banksters braquent les économies des citoyens






L’Edito du Dimanche 31 Mars 2013 : La guerre monétaire se déroule sur tous les fronts Par Bruno Bertez
L’Edito du Dimanche 31 Mars 2013 : La guerre monétaire se déroule sur tous les fronts Par Bruno Bertez
On parle beaucoup, ces derniers temps, de « currency wars ». On en parle à tort ou à travers, à propos de choses très différentes. Les « currency wars » sont, comme le nom l’indique, des actes de guerre dont la monnaie se trouve au centre. Des actes de guerre, agressions ou ripostes.
Ces agressions peuvent être multiples et surtout recouvrir des actes et des situations différentes. Notre hypothèse, depuis le début de la crise financière ouverte de 2008, est que nous sommes entrés dans une guerre froide monétaire.

La crise pose la question de savoir qui va trinquer, qui va payer en termes de nations, de groupes sociaux, d’ensemble économique. La croissance facile disparaît, la question de la destruction du capital et des dettes anciennes se pose ; la question du chômage devient aigue. La crise provoque des réaménagements et, dans ces réaménagements, certains seront gagnants, d’autres seront perdants.
C’est cette sorte de compétition stratégique de plus en plus agressive et de moins en moins coordonnée que recouvre l’expression de « currency wars ».

Les peuples ont beaucoup de difficultés à admettre que l’on vit dans un monde d’affrontements sans pitié réelle, camouflés par des discours angéliques. Au niveau global, c’est le règne de la force qui domine ; pourtant, tout est habillé du manteau ou du voile de la concertation. Il y a une sorte d’accord tacite entre les grandes nations pour faire comme si. On essaie, avec de plus en plus de difficultés il est vrai, de maintenir la fiction de l’harmonie universelle, tout le monde est beau, tout le monde est gentil.

Tout se passe comme s’il y avait un double phénomène pour expliquer cette situation paradoxale d’un monde d’affrontement sans pitié d’un côté, et d’un discours lénifiant adressé aux peuples, de l’autre. Les nations s’opposent les unes aux autres, mais, pour conserver prestige et crédibilité, les gouvernements évitent de mettre les conflits avec l’étranger sur la place publique. Voire les chefs gouvernements s’embrassent pour les caméras et étalent leur connivence.

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Reflexions sur l’affaire Chypriote, les « 17 salopards » et l’avenir de l’Euro par Alexandre Latsa
Reflexions sur l’affaire Chypriote, les « 17 salopards » et l’avenir de l’Euro par Alexandre Latsa
Les événements ont été à Chypre présentés par le Mainstream médiatique sous l’angle de la lutte contre un paradis fiscal au système bancaire atrophie par l’argent russe et donc sale. Le Mainstream médiatique tente de faire oublier que les origines de la crise financière qui est en train de ruiner l’Europe ne viennent pas de l’Est du continent mais bel et bien des Etats-Unis. Quand a la crise Chypriote elle n’est pas du à un afflux de capitaux russes (et aussi orientaux) mais justement à la calamiteuse gestion de la crise Grecque par les autorités de la zone euro et le Fonds monétaire international.

Mieux : il est tout a fait possible d’imaginer que l’aide à la Grèce dont le second plan d’aide s’est monté à 130 milliards d’euros aurait pu et du prendre en compte les 4 milliards nécessaires pour Chypre, somme qui en comparant avec les sommes débloquées pour les autres pays européens en crise parait bien dérisoire.
Chypre a certes bien évité la faillite mais … Et maintenant? Est-ce que le sauvetage de Chypre signifie pour la Troïka que Chypre se doit d’avoir un « avenir à la grecque » soit un cocktail de chômage, pauvreté et austérité ? Il semble qu’en ce cas les « 17 salopards » (pour citer François Delapierre) méritent bien leur nom…
Il est intéressant de lire à ce sujet la très intéressante interview donnée par Andreas Neocleous, Chypriote et directeur du plus gros cabinet de Chypre au journal le Monde. Celui-ci a été l’un des précurseurs de l’attrait de capitaux russes à Chypre, démarchant la Russie dès 1991. Il affirme que maintenant que la place financière chypriote est détruite, l’hypocrisie dont feraient preuve les Européens serait sans égal puisque d’après lui: « les banques européennes envoient désormais leurs équipes pour démarcher les clients russes qui pourraient être tentés de quitter l’île ».
La troïka a-t-elle souhaitée aider Chypre ou avait-elle pour objectif unique de détruire un pays à la fiscalité attrayante au passage en lui piquant ses clients? On est en droit de se poser la question.
Quoi qu’il en soit ce Cocktail « racket fiscal + pillage de clientèle » est une première et de plus en plus de voix dissonantes se font entendre sur l’Ile ou ailleurs dans le monde laissant envisager que Chypre devrait et pourrait dans un avenir proche devenir le premier état a souverainement et démocratiquement quitter la zone Euro/UE. Une sortie dont on peut difficilement imaginer qu’elle n’est pas un effet domino sur de nombreux pays de la zone euro.
Chypre, qui aura été le cobaye martyrisé de la zone euro, pourrait donc bien devenir un exemple à suivre pour un grand nombre de pays qui ne peuvent plus supporter les contraintes financières et économiques de Bruxelles et pourrait envisager une sortie de la zone euro.
Une sortie de la zone euro qui pourrait avoir en réalité déjà commencé selon Evgueni Basmanov puisque selon lui les restrictions sur les déplacements de capitaux entrainent inévitablement qu’un euro sur un compte chypriote à désormais moins de valeur que dans un autre pays et que l’euro chypriote n’est donc plus vraiment de l’euro comme dans les autres pays de la zone. Pour lui les conséquences des mesures prises à Chypre pourraient très êtres lourdes pour la zone Euro et notamment au sein des PIGS (Portugal, Irlande, Grèce et Espagne) qui sont en pleine crise.
La zone eurotelle que nous la connaissons aujourd’hui va-t-elle disparaître ou devoir se transformer radicalement pour survivre?
La Réflexion du Jour: Après Chypre à qui le tour?…. Alors Face à la répression financière qui s’accentue… Que faire? par Bruno Bertez
La Réflexion du Jour: Après Chypre à qui le tour?…. Alors Face à la répression financière qui s’accentue… Que faire? par Bruno Bertez


