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Inquiétudes et incertitudes autour de la dette chinoise

Inquiétudes et incertitudes autour de la dette chinoise

Le courtier CLSA a ouvert,le 13 Mai à Pékin, son 18e forum sur la Chine. L’occasion pour les analystes du groupe de présenter leurs points de vue sur la deuxième économie mondiale. Et ce matin, c’est Francis Cheung, qui dirige la stratégie pour la Chine, qui a donné le ton en présentant une étude faisant état d’un risque en forte croissance concernant la dette chinoise. Il a ainsi dressé le tableau d’une économie «droguée» à la dette, comme en témoigne la hausse du crédit de 58% constatée lors du premier trimestre de cette année. Dans la foulée du plan de relance massif décidé fin 2008, le cumul de dette a plus que doublé au cours des quatre dernières années. En faisant la somme des crédits contractés par des institutions publiques (notamment les gouvernements locaux) et privées, Francis Cheung estime qu’elle pèse aujourd’hui 205% du produit intérieur brut (PIB)et devrait atteindre 245% en 2015 . La plupart des estimations tournent autour de ce chiffre.

China debt bubble - GMO - Apr13

Ce niveau est-il élevé? . Il se situe au-dessous des Etats-Unis et de la France, à 250% du PIB, du Royaume-Uni, à 300%, et a fortiori du Japon, qui flirte dangereusement avec la barre des 400%. Mais il est supérieur à l’Allemagne, et très au-dessus d’autres grands pays émergents comme le Brésil, la Russie ou l’Inde. Le risque est donc, note Francis Cheung, d’être coincé dans «la trappe des pays à revenus moyens», car la Chine affiche un endettement digne d’un pays développé à un stade de sa trajectoire économique qui nécessite pourtant d’investir massivement dans un système de retraites et de santé notamment.

Mais plus encore que les niveaux d’endettement, c’est l’efficacité de cette dette qui pose question. En quatre ans, les nouveaux crédits ont été presque trois fois supérieurs à la croissance du PIB. Lorsqu’on fait la somme, chaque année, de tous les nouveaux prêts, y compris informels, on constate que, tendanciellement, la part de l’endettement dans le PIB a crû de plus de 50% en dix ans. Sa moyenne se situait à 19,9% du PIB entre 2002 et 2008. Depuis quatre ans, ce chiffre est passé à 33,1%. Or la croissance chinoise ralentit. Plus de dette et moins de croissance: la trajectoire est donc insoutenable à long terme.

Au final, l’économie chinoise semble nécessiter une quantité croissante d’investissements pour produire une valeur ajoutée constante, et ce au moment où le taux d’utilisation des capacités de l’outil industriel a fortement diminué et suit une courbe globalement descendante depuis une vingtaine d’années. C’est du côté des entreprises que pourraient donc apparaître les problèmes. Plus le temps passe, moins l’investissement dans l’appareil productif est rentable. Attention aux crédits impossibles à rembourser qui viendraient ternir le bilan des banques…

Les autorités peuvent choisir de poursuivre la frénésie de crédit, mais le pouvoir productif de ces dettes s’amenuise de plus en plus. Le produit généré par chaque yuan prêté a été divisé par 2 en 4 ans.

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20/05/2013 Publié par | Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Chinamerica, Cycle Economique et Financier, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Les Echos, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Shadow Banking | 3 Commentaires

L’Edito du-Dimanche-21-avril-2013: Le plan secret des maîtres du monde par Bruno Bertez

L’Edito du-Dimanche-21-avril-2013: Le plan secret des maîtres du monde par Bruno Bertez

Il a fallu longtemps, beaucoup de patience, pour implanter l’idée de la répression financière. C’est maintenant chose faite, tout le monde, y compris le grand public, comprend que la politique des Banques Centrales et des gouvernements est une politique de confiscation. Même les médias les plus bornés comprennent et expliquent à leurs lecteurs que les taux d’intérêt nominaux sont nuls, que les taux réel sont négatifs et, bref, qu’ils s’appauvrissent. Ces médias n’en sont pas encore à montrer que les hausse de taxes, de frais, de commissions, qui touchent toutes les formes de placements, vont dans la même direction: celle de la confiscation du capital. Cela viendra.

    Avec cette prise de conscience, le phénomène discret d’entonnoir se précise et s’amplifie. Qu’est-ce que l’effet d’entonnoir? C’est la canalisation des flux financiers, de l’épargne, vers des réceptacles précis, balisés. Un entonnoir, cela collecte large et cela dirige plus étroit. Ce que l’on voit, maintenant que la répression financière est du domaine public, ce sont des incitations à abandonner  les formes d’épargne qui ne rapportent rien et s’érodent au profit de formes qui ont un rendement positif apparent. C’est la fameuse quête du rendement, the « search for yield », la SFY, qui provoque un flux de sortie des placements sans risque vers les placements à risque, comme les actions à haut rendement, les sociétés immobilières à bons dividendes, les emprunts risqués, high yield, etc.

