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Que de chiffres trompeurs Par Jean-Pierre Béguelin

Que de chiffres trompeurs Par Jean-Pierre Béguelin

Nous croulons de plus en plus sous une avalanche de chiffres très souvent faux, peu pertinents et, surtout, mal interprétés, un afflux qui explose en cas de scandale politique ou financier.

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Prenez le cas de M. Cahuzac où certaines accusations poussent des enquêteurs à demander combien doit apporter un Français pour pouvoir ouvrir un compte à Genève. Ces journalistes oublient toutefois qu’il y a compte et compte, vu que la finance privée est fort semblable à la mode. Comme il y a la confection, le prêt-à-porter, les marques de luxe et la haute couture, il y a le dépôt bancaire à diverses échéances, la gestion standard avec fonds de placement, le portefeuille personnalisé et le gérant quasi exclusif. Chaque catégorie coûtant de plus en plus cher à satisfaire, elle requiert évidemment des avoirs de plus en plus fournis. Inutile ainsi de chercher à connaître le prix du ticket d’entrée si l’on ignore la qualité des places achetées, d’autant que la frontière entre ces différents services est poreuse selon la banque ou, même, selon le client. Il reste que 750 000 francs, comme pour M. Cahuzac, ouvrent normalement la porte du prêt-à-porter bancaire légèrement personnalisé sans qu’il soit besoin de chercher des montants dissimulés plus importants encore que – mais je n’en sais pas plus à ce sujet – ceci n’exclut évidemment pas cela.

C’est que les exagérations fleurissent dès qu’il s’agit de secrets, d’affaires financières et d’optimisation fiscale. Le président Van Rompuy ne vient-il pas lui-même de déclarer que l’évasion fiscale coûtait à l’UE 1000 milliards d’euros par an? Mille milliards d’euros par année, soit 10% du PIB européen, c’est là un chiffre difficilement croyable. Si on parle d’une perte d’impôts, le montant des capitaux dissimulés aux yeux du fisc serait colossal. En supposant le revenu de ces placements imposé à 50%, celui-ci s’élèverait alors à 2000 milliards l’an, ce qui nécessiterait, à 5% de rendement, des capitaux s’élevant à 40 000 milliards d’euros, soit plus que les avoirs nets de l’UE dans son ensemble, une impossibilité manifeste.

Non, ce qui est plus vraisemblable, c’est que le président ou ses conseillers ont confondu une perte totale unique avec un manque à gagner récurrent, comme le font presque toujours les politiciens qui promettent de supprimer l’évasion fiscale et les fraudes diverses en mélangeant – sciemment (?) – les flux et les stocks, comme on le dit en jargon. Les premiers sont des entités, telles que les pertes et profits ou le PIB, qui ne sont mesurables que sur un intervalle de temps – on gagne 7000 fr. par mois, on produit 100 pièces à l’heure. Les seconds sont des grandeurs – un bilan, une dette – mesurées et mesurables à un instant précis, au 31 décembre 2012 par exemple. Si ces deux types de données sont parfois liés par des relations comptables, on s’efforcera toutefois d’être prudent en les mélangeant, une précaution qu’érode malheureusement l’habitude de plus en plus généralisée de tout comparer au PIB.

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22/04/2013 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Douce France, Emploi, formation, qualification, salaire, Europe, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Chiffre du Jour, Le Temps, Statistiques et Modèles Mathématiques, Suisse | | Poster un commentaire

L’Edito du-Dimanche-21-avril-2013: Le plan secret des maîtres du monde par Bruno Bertez

L’Edito du-Dimanche-21-avril-2013: Le plan secret des maîtres du monde par Bruno Bertez

Il a fallu longtemps, beaucoup de patience, pour implanter l’idée de la répression financière. C’est maintenant chose faite, tout le monde, y compris le grand public, comprend que la politique des Banques Centrales et des gouvernements est une politique de confiscation. Même les médias les plus bornés comprennent et expliquent à leurs lecteurs que les taux d’intérêt nominaux sont nuls, que les taux réel sont négatifs et, bref, qu’ils s’appauvrissent. Ces médias n’en sont pas encore à montrer que les hausse de taxes, de frais, de commissions, qui touchent toutes les formes de placements, vont dans la même direction: celle de la confiscation du capital. Cela viendra.

    Avec cette prise de conscience, le phénomène discret d’entonnoir se précise et s’amplifie. Qu’est-ce que l’effet d’entonnoir? C’est la canalisation des flux financiers, de l’épargne, vers des réceptacles précis, balisés. Un entonnoir, cela collecte large et cela dirige plus étroit. Ce que l’on voit, maintenant que la répression financière est du domaine public, ce sont des incitations à abandonner  les formes d’épargne qui ne rapportent rien et s’érodent au profit de formes qui ont un rendement positif apparent. C’est la fameuse quête du rendement, the « search for yield », la SFY, qui provoque un flux de sortie des placements sans risque vers les placements à risque, comme les actions à haut rendement, les sociétés immobilières à bons dividendes, les emprunts risqués, high yield, etc.