Les prévisions et diagnostics en matière financière sont fondés sur les bilans, les statistiques fournies par les établissements ou les organes de contrôle. il faut s’en méfier car, comme nous l’avons dit, en dynamique, et non plus en statique, tout est faux archi faux.
Pour deux raisons:
-La première est que la finance est une chaine et que les difficultés sont en boules de neige et cumulatives; L’interpénétration des systèmes fait que quand il y a une défaillance, cela touche tout le système de proche en proche …. Cela revient en boucle sur le premier défaillant dont la situation se réaggrave. On doit juger globalement de la force d’un système à celle de son maillon le plus faible sachant que quand il y aura défaillance, tout va se multiplier. La Grèce a commencé à 35 milliards … maintenant tout le système est en faillite, souverain, banques, assurances, fonds de pension, secteur public. L’insolvabilité est une chaine vicieuse.
-La seconde est que la ligne de partage entre crise de liquidité et crise de solvabilité est très mince, pour ne pas dire artificielle et virtuelle. Tant que le système tient on dit que c’est une crise de liquidité, quand il ne peut plus tenir on dit c’était une crise solvabilité.
C’est ce qui s’est passé avec la crise Mexicaine en son temps. Les banques étaient en faillite, mais les banques américaines n’ont pas déprécié, elles ont menti envers et contre toute évidence. Puis 5 ans âpres quand elles ont eu reconstitué leurs fonds propres grâce aux cadeaux de la Fed, elles ont déprécié en bloc, extériorisé la faillite qu’elle aurait du faire !
Moralité : on ne connaitra jamais la situation du système ou des banques ou on les connaitra quand cela ne servira plus à rien. C’est la raison pour laquelle les citoyens doivent d’ores et déjà se mobiliser contre la confiscation/amputation des dépôts qu’ils soient petits ou gros. En leur mentant on leur retire la possibilité du choix.
La menace de confiscation des dépôts complète la répression financière , mais on joue avec le feu de la psychologie des foules . Quand la rumeur ou la peur se diffusent, bien malin celui qui peut les arrêter.
La parade est de sortir son argent des banques, de prendre le cash , mais souvent les confiscations s’accompagnent de retrait de la circulation des gros billets avec échanges forcés comme en Russie à la fin des années 90. C’est un vol bien organisé et rodé. L’autre solution est d’acheter des valeurs réelles en espérant ne pas les surpayer. L’or sera certainement taxé, mais à notre avis modérément. Les pièces c’est peu probable, mais elles font prime, on les surpaie.


Un total de bilan bancaire n’en vaut pas un autre.
Des pays tres bancarisés comme le Luxembourg n’ont que très peu de risques. Les banques y ont des actifs fantastiques en gestion par exemple et leurs passifs sont constitués de ressouces stables. Elles ne font quasi pas de transformation court/long, très peu de prets, le risque devises est assumé par le client etc. Ces banques ne vivent pas de spreads, mais de commissions. Beaucoup ne font aucun prets. Leurs placements courts terme sont surcollétéralisés. Ce sont des établissements d’investissement.
Aucun rapport avec les monstres en faillite structurelle et sous perfusion.
En revanche la Suisse est mixte.
On trouve en Suisse des banques privées et banques cantonales qui en fait sont des établissements d’investissement ou de family office ou de crédit prudent, sans mismatch, lesquels ne sont pas vulnérables, et des banques universelles type UBS ou Crédit Suisse qui sont tres exposées, aux runs et au blocage du marché de gros du refinancement. Ce sont ces banques qui sont soumises au risque et aux pressions.
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Le secteur bancaire européen se balkanise
"Nous sommes après avoir eu une décennie de convergence, revenu à de fortes divergences au sein de l’Europe. Et peut-être même qu’un euro dans une banque à Madrid n’est plus perçu par les investisseurs comme un euro à Francfort, alors qu’aux Etats-Unis un dollar à New-York a assurément la même perception que le même dollar à Miami!
La fluidité financière transfrontière n’existe plus vraiment entre l’Europe du Nord et celle du Sud, ce qui a terme si ce phénomène n’est pas rétabli porte en lui les germes de destruction ou d’éclatement de la zone euro. Le mouvement de filialisation au niveau bancaire participe à cette balkanisation financière et les grandes banques internationales hésitent dorénavant à s’aventurer trop au Sud.
Actuellement, les banques de l’Europe du Sud ne peuvent plus vraiment compter sur la manne provenant des banques et des épargnants de l’Europe du Nord (ces dernières ayant retiré une bonne partie de leurs engagements), elles doivent donc faire appel à leur capacité de collecte d’épargne locale alors que les épargnants des pays du Sud ont eu tendance à sortir leur argent en direction du Nord de l’Europe. Ceci est couplé en plus à une difficulté chronique de financement sur les marchés des capitaux. Elles entrent ainsi dans une sorte de cercle vicieux.
Ce mouvement de balkanisation renforce ce que nous pourrions appeler la «répression financière», c’est-à-dire la canalisation de l’épargne locale vers des besoins locaux plus ou moins justifiés. Confrontées au risque de réduction additionnelle de leur source de financement local, les autorités de ces pays en accord avec les banques sont tentées d’inciter par la loi ou la menace les banques et investisseurs à un comportement du type patriotique et pourraient à terme forcer l’acquisition de dette publique.
En conclusion nous pourrions argumenter que la balkanisation pourrait, si elle s’intensifiait, rendre plus probable une sortie de l’euro d’un pays périphérique et en même temps la rendre moins dévastatrice…"
Pierre-yves augsburger Fuchs & Associés Finance/AGEFI Suisse
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BRUNO BERTEZ Le Mardi 26 Mars 2013
llustrations et mise en page by THE WOLF
EN BANDE SON:
EN COMPLEMENT: Chypre: Onzième jour sans banques à Chypre