Une digression s’impose. Dans la première phase de la crise de 2008, il y a eu récession financière, les rendements ont été mis à zéro, mais ce n’était pas dans les mêmes conditions ni pour le même objectif. Il s’agissait de faciliter les refinancements des banques en faillite, de drainer les capitaux au profit des Etats. Le grand entonnoir de début de crise avait pour fonction de diriger les flux au profit des gouvernements pour faciliter leur keynésianisme et leur action de soutien des banques.

Non seulement, il n’était pas conçu comme l’entonnoir actuel, mais il n’était pas perçu comme durable, permanent. Il s’agissait de diriger les flux vers le risk-off, les placements sans risques, ceux qui étaient garantis par les gouvernements. On peut dire que c’est par ce biais que l’on a créé le paradigme du risk-on, risk-off, si utile pendant un certain temps. Car il faut le savoir le RONROFF est une création purement intellectuelle géniale, une fois élaborée, théorisée, il a suffi de quelques semaines de construction de corrélations pour que le paradigme soit implanté et incontournable.

Ce que nous voulons souligner par la digression ci-dessus est que sous la même désignation, effet d’entonnoir ou « search for yield », il y a des réalités et surtout des objectifs différents.
Actuellement, la privation de rendement vise bien sûr encore à financer gratuitement les gouvernements, les banques, les agences publiques, à soutenir la valeur des créances irrécouvrables etc., mais on cherche aussi autre chose. Et cet autre chose commence à émerger dans les médias.

On cherche à reflater la bulle immobilière américaine. Nous avons décrit le phénomène. Il consiste à rafler le parc d’immobilier locatif, lequel offre un rendement de 4 à 5%, de le réhabiliter plus ou moins, de constituer un flux de revenus d’une certaine masse, de le titriser comme au bon vieux temps des années 2006, de le faire « rater » par une agence type Moody’s, puis de le vendre à un gogo-caisse de pension, avide de rendement. On établit une sorte de carry qui va dans le sens souhaité par les apprentis sorciers malhonnêtes des Banques Centrales. On refait les entourloupes de 2006. En plus cynique, plus dangereux.

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21/04/2013 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Etats-Unis, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Hedge Funds, Private Equity..., Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Innovation Technologique, scientifique ou financière, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Shadow Banking, Statistiques et Modèles Mathématiques, Zinzins (institutionnels) et Eléphants | | 24 Commentaires

A Chaud!!! Du Mardi 26 Mars 2013: Chypre, le danger se précise…. pour les autres Européens par Bruno Bertez

A Chaud!!! Du Mardi 26 Mars 2013: Chypre, le danger se précise…. pour les autres Européens par Bruno Bertez 

Nous avons expliqué que l’affaire chypriote pouvait être interprétée comme une répétition, un test, un rodage. Les responsables européens ont fait, en maquette ou modèle réduit une sorte d’exercice de pompier -pyromane. Fermeture des banques, le fameux bank holiday, blocage des comptes et transferts, limitation des retraits, contrôle des mouvements d’argent, usage de la force et des polices-anti-émeutes… Chypre est une ile, elle se prêtait bien à cet exercice, lequel est planifié de puis la restructuration de la dette grecque.  

Ceci a été confirmé ce jour par le président de l’Eurogroupe Jeroen Djisselbloem.

Il a  déclaré : « Le plan de sauvetage élaboré pour Chypre représente un nouveau cadre de résolution des difficultés bancaires de la zone euro et d’autres pays pourraient devoir restructurer leur secteur bancaire » Voila ce qu’il a dit et qui a fait passer les marchés européens de +1,2% à -1,1% en quelques minutes. Le démenti est baliverne.

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Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), a jugé que le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem avait "eu tort" de dire, avant de revenir sur ses propos, que le sauvetage des banques à Chypre pourrait servir de modèle en Europe.

Dans un entretien au Financial Times et à une agence de presse, le président des ministres des Finances de la zone euro avait laissé entendre que la solution apportée à Chypre pourrait être appliquée à d’autres pays fragiles de la zone euro. Quelques heures plus tard, il revenait sur ses propos en affirmant que Chypre était un cas spécifique et que le plan de sauvetage ne saurait servir de modèle au règlement d’autres problèmes à l’avenir.

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 BLACKSWAN DISSELBOOM!

   La place financière est aussi idiote que l’ami Jeroen, elle n’aurait jamais du monter sur le plan Chypriote qui est la plus belle tentative que l’on pouvait imaginer pour relancer le tail risk en Europe. Hélas les journaux sont nuls et  les commentateurs boursiers professionnels le sont encore plus: Il faut des bévues énormes pour leur faire comprendre le sens d’une décision Européenne. 

Nous avons expliqué ce week- end que l’Europe changeait de doctrine, elle essayait de limiter les bail out par les contribuables, en contrepartie elle cherchait le bail-in. 

Qu’est ce que le bail-in?

C’est le fait de faire payer le sauvetage des banques par tous ceux qui contribuent à son passif. En clair : les actionnaires, les obligataires, les déposants non garantis. 

Ceci peut être fait , on vient de la voir avec la supercherie vicieuse Chypriote sans vote démocratique , alors que la taxe initiale, elle nécessitait un vote. On a trouvé la parade. 