Une digression s’impose. Dans la première phase de la crise de 2008, il y a eu récession financière, les rendements ont été mis à zéro, mais ce n’était pas dans les mêmes conditions ni pour le même objectif. Il s’agissait de faciliter les refinancements des banques en faillite, de drainer les capitaux au profit des Etats. Le grand entonnoir de début de crise avait pour fonction de diriger les flux au profit des gouvernements pour faciliter leur keynésianisme et leur action de soutien des banques.

Non seulement, il n’était pas conçu comme l’entonnoir actuel, mais il n’était pas perçu comme durable, permanent. Il s’agissait de diriger les flux vers le risk-off, les placements sans risques, ceux qui étaient garantis par les gouvernements. On peut dire que c’est par ce biais que l’on a créé le paradigme du risk-on, risk-off, si utile pendant un certain temps. Car il faut le savoir le RONROFF est une création purement intellectuelle géniale, une fois élaborée, théorisée, il a suffi de quelques semaines de construction de corrélations pour que le paradigme soit implanté et incontournable.

Ce que nous voulons souligner par la digression ci-dessus est que sous la même désignation, effet d’entonnoir ou « search for yield », il y a des réalités et surtout des objectifs différents.
Actuellement, la privation de rendement vise bien sûr encore à financer gratuitement les gouvernements, les banques, les agences publiques, à soutenir la valeur des créances irrécouvrables etc., mais on cherche aussi autre chose. Et cet autre chose commence à émerger dans les médias.

On cherche à reflater la bulle immobilière américaine. Nous avons décrit le phénomène. Il consiste à rafler le parc d’immobilier locatif, lequel offre un rendement de 4 à 5%, de le réhabiliter plus ou moins, de constituer un flux de revenus d’une certaine masse, de le titriser comme au bon vieux temps des années 2006, de le faire « rater » par une agence type Moody’s, puis de le vendre à un gogo-caisse de pension, avide de rendement. On établit une sorte de carry qui va dans le sens souhaité par les apprentis sorciers malhonnêtes des Banques Centrales. On refait les entourloupes de 2006. En plus cynique, plus dangereux.

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21/04/2013 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Etats-Unis, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Hedge Funds, Private Equity..., Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Innovation Technologique, scientifique ou financière, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Shadow Banking, Statistiques et Modèles Mathématiques, Zinzins (institutionnels) et Eléphants | | 24 Commentaires

Selon une étude qui vient d’être publiée par la Cnuced et l’EPFZ,les deux tiers des variations des prix des matières premières sont d’origine financière

Selon une étude qui vient d’être publiée par la Cnuced et l’EPFZ,les deux tiers des variations des prix des matières premières sont d’origine financière

Les deux tiers des variations des prix mondiaux des matières premières sont expliqués par des facteurs d’origine purement financière Selon une étude qui vient d’être publiée par la Cnuced et l’EPFZ, entre 60 et 70% des fluctuations de cours n’ont aucun lien avec les événements réels affectant la rareté – ou l’abondance – des produits de base. Le rôle de la spéculation et du «trading à haute fréquence» est clairement pointé du doigt.

La Cnuced ne lâche pas l’affaire. Un an après une première étude, deux chercheurs de l’agence des Nations unies basée à Genève – ­celle-ci a tenté, en vain, il y a trente ans, de mieux réguler le commerce des produits tropicaux – révèlent à nouveau l’influence de la finance sur les prix mondiaux du pétrole. Mais aussi sur ceux du sucre, du blé, du maïs, du soja. Nicolas Maystre et David Bicchetti se sont associés à Vladimir Filimonov et à Didier Sornette, de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Dirigeant l’Observatoire des crises financières, ce dernier est un spécialiste reconnu de la formation des cours sur les marchés boursiers et de leur «microstructure».

Résultats du filtrage, à l’aide de modèles mathématiques com­plexes, de milliards de transactions enregistrées par Thomson Reuters? Aujourd’hui, moins du tiers des variations de prix des matières premières à court terme peuvent être expliquées par des événements liés à l’économie «réelle». Comme les propos tenus par le ministre saoudien du Pétrole, ou les prévisions de récoltes dans le Midwest.

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04/04/2013 Publié par | Cycle Economique et Financier, Hedge Funds, Private Equity..., Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Regulation des Marchés, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Statistiques et Modèles Mathématiques, Trading à «haute fréquence» | 2 Commentaires

Humeurs de Loup du Samedi 30 Mars 2013: La tarte à la crème à la sauce Moscovici par Bruno Bertez

Humeurs de Loup du Samedi 30 Mars 2013: La tarte à la crème à la sauce Moscovici par Bruno Bertez

  

   Au lendemain de la publication des chiffres calamiteux du déficit français, la campagne de propagande s’est enclenchée. Tout a commencé avec les larbins keynésio-socialistes, quasi fonctionnaires, de l’OFCE.  L’argument est vieux comme le monde keynésien : Si il y a déficit c’est parce que la conjoncture a ralenti, la croissance a disparu.

Ben voyons, quelle surprise! Personne ne s’y attendait… Les keynésiens, OFCE en tète, disent que pour faire de la croissance il faut faire du déficit, mais quand vous tentez de réduire le déficit il n’est pas prévu que la croissance se réduise!  C’est tout à fait par un hasard non prévisible, s’il on suit Moscovici qui reprend l’argument, que la croissance ayant stoppé, le ratio de déficit augmente ou baisse moins que prévu.