Toutes les banques de Chypre ont gardé leur rideau baissé mardi, pour la onzième journée consécutive, et malgré l’annonce tardive de la prolongation de leur fermeture, les Chypriotes ne se sont pas précipités vers les banques mardi matin.
Après avoir initialement annoncé une réouverture mardi, sauf pour les deux plus grosses banques du pays, Laiki Bank et Bank of Cyprus, la banque centrale chypriote a finalement repoussé l’ouverture à jeudi, dans un communiqué publié dans la nuit de lundi à mardi.
Si nombre de Chypriotes avaient prévu de se rendre au guichet, l’information a circulé rapidement et aucune queue ne s’était formée devant les établissements bancaires du centre de Nicosie mardi.
«On finit par s’y habituer», plaisante Paris, gérant d’un salon de coiffure, avant de reconnaître, la mine assombrie, que la fréquentation de son salon a diminué d’au moins un tiers ces dix derniers jours. Les retraits ont été limités à 100 euros par jour, «et quand les gens n’ont pas assez de liquide, ils se concentrent sur l’essentiel», souligne-t-il.
A Nicosie, outre une manifestation devant le parlement, la journée de mardi a été marquée par la démission d’Andreas Artemis, président de Bank of Cyprus, le numéro un du pays.
Selon l’agence de presse chypriote CNA, Andreas Artemis a remis en cause le programme de restructuration bancaire négociée à Bruxelles. Celui-ci prévoit l’absorption d’une partie des actifs de Laiki Bank, l’autre partie, c’est-à-dire les avoirs non performants, allant dans une structure de défaisance (bad bank). Le président de Bank of Cyprus conteste cette union forcée, surtout parce que la mariée arriverait avec une dette de 9,5 milliards d’euros.
Une ardoise pour rien? Oui, selon le Cyprus Mail. Le quotidien affirme que cette somme a été versée depuis le début de l’année pour maintenir Laiki Bank en activité alors même qu’elle n’était plus viable. Bank of Cyprus ne devrait pas faire les frais de l’irresponsabilité de la BCE, qui a continué à financer une structure cliniquement morte, relève le journal.
Décote de 40%?
Les 9,5 milliards auraient été la pomme de discorde entre la délégation chypriote et ses interlocuteurs de la troïka dans la nuit de dimanche à lundi. «Vous rejetez chacune de mes propositions. Voulez-vous que je démissionne? Si c’est bien cela que vous souhaitez, alors dites_-moi», aurait déclaré le président chypriote, furieux. Selon des recoupements, ce dernier aurait été agressif vis-à-vis de Christine Lagarde, directrice du FMI, plus particulièrement lorsque elle aurait proposé une décote de 60% sur les dépôts bancaires.
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A Chaud!!! Du Mardi 26 Mars 2013: Chypre, le danger se précise…. pour les autres Européens par Bruno Bertez
A Chaud!!! Du Mardi 26 Mars 2013: Chypre, le danger se précise…. pour les autres Européens par Bruno Bertez
Nous avons expliqué que l’affaire chypriote pouvait être interprétée comme une répétition, un test, un rodage. Les responsables européens ont fait, en maquette ou modèle réduit une sorte d’exercice de pompier -pyromane. Fermeture des banques, le fameux bank holiday, blocage des comptes et transferts, limitation des retraits, contrôle des mouvements d’argent, usage de la force et des polices-anti-émeutes… Chypre est une ile, elle se prêtait bien à cet exercice, lequel est planifié de puis la restructuration de la dette grecque.
Ceci a été confirmé ce jour par le président de l’Eurogroupe Jeroen Djisselbloem.
Il a déclaré : « Le plan de sauvetage élaboré pour Chypre représente un nouveau cadre de résolution des difficultés bancaires de la zone euro et d’autres pays pourraient devoir restructurer leur secteur bancaire » Voila ce qu’il a dit et qui a fait passer les marchés européens de +1,2% à -1,1% en quelques minutes. Le démenti est baliverne.
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Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), a jugé que le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem avait "eu tort" de dire, avant de revenir sur ses propos, que le sauvetage des banques à Chypre pourrait servir de modèle en Europe.
Dans un entretien au Financial Times et à une agence de presse, le président des ministres des Finances de la zone euro avait laissé entendre que la solution apportée à Chypre pourrait être appliquée à d’autres pays fragiles de la zone euro. Quelques heures plus tard, il revenait sur ses propos en affirmant que Chypre était un cas spécifique et que le plan de sauvetage ne saurait servir de modèle au règlement d’autres problèmes à l’avenir.
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La place financière est aussi idiote que l’ami Jeroen, elle n’aurait jamais du monter sur le plan Chypriote qui est la plus belle tentative que l’on pouvait imaginer pour relancer le tail risk en Europe. Hélas les journaux sont nuls et les commentateurs boursiers professionnels le sont encore plus: Il faut des bévues énormes pour leur faire comprendre le sens d’une décision Européenne.
Nous avons expliqué ce week- end que l’Europe changeait de doctrine, elle essayait de limiter les bail out par les contribuables, en contrepartie elle cherchait le bail-in.
Qu’est ce que le bail-in?
C’est le fait de faire payer le sauvetage des banques par tous ceux qui contribuent à son passif. En clair : les actionnaires, les obligataires, les déposants non garantis.
Ceci peut être fait , on vient de la voir avec la supercherie vicieuse Chypriote sans vote démocratique , alors que la taxe initiale, elle nécessitait un vote. On a trouvé la parade.
Nous sommes pour le bail-in, ceux qui ont pris des risques, actionnaires, obligataires juniors et seniors doivent payer. Nous sommes formellement contre le bail in par les dépôts qu’ils soient garantis ou non .
Pourquoi? Parce que les comptes des banques sont faux. Les comptes des banques sont faux, archi faux, on comptabilise les dettes souveraines comme si elles valaient le pair, comme si elles étaient sans risque : Mieux même certaines banques les revalorisent.
Ceci empêche les déposants de choisir leur banque en toute connaissance de cause. Les pouvoirs, la Banque Centrale, le gouvernement dissimulant les risques, ils n’ont pas le droit de dire : Vous saviez !!!
Tous les dépôts sont sacrés dès lors que les comptes des banques sont frauduleux et que les institutions de supervision et le pouvoir politique sont complices ET couvrent.
En 1932 la Commission Pecora a ouvert une enquête sur les responsabilités et les causes de la crise. Il faut d’ores et déjà prendre date et constituer les dossiers, il y aura des commissions Pecora à la fin de la crise, tous comme il y a eu l’épuration à la fin de la guerre. Les ministres des finances, les banquiers centraux ont du souci à se faire.
Note : le terme de « bankster » que certains s’approprient sans vergogne a été précisément construit par Ferdinand Pecora. Rendons à César ….