Nous sommes pour le bail-in, ceux qui ont pris des risques, actionnaires, obligataires juniors et seniors doivent payer. Nous sommes formellement contre le bail in par les dépôts qu’ils soient garantis ou non . 

 Pourquoi? Parce que les comptes des banques sont faux. Les comptes des banques sont faux, archi faux, on comptabilise les dettes  souveraines comme si elles valaient le pair, comme si elles étaient sans risque : Mieux même certaines banques les revalorisent.  

Ceci empêche les déposants de choisir leur banque en toute connaissance de cause. Les pouvoirs, la Banque Centrale, le gouvernement dissimulant les risques, ils n’ont pas le droit de dire : Vous saviez !!! 

Tous les dépôts sont sacrés dès lors que les comptes des banques sont frauduleux et que les institutions  de supervision et le pouvoir politique sont complices ET couvrent. 

En 1932 la Commission Pecora a ouvert une enquête sur les responsabilités et les causes de la crise. Il faut d’ores et déjà prendre date et constituer les dossiers, il y aura des commissions Pecora à la fin de la crise, tous comme il y a eu l’épuration à la fin de la guerre. Les ministres des finances, les banquiers centraux ont du souci à se faire.

Note : le terme de « bankster » que certains s’approprient sans vergogne a été précisément construit par Ferdinand Pecora. Rendons à César ….

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"Cela fait presque deux ans que l’on sait que Chypre se trouve dans une situation intenable. Malgré cela, la mise en œuvre du plan de sauvetage a été marquée par un extraordinaire degré d’improvisation. Les premières décisions ont été si manifestement inappropriées qu’il fallut immédiatement reprendre les discussions. Au passage, la crédibilité de la zone euro, déjà mal en point après tant d’erreurs précédentes, a encore baissé, au point que la survie de l’euro devient de plus en plus menacée.

Les banques chypriotes ont subi de lourdes pertes parce qu’elles avaient beaucoup prêté à la Grèce, à son gouvernement et à ses banques. Lorsque la Grèce est entrée en crise, les banques chypriotes n’ont pas liquidé leurs avoirs, sans doute pour des raisons politiques. De ce fait, elles ont été les premiers perdants lorsqu’une partie de la dette publique grecque a été annulée il y a environ un an. Depuis ce temps-là, il fallait faire quelque chose. Rien n’a été fait parce que l’on attendait l’élection d’un nouveau président. Trois semaines après l’élection, ce fut chose faite, mais de la plus mauvaise des manières possibles.

Techniquement, il n’y a pas de grande difficulté. Depuis longtemps on a acquis une grande expérience en matière de reconstruction d’un système bancaire qui s’est effondré. Le principe est le suivant. D’abord, on évalue les pertes. Ensuite, on détermine qui va les absorber. Les premiers perdants sont les actionnaires; si le trou dépasse le capital de la banque en faillite, les actionnaires perdent tout, comme c’est le cas pour chaque entreprise. Les seconds sont ceux qui ont fait des prêts dits juniors, sans priorité explicite. Si le montant de ces prêts ne suffit pas à boucher le trou qui reste, les investisseurs perdent tout et on passe à la troisième catégorie, celle des prêts dits seniors parce qu’ils ont été identifiés comme tels au moment où ils ont été mis en place. Là encore, les investisseurs perdent tout ce qui est nécessaire pour finir de couvrir les pertes. Si cela ne suffit toujours pas, il reste les dépôts bancaires. Ils devront être ponctionnés jusqu’à ce que les pertes aient été entièrement absorbées. A ce stade, il est bon de noter qu’un dépôt bancaire est techniquement un prêt.

C’est simple et logique, mais ça ne se passe pas toujours ainsi, pour beaucoup de mauvaises raisons et pour une bonne raison. Les mauvaises raisons sont toujours les mêmes: certains des perdants potentiels (actionnaires, investisseurs seniors ou juniors) trouvent des arguments pour convaincre les autorités que c’est une mauvaise idée de les «lessiver». Ils vont évoquer des risques de contagion, de récession, de fuite des capitaux, etc., mais ils utilisent toujours leur proximité avec les autorités, et des moyens de pression inavouables, pour obtenir que l’on fasse plutôt appel aux contribuables pour couvrir au moins une partie des pertes. C’est ce qui s’est passé en 1995 lorsque le Crédit Lyonnais s’est effondré: les contribuables français ont largement sauvé la mise des investisseurs jugés trop stratégiques pour subir des pertes importantes." Par Charles Wyplosz/Telos

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BRUNO BERTEZ Le Mardi 26Mars 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON:

POUR RAPPEL: Le secteur bancaire de Chypre en chiffres

Le montant total des dépôts dans les banques à Chypre s’élève, selon des statistiques de la Banque centrale et des Coopératives bancaires citées par l’Association des banques de Chypre, à 70 milliards d’euros

La Bank of Cyprus et la Laïki Bank Group – qui sera fermée dans le cadre d’un plan de sauvetage européen de Chypre -sont les deux principales banques de l’île. Le secteur financier représente une part essentielle de l’activité économique du pays.