A notre avis nos zozos utilisent des modèles manchots, ou dissymétriques, parce sinon ils auraient du en tenir compte. C’est vrai nous oublions, tout ce qui est bien est voulu, tout ce qui est mal est conséquence non voulue, hasard, facteur exogène.

Ah ces braves gens! La vérité et la rigueur n’est pas leur fort!

Du coup voilà qu’ils proposent aux Allemands, aux marchés, et donc à l’opinion française de nous refaire le vieux coup de la séparation du déficit en déficit structurel et déficit conjoncturel!

Mais attention un déficit structurel partiel, tronqué, qui ne tient pas compte du déficit structurel des dépenses sociales, des retraites, un déficit structurel instantané, qui ne se projette pas dans l’avenir.

Ces gens sont des incapables, on le savait, mais il était difficile d’imaginer autant de mauvaise foi. Or le problème est là, on ne peut corriger ses erreurs que si on les reconnait. Si on les nie, aucune chance d’amélioration.

Il faut savoir que Moscovici est un clone de DSK, il a été nommé au gouvernement en tant que tel, pour respecter l’équilibre des courants. DSK c’est le FMI en pire, pire encore que Lagarde, pire que le sinistre Blanchard, donc on nous balance les thèses qui exonère le FMI de ses échecs, de ses théories fausses.

Et la perte des banques à Chypre elle n’est pas conjoncturelle? On leur a imposé une perte de 10 milliards en dépréciant les bonds souverains grecs contrairement aux promesses et affirmations solennelles antérieures! Si ce n’est pas du conjoncturel, c’est du one-shot, de l’instantané, de l’exceptionnel comme on dit, donc il fallait ne pas en tenir compte n’est ce pas? La réalité est que l’on a fait un test doublé d’un ballon d’essai. 

Quand à l’affirmation subsidiaire selon laquelle la France n’est pas rabaissée, qu’elle compte encore, nos zozos devraient lire la presse étrangère dans le texte et ils découvriraient comment , contre l’avis de la France , l’Allemagne et la Finlande sont en train d"imposer le bail-in pour réduire leurs charges de  solidarité.

BRUNO BERTEZ Le Samedi 30 Mars 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON:

30/03/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Allemagne, Art de la guerre monétaire et économique, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Douce France, Europe, Humeurs de Loups, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Chiffre du Jour, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, On a lu, vu et entendu, Statistiques et Modèles Mathématiques, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | | Poster un commentaire

L’Edito du Lundi 18 Mars 2013: Greenspan- De débile à sénile en passant par servile par Bruno Bertez

L’Edito du Lundi 18 Mars 2013: Greenspan- De débile à sénile en passant par servile par Bruno Bertez 

   Alan Greenspan était sur CBNC  vendredi matin, dans le cadre de la grande campagne destinée à embarquer les actions et à permettre au secteur financier de se dégager sur le dos du public et de ses institutions avant la hausse des taux. 

Comme on pouvait s’y attendre, ses propos n’ont pas été diffusés dans leur intégralité, mais dans la partie « utile » seulement. 

  • Voici cette partie utile: 

« La force récente de l’économie peut être attribuée à la hausse des marchés d’actions et à la hausse des prix du logement. Le prix du housing a un potentiel de hausse considérable, les prix des logements ont « botommed » (fait leur plus bas). Les assets sont sous-évalués en regard de la performance et du comportement de l’économie dans son ensemble…. 

Les actions sont considérablement sous-évaluées, selon les standards historiques.

Irrationnelle exubérance serait la dernière phase que j’utiliserais pour qualifier ce qui se passe sur le marché maintenant….

En terme de prime de risque, ce qui mesure l’exubérance ou la non-exubérance, on est très sous-évalué….

La raison pour laquelle le marché n’a pas monté plus, c’est parce qu’il y a des facteurs qui compriment les cours…

Ce n’est pas la Fed qui alimente le rally, fondamentalement, le rally est causé par la suppression du tail-risk européen. » 

Nous avons analysé tellement souvent ce tissu d’imbécilités que nous nous bornerons à quelques remarques. 

Nulle part vous n’entendez prononcer les mots « dettes » et « surendettement »; dans ce système, la dette et le surendettement n’existent pas. 

Dans ce système, les assets n’ont pas de valeur fondamentale, intrinsèque. Elles valent ce que dicte la Fed, c’est à dire le taux des treasuries courts ou longs, plus une prime de risque. On ne s’interroge pas sur les questions de savoir:

- Si les taux courts ne vont pas monter.

- Si les taux longs ne vont pas grimper, et retrouver un niveau naturel.

- Si la chute de la productivité et la hausse des coûts par unité produite ne vont pas accélérer l’inflation, réduire,  les marges des entreprises.

- Si la politique de taux zéro et de monétisation vont encore pouvoir durer longtemps.

- Si les déficits vont pouvoir continuer de s’accumuler.

- Si Blackrock va pouvoir avec ses copains acheter à tour de bras l’immobilier locatif, l’empaqueter comme on a fait avec les subprimes et les revendre au prix fort avec commissions à vos institutions de prévoyance, jusqu’à ce que le taux de rendement du locatif cessent  de supporter le poids des commissions et honoraires. 