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"Cela fait presque deux ans que l’on sait que Chypre se trouve dans une situation intenable. Malgré cela, la mise en œuvre du plan de sauvetage a été marquée par un extraordinaire degré d’improvisation. Les premières décisions ont été si manifestement inappropriées qu’il fallut immédiatement reprendre les discussions. Au passage, la crédibilité de la zone euro, déjà mal en point après tant d’erreurs précédentes, a encore baissé, au point que la survie de l’euro devient de plus en plus menacée.
Les banques chypriotes ont subi de lourdes pertes parce qu’elles avaient beaucoup prêté à la Grèce, à son gouvernement et à ses banques. Lorsque la Grèce est entrée en crise, les banques chypriotes n’ont pas liquidé leurs avoirs, sans doute pour des raisons politiques. De ce fait, elles ont été les premiers perdants lorsqu’une partie de la dette publique grecque a été annulée il y a environ un an. Depuis ce temps-là, il fallait faire quelque chose. Rien n’a été fait parce que l’on attendait l’élection d’un nouveau président. Trois semaines après l’élection, ce fut chose faite, mais de la plus mauvaise des manières possibles.
Techniquement, il n’y a pas de grande difficulté. Depuis longtemps on a acquis une grande expérience en matière de reconstruction d’un système bancaire qui s’est effondré. Le principe est le suivant. D’abord, on évalue les pertes. Ensuite, on détermine qui va les absorber. Les premiers perdants sont les actionnaires; si le trou dépasse le capital de la banque en faillite, les actionnaires perdent tout, comme c’est le cas pour chaque entreprise. Les seconds sont ceux qui ont fait des prêts dits juniors, sans priorité explicite. Si le montant de ces prêts ne suffit pas à boucher le trou qui reste, les investisseurs perdent tout et on passe à la troisième catégorie, celle des prêts dits seniors parce qu’ils ont été identifiés comme tels au moment où ils ont été mis en place. Là encore, les investisseurs perdent tout ce qui est nécessaire pour finir de couvrir les pertes. Si cela ne suffit toujours pas, il reste les dépôts bancaires. Ils devront être ponctionnés jusqu’à ce que les pertes aient été entièrement absorbées. A ce stade, il est bon de noter qu’un dépôt bancaire est techniquement un prêt.
C’est simple et logique, mais ça ne se passe pas toujours ainsi, pour beaucoup de mauvaises raisons et pour une bonne raison. Les mauvaises raisons sont toujours les mêmes: certains des perdants potentiels (actionnaires, investisseurs seniors ou juniors) trouvent des arguments pour convaincre les autorités que c’est une mauvaise idée de les «lessiver». Ils vont évoquer des risques de contagion, de récession, de fuite des capitaux, etc., mais ils utilisent toujours leur proximité avec les autorités, et des moyens de pression inavouables, pour obtenir que l’on fasse plutôt appel aux contribuables pour couvrir au moins une partie des pertes. C’est ce qui s’est passé en 1995 lorsque le Crédit Lyonnais s’est effondré: les contribuables français ont largement sauvé la mise des investisseurs jugés trop stratégiques pour subir des pertes importantes." Par Charles Wyplosz/Telos
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BRUNO BERTEZ Le Mardi 26Mars 2013
llustrations et mise en page by THE WOLF
EN BANDE SON:
POUR RAPPEL: Le secteur bancaire de Chypre en chiffres
Le montant total des dépôts dans les banques à Chypre s’élève, selon des statistiques de la Banque centrale et des Coopératives bancaires citées par l’Association des banques de Chypre, à 70 milliards d’euros
La Bank of Cyprus et la Laïki Bank Group – qui sera fermée dans le cadre d’un plan de sauvetage européen de Chypre -sont les deux principales banques de l’île. Le secteur financier représente une part essentielle de l’activité économique du pays.
Le montant total des dépôts dans les banques à Chypre s’élève, selon des statistiques de la Banque centrale et des Coopératives bancaires citées par l’Association des banques de Chypre, à 70 milliards d’euros (85,6 milliards de francs), dont 15 milliards dans les très nombreuses agences coopératives qui émaillent tout le territoire. Les avoirs russes sur l’île sont estimés par l’agence Moody’s à 24 milliards d’euros, soit plus du tiers des dépôts.
Le secteur bancaire de Chypre emploie plus de 20 000 personnes, dont près de la moitié à Chypre, les autres travaillant dans les filiales à l’étranger, notamment en Russie, de la Bank of Cyprus et de la Laïki.
Le secteur bancaire de l’île et les services financiers qui y sont liés représentent environ 45% du produit intérieur brut (PIB) de Chypre (17,5 milliards d’euros) et le secteur bancaire seul environ 30%, d’après un haut responsable de la Bank of Cyprus.
Selon des données publiées en septembre par le Fonds monétaire international (FMI), Chypre abritait en 2011 la plus grande concentration de banques commerciales au monde.
Quelques chiffres
Voici quelques chiffres pour les trois principales banques, selon le rapport 2011-2012 de l’Association des banques de Chypre.
La Bank of Cyprus compte 583 agences, dont 137 à Chypre. Elle est fortement implantée en Russie avec 199 filiales, en Grèce (188) et en Ukraine (42). L’établissement emploie 11 326 personnes, dont 3239 à Chypre. En mars 2012, il représentait 36,7% (975 millions d’euros) de la capitalisation boursière de Chypre.
La Laïki Bank Group dispose de 116 agences. Elle est présente dans dix pays, dont la Russie, l’Ukraine, la Serbie, Guernesey et la Grèce. Elle compte 2362 collaborateurs à Chypre, plus quelque 8000 à l’étranger, selon un responsable. En mars 2012, l’institut représentait 17,3% (460 millions d’euros) de la capitalisation boursière à Chypre. D’après un haut responsable, à fin décembre 2012, le montant de ses dépôts atteignait 9,2 milliards d’euros, soit 13,2% de la totalité des dépôts à Chypre.
L’Hellenic Bank possède 88 agences, dont 67 à Chypre, 20 en Grèce et une à Moscou et dispose de 1976 employés, dont 1423 à Chypre. En mars 2012, la banque représentait 3,9% (103 millions d’euros) de la capitalisation boursière de l’île. L’Eglise orthodoxe de Chypre est son actionnaire principal avec 30% des parts, d’après le site de l’établissement.
Source ATS Mars 2013
Les Clefs pour Comprendre: Chypre, la vraie "currency war" est déclarée par Bruno Bertez
Les Clefs pour Comprendre: Chypre, la vraie "currency war" est déclarée par Bruno Bertez
Voici un texte que nous avons publié dans la presse étrangère la semaine dernière, mais ce texte n’est pas passé dans la presse française. Il est vrai qu’il était à la fois trop en avance, voire… Lisez ce texte attentivement. Vous comprendrez à sa lecture que le problème de Chypre n’est absolument pas un problème de faillite. Ce n’est pas un problème de banques, en revanche, c’est un problème qui concerne l’euro et le système monétaire international vu sous l’angle, d’abord de l’impérialisme américain, ensuite du contrôle américain des mouvements de capitaux mondiaux, enfin un problème d’indépendance et de sécurité nationale pour certains pays.
Ayez présent à l’esprit que l’arme suprême des Américains est le contrôle des mouvements de capitaux mondiaux. Le contrôle des réserves mondiales… le contrôle de leurs créanciers.
Ce n’est pas un hasard si la Chine s’est dotée d’une place financière que l’on peut qualifier de place forte avec Hong Kong. Avec toutes les installations, non seulement de banques et de finance, mais les installations prêtes à accueillir des réserves d’or considérables.
Ce n’est pas un hasard si les pays de l’OPEP devenus méfiants développent Dubaï comme place financière alternative et place de stockage de l’or.
Ce n’est pas un hasard non plus si les Russes réfléchissent et s’équipent pour échapper au monopole financier américain. Ils ont compris avec les embargos successifs, en particulier ceux qui visent l’Iran, qu’être créanciers des Etats-Unis –et maintenant créanciers de la zone euro- était quelque chose de fragile et vulnérable.