Le montant total des dépôts dans les banques à Chypre s’élève, selon des statistiques de la Banque centrale et des Coopératives bancaires citées par l’Association des banques de Chypre, à 70 milliards d’euros (85,6 milliards de francs), dont 15 milliards dans les très nombreuses agences coopératives qui émaillent tout le territoire. Les avoirs russes sur l’île sont estimés par l’agence Moody’s à 24 milliards d’euros, soit plus du tiers des dépôts.

Le secteur bancaire de Chypre emploie plus de 20 000 personnes, dont près de la moitié à Chypre, les autres travaillant dans les filiales à l’étranger, notamment en Russie, de la Bank of Cyprus et de la Laïki.

Le secteur bancaire de l’île et les services financiers qui y sont liés représentent environ 45% du produit intérieur brut (PIB) de Chypre (17,5 milliards d’euros) et le secteur bancaire seul environ 30%, d’après un haut responsable de la Bank of Cyprus.

Selon des données publiées en septembre par le Fonds monétaire international (FMI), Chypre abritait en 2011 la plus grande concentration de banques commerciales au monde.

Quelques chiffres

Voici quelques chiffres pour les trois principales banques, selon le rapport 2011-2012 de l’Association des banques de Chypre.

La Bank of Cyprus compte 583 agences, dont 137 à Chypre. Elle est fortement implantée en Russie avec 199 filiales, en Grèce (188) et en Ukraine (42). L’établissement emploie 11 326 personnes, dont 3239 à Chypre. En mars 2012, il représentait 36,7% (975 millions d’euros) de la capitalisation boursière de Chypre.

La Laïki Bank Group dispose de 116 agences. Elle est présente dans dix pays, dont la Russie, l’Ukraine, la Serbie, Guernesey et la Grèce. Elle compte 2362 collaborateurs à Chypre, plus quelque 8000 à l’étranger, selon un responsable. En mars 2012, l’institut représentait 17,3% (460 millions d’euros) de la capitalisation boursière à Chypre. D’après un haut responsable, à fin décembre 2012, le montant de ses dépôts atteignait 9,2 milliards d’euros, soit 13,2% de la totalité des dépôts à Chypre.

L’Hellenic Bank possède 88 agences, dont 67 à Chypre, 20 en Grèce et une à Moscou et dispose de 1976 employés, dont 1423 à Chypre. En mars 2012, la banque représentait 3,9% (103 millions d’euros) de la capitalisation boursière de l’île. L’Eglise orthodoxe de Chypre est son actionnaire principal avec 30% des parts, d’après le site de l’établissement.

Source ATS Mars 2013

26/03/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Europe, FMI, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Grèce, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vices du Capitalisme, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Répression Financière, Russie, Shadow Banking, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | , | 14 Commentaires

Philippe Béchade(Agora)/ BFM – Vendredi, c’était le jour de mes sorcières bien aimées- Des records du marché actions justifiés ?

Philippe Béchade(Agora)/ BFM - Vendredi, c’était le jour de mes sorcières bien aimées- Des records du marché actions justifiés ?

Les traders à haute fréquence menacent de faire sauter la bourse 

 Par Frédéric Lelièvre, chef de la rubrique Economie & Finance du «Temps» et François Pilet, chef de la rubrique Economie du «Matin Dimanche»

En une décennie, des financiers d’un nouveau genre ont pris le contrôle de la bourse. Les traders à haute fréquence achètent et vendent à la vitesse de la lumière. Ils jurent fluidifier les rouages de la finance. Ils menacent pourtant de gripper l’économie tout entière. Telle est la thèse d’un livre-enquête à paraître le 13 mars. Extrait.

EN LIENS: http://krachmachine.fr/?page_id=2

http://blogs.lecho.be/fairtrade/2013/03/la-faille-inqui%C3%A9tante-de-bats.html#ixzz2NgY56Udm (Et d’une manière générale l’excellent et incontournable Blog de Jennifer Nille Fair Trade spécialisé sur toutes les questions afférentes au Trading à Haute fréquence) 

B A S I L D O N. Les lettres capitales, blanches, se dressent sur une petite butte tapissée d’herbe à l’entrée de cette ville en banlieue de Londres. «On dirait les mêmes lettres qu’à Hollywood, en moins grand», plaisante Tariq Rashid. Confortablement assis à l’arrière d’une grosse berline noire, il indique la route au chauffeur, un peu perdu malgré son GPS. Tariq Rashid, lui, a l’habitude. Cadre de NYSE Euronext, la bourse qui regroupe notamment celles de New York, Paris et Amsterdam, il vient ici tous les mois. Pour s’assurer que ses clients, les traders à haute fréquence, ne manquent de rien dans ce qu’il appelle le «centre européen de liquidité». La formule désigne en réalité le cœur même de la bourse où sont cotées Bouygues, LVMH ou Total.