Non, les assets en tant que tels n’existent pas, ils n’existent qu’en fonction de leur désirabilité et cette désirabilité est fixée par la politique monétaire (taux, spread et quantité de monnaie), sur laquelle vient se greffer une prime de risque. 

La prime de risque, ce n’est pas le réel et l’incertitude qui la fixent, mais le marché, c’est à dire la rencontre des demandes et des offres de papier telle qu’elle est pilotée par la Fed.  Bref, la prime de risque de Greenspan comme celle de Bernanke évacue le réel, elle est suspendue dans les airs de la tautologie des marchés. La prime de risque selon Greenspan devrait être minima puisque la Fed garantit tout, par son »put », sa promesse de continuer indéfiniment les liquidités et les taux zéro. 

Il n’y a pas de risque réel, uniquement un risque de marché et le marché est tenu par la Fed.

Les taux ne peuvent échapper au contrôle de la Fed, même les taux longs.

Le dollar peut faire tout ce qu’il veut, inflater, spolier, peu importe, il sera toujours désiré. 

Seule concession, la Banque Centrale Européenne n’est pas aussi magique que la Fed, elle ne réussit pas à faire oublier  totalement le tail-risk. Eh oui, la BCE a encore un ancrage allemand dans le traditionnal banking.  

Greenspan vit dans  son monde magique, mais sa caricature de raisonnement est révélatrice, car il nous livre toute nue,  la pensée de Bernanke: le monde n’existe pas. Les stocks de dettes n’existent pas, le pouvoir d’achat des salaires n’a aucune importance, la production n’existe  pas, à la limite, on pourrait s’en passer, la rareté n’existe pas. Seules comptent les perceptions, c’est le règne du signe, du modèle,  et ils sont manipulables à l’infini. Nous sommes au cœur de la crise, la crise de la pensée. 

Cette pensée qui a fait décrocher la valeur des choses; d’abord  du travail, puis de la rareté, de la peine, des conflits  pour la propulser dans les nues sans limites du désir.  Il n’y a pas d’autre valeur des choses que celle que lui assigne  la subjectivité délirante des désirs. Le casino est aussi « utile » que la ferme, que le médecin, que l’école, le tout est que les choses soient désirables .On connaissait  cette perversion en matière de marchandises, que les publicitaires s’efforcent de faire d’autant plus désirer qu’elles sont moins utiles, mais personne ne l’avait théorisé et explicité au niveau des assets.

Sauf nous, à de maintes reprises. La crise de 2008 est une crise de la pensée, de la culture, une crise de l’imaginaire du capitalisme devenu financier. Une crise terrible qui fait prendre les vessies pour des lanternes, les ombres pour le corps, le signe pour le réel. Une crise qui nie le besoin, la rareté, le travail, le temps, la mort. Il n’y a plus de valeur autre  que celle qu’assigne une subjectivité délirante modelée par la propagande, la désinformation et la manipulation des désirs. Il n’y a plus de fond, il n’y a que des interrelations et des corrélations.

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18/03/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, A PROPOS, Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Clefs pour Comprendre, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Statistiques et Modèles Mathématiques, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | , | 5 Commentaires

Olivier Delamarche/BFM, 12 Mars 2013

Olivier Delamarche/BFM, 12 Mars 2013

12/03/2013 Publié par | BFM, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Immobilier, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mon Banquier est Central, Statistiques et Modèles Mathématiques | | 4 Commentaires

Ignorer l’évidence même Par Eric Sprott et Étienne Bordeleau

Ignorer l’évidence même Par  Eric Sprott et Étienne Bordeleau

Pas un jour ne passe sans qu’on entende parler du gouffre financier, du plafond de la dette ou d’une autre impasse politique. Il ne fait aucun doute que certaines de ces questions sont importantes et doivent être résolues, mais, dans le grand ordre des choses, elles sont relativement superficielles.

Comme nous le savons tous, les banques centrales du monde entier ont fait des pieds et des mains pour gonfler leur bilan. Même si des situations exceptionnelles justifient des mesures exceptionnelles, la Figure 1 ci-dessous brosse un tableau plutôt inquiétant. La base monétaire, soit la somme d’argent en circulation dans l’économie, s’est accrue à un rythme incroyable. Depuis le milieu des années 1980, la base monétaire des États-Unis est très stable, représentant environ de 5 à 6 % du PIB. Grâce aux banques à couverture fractionnaire, ce montant était suffisant pour maintenir le taux annuel d’inflation aux alentours de 2 à 3 %. Or, compte tenu de l’effondrement du système bancaire en 2008-2009, la Réserve fédérale américaine a dû accroître la base monétaire. Toutefois, les banques sont maintenant en bien meilleure santé qu’elles l’étaient à cette époque, si bien que les avantages de la politique d’expansion monétaire semblent s’atténuer.

La Réserve fédérale n’est pas la solution à chaque déboire économique et difficulté sociale, et essayer de cacher les véritables problèmes (par exemple, un taux de chômage structurellement élevé, la pauvreté, qui augmente à un rythme effréné, le problème de l’inégalité des revenus, qui n’est pas viable, et l’explosion de l’endettement des gouvernements) en imprimant des billets ne donne rien de constructif.