Chypre était, il est vrai, une place financière qui accueillait quelques fonds d’oligarques et, surtout, des fonds secrets russes. Mais là n’est pas l’essentiel. Chypre est la plaque tournante de beaucoup de capitaux commerciaux tout à fait licites et clairs de la part de la Russie. La Russie se sert de Chypre pour des mouvements de capitaux commerciaux que l’on peut estimer de 300 à 400 milliards par an. Il est évident que les Russes ont besoin d’une telle place. C’est une question de souveraineté et d’indépendance nationale. Le coup qui a été porté à la place financière chypriote au cours du week-end, la restructuration sous contrôle européen des banques chypriotes, tout cela va à l’encontre non seulement des intérêts, mais également de la souveraineté russe. Le prélèvement qui sera peut-être de 30% sur les dépôts de plus de 100.000 euros est quasi anecdotique en regard des autres problèmes que cette situation pose aux Russes.
Nous avons noté un tournant dans la position russe avec le coup de force de la BCE. La BCE a en effet déclaré une guerre monétaire à Chypre et donc à la Russie. C’est le vrai sens que l’on peut donner à l’expression « Currency Wars ». La vraie « currency wars », le premier épisode, celui qui a une connotation géopolitique, a été déclaré par la BCE, c’est-à-dire par la succursale de la Fed et du pouvoir américain. On notera que ce blocus n’a pas été décrété par les autorités politiques européennes, mais par la BCE, ce qui est proprement incroyable. Le changement de ton russe montre que l’on entre dans un problème non plus d’intérêts particuliers, mais dans un problème d’intérêts d’Etats. Les Russes ne sont pas fous, ils savent prendre une déclaration de guerre pour ce qu’elle est. Une claque n’est pas une caresse.
Nous entrons donc maintenant dans ce que nous n’hésitons pas à qualifier de « currency war ». Le langage diplomatique se substitue aux réflexions personnelles de Medvedev et Poutine. Etant entendu, si vous nous suivez bien, que la diplomatie est la « poursuite de la guerre par d’autres moyens ». En changeant de ton, nous avançons l’hypothèse que nous changeons de régime et de registre.
Ce n’est pas un hasard si les Russes ont retrouvé leur calme et leur sérénité. Ce sont, comme le fait remarquer le commentateur d’une grande banque, d’exceptionnels joueurs d’échecs. On reste calme. On réfléchit avant de bouger les pions.