Depuis longtemps, le Palais Brongniart, à Paris, ne sert plus qu’à des conférences. La corbeille a fermé en 1987. Désormais électroniques, les transactions boursières ont été se loger dans les ordinateurs de la bourse de Paris installés notamment à Aubervilliers, en banlieue nord. Fin 2010, ces serveurs sont regroupés en Angleterre, première place financière européenne. A Basildon, ils ont pris place dans un bâtiment réputé ­ultra-sécurisé et équipé des dernières technologies de communication. Là, dans une zone industrielle de cette cité de 200 000 habitants reconstruite après la Seconde Guerre mondiale, bat désormais le cœur du plus grand marché d’actions et de produits dérivés européen. Et dont le sang irrigue directement les machines surpuissantes des nouveaux vampires de la finance, les traders à haute fréquence.

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16/03/2013 Publié par | BFM, Commentaire de Marché, Etats-Unis, Europe, Formation a la gestion de portefeuille, Hedge Funds, Private Equity..., Le Temps, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Shadow Banking, Trading à «haute fréquence» | | Poster un commentaire

Goldman Sachs: La forte impulsion des opérations en compte propre

Goldman Sachs:  La forte impulsion des opérations en compte propre

La banque d’affaires américaine Goldman Sachs a annoncé mercredi un bénéfice plus que doublé en 2012 et triplé pour le quatrième trimestre, meilleur que prévu grâce à un chiffre d’affaires en forte hausse, dopé par des transactions en propre.

Le bénéfice net part du groupe annuel est ressorti à 7,3 milliards de dollars, soit 14,63 dollars par action, un chiffre supérieur aux attentes des analystes de Wall Street (12,20 dollars).

Le chiffre d’affaires a bondi de 19% sur l’année à 34,2 milliards de dollars alors que les analystes tablaient sur 32,6 milliards seulement, grâce à une bonne performance des activités de banque d’investissement (fusions et acquisitions, émissions de titres, etc.) et d’opérations de marché en propre (contreparties d’opérations de clients) et d’autres investissements en compte propre, ces dernières ayant vu leurs recettes multipliées par quatre. En revanche, les commissions et tarifs sur opérations de marché ainsi que les revenus provenant des activités de crédit ont reculé de respectivement 16% et 25%.

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17/01/2013 Publié par | Agefi Suisse, Brèves de Trottoirs, Etats-Unis, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Shadow Banking | | Un commentaire

Business as Usual: Les banques prêtes à tout pour continuer de spéculer en cachette

Business as Usual: Les banques prêtes à tout pour continuer de spéculer en cachette

Les banques prêtes à tout pour continuer de spéculer en cachette Bloomberg révèle que Goldman Sachs tarde à se plier aux règles imposées à Wall Street. En Europe, le «prop trading» – la spéculation pour compte propre – prend de nouvelles formes, moins visibles. Les deux géants bancaires ont officiellement déclaré avoir mis un terme à ces pratiques il y a plus d’un an

«Nous avons arrêté ces activités.» Non, les «traders» internes n’ont plus le loisir de «risquer [l’argent de la banque] sur ce qu’ils veulent», martelait l’été dernier Lloyd Blankfein, le patron de Goldman Sachs, devant les 400 invités de l’Economic Club de Washington. Promesse qui «aura tout lieu de surprendre les employés d’un département secret, appelée Multi-Strategy Investing ou MSI», écrit mardi l’agence Bloomberg, dans une enquête démontant la façon dont la plus influente des banques d’affaires s’emploie à contourner le tour de vis imposé il y a deux ans à Wall Street. En particulier la règle Volcker visant à limiter le «prop trading» – la spéculation à court terme à l’aide de l’argent des banques – et qui doit entrer en vigueur cette année.

Au terme d’entretiens avec d’ex-collaborateurs, l’agence d’information conclut que cette filiale MSI – en réalité un fonds spéculatif géré en interne – n’a pas de clients et s’occupe de placer 1 milliard de dollars appartenant à la banque. Et dépend du «groupe des situations spéciales», division qui «utilisait l’argent de la banque pour tirer profit d’entreprises en situation de détresse et de taille moyenne». Et qui représentait «un centre de profit majeur, parfois le plus important» du groupe financier. Contacté par Bloomberg, un porte-parole de Goldman Sachs rétorque que l’entité MSI «n’est impliquée que dans des investissements de long terme». Et que si le décret d’application final de la règle Volcker «requiert d’autres changements, nous les introduirons».

La philosophie des multinationales de la finance a-t-elle changé? Les habitudes des années de l’argent fou semblent y prendre d’autres formes, moins visibles. «Dans les faits, ce «prop trading» [spéculation pour la banque, ndlr] perdure sous le couvert d’appellations comme «tenue de marché», «animation de marché» ou «facilitation clients», prévient Christophe Nijdam, spécialiste chez AlphaValue, bureau d’analyse indépendant basé à Paris. Autant de pratiques autorisées par la règle Volcker aux Etats-Unis. Ou par le timide projet de réforme bancaire prévu en France.

En Suisse, UBS a indiqué il y a plus d’un an abandonner le négoce pour compte propre. Le patron de Crédit Suisse évoquait lui aussi la fermeture du «prop trading». Comme celui de Goldman Sachs.