FIGURE 1 : BASE MONÉTAIRE DES ÉTATS-UNIS, EN % DU PIB

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Source : Banque fédérale de réserve de St. Louis, U.S. Department of Commerce: Bureau of Economic Analysis

Situation de l’emploi

En premier lieu, pendant que nous sommes supposément en pleine reprise économique, environ un Américain sur cinq a recours au programme de coupons alimentaires (Figure 2). Comme le démontre le tableau ci-dessous, cette mesure de la pauvreté a été relativement stable au cours de la dernière année. Cela dit, nous avons du mal à concilier ce point de données avec les manchettes concernant le taux de chômage, qui semble s’améliorer. Nous préférons une mesure du chômage plus juste, communément appelée « U6 », qui tient compte des travailleurs découragés et de ceux qui travaillent à temps partiel contre leur gré. En utilisant cette mesure, nous constatons que, même si le taux de chômage total a baissé, il demeure extrêmement élevé, représentant environ 14 % de la population active. De plus, les statistiques concernant le programme de coupons alimentaires et le taux de chômage total ont tendance à évoluer dans le même sens. Si le nombre d’Américains ayant recours au programme de coupons alimentaires se stabilisait aux niveaux élevés actuels, il s’agirait là, selon nous, d’un signe voulant que le taux de chômage naturel de l’économie américaine soit maintenant considérablement plus élevé qu’il l’était avant la crise. 

FIGURE 2 : LA SITUATION DE L’EMPLOI N’EST PAS AUSSI BONNE QU’ELLE LE SEMBLE

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Source : U.S. Department of Labor : Bureau of Labor Statistics

unemployment 

NFP 

 Inégalité des revenus

En deuxième lieu, l’inégalité des revenus s’accentue graduellement depuis le milieu des années 1980. La Figure 3 présente la proportion des revenus totaux gagnés par la classe moyenne américaine et par la tranche de 5 % représentant les ménages les mieux nantis. À la fin de 2011, ce dernier groupe empochait plus de 22 % du revenu total gagné au pays, et la tranche de 20 % du milieu (littéralement, la classe moyenne) avait reçu moins de 15 %. Cette situation, de concert avec le niveau du taux de chômage, démontre que la majorité de la population américaine a perdu du terrain, et ce, au profit des plus riches. Dans une société dont 70 % de l’activité économique repose sur la consommation, ce tableau n’est pas de bon augure, puisque les plus riches ne dépensent habituellement qu’une petite partie de leur revenu. Pour couronner le tout, la récente entente afférente au « gouffre financier » vient tout juste de réduire davantage le revenu disponible en augmentant de 2 % les déductions à la source relatives aux services sociaux de tous les travailleurs, soumettant ainsi la classe ouvrière et ses dépenses discrétionnaires à des pressions accrues. (Se reporter à la Figure 3).

FIGURE 3 : PROPORTION DU REVENU TOTAL REÇUE PAR LES MÉNAGES

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Source :  U.S. Census Bureau, « Current Population Survey, Annual Social and Economic Supplements »

Endettement des gouvernements

Un autre problème évident réside dans l’endettement du gouvernement fédéral. La méthode de comptabilité de caisse que le département du Trésor des États-Unis utilise actuellement minimise considérablement son déficit et ses engagements futurs. Selon certaines estimations, les engagements non capitalisés actuels du gouvernement fédéral s’élèvent à environ 222 billions de dollars, et son déficit a augmenté de près de 11 billions de dollars entre 2010 et 2011, ce qui représente environ 70 % du PIB total des États-Unis1.

Nous pouvons effectuer de simples calculs en utilisant le document « Financial Report of the United States Government – 2012 » publié par le département du Trésor, qui donne une répartition détaillée de ses engagements financiers futurs en matière de soins de santé, de sécurité sociale et d’autres services gouvernementaux2. Ce rapport est similaire à celui que chaque entreprise doit présenter en vertu des principes comptables généralement reconnus des États-Unis.

Évidemment, les données comptables peuvent toujours être « manipulées » de façon à donner une meilleure image de la situation réelle. Ce problème est encore plus grave lorsque l’on doit poser de nombreuses hypothèses, comme celles afférentes à la comptabilisation des régimes de retraite et des avantages sociaux (c.-à-d. la sécurité sociale et les programmes Medicaid et Medicare). La société ShadowStats a apporté les ajustements nécessaires et constaté que, pour 2012 seulement, le déficit s’élève à 6,9 billions de dollars3, ce qui représente environ 45 % du PIB annuel. Quoique très louable, le marchandage actuel des dirigeants pour réduire le déficit d’une maigre somme de 2 billions de dollars sur 10 ans ne représente que la pointe de l’iceberg.

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09/03/2013 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Europe, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Répression Financière, Retraite, Démographie et Vieillissement, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Statistiques et Modèles Mathématiques, Trappe à Dettes | | 2 Commentaires

Les Clefs pour comprendre du Mardi 26 Février 2013: Bruno Bertez voit des kleptos partout même dans les lasagnes

Les Clefs pour comprendre du Mardi 26 Février 2013:  Bruno Bertez voit des kleptos partout même dans les lasagnes

Le Bertez, il ne joue pas du piano debout, il voit des kleptos partout!