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On a lu, vu et entendu du 22/23/24/25 Mars 2013: Si Chypre m’était conté!!! (actualisé au 25 Mars 2013)
On a lu, vu et entendu du 22/23/24/25 Mars 2013: Si Chypre m’était conté!!! (actualisé au 25 Mars 2013)

Le ministre chypriote des Finances rentre sans accord de Moscou
Le ministre des Finances de Chypre, Michalis Sarris, a quitté Moscou vendredi, où il était arrivé mardi pour obtenir un soutien des autorités russes, a-t-on appris de source diplomatique, sans qu’aucun accord n’ait été annoncé.
M. Sarris cherchait à obtenir un assouplissement des conditions du prêt de 2,5 milliards d’euros accordé par Moscou à Nicosie en 2011 et avait proposé aux Russes des investissements dans le secteur bancaire et énergétique en échange d’une aide. «La délégation chypriote, dont le ministre des Finances, a quitté Moscou», a indiqué cette source à l’AFP.
De son côté, le ministre russe des Finances a déclaré vendredi que les négociations se sont achevées sans succès, faute d’intérêt des sociétés russes pour les propositions d’investissements dans les secteurs énergétique et bancaire.
Concernant un assouplissement du prêt de 2,5 milliards d’euros accordé en 2011 par Moscou à Nicosie, demandé par Chypre, la Russie «attend une décision» des bailleurs de fonds internationaux de l’île pour décider de «sa participation dans une restructuration de la dette», a ajouté Anton Silouanov, cité par les agences russes.
Michalis Sarris avait rencontré mercredi son homologue russe Anton Silouanov puis le premier vice-premier ministre Igor Chouvalov, sans qu’aucun accord ne soit rendu public. Il avait assuré jeudi à la télévision chypriote qu’il resterait en Russie «aussi longtemps qu’il faudra».
Le premier ministre russe, Dmitri Medvedev, avait indiqué jeudi que la délégation chypriote avait «apporté toute une série de propositions concernant notamment des actifs que la Russie serait intéressée d’acquérir» mais que cette offre ne comprenait «rien de très neuf».
Moscou s’était dit, ces derniers mois, prêt à assouplir les conditions du prêt accordé en 2011, en repoussant son échéance, actuellement fixée à 2016, ou en abaissant les taux d’intérêt. Mais les autorités russes ont été piquées au vif par l’annonce samedi matin d’un plan de sauvetage de Chypre négocié avec l’UE comprenant une taxe – abandonnée depuis – sur les dépôts bancaires. Celle-ci risquait de toucher durement les avoirs russes sur l’île.
Les Russes détiendraient selon l’agence Moody’s 31 milliards de dollars (24 milliards d’euros) sur des comptes bancaires à Chypre, soit plus du tiers des dépôts totaux. La banque centrale de l’île a fourni jeudi une estimation plus basse, à moins de 10,2 milliards d’euros.
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La patience des Européens a des limites, avertit Merkel
La chancelière allemande Angela Merkel a averti que la patience des Européens sur le plan de sauvetage de Chypre avait des limites, selon des députés de sa majorité devant qui elle s’est exprimée vendredi.
La chancelière a prévenu Chypre qu’il ne fallait «pas abuser de la patience des partenaires de la zone euro» lors d’une réunion avec le groupe parlementaire des libéraux du FDP, a rapporté à l’AFP l’un des participants.
La chancelière allemande s’est plaint que Nicosie n’avait «pas communiqué avec la troïka pendant plusieurs jours», a encore rapporté l’un des participants à cette réunion fermée à la presse qui se tenait dans l’enceinte du Bundestag.
Mme Merkel a dit son refus que les caisses de retraites chypriotes soient impliquées dans le plan de sauvetage du pays, comme l’envisagent les autorités de l’île. «L’Union européenne ne doit en aucun cas renoncer à ses principes», a-t-elle ajouté selon ce participant.
Ces propos ont été confirmés par d’autres sources au sein du Parti conservateur (CDU) de Mme Merkel, jointes par l’agence DPA.
Dans un entretien vendredi à la télévision allemande, Volker Kauder, chef du groupe parlementaire des Unions chrétiennes (CDU/CSU) au Bundestag et un proche de Mme Merkel, a estimé que la proposition de Chypre de mettre sur pied un fonds n’allait «pas dans le bon sens» et que le pays «jouait avec le feu».
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a fait part de son côté vendredi de sa «grande inquiétude» face à la situation chypriote qui conduit à «une paralysie dans les décisions de l’Union européenne, qui ne peut être du goût de personne».
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La fermeture prolongée des banques, une mesure rarissime
La fermeture prolongée de l’ensemble des banques d’un pays, comme celle décidée par Chypre entre samedi 16 mars et lundi 25 inclus, est une mesure extrêmement rare, décidée le plus souvent pour éviter des retraits massifs, mais surtout une atteinte à l’ordre public.
«C’est un phénomène qui n’a quasiment pas été rencontré depuis la fin du XIXe siècle et le début du XXe», explique Hervé Alexandre, professeur à l’Université Paris-Dauphine.
Le fait qu’il n’ait plus été rencontré que très occasionnellement tient ainsi principalement au fait que, depuis une centaine d’années, la plupart des pays ou des zones monétaires se sont dotées de banques centrales.
Elles agissent comme prêteur en dernier ressort, c’est-à-dire qu’elles peuvent secourir une ou plusieurs banques défaillantes grâce à des fonds publics, leur laissant ainsi le temps d’être liquidées sans panique.
Pour l’heure les banques chypriotes ne doivent plus leur maintien en activité qu’au minimum de liquidités que la BCE leur consent, dans le cadre du programme d’Emergency Liquidity Assistance (ELA), qui pourrait être immédiatement suspendu dès lundi si le gouvernement chypriote ne parvenait pas à trouver de solution.