Christophe Nijdam compare ces activités persistantes de «tenue de marché» aux «stocks» accumulés par les magasins pour bien servir leur clientèle: selon qu’il s’agit de Carrefour ou de H&M, ces inventaires tournent entre 15 et 20% du bilan du groupe. Alors que, pour les grandes banques françaises cotées, «le niveau de ces stocks – le bilan de leurs activités de marché – atteint en moyenne 38% du total de bilan en 2011». Une telle accumulation «cache en fait une faible rotation de ces stocks, c’est-à-dire la présence durable de paris directionnels, spéculatifs, destinés uniquement à miser sur la hausse d’une partie de la valeur de ces inventaires», décrypte le spécialiste bancaire d’AlphaValue. Basé à Francfort, un autre analyste du bureau de recherche calcule que, en 2011, ce même bilan des activités de marché représentait encore 47% du total du bilan d’UBS. Et 26% de celui de Credit Suisse.

Par Pierre-Alexandre Sallier/Le Temps 9 Janv13

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/cbc974b8-59c8-11e2-82ee-a7c8cff7b265/Les_banques_prêtes_à_tout_pour_continuer_de_spéculer_en_cachette

09/01/2013 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Bloomberg, Etats-Unis, Europe, Le Temps, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Regulation des Marchés, Shadow Banking | 2 Commentaires

Le monde du « shadow banking »: Le règne de l’opacité en 2 Graphiques

Le  monde du « shadow banking »: Le règne de l’opacité en 2 Graphiques

 Le Conseil de stabilité financière (FSB) a dressé une "carte du monde du secteur des banques de l’ombre", …. Cinquante différents types d’entreprises ont été identifiés, allant de marché monétaire et autres  fonds communs de placement en passant par les sulfureux hors bilans es banques jusqu’au gigantisme affolant de la nébuleuse des dérivés de crédit, Le FSB a maintenant l’intention de se concentrer sur les quelque 10 types les plus courants. Les régulateurs soupçonnent que ces sociétés ont des actifs s’élevant à au moins 20 trillions de dollars sur un total de 67 trillions de dollars ( a rapporter au 62 trillions connus en 2007 juste avant l’alerte Lehman Brothers).  Les États-Unis représentent 35 pour cent de tout cela, l’ensemble du shadow banking étant évalué à près de la moitié de la taille du secteur bancaire traditionnel mondial.

05/01/2013 Publié par | Bloomberg, Brèves de Trottoirs, Der Spiegel, Etats-Unis, Hedge Funds, Private Equity..., Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Mondialisation, Shadow Banking | , | 2 Commentaires

L’Edito du Dimanche 30 Décembre 2012: Nos prévisions scandaleuses pour 2013 et même 2014/ Equivalence, convergence et financiarisation par Bruno Bertez

L’Edito du Dimanche 30 Décembre 2012: Nos prévisions scandaleuses pour 2013 et même 2014/ Equivalence, convergence et financiarisation par Bruno Bertez

 

 EQUIVALENCE

Quand la Chine s’eveillera, elle aura la gueule de bois 

   Les prévisions économiques des professionnels de la banque et des gouvernements réunis sont décevantes; rien de bon là dedans. Alors, la presse et les institutions les plus futées ont trouvé le moyen de publier des prévisions que l’on peut qualifier de délirantes; des prévisions qui, dès le départ, sont censées être improbables ou farfelues. Cela marche, il y a des reprises, cela fait parler, citer, et donc cela produit ce qui est le véritable objectif, des relations publiques. 

L’avantage avec cette formule est que l’on peut se tromper en toute impunité et bonne conscience puisque, par construction, ces textes bizzares n’engagent à rien. Ils sont conçus comme cela, étonnants, mais sans garantie.

Nous sommes frappés par la situation des émérgents, singulierement celle de la Chine. Et personne n’en parle, sauf pour dire des âneries du genre « la Chine repart », çà y est.

Heureusement, il y a quand même des gens qui travaillent, qui connaissent le métier de l’économie, qui lisent le Chinois et en tirent de bons travaux. 

Ces gens disent quoi? 

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30/12/2012 Publié par | Another BRIC in the Wall, Art de la guerre monétaire et économique, Asie hors émergents, Behaviorisme et Finance Comportementale, Brazil, Changes et Devises, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Etats-Unis, Europe, Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Japon, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Reuters, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Royaume Uni, Shadow Banking, Statistiques et Modèles Mathématiques, Trappe à Dettes | | 18 Commentaires

La déliquescence des Bourses

La déliquescence des Bourses

Le 18 décembre, deux jours avant l’annonce du rachat de NYSE Euronext par l’InterContinental Exchange, le sénat américain avait tenu une audition sur les dark pools.

Les patrons des Bourses (dont Duncan Niederauer) y avaient dénoncé la prolifération de ces plateformes qui siphonnent les volumes de transactions des marchés réglementés.

La plus grande de ces dark pools est celle de Credit Suisse, Crossfinder, qui traite 1,8% des volumes de transactions en actions outre-Atlantique selon Rosenblatt Securities. Sigma X, la plateforme de Goldman Sachs (l’ancien employeur de Niederauer) vient en seconde position.