Les lasagnes, le cheval et l’ordre social, économie au quotidien.

    Un peu d’économie au quotidien. Vous avez conscience de certaines articulations théoriques en matière économique. Vous comprenez le lien entre la hausse des prix, les salaires, le pouvoir d’achat, les indexations, les taux d’intérêt etc. Mais souvent, cela s’arrête là, Il y a une coupure soigneusement entretenue entre votre vie de tous les jours et l’économie. On a réussi, avec l’aide des politiciens, des médias, des syndicats à séparer les deux; la vie et la pseudo science économique. Le seul domaine ou vous faites à peu près le rapprochement, c’est celui de votre épargne, vous savez que l’on vous vole par des taux réels spoliateurs. 

L’affaire de la viande de cheval dans les lasagnes émeut toute l’Europe. Dans un premier temps, nous n’avons guère été intéressés par cette histoire car, d’une part,  nous sommes d’un pays où l’on mange quotidiennement de la viande de cheval et, d’autre part, nous avons flairé tout de suite la récupération médiocre dont ce soi-disant scandale allait faire l’objet.

Nous nous bornerons donc à quelques remarques :

-        D’abord la France et toute l’Europe ont chaussé les patins de la Grande Bretagne et se sont scandalisés de la présence de viande de cheval dans des plats qui n’étaient pas censés en comporter, alors que ces mêmes pays consomment régulièrement du cheval ; il faut noter que cette viande à tort ou à raison a la réputation d’être plus saine que le bœuf.

-        Ensuite, les constructivistes étatistes et dirigistes en tous genres n’ont pas manqué de saisir l’occasion d’augmenter leur pouvoir, et leurs ressources donc, en prônant de nouveaux contrôles, de nouvelles réglementations, de nouveaux étiquetages. Tout cela étant évidemment créateur d’emplois pour leur classe sociale, celle des fonctionnaires étatistes; et à l’inverse au détriment des salariés normaux du privé exposés à la concurrence, puisque les produits fabriqués par le privé vont se trouver surchargés par de nouveaux coûts. Cela permettra une fois de plus de peser sur l’emploi et les salaires. De détruire les structures de production locales, régionales et nationales,  dans lesquels s’incarne  un ordre social… et des votes traditionnels. Ainsi en Suisse on encourage maintenant l’implantation des discounteurs comme Lidl et Aldi.

-        Enfin, et celle-ci cette fois est de portée générale, nous vous invitons à y réfléchir. A y réfléchir à la lueur de nos multiples développements sur ce que nous avons appelé le système des équivalences. Nous avons expliqué que le pouvoir du Système est en dernier ressort le pouvoir d’imposer des équivalences sur des choses qui ne le sont pas. Exemple : un homosexuel = un hétérosexuel, un marginal équivaut à un bon citoyen, une viande hallal vaut une viande d’animal abattu de façon traditionnelle. 

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26/02/2013 Publié par | Analyse d'un secteur économique particulier, Art de la guerre monétaire et économique, Cela se passe près de chez vous, Commentaire de Marché, Douce France, Europe, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vices du Capitalisme, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Royaume Uni, Statistiques et Modèles Mathématiques | | 5 Commentaires

Les Clefs pour Comprendre du Samedi 2 Février 2013 : Les Banquiers, la Finance contre les Marchés, contre les Citoyens par Bruno Bertez

Les Clefs pour Comprendre du Samedi 2 Février 2013 : Les Banquiers, la Finance contre les Marchés, contre les Citoyens par Bruno Bertez  

Nous ne cessons de démontrer que les banquiers et la finance moderne en général, sont responsables de la crise. Coresponsables avec les, leurs complices de gauche et de fausse droite, dont ils ont financé les largesses et la démagogie. A la faveur de politiques monétaires laxistes et de taux trop bas, les gouvernements se sont surendettés, ce qui a constitué le socle sur lequel s’est construite la finance moderne. Le surendettement des états, leur insolvabilité étant patentes (rappelez vous la faillite de Michel Sapin), le couple maudit banques-états est en faillite. ¨

EN LIENS: Les Clés pour Comprendre du Vendredi 1er Février 2013: Laval, nous voilà ! Par Bruno Bertez

Nicolas Doze/Jean Marc Daniel/ BFM- Sur le couple maudit Etats/Banksters

Les Clefs pour Comprendre du Samedi 2 Février 2013: « Stay away of the public eye » par Bruno Bertez

MARIO MAGNIFICO 

   Pour que les usuriers fassent le plein de leurs créances, il faut que les citoyens rendent gorge, se serrent la ceinture. On impose l’austérité. C’est l’histoire qui marche sur la tète.  

Avant les rois confiaient la collecte des impôts aux fermiers généraux, maintenant les états sont les fermiers généraux qui collectent les impôts pour les banques! 