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Les Clefs pour Comprendre du Dimanche 24 Mars 2013: Avec Chypre, l’Europe serait-elle sur la bonne voie? par Bruno Bertez
Les Clefs pour Comprendre du Dimanche 24 Mars 2013: Avec Chypre, l’Europe serait-elle sur la bonne voie? par Bruno Bertez
Nous savons, nous savons, ne bondissez pas. Ce n’est pas un paradoxe. Ce n’est ni un reniement, ni un ralliement. C’est une analyse. L’Europe est sur la bonne voie, … mais en marche arrière !
Nous sommes en train de passer, nous semble-t-il, de l’Europe par les nuls à l’Europe par les vicieux. Par vicieux, nous entendons le comportement qui consiste à détourner l’attention en agitant un chiffon rouge scandaleux pour réaliser une avancée dissimulée, bien plus scandaleuse.
La philosophie profonde l’action européenne a été résumée récemment par Juncker. Comme d’habitude, ce sont les gens qui partent à la retraite qui commencent à dire la vérité. Juncker a déclaré: « Nous savons ce que nous avons à faire, mais nous ne savons pas comment être réélus si nous le faisons ». Tout est dit. Les solutions sont connues et simples. Le problème, c’est la politique et singulièrement l’électoralisme. La solution, c’est l’usage du vice.
EN RAPPEL: Mercredi 9 Janvier 2013: Chypre nid d’espions et plaque tournante de ….
EN LIEN: A Chaud!!! du Dimanche 17 Mars 2013 : Chypre, le bail-in un nouveau précédent!!!


Nous analysons la politique européenne face à la crise bancaire, face à la crise des dettes souveraines, comme un long cheminement hypocrite dont l’objectif est, par touches successives, de faire payer les citoyens et les faire payer sous tous les formes possibles et imaginables. Il s’agit de laisser intact l’ordre politique, le (dés)ordre social et, bien entendu, indemne la classe financière ploutocratique et kleptocratique. Tout est fait pour éviter le grand chambardement. Tout est fait pour que d’innovations en innovations, on puisse tondre le public. Il n’y a qu’une différence de degré entre imposer des taux d’intérêt réels négatifs et confisquer, taxer les dépôts bancaires. Dans les deux cas, on réduit la valeur de l’épargne des citoyens. Ceci complète les prélèvements fiscaux .
La crise chypriote pouvait être évitée. Seule l’imbécilité et l’irresponsabilité expliquent qu’il y ait une crise chypriote. La cause de la crise chypriote, c’est l’exposition du système bancaire de ce pays à la dette grecque. La dette grecque a été restructurée. Les banques chypriotes ont enregistré des pertes colossales que l’on peut chiffrer à 10 milliards d’euros. Le traitement de la crise grecque par l’Europe a délibérément mis en faillite le système bancaire chypriote. 10 milliards d’euros, cela représente 60% du GDP de Chypre. Le total de bilans de l’ensemble des banques de l’ile représente 7,2 fois le GDP.
C’est donc en toute imbécilité ou en tout cynisme que l’on a plongé Chypre dans la crise bancaire. Certains commentateurs ont considédré que la Chypre était le Lehman de l’Europe. Nous nous rallions à cette idée. Aux états Unis , la mise en faillite de Lehman était volontaire , voulue. On a essayé de faire un exemple et de tester ce que cela faisait.
Nous ne sommes pas loin de penser que c’est la meme chose avec Chypre. On peut se demander, d’une part pourquoi cela a été fait, d’autre part pourquoi rien n’a été fait pour prévenir la crise. Enfin, quels sont les objectifs européens en agissant de la sorte. Quand nous disons européens, bien entendu, nous visons 1) Merkel 2) l’internationale noire de la kleptocratie 3) les eurocrates.