Lors du flash crash du 6 mai 2010, plusieurs observateurs avaient noté que toutes ces plateformes alternatives, aussi appelées internaliseurs d’ordres, ont cessé de fonctionner et dirigé tous leurs ordres vers la seule place qui restait ouverte: le New York Stock Exchange. C’est un miracle ce jour-là que le système informatique du Big Board n’ait pas lâché face à cet afflux.

Les marchés américains ont aussi découvert que plus d’une centaine d’internaliseurs d’ordres fonctionnent.

Le problème avec ces fuites de volumes hors des Bourses repose sur la formation des prix.  Sur les dark pools, à moins de certains arrangements avec le broker, le client ne sait pas quel prix il va payer pour son ordre. Et le client n’a pas souvent le choix quant à la place d’exécution de son ordre.

En Europe, le problème est moindre, bien que les marchés d’actions subissent une montée inquiétante des volumes de transactions de gré à gré (hors marché) depuis 2007. La part de celle-ci s’élève à environ 40% des volumes de transactions sur les marchés européens. Et ces volumes sont notamment exécutés par les Crossing Networks (le petit nom donné aux dark pools des banques).

La régulation européenne veut que celles-ci rentrent dans une case régulée. Pourtant, ces crossing networks ont vu le jour avant l’entrée en vigueur de MiFID I en novembre 2007, qui prévoyait déjà des status régulés pour les plateformes concurrentes des Bourses.

La solution préconisée par les patrons de Bourse est canadienne (et on se demande pourquoi le Canadien Carney a été nommé à la tête de la Bank of England…): le trade at rule. Les Bourses canadiennes ont adopté cette règle en mai de cette année. Celle-ci oblige l’exécution des prix sur le marché réglementé sauf si le courtier peut prouver un meilleur prix ailleurs. Et bien sûr, cette mesure fait grincer des dents les associations de courtiers. Aux Etats-Unis, la SIFMA s’oppose aussi à la mise en place d’une telle réglementation.

Tous les courtiers ne s’y opposent pas. Thomas Petterfy, le père du trading à haute fréquence et fondateur d’Interactive Brokers, l’un des plus gros courtiers en ligne aux Etats-Unis, milite pour le retour des ordres sur les Bourses.

Et du côté des associations de défense des actionnaires, Euroshareholders se prononce aussi en ce sens.

Sans cela, les Bourses finiront par disparaître, au profit de places non réglementées, difficiles à contrôler pour les régulateurs car échappant à leur juridiction. Pour l’investisseur final, cela signifie un manque de transparence de ses ordres, et des coûts plus chers, sans qu’il s’en rende compte dans un premier temps.

Et quand on se rend compte qu’on s’est fait flouer, on ne recommence pas la même erreur.

Cela revient à briser le lien entre les investisseurs et les sociétés.

Posté le 24 décembre 2012 par Jennifer Nille/Fair Trade

SOURCE ET REMERCIEMENTS : FAIR TRADE

http://blogs.lecho.be/fairtrade/2012/12/la-d%C3%A9liquescence-des-bourses.html

24/12/2012 Publié par | Echo, Indicateur des Marchés, Innovation Technologique, scientifique ou financière, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Regulation des Marchés, Shadow Banking, Trading à «haute fréquence» | | 2 Commentaires

Le fonctionnement du marché organisé et du marche de gré à gré (OTC)

Le fonctionnement du marché organisé et du marche de gré à gré (OTC)

Lorsque deux parties, un acheteur et un vendeur, souhaitent conclure une transaction, elles peuvent le faire sur deux types de marchés : (1) sur le marché organisé ou Bourse ou (2) sur le marche de gré à gré, aussi appelé over-the-counter (OTC). Sur un marché de gré à gré, la transaction est conclue bilatéralement entre les deux parties, tandis que sur un marché organisé, les contreparties ne négocient pas bilatéralement mais placent des ordres d’achat et de vente, via une société de bourse du type NYSE Euronext ou London Stock Exchange. Cette distinction, qui ne vous semblent peut-être pas majeure à première vue, à pourtant de nombreuses conséquences sur les risques et la transparence des transactions réalisées, principalement sur le marché des produits dérivés. Regardons donc cela en détail.

 

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15/12/2012 Publié par | Commentaire de Marché, Formation a la gestion de portefeuille, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Innovation Technologique, scientifique ou financière, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Regulation des Marchés, Shadow Banking, Statistiques et Modèles Mathématiques | 2 Commentaires

Approximations confondantes/ 67.000 milliards de dollars en shadow banking? Peu crédible

 Approximations confondantes/67.000 milliards de dollars en shadow banking? Peu crédible

Le rapport* du Conseil de stabilité financière à Bâle (FSB) sur le shadow banking a été repris par plusieurs médias sur le ton de l’anxieuse indignation. Il prête  toutefois à confusion tant sur le plan des chiffres que sur celui des concepts.

 

Il est d’abord regrettable que l’appellation «Finance de l’Ombre», traduction française de Shadow Banking, largement utilisée par la presse francophone, ait un parfum si sulfureux. Il ne s’agit en rien de comptes mafieux mais tout simplement de l’ensemble des institutions financières non soumises à la règlementation bancaire ou des assurances. Des activités somme toute légitimes et soumises à des régulations spécifiques. Après tout, le Shadow Chancellor of the Exchequer se traduit par Ministre des Finances de l’opposition, pas par Ministre des Finances de l’ombre.