Nous avons démontré que la nuisance des banques allait encore au delà. En effet en imposant l’austérité, c’est à dire la déflation, on renforce le change, l’euro monte. Il monte alors que l"Europe est malade et que le chômage est voisin, en chiffres trafiqués par les désinscriptions, de 12%. Politique de déflation, on appelle cela les dévaluations internes, pour créer la confusion, car les « politiques déflation » … font monter le change, ce qui est le contraire de dévaluer. Les banques sont d’un cynisme absolu, ainsi Goldman Sachs à le culot de préciser que la dévaluation interne dont a besoin la France est de 30%.

Nous affirmons que la politique suivie, politique de déflation doit, pour ne pas conduire à la catastrophe, être complétée par une dévaluation de l’euro significative et non par une appréciation. Ceci est contraire à nos choix fondamentaux de monnaie saine et forte, mais quand le vin est tiré il faut le boire, ce qui veut dire que, quand on a choisi cette politique de déflation interne, il faut dévaluer à l’externe. La déflation de Pierre Laval a disloqué la société française, conduit au Front populaire, coupé la France en deux, favorisé la montée des extrêmes. Le pays ne s’en est jamais remis. Les uns choisissant le modèle soviétique, les autres le fascisme ou la Révolution Nationale. Dans les deux cas, la Peste.

La montée du chômage est inscrite dans la politique suivie, et cette politique vient ajouter ses effets au chômage tendanciellement croissant provoqué par la sous compétitivité du système français, la mauvaise spécialisation économique et le poids des secteurs abrités. 

Le crime des banquiers est impardonnable , ou plutôt les crimes des banquiers sont impardonnables.

  • -Ils sont responsables de la crise financière de 2008.
  • -Ils sont responsables du « bust » de l’économie, de la crise économique.
  • -Ils captent les profits de la production et amputent les possibilités d’investissement.
  • -Ils entretiennent les inégalités en faussant l’accès au crédit au profit des kleptocrates.
  • -Ils dévalorisent le système capitaliste en le dévoyant à leur profit.
  • -Ils n’accomplissent aucun service public, même en matière de paiement.
  • -Ils ne servent que les intérêts de leur « top management » auto-coopté.
  • -Ils trahissent leur charte morale vis à vis de leurs clients, au profit de l’état
  • -Ils truquent leur comptabilité avec leurs modèles d’évaluation- maison
  • -Ils imposent une création monétaire effrayante par les banques centrales pour être maintenues en vie.

 Et maintenant, en plus, ils précipitent la dislocation sociale. 

Si vous pensez que nous sommes sévères, lisez un texte publié par le Levy Economics Institute of Bard College, , le working paper 662 rédigé par un des rares spécialistes de la question bancaire et de la finance dite moderne , L Randall Wray.

BRUNO BERTEZ Le Samedi 2 Février 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON 

02/02/2013 Publié par | Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Douce France, Etats-Unis, Europe, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Statistiques et Modèles Mathématiques, Trappe à Dettes | , | Poster un commentaire

A Chaud!!! du Lundi 21 Janvier 2013: Bernanke persiste et signe, il est le meilleur! par Bruno Bertez

A Chaud!!! du Lundi 21 Janvier 2013:  Bernanke persiste et signe, il est le meilleur! par Bruno Bertez

Le Chairman était invité la semaine dernière par l’Université du Michigan dans le cadre des entretiens de la Gerald Ford School of Public Policy. Suffisant, prétentieux, il n’a aucun doute; il est le meilleur, il a sauvé le monde grâce à ses recherches sur la crise des années 30. Elles lui ont permis le bon diagnostic, les bonnes mesures. Il ne s’est pas laissé prendre au piège de la déflation de la masse monétaire et de la déstabilisation des banques. Grâce aux travaux académiques de Monsieur Bernanke, "La Fed s’est opposée activement à la contraction des agrégats monétaires et elle a pris des mesures fortes pour stabiliser le système bancaire». Tout cela a pu être fait parce que l’on avait appris les leçons de 1930, entendez par là, parce que Bernanke avait appris ces leçons bien sur.

    Par ailleurs, le Chairman souligne que dans les années 30, la coopération internationale n’était pas très bonne et les différents pays ont pris des mesures qui, en fait ont aggravé la crise. Bernanke ne doit pas vivre dans le même monde que nous et doit certainement ignorer la guerre monétaire, même plus subreptice, même plus dronesque ,  qui se développe depuis deux ans. Il ne reçoit pas les nouvelles du Japon et ne lit pas la presse chinoise, brésilienne ou russe. 

Si l’on suit Bernanke dans son autosatisfaction, on croit comme lui que tout va bien, dans le meilleur des mondes : La reprise est lente mais elle est là! Les seuls problèmes ce sont les discussions sur le plafond de la dette, et le risque de coupes excessives dans les dépenses. 

Interrogé sur les risques de déstabilisation financière provoqués par la taille du bilan de la Banque Centrale, les taux d’intérêts nuls, la surabondance des liquidités, les effets négatifs de la spéculation, les menaces inflationnistes, il balaie tout cela d’un large revers de la main : Pas de problème, j’assure ! Il est content de l’emballement de la spéculation effrénée sur le logement, des hausses vertigineuses de prix des maisons, tout cela constitue  "un facteur positif qui va nous aider à avoir une meilleure année". 