(Source)
| Figure 1: Non-Financial Debt |
![]() |
| Source: BIS Paper, “The Real Effect of Debt”, Stephen G Cechetti, MS Mohanty and Fabrizio Zampolli |
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Nicolas Doze/BFM : Chypre va-t-il devoir passer au rouble ?
Nicolas Doze/BFM : Chypre va-t-il devoir passer au rouble ?











































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Réfléchissons un peu par Charles Gave
Réfléchissons un peu par Charles Gave
AVANT PROPOS DE BRUNO BERTEZ
Un paramètre fondamental, mais dont l’analyse est complexe.
D’abord parce que trop souvent négligée,
Ensuite parce que nous sommes peut-être à un point d’inflexion,
Ensuite parce la liquidité est au centre de la préoccupation des marchés.
C’est une évidence que le système monétaire international est idiot. Le professeur Triffin, l’a expliqué et démontré en son temps: faire dépendre le volume des liquidités internationales des déséquilibres d’un pays est une aberration intellectuelle et cette aberration sera, un jour source de catastrophe.
Jusqu’à présent on s’est inquiété de l’excès de liquidités, c’est à dire de la surabondance de dollars produits par les déficits américains. Il y aura un jour ou l’on s’inquiétera de l’inverse.
Le monde global non seulement dépend du dollar comme base de ses réserves et de ses liquidités, mais il est vendeur colossal de dollars, il est short: A force de faire des emprunts en dollars, les firmes et les pays se retrouvent acheteurs potentiels de dollars pour pouvoir procéder aux remboursements.
Les Etats-Unis ont déjà du à plusieurs reprises accorder des swaps en dollars afin d’éviter des catastrophes, en particulier aux banques européennes. C’est un avant-gout.
L’évolution des statistiques de réserves internationales ne va pas, pour l’instant dans le sens de la pénurie de dollars, loin de là. Elles continuent de progresser bien au-delà de la croissance des GDP et de la production et circulation de richesse.
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Grâce aux déficits américains, les pays engrangent des réserves qui servent de base à leur propres agrégats monétaires. C’est grâce à ce phénomène que les émergents ont émergé, et à cause de ce phénomène qu’ils ont du après 2008, mener des politiques anti-inflationnistes, les dollars crées par les Américains se déversant chez eux.
Nous pensons qu’il faut prendre le papier de Charles Gave non comme une prévision, mais comme un cadre de réflexion.
Pourquoi?
-Parce que la chose monétaire est complexe et tout le monde improvise, s’adapte et invente sans référence historique, nous sommes dans la Great Experiment! Le recours colossal au leverage, les repos, la réhypothecation des collatéraux ont créé un monstre que personne ne connait. On ne sait plus ce que c’est que la monnaie. Et puis on la travaille avec des théories fausses. Personne ne comprend le rôle de la spéculation et de la machine infernale qui a été créé par l’hypertrophie des marchés. On ne sait plus vraiment ou se fait, concrètement la création monétaire, ou même de quelle façon. Les marchés ont pris une grande partie du pouvoir de créer de la monnaie, le rôle des banques centrales et des banques commerciales n’est plus vraiment clair.
-Ensuite parce que les phénomènes monétaires sont articulés aux économies réelles , les deux inter-agissent de façon , là aussi complexe. Nous soutenons que la structure de l’économie américaine, de l’économie mondiale, les marges des entreprises, tout cela est, sans que l’on sache bien comment, complètement modifié par le système monétaire actuel, les déficits américains, la surabondance du dollar, l’absence de discipline internationale, et le comportement des pays mercantilistes.
A ce jour l’écheveau est embrouillé et … bien serré.
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Réfléchissons un peu par Charles Gave
Rien n’est plus pénible que de réfléchir tout seul dans son coin, surtout quand une période est aussi agitée que celle que nous traversons. La tentation dans ces moments là est plutôt de réagir à tout événement, important ou pas, et avec violence, plutôt que de réfléchir…
Or, plus les événements apparaissent insensés, moins il faut réagir et plus il faut réfléchir.
Mais qu’est que veut dire « réfléchir » en pratique?
Une chose toute simple: Il faut s’efforcer de faire le tri entre le bruit et les tendances de fond, et pour y arriver, bien sur, il faut s’extraire de l’esclavage du quotidien.
L’une des façons de procéder est de « repérer » une variable essentielle dans le système économique dont il est à peu prés certain qu’elle va connaitre des changements fondamentaux et d’essayer de comprendre quelles seront les conséquences logiques des changements qui vont l’affecter.
Dans cet esprit, il me semble que le moment est venu de consacrer un article à l’une de ces variables, les comptes courants Américains.
Qu’est que « les comptes courants », va me demander le non initié ? La réponse est simple: c’est tout simplement la différence comptable entre ce qu’un pays achète et vend à l’étranger. Autrefois, cela s’appelait la balance commerciale. Et peu de choses ont autant d’impact sur le monde que l’évolution des comptes courants Américains, comme le démontre le graphique ci joint.
Je vais d’abord expliquer la construction du graphique, puis les raisons qui en font un outil très important dans une politique de placement, pour terminer par un essai d’analyse de son évolution (probable) à venir.
Commençons par la construction de notre graphique.
i. Je prends la statistique des comptes courants Américains telle qu’elle est publiée et je divise le chiffre par le PIB US pour calculer le déficit ou le surplus extérieur des Etats-Unis en pourcentage de la richesse créée chaque année dans ce pays, pour pouvoir comparer le déficit ou le surplus à d’autres périodes dans l’histoire des 60 dernières années.
ii. Je calcule la variation de ce ratio sur les 12 derniers mois, en termes absolus.
iii. Je l’inverse, ce qui veut dire que si les comptes courants Américains se sont améliorés depuis un an de 1 % du PIB, le point correspondant sera à +1 % (en dessous de zéro) sur l’échelle de gauche, s’ils se sont détériorés nous serons à -1 (au dessus de zéro).
A ce point, la deuxième question que le lecteur doit se poser doit être : Mais pourquoi est-ce si important?
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07/05/2013 Publié par The Wolf | Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Europe, Indicateur des Marchés, Matières Premières, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Russie | Bruno Bertez, Charles Gave | 9 Commentaires