Au-delà de la sémantique, Olivier Fluke**, analyste-blogueur de talent, s’est penché sur le contenu du rapport lui-même et de la nature du shadow banking.

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02/12/2012 Publié par | Agefi Suisse, Analyse d'un secteur économique particulier, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Hedge Funds, Private Equity..., Indicateur des Marchés, Le Chiffre du Jour, OPCVM et Gestion Collective, Shadow Banking | | 2 Commentaires

Humeur de Loup du Jeudi 22 Novembre 2012 : A propos de la pub du Crédit Agricole par Bruno Bertez

Humeur de Loup du Jeudi 22 Novembre 2012 : A propos de la pub du Crédit Agricole par Bruno Bertez

   Contrairement à ce que l’on pourrait croire aux vues des apparences, nous ne sommes pas systématiquement ennemis des banquiers. Nous avons, nous-mêmes, dans notre jeune âge, été banquier, spécialisé dans l’or, il est vrai, et nous savons, pour l’avoir constaté pratiquement, que la fonction bancaire est absolument irremplaçable dans une économie. La fonction bancaire d’intermédiation entre les agents économiques, la fonction bancaire d’allocation de l’épargne et de sa transformation en capital, la fonction bancaire d’intermédiation dans le temps.

Vous avez remarqué au passage que tout ceci n’a qu’un très lointain rapport avec les fonctions bancaires actuelles, lesquelles se résument à l’exploitation des agents économiques privés et à leur spoliation.

Etant très positif à l’égard de la fonction bancaire, nous n’en sommes que plus à l’aise pour être négatif à l’égard des banques telles que nous les connaissons maintenant.

Nous voyons passer une publicité du Crédit Agricole qui, manifestement, n’est pas trop stupide, car elle tente de modifier l’image que les clients ont de la banque. En clair, les clients, spontanément,  pensent comme nous que les banques sont des voleurs, et  la publicité qui, nous le rappelons, est bien faite, cherche à démontrer le contraire.

 

Mais comme toujours, les publicités sont comme les langues, les meilleures et les pires des choses, et là en l’occurrence, ces publicités non seulement passent à côté de l’essentiel, mais elles sont trompeuses. Signalons en passant que celles de la Société Générale ne sont pas meilleures aussi bien au plan économique qu’au plan moral.

L’axe de la publicité du Crédit Agricole, c’est : nous ne cherchons pas à vous influencer à notre profit. Nous ne vous plaçons pas systématiquement les produits les plus pourris, les plus désavantageux, et ceux qui nous sont les plus utiles à nous. Contrairement à la rumeur, nous ne touchons pas un intéressement sur les produits que nous vous vendons.

La publicité du Crédit Agricole nous fait penser au jeu démocratique actuel. Vous avez le choix entre la peste et le choléra, c’est-à-dire entre l’UMP et le Parti Socialiste. Mais, c’est sûr, nous ne vous influençons pas, vous choisissez.

Vous avez compris qu’en matière bancaire comme en matière de démocratie politique, les choix qui vous sont proposés sont des choix structurellement dirigés contre vos intérêts. Et vous qui nous lisez régulièrement savez bien que ce n’est pas par hasard. Les deux complices banquiers et monde politique sont alliés sur votre dos et ils vous enferment dans des pseudo alternatives pour vous b…ser.

C’est structurellement que la banque vous spolie et vous exploite :

  • 1)      Elle reçoit gratuitement ce qui vous appartient à vous tous, le bien commun, qui n’existe que par votre souveraineté et vos choix, à savoir la monnaie ; elle la reçoit gratuitement et elle l’utilise avec profit sur votre dos. Les spreads entre son coût d’accès à la monnaie et le prix de vos crédits sont considérables alors que la monnaie, c’est vous, contrairement à la propagande, la monnaie n’appartient ni aux banques, ni aux gouvernements.
  • 2)      Cette monnaie, elle est l’intermédiaire de votre spoliation par son émission excessive. La banque est l’agent qui transmet l’inflation qui vous ratisse.
  • 3)      Quand la banque fait des c…..ies, ce qui ne cesse de se produire depuis 30 ans, elle gagne beaucoup d’argent, ses employés et ses dirigeants roulent sur l’or, mais c’est vous qui payez leurs ardoises. Les profits sont pour eux ; eux, sous-entendez la classe des banquiers, les pertes sont pour vous, elles sont socialisées.

Nous arrêtons là l’énumération car nous n’avons pas envie de rentrer dans la technique par laquelle la classe bancaire vous ruine, asphyxie vos entreprises, étouffe votre Etat et force les gouvernements à vous imposer l’austérité provoquée par leur comportement usuraire.

BRUNO BERTEZ Le Jeudi 22 Novembre 2012

llustrations et mise en page by THE WOLF

22/11/2012 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Commentaire de Marché, Douce France, Humeurs de Loups, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Répression Financière, Regulation des Marchés, Shadow Banking, Trappe à Dettes | | 5 Commentaires

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