Et l’inflation? Vous avez dit inflation? Aucun risque "J’ai les outils pour contrôler toute menace de prix trop élevés". Lesquelles? nul ne sait, mais si c’est la hausse des taux et le resserrement monétaire, alors il y a du souci à se faire pour la stabilité financière. La stabilité financière, parlons en, aucun problème non plus, "Nous avons les organes de surveillance et de contrôle pour faire respecter les limites de risque", il suffit de contrôler tout cela régulièrement. Pas question d’utiliser la politique monétaire pour calmer d’éventuels dérapages, la politique monétaire est, on s’en doute parfaite, on ne l’utiliserait qu’en tout dernier ressort.

Incroyable mais vrai, nous n’inventons rien.

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21/01/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Etats-Unis, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Statistiques et Modèles Mathématiques, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | , | 2 Commentaires

A Chaud!!! du Mardi 8 janvier 2013: De Gaulle aurait dit : douze balles dans la peau !

 A Chaud!!! du Mardi 8 janvier 2013:  De Gaulle aurait dit : douze balles dans la peau !

Pour être bien sur que personne n’y ferait attention , le FMI a mis en ligne une note terrifiante le 3 janvier.

Le FMI reconnait s’être trompé dans ses calculs sur les incidences économiques des consolidations fiscales- en clair politique d’austérité- et admet que le multiplicateur fiscal qu’il a employé était inadapté, trop faible. 

En clair toujours, cela veut dire que les calculs qui ont été faits pour fixer les directives d’austérité en Europe étaient faux et que la relation- le multiplicateur fiscal- que les économistes ont employé était sous estimé! 

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Le «multiplicateur budgétaire» était jusqu’à présent, et de manière générale, évalué autour de 0,5. Ainsi, pour chaque baisse de dépense de 1%, la croissance se voyait amputée de 0,5%. Mais «la recherche économique récente, déclarait déjà Olivier Blanchard début novembre 2012, montre qu’avec l’environnement actuel de mollesse économique, de politique monétaire dont les taux sont bloqués à zéro et d’ajustement budgétaire mis en place parallèlement dans plusieurs pays, les multiplicateurs pourraient être bien plus élevés que 1». D’après le Wall Street Journal, le nouveau coefficient a employer serait plus proche de 1,5. (signifiant qu’une baisse de 1 euro des dépenses du gouvernement aboutit à une baisse de 1,5 euro du PIB).

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Le sinistre Olivier Blanchard qui a d’autres méfaits à son actif, reconnait que, aussi bien l’activité économique que le chômage n’ont du tout évolué comme prévu. 

L’activité a chuté plus fortement, le chômage grimpé au delà de tout ce qui était prévu. 

Euro zone unemployment US and euro zone industrial production rebased to 100 

Quand donc se décidera t on à rendre ces gens responsables de leurs imbécilités? 

Si vous êtes intéressés par une vraie critique du FMI réel des Strauss kahn et des Lagarde suivez les écrits de Simon Johnson, ancien du FMI qui pense bien, lui. C’est un bon comme on dit….

08/01/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Brèves de Trottoirs, Commentaire de Marché, Europe, FMI, Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Statistiques et Modèles Mathématiques, Une info importante qui peut en cacher une autre, Wall Street Journal in french | | 8 Commentaires

Risquer davantage sa peau en 2013 par Nassim Taleb

Risquer davantage sa peau en 2013 par Nassim Taleb

 Le jour où j’ai reçu, à un moment difficile, un mot d’encouragement de la part d’un pompier a été pour moi un temps fort de 2012. Il m’expliquait qu’il trouvait mes idées sur le risque de perte extrême très faciles à comprendre. Sa question était : comment se faisait-il que les gourous de la gestion du risque, les universitaires et les spécialistes de la modélisation financière ne les comprennent pas ?

 Eh bien, la réponse était là, évidente, dans son message même. Mon correspondant est pompier et ne peut donc pas se permettre de méjuger le risque. Il serait la première victime de toute erreur d’appréciation. En d’autres termes, il risque sa peau. Et en plus, il est digne de respect parce qu’il risque sa vie sans contrepartie.

 Le concept de « risquer sa peau » est vital pour le fonctionnement adéquat d’un monde complexe. Hélas, dans un système opaque, les acteurs sont incités à dissimuler les risques, profitant des mouvements de hausse sans être pénalisé par la baisse. Et il n’existe pas de méthode de gestion du risque qui puisse remplacer le fait de risquer sa peau – en particulier lorsque l’opacité des informations est aggravée par une asymétrie d’information, en sus de ce que les économiques qualifient de problème du principal agent.

 Ceux qui bénéficient de la hausse économique ne s’exposent pas nécessairement à la baisse. Les banquiers et les dirigeants de société, par exemple, reçoivent des bonus pour leur « performance », mais ne doivent pas reverser de bonus dans le cas d’une performance négative. Ils sont en outre incités à dissimuler les risques dans les queues de distribution – en d’autres mots, à retarder les crises.

 PLUS DE TALEB EN SUIVANT : Lire la suite »

05/01/2013 Publié par | Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Etats-Unis, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Project Syndicate, Statistiques et Modèles Mathématiques | | Poster un commentaire

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